<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2 Final//EN">  <HTML> <HEAD> <TITLE>Le scoptophile </TITLE> <BASE HREF="http://www.horschamp.qc.ca/"> <META CONTENT="Les travers du cin&eacute;ma d'&eacute;poque, n&eacute;o-classique hollywoodien, m'appara&icirc;ssent comme particuli&egrave;rement dommageables au sens o&ugrave;, contrairement par exemple au  cin&eacute;ma fantastique (dont l'&eacute;cart avec le r&eacute;el est manifeste d'embl&eacute;e), les  constructions fan" NAME=Description> <META CONTENT="hollywood, Ever After, Titanic " NAME=Keywords> <META CONTENT=24-09-98 NAME=Date> <META CONTENT="Hors Champ" NAME=Organisation> </HEAD> <BODY LINK="#000000" BGCOLOR="#FFFFFF" TEXT="#000000" VLINK="#000000" ALINK="#000000"><!--Les travers du cinma d'poque, no-classique hollywoodien, m'apparassent comme particulirement dommageables au sens o, contrairement par exemple au  cinma fantastique (dont l'cart avec le rel est manifeste d'emble), les  constructions fan--><!--hollywood, Ever After, Titanic --> <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=690> <TABLE CELLPADDING=2 CELLSPACING=2 BORDER=0 WIDTH=670> <TR> <TD VALIGN=TOP ROWSPAN=3 WIDTH=150> <IMG HEIGHT=94 SRC="images/logos/bonlogo.gif" WIDTH=150> <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=60> <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=65> <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=70> <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=75> <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=80> <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=85> <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=90> <TABLE CELLPADDING=0 CELLSPACING=0 BORDER=0 WIDTH=100> <TR> <TD BGCOLOR="#B32E26" WIDTH=10> <IMG HEIGHT=1 SRC="images/dot_clear.gif" WIDTH=10> </TD> <TD WIDTH=90> <SMALL> <A HREF="http://www.horschamp.qc.ca/index_editorial.html">&eacute;ditorial&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </A> </SMALL> </TD> </TR> <TR> <TD BGCOLOR="#DDC100" WIDTH=10> <IMG HEIGHT=1 SRC="images/dot_clear.gif" WIDTH=10> </TD> <TD WIDTH=90> <SMALL> <A HREF="http://www.horschamp.qc.ca/index_emulsion.html">&eacute;mulsion&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </A> </SMALL> </TD> </TR> <TR> <TD BGCOLOR="#006A00" WIDTH=10> <IMG HEIGHT=1 SRC="images/dot_clear.gif" WIDTH=10> </TD> <TD WIDTH=90> <SMALL> <A HREF="http://www.horschamp.qc.ca/index_chronique.html">chronique&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </A> </SMALL> </TD> </TR> <TR> <TD BGCOLOR="#FF8040" WIDTH=10> <IMG HEIGHT=1 SRC="images/dot_clear.gif" WIDTH=10> </TD> <TD WIDTH=90> <SMALL> <A HREF="http://www.horschamp.qc.ca/index_critique.html">critique&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </A> </SMALL> </TD> </TR> <TR> <TD BGCOLOR="#000080" WIDTH=10> <IMG HEIGHT=1 SRC="images/dot_clear.gif" WIDTH=10> </TD> <TD WIDTH=90> <SMALL> <A HREF="http://www.horschamp.qc.ca/generique.html">g&eacute;n&eacute;rique&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </A> </SMALL> </TD> </TR> <TR> <TD BGCOLOR="#B68130" WIDTH=10> <IMG HEIGHT=1 SRC="images/dot_clear.gif" WIDTH=10> </TD> <TD WIDTH=90> <SMALL> <A HREF="mailto:adminhc@horschamp.qc.ca">courrier&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </A> </SMALL> </TD> </TR> <TR> <TD WIDTH=10> <IMG HEIGHT=1 SRC="images/dot_clear.gif" WIDTH=10> </TD> <TD WIDTH=90>&nbsp;  </TD> </TR> <TR> <TD BGCOLOR="#808080" WIDTH=10> <IMG HEIGHT=1 SRC="images/dot_clear.gif" WIDTH=10> </TD> <TD WIDTH=90> <SMALL> <A HREF=abonnement.html>Abonnez-vous! 