<HTML> <!--This file created 00:01  29/10/00 by Claris Home Page version 3.0This file created 22:11  31/10/00 by Claris Home Page version 3.0This file created 09:37  02/01/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 10:10  02/01/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 17:19  30/01/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 17:43  30/01/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 06:56  02/03/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 09:03  18/04/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 20:59  30/04/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 15:56  08/06/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 07:49  04/08/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 06:44  15/09/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 07:11  15/09/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 05:40  09/11/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 05:59  09/11/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 06:01  09/11/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 07:28  25/11/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 15:43  11/12/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 06:45  30/12/01 by Claris Home Page version 3.0This file created 08:40  03/03/02 by Claris Home Page version 3.0This file created 16:45  16/03/02 by Claris Home Page version 3.0This file created 05:27  29/03/02 by Claris Home Page version 3.0This file created 18:20  29/03/02 by Claris Home Page version 3.0This file created 06:53  28/04/02 by Claris Home Page version 3.0This file created 06:55  28/04/02 by Claris Home Page version 3.0This file created 06:00  14/05/02 by Claris Home Page version 3.0This file created 06:44  30/06/2002 by Claris Home Page version 3.0This file created 17:32  25/07/2002 by Claris Home Page version 3.0This file created 06:32  27/07/2002 by Claris Home Page version 3.0This file created 20:02  20/10/2002 by Claris Home Page version 3.0This file created 19:51  06/11/2002 by Claris Home Page version 3.0This file created 23:04  09/12/2002 by Claris Home Page version 3.0This file created 11:01  15/12/2002 by Claris Home Page version 3.0This file created 21:17  16/12/2002 by Claris Home Page version 3.0This file created 21:28  16/12/2002 by Claris Home Page version 3.0This file created 06:31  02/02/03 by Claris Home Page version 3.0This file created 08:41  23/02/03 by Claris Home Page version 3.0This file created 23:17  28/02/03 by Claris Home Page version 3.0--> <!--This file created 05:59  27/03/03 by Claris Home Page version 3.0--> <HEAD>    <TITLE>poeme 1999-12</TITLE>    <META NAME=GENERATOR CONTENT="Claris Home Page 3.0">    <X-CLARIS-WINDOW TOP=0 BOTTOM=611 LEFT=0 RIGHT=1020>    <X-CLARIS-REMOTESAVE SERVER="ftpperso.free.fr" USER=lsinzelle DIR="/" FILE="">    <X-CLARIS-TAGVIEW MODE=minimal> <!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"><meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"><meta name="Author" content="Laurent SINZELLE"> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#FFCCCC" LINK="#0000EE" VLINK="#551A8B"> <BLOCKQUOTE><BLOCKQUOTE><BLOCKQUOTE>&nbsp;                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me d'avril 2003<BR>          <BR>          Le temps des Cerises. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          Quand nous en serons au temps des cerises<BR>          Et gai rossignol et merle moqueur<BR>          Seront tous en f&ecirc;te.<BR>          Les belles auront la folie en t&ecirc;te <BR>          Et les amoureux du soleil au coeur.<BR>          Quand nous en serons au temps des cerises<BR>          Sifflera bien mieux le merle moqueur. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          Mais il est bien court le temps des cerises<BR>          O&ugrave; l'on s'en va deux cueillir en r&ecirc;vant <BR>          Des pendants d'oreilles,<BR>          Cerises d'amour aux robes pareilles <BR>          Tombant sous la feuille en gouttes de sang. <BR>          Mais il est bien court le temps des cerises<BR>          Pendants de corail qu'on cueille en r&ecirc;vant.          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          Quand vous en serez au temps des cerises <BR>          Si vous avez peur des chagrins d'amour <BR>          Evitez les belles. <BR>          Moi qui ne crains pas les peines cruelles<BR>          Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.<BR>          Quand vous en serez au temps des cerises<BR>          Vous aurez aussi des chagrins d'amour.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          J'aimerai toujours le temps des cerises<BR>          C'est de ce temps-l&agrave; que je garde au coeur<BR>          Une plaie ouverte.<BR>          Et dame Fortune, en m'&eacute;tant offerte<BR>          Ne saura jamais calmer ma douleur.<BR>          J'aimerai toujours le temps des cerises<BR>          Et le souvenir que je garde au coeur.</B></FONT></P>                    <P>&nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Jean-Baptiste Cl&eacute;ment, 1866          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de mars 2003<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>La derni&egrave;re          v&eacute;rit&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>L'homme des V&eacute;rit&eacute;s,          Sire de Lapalisse,<BR>          Pour le bimill&eacute;naire, obtint de Dieu qu'il puisse<BR>          Revenir ici-bas, pour go&ucirc;ter le bonheur<BR>          Qu'il connut au pays rest&eacute; cher &agrave; son          coeur.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>"Qu'est-ceci ? ", rugit-il &agrave;          son retour c&eacute;ans,<BR>          "Les auberges ferm&eacute;es, les prairies que des ans<BR>          De soins ont embellies ne sont que boue putride,<BR>          Mon castel est d&eacute;sert, et le village est vide ;<BR>          Et mon nez qui, pourtant, renifla des charniers,<BR>          Ne peut pas supporter cette odeur de lisier.          "</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Un vieillard se plaignait : "C'est          fini le bocage.</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Notre pays n'est plus qu'un grand champ          d'&eacute;pandage !<BR>          Les arbres, qui g&ecirc;naient, ont &eacute;t&eacute;          abattus :<BR>          Et, morts empoisonn&eacute;s, les poissons : y en a plus          !<BR>          Quelques gars, salari&eacute;s, triment dans leur usine,<BR>          Les autres sont partis vers la ville voisine ;<BR>          Nos g&acirc;tes ne vont plus sous les branches          p&ecirc;cher&#133; </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Fid&egrave;le &agrave; son renom, il          laissa l'assistance<BR>          Penaude m&eacute;diter sa logique sentence :</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>"Eussiez-vous en son temps          rejet&eacute; le projet,<BR>          Vous n'auriez aujourd'hui &agrave; subir ses effets !          "</B></FONT></P>                    <P>&nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Eum&eacute;e (Naturallier 59 -          D&eacute;c. 1995 Janv. F&eacute;v. 1996)</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de f&eacute;vrier          2003</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>ITHAQUE</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Lorsque tu te mettras en route pour          Ithaque<BR>          Souhaite que long soit le chemin<BR>          Et riche de p&eacute;rip&eacute;ties, riche          d'enseignements.<BR>          Ne crains ni les lestrygons, ni les Cyclopes<BR>          Ni l'irascible Pos&eacute;idon.<BR>          Jamais tu ne verras rien de pareil sur ta route<BR>          Si tes pens&eacute;es restent hautes, si ton corps<BR>          Et ton &acirc;me sont anim&eacute;s de purs          &eacute;mois.<BR>          Tu ne rencontreras ni les lestrygons, ni les Cyclopes<BR>          Ni l'irascible Pos&eacute;idon<BR>          Si tu ne les portes pas en toi-m&ecirc;me<BR>          Si ton c&#156;ur ne les dresse pas devant toi.<BR>          Souhaite que long soit le chemin<BR>          Et que nombreux soient les matins d'&eacute;t&eacute;<BR>          o&ugrave; avec quelle d&eacute;lectation, avec quelle          joie<BR>          Tu feras ton entr&eacute;e dans des ports nouveaux &agrave;          tes yeux.<BR>          Fais escale dans les comptoirs ph&eacute;niciens<BR>          Pour t'y fournir de marchandises pr&eacute;cieuses<BR>          Nacre et corail, ambre et &eacute;b&egrave;ne<BR>          Et mille sortes d'ent&ecirc;tants parfums.<BR>          Acquiers le plus possible de ces ent&ecirc;tants parfums<BR>          Parcours maintes cit&eacute;s &eacute;gyptiennes<BR>          Et va t'instruire, va t'instruire chez les sages.<BR>          Garde toujours Ithaque en ta pens&eacute;e<BR>          Y parvenir, voil&agrave; ta fin.<BR>          Mais surtout, ne te h&acirc;te pas dans ton voyage<BR>          Mieux vaut qu'il se prolonge des ann&eacute;es<BR>          Et que tu rentres dans ton &icirc;le en ton vieil          &acirc;ge<BR>          Riche de tout ce que tu as gagn&eacute; en chemin<BR>          Sans attendre qu'Ithaque t'offre des richesses.<BR>          Ithaque t'a fait don du beau voyage<BR>          Sans elle, tu ne te serais pas mis en route<BR>          Ithaque n'a plus rien &agrave; te donner.<BR>          Bien que pauvre, jamais elle ne t'a d&eacute;&ccedil;u<BR>          Sage comme tu l'es devenu apr&egrave;s tant          d'exp&eacute;riences<BR>          Tu sais enfin ce qu'une Ithaque signifie.</B></FONT></P>                    <P>&nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Constantin CAVAFY (1911)          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de janvier 2003<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Si le chameau peut marcher<BR>          Quarante jours sans boire ;<BR>          Moi je peux boire<BR>          Pendant quarante jours, sans marcher .<BR>          ...</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Trop d'honneur,<BR>          Mon seigneur.<BR>          Comparer un va-nu-pieds<BR>          A ceux qui savent compter en pieds<BR>          Baudelaire ou Platon<BR>          J'ai peur d'passer pour... un con !