 <HTML>  <HEAD>  <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Internet Assistant for Word 1.0Z"> <META NAME="AUTHOR" CONTENT="Macintosh"> <TITLE>Peter Lindbergh: Celui qui rend belles les top models</TITLE> </HEAD>  <BODY BGCOLOR="#FFFFFF" LINK="#420084" VLINK="#AD8CDE">   <P><TABLE  CELLPADDING=1 CELLSPACING=1>    <TR>       <TD VALIGN=top align=LEFT>          <P> <A HREF="/index.htm"><IMG SRC="/IMAGES/constru.gif"          ALT="maison.gif" - ALIGN=bottom border="0"></A></P>                  <P><FONT SIZE="-1"> <A HREF="/sommaire.htm">Sommaire</A><BR> <A HREF="/actual.htm">Actualit&eacute;s</A><BR> <A HREF="/culture.htm">Culture</A> <BR> <A HREF="/recettes.htm">Recettes</A><BR> <A HREF="/voyages.htm">Evasion</A> <BR> <A HREF="/infmigro.htm">Info Migros</A><BR> <A HREF="/droits.htm">Vos droits</A> <BR> <A HREF="/sante.htm">Sant&eacute;</A> <BR>   <A HREF="/sante.htm#EDU">Education</A> <BR> <A HREF="/entretie.htm">Entretiens</A><BR> <A HREF="mailto:construire@migros.ch">E-Mail</A><BR>                   </FONT>       </TD>     <TD WIDTH=1 BGCOLOR="420084"><IMG SRC="/IMAGES/strip.gif"></TD> <TD VALIGN=top align=LEFT>   <H2>Peter Lindbergh: Celui qui rend belles les top models</H2> <P> <TABLE width=80%> <TR><TD width=320><IMG SRC="27entret.gif" ALT="27entret.gif - 127.9 K" WIDTH=300 HEIGHT=455><BR><FONT SIZE=-1>Photo Jean-Marc Manson</FONT></TD><TD><STRONG>Naomi Campbell, Cindy Crawford... Peter Lindbergh photographie les mod&egrave;les les plus c&eacute;l&egrave;bres et fait la pub de Calvin Klein ou Giorgio Armani. Il expose bient&ocirc;t &agrave; Berlin et un livre lui est consacr&eacute;</STRONG> <P>  Le photographe Peter Lindbergh appelle les mannequins les plus c&eacute;l&egrave;bres par leur pr&eacute;nom. Il photographie Linda (Evangelista), Cindy (Crawford) ou Naomi (Campbell) pour les grands magazines de mode et les couturiers c&eacute;l&egrave;bres. De Paris, o&ugrave; il habite, il s'envole pour New York, le temps d'une campagne de publicit&eacute;, &agrave; Los Angeles, aupr&egrave;s de la galerie qui vend ses clich&eacute;s, &agrave; Berlin, o&ugrave; une grande exposition lui sera bient&ocirc;t consacr&eacute;e. <BR> Reconnaissable &agrave; son grain de beaut&eacute; sur la pommette gauche et &agrave; ses &eacute;ternels pantalons et chemises jeans sombres, Lindbergh a le rire franc, le regard chaleureux et une simplicit&eacute; inattendue de la part d'un homme plong&eacute; dans le monde du para&icirc;tre et des mondanit&eacute;s. Rencontre. <P> <P> </TD></TR> </TABLE> <P> <B>- Est-ce plus facile de photographier un sujet habitu&eacute; &agrave; l'objectif?<BR> </B>- Les personnes habitu&eacute;es &agrave; l'objectif ont besoin de talent, faute de quoi, elles entrent dans une routine et c'est la catastrophe. Les gens ordinaires sont parfois timides devant l'objectif, mais s'ils sont &agrave; l'aise, il n'y a pas de diff&eacute;rence avec les professionnels.  <STRONG>- Comment casser la routine chez un mod&egrave;le?<BR> </STRONG>- Il faut le mettre &agrave; l'aise, &eacute;tablir un climat de confiance. Un mod&egrave;le travaille beaucoup mieux lorsqu'il ne se sent pas trait&eacute; comme un meuble. Une photo est int&eacute;ressante soit parce qu'elle est spectaculaire - c'est facile - soit parce qu'elle suscite une &eacute;motion forte. Elle peut &ecirc;tre sereine et en dire long. L'important, c'est qu'elle vous parle, pas qu'elle soit belle. <P> <STRONG>- Les gens ordinaires vous int&eacute;ressent aussi?