<html> <head> <title>blackmovie: La geste musicale noire</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" link="#666666" vlink="#666666" alink="#CC3300"> <font face="Times"><b>  <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#CC3300" size="5">[LA    GESTE MUSICALE NOIRE]</font></p> </b>  <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>En collaboration    avec le <font color="#666600">Festival Racines Noires de Paris <a href="http://www.be-black.com" target="_blank">[www.be-black.com]</a></font>    et le <font color="#666600">Festival Cinema Africano de Milan <a href="http://www.festivalcinemaafricano.org" target="_blank">[www.festivalcinamaafricano.org]</a></font>,    le <font color="#666600">Festival Black Movie</font> propose une section in&eacute;dite,    itin&eacute;rante, qui transitera entre Milan, Gen&egrave;ve et Paris, pour    suivre les traces de la musique n&eacute;e sur le continent africain.<br>   </b></font><b><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Le    long de la route des esclaves, pendant 4 si&egrave;cles, des hommes ont &eacute;t&eacute;    d&eacute;port&eacute;s, emportant un h&eacute;ritage commun: transform&eacute;    par l'exil, il deviendra g'os, ka, champeta, bomba reggae, hip-hop ou slam.    Des cin&eacute;astes s'en sont empar&eacute;s, cr&eacute;ant un genre sans nom,    transcrivant ainsi le ballet, le th&eacute;&acirc;tre yoruba ou kot&eacute;ba,    ainsi que les infinies variations de la parole dans&eacute;e, rythm&eacute;e,    chant&eacute;e.<br>   Initi&eacute; par Abdou Fari Faye au S&eacute;n&eacute;gal en 1970 avec les    contes dans&eacute;s des<i> </i><font color="#666600">Ballets de la For&ecirc;t    sacr&eacute;e</font>, ce mouvement se poursuit en Guin&eacute;e en 1982 avec    <font color="#666600">Na&iuml;tou</font>, singulier op&eacute;ra-ballet d'une    Cendrillon africaine. Le th&eacute;&acirc;tre traditionnel yoruba, est adapt&eacute;    pour la premi&egrave;re fois au cin&eacute;ma avec <font color="#666600">Ajani    Ogun</font>, qui conna&icirc;t un succ&egrave;s retentissant.<br>   Conte fantastique afrocarib&eacute;en d'Euzhan Palcy <font color="#666600">Sim&eacute;on</font>,    et le radical et politique <font color="#666600">West Indies</font> de Med Hondo,    l'h&eacute;ritage et la m&eacute;moire africaine sont &eacute;voqu&eacute;s    dans ces films tr&egrave;s personnels.<br>   La musique comme forme de contestation dans les communaut&eacute;s noires, c'est    l'occasion de revoir le film reggae culte <font color="#666600">The harder they    come!</font> Enfin, de la r&eacute;volte &agrave; la po&eacute;sie scand&eacute;e:    les sources du blues et du reggae donnent naissance au hip-hop, au break, et    au slam, rimes improvis&eacute;es et chant&eacute;es, magnifiquement relay&eacute;es    dans l'envo&ucirc;tant Slam (1999).<br>   </font></b><font face="Times" size="2"><b><font color="#666600" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><br>   <font color="#CC3300">La Nuit des Esprits: </font></font></b></font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">    <font size="2"><b><font color="#666600">samedi 7 avril de 22h00 &agrave; 03h00</font></b><br>   Trois films vous emm&egrave;nent sur les chemins &agrave; la rencontre des Esprits:    chemins peu ais&eacute;s parce que peu connus, chemins qui vous emportent l&agrave;    o&ugrave; vous ne vous attendez pas: </font></font><br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><font size="2" color="#CC6600">&#149;    </font></b></font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#CC6600"><b><font size="2">Les    illuminations de Madame de Nerval</font></b></font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#666600"><b><font size="2">    | </font></b></font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><font size="2" color="#666666">Charles    Najman, France, 78', 1999, doc</font> <br>   </b><font size="2">Madame de Nerval se marie avec Esprit Criminel, et vous convie    &agrave; sa noce.