<HTML> <!-- DATE DE CREATION: 00-02-05 --> <HEAD> <TITLE>La smiotique narrative et discursive</TITLE> <META NAME="Description" CONTENT=""> <META NAME="Keywords" CONTENT=""> <META NAME="Author" CONTENT="Luc Gauthier"> <META NAME="Generator" CONTENT="WebExpert"> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#008080" TEXT="#FFFFFF" LINK="#00FF00" VLINK="#00FF00" ALINK="#FFFF00">  <!-- dbut de la barre de navigation --> <TABLE WIDTH=600 BORDER=1 ALIGN="CENTER" CELLPADDING=2 CELLSPACING=0 BORDERCOLOR="#008080">   <COL WIDTH=150 ALIGN="CENTER" SPAN=4>     <TR>       <TD WIDTH=600 BGCOLOR="#336666" ALIGN="CENTER" COLSPAN=4><FONT FACE="Arial" SIZE=3><A HREF="../index.html" style="text-decoration: none; color: #FFFFFF">Le site Web de Luc Gauthier-Boucher</A></FONT></TD>     </TR>     <TR BGCOLOR="#336666">       <TD><FONT FACE="Arial" SIZE=2><A HREF="synthese.htm" style="text-decoration: none; color: #FFB000"> l'tage au-dessus...</A></FONT></TD>       <TD><FONT FACE="Arial" SIZE=2><A HREF="../oeuvres.htm" style="text-decoration: none; color: #00FF00">L'auteur et ses oeuvres</A></FONT></TD>       <TD><FONT FACE="Arial" SIZE=2><A HREF="../grammair.htm" style="text-decoration: none; color: #00FF00">Le dossier grammaire</A></FONT></TD>       <TD><FONT FACE="Arial" SIZE=2><A HREF="../lecture.htm" style="text-decoration: none; color: #00FF00">Suggestions de lecture</A></FONT></TD>     </TR>     <TR BGCOLOR="#336666">       <TD><FONT FACE="Arial" SIZE=2><A HREF="../histoire.htm" style="text-decoration: none; color: #00FF00">L'histoire du Qubec</A></FONT></TD>       <TD><FONT FACE="Arial" SIZE=2><A HREF="../littera.htm" style="text-decoration: none; color: #00FF00">Le dossier littrature</A></FONT></TD>       <TD><FONT FACE="Arial" SIZE=2><A HREF="../verbes.htm" style="text-decoration: none; color: #00FF00">Le dossier verbes</A></FONT></TD>       <TD><FONT FACE="Arial" SIZE=2><A HREF="../autres.htm" style="text-decoration: none; color: #00FF00">Autres...</A></FONT></TD>     </TR> </TABLE> <!-- fin de la barre de navigation -->  <P> <TABLE WIDTH=95% BORDER=0 ALIGN="CENTER">     <TR>       <TD> <HR SIZE=2 COLOR="#336666"> <DIV ALIGN="center"><FONT SIZE=+3><I>La smiotique narrative et discursive</I></FONT></DIV> <HR SIZE=2 COLOR="#336666">  </TD>     </TR> </TABLE>    <TABLE WIDTH=90% BORDER=0 ALIGN="CENTER">     <TR>       <TD> 	   	  <FONT SIZE=+1>  <DIV ALIGN="center"><FONT COLOR="#FFB000">par<BR>Joseph Courts<BR>1993</FONT></DIV> <BR><BR> <HR SIZE=1 NOSHADE COLOR="#FFFF00"> <FONT COLOR="#FFFF00">Bref aperu</FONT><BR> <BLOCKQUOTE>  </BLOCKQUOTE> <BR><BR> <HR SIZE=1 NOSHADE COLOR="#FFFF00"> <FONT COLOR="#FFFF00">Rsum</FONT><BR> <BLOCKQUOTE> <FONT COLOR="#FFB000">Prface de A. J. Greimas (1976): Les acquis et les projets</FONT><BR> <BR> Greimas constate que l'<I>analyse narrative des discours</I> est le domaine de la smiotique qui a connu les progrs les plus notables.<BR> <BR> Point de dpart : la morphologie de Propp, qui manquait de rigueur et offrait des lacunes (selon Greimas). Greimas s'attaque en particulier aux 31 fonctions de Propp: comment, par exemple, le &laquo;&nbsp;manque&nbsp;&raquo;, qui est un tat, peut-il tre considr comme une <I>fonction</I>&nbsp;? Il parle de narrativit de surface, par rapport au travail de Lvi-Strauss.<BR> <BR> Note : les <I>actants</I> sont le plus souvent les personnages du rcit.