<HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=ISO-8859-1"> <TITLE>Untitled</TITLE>  <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Internet Assistant for Microsoft Word 2.03z"> </HEAD> <BODY> <P> <CENTER><B><FONT SIZE=7 COLOR=#000000 FACE="Arial">CHARLES PERRAULT <BR> </FONT></B></CENTER> <P> <CENTER><I><B><FONT SIZE=7 COLOR=#000000 FACE="Arial">CENDRILLON <BR> <BR> <BR> <BR> <BR> </FONT></B></I></CENTER> <P> <CENTER><I><FONT SIZE=6 COLOR=#000000 FACE="Arial">Biblio. -SLZ-Weimar - (c) Fabien OLIVRY<BR> <BR> <BR> <BR> <BR> </FONT></I></CENTER> <P> <CENTER><FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">CENDRILLON OU LA PETITE PANTOUFLE DE VERRE<BR> </FONT></CENTER> <P> <CENTER><FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">CONTE<BR> </FONT></CENTER> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Il &eacute;tait une fois un Gentilhomme qui &eacute;pousa en secondes noces une femme, la plus hautaine et la plus fi&egrave;re qu'on e&ucirc;t jamais vue. Elle avait deux filles de son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le Mari avait de son c&ocirc;t&eacute; une jeune fille, mais d'une douceur et d'une bont&eacute; sans exemple ; elle tenait cela de sa M&egrave;re, qui &eacute;tait la meilleure personne du monde. Les noces ne furent pas plus t&ocirc;t faites, que la Belle-m&egrave;re fit &eacute;clater sa mauvaise humeur; elle ne put souffrir les bonnes qualit&eacute;s de cette jeune enfant, qui rendaient ses filles encore plus ha&iuml;ssables. Elle la chargea des plus viles occupations de la Maison: c'&eacute;tait elle qui nettoyait la vaisselle et les mont&eacute;es, qui frottait la chambre de Madame, et celles de Mesdemoiselles ses filles ; elle couchait tout au haut de la maison, dans un grenier, sur une m&eacute;chante paillasse, pendant que ses soeurs &eacute;taient dans des chambres parquet&eacute;es, o&ugrave; elles avaient des lits des plus &agrave; la mode, et des miroirs o&ugrave; elles se voyaient depuis les pieds jusqu'&agrave; la t&ecirc;te. La pauvre rifle souffrait tout avec patience, et n'osait s'en plaindre &agrave; son p&egrave;re qui l'aurait grond&eacute;e, parce que sa femme le gouvernait enti&egrave;rement.</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Lorsqu'elle avait fait son ouvrage, elle s'allait mettre au coin de la chemin&eacute;e, et s'asseoir dans les cendres, ce qui faisait qu'on l'appelait commun&eacute;ment dans le logis Culcendron. La cadette, qui n'&eacute;tait pas si malhonn&ecirc;te que son a&icirc;n&eacute;e, l'appelait Cendrillon; cependant Cendrillon, avec ses m&eacute;chants habits, ne laissait pas d'&ecirc;tre cent fois plus belle que ses soeurs, quoique v&ecirc;tues tr&egrave;s magnifiquement.</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Il arriva que le Fils du Roi donna un bal, et qu'il en pria toutes les personnes de qualit&eacute; : nos deux Demoiselles en furent aussi pri&eacute;es, car elles faisaient grande figure dans le Pays. Les voil&agrave; bien aises et bien occup&eacute;es &agrave; choisir les habits et les coiffures qui leur si&eacute;raient le mieux ; nouvelle peine pour Cendrillon, car c'&eacute;tait elle qui repassait le linge de ses soeurs et qui godronnait leurs manchettes. On ne parlait que de la mani&egrave;re dont on s'habillerait. Moi, dit l'a&icirc;n&eacute;e, je mettrai mon habit de velours rouge et ma garniture d'Angleterre. Moi, dit la cadette, je n'aurai que ma jupe ordinaire; mais en r&eacute;compense, je mettrai mon manteau &agrave; fleurs d'or et ma barri&egrave;re de diamants, qui n'est pas des plus indiff&eacute;rentes.</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">On envoya qu&eacute;rir la bonne coiffeuse, pour dresser les cornettes &agrave; deux rangs, et on fit acheter des mouches de la bonne Faiseuse : elles appel&egrave;rent Cendrillon pour lui demander son avis, car elle avait le go&ucirc;t bon. Cendrillon les conseilla le mieux du monde, et s'offrit m&ecirc;me &agrave; les coiffer ; ce qu'elles voulurent bien. En les coiffant, elles lui disaient: Cendrillon, serais-tu bien aise d'aller au Bal ? H&eacute;las, Mesdemoiselles, vous vous moquez de moi, ce n'est pas l&agrave; ce qu'il me faut. Tu as raison, on rirait bien si on voyait un Culcendron aller au Bal. Une autre que Cendrillon les aurait