</font></font><font face="Times"></font> <br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><font size="2" color="#CC6600">&#149;    Desounen, dialogue avec la mort</font> </b></font><font face="Times"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#666600"><b><font size="2">    | </font></b></font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><font size="2" color="#666666"></font></b></font></font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><font size="2" color="#666666">Raoul    Peck, Ha&iuml;ti, 52', 1994, doc</font><br>   </b><font size="2">Un voyage sur le territoire ha&iuml;tien t&eacute;moigne    de l'extraordinaire capacit&eacute; de survie des Ha&iuml;tiens, gr&acirc;ce    &agrave; la cr&eacute;ativit&eacute;, la sagesse, et&#133; le dialogue avec    l'au-del&agrave;.</font></font><br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><font size="2" color="#CC6600">&#149;    Souvenance</font> </b></font><font face="Times"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#666600"><b><font size="2">    | </font></b></font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><font size="2" color="#666666"></font></b></font></font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><font size="2" color="#666666">Anna    </font><font size="2"><font color="#666666">Devoto, Thomas Harlan, 132', 1991,    France/Martinique</font></font><br>   </b><font size="2">Une singuli&egrave;re histoire d'amour entre trois vieux,    dont un mort&#133; " Arr&ecirc;te-toi, regarde, il n'y a presque rien dans le    film, mais c'est un rien merveilleux, magique. Essaie. Tu passeras deux heures    comme un chien dans une cour d'un Lakou ha&iuml;tien. Deux heures sous l'eau    dans la mer des Cara&iuml;bes&#133;".</font></font></p> </font><font face="Times">  <p><b></b></p> <b>  <p align="JUSTIFY"></p> <p align="JUSTIFY"></p> <p align="JUSTIFY"></p> <p align="center"><img src="../../bm_img/Simeon.jpg" width="200" height="131" border="1"><br> </p> <p align="JUSTIFY"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="4" color="#666600">[R&eacute;sum&eacute;s]</font><b>    </b></p> </b>  <p><b><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC6600"><a name="mus1"></a>Les    Ballets de la for&ecirc;t sacr&eacute;e</font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>   Fari Faye Abdou, S&eacute;n&eacute;gal, 1970, 20', fic</font><br>   </b><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Tableaux de    la vie quotidienne, et petits contes mis en image dans le bois sacr&eacute;    en Casamance. Ce film est initialement une commande d&#146;une troupe de ballet    professionnelle. Le g&eacute;nie d&#146;Abdou Fari Faye, virtuose de l'image,    fut de faire ex&eacute;cuter ces danses rituelles dans la nature, en traduisant    et adaptant ces ballets en langage cin&eacute;matographi&eacute;. Car Abdou    Fari Faye est un passionn&eacute; de l'image: n&eacute; en 1936 &agrave; Dakar,    c'est un des premiers op&eacute;rateurs et un des premiers photographes de plateau    du cin&eacute;ma s&eacute;n&eacute;galais. On lui doit des reportages photographiques    &eacute;tonnants de <i>La Noire</i> <i>de, Badou Boy</i>, <i>Touki Bouki, Ceddo&#133;.