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Le film recule alors de trois si&egrave;cles et le r&eacute;cit commence... Rien de nouveau dans ce proc&eacute;d&eacute; narratif qui consiste &agrave; d&eacute;velopper quelque prologue au r&eacute;cit, question de bien ancrer le sempiternel &laquo;il &eacute;tait une fois&raquo; dans le contexte d'une narration orale, qui se r&eacute;clame - &ccedil;a fait partie du proc&eacute;d&eacute; - d'un r&eacute;el lointain. Pr&eacute;senter ainsi au spectateur une variante &laquo;qui ferait vrai&raquo; sur le compte de Cendrillon l'avertit surtout qu'il n'y trouvera point de Carrosses-Citrouilles et de marraines-f&eacute;es (bien qu'on y trouvera &agrave; leur place L&eacute;onard de Vinci, ce qui est d&eacute;j&agrave; pas mal), et qu'on tentera de respecter un tant soit peu le cadre historique - avec ses personnages-clefs - du conte.  </P> <P>Cependant, malgr&eacute; l'autorit&eacute; dont se r&eacute;clame Jeanne Moreau, force est de constater que sa m&eacute;moire &eacute;prouve de s&eacute;rieux rat&eacute;s. Comme les &eacute;v&eacute;nements relat&eacute;s co&iuml;ncident avec l'arriv&eacute;e de L&eacute;onard de Vinci &agrave; la cour de Fran&ccedil;ois 1er, on peut les situer en 1516 exactement. Or Danielle (Drew Barrimore, la vraie Cendrillon), qui a alors 18 ans, d&eacute;vore un livre qu'elle d&eacute;tient depuis 10 ans - dernier cadeau de feu son p&egrave;re - qui n'est nul autre qu'Utopia, de Thomas More, publi&eacute; dans les faits en 1516 &eacute;galement... Autre d&eacute;tail, qui ne fait qu'aggraver la situation, cette vraie Cendrillon semble, selon toutes apparences, tomber amoureuse du prince Henri (Dougray Scott), qui ne naquit qu'en 1519!!! Et je ne parle pas de ce pauvre L&eacute;onard de Vinci qui, sit&ocirc;t arriv&eacute; en France, se fait d&eacute;valiser par des gitans en voie de lui voler sa joconde, qu'il trimballe enroul&eacute;e dans un &eacute;tui cylindrique - alors que l'original f&ucirc;t peint sur du bois.  </P> <P>Naturellement, comme nous avons tout de m&ecirc;me affaire &agrave; un conte de f&eacute;es, &agrave; une &eacute;ni&egrave;me histoire de Princes Charmants, recenser de telles erreurs ne peut &ecirc;tre que mesquin. Pourquoi, en somme, faudrait-il se casser la t&ecirc;te &agrave; inventer de toutes pi&egrave;ces des all&eacute;gories alors que l'histoire regorge de noms illustres qui ne demandent qu'&agrave; &ecirc;tre vid&eacute;s de leur substance pour servir d'automates du grand Conte Hollywoodien? Et naturellement, ce qui compte dans ce spectacle, son objet premier, &agrave; part le fric, demeure l'autenticit&eacute; de l'&eacute;motion. Mais il reste que m&ecirc;me face aux plus sommaires notions d'histoires, assister &agrave; l'encha&icirc;nement de ces perles grosses comme le bras, le caract&egrave;re historiquement ch&acirc;ti&eacute; que r&eacute;v&egrave;le en l'occasion ce genre de bourdes, ne semble pas avoir de pr&eacute;c&eacute;dent nulle part ailleurs qu'au cin&eacute;ma, qui fait preuve alors d'une incomp&eacute;tence de politicien d&eacute;magogue. Comme si on pr&eacute;parait &agrave; l'intention d'une horde d'analphab&egrave;tes des publications &agrave; l'orthographe approximatif, question de ne pas trop les effaroucher avec les complications du langage... Ce dont il y aurait l&eacute;gitimement de quoi s'offusquer.  </P> <P>En tous les cas, &ecirc;tre sensible &agrave; ce genre d'erreurs, c'est forc&eacute;ment constater l'incroyable marge de licence que s'accorde le cin&eacute;ma hollywoodien quant aux contextes qu'il glane ici et l&agrave; dans les autres cultures. On constate alors que les productions du cin&eacute;ma d'&eacute;poque hollywoodien c&egrave;de de plus en plus grandes parts de ce qui lui reste de sou&ccedil;i du v&eacute;ridique aux approximations - le terme est faible - du vraisemblable.  </P> <P>Cette capacit&eacute; in&eacute;puisable &agrave; triturer le fil et le d&eacute;tail de l'histoire, pour les plier aux exigences sp&eacute;cifiques du conte - cette totale absence de g&ecirc;ne (y'a plus rien de sacr&eacute;) devant l'utilisation comme personnages fictifs de figures r&eacute;elles (L&eacute;onard de Vinci en sous Merlin scientifique), donc comme des apparences de plus, rel&egrave;ve-t-elle simplement de la na&iuml;vet&eacute;, ou participe-t-elle d'une entreprise de d&eacute;montage beaucoup plus sournoise?  </P> <P>Car  <B>Ever After </B>n'est pas le seul cas de cette esp&egrave;ce: il confirme un &eacute;tat de fait qui d&eacute;voile une pratique courante, un fait qui rel&egrave;ve de la majorit&eacute;, voire l'unanimit&eacute; de la production hollywoodienne. Lorsque  <B>The man in the Iron Mask </B>se termine en mentionnant que le r&egrave;gne de Louis XIV (incarn&eacute; par Leonardo di Caprio) f&ucirc;t un &laquo;r&egrave;gne de paix&raquo;, il commet une entorse majeure &agrave; l'histoire qui ne sert qu'&agrave; pr&eacute;server la logique de conte romanesque dont il rel&egrave;ve, et qui exige une note finale paisible (mais &agrave; quel prix?). Cela ne serait sans doute pas si grave si la sortie de ce genre de film n'&eacute;tait souvent accompagn&eacute;e de la publication d'ouvrages appuyant la v&eacute;racit&eacute; de leur propos...  </P> <P>C'est aussi le m&ecirc;me genre de mystification qui f&icirc;t saluer par une certaine frange de la critique le film  <B>Titanic </B>comme un bon compte-rendu des conflits de classe au d&eacute;but du si&egrave;cle, et cela malgr&eacute; la repr&eacute;sentation &eacute;minemment folklorique et arch&eacute;typale dont b&eacute;n&eacute;ficient les passagers prol&eacute;taires de l'infortun&eacute; bateau -comme une horde roturi&egrave;re baignant dans une atmosph&egrave;re de carnaval et de c&eacute;l&eacute;bration permanente, sans autrement faire mention, par exemple, des luttes syndicales qui faisaient rage &agrave; l'&eacute;poque.  </P> <P>Ainsi en gommant la r&eacute;alit&eacute; de l'&eacute;poque de tout ce qui ne pourrait pas se conformer &agrave; leur logique de conte &eacute;difiant, l'in&eacute;vitable happy-end par lequel se r&eacute;soudent leurs intrigues - pourtant situ&eacute;es la plupart du temps &agrave; une &eacute;poque historiquement transitoire, &agrave; l'image du Titanic coulant avec les id&eacute;aux d'une technologie toute-puissante qui est pourtant plus pr&eacute;gnante que jamais aujourd'hui - ces films s'empressent de refermer la br&egrave;che des questions qu'ils ont &eacute;vit&eacute;s comme s'il n'y avait plus rien &agrave; en dire, et qu'il n'&eacute;tait pas n&eacute;cessaire au spectateur de les approfondir de lui-m&ecirc;me. Car on sait bien qu'apr&egrave;s les happy-end, il ne se passe plus rien.  </P> <P>Cependant la r&eacute;duction des faits historiques au statut de livres d'images vides accompagne un ajustement du propos vers un discours qui, ne nous y trompons pas, occuppe une fonction bien pr&eacute;cise. La logique du conte, et le patron qu'il calque &agrave; partir du sc&eacute;nario-type de l'amour courtois (soit de la rencontre entre deux personnages situ&eacute;s &agrave; des niveaux oppos&eacute;s de l'&eacute;chelle sociale), &eacute;tant tout juste assez modernis&eacute;s pour se plier &agrave; la d&eacute;fense d'un certain individualisme &eacute;picurien majoritairement pr&ocirc;n&eacute; par le discours publicitaire. On ne s'&eacute;tonnera pas que &ccedil;a soit d'abord au h&eacute;ros roturier de cette alliance ill&eacute;gitime que ces valeurs reviennent: ainsi la philosophie de Leonardo di Caprio, dans  <B>Titanic </B>, consiste-t-elle &agrave; &laquo;faire en sorte que chaque jour