<BR> <BR> Selon Greimas, la reconnaissance d'une armature relationnelle organisatrice du rcit doit remplacer la dfinition propienne du conte comme une succession de fonctions. Il entend par l qu' l'nonc narratif <I>dpart</I> se joint l'nonc <I>retour</I> ou <I>arrive</I>. Les deux ne sont pas lis par simple contigu&iuml;t textuelle (i.e. droulement syntagmatique du rcit), mais par une relation paradigmatique (l'nonc appelant son inverse).<BR> <BR> Greimas continue de raffiner l'approche de Propp. Il rappelle l'importance de la <I>confrontation</I> entre le sujet (le hros) et l'anti-sujet (le tratre), confrontation qui est soit <I>polmique</I> (combat) soit <I>transactionnelle</I> (change d'un objet de valeur). Le rle des sujets d'un rcit serait de permettre la circulation des objets-valeur.<BR> <BR> La syntaxe actantielle : l'acte (l'nonc de faire) est producteur d'un tat nouveau, et l'nonc d'tat peut servir  dfinir n'importe quel actant du schma narratif  un moment quelconque de son droulement.<BR> <BR> Deux instances importantes du parcours narratifs : la comptence et la performance.<BR> <BR> Le principal intrt de la smiotique discursive, selon Greimas, tient au fait que le <I>discours</I>, contrairement  la phrase isole, possde une &laquo;&nbsp;mmoire&nbsp;&raquo;: un tat dfini prsuppose en effet un tat latent antrieur (le hros, par exemple, saisi  l'instant o il sort victorieux de son combat dcisif, a derrire lui tout un pass qui l'a faonn).<BR> <BR> Les modes d'existence smiotique: sujet <I>virtuel</I> (antrieur  l'acquisition de la comptence) qui devient sujet <I>actualis</I> (acquisition de la comptence) qui devient sujet <I>ralis</I> (performance qui permet la conjonction avec l'objet de valeur).<BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">Introduction</FONT><BR> <BR> L'auteur, Joseph Courts, prsente son ouvrage comme une initiation  la <I>linguistique discursive</I>, et l'annonce divis en deux parties: 1) prsentation et explication de la mthodologie et des concepts proposs par A. J. Greimas&nbsp;; 2) mise en pratique de la mthodologie par l'analyse du conte merveilleux <I>Cendrillon</I>.<BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">Premire partie: L'approche mthodologique</FONT><BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">0. Perspective smiotique</FONT><BR> <BR> Courts dfinit la smiotique comme l'exploration du sens, le procs de la signification, dans un contexte plus large que celui de la communication (metteur-rcepteur). Il s'agit assurment d'un <I>mtalangage</I> (langage utilis pour parler du langage) par rapport  l'univers de sens qu'elle se donne comme objet d'analyse, un transcodage donc.<BR> <BR>  la diffrence de l'ancien type de dissertation qui,  propos d'un texte donn, mlait inextricablement les points de vue biographique, historique, sociologique, psychologique, stylistique, etc., pour en dgager <I>le</I> sens, la smiotique postule que l'approche de la signification ne peut se faire que par des approches diversifies et distinctes, c'est--dire selon des <I>niveaux</I> diffrents, eux-mmes dfinis par l'ensemble des traits distinctifs communs aux (ou dgags des) objets tudis.<BR> <BR> L'un des objets propres que la smiotique se donne  travers tous les corpus qu'elle sonde, est la <I>narrativit</I>.  partir de toutes les formes discursives possibles (rcits crits ou oraux, nouvelles, faits divers de journaux, films, etc.), la smiotique essaie de dterminer l'ensemble des lois qui rendent compte en partie de cet lment central de notre vie quotidienne, le fait de <I>raconter</I>.