<html>  <head>  <Title>  </TITLE> <AFRICAOL_HEADER> <META  NAME="DATE" CONTENT="$Date:1995/06/16 00:25:55 $"> <META  NAME="Revision" CONTENT="$Revision:1.12 $"> <META  HTTP-EQUIV="Mots Clef" CONTENT="AfricaOL Home"> <link rev=made href="mailto:webmaster@AfricaOnline.co.ci"> </AFRICAOL_HEADER> </head>  <body bgcolor="#FFFFEE"> <TABLE WIDTH=80%> <TR> <TD ALIGN=LEFT> <img alt="LOGO LEJOUR" src="/Gif/infos/lejour/lejour.gif" height=60> </TD> <TD WIDTH=50> </TD> <td ALIGN=RIGHT> <img border=0 alt="bouton" src="/AfricaOnline/Gif/infos/lejour/economie.gif" > </TD> </TR> </TABLE>  <TABLE BORDER WIDTH=80%> <TR> <TD> <CENTER><h5><B>N&#186; 1251 - Jeudi 8 Avril 1999</B></h5></CENTER> </TD> </TR> </TABLE>  <TABLE BORDER WIDTH=80%> <TR> <TD>   <!-------------- Surtitre ---------------> <h3><B><I>Lib&eacute;ralisation de la fili&egrave;re caoutchouc</I></B></h3> <BR>  <!---------------- TITRE --------------> <h2><B>Les usines locales sont menac&eacute;es</B></h2>   <!--------------RESUME-----------------> <B> Par d&eacute;cret n  92-212 du 10 mars 99, le gouvernement a lib&eacute;ralis&eacute; la commercialisation du caoutchouc par l'ouverture de l'exportation aux producteurs et aux soci&eacute;t&eacute;s commerciales. Dans l'entretien qu'il nous a accord&eacute;, hier &agrave; Abidjan le pr&eacute;sident de l'Association professionnelle de caoutchouc naturel d'Afrique (ACNA) Mapri Kpolo a relev&eacute; quelques appr&eacute;hensions qui pourraient perturber le fonctionnement des usines locales. </B> <BR><BR>  <!----------  RESTE DU TEXTE    --------->  L'exportation du caoutchouc naturel est ouverte aux producteurs agricoles de latex et de caoutchouc, aux  industries de transformation de ces produits et aux soci&eacute;t&eacute;s commerciales . Cet article 2 du d&eacute;cret n  99-212 du 10 mars 1999, marque ainsi la lib&eacute;ralisation de la commercialisation externe du caoutchouc. R&eacute;serv&eacute;e auparavant aux seuls usiniers, la vente &agrave; l'ext&eacute;rieur du latex, est d&eacute;sormais ouverte &agrave; divers op&eacute;rateurs sous r&eacute;serve que ceux-ci soient titulaires d'un agr&eacute;ment accord&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; conjoint des ministres de la Promotion du commerce ext&eacute;rieur, de l'Agriculture et des Ressources animales et du D&eacute;veloppement industriel et des petites et moyennes entreprises.<BR>Le pr&eacute;sident de l'Association professionnelle de caoutchouc naturel d'Afrique (ACNA), l'Ivoirien Mapri Kpolo a soulign&eacute; que le souci de rendre la fili&egrave;re comp&eacute;titive ( par la lib&eacute;ralisation), ne doit pas cacher les difficult&eacute;s qui pourront en d&eacute;couler. Il justifie sa position par le fait que le planteur n'a pas de rep&egrave;re.  L'article 1 du d&eacute;cret stipule que les prix d'achat aux producteurs du latex et du caoutchouc brut sont n&eacute;goci&eacute;s librement d'accord parties, pourtant il n'y a pas de syst&egrave;me d'information qui mette l'acheteur et le vendeur au m&ecirc;me niveau , a avanc&eacute; M. Kpolo. Le producteur n'est donc pas assez outill&eacute; pour c&eacute;der son produit &agrave; juste prix. A la longue, il craint que les difficult&eacute;s de la fili&egrave;re caf&eacute;-cacao ne soient transpos&eacute;es au niveau du caoutchouc : les op&eacute;rateurs disposant de liquidit&eacute;s suffisantes pourront payer &agrave; bas prix le produit des paysans en difficult&eacute;. Par ailleurs, certains exportateurs pourront acheter la production &agrave; l'avance, comme c'est le cas au Nigeria. M. Kpolo a soutenu que dans ce cas, le producteur sera oblig&eacute; de livrer la quantit&eacute; pr&eacute;vue dans le contrat et en plus ne pourra pas b&eacute;n&eacute;ficier des embellies des cours.<BR>L'autre cons&eacute;quence de la lib&eacute;ralisation, est que les textes n'imposent pas aux exportateurs de transformer au pr&eacute;alable le caoutchouc dans les usines locales. Ainsi, le caoutchouc brut ivoirien transform&eacute; dans les usines ghan&eacute;enne ou nig&eacute;riane, sera comptabilis&eacute; dans les statistiques de ces pays car c'est le latex usin&eacute; qui est vendu sur le march&eacute; international.  Cette pratique peut perturber le fonctionnement des usines locales puisqu'elles ne disposeront pas de quantit&eacute;s suffisantes pour tourner , a avanc&eacute; M. Kpolo. En effet, la production ivoirienne est de 115 000 tonnes dont 45 000 tonnes proviennent des plantations villageoises. Par ailleurs, les exportateurs qui ne seront pas forc&eacute;ment des sp&eacute;cialistes seront confront&eacute;s &agrave; des probl&egrave;mes de qualit&eacute;. <BR>Pour m&eacute;moire, une &eacute;tude du Bureau national d'&eacute;tudes techniques et de d&eacute;veloppement (BNETD) avait abouti &agrave; la conclusion que 61 % du prix du latex reviennent aux producteurs contre 39 % aux usiniers. Les paysans ont refus&eacute; ce partage et ont demand&eacute; 63 %. C'est apr&egrave;s  ce refus des producteurs que le gouvernement a pris la d&eacute;cision de lib&eacute;raliser la commercialisation du caoutchouc. Rappelons que depuis 1997, les cours du caoutchouc ont subi une baisse sans pr&eacute;c&eacute;dent du fait de la crise asiatique. Selon les sp&eacute;cialistes, il faut attendre la fin de l'ann&eacute;e 2000 pour esp&eacute;rer voir cette tendance se renverser. <BR> <BR> <h5>Adama Kon&eacute;</h5>  </TD> </TR> </TABLE>  <!-------------- LIEN -------------------> <A href ="1251ECO2.HTM"><img alt="HAUT DE PAGE" src="/Gif/top.gif" align=right></a>  <P> <BR> <p> <BR> <center> <a href="1251.html"> <img alt="Retour" border="0" src="/Gif/retour.gif" ISMAP></a> </Center>  </body> </html> 