<BR> </STRONG>- Je suis photographe de mode, pas journaliste. Les gens ordinaires m'int&eacute;ressent, mais je n'ai pas de raison de les photographier dans un but professionnel. <P> <STRONG>- Etes-vous sensible &agrave; la laideur, vous qui &ecirc;tes entour&eacute; de beaut&eacute;?<BR> </STRONG>- Je ne sais pas ce qu'est la laideur. Je ne crois pas que l'on puisse &ecirc;tre laid, &agrave; moins de ne pas vouloir rester soi-m&ecirc;me. <P> <STRONG>- Que pensez-vous des mod&egrave;les tr&egrave;s jeunes? <BR> </STRONG>- Les jeunes filles de 18 ou 19 ans n'ont pas l'exp&eacute;rience ni la r&eacute;sistance de leurs a&icirc;n&eacute;es. Elles n'ont pas non plus le visage enti&egrave;rement form&eacute;. Mais elles sont tellement passionn&eacute;es que les r&eacute;sultats sont souvent meilleurs que pr&eacute;vu. <P> <STRONG>- Et quand un mod&egrave;le a vieilli?<BR> </STRONG>- On peut &ecirc;tre trop vieux pour pr&eacute;senter des collections dans certains magazines de mode, mais pas pour &ecirc;tre photographi&eacute; dans un autre contexte. On n'est pas moins beau quand on vieillit. <P> <STRONG>- Qu'est-ce qui vous int&eacute;resse le plus chez ces gens?<BR> </STRONG>- La personnalit&eacute; et la sinc&eacute;rit&eacute;. C'est de l&agrave; que vient la beaut&eacute;, &agrave; mon avis. Une personne avec un esprit qui sait s'exprimer ne peut &ecirc;tre laide, m&ecirc;me avec un grand nez! <P> <STRONG>- Quelle diff&eacute;rence voyez-vous entre eux?<BR> </STRONG>- Les m&ecirc;mes diff&eacute;rences que chez les gens ordinaires: certains mod&egrave;les sont tr&egrave;s port&eacute;s sur les affaires, d'autres ont un esprit cr&eacute;atif, d'autres encore jouent des coudes pour passer en premier. <P> <STRONG>- Vous diriez qu'ils sont vraiment comme des gens ordinaires? <BR> </STRONG>- Non, pas vraiment, ils voyagent tout le temps, leur vie sociale est instable, leurs amis ne sont pas ordinaires. Ils passent d'un seul coup de l'adolescence au succ&egrave;s, &agrave; la c&eacute;l&eacute;brit&eacute;, gagnent beaucoup d'argent. <P> <STRONG>- Vous photographiez peu d'hommes, pourquoi?<BR> </STRONG>- Les mod&egrave;les masculins m'ennuient. C'est peut-&ecirc;tre parce que je suis un homme! <P> <STRONG>- Est-ce tr&egrave;s diff&eacute;rent de photographier une femme et un cendrier?<BR> </STRONG>- Un cendrier ne se plaint pas et n'est pas suivi d'un bus de maquilleurs, de coiffeurs et d'assistants! D'un point de vue photographique, chaque objet a une personnalit&eacute;. Je photographie un cendrier parce que quelque chose en lui me pla&icirc;t. C'est le m&ecirc;me principe avec une personne ou une nature morte. Certaines natures mortes poss&egrave;dent une vie, une expression. <P> <STRONG>- Vous avez influenc&eacute; des carri&egrave;res. Cela fait-il partie de votre r&ocirc;le?<BR> </STRONG>- Cela fait partie de mon travail et de la photo, mais je ne force personne, ce sont des suggestions. <P> <STRONG>- Vos photos sont-elles expos&eacute;es chez vous?<BR> </STRONG>- J'ai toujours d&eacute;test&eacute; cette id&eacute;e. Mais r&eacute;cemment, j'ai r&eacute;cup&eacute;r&eacute; un stock de vieilles photos d'une exposition &agrave; Marseille et comme mes murs &eacute;taient nus, je les ai affich&eacute;es. C'est vraiment g&ecirc;nant! Je ne les remarque plus parce que je les ai tellement vues que je ne les consid&egrave;re plus comme mes propres photos. <P> <STRONG>- Quelle est la diff&eacute;rence entre une photographie commerciale et artistique?