<html>  <head> <title>[Cendrillon]</title> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 3.0"> <style> A:link, A:visited { text-decoration: none; color: #00C100;} A:hover { text-decoration: none; font-weight: none; color : #FFBA75} BODY { SCROLLBAR-FACE-COLOR: #000000; SCROLLBAR-HIGHLIGHT-COLOR: #00C100; SCROLLBAR-SHADOW-COLOR: #00C100; SCROLLBAR-3DLIGHT-COLOR: #00C100; SCROLLBAR-ARROW-COLOR: #00C100; SCROLLBAR-TRACK-COLOR: #000000; SCROLLBAR-DARKSHADOW-COLOR: #555555 } </style>   <meta name="Microsoft Theme" content="none"><meta name="Microsoft Border" content="b"></head>  <body bgcolor="#000000" text="#FFFFFF" link="#00C100" vlink="#00C100" alink="#FFBA75"><!--msnavigation--><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"><tr><!--msnavigation--><td valign="top"> <div align="center"><center>  <table border="1" cellpadding="3" cellspacing="0" width="500" bordercolor="#2E2E2E">   <tr>     <td><p align="right"><strong><font face="Verdana" size="2"><a href="../../../../a_z.htm">AZ</a>     &nbsp;<a href="../../auteurs/parauteurs.htm">par auteur</a>&nbsp; <a href="../../../../mythes.htm">Textes</a> <a href="../../auteurs/grimm.htm">Grimm</a> </font></strong></td>   </tr> </table> </center></div><font FACE="Flat Brush" SIZE="6">  <p align="center"></font><strong><font face="Verdana" size="2">Cendrillon</font></strong><font SIZE="2"></p> </font><div align="center"><center>  <table border="1" cellpadding="3" cellspacing="0" width="500" bordercolor="#C0C0C0" bgcolor="#2E2E2E">   <tr>     <td><font face="Verdana" size="2">Sentant sa fin venir, la femme d'un homme trs riche     appela sa fille unique auprs de son lit et lui tint ce langage :<p>- Chre enfant,     reste pieuse et bonne. Dieu te sera toujours secourable, et moi, du haut du ciel, je     veillerai sur toi. <br>     Sur quoi, elle ferma les yeux et mourut. La petite fille, chaque jour, se rendit sur sa     tombe et resta pieuse et bonne. Lorsque vint l'hiver, la neige recouvrit la tombe d'un     blanc manteau que le soleil fit fondre au printemps. Alors, le pre se choisit une     nouvelle femme. </p>     <p>Cette femme avait amen avec elle deux filles, belles et  la peau bien blanche, mais     dont le coeur tait laid et noir. Une triste priode commena pour la pauvre petite. </p>     <p>- Cette oie stupide doit-elle habiter dans la mme chambre que nous ? demandaient les     deux filles. <br>     - Qui veut manger doit travailler.  la cuisine avec la servante !</p>     <p>Elles lui arrachrent ses beaux habits, lui jetrent un vieux sarrau gris et lui     donnrent des sabots de bois. </p>     <p>- Regardez, comme elle est propre, la fire princesse ! s'crirent-elles en riant. </p>     <p>Et elles la conduisirent dans la cuisine. Du matin au soir, elle dut s'y livrer aux     pires besognes, se lever avant le jour, porter des seaux d'eau, allumer le feu, faire la     cuisine, balayer. Par-dessus le march, les deux soeurs lui faisaient les pires misres,     crachaient sur elle, rpandaient les petits pois et les lentilles dans les cendres pour     qu'elle soit oblige de les trier  nouveau. Le soir, quand elle tait morte de     fatigue, elle n'avait mme pas un lit pour se reposer : elle devait se coucher dans la     cendre, prs du foyer. Et comme elle paraissait dsormais toujours poussireuse et     sale, on l'appela Cendrillon. </p>     <p>Un jour que le pre avait dcid de se rendre  la foire, il demanda  ses deux     belles-filles ce qu'il devrait leur en rapporter. </p>     <p>- De beaux vtements, dit l'une. <br>     - Des perles et des diamants, dit l'autre. <br>     - Et toi, Cendrillon, dit le pre, que veux-tu ? </p>     <p>- Cueillez pour moi, rpondit-elle, la premire petite branche qui heurtera votre     chapeau. </p>     <p>Le pre acheta donc pour ses belles-filles de beaux habits, des perles et des     diamants. Sur le chemin du retour, comme il chevauchait  travers un fourr, un brin de     noisetier l'effleura et fit tomber son chapeau. il coupa le rameau et l'emporta avec lui.     Lorsqu'il arriva  la maison, il donna aux deux soeurs ce qu'elles avaient demand.      