</i></font><br>   <br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC6600"><b><a name="mus2"></a>Ajani    Ogun</b></font><br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>Ola Balogun,    Niger, 1975, 120', fic</b><br>   Premi&egrave;re adaptation du th&eacute;&acirc;tre yoruba &agrave; l'&eacute;cran,    cette fable populaire ponctu&eacute;e de chants et de danses d&eacute;nonce    sur le mode comique l'injustice des puissants. Le chasseur Ajani Ogun d&eacute;cide    de s&#146;opposer &agrave; un vieux politicien corrompu, qui, &agrave; la mort    de son p&egrave;re, prend possession de tous les biens de la famille Ogun, et    tombe en plus amoureux de Ajoke, la jeune fille convoit&eacute;e par Ajani.    Le jeune chasseur d&eacute;cide d'agir&#133;<br>   Lors de sa sortie,<b> Ajani Ogun</b> connut un tel succ&egrave;s que ce sont    les propri&eacute;taires des salles de cin&eacute;ma qui ont financ&eacute;    son troisi&egrave;me long-m&eacute;trage suivant! </font><br> </p> <p> <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC6600"><b><a name="mus3"></a>Na&iuml;tou</b></font><br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>Moussa Kemoko    Diakit&eacute;, Guin&eacute;e, 1983, 110', fic</b><br>   Damay&eacute;, jalouse de sa co-&eacute;pouse, l&#146;empoisonne, puis s&#146;acharne    sur sa fille Na&iuml;tou. Elle l&#146;accable de travaux m&eacute;nagers et    refuse de recevoir son fianc&eacute;. Brim&eacute;e par sa mar&acirc;tre, cette    cendrillon va chercher refuge au bord de la rivi&egrave;re aupr&egrave;s des    g&eacute;nies. La reine des Dongonis, une tr&egrave;s vieille femme, l&#146;encourage    &agrave; tenir bon et lui enseigne la patience, l'endurance et la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;.    Adolescentes soumises &agrave; l&#146;initiation, animaux fantastiques et personnages    all&eacute;goriques peuplent une des l&eacute;gendes les plus connues de la    tradition orale: <b>Na&iuml;tou</b> est l&#146;adaptation d&#146;un conte populaire    narr&eacute; dans toute l&#146;Afrique de l&#146;Ouest.<br>   Avec&nbsp;les membres de la Troupe Nationale des Ballets Africains de Guin&eacute;e.</font><br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><i>Mention sp&eacute;ciale    du Jury au Festival de Carthage 1984.</i></font><br>   <br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC6600"><b><a name="mus4"></a>Orfeu</b></font><br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>Carlos Diegues,    Br&eacute;sil, 1999, 90', fic</b></font><br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Orph&eacute;e est    chanteur et musicien populaire &agrave; Rio de Janeiro. Il dirige l&#146;&eacute;cole    de samba de la favela, au flanc du Corcovado. Alors qu&#146;il se livre aux    derniers pr&eacute;paratifs du d&eacute;fil&eacute; de carnaval, il rencontre    Eurydice. C&#146;est le coup de foudre r&eacute;ciproque. Mais leur bonheur    fait des jaloux et les amants d&eacute;cident de s&#146;enfuir. Un drame d&#146;aujourd&#146;hui    dans les favelas o&ugrave; s&eacute;vit la loi des trafiquants de drogue et    de policiers violents et racistes. Quarante ans apr&egrave;s l'<i>Orfeu Negro</i>    de Camus, Carlos Diegues donne &agrave; voir un troisi&egrave;me Orph&eacute;e    br&eacute;silien &quot;Mon Orph&eacute;e est tout &agrave; fait solidaire de    la favela et de sa culture. La favela est une honte sociale, le r&eacute;sultat    d&#146;une politique d&#146;exclusion, mais c&#146;est aussi un tr&eacute;sor    culturel et humain toujours plus vivant...