compte&raquo;, tout comme le Henri d' <B>Ever After </B>, ennuy&eacute; par les artifices de la royaut&eacute; qui se veut son h&eacute;ritage, d&eacute;couvre chez la souillon Drew Barrymore une &laquo;intensit&eacute; de vivre rencontr&eacute;e chez personne d'autre&raquo;. Ainsi le repr&eacute;sentant des valeurs individualistes contemporaines s'impose-t-il en h&eacute;ros moderne, comme celui qui a su dire non au carcan de l'avenir et de l'h&eacute;ritage que sa classe lui l&egrave;gue. Cette figure du h&eacute;ros individualiste voyage, de  <B>Titanic </B>&agrave;  <B>Ever After </B>, &agrave; travers tous les &acirc;ges de l'histoire, comme une figure permanente, universelle et d&eacute;shistoricisante. En cons&eacute;quence, l'histoire est neutralis&eacute;e au point de ne plus exister: son paysage n'est plus hant&eacute; que par des st&eacute;r&eacute;otypes modernes: et toutes les luttes de l'histoire se r&eacute;duisent au devenir de quelques &eacute;ternels combattants de la cause de cet individualisme digne d'une pub de coca-cola.  </P> <P>Dans ce domaine, il n'y a pas de doute que la m&eacute;moire trou&eacute;e de Jeanne Moreau ressemble &agrave; celle du cin&eacute;ma hollywoodien: parsem&eacute;e de trous gigantesques qu'il faudrait contourner au nom de la sacro-sainte et &eacute;ternelle authenticit&eacute; du sentiment, &eacute;prouv&eacute; ici et maintenant, par le spectateur. Et, comme on sait, ces films cherchent bien &agrave; souligner qu'ils s'attardent &agrave; des &eacute;poques barbares qui font bien d'&ecirc;tre r&eacute;volues: aujourd'hui chacun est libre de faire en sorte que &laquo;chaque jour compte&raquo;, en un monde d&eacute;lest&eacute; de son esprit de caste. Vraiment???  </P> <P>Je me dois d'avouer que ce sont ces travers qui m'incitent &agrave; consommer r&eacute;guli&egrave;rement ce genre de cin&eacute;ma, malgr&eacute; la haine que je lui voue. Les travers du cin&eacute;ma d'&eacute;poque, n&eacute;o-classique hollywoodien, m'appara&icirc;ssent comme particuli&egrave;rement dommageables au sens o&ugrave;, contrairement par exemple au cin&eacute;ma fantastique (dont l'&eacute;cart avec le r&eacute;el est manifeste d'embl&eacute;e), les constructions fantasmatiques de ce cin&eacute;ma continuent de pr&eacute;tendre &agrave; une certaine v&eacute;racit&eacute; dans leurs r&eacute;f&eacute;rences. Milan Kundera avait bien raison lorsqu'il pr&eacute;voyait qu'&laquo;avant de tomber dans l'oubli, nous serons chang&eacute;s en kitsch&raquo;: le cin&eacute;ma d'&eacute;poque hollywoodien ne pourrait pas en offrir de preuve plus vivante.  </P> </TD> </TR> </TABLE> <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=200> <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=350> <SMALL> <A HREF="http://www.horschamp.qc.ca/index_editorial.html">&nbsp; <B>&eacute; </B>ditorial&nbsp; </A> </SMALL>|  <SMALL> <A HREF="http://www.horschamp.qc.ca/index_emulsion.html">&nbsp; <B>&eacute; </B>mulsion&nbsp; </A> </SMALL>|  <SMALL> <A HREF="http://www.horschamp.qc.ca/index_chronique.html">&nbsp; <B>c </B>hronique&nbsp; </A> </SMALL>|  <SMALL> <A HREF="http://www.horschamp.qc.ca/index_critique.html">&nbsp; <B>c </B>ritique&nbsp; </A> </SMALL>|  <SMALL> <A HREF="http://www.horschamp.qc.ca/generique.html">&nbsp; <B>g </B>&eacute;n&eacute;rique&nbsp; </A> </SMALL>|  <SMALL> <A HREF="mailto:adminhc@horschamp.qc.ca/">&nbsp; <B>c </B>ourrier&nbsp; </A> </SMALL>|  <SMALL> <A HREF=abonnement.html>&nbsp; <B>a </B>bonnez-vous!&nbsp;  </A> </SMALL>|  <SMALL> <A HREF=sommaire.html>&nbsp; <B>s </B>ommaire&nbsp; </A> </SMALL>|  <SMALL> <A HREF="/offscreen/sommaire.html">&nbsp; <B>r </B>ead Offscreen&nbsp; </A> </SMALL>|  <HR SIZE=10 ALIGN=LEFT WIDTH=690> </BODY> </HTML> 