Cendrillon, il remit le rameau de noisetier. Cendrillon le remercia, se rendit sur la     tombe de sa mre et y planta la petite branche. Elle pleurait si fort que le rameau fut     tout arros de larmes. Il poussa et devint un bel arbre. Cendrillon se rendait auprs de     lui trois fois par jour pour pleurer et prier. Et, chaque fois, un petit oiseau blanc se     posait sur l'arbre. Lorsqu'elle demandait quelque chose, du haut des branches, il lui     lanait ce qu'elle dsirait. <br>     Il arriva que le roi organisa une fte qui devait durer trois jours et  laquelle les     plus jolies filles du pays taient invites pour que son fils pt, parmi elles, trouver     une pouse. Lorsque les deux soeurs apprirent qu'elles pourraient s'y rendre, toutes     joyeuses, elles appelrent Cendrillon et lui dirent :</p>     <p>- Coiffe-nous, brosse nos souliers, attache nos ceintures. Nous allons  la fte au     chteau du roi. <br>     Cendrillon obit, pleura parce qu'elle aurait bien voulu aller danser aussi et en demanda     l'autorisation  sa martre. </p>     <p>- Toi, Cendrillon, toi pleine de poussire et de salet tu voudrais aller  la fte     ! Tu n'as ni vtements ni souliers et tu voudrais danser !</p>     <p>Finalement, pour rpondre  ses prires, elle lui dit : </p>     <p>- Tiens, j'ai vers une casserole de lentilles dans les cendres ; si tu russis      les trier en l'espace de deux heures, tu pourras y aller. </p>     <p>La jeune fille sortit par la porte de derrire et cria : <br>     - Douces colombes, gentilles tourterelles, oh ! vous, tous les oiseaux du ciel, venez et     aidez-moi  trier : </p>     <em><p>les bonnes dans mon petit pot <br>     les mauvaises dans votre jabot !</em></p>     <p>Voil qu'arrivent  la fentre de la cuisine deux pigeons blancs, et puis des     tourterelles ; finalement, tous les oiseaux du ciel, sifflant et volant, s'abattent dans     les cendres. Et les pigeons commencrent  picorer, pic, pic, et les autres aussi, pic,     pic, pic, mettant toutes les bonnes graines dans le petit pot. Une heure  peine tait     coule, tout tait fini et les oiseaux s'taient de nouveau envols. La jeune fille     apporta la casserole  la martre, tout heureuse, s'imaginant qu'elle pourrait aller      la fte. Mais la mchante femme dit : </p>     <p>- Non, Cendrillon, tu n'as pas d'habits et tu ne sais pas danser. On se moquerait de     toi. <br>     Comme Cendrillon pleurait, elle lui dit : </p>     <p>- Si tu parviens  trier deux casseroles de lentilles en une heure, tu pourras     venir. </p>     <p>Elle pensait : &quot; Elle n'y arrivera jamais. &quot; Aprs qu'elle eut jet deux     casseroles de lentilles dans les cendres, Cendrillon sortit de la cuisine par la porte     de derrire et appela : </p>     <p>- Douces colombes, gentilles tourterelles, Oh ! vous, tous les oiseaux du ciel, venez     et aidez-moi  trier :</p>     <em><p>les bonnes dans mon petit pot <br>     les mauvaises dans votre jabot !</em></p>     <p>Deux pigeons blancs arrivent  la fentre, suivis des tourterelles ; finalement tous     les oiseaux du ciel, sifflant et volant, s'abattent dans les cendres. Et les pigeons     commencrent  picorer, pic pic, pic, et les autres aussi ; pic, pic, pic, mettant     toutes les bonnes graines dans le petit pot. Avant qu'une demi-heure ne ft coule,     ils avaient dj fini et reprenaient leur vol. La jeune fille porta la casserole  sa     belle-mre, se rjouissant et croyant qu'elle pourrait aller  la fte. Mais la     martre dit : </p>     <p>- Ce que tu as fait ne te servira de rien ; tu ne viendras pas parce que tu n'as pas de     robe et que tu ne sais pas danser, tu nous ferais honte. </p>     <p>Elle lui tourna le dos et se hta de se prparer avec ses deux filles orgueilleuses. </p>     <p>Quand tout le monde eut quitt la maison, Cendrillon s'en alla sur la tombe de sa     mre, sous le noisetier, et dit : </p>     <p>- Cher petit arbre, secoue-toi, secoue-toi, jette de l'or et de l'argent sur moi.     