<html>  <head> <title>Les contes de la Maison du Soleil</title> <meta name="generator" content="Namo WebEditor v5.0(Trial)"> <style> BODY{background-color:white} A{color:"yellow";text-decoration:none} A:hover{color:"white"} </style> </head>  <body bgcolor="white" text="black" link="blue" vlink="purple" alink="red" background="../blancheneige/fond.jpg"> <P align=center><FONT color="white" size="5" face="Comic Sans MS">Cendrillon</FONT></P> <p align="center"><img src="cendr022.gif" width="161" height="241" border="0"></p> <BLOCKQUOTE> <P><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633">Il tait une fois un gentilhomme qui pousa en secondes noces une femme, la  plus hautaine et la plus fire qu'on et jamais vue. Elle avait deux filles de  son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le mari avait de son ct  une jeune fille, mais d'une douceur et d'une bont sans exemple; elle tenait  cela de sa mre, qui tait la meilleure femme du monde. Les noces ne furent pas  plus tt faites, que la belle-mre fit clater sa mauvaise humeur; elle ne put  souffrir les bonnes qualits de cette jeune enfant, qui rendaient ses filles  encore plus hassables. Elle la chargea des plus viles occupations de la maison  : c'tait elle qui nettoyait la vaisselle et les montes, qui frottait la  chambre de madame, et celles de mesdemoiselles ses filles. </font>     <p align="right"><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633"><img src="cendr003.gif" width="165" height="95" border="0"></font></p>     <p><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633">Elle couchait tout en  haut de la maison, dans un grenier, sur une mchante paillasse, pendant que ses  s urs taient dans des chambres parquetes, o elles avaient des lits des plus   la mode, et des miroirs o elles se voyaient depuis les pieds jusqu' la tte.  La pauvre fille souffrait tout avec patience, et n'osait s'en plaindre  son  pre qui l'aurait gronde, parce que sa femme le gouvernait entirement.  Lorsqu'elle avait fait son ouvrage, elle s'en allait au coin de la chemine, et  s'asseoir dans les cendres, ce qui faisait qu'on l'appelait communment dans le  logis Cucendron. La cadette, qui n'tait pas si malhonnte que son ane,  l'appelait Cendrillon; cependant Cendrillon, avec ses mchants habits, ne  laissait pas d'tre cent fois plus belle que ses s urs, quoique vtues trs  magnifiquement.  </font></p> <P><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633">Il arriva que le fils du roi donna un bal, et qu'il y invita toutes les  personnes de qualit : nos deux demoiselles en furent aussi invites, car elles  faisaient grande figure dans le pays. Les voil bien aises et bien occupes   choisir les habits et les coiffures qui leur siraient le mieux; nouvelle peine  pour Cendrillon, car c'tait elle qui repassait le linge de ses s urs et qui  godronnait leurs manchettes : on ne parlait que de la manire dont on  s'habillerait. <BR>-&quot;Moi, dit l'ane, je mettrai mon habit de velours rouge et  ma garniture d'Angleterre.&quot; <BR>-&quot; Moi, dit la cadette, je n'aurai que ma jupe  ordinaire; mais par contre, je mettrai mon manteau  fleurs d'or, et ma barrire  de diamants, qui n'est pas des plus indiffrentes.&quot; </font>     <p align="left"><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633"><img src="cendr020.gif" width="192" height="170" border="0"><BR>On envoya chercher la  bonne coiffeuse, pour dresser les cornettes  deux rangs, et on fit acheter des  mouches de la bonne faiseuse : elles appelrent Cendrillon pour lui demander son  avis, car elle avait bon got. Cendrillon les conseilla le mieux du monde, et  s'offrit mme  les coiffer; ce qu'elles voulurent bien. En les coiffant, elles  lui disaient : <BR>-&quot;Cendrillon, serais-tu bien aise d'aller au bal ?&quot; <BR>-&quot;  Hlas, mesdemoiselles, vous vous moquez de moi, ce n'est pas l ce qu'il me  faut.&quot; <BR>-&quot; Tu as raison, on rirait bien si on voyait un cucendron aller au  bal.