<HTML>   <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 3.0 Mac">   <TITLE>CHAOS DE BELLEFOND</TITLE> </HEAD> <BODY>  <P><CENTER>SENTIERS DE CHARTREUSE : COMMENTAIRES G&Eacute;OLOGIQUES<BR> par M.GIDON, professeur honoraire de G&eacute;ologie &agrave; l'Universit&eacute; de Grenoble<HR></CENTER></P>  <H2><CENTER>Aux Cr&ecirc;tes de BELLEFOND,<BR> depuis Perquelin, par le CHAOS de Bellefond</CENTER></H2>  <P><HR ALIGN=LEFT SIZE="5"></P>  <H3><CENTER>INTRODUCTION</CENTER></H3>  <H4>Cartes &agrave; utiliser :</H4>  <P>1/25.000&deg; I.G.N. : &laquo; TOP 25, 3334 OT &raquo;, ou S&eacute;rie bleue &laquo; 3234 est - Grenoble &raquo;, ou Dom&egrave;ne 1-2.<BR> 1/50.000&deg; B.R.G.M. (g&eacute;ologique), feuille &laquo; Dom&egrave;ne &raquo; 1&deg;&eacute;dition (en 1996 cette carte est &eacute;puis&eacute;e et sa 2&deg; &eacute;dition n'est encore qu'en pr&eacute;paration).</P>  <H4>Trajets d&eacute;crits :</H4>  <P>Le point de d&eacute;part de l'itin&eacute;raire p&eacute;destre d&eacute;crit ici (<A HREF="#f01">fig. 1</A>) est le hameau de Perquelin, que l'on atteint, depuis Saint-Pierre de Chartreuse, par un trajet de 4 km en voiture (parking am&eacute;nag&eacute; en amont). Tous les itin&eacute;raires suivent de bons chemins, d&eacute;pourvus de tous passages d&eacute;licats, sauf la travers&eacute;e du Chaos, qui se termine par quelques m&egrave;tres d'escalade facile (mais deux variantes sont indiqu&eacute;es, qui permettent &eacute;ventuellement de l'&eacute;viter). La d&eacute;nivellation est de 900 m et une journ&eacute;e est n&eacute;cessaire pouvoir effectuer les observations g&eacute;ologiques propos&eacute;es durant son parcours.</P>  <P>La partie inf&eacute;rieure de l'itin&eacute;raire, jusqu'au &quot;plateau&quot; de Bellefond, est commune avec l'itin&eacute;raire de mont&eacute;e &agrave; la Dent de Crolles, d&eacute;j&agrave; d&eacute;crite dans l'<I>opuscule 1D</I> mais, pour qu'il soit inutile d'avoir recours &agrave; ce dernier, elle est de nouveau d&eacute;crite ici. On trouvera &eacute;galement la description compl&egrave;te de la descente par le col de la Saulce jusqu'&agrave; Perquelin car elle n'est que partiellement d&eacute;crite dans le fascicule 1B (pour sa seule partie sup&eacute;rieure et dans le sens de la mont&eacute;e).</P>  <H4>Cadre g&eacute;ologique et th&egrave;mes abord&eacute;s :</H4>  <P>Le secteur travers&eacute; appartient &agrave; la partie orientale de l'ensemble structural dit de la &laquo; Chartreuse orientale &raquo;*. Les itin&eacute;raires d&eacute;crits se d&eacute;roulent presque exclusivement dans le grand synclinal chartreux oriental (ou synclinal de la Dent de Crolles), au sud-est du d&eacute;crochement de Bellefond (<A HREF="#f02">fig. 2</A>).</P>  <P>En fait cette excursion ne doit pas &ecirc;tre abord&eacute;e comme une introduction &agrave; la g&eacute;ologie du haut domaine chartreux oriental. Au contraire elle est l'occasion d'en parachever l'exploration, qu'il faut plut&ocirc;t commencer avec l'excursion au col de Bellefond (fascicule 1B) et celle &agrave; la Dent de Crolles <I>(fascicule 1D)</I>. S'ajoutant &agrave; ces derni&egrave;res elle permet alors d'acqu&eacute;rir une connaissance tr&egrave;s compl&egrave;te de la g&eacute;ologie de ces cr&ecirc;tes, qui limitent la d&eacute;pression de Saint-Pierre-de-Chartreuse du c&ocirc;t&eacute; est.</P>  <P>L'int&eacute;r&ecirc;t plus particulier de cet itin&eacute;raire, notamment par rapport aux deux pr&eacute;cit&eacute;s, est de donner l'occasion d'une analyse d&eacute;taill&eacute;e du r&eacute;seau de fractures qui affecte la grande dalle calcaire urgonienne, pourtant apparemment monotone, qui s'&eacute;tend entre le col de Bellefond et la Dent de Crolles.</P>  <P>On y d&eacute;couvrira que les diverses de cassures de ce domaine se r&eacute;partissent d'abord en deux familles majeures, les failles longitudinales (&agrave; peu pr&egrave;s N-S), de type normal, qui sont anciennes (et notamment ant&eacute;rieures au plissement) et les failles de d&eacute;crochement qui sont plus r&eacute;centes (plus ou moins contemporaines du plissement). De plus les failles longitudinales se diff&eacute;rencient elles-m&ecirc;mes en deux familles conjugu&eacute;es*, la premi&egrave;re (la mieux repr&eacute;sent&eacute;e le long de l'itin&eacute;raire) dont le compartiment ouest est abaiss&eacute; (failles du Prayet [FPr] et du Paradis [FPa]) et la seconde o&ugrave; il est au contraire sur&eacute;lev&eacute; (failles de La Gorgette [FG] et de Rocheplane [FR]).</P>  <P>Les rapports entre ces diverses failles sont assez d&eacute;licats &agrave; d&eacute;m&eacute;ler : ils s'av&egrave;rent aussi vari&eacute;s que complexes et consistent selon les cas en ramifications, en recoupements et/ou en anastomoses. Ceci est &eacute;videmment en liaison avec le fait que cette fracturation r&eacute;sulte de deux &eacute;tapes successives - au moins - de d&eacute;formation tectonique.</P>  <P>Cette excursion permet en outre de visiter cette remarquable curiosit&eacute; g&eacute;ologique qu'est le &laquo;&nbsp;<B>Chaos de Bellefond</B> &raquo; et d'en d&eacute;couvrir l'origine, qui est pr&eacute;cis&eacute;ment li&eacute;e &agrave; cette fracturation.</P>  <H4>Remarques typographiques :</H4>  <P>- Les paragraphes ou phrases &eacute;crits en <B>italiques</B> sont ceux relatifs au choix ou au rep&eacute;rage de l'itin&eacute;raire ;<BR> - Les textes <B>encadr&eacute;s</B> donnent des aper&ccedil;us globaux sur la g&eacute;ologie de la partie d'itin&eacute;raire qui leur fait suite ; <BR> - Les paragraphes &eacute;crits <B>en retrait</B> concernent, selon le cas, des d&eacute;tails secondaires, des observations accessoires ou des commentaires plus sp&eacute;cialis&eacute;s dont l'abord n&eacute;cessite une culture g&eacute;ologique relativement pouss&eacute;e : ils peuvent donc &ecirc;tre saut&eacute;s en premi&egrave;re lecture.<BR> - Les <B>ast&eacute;risques</B> * renvoient le lecteur, pour plus d'explications sur des termes particuliers ou sur le contexte g&eacute;ologique g&eacute;n&eacute;ral, &agrave; l'opuscule sp&eacute;cial consacr&eacute; &agrave; la vue d'ensemble de la g&eacute;ologie du massif de la Chartreuse. Ce dernier pourra aussi &ecirc;tre consult&eacute; pour obtenir des compl&eacute;ments d'informations sur les formations g&eacute;ologiques rencontr&eacute;es. Il faudra cependant se reporter &agrave; la notice des cartes g&eacute;ologiques &agrave; 1/50000&deg; si l'on cherche une description d&eacute;taill&eacute;e de ces formations.<BR> - Les sigles plac&eacute;s entre <B>crochets</B> [] dans le texte sont les notations d&eacute;signant les niveaux stratigraphiques sur les cartes g&eacute;ologiques de la France &agrave; 1/50.000&deg;. On trouvera, dans la liste des abr&eacute;viations (via le bouton ad hoc), les noms de ces niveaux et l'ordonnance de leur succession ainsi que les notations abr&eacute;g&eacute;es qui leur correspondent dans les diverses figures.<BR> - Le symbole <B>'phi' minuscule</B>, utilis&eacute; sur les figures pour d&eacute;signer les chevauchements mineurs (<B>&Oslash;</B> d&eacute;signant ceux plus importants) n'est pas disponible pour les textes. il est donc remplac&eacute; par <I>'</I><B>f</B>' dans les l&eacute;gendes.</P>  <P><HR ALIGN=LEFT></P>  <H2><CENTER>DESCRIPTION DES ITIN&Eacute;RAIRES</CENTER></H2>  <H3>A/ DE PERQUELIN au Chaos</H3>  <H4>1) De Perquelin jusqu'au d&eacute;part du &quot;sentier du colonel&quot;</H4>  <P><CENTER><TABLE WIDTH="450" BORDER="1" CELLSPACING="2" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD WIDTH="100%">       <P><CENTER>&nbsp;La premi&egrave;re partie de l'itin&eacute;raire,       qui est globablement orient&eacute; d'ouest en est, a pour th&egrave;me       structural principal (<A HREF="#f02">fig.&nbsp;2</A>) la travers&eacute;e       du flanc est de l'anticlinal de Perquelin, puis du flanc ouest       du synclinal Chartreux oriental.</CENTER></P>        <P><CENTER>Toutefois, cette coupe de la succession stratigraphique,       dans le sens montant (du S&eacute;quanien &agrave; l'Urgonien       inclus), est perturb&eacute;e par le passage de la grande faille       de d&eacute;crochement de Bellefond, qui court, du nord-est au       sud-ouest, du col de Bellefond au Roc d'Arguille. Compte tenu       du pendage des couches, ici vers l'est, et du d&eacute;placement       relatif, dextre, des deux compartiments d&eacute;cal&eacute;s       par cette faille il en r&eacute;sulte que celui du nord-ouest       a l&agrave; un rejet vertical qui correspond &agrave; un soul&egrave;vement       relatif (fig. 0).</CENTER>     </TD>   </TR> </TABLE></CENTER></P>  <P><I>Le d&eacute;but de la mont&eacute;e, depuis le parking (<B>point 1</B>) jusqu'&agrave; la travers&eacute;e du Guiers, s'effectue sur un chemin empierr&eacute; carrossable, interdit &agrave; la circulation des v&eacute;hicules.</I></P>  <P>Le premier lacet de ce chemin (<B>point 2</B>) donne, sur une vingtaine de m&egrave;tres de long, une coupe dans les alternances de lits de marnes et de bancs calcaires du Kimm&eacute;ridgien inf&eacute;rieur [j8a].<BR> Ces couches ont un tr&egrave;s fort pendage vers l'est, d&ucirc; &agrave; ce que l'on est ici au maximum de d&eacute;versement du flanc est de l'anticlinal de Perquelin, pratiquement au point d'inflexion entre celui-ci et le d&eacute;but du flanc ouest du synclinal Chartreux oriental (<A HREF="#f02">fig.&nbsp;2</A>). On y distingue, de plus, une schistosit&eacute;* bien marqu&eacute;e (surtout dans les lits les plus marneux, comme c'est toujours le cas lorsqu'il y a de telles alternances). La disposition des surfaces de schistosit&eacute; est apparemment tr&egrave;s conforme au sch&eacute;ma classique des rapports angulaires schistosit&eacute; / couches dans les flancs normaux de plis synchisteux (<A HREF="#f03">fig. 3</A>). Le pendage vers l'ouest de cette schistosit&eacute; (faible dans les bancs calcaires mais se rapprochant de la verticale dans les lits marneux) indiquerait que le plan axial du pli pend lui-m&ecirc;me vers l'ouest, ce qui s'accorde avec le d&eacute;versement &agrave; l'E que pr&eacute;sente effectivement l'anticlinal de Perquelin (<A HREF="#f02">fig.&nbsp;2</A>).</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>En fait il s'av&egrave;re que cette disposition est largement   due &agrave; un basculement tardif, post&eacute;rieur notamment   &agrave; la formation de la schistosit&eacute;.</P></BLOCKQUOTE>  <P>Le second lacet et les 250 m qui suivent (jusqu'&agrave; l'&eacute;tranglement du lit du Guiers) ne montrent que des &eacute;boulis. Ces derniers masquent la partie inf&eacute;rieure du Tithonique (base de [j9-8]), encore assez lit&eacute;e. Les gorges du Guiers (<B>point 3</B>) sont entaill&eacute;es dans les bancs massifs et plus &eacute;pais, ici parfaitement verticaux, du Tithonique moyen (sommet de [j9-8]), puis dans ceux du Tithonique sup&eacute;rieur [j9b], o&ugrave; les gros bancs sont s&eacute;par&eacute;s les uns des autres par des faisceaux de petits lits calcaires centim&eacute;triques, fortement ondul&eacute;s. Ces derniers sont &eacute;vid&eacute;s en couloirs &eacute;troits dont l'un notamment est enjamb&eacute; par un petit pont.