<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN"> <html>  	<head> <meta http-equiv="content-type" content="text/html;charset=iso-8859-1"> <meta name="generator" content="Microsoft FrontPage 4.0"> <title>Afghanistan : apr&egrave;s les bombes, le chaos</title> <meta name="AUTHOR" content="Serafino Bonenfant"> <meta name="CREATED" content="20010204;14533909"> <meta name="CHANGEDBY" content="Serafino Bonenfant"> <meta name="CHANGED" content="20010207;1570600"> <style><!-- 			p { font-size: 10pt; font-family: Helvetica, sans-serif } 			td p { font-weight: normal; font-size: 10pt; font-family: Helvetica, sans-serif }--> 		</style> <link rel="stylesheet" href="../../Templates/modele_ri.css" type="text/css"> <link rel="stylesheet" href="../../Templates/modele_ri.css" type="text/css"> <meta name="description" content="Aujourd'hui, le rgime des Talibans a bascul dans la dfaite. C'est  peine en trois jours que les adeptes du mollah Omar et de Oussama Ben Laden se sont vus refouls irrsistiblement de Mazar-I-Charif jusqu'au-del de Kaboul. Pourtant, on nous avait annonc que la bataille allait tre longue et rude entre l'Alliance du Nord et les Talibans, en particulier pour la prise de la capitale afghane. Les Talibans ont reflu sans affrontement rel, crass sous les bombardements amricains, tandis que les derniers combattants ont poursuivi une rsistance sans trop d'espoir  Kunduz au nord et dans la rgion de Kandahar au sud."> <meta name="keywords" content="guerre, terrorisme, Marines, USA, Afghanistan, Mollah, Oussama Ben Laden"> </head>  	<body bgcolor=#ffffed link="#0000CC" vlink="#0000cc" alink="#CC0000" font color="#000000" align="justify"> 		<table width="100%" border="1" bordercolor="silver" cellpadding="0" cellspacing="0" rules="GROUPS" style="page-break-before: always"> 			<col width="253"> 				<col width="*"> 					<tbody> 						<tr valign="top"> 							     <td width="253" bgcolor="silver">        <p style="margin-left: 20"><font face="Arial" size="2"><b><a name="top"></a><a href="../index.html" target="_top" ../name="Home page">Accueil</a>&nbsp;</b></font></p>                             </td> 							<td width=* bgcolor="silver"> 								<div align="right">                                              <p style="margin-right: 20"> <a href="../som_ri.htm" name="List of issues"><font face="Arial" size="2"><b>R&eacute;volution            Internationale</b></font></a>       </div> 							</td> 						</tr> 					</tbody> 		</table>          <h3>Afghanistan : apr&egrave;s les bombes, le chaos</h3> <p>Aujourd'hui, le r&eacute;gime des Talibans a bascul&eacute; dans la d&eacute;faite.    C'est &agrave; peine en trois jours que les adeptes du mollah Omar et de Oussama    Ben Laden se sont vus refoul&eacute;s irr&eacute;sistiblement de Mazar-I-Charif    jusqu'au-del&agrave; de Kaboul. Pourtant, on nous avait annonc&eacute; que la    bataille allait &ecirc;tre longue et rude entre l'Alliance du Nord et les Talibans,    en particulier pour la prise de la capitale afghane. Les Talibans ont reflu&eacute;    sans affrontement r&eacute;el, &eacute;cras&eacute;s sous les bombardements    am&eacute;ricains, tandis que les derniers combattants ont poursuivi une r&eacute;sistance    sans trop d'espoir &agrave; Kunduz au nord et dans la r&eacute;gion de Kandahar    au sud.