<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="Author" content="Laurent Pannier">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.7 [fr] (Win98; I) [Netscape]">    <meta name="Description" content="Casino de Martin Scorsese - 1995">    <title>Casino</title> </head> <body text="#FFFFFF" bgcolor="#000000" link="#FFFFCC" vlink="#FFFFCC" alink="#FFFFCC"> &nbsp; <center><table BORDER COLS=1 WIDTH="580" HEIGHT="100" BACKGROUND="fondcasino.gif" > <tr> <td>&nbsp;</td> </tr> </table></center>  <center> <p><b><font color="#FFFFFF"><font size=+2>CASINO (1995)</font></font></b></center> <b><font face="Liberate"><font color="#FF0000"><font size=+4>L</font></font></font><font color="#FFFFFF">'histoire</font></b> <br><font size=+1>Dans les ann&eacute;es 70, Las Vegas est plus que jamais, sous l'emprise de la p&egrave;gre, le temple du jeu et de l'argent. La direction du casino <i>Tangiers</i> est confi&eacute;e &agrave; Sam Rosthstein. Celui-ci est tiraill&eacute; entre une femme sublime mais qui va se d&eacute;truire la sant&eacute; dans l'alcool et la drogue, et son ami d'enfance, homme violent et avide de pouvoir. Ce trio infernal ne pourra que se disloquer avec le temps et l'enfer qu'il vivront.</font> <center><font size=-1>pour conna&icirc;tre l'histoire compl&egrave;te : <a href="casino2.html" TARGET="MainWindow" onClick="MainWindow = window.open('','MainWindow','toolbar=no,location=no,directories=no,status=no,menubar=no,scrollbars=yes,resizable=yes,width=600,height=440')">cliquez ici</a></font></center>  <table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=10 COLS=2 WIDTH="100%" > <tr> <td ALIGN=RIGHT><a href="casinoimages.html"><img SRC="casinoaffiche2.gif" ALT="Casino" BORDER=0 height=133 width=100></a></td>  <td><font color="#999999">cliquez sur l'affiche</font> <br><font color="#999999">pour acc&eacute;der &agrave; la galerie</font> <br><font color="#999999">de photos</font></td> </tr> </table>  <center> <p><font size=-1>&eacute;couter un extrait du film : <a href="casinoson.html">cliquez ici</a></font></center> <b><font face="Liberate"><font color="#FF0000"><font size=+4>I</font></font></font><font color="#FFFFFF">mpression</font></b> <br>Casino, c'est l'histoire d'un affrontement. Celui entre deux hommes dont les caract&egrave;res sont antinomiques mais le but identique : gagner de l'argent. D'un cot&eacute;, Sam "Ace" Rothstein (Robert de Niro), juif de la vieille &eacute;cole, dont les talents de joueur sont impressionnants et qui gagne et fait gagner tr&egrave;s facilement de fortes sommes d'argent. De l'autre, Nicky Santoro (Joe Pesci)&nbsp; un italien vicieux et dangereux qui ne sait obtenir de l'argent qu'en instaurant un r&eacute;gime de terreur autour de lui. Les deux hommes ont grandi ensemble, se respectent et se craignent, mais vont se d&eacute;chirer autour de deux mondes que tout oppose : le jeu et l'amour. Las Vegas dans les ann&eacute;es 70 est rest&eacute; la capitale intraitable du pouvoir de l'argent et encore contr&ocirc;l&eacute;e par les b&acirc;tisseurs historiques de la ville, les ca&iuml;d de la mafia. Dans cette juteuse affaire bien huil&eacute;e va intervenir Ginger (Sharon Stone), une tr&egrave;s belle femme, prostitu&eacute;e de luxe et amoureuse des billets verts et des bijoux sans aucun scrupule. Au casino le Tangiers, tout le monde espionne tout le monde (Ace remarquera Ginger par le biais des cam&eacute;ras de surveillance). Ce fabuleux