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          </B></FONT><A HREF="mailto:jp.rossi@wanadoo.fr"><FONT SIZE="+1"><B>Jean-Pierre          ROSSI</B></FONT></A></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me de d&eacute;cembre 2002</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Calculs amoureux.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je t'aime comme un et un font          trois<BR>          Je t'aime j'en suis s&ucirc;r<BR>          Enfin je crois...</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Comme un et un font Toi<BR>          Je t'aime<BR>          Math&eacute;matiquement par &eacute;quations<BR>          Par tranches de trois<BR>          Par preuves par neuf</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je t'aime<BR>          Pour tes racines carr&eacute;es d'amour<BR>          Qui &eacute;branlent mon fran&ccedil;ais          d'universit&eacute;</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Tes racines carr&eacute;es me font          perdre<BR>          Les chiffres de mes phrases dans ma          t&ecirc;te</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je t'aime pour tout ce que je ne suis          pas<BR>          Dans Toi<BR>          Pour le petit compl&eacute;ment qui s'ajoute &agrave;          moi<BR>          Un plus un &eacute;gale un<BR>          Tu es l'op&eacute;ration indivisible de moi<BR>          Je suis l'op&eacute;ration indivisible de Toi</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je t'aime<BR>          Parce que tu es mon d&eacute;nominateur commun<BR>          Qui fait que tous les deux<BR>          Nous formons<BR>          Une sacr&eacute;e alg&egrave;bre...</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          Laurent BAYART<BR>          Grand Prix de Po&eacute;sie Vallis-Clausa          1979</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me de novembre 2002.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Boh&eacute;miens en          voyage.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>La tribu proph&eacute;tique aux          prunelles ardentes<BR>          Hier s'est mise en route, emportant ses petits<BR>          Sur son dos, ou livrant &agrave; leurs fiers          app&eacute;tits<BR>          Le tr&eacute;sor toujours pr&ecirc;t des mamelles          pendantes.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Les hommes vont &agrave; pied sous          leurs armes luisantes<BR>          Le long des chariots o&ugrave; les leurs sont blottis,<BR>          Promenant sur le ciel des yeux appesantis<BR>          Par le morne regret des chim&egrave;res          absentes.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Du fond de son r&eacute;duit          sablonneux le grillon,<BR>          Les regardant passer, redouble sa chanson ;<BR>          Cyb&egrave;le, qui les aime, augmente ses          verdures,</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Fait couler le rocher et fleurir le          d&eacute;sert<BR>          Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert<BR>          L'empire familier des t&eacute;n&egrave;bres          futures.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          Charles BAUDELAIRE (1821-1867) </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me d'octobre 2002.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>D&eacute;part.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je m'en vais, je pars vers d'autres          paysages !<BR>          J'ai pris mon baluchon, qu'importe les bagages&#133;<BR>          J'ai jet&eacute; un "au revoir", ma foi, tr&egrave;s          d&eacute;sinvolte ;<BR>          A tous ceux qui voulaient retenir ma          r&eacute;volte&#133;</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Me voici, joyeux comme l'oiseau          migrateur,<BR>          Libre de toutes entraves, je suis navigateur,<BR>          De mes pas, de ma vie et de ma destin&eacute;e&#133;<BR>          Je vais pouvoir, enfin, jeter tout mon pass&eacute;          !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Une roulotte dans ma t&ecirc;te et des          savates aux pieds,<BR>          Je tra&icirc;ne sur la route, sans remords ni          piti&eacute;,<BR>          Heureuse, libre soudain ! J'ai seulement oubli&eacute;<BR>          Que partout o&ugrave; je vais : je dois me supporter          !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          Natacha P&eacute;neau (peneauv@aol.com )                    <HR>                    Po&egrave;me de septembre 2002</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Les mangeux d'terre.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je r'pass' tous les ans quasiment<BR>          Dans les m&ecirc;m's parages,<BR>          Et tous les ans j'trouv' du chang'ment<BR>          De d'ssus mon passage ;<BR>          A tous les coups c'est pas l'm&ecirc;m' chien<BR>          Qui gueule &agrave; mes chausses ;<BR>          Et pis voyons, si je m'souviens,<BR>          Voyons dans c'coin d'Beauce.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Y avait dans l'temps un bieau grand          ch'min<BR>          - Cheminot, cheminot, chemine! -<BR>          A c't'heur' n'est pas pus grand qu'ma main...<BR>          Par o&ugrave; donc que j'chemin'rai d'main ?</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>En Beauc' vous les connaissez pas          ?<BR>          Pour que ren n'se parde,<BR>          Mang'rint on n'sait quou&eacute; ces gas-l&agrave;,<BR>          l's mang'rint d'la marde !<BR>          Le ch'min c'&eacute;tait, &agrave; leu' jug&eacute;<BR>          D'la bonn' terr' pardue :<BR>          A chaqu' labour i's l'ont mang&eacute;<BR>          D'un sillon d'charrue...</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Z'ont groussi leu's arpents goulus<BR>          D'un peu d'gl&eacute;b' tout' neuve ;<BR>          Mais l'pauv' chemin en est d'venu<BR>          Minc' comme eun' couleuve.<BR>          Et mou&eacute; qu'avais qu'li sous les cieux<BR>          Pour poser guibolle!...<BR>          L'chemin &agrave; tout l'mond', nom de Guieu !<BR>          C'est mon bien qu'on m'vole !...</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Z'ont sem&eacute; du bl&eacute; su          l'terrain<BR>          Qu'i's r'tir'nt &agrave; ma route ;<BR>          Mais si j'leu's en d'mande un bout d'pain,<BR>          l's m'envoy'nt fair' foute !<BR>          Et c'est p't-&ecirc;t' ben pour &ccedil;a que          j'vou&eacute;s,<BR>          A m'sur' que c'bl&eacute; monte,<BR>          Les &eacute;pis baisser l'nez d'vant mou&eacute;<BR>          Comm' s'i's avaient honte !...</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>O mon bieau p'tit ch'min gris et          blanc<BR>          Su' l'dos d'qui que j'passe !<BR>          J'veux pus qu'on t'serr' comm' &ccedil;a les flancs,<BR>          Car mou&eacute;, j'veux d'l'espace !<BR>          Ousqu'est mes allumett's ?... A sont<BR>          Dans l'fond d'ma pann'ti&egrave;re...<BR>          Et j'f'rai ben r'culer vos mou&eacute;ssons,<BR>          Ah! les mangeux d'terre !...</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Y avait dans l'temps un bieau grand          ch'min,<BR>          - Cheminot, cheminot, chemine ! -<BR>          A c't'heur' n'est pas pus grand qu'ma main...<BR>          J'pourrais bien l'&eacute;largir, demain ! </B></FONT></P>                    <P>&nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Gaston Cout&eacute; (1880 -          1911)</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me d'ao&ucirc;t 2002<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Oh ! Vie heureuse des bourgeois !          Qu'avril bourgeonne<BR>          Ou que d&eacute;cembre g&egrave;le, ils sont fiers et          contents.<BR>          Ce pigeon est aim&eacute; trois jours par sa pigeonne ;<BR>          &Ccedil;a lui suffit, il sait que l'amour n'a qu'un          temps<BR>          Ce dindon a toujours b&eacute;ni sa destin&eacute;e.<BR>          Et quand vient le moment de mourir, il faut voir<BR>          Cette jeune oie en pleurs : " C'est l&agrave; que je suis          n&eacute;e ;<BR>          Je meurs pr&egrave;s de ma m&egrave;re et j'ai fait mon          devoir. " </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Elle a fait son devoir !          C'est-&agrave;-dire que oncque<BR>          Elle n'eut de souhait impossible, elle n'eut<BR>          Aucun r&ecirc;ve de lune, aucun d&eacute;sir de jonque<BR>          L'emportant sans rameurs sur un fleuve          inconnu.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Et tous sont ainsi faits ! Vivre la          m&ecirc;me vie<BR>          Toujours, pour ces gens-l&agrave; cela n'est point          hideux.<BR>          Ce canard n'a qu'un bec, et n'eut jamais envie<BR>          Ou de n'en plus avoir ou bien d'en avoir          deux.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Ils n'ont aucun besoin de baisers sur          les l&egrave;vres<BR>          Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants,<BR>          Poss&egrave;dent pour tout coeur un visc&egrave;re sans          fi&egrave;vres,<BR>          Un coucou r&eacute;gulier et garanti dix ans !<BR>          Oh ! les gens bienheureux !... Tout &agrave; coup, dans          l'espace,<BR>          Si haut qu'il semble aller lentement, un grand vol<BR>          En forme de triangle arrive, plane et passe.<BR>          O&ugrave; vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du          sol ! </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Regardez-les passer ! Eux, ce sont les          sauvages.<BR>          Ils vont o&ugrave; leurs d&eacute;sir le veut, par-dessus          monts,<BR>          Et bois, et mers et vents, et loin des esclavages.<BR>          L'air qu'ils boivent ferait &eacute;clater vos poumons.<BR>          Regardez-les ! Avant d'atteindre sa chim&egrave;re,<BR>          Plus d'un l'aile rompue et du sang plein les yeux,<BR>          Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et m&egrave;re,<BR>          Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.<BR>          Pour choyer cette femme et nourrir cette m&egrave;re,<BR>          Ils pouvaient devenir volailles comme vous.