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>Les bancs verticaux du Tithonique sup&eacute;rieur sont en   outre coup&eacute;s par de petites failles &quot;plates&quot;   (F1, <A HREF="#f04">fig. 4</A>) , c'est &agrave; dire &agrave;   surface de cassure presque horizontale (pent&eacute;e de 20 &agrave;   25&deg; vers l'ouest). Leur rejet consiste en un d&eacute;calage   vers l'est du compartiment sup&eacute;rieur mais n'exc&egrave;de   pas quelques d&eacute;cim&egrave;tres ou un m&egrave;tre.<BR>   Ces &laquo; microfailles &raquo; posent un int&eacute;ressant   probl&egrave;me d'interpr&eacute;tation. En effet leur sens de   rejet semble, a priori, indiquer qu'elles expriment un chevauchement   vers l'est (ce qui pourrait &ecirc;tre un des effets de l'&eacute;tape   - tardive - de d&eacute;versement vers l'est qui a affect&eacute;   ce secteur). Mais l'examen attentif des affleurements montre   qu'il y existe aussi d'autres microfailles (F2, <A HREF="#f04">fig.   4</A>) , de rejet encore plus modeste, qu'il faut rapporter &agrave;   une deuxi&egrave;me famille distincte car leur rejet est inverse   (compartiment sup&eacute;rieur d&eacute;cal&eacute; vers l'ouest)   et leur pendage plut&ocirc;t inclin&eacute; vers l'est .</P>   <P>Ces deux familles se coupent en formant des di&egrave;dres   dont le plan bissecteur de l'angle aigu est pratiquement horizontal,   de sorte que leurs effets se combinent pour produire une extension   selon le plan des couches. Il s'agit donc probablement de deux   familles de failles normales conjugu&eacute;es*. Leur pendage,   anormal pour des failles de ce type, r&eacute;sulte sans doute   de ce qu'elles se sont form&eacute;es avant le plissement puis   ont &eacute;t&eacute; bascul&eacute;es de 90&deg; vers l'est   avec les couches lors de celui-ci. En effet des failles ayant   eu une telle histoire s'observent non loin de l&agrave;, dans   l'Urgonien du synclinal oriental (elles y sont toutefois moins   bascul&eacute;es, comme normal puisque dans ce dernier les couches   n'atteignent nulle part un pendage aussi fort qu'ici).</P></BLOCKQUOTE>  <P>Au sortir amont de ces gorges, le lit du Guiers se franchit &agrave; gu&eacute; sur un radier ciment&eacute; (<B>point 4</B>). Il s'&eacute;largit l&agrave; brutalement et se partage en deux branches orient&eacute;es l'une et l'autre presque nord-sud (celle du nord h&eacute;berge le ruisseau de La Saulce). L'orientation de ces deux thalweg correspond au fait que l'on p&eacute;n&egrave;tre ici dans les couches beaucoup plus tendres du Berriasien inf&eacute;rieur, qui ont guid&eacute; leur creusement et dont ils empruntent donc l'orientation.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>Les couches de la base de cet &eacute;tage [n1a], form&eacute;s   de marno-calcaires &agrave; ciment, ne sont pas visibles ici   : d&egrave;s les premiers affleurements, en rive droite du lit   du Guiers et une vingtaine de m&egrave;tres en amont du radier,   on trouve des alternances de calcaires gris et de marnes [n1b]   qui appartiennent &agrave; des niveaux situ&eacute;s d&eacute;j&agrave;   un peu plus haut dans la succession des couches du Berriasien.   Il est possible que cel&agrave; r&eacute;sulte d'une suppression   tectonique, par une faille longitudinale que l'on conna&icirc;t   effectivement plus au sud <I>(&quot;faille du Baure&quot;, voir   l'opuscule 1D)</I>.</P></BLOCKQUOTE>  <P>Vers l'amont du thalweg du Guiers on voit, &agrave; travers les arbres, la barre rocheuse des &laquo;&nbsp;Cascades du Guiers &raquo;. Ce ressaut est constitu&eacute; par les calcaires du Fontanil du flanc ouest du synclinal chartreux oriental. Il repr&eacute;sente l'abrupt de faille du d&eacute;crochement de Bellefond, d&eacute;gag&eacute; par l'affouillement des couches plus tendres du Berriasien qui affleurent en avant, dans le compartiment nord-ouest de cette faille.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>Dans ce dernier les calcaires du Fontanil en m&ecirc;me situation   n'affleurent que deux kilom&egrave;tres plus au nord-est, ce   qui mesure la valeur du mouvement de coulissement dextre sur   cette faille.</P></BLOCKQUOTE>  <H4>2) Sentier du Colonel</H4>  <P><I>Ce sentier est le plus direct pour aller au Prayet. Il se d&eacute;tache de la route foresti&egrave;re de Bellefond dans son premier coude, imm&eacute;diatement en rive droite du radier ciment&eacute;, et s'&eacute;l&egrave;ve en sous-bois sur une pente glaiseuse qui ne laisse voir aucun affleurement jusqu'&agrave; la <B>source de Fontaine Noire</B>.<BR> On peut aussi rejoindre cette source en empruntant la route foresti&egrave;re du col de la Saulce, puis en prenant sur la droite, 200 m en amont (au dessus des r&eacute;servoirs de captage), un chemin qui acc&egrave;de au captage en montant doucement du nord vers le sud (toutefois cet itin&eacute;raire n'a pas plus d'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;ologique).</I></P>  <P><I>Une autre variante, pr&eacute;f&eacute;rable tant qu'&agrave; faire, consiste &agrave; rejoindre le sentier du Colonel (nettement en amont de la source) par la large piste foresti&egrave;re de Barbebison qui s'embranche 100 m plus loin sur la route du col de la Saulce (trac&eacute; en tiret&eacute;s sur la fig. 1). Elle monte d'abord vers le nord-est puis d&eacute;crit un grand lacet et revient vers le sud en traversant le d&eacute;crochement de Bellefond (voir ci-apr&egrave;s, point 5b).</I></P>  <P><B>La source de Fontaine Noire</B> (<B>point 5a</B>) est capt&eacute;e &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; nord de la barre rocheuse des cascades du Guiers et sort effectivement des calcaires du Fontanil [n2F]. Deux remarques sont &agrave; faire &agrave; propos de cet affleurement ; la premi&egrave;re est que le pendage des couches y est tr&egrave;s mod&eacute;r&eacute;, d'ailleurs en direction du nord-est, ce qui veut dire que l'on est pratiquement l&agrave; &agrave; la charni&egrave;re du grand synclinal oriental de la Chartreuse ; la seconde est que pour atteindre ces niveaux on n'a eu &agrave; franchir, depuis la base de la succession des couches cr&eacute;tac&eacute;es (qui se trouve au gu&eacute; du Guiers) qu'une petite d&eacute;nivellation et qu'une petite distance horizontale : cela ne laisse pas une place suffisante pour que tous les termes de cette succession soient pr&eacute;sents sous le couvert d'&eacute;boulis et de v&eacute;g&eacute;tation travers&eacute; en contrebas de la source. L'un et l'autre de ces faits s'expliquent par le passage de la grande faille, nord-est -sud-ouest, du d&eacute;crochement de Bellefond (<A HREF="#f02">fig. 2</A>).</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>C'est certainement cette circonstance qui est cause de la   localisation de cette source, les circulations d'eaux se rassemblant   le long de la faille, dans la partie basse des calcaires du Fontanil   du compartiment SE, tandis que de l'autre cot&eacute; elles se   voient barr&eacute;es par l'&eacute;paisse succession des marnes   de Narbonne [n2M] qui, remont&eacute;es par le jeu de la faille,   constituent, &agrave; cette altitude, son compartiment NW (<A   HREF="#f05">fig. 5</A>).</P></BLOCKQUOTE>  <P>Au dessus de la source le sentier gravit, en escaliers, la barre rocheuse des calcaires du Fontanil. Plus haut on traverse un talus bois&eacute; garni d'&eacute;boulis &agrave; blocs d'Urgonien. Il est travers&eacute; horizontalement par la route foresti&egrave;re de Barbebison, que le sentier traverse en montant vers la gauche.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>Il n'est pas sans int&eacute;r&ecirc;t de faire l&agrave;   un d&eacute;tour en direction du nord, en empruntant cette route   : on y rencontre d'abord de nouveaux affleurements de calcaires   du Fontanil (ces derniers, caract&eacute;ris&eacute;s par des   litages fortement entrecrois&eacute;s, appartiennent au sommet   de leur masse inf&eacute;rieure). Apr&egrave;s 300 m de parcours   total vers le nord (<B>point 5b</B>) ces calcaires font brutalement   place aux marnes de Narbonne [n2M], ce qui indique que l'on franchit   l&agrave; le d&eacute;crochement de Bellefond, pour rentrer dans   son compartiment nord - ouest.<BR>   Un sentier qui monte vers le sud s'embranche &agrave; peu pr&egrave;s   &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; nord de l'affleurement des   calcaires du Fontanil ; il rejoint celui du Colonel et &eacute;vite   d'avoir &agrave; parcourir de nouveau les 300&nbsp;m. de route   en sens inverse.</P></BLOCKQUOTE>  <P>Il faut attendre la succession de lacets que le sentier d&eacute;crit 100&nbsp;m plus haut (<B>point&nbsp;5c</B>) pour retrouver des affleurements, d'ailleurs discontinus et m&eacute;diocres : il s'agit d'abord des niveaux sup&eacute;rieurs (&agrave; silex en poup&eacute;es contourn&eacute;es) des calcaires du Fontanil [n2S] (jusque vers 1300 m d'altitude), puis des calcaires noirs de l'Hauterivien [n3], surtout visibles &agrave; l'occasion d'une assez longue travers&eacute;e vers le nord. Apr&egrave;s une travers&eacute;e vers le sud, le sentier s'&eacute;l&egrave;ve par des lacets courts dans des &eacute;boulis anciens [Ew], jusqu'au pied de la falaise de la masse inf&eacute;rieure urgonienne [n4U]. Ceux-ci sont consolid&eacute;s en br&egrave;che de pente &agrave; litage orient&eacute; vers l'aval et leur plus bel affleurement est spectaculairement perc&eacute; d'un porche &agrave; plusieurs entr&eacute;es.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>La succession des termes de la s&eacute;rie est normale et   semble &agrave; premi&egrave;re vue compl&egrave;te, bien que   mal visible. Pourtant le Barr&eacute;mien inf&eacute;rieur [n4a],   qui devrait &ecirc;tre &agrave; la base de la falaise urgonienne,   n'affleure absolument pas. Or l'espace que cela laisse entre   ce pied de falaise et les derniers affleurements de calcaires   du Fontanil est trop faible pour loger toute la succession des   strates. Cela t&eacute;moigne du passage, sous les &eacute;boulis,   d'une faille N-S, &agrave; rejet de soul&egrave;vement du compartiment   ouest, qui n'est autre que le prolongement septentrional de la   faille de la Gorgette, bien observable plus au sud <I>(voir le   fascicule 1D)</I>.</P></BLOCKQUOTE>  <P>La falaise de l'Urgonien inf&eacute;rieur est franchie par un couloir encaiss&eacute; o&ugrave; le sentier d&eacute;crit une vol&eacute;e de tr&egrave;s courts lacets. Bien que profond&eacute;ment entaill&eacute; ce couloir n'est d&eacute;termin&eacute; par aucune faille : en effet on n'y voit aucun miroir sur ses rives ni de br&egrave;che de faille en son fond ; de plus on constate, arriv&eacute; &agrave; son sommet, que la falaise de l'Urgonien sup&eacute;rieur se poursuit de fa&ccedil;on parfaitement continue d'une rive &agrave; l'autre : cela montre quelle erreur il y aurait &agrave; vouloir consid&eacute;rer que tout thalweg rectiligne est d&ucirc; &agrave; une cassure ! En l'occurence aucune explication tectonique convaincante ne semble envisageable pour justifier la pr&eacute;sence de ce couloir.</P>  <H3>B/ Au Chaos et au Prayet</H3>  <H4>1/ Acc&egrave;s au chaos.