jeu de dupes fera du trio infernal l'un des artisans de la chute de l'ancien empire de Vegas. Ce travail de contr&ocirc;le et de manipulation est totalement pr&eacute;sent dans la mise en sc&egrave;ne de Scorsese. Tour &agrave; tour documentariste quant il s'agit d'expliquer les rouages du fonctionnement obscur du casino, et parfait illustrateur du drame que vivent les protagonistes du film, Scorsese d&eacute;passe avec <i>Casino</i> le sommet cin&eacute;matographique d'une oeuvre d&eacute;j&agrave; parfaite jusque l&agrave;. Si le choix de ce sc&eacute;nario parait logique au premier abord, on d&eacute;couvre en voyant le film qu'il se situe assez loin de ses th&egrave;mes de pr&eacute;dilection habituels. Dans <i>Casino</i>, aucune compassion pour ce qui s'affiche devant nos yeux. Scorsese nous d&eacute;voile ici un des aspects les plus noir et brutaux qu'il nous ait donn&eacute; de voir. Il d&eacute;teste ce monde qu'il d&eacute;peint et ne prend aucune pincettes pour le montrer. Alors que dans <i><a href="goodfell.html">Goodfellas</a></i>, la p&egrave;gre agissait somme toute avec certaines r&egrave;gles bien &eacute;tablies, dans <i>Casino</i>, elle n'est l&agrave; que pour palper la monnaie, sans lever le petit doigt, v&eacute;g&eacute;tant dans les sous-sols d'hypoth&eacute;tiques immeubles, et incapable de tol&eacute;rer une autre fa&ccedil;on d'agir, fusse-t-elle aussi ill&eacute;gale que la leur. Le monde du jeu est montr&eacute; comme une arnaque o&ugrave; les joueurs sont tous des perdants en puissance. Aucun des personnages ne trouvera de r&eacute;demption. Tels les joueurs du casino, ils perdront tous &agrave; la fin quelque chose (vie, amour, ambitions). M&ecirc;me la famille ne trouve pas dans <i>Casino</i> sa place qu'elle avait dans les films pr&eacute;c&eacute;dant du cin&eacute;aste. A la recherche de la cr&eacute;ation, enfin, de son propre univers, Ace ne trouvera dans sa nouvelle famille que malheur et d&eacute;solation. Et bizarement, le seul que l'on penserait seul et d&eacute;nu&eacute; de sentiments, Nicky Santoro, est celui qui se pose comme unique bon p&egrave;re de famille et se d&eacute;brouille toujours pour pr&eacute;parer le petit d&eacute;jeuner de son fils, apr&egrave;s avoir pass&eacute; la nuit &agrave; broyer le crane de ses victimes dans un &eacute;tau. On retrouve dans le film la forme narrative d&eacute;j&agrave; exp&eacute;riment&eacute; dans <i><a href="goodfell.html">Goodfellas</a></i> et <i><a href="age.html">The age of innocence</a></i>, c'est &agrave; dire le commentaire off. Ici, le film est racont&eacute; par Ace et Nicky, ce qui donne &agrave; l'histoire un aspect de duel sans interruption. Renforc&eacute; de nouveau par une bande son incroyable, l'aspect stylistique du film est impressionnant de virtuosit&eacute; et d'intelligence. Les sc&egrave;nes se succ&egrave;dent &agrave; un rythme infernal et les trois heures du film passent &agrave; toute allure. Reflet parfait d'un cin&eacute;ma scors&eacute;sien par excellence (montage effr&eacute;n&eacute;, cam&eacute;ra en mouvement en permanence), <i>Casino</i> se d&eacute;marque aussi comme l'une des oeuvres les plus personnelle et complexe du cin&eacute;aste. Chaque s&eacute;quence est film&eacute; de la mani&egrave;re la plus juste qui soit. Une des sc&egrave;ne phares nous pr&eacute;sente un affrontement entre les deux t&eacute;nors du film seuls en plein d&eacute;sert avec en fond