<BR>          Mais ils sont avant tout des fils de la chim&egrave;re,<BR>          Des assoiff&eacute;s d'azur, des po&egrave;tes, des          fous.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Regardez-les, vieux coq, jeune oie          &eacute;difiante !<BR>          Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux.<BR>          Et le peu qui viendra d'eux &agrave; vous, c'est leur          fiente.<BR>          Les bourgeois sont troubl&eacute;s de voir passer les          gueux.<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Jean Richepin</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me de juillet 2002<BR>          </B></FONT></P></BLOCKQUOTE>              <P><FONT SIZE="+1"><B>Vous ne pouvez pas cr&eacute;er la       prosp&eacute;rit&eacute; en d&eacute;courageant       l'&eacute;pargne.<BR>       Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant       le fort.<BR>       Vous ne pouvez pas aider le salari&eacute; en       an&eacute;antissant l'employeur.<BR>       Vous ne pouvez pas favoriser la fraternit&eacute; humaine en       encourageant la lutte des classes.<BR>       Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.<BR>       Vous ne pouvez pas &eacute;viter les ennuis en d&eacute;pensant       plus que vous ne gagner.<BR>       Vous ne pouvez pas forcer le caract&egrave;re et le courage en       d&eacute;courageant l'initiative et l'ind&eacute;pendance.<BR>       Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant       pour eux ce qu'ils pourraient et devraient faire       eux-m&ecirc;mes.</B></FONT></P>              <BLOCKQUOTE><FONT SIZE="+1"><B><BR>          Abraham LINCOLN (1809 - 1865)<BR>          (D&eacute;claration au Congr&eacute;s des Etats Unis          d'Am&eacute;rique en 1860).</B></FONT>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me de juin 2002<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Lorsque les p&egrave;res          s'habituent<BR>          &agrave; laisser faire les enfants,<BR>          Lorsque les fils ne tiennent<BR>          plus compte de leurs paroles,<BR>          Lorsque les ma&icirc;tres tremblent<BR>          devant leurs &eacute;l&egrave;ves<BR>          et pr&eacute;f&egrave;rent les flatter,<BR>          Lorsque, finalement, les jeunes<BR>          m&eacute;prisent les lois<BR>          parce qu'ils ne reconnaissent plus,<BR>          au-dessus d'eux<BR>          l'autorit&eacute; de rien et de personne,<BR>          alors,<BR>          c'est l&agrave;, en toute beaut&eacute;,<BR>          et en toute jeunesse,<BR>          le d&eacute;but de la Tyrannie.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>PLATON                    <HR>                    <BR>          Po&egrave;me de mai 2002<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Le Ch&acirc;teau des          Chats.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>CHAque automne dans le CHAteau<BR>          Les CHAts ronronnent<BR>          Et font le gris dos.<BR>          Un CHAt frissonne<BR>          Dans un CHAusson :<BR>          "Mets ton &eacute;CHArpe<BR>          et ton CHApeau"<BR>          dit la CHAtte &agrave; son CHAton.<BR>          "Quand on a froid &agrave; son minois<BR>          une &eacute;CHArpe et un CHApeau<BR>          CHA tiend CHAud !"</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          Po&egrave;me transmis par Martin Dichamp<BR>          (Classe de CP de l'&eacute;cole de Puyricard - 13).<BR>                    <HR>                    <BR>          Po&egrave;me d'avril 2002<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Le relais.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>En voyage, on s'arr&ecirc;te, on          descends de voiture ;<BR>          puis entre deux maisons on passe &agrave; l'aventure,<BR>          des chevaux, de la route et des fouets &eacute;tourdi,<BR>          l'&#156;il fatigu&eacute; de voir et le corps          engourdi.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Et voici tout &agrave; coup,          silencieuse et verte,<BR>          une vall&eacute;e humide et de lilas couverte,<BR>          un ruisseau qui murmure entre les peupliers,<BR>          et la route et le bruit sont bien vite oubli&eacute;s          !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>On se couche dans l'herbe et l'on          s'&eacute;coute vivre,<BR>          de l'odeur du foin vert &agrave; loisir on s'enivre,<BR>          et sans penser &agrave; rien on regarde les cieux&#133;<BR>          h&eacute;las ! une voix crie : " En voiture, Messieurs !          "</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>G&eacute;rard de Nerval (1808 -          1855)</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me de mars 2002<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Danemark.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Malgr&eacute; ses villes          d&eacute;sertes aux rues bien nettoy&eacute;es,<BR>          Malgr&eacute; les fa&ccedil;ades propres des maisons bien          espac&eacute;es,<BR>          Malgr&eacute; les couleurs ternes des paysages          glac&eacute;s,<BR>          Le Danemark nous a pris aux vents de ses          mar&eacute;es.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Il nous a pris le coeur,<BR>          Il nous a pris les yeux,<BR>          Nous ber&ccedil;ant de chaleur<BR>          Sous de si grands cieux.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Car l'on ne peut que soupirer<BR>          Quand le coeur est si oppress&eacute;<BR>          Sur une gr&egrave;ve de sable humide<BR>          Que mordent des vagues avides.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Nous arrivions l&agrave; en petits          conqu&eacute;rants<BR>          Ils nous regard&egrave;rent sans voir notre orgueil<BR>          Jamais nous n'avions r&ecirc;v&eacute; tel accueil<BR>          Ni non plus d'adieux aussi d&eacute;chirants.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>A la crois&eacute;e des chemins          d'eau<BR>          S'unissent deux peuples ancestraux.<BR>          Comme un cadeau le soleil luit...<BR>          Une derni&egrave;re fois ils nous sourient.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Des id&eacute;es plein nos          t&ecirc;tes<BR>          Demain nous rentrerons;<BR>          D'une semaine de f&ecirc;te<BR>          Les souvenirs garderons... </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>http://www.adomonde.qc.ca/tourisme/danemar11.htmVOYAGE          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me de f&eacute;vrier 2002<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Les Jeunes Filles.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Les jeunes filles blanches dressent la          t&ecirc;te comme des arbres en fleurs<BR>          Les jeunes filles noires s'en vont par les chemins<BR>          R&ecirc;veuses comme des flamants<BR>          Les jeunes filles blanches chantent<BR>          D'une voix calme comme la terre.<BR>          Comme des nuages s'ouvrent les bras des jeunes filles          blanches<BR>          Commes des ailes se ferment les yeux des jeunes filles          noires<BR>          Comme des cloches s'inclinent les anges<BR>          Comme des jouets se rel&egrave;vent les anges<BR>          Car les &eacute;toiles du ciel forment une couronne<BR>          Et tous les fragments de cette mosa&iuml;que<BR>          La terre,<BR>          Se dressent et s'envolent comme des oiseaux.<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de Thomas Merton pour la          Caridad del Cobre &agrave; Cuba</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de janvier          2002</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Apr&egrave;s la bataille...          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Mon p&egrave;re, ce h&eacute;ros au          sourire si doux,<BR>          Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous<BR>          Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,<BR>          Parcourait &agrave; cheval, le soir d'une bataille,<BR>          Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.<BR>          Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit.<BR>          C'&eacute;tait un Espagnol de l'arm&eacute;e en          d&eacute;route<BR>          Qui se tra&icirc;nait sanglant sur le bord de la route,<BR>          R&acirc;lant, bris&eacute;, livide, et mort plus qu'&agrave;          moiti&eacute;,<BR>          Et qui disait : " A boire! &agrave; boire par piti&eacute; !          "<BR>          Mon p&egrave;re, &eacute;mu, tendit &agrave; son housard          fid&egrave;le<BR>          Une gourde de rhum qui pendait &agrave; sa selle,<BR>          Et dit : " Tiens, donne &agrave; boire &agrave; ce pauvre          bless&eacute;. "<BR>          Tout &agrave; coup, au moment o&ugrave; le housard          baiss&eacute;<BR>          Se penchait vers lui, l'homme, une esp&egrave;ce de          Maure,<BR>          Saisit un pistolet qu'il &eacute;treignait encore,<BR>          Et vise au front mon p&egrave;re en criant: "Caramba ! "<BR>          Le coup passa si pr&egrave;s, que le chapeau tomba,<BR>          Et que le cheval fit un &eacute;cart en arri&egrave;re.<BR>          "Donne-lui tout de m&ecirc;me &agrave; boire", dit mon          p&egrave;re. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Victor Hugo</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    <BR>          Po&egrave;me de d&eacute;cembre 2001</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>SOYEZ LE POETE DE VOTRE          VIE.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Soyez le po&egrave;te de votre          vie.<BR>          Osez chaque jour mettre du bleu<BR>          dans votre regard,<BR>          de l'orange &agrave; vos doigts,<BR>          des rires dans votre ventre<BR>          et surtout, surtout<BR>          une tendresse renouvel&eacute;e<BR>          &agrave; chacun de vos gestes,<BR>          une vivance au pr&eacute;sent<BR>          dans tous vos &eacute;lans.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Jacques Salom&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me de novembre 2001</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>MON VOYAGE.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Avant de pouvoir partir,<BR>          Nous avions plein de d&eacute;sirs.