&quot; <BR>Une autre que Cendrillon les aurait coiffes de travers; mais elle  tait bonne, et elle les coiffa parfaitement bien. Elles furent prs de deux  jours sans manger, tant elles taient emplies de joie. On rompit plus de douze  lacets  force de les serrer pour leur rendre la taille plus menue, et elles  taient toujours devant leur miroir. Enfin l'heureux jour arriva, on partit, et  Cendrillon les suivit des yeux le plus longtemps qu'elle put; lorsqu'elle ne les  vit plus, elle se mit  pleurer. Sa marraine, qui la vit toute en pleurs, lui  demanda ce qu'elle avait : <BR>-&quot;Je voudrais bien... je voudrais bien...&quot;  <BR>Elle pleurait si fort qu'elle ne put achever. Sa marraine, qui tait fe,  lui dit : <BR>-&quot;Tu voudrais bien aller au bal, n'est-ce pas ? <BR>-&quot; Hlas oui&quot;  dit Cendrillon en soupirant. <BR>-&quot; H bien, seras-tu bonne fille ?&quot; dit sa  marraine, je t'y ferai aller. <BR>Elle la mena dans sa chambre, et lui dit :  <BR>-&quot;Va dans le jardin et apporte-moi une citrouille.&quot; <BR>Cendrillon alla  aussitt cueillir la plus belle qu'elle put trouver, et la porta  sa marraine,  ne pouvant deviner comment cette citrouille pourrait la faire aller au bal. Sa  marraine la creusa, et n'ayant laiss que l'corce, la frappa de sa baguette, et  la citrouille fut aussitt change en un beau carrosse tout dor.</font></p>     <p align="center"><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633"><img src="cendr013.gif" width="154" height="151" border="0"></font></p>     <p> <font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633">Ensuite elle  alla regarder dans sa souricire, o elle trouva six souris toutes en vie ; elle  dit  Cendrillon de lever un peu la trappe de la souricire, et  chaque souris  qui sortait, elle lui donnait un coup de sa baguette, et la souris tait  aussitt change en un beau cheval; ce qui fit un bel attelage de six chevaux,  d'un beau gris de souris pommel. Comme elle tait en peine de quoi elle ferait  un cocher : <BR>-&quot;Je vais voir, dit Cendrillon, s'il n'y a point quelque rat  dans la ratire, nous en ferons un cocher.&quot; <BR>-&quot; Tu as raison&quot; , dit sa  marraine &quot; va voir.&quot; <BR>Cendrillon lui apporta la ratire, o il y avait trois  gros rats. La fe en prit un d'entre les trois,  cause de sa matresse barbe,  et l'ayant touch, il fut chang en un gros cocher, qui avait une des plus  belles moustaches qu'on ait jamais vues. Ensuite elle lui dit : <BR>-&quot;Va dans le  jardin, tu y trouveras six lzards derrire l'arrosoir, apporte-les-moi.&quot;  <BR>Elle ne les eut pas plus tt apports, que la marraine les changea en six  laquais, qui montrent aussitt derrire le carrosse avec leurs habits  chamarrs, et qui s'y tenaient accrochs, comme s'ils n'eussent fait autre chose  toute leur vie. </font></p>     <p align="center"><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633"><img src="cendr033.gif" width="327" height="181" border="0"></font></p>     <p><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633">La fe dit alors  Cendrillon : <BR>-&quot;H bien, voil de quoi  aller au bal, n'es-tu pas bien aise ? <BR>-&quot; Oui, mais est-ce que j'irai comme  a avec mes vilains habits ?&quot; <BR>Sa marraine ne fit que la toucher avec sa  baguette, et en mme temps ses habits furent changs en des habits de drap d'or  et d'argent tout chamarrs de pierreries; elle lui donna ensuite une paire de  pantoufles de verre, les plus jolies du monde. Quand elle fut ainsi pare, elle  monta en carrosse; mais sa marraine lui recommanda instamment de ne pas dpasser  minuit, l'avertissant que si elle demeurait au bal un moment de plus, son  carrosse redeviendrait citrouille, ses chevaux des souris, ses laquais des  lzards, et que ses vieux habits reprendraient leur premire forme. Elle promit   sa marraine qu'elle ne manquerait pas de sortir du bal avant minuit. Elle  part, ne se sentant pas de joie. Le fils du roi, qu'on alla avertir qu'il venait  d'arriver une grande princesse qu'on ne connaissait point, courut la recevoir;  il lui donna la main  la descente du carrosse, et la mena dans la salle o  tait la compagnie. Il se fit alors un grand silence; on cessa de danser, et les  violons ne jourent plus, tant on tait attentif  contempler les grandes  beauts de cette inconnue. </font></p>     <p><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633">On n'entendait qu'un bruit confus : <BR>-&quot;Ha, qu'elle  est belle !