<BR> <BR> Courts cite Greimas quand il note qu' ct de la smiotique interprtative se dveloppe la <I>smiotique formelle</I>,  laquelle se rattache la smiotique narrative (ou discursive).<BR> <BR> L'auteur remarque que la smiotique parat tre drive de la linguistique.<BR> <BR> Le <I>signifiant</I> (= la forme linguistique) et le <I>signifi</I> (= l'histoire qui y est raconte), sont emprunts  la terminologie de F. de Saussure, alors que l'<I>expression</I> et le <I>contenu</I> proviennent de la formulation de L. Hjelmslev.<BR> <BR> Rgle :  tout changement d'expression correspond un changement de contenu.<BR> <BR> Smes : units de signification minimales.<BR> Phmes : traits distinctifs du plan de l'expression.<BR> <BR> Greimas fait remarquer que ce qui est dnomm substance  un certain niveau d'analyse peut tre analys comme forme  un niveau diffrent.<BR> <BR> Le dcoupage hirarchique d'un conte :<BR> <I>conte</I> = expression (forme) + contenu (substance)<BR> <I>expression</I> = forme (systme linguistique) + substance (chane phonique)<BR> <I>contenu</I> = forme (grammaire - morphologie et syntaxe) + substance (smantique)<BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">1. Composante morphologique</FONT><BR> <BR> L'auteur distingue deux niveaux dans la substance du contenu: le <I>niveau immanent</I> o s'articulent les smes, et le <I>niveau de la manifestation</I> (du contenu) qui se dcoupe en smmes et mtasmmes.<BR> <BR> Soit par exemple les deux lexmes <I>fils</I> et <I>fille</I>. On pourra dire qu'ils ont un sme commun sur l'axe de la /gnration/ (ils sont les <I>enfants</I> de quelqu'un), et un sme diffrent sur l'axe de la /sexualit/: <I>masculinit</I> dans un cas et <I>fminit</I> dans l'autre.<BR> <BR> On distinguera deux sortes de smes: les <I>smes nuclaires</I> (qui composent les lexmes) et les <I>classmes</I> (qui se manifestent dans des units syntaxiques plus larges). Le classme est un sme contextuel.<BR> <BR>  titre d'illustration, considrons le qualificatif <I>bonne</I> (dont le noyau invariant peut sommairement se dfinir comme &laquo;apprciation positive&raquo;) dans les deux contextes: (1) une bonne bire; (2) une bonne affaire. En (1) nous remarquons la prsence du classme /gustatif/ et en (2) le sme contextuel est de l'ordre /conomique/.<BR> <BR> Une squence discursive quelconque sera dite isotope si elle possde un ou plusieurs classmes rcurrents. Le concept fondamental d'<I>isotopie</I> doit ainsi s'entendre comme un ensemble redondant de catgories smantiques (=classmatiques). Alors que les figures nuclaires paraissent comme trangres les unes aux autres, les catgories classmatiques constituant l'isotopie ont pour mission d'imposer aux figures smiques, dans leur distribution syntagmatique, une sorte de plan commun.<BR> <BR> L'homognit ainsi obtenue (par la suspension partielle des particularits et par la mise en place d'un dnominateur common permanent) dtermine un niveau de lecture, un plan isotope: bien entendu, il va de soi qu'un texte donn peut au contraire exploiter l'ambigut comme telle en introduisant  dessein des isotopies diffrentes et parallles. Tel sera souvent le cas du discours potique qui est susceptible d'admettre une pluri-isotopie.<BR> <BR> Les smes contextuels qui se combinent entre eux constituent un corpus de <I>mtasmmes</I>. La combinaison du noyau smique et des smes contextuels provoque, sur le plan du discours, des effets de sens qu'on appelle <I>smmes</I>. Le smme aura la taille soit d'un lexme (ex. abricot), soit d'un paralexme (ex. pomme de terre), soit d'un syntagme (pain de seigle), voire de toute une squence dfinitionnelle.<BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">2. Composante syntaxique</FONT><BR> <BR> Courts rappelle qu'il distingue deux plans (dans le contenu): le niveau immanent (profond) et celui de la manifestation du contenu (niveau superficiel). Le niveau immanent s'articule en units simples: les smes (smes nuclaires et classmes).<BR> <BR> Le niveau, hirarchiquement suprieur (c'est--dire dans un rapport de prsupposition avec l'univers immanent) de la manifestation (du contenu) a t dcoup,  son tour, en deux sortes d'units - <I>smmes</I> et <I>mtasmmes</I> - selon qu'elles sont le produit d'une combinaison entre smes nuclaires et classmes, ou entre classmes seuls.<BR> <BR> Les mots <I>garon</I> et <I>fille</I> renvoient  deux smes: /masculinit/ et /fminit/, dont l'un n'a d'existence qu'en rfrence  l'autre. La relation entre les deux smes relve de la <I>disjonction</I> (vidente) et de la <I>conjonction</I> (au niveau suprieur de la catgorie smique que l'on dsignerait par /sexualit/).<BR> <BR> Carr smiotique: description synthtique de la structure lmentaire de la signification. (Est aussi appel <I>modle constitutionnel</I>).<BR> <BR> Exemple: soit un axe smantique (S), dsignant la catgorie de l'/injonctif/. Celle-ci peut tre soit positive (le /prescrit/), soit ngative (l'/interdit/), /prescrit/ et /interdit/ tant en relation de contrarit. Chacun des deux smes donne lieu  un terme contradictoire:<BR> a) /prescrit/ vs /libre/ (=non prescrit)<BR> b) /interdit/ vs /permis/ (=non interdit)<BR> Si la conjonction du /prescrit/ et de l'/interdit/ dfinit la catgorie smique de l'/injonctif/, celle du /libre/ et du /permis/ pourra s'exprimer dans le /facultatif/.<BR> <BR> Remarque: il peut arriver que la relation de <I>contrarit</I> corresponde exactement  la relation de <I>contradiction</I> (qui n'est qu'un cas particulier de la contrarit). C'est ce qui survient avec les smes /assertion/ et /ngation/, puisque la /non-assertion/ est en fait la /ngation/.<BR> <BR> Nous proposons de retenir le nom d'<I>actant</I> pour dsigner la sous-classe de smmes dfinis comme <I>units discrtes</I>, et celui de <I>prdicat</I> pour dnommer les smmes considrs comme <I>units intgres</I>. Avec la conjonction d'un actant et d'un prdicat s'esquisse dj la base d'une organisation syntaxique de la manifestation (du contenu).<BR> <BR> Les verbes sont des prdicats de deux classes: statique ou dynamique. Les personnages (mais aussi certains objets et lieux) sont des actants. Les actions et les tats des actants sont donns par les prdicats (verbes d'tat ou verbe d'action).<BR> <BR> <TABLE WIDTH=90% BORDER=1 ALIGN="CENTER" CELLSPACING=0 BORDERCOLOR="#336666">     <TR>       <TD VALIGN="TOP">&nbsp;</TD>       <TD VALIGN="TOP">Morphologie</TD>       <TD>Syntaxe</TD>     </TR>     <TR>       <TD VALIGN="TOP">Niveau superficiel</TD>       <TD VALIGN="TOP">smmes</TD>       <TD>modle actantiel<BR>(organisation des smmes ou organisation superficielle)</TD>     </TR>     <TR>       <TD VALIGN="TOP">Niveau profond</TD>       <TD VALIGN="TOP">smes</TD>       <TD>modle constitutionnel ou structure lmentaire de la signification<BR>(organisation des smes ou organisation profonde)</TD>     </TR> </TABLE> <BR> Le modle actantiel:<BR> <BR> destinateur --> objet --> destinataire<BR> adjuvant --> sujet <-- opposant<BR> sujet --> objet<BR> <BR> La relation sujet/objet, sur l'axe du dsir, correspond au rapport actif vs passif (sujet = tre voulant, objet = tre voulu).