coiff&eacute;es de travers ; mais elle &eacute;tait bonne, et elle les coiffa parfaitement bien. Elles furent transport&eacute;es de joie. On rompit plus de douze lacets &agrave; force de les serrer pour leur rendre la taille plus menue, et elles &eacute;taient toujours devant leur miroir. Enfin l'heureux jour arriva, on partit, et Cendrillon les suivit des yeux le plus longtemps qu'elle put ; lorsqu'elle ne les vit plus, elle se mit &agrave; pleurer. Sa Marraine qui la vit toute en pleurs, lui demanda ce qu'elle avait. Je voudrais bien... je voudrais bien... Elle pleurait si fort qu'elle ne put achever. Sa Marraine, qui &eacute;tait F&eacute;e, lui dit : Tu voudrais bien aller au Bal, n'est-ce pas ? H&eacute;las oui, dit Cendrillon en soupirant. H&eacute; bien, seras-tu bonne fille ? dit sa Marraine, je t'y ferai aller. Elle la mena dans sa chambre, et lui dit :</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Va dans le jardin et apporte-moi une citrouille. Cendrillon alla aussit&ocirc;t cueillir la plus belle qu'elle put trouver, et la porta &agrave; sa Marraine, ne pouvant deviner comment cette citrouille la pourrait faire aller au Bal. Sa Marraine la creusa, et n'ayant laiss&eacute; que l'&eacute;corce, la frappa de sa baguette, et la citrouille fut aussit&ocirc;t chang&eacute;e en un beau carrosse tout dor&eacute;. Ensuite elle alla regarder dans sa sourici&egrave;re, o&ugrave; elle trouva six souris toutes envie; elle dit &agrave; Cendrillon de lever un peu la trappe de la sourici&egrave;re, et &agrave; chaque souris qui sortait, elle lui donnait un coup de baguette, et la souris &eacute;tait aussit&ocirc;t chang&eacute;e en un beau cheval ; ce qui fit un bel attelage de six chevaux, d'un beau gris de souris pommel&eacute;. Comme elle &eacute;tait en peine de quoi elle ferait un Cocher : Je vais voir, dit Cendrillon, s'il n'y a point quelque rat dans la rati&egrave;re, nous en ferons un Cocher. Tu as raison, dit sa Marraine, va voir. Cendrillon lui apporta la rati&egrave;re, o&ugrave; il y avait trois gros rats. La F&eacute;e en prit un d'entre les trois, &agrave; cause de sa ma&icirc;tresse barbe, et l'ayant touch&eacute;, il fut chang&eacute; en un gros Cocher, qui avait une des plus belles moustaches qu'on ait jamais vues. Ensuite elle lui dit : Va dans le jardin, tu y trouveras six l&eacute;zards derri&egrave;re l'arrosoir, apporte les-moi. Elle ne les eut pas plus t&ocirc;t apport&eacute;s que la Marraine les changea en six Laquais, qui mont&egrave;rent aussit&ocirc;t derri&egrave;re le carrosse avec leurs habits chamarr&eacute;s, et qui s'y tenaient attach&eacute;s, comme s'ils n'eussent fait autre chose toute leur vie. La F&eacute;e dit alors &agrave; Cendrillon : H&eacute; bien, voil&agrave; de quoi aller au Bal, n'es-tu pas bien aise ?</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Oui, mais est-ce que j'irai comme cela avec mes vilains habits? Sa Marraine ne fit que la toucher avec sa baguette, et en m&ecirc;me temps ses habits furent chang&eacute;s en des habits de drap d'or et d'argent tout chamarr&eacute;s de pierreries ; elle lui donna ensuite une paire de pantoufles de verre, les plus jolies du monde. Quand elle fut ainsi par&eacute;e, elle monta en carrosse; mais sa Marraine lui recommanda sur toutes choses de ne pas passer minuit, l'avertissant que si elle demeurait au Bal un moment davantage, son carrosse redeviendrait citrouille, ses chevaux des souris, ses laquais des l&eacute;zards, et que ses vieux habits reprendraient leur premi&egrave;re forme. Elle promit &agrave; sa Marraine qu'elle ne manquerait pas de sortir du Bal avant minuit. Elle part, ne se sentant pas de joie. Le Fils du Roi, qu'on alla avertir qu'il venait d'arriver une grande Princesse qu'on ne connaissait point, courut la recevoir ; il lui donna la main &agrave; la descente du carrosse, et la mena dans la salle o&ugrave; &eacute;tait la compagnie. Il se fit alors un grand silence; on cessa de danser et les violons ne jou&egrave;rent plus, tant on &eacute;tait attentif &agrave; contempler les grandes beaut&eacute;s de cette inconnue. On n'entendait qu'un bruit confus: Ah, qu'elle est belle ! Le Roi m&ecirc;me, tout vieux qu'il &eacute;tait, ne laissait pas de la regarder et de dire tout bas &agrave; la Reine qu'il y avait longtemps qu'il n'avait vu une si