<BR>          Maintenant qu'on doit revenir,<BR>          Nous sommes remplis de souvenirs.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Pendant notre voyage,<BR>          Nous avons &eacute;crit plein de pages,<BR>          Emmagasin&eacute; de nombreuses images,<BR>          Pour se lib&eacute;rer de notre cage.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>En vivant dans notre          soci&eacute;t&eacute;,<BR>          Nous avan&ccedil;ons souvent les yeux ferm&eacute;s,<BR>          Pour se conformer &agrave; la normalit&eacute;,<BR>          Qui nous a &eacute;t&eacute; dict&eacute;e.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Il nous faut du courage,<BR>          Pour partir malgr&eacute; les comm&eacute;rages,<BR>          Pour d&eacute;couvrir d'autres rivages,<BR>          Reconna&icirc;tre notre vrai visage.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Lorsqu'on d&eacute;vie du chemin,<BR>          On d&eacute;couvre un nouveau destin,<BR>          Accompagn&eacute; de certains chagrins,<BR>          Mais grandi &agrave; chaque matin.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>&Agrave; travers notre aventure,<BR>          Nous sommes devenus plus matures.<BR>          Il sera donc moins dure,<BR>          D'affronter notre futur.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Lorsqu'on se conna&icirc;t en          profondeur,<BR>          Il ne fait plus peur,<BR>          De surmonter d'anciennes douleurs,<BR>          Pour reb&acirc;tir avec vigueur.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Les regrets de mon pass&eacute;,<BR>          Se sont maintenant transform&eacute;s,<BR>          Car j'ai appris &agrave; les accepter,<BR>          Ils sont m&ecirc;me devenus ma fiert&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je sais maintenant que ce que je          fuyais,<BR>          Faisait parti de ce que j'&eacute;tais.<BR>          Le pass&eacute; doit servir &agrave; apprendre,<BR>          &Agrave; vaincre les prochaines souffrances.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Un voyage ouvre les yeux,<BR>          Sur un avenir heureux,<BR>          Car nous avons pris la d&eacute;cision,<BR>          De sortir de notre prison.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je peux maintenant          appr&eacute;cier,<BR>          Parfois m&ecirc;me d&eacute;sirer,<BR>          &Ecirc;tre capable de retrouver,<BR>          Mon pass&eacute; d&eacute;laiss&eacute;. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Maintenant je comprends la valeur,<BR>          Je peux ressentir la chaleur,<BR>          De cet &eacute;norme bonheur,<BR>          Que je vis dans mon coeur. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Merci &agrave; ce beau voyage,<BR>          Pour ces nombreux apprentissages.<BR>          Je suis maintenant grandit,<BR>          &Agrave; la vie je souris.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>http://www.geocities.com/Yosemite/Geyser/5954/reflexions/poeme.html</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me d'octobre          2001</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>LE VOYAGE.<BR>          <BR>          J'ai commenc&eacute; un grand voyage<BR>          &Agrave; travers l'&eacute;ternit&eacute;<BR>          Avec mon &acirc;me comme seul bagage.<BR>          J'accomplis ma destin&eacute;e.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>J'ai perdu ma forme physique,<BR>          Pas mon identit&eacute;.<BR>          M&ecirc;me si cela semble magique,<BR>          Je n'ai pas cess&eacute; de vous aimer.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je ne suis pas solitaire,<BR>          Ni perdu, ni d&eacute;laiss&eacute;,<BR>          J'ai simplement quitt&eacute; la terre.<BR>          Une autre vie a commenc&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Pour surmonter ce vide,<BR>          Laissez sortir vos sentiments,<BR>          Je s&eacute;cherai vos visages humides<BR>          Car je serai toujours pr&eacute;sent.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          nanyr30@hotmail.com</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de septembre          2001</B></FONT></P>                    <P>&nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Heureux qui, comme Ulysse, a fait un          beau voyage,<BR>          Ou comme cestuy-l&agrave; qui conquit la toison,<BR>          Et puis est retourn&eacute;, plein d'usage et raison,<BR>          Vivre entre ses parents le reste de son &acirc;ge          !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Quand reverrai-je, h&eacute;las, de          mon petit village<BR>          Fumer la chemin&eacute;e, et en quelle saison<BR>          Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,<BR>          Qui m'est une province, et beaucoup davantage          ?</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Plus me pla&icirc;t le s&eacute;jour          qu'ont b&acirc;ti mes a&iuml;eux,<BR>          Que des palais Romains le front audacieux,<BR>          Plus que le marbre dur me pla&icirc;t l'ardoise fine          :</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Plus mon Loire gaulois, que le Tibre          latin,<BR>          Plus mon petit Lir&eacute;, que le mont Palatin,<BR>          Et plus que l'air marin la doulceur angevine.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          Joachim DU BELLAY (1522-1560) </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me d'ao&ucirc;t          2001</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>HIGH FLIGHT.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Oh! Je me suis lib&eacute;r&eacute;          des maussades emprises de la Terre<BR>          Et dans&eacute; dans le ciel sur des ailes          argent&eacute;s<BR>          Vers le soleil, je suis mont&eacute; ,<BR>          J'ai rejoint les cascades chaotiques de nuages<BR>          Tranch&eacute;s de lumi&egrave;re<BR>          Et j'y ai v&eacute;cu des moments dont vous n'avez jamais          r&ecirc;v&eacute;,<BR>          Rouler, planer et tourbillonner,<BR>          Si haut dans le silence solaire.<BR>          Suspendu, j'ai pourchass&eacute; le vent hurlant et          lanc&eacute;<BR>          Mon vaisseau aux travers de cavernes pleines d'un air          infini.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Haut, au plus haut, au long d'un          d&eacute;lire de bleu br&ucirc;lant<BR>          J'ai survol&eacute; les sommets balay&eacute;s par le          vent,<BR>          Dans une s&eacute;r&eacute;nit&eacute; que nul alouette, nul          aigle n'ont jamais v&eacute;cu.<BR>          Puis, alors que mon esprit silencieux s'&eacute;levait<BR>          Au travers du sanctuaire inviol&eacute; de l'espace,<BR>          J'ai tendu la main, et caress&eacute; le visage de          Dieu.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          John G. MAGEE (1922-1941) abattu, &agrave; bord de son          Spitfire, au-dessus des c&ocirc;tes Fran&ccedil;aises,          pendant la bataille d'Angleterre<BR>          <BR>                    <HR>                    Po&egrave;me de juillet 2001<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>L'INVITATION AU VOYAGE.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Mon enfant, ma soeur,<BR>          Songe &agrave; la douceur<BR>          D'aller l&agrave;-bas vivre ensemble !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Aimer &agrave; loisir,<BR>          Aimer et mourir<BR>          Au pays qui te ressemble !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Les soleils mouill&eacute;s<BR>          De ces ciels brouill&eacute;s<BR>          Pour mon esprit ont les charmes<BR>          Si myst&eacute;rieux<BR>          De tes tra&icirc;tres yeux,<BR>          Brillant &agrave; travers leurs larmes.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>L&agrave;, tout n'est qu'ordre et          beaut&eacute;,<BR>          Luxe, calme et volupt&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Des meubles luisants,<BR>          Polis par les ans,<BR>          D&eacute;coreraient notre chambre ;<BR>          Les plus rares fleurs<BR>          M&ecirc;lant leurs odeurs<BR>          Aux vagues senteurs de l'ambre,<BR>          Les riches plafonds,<BR>          Les miroirs profonds,<BR>          La splendeur orientale,<BR>          Tout y parlerait<BR>          &Agrave; l'&acirc;me en secret<BR>          Sa douce langue natale.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>L&agrave;, tout n'est qu'ordre et          beaut&eacute;,<BR>          Luxe, calme et volupt&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Vois sur ces canaux<BR>          Dormir ces vaisseaux<BR>          Dont l'humeur est vagabonde ;<BR>          C'est pour assouvir<BR>          Ton moindre d&eacute;sir<BR>          Qu'ils viennent du bout du monde.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Les soleils couchants<BR>          Rev&ecirc;tent les champs,<BR>          Les canaux, la ville enti&egrave;re,<BR>          D'hyacinthe et d'or ;<BR>          Le monde s'endort<BR>          Dans une chaude lumi&egrave;re.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>L&agrave;, tout n'est qu'ordre et          beaut&eacute;,<BR>          Luxe, calme et volupt&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Baudelaire.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me de juin 2001</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>GENS DU VOYAGE.