<BR> <BR> Mme si l'approche de Greimas est fonde sur la relation entre deux smes opposs, Courts reconnat la possibilit d'un troisime sme reprsentant la neutralit. Ainsi,  la catgorie smique <I>jonction</I> (compose des smes /disjonction/ et /conjonction/), il faudrait ajouter le sme /suspension/. Autre exemple: dsir (sme&nbsp;1), crainte (sme&nbsp;2), indiffrence (sme&nbsp;3).<BR> <BR> Dans la phrase: &laquo;&nbsp;C'est une chance que je puisse te donner ce livre, tant donn que j'en ai l'occasion.&raquo;<BR> destinateur: &laquo; chance &raquo;<BR> destinataire: &laquo; te &raquo;<BR> sujet: &laquo; je &raquo;<BR> objet: &laquo; livre &raquo;<BR> adjuvant: &laquo; occasion &raquo;<BR> <BR> Autre exemple:<BR> <BR> Aux yeux d'un philosophe des sicles classiques, les actants se distribueraient  peu prs de la manire suivante:<BR> - Sujet: Philosophie<BR> - Objet: Monde<BR> - Destinateur: Dieu<BR> - Destinataire: Humanit<BR> - Opposant: Matire<BR> - Adjuvant: Esprit<BR> <BR> Bien entendu, un seul acteur (manifest) peut cumuler plusieurs fonctions actantielles: le sujet de l'action peut en tre le destinataire (ex. celui qui s'attribue quelque chose,  son profit); de mme, le destinataire peut tre son propre destinateur (ainsi le hros cornlien qui &laquo;&nbsp;se doit&nbsp;&raquo;).<BR> <BR> <I>Adjuvant / Opposant</I> : le premier apporte de l'aide en agissant dans le sens du dsir ou en facilitant la communication; le second, au contraire, cre des obstacles en s'opposant soit  la ralisation du dsir soit  la communication de l'objet.<BR> <BR> Courts entre un peu plus dans le dtail de la thorie de Greimas pour aboutir  deux dfinitions quivalentes de la <I>narrativit</I>: 1) elle consiste en une ou plusieurs transformations dont les rsultats sont des jonctions, c'est--dire soit des conjonctions, soit des disjonctions des sujets d'avec les objets; 2) la narrativit, considre comme l'irruption du discontinu dans la permanence discursive d'une vie, d'une histoire, d'un individu, d'une culture, la dsarticule en tats discrets entre lesquels elle situe des transformations: ceci permet de la dcrire, dans un premier temps, sous la forme d'<I>noncs de faire</I> affectant des <I>noncs d'tat</I>, ces derniers tant les garants de l'existence smiotique des sujets en jonction avec les objets investis de valeurs.<BR> <BR> Actants: sujet, objet, destinateur, etc.<BR> <BR> Les actants jumels aux fonctions (le faire transformateur par exemple) engendrent des <I>noncs narratifs</I> qui, regroups, forment une <I>unit narrative</I>.<BR> <BR> Les lments ncessaires  l'existence d'un rcit, selon Greimas, sont au nombre de trois: disjonction, contrat, preuve.<BR> <BR> <I>Modalit</I>: il y a modalit lorsque deux prdicats sont entre eux dans une relation telle que l'un est rgi par l'autre.<BR> <BR> Trois modalits possibles du <I>faire</I>: le vouloir, le savoir, le pouvoir (auxquels certains voudraient ajouter le devoir et le croire).<BR> <BR> A. J. Greimas propose d'articuler l'actant sujet grce aux modalits, faisant ainsi apparatre des rles actantiels diffrencis: si le <I>sujet comptent</I> est diffrent du <I>sujet performant</I>, ils ne constituent pas pour autant deux sujets diffrents, ils ne sont que deux instances d'un seul et mme actant. Cette mise en lumire des modalits du sujet pourrait s'tendre galement aux autres actants.<BR> <BR> La modalit sera soit conjointe  l'actant (donne de manire inne par exemple), soit disjointe, pouvant donner lieu ainsi  des performances destines  l'acquisition et  la transmission des valeurs modales.