&quot; <BR>Le roi mme, tout vieux qu'il tait, ne lassait pas de la  regarder, et de dire tout bas  la reine qu'il y avait longtemps qu'il n'avait  vu une si belle et si aimable dame. Toutes les dames taient attentives   considrer sa coiffure et ses habits, pour en avoir ds le lendemain de  semblables, pourvu qu'il se trouvt des toffes assez belles, et des ouvriers  assez habiles. Le fils du roi la mit  la place d'honneur, et ensuite la prit  pour la mener danser : elle dansa avec tant de grce, qu'on l'admira encore  davantage. </font></p>     <p align="center"><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633"><img src="cendr032.gif" width="192" height="245" border="0"></font></p>     <p><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633">On apporta une fort belle collation, dont le jeune prince ne mangea  point, tant il tait occup  la contempler. Elle alla s'asseoir auprs de ses  s urs, et leur fit mille honntets : elle leur fit part des oranges et des  citrons que le Prince lui avait donns, ce qui les tonna fort, car elles ne la  connaissaient point. Lorsqu'elles causaient ainsi, Cendrillon entendit sonner  onze heures trois quarts : elle fit aussitt une grande rvrence  la  compagnie, et s'en alla le plus vite qu'elle put. Ds qu'elle fut arrive, elle  alla trouver sa marraine, et aprs l'avoir remercie, elle lui dit qu'elle  souhaiterait bien aller encore le lendemain au bal, parce que le fils du roi  l'en avait prie. Comme elle tait occupe  raconter  sa marraine tout ce qui  s'tait pass au bal, les deux s urs frapprent  la porte; Cendrillon alla  leur ouvrir : <BR>-&quot;Que vous avez mis longtemps  revenir !&quot; leur dit-elle en  billant, en se frottant les yeux, et en s'tendant comme si elle n'et fait que  de se rveiller; elle n'avait cependant pas eu envie de dormir depuis qu'elles  s'taient quittes. <BR>-&quot;Si tu tais venue au bal, lui dit une de ses s urs,  tu ne t'y serais pas ennuye : il y est venu la plus belle princesse, la plus  belle qu'on puisse jamais voir; elle nous a fait mille civilits, elle nous a  donn des oranges et des citrons.&quot; <BR>Cendrillon ne se sentait pas de joie :  elle leur demanda le nom de cette princesse; mais elles lui rpondirent qu'on ne  la connaissait pas, que le fils du roi en tait fort en peine, et qu'il  donnerait toutes choses au monde pour savoir qui elle tait. Cendrillon sourit  et leur dit : <BR>-&quot;Elle tait donc bien belle ? Mon Dieu, que vous tes  heureuses, ne pourrais-je point la voir ? Hlas ! Mademoiselle Javotte,  prtez-moi votre habit jaune que vous mettez tous les jours.&quot; <BR>-&quot; Vraiment&quot; ,  dit Mademoiselle Javotte, &quot; je suis de cet avis ! Prtez votre habit  un vilain  cucendron comme cela, il faudrait que je fusse bien folle.&quot; <BR>Cendrillon  s'attendait bien  ce refus, et elle en fut bien aise, car elle aurait t  grandement embarrasse si sa s ur et bien voulu lui prter son habit. Le  lendemain les deux s urs furent au bal, et Cendrillon aussi, mais encore plus  pare que la premire fois. Le fils du roi fut toujours auprs d'elle, et ne  cessa de lui conter des douceurs; la jeune demoiselle ne s'ennuyait point, et  oublia ce que sa marraine lui avait recommand; de sorte qu'elle entendit sonner  le premier coup de minuit, lorsqu'elle ne croyait pas qu'il ft encore onze  heures : elle se leva et s'enfuit aussi lgrement qu'aurait fait une biche. Le  prince la suivit, mais il ne put l'attraper; elle laissa tomber une de ses  pantoufles de verre, que le prince ramassa bien soigneusement. </font></p>     <p align="right"><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633"><img src="nouveau001.gif" width="120" height="85" border="0"></font></p>     <p><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633">Cendrillon arriva  chez elle bien essouffle, sans carrosse, sans laquais, et avec ses mchants  habits, rien ne lui tant rest de toute sa magnificence qu'une de ses petites  pantoufles, la pareille de celle qu'elle avait laisse tomber. On demanda aux  gardes de la porte du palais s'ils n'avaient point vu sortir une princesse; ils  dirent qu'ils n'avaient vu sortir personne, qu'une jeune fille fort mal vtue,  et qui avait plus l'air d'une paysanne que d'une demoiselle. Quand ses deux s  urs revinrent du bal, Cendrillon leur demanda si elles s'taient encore bien  diverties, et si belle dame y avait t. Elles lui dirent que oui, mais qu'elle  s'tait enfuie lorsque minuit avait sonn, et si promptement qu'elle avait  laiss tomber une de ses petites pantoufles de verre, la plus jolie du monde;  que le fils du roi l'avait ramasse, et qu'il n'avait fait que la regarder  pendant tout le reste du bal, et qu'assurment il tait fort amoureux de la  belle dame  qui appartenait la petite pantoufle. Elles dirent vrai, car peu de  jours aprs, le fils du roi fit publier  son de trompe qu'il pouserait celle  dont le pied serait bien juste  la pantoufle. On commena  l'essayer aux  princesses, ensuite aux duchesses, et  toute la cour, mais inutilement. On la  porta chez les deux s urs, qui firent tout leur possible pour faire entrer leur  pied dans la pantoufle, mais elles ne purent en venir  bout. Cendrillon qui les  regardait, et qui reconnut sa pantoufle, dit en riant : <BR>-&quot;Que je voie si  elle ne me serait pas bonne !&quot; <BR>Ses s urs se mirent  rire et  se moquer  d'elle. Le gentilhomme qui faisait l'essai de la pantoufle, ayant regard  attentivement Cendrillon, et la trouvant fort belle, dit que cela tait juste,  et qu'il avait ordre de l'essayer  toutes les filles. Il fit asseoir  Cendrillon, et approchant la pantoufle de son petit pied, il vit qu'elle y  entrait sans peine, et qu'elle y tait juste comme de cire. L'tonnement des  deux s urs fut grand, mais plus grand encore quand Cendrillon tira de sa poche  l'autre petite pantoufle qu'elle mit  son pied. L-dessus arriva la marraine  qui, ayant donn un coup de sa baguette sur les habits de Cendrillon, les fit  devenir encore plus magnifiques que tous les autres.  </font></p> </blockquote> <p align="center"><img src="nouveau007.gif" width="168" height="178" border="0">  &nbsp;<font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633"><img src="cendr024.gif" width="159" height="159" border="0"></font></p> <BLOCKQUOTE> <P><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633">Alors ses deux s urs la reconnurent pour la belle dame qu'elles avaient vue  au bal. Elles se jetrent  ses pieds pour lui demander pardon de tous les  mauvais traitements qu'elles lui avaient fait souffrir. Cendrillon les releva,  et leur dit, en les embrassant, qu'elle leur pardonnait de bon c ur, et qu'elle  les priait de l'aimer bien toujours. On la mena chez le jeune prince, pare  comme elle tait : il la trouva encore plus belle que jamais, et peu de jours  aprs il l'pousa. Cendrillon, qui tait aussi bonne que belle, fit loger ses  deux s urs au palais, et les maria ds le jour mme  deux grands seigneurs de  la cour. </font></P>     <p align="center"><font face="Comic Sans MS" size="4" color="#336633"><img src="cendr025.gif" width="150" height="201" border="0">      &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<img src="nouveau008.gif" width="158" height="211" border="0"></font></p> </blockquote> <p align="center"><a href="../accueilcontes.htm"><br>Accueil des contes</a></p> <p align="center">&nbsp;</p> <p align="center"><font size="3" color="#336633"><SCRIPT>  var nummidi = 17 day = new Date() seed = day.getTime() ran = parseInt(((seed - (parseInt(seed/1000,10) * 1000))/10)/100*nummidi + 1,10)  document.write('<p align="center"><EMBED SRC= "http://larecredesenfants.free.fr/musique/' + ran + '.mid" WIDTH=145 HEIGHT=55 AUTOSTART=true hidden=false loop=true></p>')  // open your eyes --> </SCRIPT></font></p> </body>  </html> 