</H4>  <P><I>Au sommet du couloir encaiss&eacute; qui franchit la falaise de l'Urgonien inf&eacute;rieur</I> (<B>point 6</B>)<I> on a le choix entre deux sentiers, l'un, &agrave; gauche, se dirigeant vers le nord l'autre, &agrave; droite, vers le sud : tous les deux sont aussi facilement praticables et empruntent le niveau de vires de la couche &agrave; orbitolines [n5O]. Opter pour le sentier de gauche (celui de droite correspond au v&eacute;ritable &laquo; sentier du Colonel &raquo; ; il rejoint directement le Prayet et permet d'acc&eacute;der &agrave; la cr&ecirc;te sans passer par le chaos).</I></P>  <P>Ce sentier utilise un typique &quot;<B>sangle</B>&quot; de Chartreuse, qui forme ici un beau talus bois&eacute;, install&eacute; sur les couches &agrave; Orbitolines. Il suit en fait l'extr&egrave;me sommet de ce sangle en utilisant l'abri sous roche qui longe le pied de la falaise de l'Urgonien sup&eacute;rieur (c'est ce que l'on appelle une &laquo;&nbsp;<B>balme</B>&nbsp;&raquo;). Il traverse ainsi tout le versant nord-ouest de la butte du Prayet et, ce faisant, descend progressivement d'une cinquantaine de m&egrave;tres vers l'est car le pendage des couches, tr&egrave;s mod&eacute;r&eacute;, est dirig&eacute; vers l'est : c'est que l'on est toujours ici dans le flanc ouest du synclinal chartreux oriental.</P>  <P>La descente du sentier cesse &agrave; l'endroit o&ugrave; il atteint la charni&egrave;re du synclinal, qui est le point pr&eacute;cis o&ugrave; il pr&eacute;sente une bifurcation (<B>point 7</B>). On observe l&agrave; un effacement de la falaise de la masse sup&eacute;rieure urgonienne, ce qui peut &ecirc;tre mis en rapport avec la fracturation plus intense de la roche au voisinage de la zone o&ugrave; elle &agrave; subi sa flexion maximale.</P>  <P><I>Le sentier qui s'embranche ici vers la droite grimpe directement la pente en escaladant l'escalier des bancs urgoniens.</I> En une cinquantaine de m&egrave;tres de d&eacute;nivel&eacute;e il d&eacute;bouche sur les pentes plus douces o&ugrave; affleurent les couches de la Lumachelle [n6] puis dans les prairies de la butte du Prayet (install&eacute;es sur un ancien &eacute;boulement &agrave; gros blocs qui est venu colmater ici le creux du synclinal). C'est l&agrave; un itin&eacute;raire que l'on peut rejoindre si l'on renonce &agrave; la travers&eacute;e du Chaos.</P>  <P><I>En effet, si l'acc&egrave;s au Chaos est tr&egrave;s facile du c&ocirc;t&eacute; aval, par contre les derniers passages pour s'en &eacute;chapper vers l'amont comportent un cheminement plus d&eacute;licat (<B>chercher les marques de peinture et bien les suivre !</B>) et m&ecirc;me un pas d'escalade (facile). C'est en raison de cette particularit&eacute; que l'itin&eacute;raire est d&eacute;crit dans le sens montant, suivant lequel de tels passages sont plus ais&eacute;s &agrave; aborder.</I></P>  <H4>2/ Travers&eacute;e du Chaos de Bellefond</H4>  <P><CENTER><TABLE WIDTH="450" BORDER="1" CELLSPACING="2" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD WIDTH="100%">       <P><CENTER>&nbsp; Le chaos de Bellefond n'a rien &agrave; voir,       ni dans la nature de ses roches ni dans sa gen&egrave;se, avec       ceux de Bretagne ou du Limousin (qui r&eacute;sultent de l'alt&eacute;ration       et de la dissociations en boules d'affleurements granitiques).</CENTER></P>        <P><CENTER>Il s'agit ici d'une zone o&ugrave; la dalle de l'Urgonien       sup&eacute;rieur a &eacute;t&eacute; disloqu&eacute;e et fragment&eacute;e       en panneaux hectom&eacute;triques ou en blocs d&eacute;cam&eacute;triques       disjoints par l'ouverture de fentes entrecrois&eacute;es dessinant       des crevasses en croissant de lune &agrave; concavit&eacute;       orient&eacute;e vers le nord-ouest (fig. 6) : c'est l&agrave;       le r&eacute;sultat d'un d&eacute;but d'arrachement de cette dalle,       lequel est certainement d&ucirc; &agrave; son glissement sur       les bancs argileux des couches &agrave; Orbitolines <I>(voir       la fig. 10 du fascicule 1A, &quot;aper&ccedil;u d'ensemble&quot;,       2&deg; &eacute;dition)</I> ; mais ce glissement a avort&eacute;       alors que seule la moiti&eacute; aval de ce panneau avait saut&eacute;       la falaise de l'Urgonien inf&eacute;rieur pour s'&eacute;bouler       &agrave; son pied.</CENTER></P>        <P><CENTER>Le chaos de Bellefond peut se comparer au chaos de       Tracarta, au sud du col de l'Alpe : l&agrave; les blocs disloqu&eacute;s       ont &eacute;t&eacute; plus largement &eacute;vacu&eacute;s, de       sorte qu'il n'en subsiste plus gu&egrave;re que des fragments.       Enfin un tel glissement a &eacute;galement eu lieu au Jardin       de Chamechaude mais la surface de glissement y a &eacute;t&eacute;       totalement d&eacute;nud&eacute;e.</CENTER></P>        <P><CENTER>La localisation de ces divers chaos r&eacute;pond       &agrave; une r&egrave;gle que l'on voit s'appliquer en ces divers       autres points en Chartreuse. On constate en effet que ces secteurs       d'arrachement se situent toujours &agrave; un endroit o&ugrave;       l'&eacute;rosion, par recul des falaises, a atteint et d&eacute;pass&eacute;       la charni&egrave;re du synclinal perch&eacute;, supprimant totalement       l'un des flancs et ne laissant plus qu'un &laquo; volet synclinal&raquo;       en forme de pupitre inclin&eacute; (<A HREF="#f07">fig. 7</A>).</CENTER>     </TD>   </TR> </TABLE></CENTER></P>  <P><I>Prendre le sentier de gauche. Il poursuit sa travers&eacute;e &agrave; flanc, maintenant ascendante, mais ne peut plus suivre la vire car elle devient ici totalement indistincte</I> : c'est que l'on p&eacute;n&egrave;tre dans la partie base du chaos, o&ugrave; les &eacute;l&eacute;ments gliss&eacute;s sont le plus disjoints et fragment&eacute;s. De fait il s'insinue bient&ocirc;t entre les monolithes isol&eacute;s par la dislocation de la dalle de l'Urgonien sup&eacute;rieur, en empruntant de profondes crevasses &agrave; moiti&eacute; combl&eacute;es d'&eacute;boulis. Son cheminement reste &agrave; proximit&eacute; du bord amont de l'une des crevasses majeures ouvertes par le glissement, qui forme un abrupt de 20 &agrave; 50 m de haut, visible &agrave; main droite. On peut le toucher, &agrave; peu pr&egrave;s &agrave; mi parcours, et constater qu'il s'agit d'un miroir de faille, porteur de stries subhorizontales, donc que cette crevasse r&eacute;sulte de l'ouverture d'une petite faille de d&eacute;crochement. Celle-ci n'est que tout &agrave; fait secondaire, car son orientation est oblique &agrave; celle des grandes cassures du secteur et son rejet est trop faible pour se manifester de fa&ccedil;on perceptible. N&eacute;anmoins c'est sa pr&eacute;sence qui a constitu&eacute; l'une des lignes de faiblesse sur laquelle s'est amor&ccedil;&eacute;e la d&eacute;chirure du glissement rocheux.</P>  <P>On reconnaitra que l'on approche du sommet du chaos &agrave; ce que les blocs deviennent de plus en plus gros, de moins en moins disjoints, tandis que les crevasses qui les s&eacute;parent se reserrent fortement. On en sort vers le sud-est, en escaladant la corniche de l'Urgonien sup&eacute;rieur rest&eacute; en place. L'itin&eacute;raire emprunte une crevasse &eacute;troite (avec un pas un peu malais&eacute; du fait de son d&eacute;vers) et finit par s'en &eacute;chapper au prix d'un passage d'escalade facile, haut de 5 m.<BR> Une piste mal marqu&eacute;e s'&eacute;l&egrave;ve ensuite doucement, en sinuant au sommet de la dalle structurale non disloqu&eacute;e, sur un lapiaz en partie colonis&eacute; par les arbres et la prairie.</P>  <P><I>On rejoint ainsi le sentier &laquo; GR9 Tour de Chartreuse &raquo;, dans sa branche qui m&egrave;ne du chalet de Bellefond au Prayet</I> (point 8).</P>  <H4>3/ Travers&eacute;e du plateau jusqu'au Prayet</H4>  <P><I>On peut parvenir directement au Pas de Rocheplane en prenant, sur la gauche, &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; sud de la zone de prairie, un sentier qui se d&eacute;tache en direction du SE (marqu&eacute; en tiret&eacute;s sur la <A HREF="#f01">fig. 1</A>).</I> Il parvient &agrave; la cr&ecirc;te de Bellefond en franchissant un rebord escarp&eacute; qui domine la d&eacute;pression du chemin GR9 : c'est l'abrupt de faille de la faille longitudinale &quot;du Paradis&quot; (<B>FPa</B>, <A HREF="#f08">fig. 8</A>). Cet itin&eacute;raire est cependant bien moins int&eacute;ressant</P>  <P><I>Le trajet d&eacute;crit ci-apr&egrave;s suit d'abord le GR9, vers le sud, dans la direction du Prayet, et effectue un assez long d&eacute;tour vers le sud.<BR> </I>Il traverse horizontalement une zone de prairie. &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; de celle-ci son trac&eacute; s'engage en l&eacute;g&egrave;re descente, en direction du SW, dans une zone cribl&eacute;e d'avens et s'insinue le long d'une succession de d&eacute;pressions centr&eacute;es sur des avens, bord&eacute;es du c&ocirc;t&eacute; gauche (est) par des dalles structurales de bancs de l'Urgonien et du c&ocirc;t&eacute; droit par de petites cuestas. En fait le sentier suit l&agrave; le trac&eacute; du <B>d&eacute;crochement du Prayet</B> (<B>DP</B>, <A HREF="#f08">fig. 8</A>), qui est une faille mineure NE-SW qui se connecte vers le nord au d&eacute;crochement de Bellefond <I>(voir annexe 2, chapitre E)</I>. Le miroir de cette cassure n'est toutefois bien d&eacute;gag&eacute; que du c&ocirc;t&eacute; nord-ouest de la plus profonde de ces d&eacute;pressions (<B>point 9a</B>), o&ugrave; il forme un abrupt d'une dizaine de m&egrave;tres (corrod&eacute; par le lapiaz).</P>  <P>Au sortir de cette zone bois&eacute;e, le sentier rejoint la grande zone de prairies du Prayet (<B>point 9b</B>). Il y prend d'abord, sur une cinquantaine de m&egrave;tres, une direction nord-sud, en suivant le plan de cassure (peu visible) de la &laquo; <B>faille longitudinale du Prayet</B> &raquo; (<B>FPr</B>, <A HREF="#f08">fig. 8</A>). Cette derni&egrave;re appartient &agrave; la premi&egrave;re famille des cassures &quot;normales&quot; nord-sud, dont le compartiment oriental est sur&eacute;lev&eacute;. En effet, &agrave; gauche du sentier (cot&eacute; est) la pente de prairies rec&egrave;le des affleurements des couches &agrave; Orbitolines (dont seules les couches les plus basses sont visibles sur le sentier), alors qu'&agrave; droite le lapiaz est install&eacute; sur le sommet de l'Urgonien sup&eacute;rieur.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>Cette cassure repr&eacute;sente le prolongement, d&eacute;cal&eacute;   vers l'ouest par le d&eacute;crochement du Prayet, de celle que   suit le GR9, au nord du point d'arriv&eacute;e du sentier du   Chaos <I>(cf. <A HREF="#f08">fig. 8</A> et la variante d'itin&eacute;raire   n&deg; 2 du chapitre E)</I>.</P></BLOCKQUOTE>  <P>Lorsque le sentier prend de nouveau une orientation plut&ocirc;t est-ouest il s'engage dans le compartiment ouest (abaiss&eacute;) de la faille <B>FPr</B>, o&ugrave; affleure l'Urgonien sup&eacute;rieur. Apr&egrave;s quelques sinuosit&eacute;s il rejoint la selle de prairies du Prayet (<B>point 9c</B>).<BR> De la selle du Prayet, ou de la butte situ&eacute;e imm&eacute;diatement au nord, la vue se d&eacute;gage vers le nord, en direction des lances de Malissard, o&ugrave; se distingue splendidement le <B>d&eacute;crochement de Bellefond</B> (<A HREF="#f09">fig. 9</A>), mais aussi vers le sud, sur la conque synclinale du plateau de la Dent de Crolles : c'est un spectaculaire exemple de <B>synclinal perch&eacute;</B>, dont on en per&ccedil;oit en outre fort bien le plongement axial vers le nord.