belle et si aimable personne. Toutes les Dames &eacute;taient attentives &agrave; consid&eacute;rer sa coiffure et ses habits, pour en avoir d&egrave;s le lendemain de semblables, pourvu qu'il se trouv&acirc;t des &eacute;toffes assez belles, et des ouvriers assez habiles. Le Fils du Roi la mit &agrave; la place la plus honorable, et ensuite la prit pour la mener danser. Elle dansa avec tant de gr&acirc;ce, qu'on l'admira encore davantage. On apporta une fort belle collation, dont le jeune Prince ne mangea point, tant il &eacute;tait occup&eacute; &agrave; la consid&eacute;rer. Elle alla s'asseoir aupr&egrave;s de ses soeurs, et leur fit mille honn&ecirc;tet&eacute;s : elle leur fit part des oranges et des citrons que le Prince lui avait donn&eacute;s, ce qui les &eacute;tonna fort, car elles ne la connaissaient point. Lorsqu'elles causaient ainsi, Cendrillon entendit sonner onze heures trois quarts : elle fit aussit&ocirc;t une grande r&eacute;v&eacute;rence &agrave; la compagnie, et s'en alla le plus vite qu'elle put. D&egrave;s qu'elle fut arriv&eacute;e, elle alla trouver sa Marraine, et apr&egrave;s l'avoir remerci&eacute;e, elle lui dit qu'elle souhaiterait bien aller encore le lendemain au Bal, parce que le Fils du Roi l'en avait pri&eacute;e. Comme elle &eacute;tait occup&eacute;e &agrave; raconter &agrave; sa Marraine tout ce qui s'&eacute;tait pass&eacute; au Bal, les deux soeurs heurt&egrave;rent &agrave; la porte ; Cendrillon leur alla ouvrir. Que vous &ecirc;tes longtemps &agrave; revenir ! leur dit-elle en b&acirc;illant, et se frottant les yeux, et en s'&eacute;tendant comme si elle n'e&ucirc;t fait que de se r&eacute;veiller; elle n'avait cependant pas eu envie de dormir depuis qu'elles s'&eacute;taient quitt&eacute;es. Si tu &eacute;tais venue au Bal, lui dit une de ses soeurs, tu ne t'y serais pas ennuy&eacute;e : il y est venu la plus belle Princesse, la plus belle qu'on puisse jamais voir, elle nous a fait mille civilit&eacute;s, elle nous a donn&eacute; des oranges et des citrons. Cendrillon ne se sentait pas de joie: elle leur demanda le nom de cette Princesse ; mais elles lui r&eacute;pondirent qu'on ne la connaissait pas, que le Fils du Roi en &eacute;tait fort en peine, et qu'il donnerait toutes choses au monde pour savoir qui elle &eacute;tait. Cendrillon sourit et leur dit : Elle &eacute;tait donc bien belle ? Mon Dieu, que vous &ecirc;tes heureuses, ne pourrais-je point la voir ? H&eacute;las ! Mademoiselle Javotte, pr&ecirc;tez-moi votre habit jaune que vous mettez tous les jours. Vraiment, dit Mademoiselle Javotte, je suis de cet avis, pr&ecirc;tez votre habit &agrave; un vilain Culcendron comme cela: il faudrait que je fusse bien folle. Cendrillon s'attendait bien &agrave; ce refus, et elle en fut bien aise, car elle aurait &eacute;t&eacute; grandement embarrass&eacute;e si sa soeur e&ucirc;t bien voulu lui pr&ecirc;ter son habit. Le lendemain les deux soeurs furent au Bal, et Cendrillon aussi, mais encore plus par&eacute;e que la premi&egrave;re fois. Le Fils du Roi fut toujours aupr&egrave;s d'elle, et ne cessa de lui conter des douceurs ; la jeune Demoiselle ne s'ennuyait point, et oublia ce que sa Marraine lui avait recommand&eacute;, de sorte qu'elle entendit sonner le premier coup de minuit, lorsqu'elle ne croyait pas qu'il f&ucirc;t encore onze heures :</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">elle se leva et s'enfuit aussi l&eacute;g&egrave;rement qu'aurait fait une biche : le Prince la suivit, mais il ne put l'attraper ; elle laissa tomber une de ses pantoufles de verre, que le Prince ramassa bien soigneusement. Cendrillon arriva chez elle bien essouffl&eacute;e, sans carrosse, sans laquais, et avec ses m&eacute;chants habits, rien ne lui &eacute;tant rest&eacute; de toute sa magnificence qu'une de ses petites pantoufles, la pareille de celle qu'elle avait laiss&eacute;e tomber. On demanda aux Gardes de la porte du Palais s'ils n'avaient point vu sortir une Princesse ; ils dirent qu'ils n'avaient vu sortir personne, qu'une jeune fille fort mal v&ecirc;tue, et qui avait plus l'air d'une Paysanne que d'une Demoiselle. Quand ses deux soeurs revinrent du Bal, Cendrillon leur demanda si elles s'&eacute;taient encore bien diverties, et si la belle Dame y avait &eacute;t&eacute; ; elles lui dirent que oui, mais