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>"INTERDIT aux nomades"<BR>          Pourquoi pas<BR>          Interdit &agrave; la lune</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>"Interdit aux nomades"<BR>          Mais les feuilles d'arbres amis<BR>          Se collent<BR>          Sur ces bornes de mis&egrave;re<BR>          Les portes de nature<BR>          S'ouvrent trois heures<BR>          Juste trois heures<BR>          Le jour devient bleu nuit<BR>          Et les visages de carton<BR>          &Agrave; l'odeur de rance<BR>          N'ont de vrai<BR>          Que l'injustice</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Impossible d'enraciner<BR>          Les fagots de bois<BR>          Qui ont touch&eacute; mon &eacute;paule</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Impossible d'emprisonner<BR>          L'eau des sources<BR>          Qui a respir&eacute; sur mes hanches</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Impossible de broyer<BR>          Les pav&eacute;s insolents<BR>          Sous les pieds l&eacute;gendaires</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Impossible que le d&eacute;sert<BR>          Renie ses tribus</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Les nomades loin des mensonges          tapageurs<BR>          &Eacute;clairent l'&eacute;toile du hasard</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>La f&ecirc;te foraine a un bon          sens<BR>          La balan&ccedil;oire s'accroche &agrave;          l'arbre</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Lourd est l'invisible<BR>          Et les mots l&eacute;gers &agrave; crever </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B><BR>          Sandra JAYAT</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me de mai 2001</B></FONT></P>                    <P>&nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>LE TEMPS PERDU</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Devant la porte de l'usine<BR>          le travailleur soudain s'arr&ecirc;te<BR>          le beau temps l'a tir&eacute; par la veste<BR>          et comme il se retourne<BR>          et regarde le soleil<BR>          tout rouge tout rond<BR>          souriant dans son ciel de plomb<BR>          il clignote de l'oeil<BR>          famili&egrave;rement<BR>          Dis donc camarade Soleil<BR>          tu ne trouves pas<BR>          que c'est plut&ocirc;t con<BR>          de donner une journ&eacute;e pareille<BR>          &agrave; un patron ?</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Jacques PREVERT          (Paroles)</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    Po&egrave;me d'avril 2001</B></FONT></P>                    <P>&nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>LE VOYAGE DES          SENTIMENTS</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>J'ai mis mes sentiments sur un immense          bateau.<BR>          Je l'ai laiss&eacute; partir au gr&eacute; du vent.<BR>          Il est parti &agrave; la recherche des autres          continents.<BR>          Sur l'oc&eacute;an de mes d&eacute;sirs. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Mon immense bateau,<BR>          est devenu un minuscule radeau.<BR>          Tellement, il est petit,<BR>          tellement, il est fragile au temps. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Lors de la temp&ecirc;te,<BR>          tout se m&egrave;le dans ma t&ecirc;te.<BR>          Les vagues de mes d&eacute;sirs frappent mon navire,<BR>          faisant tout pour que je chavire. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Mais je m'accroche, je suis si          proche,<BR>          encore quelques temps avant que la temp&ecirc;te          s'ach&egrave;ve.<BR>          Le ciel de mes tourments devient plus cl&eacute;ment,<BR>          me laissant deviner un avenir plus charmant. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Quand mes tourments sont partis<BR>          quand le ciel tourment&eacute; fait place &agrave; un ciel          azur.<BR>          Alors, je sais que mes sentiments,<BR>          ont repris leur place sur mon navire. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Que le flot de mes d&eacute;sirs<BR>          coule et suit le cours de mes id&eacute;aux.<BR>          Que l'&eacute;quillibre est revenu &agrave; nouveau<BR>          que la tristesse et l'amertume font place au plaisir.          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Souvent, mon navire s'est          &eacute;chou&eacute;,<BR>          souvent pouss&eacute; par la temp&ecirc;te, il s'est          bris&eacute; sur les rochers<BR>          faisant &eacute;clater les sanglots dans mon coeur,<BR>          faisant briser mes r&ecirc;ves, mes illusions,<BR>          mais jamais mes passions n'ont &eacute;t&eacute; aussi          touch&eacute;es. </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Quand la joie monte sur mon          navire,<BR>          c'est comme une croisi&egrave;re, tout va bien, tous          s'amusent.<BR>          Alors, il ne suffit que de prendre quelques moments de joie          ici et l&agrave;,et de les faire monter avec moi.          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>J'am&egrave;ne toujours la passion, la          compassion, la compr&eacute;hension,<BR>          ils les faut pour mettre les sentiments &agrave; leur          place.<BR>          Pour faire passer le r&ecirc;ve &agrave; la          r&eacute;alit&eacute;,<BR>          pour ne pas que la vie nous &eacute;touffe, nous brise...          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Comme mon navire,<BR>          qui vogue toujours sur l'oc&eacute;an de mes          d&eacute;sirs.<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Bertrand DUPONT.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de mars 2001<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Id&eacute;e Fixe.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je suis instruit plus que vous<BR>          Mais pour vous je suis<BR>          un handicap&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je travaille, vous &ecirc;tes          ch&ocirc;meur<BR>          Mais pour vous je suis<BR>          un handicap&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>J'ai une femme une belle demeure<BR>          Mais pour vous je suis<BR>          un handicap&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je suis peupl&eacute; de          d&eacute;sirs<BR>          Je vibre aux soubresauts sauvages de ce monde<BR>          Vous &ecirc;tes assoupis, t&eacute;l&eacute;, Ricard, Loto,          tierc&eacute;<BR>          Mais pour vous je suis<BR>          un handicap&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Mes enfants sont un tr&eacute;sor qui          embrase mes jours<BR>          Mais pour vous je suis<BR>          un handicap&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>J'ai des amis qui m'aident &agrave;          tenir la route<BR>          Et pour eux j'en fais tout autant<BR>          Vous &ecirc;tes seul &agrave; me regarder passer<BR>          Mais pour vous je suis<BR>          un handicap&eacute;.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Il y a des jours o&ugrave; je vous en          veux d'&ecirc;tre aussi aveugles<BR>          Mais surtout d'autres o&ugrave; je vous en plains<BR>          Car je vous sais souvent<BR>          Vous qui passez sans voir<BR>          Tellement plus handicap&eacute; que moi<BR>          Sans le savoir .</B></FONT></P>                    <P>&nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Michel AUVILLE</B></FONT></P>                    <P><A HREF="http://perso.wanadoo.fr/michel.auville/index.htm"><FONT SIZE="+1"><B>http://perso.wanadoo.fr/michel.auville/index.htm</B></FONT></A></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de f&eacute;vrier          2001<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Voyageur, le chemin<BR>          C'est les traces de tes pas<BR>          C'est tout ; voyageur<BR>          Il n'y a pas de chemin<BR>          Le chemin se fait en marchant<BR>          Et quand tu regardes en arri&egrave;re<BR>          Tu vois le sentier que jamais plus<BR>          Tu ne fouleras<BR>          Voyageur ! Il n'y a pas de chemin<BR>          Rien que des sillages sur la mer<BR>          Tout passe et tout demeure<BR>          Mais notre affaire est de passer<BR>          De passer en tra&ccedil;ant<BR>          Des chemins<BR>          Des chemins sur la mer.<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Antonio MACHADO.</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de janvier          2001</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Seigneur,<BR>          Donnez-moi le courage de changer ce que je peux changer,<BR>          La s&eacute;r&eacute;nit&eacute; d'accepter ce que je ne          peux changer,<BR>          Et la sagesse d'admettre qu'il en est ainsi.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Mac Arthur </B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    </P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de d&eacute;cembre          2000</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Quand il revient de Compostelle<BR>          Le mari qui n'a point d'enfant<BR>          Pour peu qu'il soit rest&eacute; longtemps<BR>          En trouve deux en arrivant<BR>          &Ocirc; grand saint Jacques, gu&eacute;rissez-moi !<BR>          ....</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Ils revenaient de Compostelle,<BR>          Un sourd, un muet de compagnie<BR>          Le muet jasait comme une pie<BR>          Le sourd pensait : &ocirc; bon grand saint<BR>          Rebouche-moi les deux oreilles !<BR>          &Ocirc; grand saint Jacques, gu&eacute;rissez-moi !<BR>          <BR>          Extrait d'une chanson espagnole : "Las gracias de Santiago"          dans<BR>          "Priez pour nous &agrave; Compostelle" de Pierre BARRET et          Jean-No&euml;l GURGAND, &eacute;dition Hachette          Litt&eacute;rature.