</P>  <H3>C) Les cr&ecirc;tes de Bellefond</H3>  <H4>1/ Du Prayet &agrave; la cr&ecirc;te de Bellefond</H4>  <P><I>Depuis la selle du Prayet s'&eacute;lever en direction de la cr&ecirc;te par une &eacute;chine sillonn&eacute;e de doux vallonnements</I>.<BR> Apr&egrave;s moins de 100 m de trajet vers l'est on franchit de nouveau la faille <B>FPr</B>, de sorte que l'on marche sur les bancs inf&eacute;rieurs des couches &agrave; Orbitolines de son compartiment oriental. Ils sont souvent d&eacute;gag&eacute;s en dalles structurales montrant les surfaces, grumeleuses et riches en traces de terriers, des calcaires &agrave; patine jaune orang&eacute; de ce niveau.</P>  <P>On rejoint, dans le versant sud-ouest du <B>piton de Rocheplane</B> (= point cot&eacute; 1938), le sentier balcon qui court du col de Bellefond &agrave; la Dent de Crolles (<B>point 10</B>). Il gravit sur la gauche (nord) un ressaut rocheux, en empruntant une zone disloqu&eacute;e : celle-ci correspond au passage d'une nouvelle cassure, la &laquo;&nbsp;<B>faille du Paradis</B>&nbsp;&raquo; (<B>FPa</B>). Cette faille appartient, comme la <B>FPr</B>, &agrave; la famille des failles &quot;normales&quot; nord-sud &agrave; cot&eacute; oriental soulev&eacute; : de fait, c'est maintenant l'Urgonien inf&eacute;rieur qui affleure &agrave; la surface du sol dans son compartiment oriental et forme la cr&ecirc;te. vers le sud cette faille se poursuit, tant&ocirc;t sur le versant ouest tant&ocirc;t sur le versant est de la cr&ecirc;te, et d&eacute;termine notamment certaines parties de falaises tombant sur le versant Gr&eacute;sivaudan, ainsi que la fissure ouverte de la &quot;chemin&eacute;e du Paradis&quot; (d'o&ugrave; son nom).</P>  <P>Le sentier, horizontal ou l&eacute;g&egrave;rement descendant, suit alors vers le nord, sur une centaine de m&egrave;tres (&agrave; flanc des rochers coup&eacute;s de bosquets de conif&egrave;res), un v&eacute;ritable mur naturel qui correspond au miroir de la l&egrave;vre orientale de cette faille. Il s'&eacute;chappe de ce cheminement en s'engageant vers la droite dans son compartiment oriental, en direction du Pas de Rocheplane (<B>point 11</B>), qu'il rejoint en courbe de niveau.<BR> La vue y est bien d&eacute;gag&eacute;e sur le Gr&eacute;sivaudan et la cha&icirc;ne de Belledonne. On remarque, au nord du col, une curieuse chandelle rocheuse, isol&eacute;e par l'&eacute;rosion, qui se d&eacute;tache de la pente sur son versant est.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>Ce type de relief en clochetons, &eacute;voquant celui des   calanques marseillaises, est fr&eacute;quent dans les sommets   de falaises urgoniennes. Il est li&eacute; aux irr&eacute;gularit&eacute;s   de cimentation de la roche et semble &ecirc;tre d&ucirc;, dans   beaucoup de cas au passage de microfailles. Le r&ocirc;le de   ces derni&egrave;res est, d'ailleurs variable, selon les cas.   Il peut &ecirc;tre soit de d&eacute;terminer des zones plus r&eacute;sistantes   car reciment&eacute;es apr&egrave;s leur br&eacute;chification   par la faille (c'est notamment le cas au Pas de l'Oeille, &agrave;   la Dent de Crolles), soit au contraire d'isoler des panneaux   non disloqu&eacute;s entre deux zones de fracture non reciment&eacute;es   (ce cas semble en d&eacute;finitive moins fr&eacute;quent).</P></BLOCKQUOTE>  <P>Il est int&eacute;ressant de gagner les abords nord du col pour d&eacute;gager le regard en direction du sud, et examiner le versant est du point cot&eacute; 1938 (piton de Rocheplane), ou s'entrecroisent les surfaces de deux cassures conjugu&eacute;es de la famille des failles normales &quot;longitudinales&quot; (<A HREF="#f10">fig.&nbsp;10</A>). La principale, ou &laquo;&nbsp;<B>faille de Rocheplane</B>&nbsp;&raquo; (<B>Fr</B>, <A HREF="#f10">fig.&nbsp;10</A>) est une cassure pent&eacute;e environ de 45&deg; vers l'est, qui appartient &agrave; la famille des failles &quot;normales&quot; longitudinales dont le compartiment oriental est abaiss&eacute;. Elle ne passe pas au col m&ecirc;me mais sa pr&eacute;sence a n&eacute;anmoins &eacute;t&eacute; d&eacute;terminante dans l'emplacement du passage de m&ecirc;me nom. En effet, sur le versant est de la cr&ecirc;te, l'&eacute;rosion a d&eacute;nud&eacute; le miroir de faille sur une longueur de 100 &agrave; 200 m du nord au sud et de 100 m d'est en ouest (sans doute par le glissement catastrophique de toute la tranche de roche situ&eacute;e au dessus du plan de faille). Ceci a cr&eacute;&eacute; un plan inclin&eacute; (maintenant corrod&eacute; de lapiaz) sur lequel le sentier qui descend sur le versant de Saint-Hilaire trace ses lacets. du c&ocirc;t&eacute; ouest de la cr&ecirc;te le trac&eacute; de la faille se suit jusqu'aux abords du grand aven situ&eacute; 30 m en contrebas nord-ouest du col puis se perd au-del&agrave;.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>Il s'agit d'une faille normale &agrave; compartiment est abaiss&eacute;   : elle est donc de la m&ecirc;me famille que celle de la faille   de la Gorgette (du versant est de la Dent de Crolles), c'est-&agrave;-dire   de la famille &quot;conjugu&eacute;e&quot; par rapport &agrave;   celle du Prayet et &agrave; celle du Paradis. Comme toutes ces   failles elle semble avoir &eacute;t&eacute; bascul&eacute;e avec   les couches par le plissement <I>(voir la l&eacute;gende de la   <A HREF="#f10">fig. 10</A>)</I> : ce basculement est ici de 20&deg;   &agrave; 30&deg; vers l'ouest, ce qui a donc r&eacute;duit la   valeur de son pendage, initialement proche de la valeur de 60&deg;,   qui est celle id&eacute;ale pour une faille normale.<BR>   Elle n'a qu'un rejet tr&egrave;s modeste, sans doute de quelques   m&egrave;tres seulement si l'on en juge par le d&eacute;calage   quasi imperceptible des couches du Barr&eacute;mien inf&eacute;rieur   (qui sont observables de fa&ccedil;on presque continue au pied   des falaises &agrave; la partie inf&eacute;rieure du passage   rocheux). Son rejet d'abaissement du compartiment oriental semble   d'ailleurs avoir &eacute;t&eacute; encore r&eacute;duit par un   rejeu en faille inverse, dont on trouve des indices microtectoniques   (pr&eacute;sence locale de mylonite &agrave; feuilletage subvertical).   C'est au total une faille tout &agrave; fait mineure, que l'on   n'aurait qu'&agrave; peine remarqu&eacute;, n'eut &eacute;t&eacute;   son r&ocirc;le g&eacute;omorphologique.</P></BLOCKQUOTE>  <P><CENTER><TABLE WIDTH="450" BORDER="1" CELLSPACING="2" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD WIDTH="100%">       <H4><CENTER>&nbsp;Incursion sur le versant est du Pas de Rocheplane       :</CENTER></H4>        <P><CENTER>Pour toucher et examiner le miroir de la faille de       Rocheplane il suffit de s'engager, pour un bref trajet aller       et retour, sur le sentier du versant est.</CENTER></P>        <P><CENTER>Ce sentier effectue d'abord un parcours &agrave; flanc       de quelques dizaines de m&egrave;tres vers le sud, en utilisant       un petit encorbellement naturel (une &quot;balme&quot;), d&eacute;termin&eacute;       par un niveau d'Urgonien plus &quot;g&eacute;lif&quot; (&eacute;clat&eacute;       en fins fragments par les gels successifs). Il en sort en faisant       franchir d'une enjamb&eacute;e un ressaut de 2 m de haut juste       avant de d&eacute;crire un premier lacet : le lacet se trouve       sur le compartiment inf&eacute;rieur de la faille tandis que       le ressaut appartient au compartiment sup&eacute;rieur. Le miroir       de la cassure est assez bien conserv&eacute; en fond du di&egrave;dre       creux, sur son bord sud.</CENTER></P>        <P><CENTER>C'est sur les dalles de ce miroir, corrod&eacute;       par l'&eacute;rosion, que le chemin poursuit sa descente en lacets.       Il est clair que c'est de cette zone de dalles que ce passage-cl&eacute;       de la communication entre les deux versants tire son nom de &laquo;       roche plane&nbsp;&raquo;.</CENTER></P>        <P><CENTER>En amont du sentier la surface de faille rejoint la       cr&ecirc;te dans l'ensellure situ&eacute;e une trentaine de m&egrave;tres       au sud du col. On voit aussi qu'elle s'engage, au sommet des       dalles, dans la masse rocheuse du piton de Rocheplane, 50 m sous       son sommet.</CENTER>     </TD>   </TR> </TABLE></CENTER></P>  <H4>2/ Du Pas de Rocheplane au chalet de Bellefond</H4>  <P><I>Du Pas de Rocheplane le sentier d&eacute;crit, en restant &agrave; peu pr&egrave;s dans les m&ecirc;mes niveaux de l'Urgonien, un parcours subhorizontal jusqu'au <B>Pas de Montbrun</B></I> (<B>point 12a</B>).<BR> Ce col, fort peu accus&eacute;, est ouvert dans les couches terminales de l'Urgonien inf&eacute;rieur. Les vires situ&eacute;es en contrebas est de la cr&ecirc;te du pas de Montbrun ne correspondent pas aux couches &agrave; Orbitolines mais &agrave; un niveau lit&eacute; &agrave; bancs de calcaires argileux qui est situ&eacute; plus bas, dans l'Urgonien inf&eacute;rieur (&quot;ruban gris&eacute;&quot; de la <A HREF="#f08">fig. 8</A>). De fait, en regardant vers le nord on distingue, plus haut dans le versant (mais cependant en contrebas du sommet du Piton de Bellefond), la large vire des couches &agrave; Orbitolines. Elle se perd vers la gauche dans les &eacute;boulis du versant ouest.</P>  <P><I>On peut rejoindre le col et le D&ocirc;me de Bellefond (et retrouver les itin&eacute;raires d&eacute;crits dans le fascicule 1B) en poursuivant le parcours du sentier balcon, qui traverse le versant ouest du Piton de Bellefond. Il est plus int&eacute;ressant pour le g&eacute;ologue de descendre en diagonale en direction du chalet de Bellefond, comme d&eacute;crit ci-apr&egrave;s.</I></P>  <P><I>Couper en diagonale vers le bas dans les prairies du versant ouest, en direction de l'extr&eacute;mit&eacute; aval du premier &eacute;peron rocheux qui descend du Piton de Bellefond vers l'ouest</I> <B>(point 12b</B>), o&ugrave; l'on retrouve un sentier de flanc qui traverse les &eacute;boulis masquant les couches &agrave; Orbitolines.<BR> Ces couches sont tranch&eacute;es l&agrave; par la plus &eacute;lev&eacute;e des cinq ou six failles secondaires N-S qui s'&eacute;tagent dans ce versant (plus pr&eacute;cis&eacute;ment celle not&eacute;e 5 sur la <A HREF="#f13">fig. 13</A>). Ces cassures ont un rejet d'abaissement de leur compartiment ouest, de sorte que c'est l'Urgonien sup&eacute;rieur qui forme les ressauts rocheux en contrebas. Le sentier se dirige vers l'extr&eacute;mit&eacute; aval d'un deuxi&egrave;me &eacute;peron et y rejoint, pour la suivre, une large vire garnie d'&eacute;boulis qui descend vers le nord, au pied d'une falaise orient&eacute;e N-S (<B>point&nbsp;13a</B>). En suivant le pied de cette falaise, au sommet de l'&eacute;boulis qui en noie la base, on constatera que l'on trouve en plusieurs points de la Lumachelle qui s'appuie contre l'Urgonien de l'abrupt : on touche l&agrave; la faille not&eacute;e 2 sur la fig. 13*.</P>  <P>Le sentier s'&eacute;chappe de la vire, vers le nord, pour rejoindre les prairies du col de Bellefond, en franchissant une &eacute;chine rocheuse qui les borde du c&ocirc;t&eacute; sud-est (<B>point 14a</B>) : celle-ci correspond au rebord d'Urgonien saillant que d&eacute;termine le passage du d&eacute;crochement <B>D'</B>, satellite de celui de Bellefond. Le miroir de cette cassure est d'ailleurs d&eacute;gag&eacute; sur 1 &agrave; 2 m de haut par l'&eacute;rosion.