<br>   Devant la rapidit&eacute; des &eacute;v&eacute;nements apparemment inattendue    de la part des puissances occidentales, les ministres des affaires &eacute;trang&egrave;res    des pays membres de l'ONU d&eacute;j&agrave; assembl&eacute;s &agrave; New-York    se r&eacute;unissaient le 12 novembre en urgence pour &quot;ralentir&quot; l'action    militaire et &quot;acc&eacute;l&eacute;rer&quot; l'action politique ; tandis    que parall&egrave;lement la pression am&eacute;ricaine se faisait de plus en    plus forte pour au contraire &quot;aller vite, vite, vite&quot; selon un diplomate    am&eacute;ricain. Et, devant la situation d'anarchie qui se profile, au lieu    de voir la satisfaction s'&eacute;taler de la part de tous ces requins &quot;vainqueurs&quot;    d'un des principaux foyers du terrorisme international, c'est un appel inquiet    en direction de l'Alliance du Nord et des autres forces d'opposition antitalibanes    qui &eacute;mergeait du Conseil de S&eacute;curit&eacute; de l'ONU leur demandant    de se mettre &quot;devant leurs responsabilit&eacute;s en ce qui concerne le    respect des droits de l'homme&quot; et d'exercer le pouvoir &quot;dans le respect    des personnes et (de fa&ccedil;on) &agrave; y assurer la paix civile&quot;.    On ne peut que souligner une fois de plus ici l'hypocrisie &eacute;coeurante    de ces criminels pr&ecirc;ts &agrave; faire la le&ccedil;on aux petits gangsters    sanglants et autres cliques qu'ils excitent et soutiennent pour leurs propres    int&eacute;r&ecirc;ts, alors que ce sont eux les principaux fauteurs de guerre    et que leurs rivalit&eacute;s sont les responsables directes des plus grands    massacres de l'histoire.<br>   Ce qui s'exprime une fois encore autour de la situation dramatique de l'Afghanistan,    c'est la foire d'empoigne entre les grandes puissances. Il n'existe nul consensus    entre elles pour &eacute;radiquer le terrorisme islamiste international, qui    n'est pas de toutes fa&ccedil;ons le v&eacute;ritable enjeu, pas plus qu'elles    ne sont int&eacute;ress&eacute;es &agrave; faire de &quot;l'humanitaire&quot;,    inf&acirc;me pr&eacute;texte pour venir r&eacute;gler leurs comptes sur le dos    de populations de plus en plus exsangues.</p> <h6>La pression de la politique am&eacute;ricaine</h6> <p>L'attentat contre les Twin Towers a &eacute;t&eacute; le pr&eacute;texte r&ecirc;v&eacute;    (voir RI n&deg;317) pour appliquer une politique militaire dont les termes d&eacute;finis    d&egrave;s cet &eacute;t&eacute; par le secr&eacute;taire &agrave; la d&eacute;fense,    Donald Rumsfeld, consiste &agrave; pr&eacute;sent &agrave; porter les priorit&eacute;s    strat&eacute;giques &quot;sur l'Asie, et non plus sur l'Europe et le Bassin    m&eacute;diterran&eacute;en&quot; (citation du International Herald Tribune    par Courrier International n&deg;564 du 23 au 29 ao&ucirc;t 2001). Afin d'affirmer    clairement leur autorit&eacute; dans cette r&eacute;gion du monde en faisant    une d&eacute;monstration de force, les Etats-Unis ont d&eacute;cid&eacute; seuls    d'aller casser du Taliban en Afghanistan, avec leurs propres m&eacute;thodes,    ne laissant qu'un maigre strapontin &agrave; sa meilleure alli&eacute;e, la    Grande-Bretagne, et &eacute;cartant les pays comme la France qui piaffait d'impatience    pour pr&ecirc;ter la main &agrave; l'Am&eacute;rique, en fait pour placer leurs    propres pions. Depuis le 11 septembre, Bush n'a pas cess&eacute; de r&eacute;p&eacute;ter    que cette guerre allait &ecirc;tre longue, pas seulement contre les Talibans    en Afghanistan mais dans le monde entier qui devient le th&eacute;&acirc;tre    v&eacute;ritable de la chasse aux terroristes : &quot;Nous avons eu un bon d&eacute;but    en Afghanisatan, mais beaucoup reste &agrave; faire (...) nous les traquerons    jusqu'&agrave; la fin.