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de novembre 2000<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Ch&eacute;ri, tu          ronfles&#133;</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Moi j'aurai jamais cru<BR>          Que j'penserais au divorce<BR>          Mais l'id&eacute;e m'est venue<BR>          Vers la fin d'la nuit d'noces<BR>          C'est pas que j'te d&eacute;teste<BR>          Ou que j'veux t'voir mourir<BR>          C'est juste que tu m'agresses<BR>          Chaque fois qu'tu respires<BR>          Non c'est pas qu'tu m'&eacute;coeures<BR>          Ou que j'peux plus t'sentir<BR>          Mais essaie de dormir<BR>          Dans la pelle d'un tracteur<BR>          C'est pas qu't'es pas gentil<BR>          C'est qu't'as d&ucirc; avaler<BR>          Lorsque t'&eacute;tais petit<BR>          Un moteur de Harley<BR>          Ch&eacute;ri, tu ronfles<BR>          J't'ai donn&eacute; des coups d'genou<BR>          J't'ai secou&eacute;, j't'ai r'tourn&eacute;<BR>          J't'ai rou&eacute; de coups d'pied<BR>          &Ccedil;'a rien chang&eacute; du tout<BR>          Quand t'es pr&egrave;s d'&eacute;touffer<BR>          L&agrave; je guette en silence<BR>          Presque en train d'esp&eacute;rer<BR>          Et puis " rrron " tu r'commences<BR>          J'me suis mis des bouchons<BR>          Et des bonnets d'grand-m&egrave;re<BR>          Mais y'a tes vibrations<BR>          Mesurables sur " Richter "<BR>          J't'ai achet&eacute; toutes les marques<BR>          D'humidificateur<BR>          Pour calmer tes horreurs<BR>          D'amygdales qui claquent<BR>          Et puis j'ai b&acirc;illonn&eacute;<BR>          Ta grosse face de limace<BR>          En osant pr&eacute;texter<BR>          Que c'&eacute;tait un fantasme<BR>          Quand j'te pince les narines<BR>          Jusqu'&agrave; c'que &ccedil;a fasse mal<BR>          C'est au tour des babines<BR>          De faire " ppff " comme un cheval<BR>          Y'aurait l'op&eacute;ration<BR>          Qui nous sauverait la vie<BR>          Mais monsieur l'&eacute;talon<BR>          A peur des bistouris<BR>          Pourrais-tu m'expliquer<BR>          Me confier ton secret<BR>          Dis, t'es-tu fait greffer<BR>          Entr'la gorge et le nez<BR>          Un broyeur &agrave; d&eacute;chets&#133; ?</B></FONT></P>                    <P>&nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Lynda LEMAY          (http://www.lyndalemay.com)</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>                    <HR>                    </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me d'octobre          2000</B></FONT><BR>          &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Sur les beaux coteaux de la          Loire</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>De chaque c&ocirc;t&eacute;          d'Orl&eacute;ans</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Et les terrains          environnants,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>C'est sur les fertiles          territoires</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Que depuis plus de mille          ans,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>A toujours &eacute;t&eacute;          cultiv&eacute;e</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>La bonne vigne de Gris          Meunier</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Pr&eacute;cieux h&eacute;ritage          d'antan.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Gris Meunier, couleurs          rubis</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>A ta vue je souris,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Au bouquet et au go&ucirc;t          agr&eacute;able</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Des gourmets c'est le vin de          table.</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Il entretient la bonne          sant&eacute;</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Il engendre la          ga&icirc;t&eacute;</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Il engage souvent &agrave;          chanter</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Lorsque l'on boit du Gris Meunier          !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Edouard PORCH&eacute;</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    </P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de septembre          2000</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>BATTANT CONTRE PERDANT</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Le battant apporte toujours une          solution</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Le perdant pose toujours un          probl&egrave;me</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Le battant a toujours un          plan</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Le perdant a toujours une          excuse</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Le battant dit "je          fais"</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Le perdant dit "ce n'est pas mon          affaire"</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Le battant voit une solution &agrave;          chaque probl&egrave;me</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Le perdant voit un probl&egrave;me          &agrave; chaque solution</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Le battant pense que c'est sans doute          difficile , mais r&eacute;alisable</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Le perdant pense que c'est sans doute          r&eacute;alisable mais difficile.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;          Auteur inconnu</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    </P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me d'Ao&ucirc;t          2000</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>JAMAIS NE PERDS          COURAGE.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Cours si tu ne peux          voler.</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Marche si tu ne peux          courir.</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Rampe si tu ne peux          marcher,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>mais jamais ne          t'arr&ecirc;te</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>monte, jamais ne descends.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Souris si tu ne peux          rire.</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Sois gai si tu ne peux          sourire.</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Content si tu ne peux &ecirc;tre          gai,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>jamais ne perds courage</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>va toujours de l'avant.<BR>          </B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Eug&egrave;ne          Mattelaer.</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    <BR>          &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de Juillet          2000</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>De fourgon amenag&eacute;, en luxueuxe          roulotte</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>nos cha qu'ils soient bleu, rouge ou          pido</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>avec les d&eacute;fauts qu'ils n'ont          point</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>&agrave; la halte quand la nuit tombe le          cri de la hulotte</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>et les gobelets plastiques ou de          cristal&nbsp; emplis d'ap&eacute;ro</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>arrosent les commentaires sur la route et          les bons coins.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Ici certains rigolent, d'autres          poussent une col&egrave;re</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>quand de gps, de tv, de toile &agrave;          moustique</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>au long des messages on          reflexionne</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>chacun &agrave; son tour dans          l'ar&egrave;ne se positionne</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>pardon pour les bas des dames que          certains piquent</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>mais de cette libert&eacute; de dire ne          soyons pas amer.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Un internaute, passant par l&agrave;,          pose son probl&egrave;me</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>et dix e-mails plein de solutions          l'&eacute;clairent</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>un voyage &agrave; pr&eacute;parer, un          conseil, une invitation</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>un internaute, dans un petit matin          bl&egrave;me,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>sur son piano lui donnera la          bouff&eacute;e d'air</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>les renseignement si convoit&eacute;s sur          sa destination.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Alors on s'ennuie sur ce          forum</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>on est silencieux, face au ruban          rouge</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>au badge, au signe de          reconnaissance</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>comment voulez vous qu'&agrave;          Rome</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>&agrave; la halte, on se rencontre si          rien ne bouge</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>et personne aujourd'hui ou demain se          lance.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Mon pays c'est Poitou          Charente,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>transition entre l'Anjou et le          Bordelais</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>pays des hu&icirc;tres, des lumas, des          melons,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>les filles de La Rochelle on les          chante.</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Poitiers c'est la capital s'il vous          plait</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>de gourmandise il y a le          macaron.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Du futuroscope et des &eacute;glises          romanes</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>vous ne serez pas          d&eacute;&ccedil;us</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>vos roulottes ne tomberont pas en          panne</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>quand les &icirc;les, elles, auront          vu.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Bernard MAILLE.