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>* Une &eacute;tude approfondie des autres failles &quot;longitudinales&quot;   (c'est &agrave; dire proche de N-S) de ce secteur peut se pratiquer   au d&eacute;part de l'extr&eacute;mit&eacute; nord de la vire   (<B>point 14a</B>) <I>(voir annexe E1)</I>. Elle montre que ces   cassures ont fonctionn&eacute; au cours m&ecirc;me du d&eacute;p&ocirc;t   de la Lumachelle (c'est &agrave; dire pendant l'Aptien). Ce sont   donc des &laquo;&nbsp;pal&eacute;ofailles &raquo;, ant&eacute;rieures   aux plis.</P></BLOCKQUOTE>  <P>Puis le sentier s'engage en diagonale dans les prairies, et descend rapidement vers le nord-ouest, en suivant la limite entre les affleurements de Lumachelle (abaiss&eacute;s par la faille) et les &eacute;boulis qui les frangent du c&ocirc;t&eacute; inf&eacute;rieur. Il rejoint le sentier du col de Bellefond, 20 m au nord du 3&deg; lacet que celui-ci d&eacute;crit en amont du chalet (<B>point 14b</B>), c'est &agrave; dire &agrave; peu pr&egrave;s &agrave; l'endroit o&ugrave; ce dernier traverse le contact du S&eacute;nonien sur la Lumachelle.</P>  <P><I>N.B. : Si l'on veut parcourir la variante 2, d&eacute;crite au chapitre E, on peut couper directement dans la pente, sous le point 14b, et rejoindre ainsi le sentier du Prayet sans passer par le chalet.</I></P>  <P>Ne pas omettre, au moment o&ugrave; l'on rejoint le chalet de Bellefond, d'observer la rive oppos&eacute;e du ravin de Bellefond, qui se profile derri&egrave;re lui (<A HREF="#f11">fig. 11</A>).</P>  <H3>D/ Du chalet de Bellefond &agrave; Perquelin</H3>  <H4>1/ Du chalet de Bellefond au col de la Saulce</H4>  <P><I>(cette partie du trajet est d&eacute;crite en sens inverse dans l'opuscule n&deg;1B).</I><BR> L'&eacute;peron rocheux, &agrave; mi-hauteur duquel est construit le chalet (<B>point 15</B>), est form&eacute; d'Urgonien sous le chalet et de Lumachelle au dessus, alors que, en contrebas est, les derni&egrave;res prairies que traverse le chemin pour rejoindre le chalet sont install&eacute;es sur les calcaires argileux blancs du S&eacute;nonien [c7-6] (qui affleurent plus bas que le chalet). Cette apparente anomalie est due &agrave; une faille nord-est - sud-ouest (<B>Ds</B>, <A HREF="#f09">fig.&nbsp;9</A> et <A HREF="#f12">12</A>), satellite du d&eacute;crochement de Bellefond, dont le compartiment sud-est est abaiss&eacute; de quelques dizaines de m&egrave;tres. Elle passe &agrave; peu de distance du point d'embranchement du sentier de la source et c'est &agrave; elle que l'&eacute;peron doit son individualit&eacute; morphologique (et peut-&ecirc;tre la source son &eacute;mergence).</P>  <P>Sur le versant oppos&eacute; de l'&eacute;peron le sentier est entaill&eacute; &agrave; flanc du rocher et affecte sur une dizaine de m&egrave;tres un aspect de chemin creux. Cela vient de ce qu'il utilise pour passer l&agrave; une zone de roche friable qui est une <I>mylonite</I>* (nom donn&eacute; aux roches broy&eacute;es par fragmentation tectonique).</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>Cette bande friable, large de 0,4 &agrave; 1 m, est assez   nettement d&eacute;limit&eacute;e par des parois lisses subverticales   entre lesquelles le sol est form&eacute; d'une roche friable,   br&eacute;chique ou se d&eacute;bitant en feuillets centim&eacute;triques   verticaux orient&eacute;s N-S.<BR>   L'analyse plus pr&eacute;cise de la situation am&egrave;ne &agrave;   conclure que cette zone broy&eacute;e s'est form&eacute;e par   friction le long de la surface de contact stratigraphique normal   entre l'Urgonien sup&eacute;rieur [n5U] et la Lumachelle de l'Aptien   sup&eacute;rieur [n6].</P></BLOCKQUOTE>  <P>Le sentier s'&eacute;chappe de la barre rocheuse pour d&eacute;boucher sur une pente d'&eacute;boulis. C'est &agrave; cet endroit pr&eacute;cis que passe la surface de cassure de la faille de <B>d&eacute;crochement de Bellefond</B>* et le rebord de falaise correspondant sensiblement &agrave; son miroir de faille. On y entre donc dans le compartiment nord de la faille, qui est sur&eacute;lev&eacute; par le rejet de la cassure, comme en t&eacute;moignent de minuscules affleurements d'Hauterivien qui percent sous l'&eacute;boulis et le fait que, quelques dizaines de m&egrave;tres plus haut, le pied de falaise est soulign&eacute; par une barre de calcaires roux du Barr&eacute;mien inf&eacute;rieur [n4a] (<A HREF="#f12">fig.&nbsp;12</A>).</P>  <P>Apr&egrave;s avoir travers&eacute; les &eacute;boulis actifs provenant de la falaise urgonienne <I>(ne pas s'y attarder en d&eacute;but de saison : chutes de pierres....!)</I> le sentier atteint une &eacute;chine herbeuse saillante o&ugrave; affleurent les calcaires &agrave; miches de l'Hauterivien [n3] (<B>point&nbsp;16a</B>). Puis il traverse de nouveau une zone d'&eacute;boulis stabilis&eacute;s, provenant du rebord du glacis d'&eacute;boulis ancien, avant l'or&eacute;e des bois. C'est de ce secteur que l'on b&eacute;n&eacute;ficie de la meilleure vue sur l'autre rive du ravin et sur les cr&ecirc;tes de Bellefond (<A HREF="#f12">fig.&nbsp;12</A>). C'est aussi de l&agrave; que l'on peut le mieux appr&eacute;cier l'ampleur du rejet vertical induit par le d&eacute;crochement de Bellefond, qui est de plusieurs centaines de m&egrave;tres. En effet on voit ais&eacute;ment que le sommet de l'Urgonien sup&eacute;rieur du chalet est rejet&eacute; en contrebas de la base de l'Urgonien inf&eacute;rieur des falaises de la Lance sud de Malissard</P>  <P>Au moment o&ugrave; il s'engage sous le couvert de r&eacute;sineux (<B>point 16b</B>) le sentier entaille des calcaires &agrave; patine brune, &agrave; litage mal distinct et &agrave; silex en poup&eacute;es, appartenant aux calcaires du Fontanil sup&eacute;rieurs [n2S]. Puis un bref parcours &agrave; flanc de pente conduit au pied d'une <B>grotte naturelle</B> (<A HREF="#f12b">fig. 12b</A>) (<B>point 16c</B>). L'origine de cette grotte est assez particuli&egrave;re et de nature &agrave; d&eacute;cevoir le sp&eacute;l&eacute;ologue. En effet il s'agit d'une cavit&eacute; due &agrave; l'effritement des &eacute;boulis anciens [Ew] dans une zone o&ugrave; ils &eacute;taient moins bien ciment&eacute;s en &quot;br&egrave;che de pente&quot;. Avec un peu de recul, on voit que les mat&eacute;riaux de cet &eacute;boulis sont organis&eacute;s selon un litage grossier, parall&egrave;le &agrave; la surface topographique des pentes situ&eacute;es plus au nord.<BR> Au tournant suivant le sentier d&eacute;bouche sur ces pentes, qui correspondent &agrave; la surface fossile des &eacute;boulis anciens. Elles forment un glacis tr&egrave;s r&eacute;gulier, presque d&eacute;garni d'arbres qui s'&eacute;l&egrave;ve r&eacute;guli&egrave;rement jusqu'au pied des falaises des lances de Malissard. Apr&egrave;s avoir travers&eacute; ce glacis sur 300 m de long, le sentier tourne vers le nord-est en sous-bois pour s'engager (<B>point 17a</B>) dans la branche est du vallon de la Saulce, qui a &eacute;ventr&eacute; le glacis et en montre le substratum : le point maximum atteint par l'&eacute;rosion r&eacute;gressive de la &quot;t&ecirc;te&quot; du ravin y est repr&eacute;sent&eacute; par une petite falaise rousse, form&eacute;e par les calcaires du Fontanil [n2F + n2S], qui alimente les &eacute;boulis que l'on traverse pour atteindre le col : on peut y &eacute;chantillonner dans toute la gamme des faci&egrave;s de ces couches et y trouver notamment de nombreux silex en poup&eacute;es ou en lits.</P>  <H4>2/ Du col de la Saulce &agrave; Perquelin.</H4>  <P>Le col est ouvert dans la nappe d'&eacute;boulis anciens [Ew], si fortement diss&eacute;qu&eacute;s qu'ils ne sont plus conserv&eacute;s que sur les parties les plus saillantes de la pente. C'est ainsi que l'on en trouve un chapeau isol&eacute; qui couronne la butte du Cr&ecirc;t de Loirard, imm&eacute;diatement &agrave; l'ouest du col. Les marnes de Narbonne [n2M] affleurent imm&eacute;diatement en contrebas du col et y donnent des zones mar&eacute;cageuses : on peut les &eacute;tudier dans les ravinements qui les entaillent <B>(point 17b</B>) et voir qu'elles sont feuillet&eacute;es et contiennent des petits lits centim&eacute;triques de calcaires gr&egrave;so-argileux jaun&acirc;tres qui en soulignent bien le pendage.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>Ce pendage est tr&egrave;s fort, de 60&deg; vers l'est, mais   n'atteint pas les valeurs presques verticales observ&eacute;es   dans le Tithonique : cela s'inscrit dans une variation progressive   des pendages qui indique que l'on se rapproche du point de maximum   d'inflexion des couches entre synclinal oriental et anticlinal   de Perquelin.</P></BLOCKQUOTE>  <P><I>Ne pas s'engager plus loin dans le chemin presque horizontal qui se dirige vers l'ouest sur le flanc sud de la butte du Cr&ecirc;t de Loirard car il m&egrave;ne &agrave; la Scia. Prendre, en direction du sud-ouest, un sentier qui descend en diagonale &agrave; travers le fond de vallon</I> en recoupant le pied des &eacute;boulis de calcaires du Fontanil. Il s'engage ensuite en sous-bois sur un flanc de versant assez raide, o&ugrave; il rejoint un large chemin d'exploitation foresti&egrave;re. A partir de l&agrave;, jusqu'au d&eacute;bouch&eacute; en vue du ravin de Bellefond, ce sont les marnes de Narbonne qui affleurent, de fa&ccedil;on discontinue (<B>points 18a et 18b</B>), sous les placages r&eacute;siduels d'&eacute;boulis anciens.</P>  <P><I>Pour rejoindre le confluent du ravin de Bellefond avec celui de la Saulce on peut suivre plusieurs chemins :<BR> a) un sentier qui s'embranche sur la droite</I> : il sinue en sous-bois sur les marnes de Narbonne ;<I><BR> b) le chemin d'exploitation foresti&egrave;re qui gagne au contraire le fond, puis la rive gauche du ravin de Bellefond </I>: il suit alors la surface d'un c&ocirc;ne de d&eacute;jections r&eacute;cent, encore en cours de remaniement et d'alluvionnement, qui colmate ce dernier.</P>  <P>Arriv&eacute; au confluent avec le vallon de la Saulce (<B>point 19</B>) on b&eacute;n&eacute;ficie passag&egrave;rement d'une vue suffisamment d&eacute;gag&eacute;e vers le haut de ce vallon pour voir, sous une perspective d'enfilade, le trac&eacute; de la faille de d&eacute;crochement de Bellefond et l'abrupt imposant qu'elle d&eacute;termine dans l'Urgonien de son compartiment m&eacute;ridional.<BR> En aval du confluent on rentre de nouveau dans des &eacute;boulis anciens. Les blocs urgoniens y sont en nette pr&eacute;dominance, bien que l'on soit en rive ouest, o&ugrave; les pentes sont seulement constitu&eacute;es de Berriasien et de Tithonique : c'est que le ruisseau entaille ici l'extr&eacute;mit&eacute; de l'&eacute;paisse nappe &eacute;bouleuse qui descend des falaises urgoniennes du versant oppos&eacute; (le Prayet). On reste pratiquement dans ces &eacute;boulis jusqu'au Guiers Mort, sauf aux abords du gu&eacute; qui fait passer de rive droite en rive gauche du torrent de Bellefond (<B>point 20</B>) o&ugrave; affleurent de nouveau des marnes de Narbonne [n2M].