&quot; a-t-il d&eacute;clar&eacute; une semaine apr&egrave;s    la prise Kaboul. Les Etats-Unis peuvent aujourd'hui se vanter d'avoir acquis    certains avantages, m&ecirc;me s'ils ne sont que momentan&eacute;s. Par la rapide    victoire des &quot;anti-Talibans&quot;, ils ont par exemple clou&eacute; le    bec &agrave; ceux des pays europ&eacute;ens, France en t&ecirc;te, qui critiquaient    la validit&eacute; des frappes a&eacute;riennes et donc au-del&agrave; l'ensemble    de la strat&eacute;gie am&eacute;ricaine. Par la m&ecirc;me occasion, ils ont    engrang&eacute; un certain succ&egrave;s aupr&egrave;s de leur propre &quot;opinion    publique&quot; par la conduite d'une politique de &quot;z&eacute;ro mort&quot;    d&eacute;bouchant sur la d&eacute;faite de &quot;l'ennemi&quot; taliban. Ceci    permet &agrave; Washington de mieux justifier l'envoi de 3200 commandos de marine    en plus des 500 hommes des &quot;forces sp&eacute;ciales&quot; officiellement    sur place ainsi qu'une v&eacute;ritable armada militaire hautement sophistiqu&eacute;e    et destructrice.</p> <h6>Les difficult&eacute;s am&eacute;ricaines et le chacun pour soi</h6> <p>Cependant, tout est loin d'&ecirc;tre jou&eacute; pour la Maison blanche. Contrairement    &agrave; la guerre du Golfe o&ugrave; la puissance am&eacute;ricaine avait pu    imposer sa loi &agrave; l'Arabie Saoudite et faire rentrer dans le rang les    puissances occidentales hostiles &agrave; cette intervention, les Etats-Unis    ont visiblement d&eacute;cid&eacute;s de n'agir que pour leur propre compte.    Si l'on regarde les diff&eacute;rentes d&eacute;monstrations de force qu'ils    ont effectu&eacute;es depuis la guere du Golfe, qu'il s'agisse de la d&eacute;faite    spectaculaire qu'ils ont essuy&eacute;e en Somalie en 1992, de leur tentative    de faire r&eacute;gner l'ordre am&eacute;ricain dans l'ex-Yougoslavie ou encore    de la guerre massive men&eacute;e contre la Serbie en 1999, au nom de la d&eacute;fense    du peuple kosovar, ils se sont trouv&eacute;s syst&eacute;matiquement en butte    dans leurs tentatives d'avanc&eacute;es &agrave; l'opposition de la part de    leurs anciens alli&eacute;s du bloc de l'Ouest. C'est donc &agrave; l'&eacute;gard    de ces premiers bien plus encore que des forces &quot;d'anarchie&quot; afghanes    qu'ils montrent une d&eacute;fiance active.<br>   Dans un tel contexte, il est certain que dans la perc&eacute;e actuelle qu'ils    font en Afghanistan, leur politique est de faire cavalier seul et de s'en donner    les moyens. C'est dans le but de bloquer la pouss&eacute;e de ses &quot;alli&eacute;s&quot;    que l'on voit ainsi le gouvernement am&eacute;ricain apporter un soutien momentan&eacute;    &agrave; l'Alliance du Nord jusqu'ici plut&ocirc;t soutenue par la Russie, et    que Washington n'avait &agrave; dessein pas arm&eacute;, car non fiable, au    b&eacute;n&eacute;fice d'un appui plus important donn&eacute; aux factions pachtounes    plus proches du Pakistan.<br>   Ainsi, alors que Bush avait officiellement demand&eacute; &agrave; l'Alliance    du Nord le 10 novembre de ne pas entrer dans Kaboul, le secr&eacute;taire &agrave;    la d&eacute;fense Rumsfeld lui disait de fa&ccedil;on pernicieuse dans le m&ecirc;me    temps de faire ce qu'elle voulait, mais &quot;sans commettre d'exactions&quot;    ! En clair, contre les rivales qui s'annoncent, l'Am&eacute;rique jette de l'huile    sur le feu d'une situation d&eacute;j&agrave; ouverte sur un chaos difficilement    contr&ocirc;lable.