</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    <BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de juin 2000</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>POUR TOI MON AMOUR</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je suis all&eacute; au march&eacute;          aux oiseaux</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Et j'ai achet&eacute; des          oiseaux</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Pour toi</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>mon amour</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je suis all&eacute; au march&eacute;          aux fleurs</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Et j'ai achet&eacute; des          fleurs</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Pour toi</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>mon amour</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je suis all&eacute; au march&eacute;          &agrave; la ferraille</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Et j'ai achet&eacute; des          cha&icirc;nes</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>De lourdes cha&icirc;nes</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Pour toi</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>mon amour</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Et puis je suis all&eacute; au          march&eacute; aux esclaves</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Et je t'ai cherch&eacute;e</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>mais je ne t'ai pas          trouv&eacute;e</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>mon amour</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Jacques PREVERT</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Paroles</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    <BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de mai 2000</B></FONT><BR>          &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>STANCE A UN          CAMBRIOLEUR.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Prince des monte-en-l'air et de la          cambriole,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Toi qui eus le bon go&ucirc;t de choisir          ma maison</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Cependant que je colportais mes          gaudrioles</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>En ton honneur j'ai compose cette          chanson.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Sache que j'appr&eacute;cie &agrave;          sa valeur le geste</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Qui te fit bien fermer la porte en          repartant</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>De peur que des r&ocirc;deurs          n'emportassent le reste</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Des voleurs comme il faut c'est rare de          ce temps.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Tu ne m'as d&eacute;rob&eacute; que le          strict n&eacute;cessaire,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>D&eacute;laissant d&eacute;daigneux          l'ex&eacute;crable portrait</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Que l'on m'avait offert &agrave; mon          anniversaire</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Quel bon critique d'art mon salaud tu          ferais !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Autre signe indiquant toute absence de          tare,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Respectueux du brave travailleur tu          n'as</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Pas cru d&eacute;cent de me priver de ma          guitare,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Solidarit&eacute; sainte de          l'artisanat.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Pour toutes ces raisons vois-tu, je te          pardonne</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Sans arri&egrave;re pens&eacute;e          apr&egrave;s m&ucirc;r examen</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Ce que tu m'as vol&eacute;, mon vieux, je          te le donne,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Ca pouvait pas tomber en de meilleures          mains.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>D'ailleurs moi qui te parle, avec mes          chansonnettes,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Si je n'avais pas d&ucirc; rencontrer le          succ&egrave;s,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>J'aurais tout comme toi, pu virer          malhonn&ecirc;te,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Je serais devenu ton complice, qui sait          ?</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>En vendant ton butin, prends garde au          marchandage,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Ne vas pas tout l&acirc;cher en solde aux          receleurs,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Tiens leur la drag&eacute;e haute en          &eacute;voquant l'adage</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Qui dit que ces gens-l&agrave; sont pis          que les voleurs.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Fort de ce que je n'ai pas          sonn&eacute; les gendarmes,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Ne te crois pas du tout tenu de          revenir,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Ta moindre r&eacute;cidive abolirait le          charme,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Laisse moi je t'en pri', sur un bon          souvenir.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Monte-en-l'air mon ami, que mon bien          te profite,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Que Mercure te pr&eacute;serve de la          prison,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Et pas trop de remords, d'ailleurs nous          sommes quittes,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Apr&egrave;s tout ne te dois-je pas une          chanson ?</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Post-Scriptum, si le vol est l'art que          tu pr&eacute;f&egrave;res,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Ta seule vocation, ton unique          talent,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Prends donc pignon sur ru', mets-toi dans          les affaires,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Et tu auras les flics m&ecirc;me comme          chalands.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Georges BRASSENS</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    </P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me d'avril          2000</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Le lecteur, jamais tu          n'oublieras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>L'administrateur, tu          n'agresseras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>La prudence dans tes &eacute;crits, tu          emploieras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Bri&egrave;vement, tu          &eacute;criras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Des titres clairs, tu          choisiras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>A l'audience toujours, tu          penseras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Une seule fois ton message, tu          posteras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Par mail, le plus souvent, tu          r&eacute;pondras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Un r&eacute;sum&eacute;, tu          posteras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>L'en-t&ecirc;te, tu          v&eacute;rifieras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Le droit d'auteur, tu          respecteras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Les r&eacute;f&eacute;rences, tu          citeras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Les remontrances orthographiques, tu          &eacute;viteras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>La signature, tu n'exag&eacute;reras          pas</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>La longueur des lignes, tu          limiteras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Les caract&egrave;res de contr&ocirc;le,          tu &eacute;viteras</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>A tes annonces publicitaires, tu          r&eacute;sisteras.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Gilles RECH.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>(Source : CNRS &amp;          Universit&eacute;s - L'Internet professionnel,          T&eacute;moignages, exp&eacute;riences, conseils pratiques          de la communaut&eacute; enseignement &amp; recherche, CNRS          Editions, ISBN : 2-271-05256)</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    </P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de mars          2000</B></FONT><BR>          &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Prends ton temps pour          travailler,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>C'est le prix du          succ&egrave;s.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Prends ton temps pour          r&eacute;fl&eacute;chir,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>C'est la source de la          force.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Prends ton temps pour          jouer,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>C'est le secret de la          jeunesse.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Prends ton temps pour          lire,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>C'est la base du savoir.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Prends ton temps pour &ecirc;tre          amical,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>C'est la porte du bonheur.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Prends ton temps pour          r&ecirc;ver,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>C'est le chemin qui m&egrave;ne aux          &eacute;toiles.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Prends ton temps pour          aimer,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>C'est la joie de vivre.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Prends ton temps pour &ecirc;tre          content,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>C'est la musique de l'&acirc;me          !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</B></FONT><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;          Auteur inconnu.