</P>  <P><I>On rejoint enfin le Guiers Mort au point de d&eacute;part du sentier du colonel (<B>point&nbsp;4</B>), d'o&ugrave; l'on rejoint Perquelin par la route foresti&egrave;re de mont&eacute;e.</I></P>  <P><I><HR ALIGN=LEFT></I></P>  <H3><CENTER>E/ Annexes</CENTER></H3>  <H4>1) Annexe 1 : &Eacute;tude d&eacute;taill&eacute;e des failles aptiennes du Piton de Bellefond</H4>  <P>Ces cassures peuvent &ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;es de fa&ccedil;on plus approfondie <B>depuis le point 14a</B> <I>en suivant le petit sentier de moutons qui grimpe, pratiquement selon la ligne de plus grande pente, le long de la marge sud des prairies</I>. Il contourne par la gauche l'extr&eacute;mit&eacute; nord d'une succession de ressauts, &eacute;tag&eacute;s tous les 10 &agrave; 20 m : chacun d'entre eux est form&eacute; par de l'Urgonien et correspond &agrave; l'abrupt d'une faille subverticale de type normal, ayant une orientation presque nord-sud et un rejet d'abaissement du compartiment ouest (<A HREF="#f13">fig.&nbsp;13</A>).</P>  <BLOCKQUOTE>   <P><I>Cette mont&eacute;e fait rejoindre, vers l'altitude de   1700 m, le sentier balcon qui court &agrave; flanc de montagne.   On peut, en le suivant vers le nord, atteindre en peu de temps   le D&ocirc;me de Bellefond</I> : on retraversera alors la faille   D' qui s&eacute;pare ici la Lumachelle des premiers affleurements   de S&eacute;nonien.</P></BLOCKQUOTE>  <P>On peut distinguer ainsi, entre la vire et le passage du sentier balcon qui traverse &agrave; flanc sous le Piton de Bellefond, quatre failles principales, de rejet plurim&eacute;trique ou m&ecirc;me d&eacute;cam&eacute;trique (num&eacute;rot&eacute;es de 2 &agrave; 5 sur la <A HREF="#f13">fig. 13</A>), ainsi que quelques autres intercalaires plus mineures (de rejet m&eacute;trique).</P>  <P><CENTER><TABLE WIDTH="450" BORDER="1" CELLSPACING="2" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD WIDTH="100%">       <P><CENTER>&nbsp;<B>L'examen rapproch&eacute; de ces cassures</B>       (<A HREF="#f14">fig. 14</A>) r&eacute;v&egrave;le un certain       nombre de faits dont l'ensemble porte &agrave; conclure qu'elles       ont fonctionn&eacute; pendant la s&eacute;dimentation des d&eacute;p&ocirc;ts       aptiens :<BR>       <B>a) Le miroir de faille lui m&ecirc;me</B> peut, suivant les       points, &ecirc;tre fort net (et bien plan) ou &ecirc;tre au contraire       peu distinct, rendant n&eacute;cessaire une recherche attentive       pour voir o&ugrave; la Lumachelle fait place horizontalement       &agrave; l'Urgonien. Dans ce dernier cas le contact se r&eacute;v&egrave;le       souvent de forme capricieuse, avec des rentrants et des saillants       (et nullement marqu&eacute; en ce cas d'indices de friction),       ce qui tend &agrave; indiquer une s&eacute;dimentation s'appuyant       sur une surface corrod&eacute;e. De fait on voit en plusieurs       points le miroir &ecirc;tre localement incis&eacute; par de v&eacute;ritables       ravinements verticaux, de profondeur plurid&eacute;cim&eacute;trique,       remplis de conglom&eacute;rat (notamment le long de la faille       3).<BR>       Ces miroirs de faille ont donc subi une retouche d'&eacute;rosion,       sans doute par &eacute;boulements, avant le d&eacute;p&ocirc;t       du conglom&eacute;rat par l'interm&eacute;diaire du quel la Lumachelle       s'appuie sur eux.</CENTER></P>        <P><CENTER><B>b) dans le compartiment abaiss&eacute;</B> (c'est       &agrave; dire le compartiment ouest) le litage de la Lumachelle       devient indistinct aux abords du miroir, sur une frange de 0,20       &agrave; 2 m&egrave;tres. En fait cela provient surtout de ce       que la roche s'y charge de fragments arrondis et passe &agrave;       un v&eacute;ritable conglom&eacute;rat. Il ne s'agit pas d'une       br&egrave;che de faille, (qui serait due &agrave; un broyage       par friction), car les &eacute;l&eacute;ments, d&eacute;cim&eacute;triques,       sont souvent assez arrondis et car ils sont, d'autre part, ciment&eacute;s       non par de l'Urgonien broy&eacute; mais par de la Lumachelle       sans trace de cataclase. La nature des &eacute;l&eacute;ments       varie en se rapprochant du miroir de faille : il s'agit d'abord       de morceaux de Lumachelle puis l'abondance des fragments d'Urgonien       cro&icirc;t avec la proximit&eacute; du miroir. Certains &eacute;l&eacute;ments       atteignent plus de 50 cm dans leur plus grande dimension, notamment       l&agrave; o&ugrave; le conglom&eacute;rat est le plus &eacute;pais,       c'est &agrave; dire le long de la faille 3.</CENTER></P>        <P><CENTER>On observe donc l&agrave; un d&eacute;p&ocirc;t s&eacute;dimentaire       grossi&egrave;rement d&eacute;tritique qui s'appuie sur le miroir       de faille et qui a certainement &eacute;t&eacute; produit par       l'&eacute;rosion de l'abrupt de faille pendant la s&eacute;dimentation       de la Lumachelle.</CENTER></P>        <P><CENTER><B>c) dans le compartiment sur&eacute;lev&eacute;</B>       (c'est &agrave; dire le compartiment est) les lits de Lumachelle,       et notamment ceux &agrave; texture conglom&eacute;ratique, se       montrent en plusieurs points continus avec ceux du compartiment       ouest, coiffant ainsi le miroir de faille, qui ne les traverse       pas (ils sont de plus recouverts par de la Lumachelle stratifi&eacute;e       dont les bancs sont apparemment non d&eacute;cal&eacute;s non       plus). C'est notamment le cas pour la faille 4 (dont le miroir       est pourtant fort net un peu plus au sud).</CENTER></P>        <P><CENTER>Il faut en conclure que des mouvements se poursuivaient       encore &agrave; l'amont de la cassure alors m&ecirc;me que la       faille consid&eacute;r&eacute;e avait cess&eacute; son activit&eacute;.</CENTER></P>        <P><CENTER><B>d) Enfin les bancs de la Lumachelle se rebroussent</B>       en g&eacute;n&eacute;ral pour dessiner un beau crochon. Or leur       basculement est de plusieurs dizaines de degr&eacute;s et va       parfois jusqu'&agrave; leur conf&eacute;rer en quelques m&egrave;tres       un pendage de 70 &agrave; 80&deg;, de sorte qu'ils tendent d'ailleurs       &agrave; se plaquer sur le miroir (dont ils restent cependant       s&eacute;par&eacute;s par le coussinet conglom&eacute;ratique)       : cela indique que la faille n'est pas seulement cachet&eacute;e       mais qu'elle a encore fonctionn&eacute; m&ecirc;me apr&egrave;s       le d&eacute;p&ocirc;t de bancs qui s'&eacute;taient d&eacute;pos&eacute;s       apr&egrave;s la formation d'un premier abrupt de faille. De fait       on constate par places la tectonisation secondaire, par d&eacute;coupage       en lames parall&egrave;les au miroir de faille, des conglom&eacute;rats       appuy&eacute;s sur le miroir.</CENTER>     </TD>   </TR> </TABLE></CENTER></P>  <H4>2) Annexe 2 : Du chalet de Bellefond au Prayet</H4>  <P><I>Cette variante d'itin&eacute;raire est &agrave; utiliser si l'on veut redescendre par le chemin de mont&eacute;e. Il est surtout int&eacute;ressant d'en parcourir la premi&egrave;re partie, aller et retour, pour les observations g&eacute;ologiques qu'elle permet de faire, qui compl&egrave;tent celles d&eacute;crites pr&eacute;c&eacute;demment.<BR> <B>Depuis le chalet de Bellefond</B> prendre, en contrebas du sentier du col, le sentier &laquo; GR9 Tour de Chartreuse &raquo;, en direction du Prayet : il passe imm&eacute;diatement au dessus de la source capt&eacute;e&nbsp;puis court, faiblement ascendant &agrave; flanc de pente, en direction du sud &agrave; travers les prairies inf&eacute;rieures de Bellefond.</I></P>  <P>Ce sentier adopte un parcours g&eacute;n&eacute;ral qui est longitudinal par rapport &agrave; l'axe du synclinal mais reste sur les dalles de son flanc est. Au d&eacute;but il suit plus pr&eacute;cis&eacute;ment la partie haute des couches de Lumachelle. Il franchit d'abord une &eacute;chine puis rentre dans un vallonnement largement ouvert vers l'ouest : les pentes de prairies y sont domin&eacute;es sur la gauche (vers l'est) par une falaise d'Urgonien sup&eacute;rieur au pied de laquelle viennent buter les couches de Lumachelle, mod&eacute;r&eacute;ment pent&eacute;es vers l'ouest. cette falaise correspond au miroir de la faille 1 de la fig. 13 et s'av&egrave;re correspondre &agrave; la branche la plus occidentale de la faille <B>FPr</B> (<A HREF="#f08">fig. 8 </A>et <A HREF="#f15">15</A>).</P>  <P>Apr&egrave;s une portion abrupte et tr&egrave;s rectiligne cette ligne d'escarpements d&eacute;crit un di&egrave;dre rentrant et se d&eacute;cale en se rapprochant du sentier, en m&ecirc;me temps qu'elle ne forme plus qu'un ressaut rocheux bois&eacute;, en escaliers. Ceci est d&ucirc; au d&eacute;calage de la faille <B>FPr</B> par le d&eacute;crochement <B>D'</B> (<A HREF="#f13">fig. 13 </A>et <A HREF="#f15">15</A>).</P>  <P>On note cependant que rien n'indique que cette derni&egrave;re se poursuive vers l'ouest dans l'Urgonien qui affleure en contrebas du sentier, ni m&ecirc;me qu'elle affecte la Lumachelle qui affleure le long de ce dernier dans sa travers&eacute;e &agrave; flanc de la pente de prairies (<A HREF="#f15">fig.&nbsp;15</A>). Par contre la terminaison m&eacute;ridionale des affleurements de Lumachelle est marqu&eacute;e, 200 m plus au sud, par le franchissement d'un ressaut rocheux m&eacute;trique form&eacute; d'Urgonien (<B>point 13b</B>). Ce ressaut correspond &agrave; la l&egrave;vre sud d'une faille NE-SW, oblique au miroir de la FPr (qui forme de nouveau l'abrupt, une dizaine de m&egrave;tres plus haut).</P>  <P>Cette nouvelle cassure est not&eacute;e <B>D&quot;</B> sur la fig. 15 car son jeu est un d&eacute;crochement dextre : c'est ce qui est d&eacute;j&agrave; sugg&eacute;r&eacute; par son rejet (soul&egrave;vement des dalles d'Urgonien &agrave; pendage ouest) et son orientation (N50&deg;E, valeur commune en Chartreuse pour les failles de ce type) mais qui est surtout confirm&eacute; par les indices microtectoniques r&eacute;v&eacute;l&eacute;s par l'examen du pied du ressaut <I>(encadr&eacute; de la fig. 15)</I>.</P>  <BLOCKQUOTE>   <P>En fait la faille <B>FPr</B> n'est pas recoup&eacute;e ni   d&eacute;cal&eacute;e par le d&eacute;crochement <B>D&quot;</B>.   Ce dernier au contraire se connecte &agrave; cette faille, qui   porte d'ailleurs elle-m&ecirc;me, dans ce secteur, des stries   subhorizontales : il n'y a donc pas vraiment ici un simple entrecroisement   des failles mais une interconnection qui implique une r&eacute;utilisation   en coulissement de la portion de la <B>FPr </B>comprise entre   <B>D'</B> et <B>D&quot;</B>. Quant &agrave; la faille <B>D&quot;</B>,   elle peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e soit comme un accident   satellite de <B>D'</B>, la relayant vers le sud-ouest, soit comme   le prolongement de cette derni&egrave;re, simplement d&eacute;cal&eacute;.</P>   <P>Enfin la faille <B>FPr </B>semble &eacute;galement connecter   le d&eacute;crochement <B>D'</B> au d&eacute;crochement du Prayet   (<B>DP</B>), car le trac&eacute; de ce dernier s'interrompt pr&eacute;cis&eacute;ment   du c&ocirc;t&eacute; est, &agrave; l'aplomb du Pas de Rocheplane,   dans le secteur o&ugrave; passe la <B>FPr</B> (<A HREF="#f08">fig.   8</A>). Cela confirme que cette faille, originellement normale,   a d&ucirc; rejouer en coulissement, transf&eacute;rant le mouvement   dextre de <B>D' </B>&agrave; <B>DP</B>.