L'oiseau lui lana une robe d'or et d'argent et des pantoufles tresses de soie et     d'argent. Elle revtit la robe en toute hte et se rendit au chteau. Ses soeurs et sa     belle-mre ne la reconnurent pas et s'imaginrent qu'il s'agissait d'une princesse     trangre, tant elle tait belle dans sa robe d'or. Elles ne pensaient pas du tout      Cendrillon et la croyaient assise dans la salet, cherchant des lentilles dans la cendre.     Le fils du roi vint  sa rencontre, la prit par la main et dansa avec elle. Il ne voulut     danser avec personne d'autre, de sorte qu'il ne lchait pas sa main. Quand quelqu'un     voulait l'inviter, il disait : </p>     <p>- C'est ma cavalire. </p>     <p>Elle dansa jusqu'au soir. Quand elle voulut se retirer, le prince dit :</p>     <p>- Je vais avec toi, je t'accompagne. </p>     <p>Il voulait savoir qui tait la jolie jeune fille. Elle se sauva et alla se cacher dans     le pigeonnier. Le prince attendit qu'arrivt le pre et lui dit que la jeune trangre     s'tait rfugie dans le pigeonnier. Le vieux se dit : &quot; Serait-ce Cendrillon ?     &quot; Il se fit apporter une hache et une pioche pour dmolir le pigeonnier, mais il n'y     trouva personne. <br>     Lorsqu'ils arrivrent  la maison, Cendrillon, vtue de ses habits sales, tait     couche dans la cuisine. Une misrable lampe  huile brlait sur la chemine ; car     Cendrillon avait vivement quitt le pigeonnier par-derrire et avait couru vers le     noisetier. Elle avait retir ses beaux habits, les avait dposs sur la tombe et     l'oiseau les avait repris ; puis, dans ses vieux vtements, elle tait alle se coucher     dans la cendre. <br>     Le lendemain, comme la fte recommenait, et que les parents et les deux filles taient     de nouveau partis, Cendrillon s'en fut sous le noisetier et dit : </p>     <p>- Cher petit arbre, secoue-toi, secoue-toi, jette de l'or et de l'argent sur moi. Alors     l'oiseau lui lana une robe encore bien plus belle que celle de la veille. Lorsqu'elle     arriva  la fte, chacun fut saisi d'admiration devant sa beaut. Le prince, qui     l'avait attendue, la prit par la main et ne dansa qu'avec elle. Quand d'autres venaient     pour l'inviter, il disait :</p>     <p>- C'est ma cavalire. </p>     <p>Quand le soir fut venu, elle voulut s'en aller. Le prince la suivit pour voir dans     quelle maison elle irait. Mais elle s'enfuit dans le jardin, derrire la maison. Il s'y     trouvait un grand arbre, magnifique, auquel pendaient des poires splendides. Elle grimpa     dans ses branches, agile comme un cureuil, et le fils du roi se demanda o elle tait     passe. Il attendit que vint le pre et lui dit : </p>     <p>- La jeune trangre m'a chapp et je crois qu'elle a grimp dans le poirier. </p>     <p>Le pre pensa : &quot; Serait-ce Cendrillon ? &quot;, il se fit apporter une hache et     abattit l'arbre mais il n'y avait personne dessus. Et lorsqu'ils arrivrent tous  la     maison, Cendrillon tait couche dans la cendre, comme d'habitude car elle avait saut     de l'autre ct de l'arbre, rendu ses beaux vtements  l'oiseau du noisetier et     revtu son sarrau gris. <br>     Le troisime jour, quand les parents et les deux filles furent partis, Cendrillon se     dirigea de nouveau vers la tombe de sa mre et dit au noisetier :</p>     <p>- Cher petit arbre, secoue-toi, secoue-toi, jette de l'or et de l'argent sur moi. Alors     l'oiseau lui lana une robe plus merveilleuse et plus brillante que les autres, et les     souliers taient d'or massif. Lorsque ainsi vtue elle arriva  la fte, tout le monde     resta muet d'admiration. Le fils du roi ne dansa qu'avec elle et quand quelqu'un voulait     l'inviter, il disait :</p>     <p>- C'est ma cavalire. </p>     <p>Quand le soir tomba, Cendrillon voulut s'en aller et le prince l'accompagner ; elle lui     chappa avec tant de rapidit qu'il ne put la suivre. Mais il avait prpar un pige     : il avait fait enduire l'escalier de poix. Lorsque la jeune fille s'y prcipita, sa     pantoufle gauche y resta colle. Le prince la ramassa : elle tait petite, mignonne et     tout en or. <br>     Le lendemain matin, il se rendit avec elle auprs de l'homme et lui dit :</p>     <p>- Personne d'autre ne sera ma femme qui ne puisse mettre cette pantoufle. </p>     <p>Les deux soeurs se rjouirent, car elles avaient de jolis pieds. L'ane emporta la     pantoufle dans sa chambre et voulut l'essayer ; et sa mre se tenait auprs d'elle.     