</B></P>                    <P>                    <HR>                    <BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de F&eacute;vrier          2000</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>LES BELLES FAMILLES</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Louis I</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis II</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis III</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis IV</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis V</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis VI</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis VII</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis VIII</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis IX</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis X (dit le Hutin)</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Luois XI</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis XII</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis XIII</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis XIV</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis XV</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis XVI</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Louis XVIII</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>et plus personne plus          rien...</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>qu'est-ce que&nbsp; c'est que ces gens          l&agrave;</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>qui ne sont pas foutus</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>de compter jusqu'&agrave; vingt          ?</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Jacques PREVERT</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Paroles</B></FONT><BR>          &nbsp;</P>                    <P>                    <HR>                    </P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de Janvier          2000</B></FONT><BR>          &nbsp;<BR>          &nbsp;<BR>          &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je collabore,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Tu collabores,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Il collabore,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Nous collaborons,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Vous collaborez,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Ils profitent.</B></FONT><BR>          &nbsp;<BR>          &nbsp;<BR>          &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1">Po&egrave;me soixante-huitard</FONT><BR>          <FONT SIZE="+1">affich&eacute; dans la cuisine de</FONT><BR>          <FONT SIZE="+1">Arlette LAGUILLER.</FONT><BR>          &nbsp;<BR>          &nbsp;<BR>          &nbsp;<BR>          &nbsp;<BR>          &nbsp;</P>                    <P>                    <HR>                    <BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de D&eacute;cembre          1999</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>LE BONHEUR EN CE MONDE.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Avoir une maison commode, propre et          belle,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Un jardin tapiss&eacute; d&#146;espaliers          odorants,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Des fruits, d&#146;excellents vins, peu          de train, peu d&#146;enfants,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Poss&eacute;der seul, sans bruit, une          femme fid&egrave;le,</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>N&#146;avoir dette, amour, ni          proc&egrave;s ni querelles,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Ni de partages &agrave; faire avec ses          parents,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Se contenter de peu, n&#146;avoir rien de          grand,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>R&eacute;gler tous ses desseins sur un          juste mod&egrave;le,</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Vivre avec franchise et sans          ambition,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>S&#146;adonner sans scrupule &agrave; la          d&eacute;votion,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Dompter ses passions, les rendre          ob&eacute;issantes</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Conserver l&#146;esprit libre et le          jugement fort,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Dire son chapelet en cultivant les          plantes,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>C&#146;est attendre chez soi bien          doucement la mort.</B></FONT><BR>          &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp; Christophe PLANTIN (1510          - 1589)</B></FONT></P>                    <P>                    <HR>                    </P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Po&egrave;me de Novembre          1999</B></FONT><BR>          &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;L&#146;AME DU VIN</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Un soir, l&#146;&acirc;me du vin          chantait dans les bouteilles :</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>&#171; Homme, vers toi je pousse, &ocirc;          cher d&eacute;sh&eacute;rit&eacute;,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Sous ma prison de verre et mes cires          vermeilles,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Un chant plein de lumi&egrave;re et de          fraternit&eacute; !</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Je sais combien il faut, sur la          colline en flamme,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>De peine, de sueur et de soleil          cuisant</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Pour engendrer ma vie et pour me donner          l&#146;&acirc;me ;</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Mais je ne serai point ingrat ni          malfaisant,</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Car j&#146;&eacute;prouve une joie          immense quand je tombe</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Dans le gosier d&#146;un homme us&eacute;          par ses travaux,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Et sa chaude poitrine est une douce          tombe</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>O&ugrave; je me plais bien mieux que dans          mes froids caveaux.</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>Entends-tu retentir les refrains des          dimanches</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Et l&#146;espoir qui gazouille en mon          sein palpitant ?</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Les coudes sur la table et retroussant          tes manches,</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Tu me glorifieras et tu seras content          ;</B></FONT></P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>J&#146;allumerai les yeux de ta femme          ravie ;</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>A ton fils je rendrai sa force et ses          couleurs</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>Et serai pour ce fr&ecirc;le          athl&egrave;te de la vie</B></FONT><BR>          <FONT SIZE="+1"><B>L&#146;huile qui raffermit les muscles          des lutteurs. &#187;</B></FONT><BR>          &nbsp;</P>                    <P><FONT SIZE="+1"><B>BAUDELAIRE.</B></FONT></P></BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE>  <P>  <HR>  <BR> &nbsp;</P>  <P><FONT SIZE="+2"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</B></FONT><FONT SIZE="+1"><B> Po&egrave;me de novembre 1999</B></FONT><BR> &nbsp;</P>  <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quand ils sont venus chercher les communistes,</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je n'ai rien dit.</B></FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quand ils sont venus chercher les juifs,</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je n'ai rien dit.</B></FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je n'ai rien dit.</B></FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quand ils sont venus me prendre,</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il n'y avait plus personne pour me d&eacute;fendre.</B></FONT><BR> &nbsp;</P>  <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pasteur NIEMOLLER</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dachau 1942</B></FONT></P>  <P>  <HR>  </P>  <P><FONT SIZE="+2"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Po&egrave;me d'octobre 1999</B></FONT><BR> &nbsp;</P>  <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</B></FONT><FONT SIZE="+2"><B>&nbsp;&nbsp;</B></FONT><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ton Christ est juif.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ta voiture est japonaise.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ta pizza est italienne,</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; et ton couscous alg&eacute;rien.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ta d&eacute;mocratie est grecque.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ton caf&eacute; est br&eacute;silien.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ta montre est suisse.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ta chemise est indienne.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ta radio est cor&eacute;enne.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tes vacances sont turques,</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; tunisiennes ou marocaines.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tes chiffres sont arabes.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ton &eacute;criture est latine.</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et tu reproches &agrave; ton voisin</B></FONT><BR> <FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; d'&ecirc;tre un &eacute;tranger !</B></FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1"><B>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Auteur inconnu</B></FONT></P>  <P><A HREF="http://www.estat.com/getstats?serial=21801849458"><IMG SRC="http://perso.estat.com/cgi-bin/perso/21801849458?page=marque_perso" X-CLARIS-USEIMAGEWIDTH X-CLARIS-USEIMAGEHEIGHT BORDER=0 ALIGN=bottom></A></P> </BODY> </HTML> 