&nbsp;L&#146;une des caract&eacute;ristiques    du mythe d&#146;Orph&eacute;e, c&#146;est la r&eacute;surrection, pas seulement    la r&eacute;surrection par l&#146;amour mais aussi la r&eacute;surrection par    la culture, l&#146;art et m&ecirc;me, d&#146;une certaine fa&ccedil;on, la r&eacute;surrection    du cin&eacute;ma br&eacute;silien.<i>"</i></font><br>   <br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC6600"><b><a name="mus5"></a>Sim&eacute;on</b></font><br>   <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>Euzhan Palcy,    Martinique, 1992, 115', fic</b></font><b><font face="Times"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>   </font></font></b><font face="Times"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Au    village, c&#146;est la f&ecirc;te des cuisini&egrave;res. Or&eacute;lie, 10    ans, ne sait plus o&ugrave; donner des yeux. Son p&egrave;re, Isidore, fait    un tabac &agrave; la guitare, et Sim&eacute;on, son vieux professeur de musique,    boit trop de Tipunch. Ce soir de f&ecirc;te trop arros&eacute;e, Sim&eacute;on    tombe de son arbre refuge, pour avoir voulu contempler de trop pr&egrave;s la    lune, et quitte le monde des vivants. Mais il ne peut pas partir tout &agrave;    fait car il lui manque sa natte, coup&eacute;e par Or&eacute;lie. Celle-ci veut    conserver une partie du vieux ma&icirc;tre de musique de p&egrave;re, m&eacute;canicien    de son &eacute;tat, musicien g&eacute;nial &agrave; ses heures perdues, qui    r&ecirc;ve de devenir professionnel. &quot;Y&eacute; Kric!&quot; Parce qu&#146;ici,    les morts ne sont pas morts, Sim&eacute;on, devenu soucougnan (revenant) et    v&eacute;ritable ange gardien de la famille, va aider Isidore &agrave; r&eacute;aliser    son r&ecirc;ve. &quot;Y&eacute; Krac!&quot; Le voil&agrave; embarqu&eacute;    pour Paris, en route vers la grande aventure. Et le succ&egrave;s&#133; &quot;Y&eacute;    Kric, Y&eacute; Krac!&#133;&quot; Il suffit qu&#146;Or&eacute;lie prononce la    formule magique pour que le r&ecirc;ve se m&ecirc;le &agrave; la r&eacute;alit&eacute;.</font>    </font></p> </font><font face="Times"> <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC6600"><b><a name="mus6"></a>Slam</b></font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br> <b>Marc Levin, Etats-Unis, 1998, 95', fic</b><br> Ray vit &agrave; Dodge City, l&#146;un des ghettos noirs o&ugrave;, malgr&eacute;  les gangs et la mis&egrave;re, il a su rester en marge de la criminalit&eacute;.  Un soir o&ugrave; il discute avec son dealer et ami, celui-ci est abattu. Et,  pas assez rapide, Ray est arr&ecirc;t&eacute;. Sa passion c'est le slam, ces rimes  po&eacute;tiques improvis&eacute;es et scand&eacute;es n&eacute;es dans les communaut&eacute;s  noires am&eacute;ricaines. Et c'est ce talent qui le sauve au moment d'&ecirc;tre  pass&eacute; &agrave; tabac dans la cour de la prison. Lauren Bell, une jeune  femme qui donne des cours d'&eacute;criture aux d&eacute;tenus, assiste &agrave;  l'incident et &agrave; la prestation de Ray et le convie &agrave; participer &agrave;  son atelier. Une histoire d'amour commence.<br> L&#146;argument du film tient en une page de script, c'est sur le terrain qu&#146;agit  <b>Slam</b>: en frottant le rap et la po&eacute;sie, la sc&egrave;ne hip-hop et  la mouvance jungle, la rumination d&#146;un enfer quotidien et les appels d&#146;air  d&#146;une &quot;parole en action&quot;. En marge des films rap ordinaires et  des innombrables chroniques de ghetto, <b>Slam </b>est un film sur l&#146;&eacute;nergie  lib&eacute;ratrice et libertaire de la parole.