<br>   La bourgeoisie la plus empress&eacute;e de toutes, la bourgeoisie fran&ccedil;aise,    s'&eacute;tait d&eacute;j&agrave; vue &eacute;vinc&eacute;e par le vote de la    premi&egrave;re r&eacute;solution de l'ONU, et c'est apr&egrave;s tout un forcing    lors du 12 novembre &agrave; New-York qu'elle a pu justifier sa venue en Ouzbekistan,    au nom de l'humanitaire. Ce n'est donc pas un hasard si Paris d&eacute;veloppe    toute une campagne dans sa presse sur le danger d'anarchie, comme entre 1992    et 1996, que repr&eacute;sente le retour au pouvoir des seigneurs de la guerre    afghans. V&eacute;drine ne s'est pas g&ecirc;n&eacute; pour adresser une menace    &agrave; &quot;ceux qui vont exercer le pouvoir en Afghanistan&quot;, &quot;d&eacute;sormais    sous le regard vigilant de la communaut&eacute; internationale&quot;. Et les    m&eacute;dias fran&ccedil;ais, comme d'ailleurs les m&eacute;dias de la plupart    des pays occidentaux qui hier encore n'avaient pas assez de mots pour les d&eacute;noncer,    de trouver soudainement des vertus b&eacute;n&eacute;fiques aux Talibans qui    avaient &quot;au moins&quot; su &eacute;tablir un Etat et une situation sociale    stables. Encore un exemple de la crapulerie de cette classe bourgeoise dont    les v&eacute;rit&eacute;s varient en fonction de ses int&eacute;r&ecirc;ts imm&eacute;diats.<br>   L'arm&eacute;e fran&ccedil;aise, actuellement isol&eacute;e et laiss&eacute;e    pour compte par le meneur de jeu am&eacute;ricain, se retrouve donc impuissante,    gros jean comme devant, aux fronti&egrave;res de l'Ouzbekistan dont le chef    d'Etat, soutenu par les Etats-Unis, fait tra&icirc;ner les choses en attendant    de monnayer sa part du g&acirc;teau afghan.<br>   Les perspectives tant d'apaisement de la situation dans le pays que de possible    consensus entre les grandes puissances sont tellement incertaines que la Grande-Bretagne    elle-m&ecirc;me, pourtant en premi&egrave;re ligne d&egrave;s le premier jour    du conflit, a d&eacute;cid&eacute; de ne pas &quot;mettre des forces en place    sans l'accord des Etats-Unis et d'une entente claire de ce que nos troupes feront    dans le cadre de la coalition militaire&quot;, pr&eacute;voyant carr&eacute;ment    de retirer rapidement les troupes d&eacute;j&agrave; en place. En fait, la bourgeoisie    anglaise n'appr&eacute;cie pas du tout que Bush ait clairement mis Blair de    c&ocirc;t&eacute;, malgr&eacute; ses d&eacute;clarations d'all&eacute;geance,    dans toutes les d&eacute;cisions prises par rapport &agrave; l'Afghanistan depuis    deux mois.<br>   La d&eacute;convenue de la France et de la Grande-Bretagne est significative    de la politique des Etats-Unis dans ce conflit : susciter la &quot;solidarit&eacute;&quot;    de ses anc iens alli&eacute;s du temps de la guerre froide autour de ses propres    vis&eacute;es strat&eacute;giques mais les priver de toute contrepartie qu&quot;ils    pourraient esp&eacute;rer de cette solidarit&eacute;. Il est clair que les puissances    europ&eacute;ennes qui ont annonc&eacute; leur soutien &agrave; l'op&eacute;ration    &quot;Libert&eacute; immuable&quot; ne l'ont pas fait pour les beaux yeux de    Bush mais parce que c'&eacute;tait le seul moyen de ne pas &ecirc;tre &eacute;cart&eacute;es    du partage du g&acirc;teau le moment venu. La petite part de ce g&acirc;teau    qu'esp&eacute;rait Blair ou Chirac, c'est de pouvoir disposer certaines de leurs    troupes ssur place pour ne pas laisser au parrain am&eacute;ricain le moopole    d'une pr&eacute;sence militaire dans cette partie du monde qui lui laisserait    les mains enti&egrave;rement libres pour mener sa politique en conformit&eacute;    avec ses int&eacute;r&ecirc;ts exclusifs. Et c'est m&ecirc;me ces quelques miettes    que Bush ne para&icirc;t pas d&eacute;cid&eacute; &agrave; leur accorder : la    seule &quot;solidarit&eacute;&quot; que le brigand am&eacute;ricain appr&eacute;cie    de la part de ses seconds couteaux, c'est l'ob&eacute;issance.