<BR> <BR> Articulation de la dimension cognitive grce  quatre catgories: le vrai, le faux, le secret et le mensonge, qui proviennent de la dichotomie fondamentale de l'<I>tre</I> vs le <I>paratre</I>. L'tre et le paratre se trouvent du ct du vrai, alors que le non-paratre et le non-tre se trouvent du ct du faux.<BR> <BR> Le <I>faire persuasif</I> (du destinateur) et le <I>faire interprtatif</I> (du destinataire) manipulant les tats de vridiction, se situent par rapport  eux  un niveau hirarchiquement suprieur, celui de la modalit de croire.<BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">3. Discursif et narratif</FONT><BR> <BR> Exemple. Le mot <I>bal</I> est une unit figurative qui comporte plusieurs smes nuclaires: la /temporalit/ (le bal est une runion qui ne dure qu'un temps), la /spatialit/ (le bal est un endroit), la /gestualit/ (on y danse), la /socialit/ (le bal est une runion de personnes), la /sexualit/ (rapport homme et femme), etc.<BR> <BR> Les <I>rles actantiels</I> se classent du ct de l'analyse grammaticale et du narratif, alors que les <I>rles actoriels</I> apparaissent du ct de l'analyse smantique (thmatique: le pre, la mre, etc.) et du discursif. On parle donc des actants smiotiques et des acteurs discursifs.<BR> <BR> A remarquer : enlever quelque chose  quelqu'un peut tre considr comme l'octroi d'un objet ngatif; de ce point de vue <I>don</I> et <I>vol</I> relvent d'une mme organisation.<BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">4. Pour conclure</FONT><BR> <BR> On retiendra que la recherche smiotique ne correspond pas  l'tude des signes (niveau de la manifestation linguistique, ou picturale ou musicale ou visuelle, etc.) mais  tout ce qui leur est antrieur,  tout ce qui est prsuppos par les signes,  tout ce qui permet et aboutit  leur production.<BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">Deuxime partie: Une lecture smiotique de <I>Cendrillon</I></FONT><BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">1. L'organisation gnrale</FONT><BR> <BR> Courts pose que <I>Cendrillon</I> est l'histoire d'un mariage, dont la structure syntaxique reprsente la transformation entre un tat disjonctif et un lien conjonctif (le mariage).<BR> <BR> Le contenu smantique s'organise autour des oppositions /humiliation/ vs /lvation/ et /pauvret/ vs /richesse/.<BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">2. L'introduction d'une mdiation</FONT><BR> <BR> Courts distingue deux types de conjonctions des deux sujets (le prince et Cendrillon): la conjonction spatiale (au bal) et la conjonction amoureuse (la sduction = le faire-valoir). Vont intervenir  titre d'objets mdiateurs le carrosse et les beaux habits.<BR> <BR> <FONT COLOR="#FFB000">3. La modalisation vridictoire de la mdiation</FONT><BR> <BR> En utilisant le carr smiotique et en faisant le parallle avec l'tre, le non-tre, le paratre et le non-paratre, l'auteur retrace le cheminement de Cendrillon au fil de l'histoire.<BR> <BR> La marraine fait passer Cendrillon de l'tat de non-pouvoir  l'tat de pouvoir&nbsp;; Cendrillon, par la sduction, fait passer le prince de l'tat d'absence de vouloir  l'tat de vouloir&nbsp;; enfin, le prince fait passer de la disjonction  la conjonction par le mariage. </BLOCKQUOTE> <BR><BR> <HR SIZE=1 NOSHADE COLOR="#FFFF00"> <FONT COLOR="#FFFF00">Examen critique</FONT><BR> <BLOCKQUOTE>  </BLOCKQUOTE> <BR><BR>  </FONT>    </TD>     </TR> </TABLE> </BODY> </HTML> 