sonore le th&egrave;me du <i>M&eacute;pris</i> de Godard compos&eacute; par Georges Delerue. Cette sc&egrave;ne symptomatique du film, t&eacute;moigne de la profonde maturit&eacute; du cin&eacute;aste et l'on peut se dire, &agrave; raison, que son cin&eacute;ma apr&egrave;s <i>Casino</i> ne sera plus comme avant (un constat identique pouvait &ecirc;tre fait apr&egrave;s <i><a href="raging.html">Raging Bull</a></i>, quinze ans auparavant, o&ugrave; le cin&eacute;aste avait investi dans le film jusqu'&agrave; sa propre vie). S'il est habituel au fil des pages que vous parcourez sur ce site d'&eacute;crire que Martin Scorsese est un grand directeur d'acteurs, on ne peut pas passer, pour ce qui concerne <i>Casino</i>, sur la composition &eacute;poustouflante de Sharon Stone (je me tairai sur celles de De Niro et Pesci de peur de manquer de superlatifs d&eacute;j&agrave; &eacute;num&eacute;r&eacute;s &ccedil;a et l&agrave; sur le site). Elle d&eacute;montre dans la cr&eacute;ation de cette femme sans scrupules qui finira us&eacute; par l'alcool et la drogue, seule et agonisante dans un couloir lugubre d'un immeuble miteux, qu'elle est bien l'une des plus grandes (et d&eacute;sesp&eacute;rement belle) actrices d'aujourd'hui, que l'on a eu l'erreur de cataloguer comme l'auteur du plus formidable croisement de jambe du cin&eacute;ma (dans <i>Basic Instinct</i> faut-il le rappeler). <br>Par sa qualit&eacute; de narration, la virtuosit&eacute; de la mise en sc&egrave;ne, sa distribution &eacute;patante, <i>Casino</i> n'est pas seulement un des chefs d'oeuvre du ma&icirc;tre, mais peut se ranger au panth&eacute;on des plus grands films am&eacute;ricains de ces vingt derni&egrave;res ann&eacute;es. <br><font face="Liberate"><font color="#FF0000"><font size=+4>A</font></font></font><b><font color="#FFFFFF">utour du film</font></b> <ul> <li> Le film est tir&eacute; d'une histoire compl&egrave;tement vrai. L'homme qui a inspir&eacute; le personnage de Ace Rothstein se nommait Rosenthal. Il a m&ecirc;me particip&eacute; &agrave; l'&eacute;criture du sc&eacute;nario et comme consultant sur le tournage.</li>  <li> Comme souvent (trop ?) pour un film de Scorsese, <i>Casino</i> n'a pas eu de r&eacute;compenses majeures &agrave; Hollywood. Seule Sharon Stone a re&ccedil;u le Golden Globe de la meilleure actrice, tandis qu'elle manquait de peu l'oscar. Cette ann&eacute;e l&agrave; c'est Susan Sarandon qui l'obtint pour <i>Dead Man Walking</i>.</li>  <li> Le montage du film, toujours ex&eacute;cut&eacute; par Thelma Schoonmaker, fid&egrave;le au cin&eacute;aste depuis <i><a href="raging.html">Raging Bull</a></i>, a dur&eacute; plus d'un an. La monteuse a exp&eacute;riment&eacute; pour ce film un nouveau type de montage, aujourd'hui tr&egrave;s courant, dit non-lin&eacute;aire sur plateforme informatique. Ce proc&eacute;d&eacute; permet de r&eacute;aliser rapidement plusieurs montages d'une m&ecirc;me sc&egrave;ne pour pouvoir mieux choisir apr&egrave;s.</li>  <li> La maman de Marty apparait cette fois dans <i>Casino</i> non pas comme la m&egrave;re d'un des personnages principaux, mais celle de Piscano, le bras droit de Nicky Santoro. Elle a une courte sc&egrave;ne dans un caf&eacute;. Il s'agit l&agrave; de son dernier r&ocirc;le. Catherine Scorsese disparaitra le 6 janvier 1997 &agrave; New York.</li> </ul>  <ul> <center><font size=-1><a href="accueil.html">sommaire</a></font></center> </ul>  </body> </html> 