<BR> </STRONG>- Je refuse de faire la diff&eacute;rence parce que je ne sais pas o&ugrave; commence l'art et o&ugrave; finit la publicit&eacute;. L'art n'&eacute;tait-il pas de l'artisanat &agrave; une &eacute;poque? Aujourd'hui, art et artisanat sont s&eacute;par&eacute;s. Mais un magazine qui accorde une certaine libert&eacute; ne fait pas de diff&eacute;rence entre un photographe de mode et celui qui prend des clich&eacute;s de sa grand-m&egrave;re dans le jardin. <P> <STRONG>- De quoi &ecirc;tes-vous le plus fier?<BR> </STRONG>- D'&ecirc;tre rest&eacute; un type comme les autres. <P> Brigitte Sion<HR> <H2>Le monde de Lindbergh en noir et blanc</H2><P>  <TABLE width=80%> <TR><TD><IMG SRC="27entre2.gif" ALT="27entre2.gif - 22.8 K" WIDTH=150 HEIGHT=216> </TD><TD> Les femmes ont la part belle dans le lourd volume noir-blanc sobrement intitul&eacute; &#171;Peter Lindbergh&#187;, &agrave; para&icirc;tre en septembre simultan&eacute;ment en fran&ccedil;ais, anglais et allemand, chez l'&eacute;diteur Schirmer Mosel. <P> Elles sont en jupe, en pantalon, en peignoir, nues. Elles portent chapeau ou foulard sur des cheveux mouill&eacute;s, gomin&eacute;s, d&eacute;faits. Ici, assise &agrave; une table de caf&eacute;, cigarette aux doigts, devant un verre de vin. L&agrave;, en costume d'homme, imperm&eacute;able au bras et main gant&eacute;e. Les l&egrave;vres presque toujours peintes.<H1><BR></H1>  <EM><FONT SIZE=-1>Comme des gar&ccedil;ons, le style Lindbergh est reconnaissable au premier coup d'&#156;il. <BR> &#169; Peter Lindbergh  Courtesy Fahey/Klein Gallery  Los Angeles</FONT></EM></TD></TR> </TABLE>  <P> Les photos de Lindbergh racontent toujours une histoire, confrontent la finesse du visage humain aux machineries imposantes, aux fum&eacute;es, aux &eacute;chafaudages des usines. Lindbergh aime la circulation, le m&eacute;tal, les chemin&eacute;es, tous &eacute;l&eacute;ments auxquels il associe des femmes au regard perplexe. Une nature morte se glisse parfois, entre deux portraits. Le temps de cr&eacute;er la surprise en d&eacute;voilant un autre type de beaut&eacute;, celle d'une bouteille, d'une trompette ou d'une s&eacute;rie de chaises. Des &icirc;lots d'une s&eacute;r&eacute;nit&eacute; bienvenue dans un voyage photographique mouvement&eacute;, dynamique, qui sollicite tous les sens, &eacute;voque le bruit de la ville, la fum&eacute;e d'un m&eacute;got, le go&ucirc;t d'une gorg&eacute;e de vin, le sable marin qu'on frotte entre ses doigts. <P> Il y a quelque chose du monde d'Edward Hopper dans les photographies de Lindbergh: d&eacute;cor marqu&eacute; par l'industrie naissante ou par les espaces infinis, plaisirs limit&eacute;s &agrave; une cigarette ou un verre bient&ocirc;t vide, regards interrogateurs. Les visages expriment le doute, la r&eacute;signation ou la nostalgie, devant un cendrier, des rochers, une passerelle. Lindbergh affectionne aussi les gros plans: jambes crois&eacute;es qui disent l'attente, yeux et bouches &eacute;clair&eacute;s par le rire, mains serrant un v&ecirc;tement. <P> A regarder ces clich&eacute;s granuleux en noir et blanc, on d&eacute;couvre qu'il y a plus de points communs qu'on ne croit entre un mod&egrave;le f&eacute;minin, un paysage d&eacute;sertique, une roulette de machine et un tournesol fan&eacute;. Lindbergh fait des infid&eacute;lit&eacute;s &agrave; la publicit&eacute; et l'atmosph&egrave;re si particuli&egrave;re que traduit son regard lui vaut une place dans les mus&eacute;es les plus prestigieux.  <P> <EM>Brigitte Sion</EM>  <HR>  <H3>Un parcours pas trop typique</H3>  <P> N&eacute; en 1944, Lindbergh a grandi dans la ville allemande de Duisbourg. D'un c&ocirc;t&eacute;, la ferme de son oncle et ses espaces verts. De l'autre, le monde industriel et ses usines grises. De temps en temps, les plages du nord, froides et venteuses. Autant de lieux repris dans ses photographies. <P> A 15 ans, il arr&ecirc;te l'&eacute;cole. A 19, il &eacute;chappe au service militaire en devenant d&eacute;corateur de vitrines &agrave; Lucerne. A 27 ans, pour la premi&egrave;re fois, il prend un appareil photo. Il commence comme assistant et fait petit &agrave; petit son chemin dans la publicit&eacute;. En 1978, le magazine allemand &#171;Stern&#187; publie ses premiers clich&eacute;s de mode. La m&ecirc;me ann&eacute;e, il d&eacute;m&eacute;nage &agrave; Paris. <P> Il met alors ses photos granuleuses, en noir et blanc, au service de Giorgio Armani, Donna Karan, Calvin Klein et Lanc&ocirc;me. Elles paraissent r&eacute;guli&egrave;rement dans &#171;Vogue&#187;, &#171;Harper's Bazar&#187; et &#171;Marie-Claire&#187; et font l'objet d'accrochages dans les galeries de Londres, New York ou Paris. <P> Parall&egrave;lement, il r&eacute;alise aussi des publicit&eacute;s et des documentaires pour la t&eacute;l&eacute;vision. En 1996, il signe un vid&eacute;oclip pour l'album &#171;Missing You&#187;, de Tina Turner. La m&ecirc;me ann&eacute;e para&icirc;t &#171;Ten Beautiful Women&#187;, un livre de photos r&eacute;unissant dix des mod&egrave;les les plus connus. A Tokyo, un mus&eacute;e lui consacre une grande exposition. <P> L'ann&eacute;e 1997 promet d'&ecirc;tre aussi faste: le 16 septembre, un mus&eacute;e flambant neuf &agrave; Berlin - le Mus&eacute;e de l'&eacute;poque contemporaine, situ&eacute; dans une ancienne gare (Hamburger Bahnhof) - accueillera pour six semaines une r&eacute;trospective Lindbergh. Simultan&eacute;ment, un livre monumental, m&ecirc;lant portraits, paysages et natures mortes, sortira de presse.<HR>  <H3>SIGNES PARTICULIERS</H3>  <UL> <LI>Domicile: Paris <LI>Profession: photographe <LI>Famille: p&egrave;re de trois gar&ccedil;ons de 16, 14 et 11 ans <LI>Un livre: &#171;Sous le r&egrave;gne de Bone&#187;,  de Russell Banks <LI>Un film: &#171;Le salon de musique&#187;, de Satiajit Ray <LI>Un plat: les r&ouml;stis et les sushis </UL>  <P>          </TD></TR> </TABLE></P>  <HR>   <CENTER>  <P><FONT SIZE="-1"> <A HREF="/index.htm"><IMG SRC="/IMAGES/maison.gif" ALT="maison.gif - 1.1 K" WIDTH=24 HEIGHT=20 border="0"></A><P> [ <A HREF="/sommaire.htm">Sommaire</A> |  <A HREF="/actual.htm">Actualit&eacute;s</A> |  <A HREF="/culture.htm">Culture</A>  |  <A HREF="/recettes.htm">Recettes</A> |  <A HREF="/voyages.htm">Evasion</A>  |  <A HREF="/infmigro.htm">Info Migros</A> |  <A HREF="/droits.htm">Vos droits</A>  |  <A HREF="/sante.htm#EDU">Education</A>  |  <A HREF="/sante.htm">Sant&eacute;</A> |  <A HREF="/entretie.htm">Entretiens</A> |  <A href="mailto:construire@migros.ch">E-Mail</A> ]                                    </FONT>     </CENTER>                <HR>  </BODY>  </HTML> 