Mais, malgr tous ses efforts, elle ne put l'enfiler : la pantoufle tait trop petite.     La mre lui tendit un couteau et dit : &quot; Coupe-toi les orteils ; lorsque tu seras     reine, tu n'auras plus besoin de marcher. &quot; La jeune fille coupa, enfona son pied     dans la pantoufle, avala sa douleur et se rendit auprs du prince. Il en fit sa fiance,     la plaa sur son cheval et partit au galop. Mais il leur fallait passer devant la tombe ;     deux petits pigeons taient perchs sur le noisetier. Il crirent :</p>     <em><p>Crou, crou, crou, crou, <br>     dans la pantoufle il y a du sang partout ;<br>     la pantoufle est bien trop petite, <br>     la vraie fiance est encore au gte.</em></p>     <p>Le prince regarda les pieds de la jeune fille, vit que du sang coulait. Il fit faire     demi-tour  son cheval, ramena la fausse fiance chez elle, dit que ce n'tait pas la     bonne, que l'autre soeur devait essayer la pantoufle. Celle-ci alla dans sa chambre. Ses     orteils entraient dans la pantoufle, mais le talon tait trop gros. Sa mre lui tendit     un couteau et dit : </p>     <p>- Coupe un morceau du talon. lorsque tu seras reine, tu ne seras plus oblige de     marcher. <br>     La jeune fille coupa un morceau du talon, avala sa douleur et revint auprs du prince. Il     en fit sa fiance, la plaa sur son cheval et partit au galop. Comme ils passaient     devant le noisetier, deux pigeons qui y taient poss crirent :</p>     <em><p>Crou, crou, crou, crou, <br>     dans la pantoufle il y a du sang partout ;<br>     la pantoufle est bien trop petite, <br>     la vraie fiance est encore au gte.</em></p>     <p>Le prince regarda les pieds de la jeune fille, vit que du sang coulait de la pantoufle     et que le bas blanc tait devenu tout rouge. Il fit faire demi-tour  son cheval et     ramena la fausse fiance chez elle. </font><font SIZE="2"></p>     <p><font face="Verdana" size="2">- Ce n'est pas la bonne non plus, dit-il ; n'avez-vous     pas d'autre fille ? <br>     - Non, dit l'homme, il n'y a qu'une vilaine petite Cendrillon, fille de ma premire     femme. </font></p>     <p><font face="Verdana" size="2">Le prince demanda qu'on la lit venir. Mais la mre     rpondit :</font></p>     <p><font face="Verdana" size="2">- Ah non, elle est bien trop sale ! On ne peut pas la     montrer. </font></p>     <p><font face="Verdana" size="2">Malgr tout, le prince voulut la voir et il fallut faire     venir Cendrillon. Elle se lava les mains et le visage, s'approcha et fit rvrence     devant le fils du roi qui lui tendit la pantoufle d'or. Elle s'assit sur un tabouret,     retira son pied du noir sabot et enfila la pantoufle : c'tait comme si elle avait t     faite sur mesure ! Lorsqu'elle se releva et que le prince la regarda dans les yeux, il     reconnut la jolie fille qui avait dans avec lui et il s'cria : </font></p>     <p><font face="Verdana" size="2">- Voil ma vraie fiance !</font></p>     <p><font face="Verdana" size="2">La martre et ses deux filles avaient peur ; elles     devinrent blmes de colre ; mais le prince prit Cendrillon sur son cheval et partit au     galop. Les noces furent bientt clbres. </font></font></td>   </tr> </table> </center></div><font SIZE="2">  <p><br> </font></p> &nbsp;<!--msnavigation--></td></tr><!--msnavigation--></table><!--msnavigation--><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"><tr><td>  <p align="center"><font style="font-family:verdana; font-size:8pt; color:#FFFFFF;"><strong>Copyright  <a href="http://www.ygora.net">www.ygora.net</a> /&nbsp;Ccile &quot;Ora&quot; Lensen&nbsp; 2000 - 2002 voir <a href="http://www.copyrightdepot.com/rep14/00033242.htm" target="_blank">CopyrightDepot.com 00033242</a></strong></font></p> </td></tr><!--msnavigation--></table></body> </html> 