qu'elle s'&eacute;tait enfuie lorsque minuit avait sonn&eacute;, et si promptement qu'elle avait laiss&eacute; tomber une de ses petites pantoufles de verre, la plus jolie du monde ; que le Fils du Roi l'avait ramass&eacute;e, et qu'il n'avait fait que la regarder pendant tout le reste du Bal, et qu'assur&eacute;ment il &eacute;tait fort amoureux de la belle personne &agrave; qui appartenait la petite pantoufle. Elles dirent vrai, car peu de jours apr&egrave;s, le Fils du Roi fit publier &agrave; son de trompe qu'il &eacute;pouserait celle dont le pied serait bien juste &agrave; la pantoufle. On commen&ccedil;a &agrave; l'essayer aux Princesses, ensuite aux Duchesses, et &agrave; toute la Cour, mais inutilement. On l'apporta chez les deux soeurs, qui firent tout leur possible pour faire entrer leur pied dans la pantoufle, mais elles ne purent en venir &agrave; bout. Cendrillon qui les regardait, et qui reconnut sa pantoufle, dit en riant : Que je voie si elle ne me serait pas bonne, ses soeurs se mirent &agrave; rire et &agrave; se moquer d'elle. Le Gentilhomme qui faisait l'essai de la pantoufle, ayant regard&eacute; attentivement Cendrillon, et la trouvant fort belle, dit que cela &eacute;tait juste, et qu'il avait ordre de l'essayer &agrave; toutes les filles. Il fit asseoir Cendrillon, et approchant la pantoufle de son petit pied, il vit qu'elle y entrait sans peine, et qu'elle y &eacute;tait juste comme de cire. L'&eacute;tonnement des deux soeurs fut grand, mais plus grand encore quand Cendrillon tira de sa poche l'autre petite pantoufle qu'elle mit &agrave; son pied. L&agrave;-dessus arriva la Marraine, qui ayant donn&eacute; un coup de sa baguette sur les habits de Cendrillon, les fit devenir encore plus magnifiques que tous les autres.</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Alors ses deux soeurs la reconnurent pour la belle personne qu'elles avaient vue au Bal. Elles se jet&egrave;rent &agrave; ses pieds pour lui demander pardon de tous les mauvais traitements qu'elles lui avaient fait souffrir. Cendrillon les releva, et leur dit, en les embrassant, qu'elle leur pardonnait de bon coeur, et qu'elle les priait de l'aimer bien toujours. On la mena chez le jeune Prince, par&eacute;e comme elle l'&eacute;tait : il la trouva encore plus belle que jamais, et peu de jours apr&egrave;s, il l'&eacute;pousa. Cendrillon qui &eacute;tait aussi bonne que belle, fit loger ses deux soeurs au Palais, et les maria d&egrave;s le jour m&ecirc;me &agrave; deux grands Seigneurs de la Cour. <BR> </FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">MORALIT&Eacute;</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">La beaut&eacute; pour le sexe est un rare tr&eacute;sor </FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">De l'admirer jamais on ne se lasse ; </FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Mais ce qu'on nomme bonne gr&acirc;ce </FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Est sans prix, et vaut mieux encor</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">C'est ce qu'&agrave; Cendrillon fit savoir sa Marraine, </FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">En la dressant, en linstruisant, </FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Tant et si bien qu'elle en fit une Reine.</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">(Car ainsi sur ce Conte on va moralisant. )</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Belles, ce don vaut mieux que d'&ecirc;tre bien coiff&eacute;es, </FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Pour engager un coeur pour en venir &agrave; bout, </FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">La bonne gr&acirc;ce est le vrai don des F&eacute;es ; </FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">Sans elle on ne peut rien, avec elle, on peut tout.<BR> </FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">AUTRE MORALIT&Eacute;</FONT> <P> <FONT COLOR=#000000 FACE="Arial">c'est sans doute un grand avantage, D'avoir de l'esprit, du courage, De la naissance, du bon sens, Et d'autres semblables talents, Qu'on re&ccedil;oit du ciel en partage ; Mais vous aurez beau les avoir. Pour votre avancement ce seront choses vaines, Si vous n'avez, pour les faire valoir. Ou des parrains ou des marraines.<BR> </FONT> </BODY> </HTML> 
