<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="Author" content="Pierre Oudart">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.75 [fr] (Win98; U) [Netscape]">    <title>Demain 2000 - chapitre 7 du conte -</title> </head> <body text="#FFFFFF" bgcolor="#000066" link="#FFFF00" vlink="#8080FF" alink="#FF00FF"> &nbsp; <center><table CELLSPACING=10 CELLPADDING=10 COLS=1 WIDTH="80%" BGCOLOR="#34517C" > <tr> <td><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=+2>7. Une rencontre importante</font></font></b> <p><font size=+1>Le commissaire Curieux se dirigeait maintenant &agrave; vive allure vers le ch&acirc;teau des cinq tours.&nbsp; Quelle ne fut pas sa surprise, sa stupeur, son &eacute;tonnement extr&ecirc;me, quand arriv&eacute; pr&egrave;s de la rivi&egrave;re, il vit que le pont &eacute;tait coup&eacute;. Bien &eacute;videmment, il n'avait pas dh&eacute;licopt&egrave;re. Le Roi Nicolas avait refus&eacute; den acheter un pour la police royale. Le commissaire chercha alors un t&eacute;l&eacute;phone, mais malheureusement, il n'y en avait pas, ou plut&ocirc;t, il y en avait bien un, abandonn&eacute;, avec un fil plus long que tous les colliers de la Reine, mais il &eacute;tait de l'autre c&ocirc;t&eacute; de la rivi&egrave;re. Comment aurait-il pu l'atteindre ? Il pensa qu'il navait plus qu'&agrave; faire demi tour.</font> <p><font size=+1>Et cest ce qu'il allait faire quand il entendit derri&egrave;re lui un dr&ocirc;le de bruit, un bruit aigu et r&eacute;p&eacute;titif comme une vieille porte qui n'en finirait pas de grincer et de ronchonner.&nbsp; Le bruit dabord faible et lointain semblait augmenter et se rapprocher d'instant en instant.</font> <p><font size=+1>Soudain, au d&eacute;tour du chemin, le commissaire vit appara&icirc;tre une bien bizarre machine, un carrosse, mais un carrosse d'un mod&egrave;le tr&egrave;s particulier, une grosse, tr&egrave;s grosse citrouille avec quatre vilaines roues de bois, le tout tir&eacute; par deux &eacute;normes rats roses.&nbsp; Sur la citrouille, il y avait une femme avec de longs cheveux blonds, une tr&egrave;s jolie robe et une grande baguette dor&eacute;e.</font> <p><img SRC="chap_7.JPG" ALT="Franoise CLoarec - tous droits rservs - francoise.cloarec@wanadoo.fr" HSPACE=10 VSPACE=10 height=473 width=399 align=LEFT><font size=+1>Le commissaire Curieux se gratta la t&ecirc;te.&nbsp; Une citrouille-carrosse, un carrosse-citrouille, c'&eacute;tait bizarre mois il avait d&eacute;j&agrave; vu &ccedil;a quelque part.</font> <p><font size=+1>En fait il n'en avait jamais vu mais, comme &agrave; peu pr&egrave;s tout le monde, il en avait d&eacute;j&agrave; entendu parler... Apr&egrave;s toutes ces ann&eacute;es, toutes ces histoires, c&eacute;tait encore la vieille Cendrillon qui se promenait dans son vieux carrosse grin&ccedil;ant, dans sa vieille citrouille pourrie, et tant pis si ce n'est pas joli de dire vieille citrouille pourrie dans une histoire.</font> <p><font size=+1>Le commissaire Curieux, toujours bien inform&eacute;, connaissait un peu l'histoire de Cendrillon. Oh, pas l'histoire que tout le monde conna&icirc;t et que tout le monde raconte, la suite de cette histoire !</font> <p><font size=+1>Apr&egrave;s son mariage avec le Prince Charmant, Cendrillon en avait eu tr&egrave;s vite assez de ce Prince de mari l&agrave; qui continuait en effet, derri&egrave;re son dos, &agrave; aller foire essayer des chaussures &agrave; toutes les jolies filles de la r&eacute;gion. De nouveau Cendrillon s'ennuyait, pleurait le soir quand elle &eacute;tait seule, et retournait dormir d&egrave;s quelle le pouvait dons les cendres de la chemin&eacute;e somptueuse de sa chambre princi&egrave;re.</font> <p><font size=+1>Comprenant qu'elle &eacute;tait en train de mal tourner, elle appela sa marraine et lui demanda un carrosse, un carrosse-citrouille, comme au bon vieux temps, pour aller se promener. C'&eacute;tait tellement plus amusant qu'un Prince Charmant qui n&eacute;tait jamais l&agrave; ! Sa marraine avait accept&eacute;.</font> <p><font size=+1>Quelques ann&eacute;es plus tard, sa marraine, qui, on s'en souvient, &eacute;tait une f&eacute;e tr&egrave;s c&eacute;l&egrave;bre, appela Cendrillon pour lui dire qu'elle en avait assez de faire la f&eacute;e. Changer ceci en cela et cela en ceci et recommencer, ceci en ceci et cela en cela lui donnait le tournis. Elle proposa que Cendrillon prenne sa place, si elle le souhaitait.</font> <p><font size=+1>Comme le m&eacute;tier ne marchait pas mal et qu'il &eacute;tait assez int&eacute;ressant, Cendrillon avait accept&eacute;.&nbsp; Elle avait pens&eacute; aussi &agrave; ouvrir un magasin de chaussures, mais &ccedil;a navait rien &agrave; voir.</font> <p><font size=+1>Cendrillon &eacute;tait donc devenue la f&eacute;e Cendrillon, la f&eacute;e Cendrillon au carrosse citrouille pourrie,</font> <br><font size=+1>Une seule chose &eacute;tonnait le commissaire. Cendrillon, malgr&eacute; son &acirc;ge avait toujours de longs cheveux blonds.&nbsp; La f&eacute;e, qui devinait tout, magie oblige, lui dit : &laquo; Commissaire, que vous me semblez vieux jeu.&nbsp; Est-ce parce que l'on est une f&eacute;e que l'on ne doit pas aller chez le coiffeur et que l'on ne doit pas se faire teindre les cheveux ? D'ailleurs mes rats roses aussi sont teints. Les gens ont si peur des rats, comme &ccedil;a c'est plus gai, plus rassurant, plus joli, Vous ne trouvez pas, Commissaire ? &raquo;</font></td> </tr>  <tr> <td>La <a href="chapitre_huit_du_conte.htm">suite</a> du conte <br>L'<a href="index.html">index</a> du conte</td> </tr> </table></center>  </body> </html> 