<br> Mis en musique par DJ Spooky, m&eacute;langeant bruit et beat jungle pour accompagner  au plus pr&egrave;s la pulsation du film, <b>Slam</b> r&eacute;v&egrave;le un  cin&eacute;aste inspir&eacute; qui sait rester &agrave; bonne distance<br> <b><i>Slam</i></b><i> s&#146;est vue prim&eacute; &agrave; Sundance et gratifi&eacute;  d&#146;une Cam&eacute;ra d&#146;or au Festival de Cannes.</i><br> <br> <b><font color="#CC6600"><a name="mus7"></a>The Harder they come</font></b><br> </font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>Henzel Perry,  Jama&iuml;que, 1972, 90', fic</b><br> </font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Interpr&eacute;t&eacute;e  par Jimmy Cliff, c&#146;est la vie imaginaire du jeune campagnard Ivan, &eacute;chou&eacute;  &agrave; la ville en r&ecirc;vant d'&ecirc;tre une star du reggae, et devenu hors-la-loi  pour l&#146;amour d&#146;une fille. Cette intrigue est le pr&eacute;texte &agrave;  une peinture sur le vif de la r&eacute;alit&eacute; jama&iuml;caine, qui d&eacute;mythifie  brutalement l&#146;image touristique. La vie sordide et color&eacute;e des bas  quartiers, l&#146;in&eacute;galit&eacute; sociale et le ch&ocirc;mage, le r&ocirc;le  r&eacute;pressif de la religion, l&#146;exploitation du show business local et  la corruption de la police, tout y passe, sur fond de reggae, bien s&ucirc;r.  L&#146;essence du reggae, la fusion d&#146;influences de l&#146;h&eacute;ritage  africain, de religiosit&eacute; visionnaire et de cette rage de survivre qui fermente  dans le ghetto, Perry Henzel nous la fait d&eacute;couvrir dans son contexte social  et politique. La mythologie se met en sc&egrave;ne au cin&eacute;ma, &agrave;  la mani&egrave;re des <i>black films</i> am&eacute;ricains o&ugrave; le cin&eacute;aste  et le h&eacute;ros noir s&#146;offrent le plaisir d&#146;une am&egrave;re revanche  par la possession cin&eacute;matographique d&#146;une blonde platin&eacute;e et  d&#146;une automobile de luxe. </font> <br> <br> <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b><font color="#CC6600"><a name="music8"></a>West  Indies,</font></b><font color="#CC6600"> ou</font><b><font color="#CC6600"> Les  n&egrave;gres marrons de la libert&eacute;</font><br> Med Hondo, Mauritanie, 1979, 90', fic</b></font><b> </b><b>  <p align="JUSTIFY"></p> </b>  <p align="JUSTIFY"><i><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Kout&eacute;    histoi tala, s&eacute; tan nou.<br>   Jou yo m&eacute;t&eacute; nou a jounou poko w&egrave; jou, s&eacute; rach&eacute;    nou rach&eacute; libert&eacute;a&nbsp;!</font><br>   </i><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Les West Indies    sont les Antilles d&#146;abord espagnoles, puis anglaises, fran&ccedil;aises,    n&eacute;erlandaises, avant que Cuba et Ha&iuml;ti, entre autres, conqui&egrave;rent    leur ind&eacute;pendance. Le film peut &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; comme    une com&eacute;die musicale politique. Mise en sc&egrave;ne &agrave; partir    d&#146;une succession de tableaux, avec une esth&eacute;tique sc&eacute;nique    vigoureusement th&eacute;&acirc;trale, et en utilisant la langue cr&eacute;ole    comme &eacute;l&eacute;ment essentiel, c'est l'histoire du peuple des Antilles    qui est racont&eacute;e, du XVIIe si&egrave;cle &agrave; nos jours: l&#146;action    se d&eacute;roule dans une caravelle n&eacute;gri&egrave;re, et est racont&eacute;e    &agrave; travers des chants et des ballets, &eacute;voquant &agrave; la fois    le pass&eacute;, et le pr&eacute;sent, cette autre &quot;&nbsp;traite&nbsp;&quot;    qui am&egrave;ne en sens inverse vers l&#146;Europe, pour &eacute;chapper &agrave;    la mis&egrave;re, des milliers d&#146;hommes devenus immigr&eacute;s. </font></p> </font>  </body> </html> 
