<HTML> <HEAD>    <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1">    <META NAME="Author" CONTENT="tony capparelli">    <META NAME="Description" CONTENT="Th&eacute;orie sur la d&eacute;cadence et le chaos int&eacute;rieur.">     <META NAME="Keywords" CONTENT="lyon, posie, pote, auteur">    <TITLE>Th&eacute;orie sur la d&eacute;cadence et le chaos int&eacute;rieur</TITLE> </HEAD> <BODY TEXT="#FFFFFF" BGCOLOR="#000000" LINK="#0000EE" VLINK="#551A8B" ALINK="#FF0000">  <TABLE BORDER=0 WIDTH="620" HEIGHT="100%"> <TR> <TD WIDTH="170" BACKGROUND="gauche.jpg" VALIGN=TOP> <A HREF="./"><IMG SRC="/images/alyon.gif" BORDER=0 HSPACE=5 VSPACE=5 ALT="Retour"></A> </TD>  <TD WIDTH="450"> <BLOCKQUOTE> <H2>Th&eacute;orie sur la d&eacute;cadence et le chaos int&eacute;rieur</H2>  <H3>Il est minuit, je viens de tout &eacute;teindre dans mon petit appartement, de couper net le t&eacute;l&eacute;viseur et sa vision du monde, et j'arpente &agrave; pr&eacute;sent les escaliers bien raides qui m&egrave;nent jusqu'a la chambre exig&uuml;e de la mezzanine. <BR>Les ronronnements sont perceptibles. Je ne parle pas des derniers sursauts de vie, en bas dans la rue, les voitures aux conducteurs m&eacute;fiants qui s'engagent dans la nuit comme dans un univers de peur, mais plut&ocirc;t de la machinerie servile qui compose notre quotidien. <BR>Le son constant des infra-basses cr&eacute;ait des fantasmagories, on croit y reconna&icirc;tre les voix dechir&eacute;es de quelques d&eacute;mons, ou bien peut &ecirc;tre juste la voix du souvenir. Le sommeil commence doucement &agrave; m'envelopper, tel un linceul de brume, l'anest&eacute;siant de l'&acirc;me se joue de ma chair. <BR>Quelque part, derri&egrave;re d'autres myst&egrave;res de la cr&eacute;ation, un &ecirc;tre intangible, parfait hologramme du moi, attend patiemment le signal. <BR>Prostr&eacute; depuis des heures, si le jour ou le temps qu'il contient ont pour lui une quelconque importance, il attend enfin que je le r&eacute;anime. <BR>Je sais que cette p&eacute;riode de semi-&eacute;veil est propice aux r&ecirc;ves, qui dans leurs sanctuaires attendent d'&ecirc;tre trahis. la lumi&egrave;re s'affa&icirc;blit &agrave; pr&eacute;sent, aurai-je la force de tenir avant d'&ecirc;tre totalement absorb&eacute;. <BR>Le tourbillon se l&egrave;ve, minuscule, presque ridicule au tout d&eacute;but, puis il s'ajoute et il cro&icirc;t, surmultipli&eacute; par un &eacute;trange coeficient. <BR>Mon corps disloqu&eacute; par la tumulte ne conna&icirc;t pas la douleur, je suis dans un r&ecirc;ve et la chair est ma virtualit&eacute;. <BR>Par de sombres tunnels je voyage et j'entends. les reliques s'animent, la chair des morts cristallis&eacute;s bient&ocirc;t s'&eacute;paissit et palpite. <BR>Le sang retrouve peu a peu sa couleur, et les cath&eacute;drales carbonniques se rel&egrave;vent, accomplissant d'&eacute;tranges cabrioles, j'erre &agrave; pr&eacute;sent dans le gouffre du temps. </H3> </BLOCKQUOTE> </TD>  </TABLE>  </BODY> </HTML> 