</P></BLOCKQUOTE>  <P>Pass&eacute; le ressaut, le sentier rejoint le miroir de la <B>FPr</B> (dont l'orientation passe progressivement l&agrave; de N35&deg;E &agrave; N20&deg;E), puis l'emprunte pour franchir le rebord principal des escarpement garnis de conif&egrave;res. Il le suit encore sur quelques dizaines de m&egrave;tres le long d'un corridor d&eacute;bois&eacute;, orient&eacute; N-S, puis s'en &eacute;carte vers la gauche en grimpant en diagonale dans la pente. Les prolongements des deux failles <B>D&quot;</B> et <B>FPr</B> sont l'un comme l'autre impossibles &agrave; suivre dans les pentes de lapiaz garnies de conif&egrave;res situ&eacute;es en contrebas ouest du sentier.</P>  <P>Le sentier GR9 traverse ensuite, en sous-bois l&eacute;ger, le lapiaz de l'Urgonien sup&eacute;rieur en empruntant une succession de dalles s&eacute;par&eacute;es par des ressauts, o&ugrave; l'on perd la trace des cassures qui se recoupent. Apr&egrave;s un parcours d'environ 200 m il d&eacute;bouche dans une zone de clairi&egrave;re, avec des &eacute;boulis garnis de prairie, o&ugrave; l'on retrouve l'itin&eacute;raire de mont&eacute;e au <B>point 8</B>.</P>  <P><I>Pour descendre sans revenir au chalet de Bellefond on peut prendre le sentier du chaos mais il est pr&eacute;f&eacute;rable de rejoindre le collet du Prayet.<BR> De l&agrave; emprunter le sentier du colonel (en tiret&eacute;s sur la fig.1) qui s'engage en lacets dans la descente d'un premier couloir. Celui-ci, qui suit la faille de d&eacute;crochement du Prayet, permet de rejoindre la vire des couches &agrave; Orbitolines. On quitte alors le d&eacute;crochement pour suivre le sommet de cette vire, en encorbellement descendant, jusqu'au point 6 o&ugrave; l'on retrouve l'itin&eacute;raire de mont&eacute;e.</I></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><CENTER><HR></CENTER></P>  <H2><CENTER>FIGURES</CENTER></H2>  <P><CENTER><A NAME="f00"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><FONT SIZE="+1"><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/00_rejets_vert_decrochts.gif" WIDTH="412" HEIGHT="173" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig. 0 : d&eacute;calage vertical de falaises par suite d'un d&eacute;crochement</CENTER></H4>  <P><CENTER><B>A</B>) un d&eacute;crochement (ici dextre) (D) induit un rejet vertical (rv), si les couches sont inclin&eacute;es<BR> <B>B</B>) l'ampleur de ce rejet varie en fonction du pendage des couches<BR> Les variations du pendage, dans les plis, peuvent induire des situations a priori plus difficiles &agrave; comprendre : c'est ainsi que, dans le cas repr&eacute;sent&eacute; (inspir&eacute; de l'Urgonien du flanc oriental de la Roche Veyrand), les couches, inclin&eacute;es vers la droite, du compartiment situ&eacute; en avant (flanc droit du pli) sont juxtapos&eacute;es, par suite du d&eacute;placement horizontal, aux couches horizontales du compartiment situ&eacute; en arri&egrave;re.(vo&ucirc;te du pli).</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f01"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/01_itin_chaos.gif" WIDTH="366" HEIGHT="316" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"></CENTER></P>  <P><CENTER><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/01_itin_chaos.gif"><FONT  SIZE="-1"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></FONT></A><FONT  SIZE="-1"> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig. 1 - Carte de l'itin&eacute;raire</CENTER></H4>  <P><CENTER>Carte nettement plus d&eacute;taill&eacute;e que celle des cartes IGN TOP25 . Les principales lignes d'abrupts sont repr&eacute;sent&eacute;s par une ligne barbul&eacute;e.</CENTER></P>  <P><CENTER>Les lignes de gros points indiquent le trac&eacute; grossier des axes de plis (<B>aP</B> = anticlinal de Perquelin, <B>sO</B> = synclinal chartreux oriental)<BR> <B>DB</B> = d&eacute;crochement de Bellefond</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f02"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/02_coupe_prayet_scia.gif" WIDTH="420" HEIGHT="251" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"><BR> <FONT SIZE="-1"><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/02_coupe_prayet_scia.gif"><IMG  SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14"  ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></A> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig.&nbsp;2 - Coupe d'ensemble du secteur parcouru</CENTER></H4>  <P><CENTER>Le d&eacute;crochement de Bellefond, qui longe le pied des falaises du haut plateau a pour effet de ramener le flanc est du synclinal oriental au contact direct du flanc est de l'anticlinal de Perquelin, escamotant pratiquement ainsi le fond du synclinal.</CENTER></P>  <P><CENTER>FG, FPr, FPa, FR = failles &quot;longitudinales&quot;, N-S (l&eacute;gende dans le texte).</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f03"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><A HREF="../0_sentiers_figures/d_crolles_fig/03_schisto_perquelin.gif"><FONT  SIZE="-1"><IMG SRC="../0_sentiers_figures/d_crolles_fig/03_schisto_perquelin.gif" WIDTH="346" HEIGHT="224" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"><BR> <IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></FONT></A><FONT SIZE="-1"> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig. 3 - Croquis de la schistosit&eacute; dans le Kimm&eacute;ridgien de Perquelin (point 2).</CENTER></H4>  <P><CENTER>La schistosit&eacute; (S1) subit une &quot;r&eacute;fraction&quot; au passage des surfaces de stratification (So) entre un lit marneux et un banc plus calcaire. La g&eacute;om&eacute;trie de ce ph&eacute;nom&egrave;ne (tr&egrave;s banal) est explicit&eacute;e par le sch&eacute;ma A.</CENTER></P>  <P><CENTER>Les surfaces de schistosit&eacute; sont en outre assez souvent sinueuses (&quot;sigmo&iuml;des&quot;) : il s'agit (sch&eacute;ma B) d'une d&eacute;formation due au glissement des couches les unes sur les autres (dans le sens des demi-fl&egrave;ches). Celui-ci s'est sans doute produit lors de l'&eacute;tape finale de d&eacute;formation, qui est responsable du d&eacute;versement vers l'est du pli (ce qui a produit un basculement des couches de la droite vers la gauche).</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f04"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/04_microf_tith_perq.gif" WIDTH="146" HEIGHT="204" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"><BR> <FONT SIZE="-1"><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/04_microf_tith_perq.gif"><IMG  SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14"  ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></A> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig.&nbsp;4 - Sch&eacute;ma des microfailles du Tithonique des gorges du Guiers.</CENTER></H4>  <P><CENTER>So = surfaces de stratification<BR> F1 = failles apparemment chevauchantes vers l'est ; F2 = failles apparemment chevauchantes vers l'ouest.<BR> X = direction d'extension (selon So) ; Z = direction de raccourcissement.</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f05"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/d_crolles_fig/04_font_noire_stereogr_5.gif" WIDTH="356" HEIGHT="237" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"><BR> <FONT SIZE="-1"><A HREF="../0_sentiers_figures/d_crolles_fig/04_font_noire_stereogr_5.gif"><IMG  SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14"  ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></A> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig. 5 - Bloc tectonogramme du contexte structural de la Fontaine Noire</CENTER></H4>  <P><CENTER>Les calcaires du Fontanil du synclinal oriental (en gris&eacute;) sont coup&eacute;s par le d&eacute;crochement de Bellefond. Ceux du flanc ouest du pli sont, dans le compartiment sud, mis dans le prolongement des marnes de Narbonne du compartiment nord.<BR> Ces derni&egrave;res constituent un mur imperm&eacute;able que ne peuvent franchir les circulations fissurales qui tendraient &agrave; se diriger vers le nord, en suivant la pente de l'inclinaison axiale du synclinal : de ce fait le r&eacute;servoir fissural se remplit jusqu'au niveau marqu&eacute; de tirets, qui est celui du point le plus bas d'affleurement des calcaires. Les eaux &quot;surversent&quot; donc l&agrave; par dessus le bord de leur r&eacute;cipient naturel, ce qui est &agrave; l'origine des &eacute;mergences de la Fontaine Noire.</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f06"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/06_plan_chaos.gif" WIDTH="200" HEIGHT="195" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"></CENTER></P>  <P><CENTER><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/06_plan_chaos.gif"><FONT  SIZE="-1"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></FONT></A><FONT  SIZE="-1"> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig. 6 - Plan approximatif du chaos.</CENTER></H4>  <P><CENTER>Les crevasses, dirig&eacute;es par des fissures de directions vari&eacute;es, s'organisent pour d&eacute;couper des tranches en croissant de lune &agrave; concavit&eacute; vers le nord-ouest.</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f07"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/07_bloc_chaos.gif" WIDTH="400" HEIGHT="290" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"></CENTER></P>  <P><CENTER><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/07_bloc_chaos.gif"><FONT  SIZE="-1"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></FONT></A><FONT  SIZE="-1"> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig. 7 - Bloc st&eacute;r&eacute;ogramme sch&eacute;matisant les conditions tectoniques et morphologiques dans lesquelles s'inscrit le chaos de Bellefond.</CENTER></H4>  <P><CENTER>Les secteurs successifs du synclinal oriental sont indiqu&eacute;s en fonction de la situation de son flanc est.</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f08"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/08_carte_geol_chaos.gif" WIDTH="420" HEIGHT="556" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"></CENTER></P>  <P><CENTER><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/08_carte_geol_chaos.gif"><FONT  SIZE="-1"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></FONT></A><FONT  SIZE="-1"> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig. 8 - Carte g&eacute;ologique du haut plateau de la Chartreuse orientale<BR> entre le col de Bellefond et la Dent de Crolles.</CENTER></H4>  <P><CENTER>Le ruban gris&eacute; figure le niveau de vires de la partie haute de l'Urgonien inf&eacute;rieur (pseudo couches &agrave; Orbitolines), le plan inclin&eacute; correspondant &agrave; la surface de cassure de la faille de Rocheplane est figur&eacute; en hachures crois&eacute;es.<BR> L&eacute;gende des notations des cassures dans le texte et en <A HREF="#f12">fig. 12</A>.</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f09"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/b_bellefond_fig/05_f_bellef_duprayet_6.gif" WIDTH="186" HEIGHT="247" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"><BR> <FONT SIZE="-1"><A HREF="../0_sentiers_figures/b_bellefond_fig/05_f_bellef_duprayet_6.gif" TARGET="_blank"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></A> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig. 9 - Le d&eacute;crochement de Bellefond, vu du Prayet.</CENTER></H4>  <P><CENTER>Sous cet angle on voit la faille de d&eacute;crochement pratiquement d'enfilade. Ceci permet de faire plusieurs constatations la concernant :</CENTER></P>  <P><CENTER>a - la surface de cassure est globalement verticale, comme il convient pour un d&eacute;crochement. Toutefois cette surface n'est pas plane, mais au contraire affect&eacute;e de fortes ondulations : il s'agit de cannelures de friction g&eacute;antes, d'axe subhorizontal, dispos&eacute;es selon la direction du mouvement (inclinaison faible, vers le sud-ouest).</CENTER></P>  <P><CENTER>b - le d&eacute;calage des strates (= &quot;rejet stratigraphique&quot;) consiste en un abaissement du compartiment sud (&agrave; droite sur le croquis). Ce d&eacute;calage semble traduire un mouvement de ce dernier vers le bas. En fait il s'est d&eacute;plac&eacute; vers l'avant mais ce d&eacute;calage en coulissement, agissant sur des couches inclin&eacute;es vers l'E, fait qu'&agrave; m&ecirc;me altitude l'&eacute;rosion tranche des niveaux plus &eacute;lev&eacute;s (cf. fig.&nbsp;12 de l'opuscule n&deg;1, &quot;aper&ccedil;u d'ensemble&quot;, 2&deg; &eacute;dition).</CENTER></P>  <P><CENTER>c - Aux abords de la surface de cassure le compartiment droit est affect&eacute; d'une torsion synclinale, bien visible par le dessin de la bande de Lumachelle au niveau du chalet de Bellefond. Compte tenu de ce que l'axe de ce pli plonge vers l'arri&egrave;re-plan, le sens de la torsion est bien en accord avec le rejet dextre de la faille (compartiment droit avanc&eacute; vers l'observateur par rapport au compartiment gauche) et il est donc justifi&eacute; d'y voir un simple crochon d&ucirc; au mouvement de la faille.</CENTER></P>  <P><CENTER>En fait le flanc sud-est de ce pli est affect&eacute; d'une fracture secondaire, Ds, qui en accentue l'effet. Elle passe juste au SE du chalet et isole le promontoire rocheux qui le porte (cf. fig.&nbsp;8 et 12). Il s'agit d'une faille satellite du d&eacute;crochement de Bellefond, qui se connecte d'ailleurs &agrave; ce dernier en contrebas du chalet.</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f10"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/10_piton_rocheplane.gif" WIDTH="365" HEIGHT="320" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"></CENTER></P>  <P><CENTER><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/10_piton_rocheplane.gif"><FONT  SIZE="-1"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></FONT></A><FONT  SIZE="-1"> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig.&nbsp;10 - Le Piton de Rocheplane (point cot&eacute; 1938) vu du nord, depuis les pentes septentrionales du Pas de Rocheplane.</CENTER></H4>  <P><CENTER>Depuis ce cot&eacute; on voit bien se tracer, dans le versant nord-est du sommet cot&eacute; 1938, la section naturelle de la surface de fracture de la faille de Rocheplane (Fr). C'est elle qui d&eacute;termine la dalle d&eacute;nud&eacute;e qu'emprunte le sentier sur le versant des Petites Roches.</CENTER></P>  <P><CENTER>La faille verticale Fc est une faille conjugu&eacute;e de Fr (son rejet est sym&eacute;trique), qui la d&eacute;cale. Elle se raccorde plus au sud (voir fig.&nbsp;2) &agrave; la faille du Paradis (dont elle est une branche secondaire). Noter que la bissectrice Z de l'angle Fc/Fr (= axe du raccourcissement) est perpendiculaire aux couches : ceci sugg&egrave;re que ces failles les ont affect&eacute; alors qu'elles &eacute;taient horizontales, puis ont bascul&eacute; avec elles lors du plissement.</CENTER></P>  <P><CENTER>La zone de vires en contrebas est du sommet cot&eacute; 1938 ne correspond pas aux couches &agrave; Orbitolines mais &agrave; un niveau &agrave; lits calcar&eacute;o-argileux situ&eacute; une cinquantaine de m&egrave;tres plus bas, dans l'Urgonien inf&eacute;rieur (&quot;ruban gris&eacute;&quot; de la fig. 8).</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f11"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><FONT SIZE="+1"><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/11_830904bellefond_breches.jpg" WIDTH="450" HEIGHT="304" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig.&nbsp;11 - Le chalet de Bellefond et la rive nord du ravin de Bellefond, vus du sud.</CENTER></H4>  <P><CENTER>La corniche fermant l'horizon nord est constitu&eacute;e par l'entaille du glacis des &eacute;boulis anciens (consolid&eacute;s en br&egrave;ches de pente [Ew]) par l'&eacute;rosion qui a ouvert le ravin de Bellefond : leur litage est tr&egrave;s visiblement en discordance angulaire par rapport &agrave; celui de leur bedrock (et notamment de l'Urgonien des Lances de Malissard, &agrave; droite du champ de la photo).</CENTER></P>  <P><CENTER>Les &eacute;boulis imparfaitement colonis&eacute;s par la v&eacute;g&eacute;tation, en contrebas et en avant de la petite falaise que forme le rebord du garnissage d'&eacute;boulis anciens, sont aliment&eacute;s pour partie par l'effritement de cette corniche et par les falaises urgoniennes situ&eacute;es plus &agrave; droite (hors du champ de la photo).</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f12"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/12_pano_rg_belf.gif" WIDTH="450" HEIGHT="207" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"></CENTER></P>  <P><CENTER><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/12_pano_rg_belf.gif"><FONT  SIZE="-1"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></FONT></A><FONT  SIZE="-1"> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig.&nbsp;12 - Panorama de la cr&ecirc;te et des pentes de Bellefond, depuis la rive nord du ravin de Bellefond.</CENTER></H4>  <P><CENTER>Cet endroit est un des rares d'o&ugrave; l'on a une vue d'ensemble sur le Chaos de Bellefond.<BR> Le d&eacute;crochement de Bellefond (<B>DB</B>) longe le pied de l'&eacute;peron rocheux du chalet de Bellefond et d&eacute;termine un couloir en di&egrave;dre en amont du point o&ugrave; le sentier du chalet s'engage dans les rochers.<BR> En arri&egrave;re plan on a indiqu&eacute; les trac&eacute;s de la plupart des cassures rencontr&eacute;es au cours de l'excursion (s'aider de la <A HREF="#f08">fig. 8</A>).<BR> <I>Failles longitudinales</I> : <B>FPr</B>, du Prayet, <B>FPa</B>, du Paradis, <B>FG</B>, de la Gorgette ;<BR> <I>D&eacute;crochements</I> (satellites de celui de de Bellefond) : <B>DS</B>, du chalet, <B>D'</B> et <B>D&quot;</B>, de la bordure SE des prairies, <B>DP</B>, du Prayet.</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f12b"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/12b_980514_grotte_bellefond.jpg" WIDTH="450" HEIGHT="299" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig.&nbsp;12 B - La grotte ouverte dans les br&egrave;ches de pente du sentier de Bellefond</CENTER></H4>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f13"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/13_carte_det_piton_belf.gif" WIDTH="220" HEIGHT="200" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"></CENTER></P>  <P><CENTER><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/13_carte_det_piton_belf.gif"><FONT  SIZE="-1"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></FONT></A><FONT  SIZE="-1"> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig.&nbsp;13 - Carte g&eacute;ologique d&eacute;taill&eacute;e des pentes occidentales du Piton de Bellefond.</CENTER></H4>  <P><CENTER>(voir la <A HREF="#f08">fig. 8</A> pour les secteurs voisins)</CENTER></P>  <P><CENTER>Les principales cassures N-Ssont num&eacute;rot&eacute;es d'ouest en est (et de bas en haut).<BR> La disposition en gerbe, ouverte vers le nord, du faisceau qu'elles dessinent correspond &agrave; un dispositif d'amortissement aux d&eacute;pens de la faille du Paradis (<B>FPA</B>).<BR> Les points 13a et 14a sont localis&eacute;s par deux ast&eacute;risques.</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f14"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/14_coupe_det_faille.gif" WIDTH="272" HEIGHT="266" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"></CENTER></P>  <P><CENTER><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/14_coupe_det_faille.gif"><FONT  SIZE="-1"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></FONT></A><FONT  SIZE="-1"> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig.&nbsp;14 - Coupe de d&eacute;tail, sch&eacute;matique</CENTER></H4>  <P><CENTER>montrant les dispositions r&eacute;v&eacute;l&eacute;es par l'observation de d&eacute;tail des failles du versant ouest du Piton de Bellefond.</CENTER></P>  <P><CENTER>Cette coupe prend en compte de fa&ccedil;on synth&eacute;tique les diverses observations qui peuvent &ecirc;tre faites sur plusieurs transversales et &agrave; plusieurs niveaux du miroir d'une m&ecirc;me faille. Elle s'inspire plus pr&eacute;cis&eacute;ment les donn&eacute;es visibles sur les failles 3 et 4.<BR> La partie basse de la coupe montre les aspects observables l&agrave; o&ugrave; les miroirs sont bien d&eacute;gag&eacute;s et la partie sup&eacute;rieure ceux concernant la disparition de ces miroirs, &agrave; leur extr&eacute;mit&eacute; nord.</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><A NAME="f15"></A><HR></CENTER></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/15_carte_det_gr9.gif" WIDTH="263" HEIGHT="380" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"></CENTER></P>  <P><CENTER><A HREF="../0_sentiers_figures/r_chaos_bellef_fig/15_carte_det_gr9.gif"><FONT  SIZE="-1"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0"></FONT></A><FONT  SIZE="-1"> <I>(figure agrandissable)</I></FONT></CENTER></P>  <H4><CENTER>Fig.&nbsp;15 - Croquis cartographique de l'extr&eacute;mit&eacute; m&eacute;ridionale des prairies de Bellefond.</CENTER></H4>  <P><CENTER>(voir la <A HREF="#f08">fig. 8</A> pour le contexte environnant)</CENTER></P>  <P><CENTER>Cette carte de d&eacute;tail permet de situer les affleurements et les accidents de ce secteur.<BR> Le cadre agrandi montre les observations microtectoniques qui peuvent &ecirc;tre faites, dans le sentier m&ecirc;me au <B>point&nbsp;13b</B> (au franchissement du d&eacute;crochement <B>D'</B> par le GR9).<BR> La lame de mylonite (&eacute;paisse de 10 &agrave; 30 cm) repr&eacute;sent&eacute;e en cartouche, est feuillet&eacute;e verticalement, ce qui est le signe d'un mouvement coulissant, et l'orientation de son obliquit&eacute; impose un sens de d&eacute;placement dextre.</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  <P><CENTER><TABLE WIDTH="450" BORDER="1" CELLSPACING="2" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD WIDTH="100%">       <P><CENTER>&nbsp;(fascicule 1.R)<BR>       1&deg; &eacute;dition. Texte, figures et mise en page par M.GIDON,       avril 1996<BR>       &copy; M.GIDON et association &quot;A la d&eacute;couverte du       patrimoine de Chartreuse&quot; (tous droits de reproduction r&eacute;serv&eacute;s)       1996.</CENTER></P>        <P><CENTER><B><I>&eacute;dition retouch&eacute;e pour le site       internet GEOL ALP, en Ao&ucirc;t 1999</I></B></CENTER>     </TD>   </TR> </TABLE></CENTER>  </BODY> </HTML> 