<br>   Voil&agrave; qui en dit long sur la volont&eacute; de tous de venir &agrave;    la rescousse des populations affam&eacute;es et victimes de la guerre, qu'il    s'agisse de celle qui s'ach&egrave;ve comme de celle &agrave; bien plus long    terme qui se pr&eacute;pare.</p> <h6>La seule perspective, c'est le chaos</h6> <p>La conf&eacute;rence de Bonn pr&eacute;vue le 26 novembre entre l'Europe et    les diff&eacute;rentes factions afghanes pour chercher &agrave; &eacute;tablir    un r&eacute;gime &quot;multi-ethnique repr&eacute;sentatif de la diversit&eacute;    du pays&quot;, ne va &ecirc;tre qu'un &eacute;pisode de la foire d'empoigne    qui s'annonce en Afghanistan. Par exemple, les Pachtounes n'en font pas partie,    refusant cat&eacute;goriquement toute &quot;ing&eacute;rence &eacute;trang&egrave;re&quot;    et mena&ccedil;ant de prot&eacute;ger les derniers Talibans comme moyen de chantage    pour leurs propres int&eacute;r&ecirc;ts. Mais cette conf&eacute;rence va surtout    &ecirc;tre un moment de l'affrontement et du chacun pour soi des grandes puissances    qui pr&eacute;tendent &quot;r&eacute;gler&quot; le probl&egrave;me et apporter    une solution politique en Afghanistan. Les clivages vont appara&icirc;tre de    plus en plus au grand jour, derri&egrave;re les grands discours sur l'humanitaire,    et montrer le vrai visage de ces crapules aux prises les uns avec les autres.<br>   Il est d'ailleurs significatif que cette conf&eacute;rence s etienne en Allemagne    et non pas en Grande-Bretagne ou en France qui ont jusqu'&agrave; pr&eacute;sent    &eacute;t&eacute; plus active dans l'op&eacute;ration militaire (m&ecirc;me    si modestement). En laissant &agrave; l'Allemagne le prestige diplomatique de    l'organisation de cette conf&eacute;rence, la puissance essaie d'enfoncer un    coin dans la &quot;solidarit&eacute;&quot; des diff&eacute;rents pays europ&eacute;ens.<br>   Aussi, non seulement la poudri&egrave;re afghane devient une des nouvelles zones    d'affrontement entre les grandes puissances, un enjeu majeur du rapport des    forces imp&eacute;rialistes dans la p&eacute;riode &agrave; venir, mais elle    ccontient au-del&agrave; d'elle-m&ecirc;me l'extension du chaos capitaliste    plus loin vers l'Orient. Car si l'Afghanistan a toujours repr&eacute;sent&eacute;    une r&eacute;gion cl&eacute; entre le Moyen et l'Extr&ecirc;me-Orient, de m&ecirc;me    qu'entrte trois grands pays, la Russie, la Chine et l'Inde, une r&eacute;gion    qui a toujours &eacute;t&eacute; un enjeu entre les blocs de l'Est et de l'Ouest    &agrave; l'&eacute;poque de la guerre froide, la bataille qui s'y m&egrave;ne    est pleine de conflits qui vont se d&eacute;porter vers les r&eacute;gion savoisinantes.    Ainsi, les pays du nord du pays, Ouzbekistan et Tadjikistan qui vont chercher    &agrave; tirer leur &eacute;pingle du jeu, en jouant par exemple les diff&eacute;rents    entre la Russie et les Etats-Unis. Ainsi la Russie qui ne pourra pas voir s'installer    ces derniers sans leur mettre des b&acirc;tons dans les roues. Mais il s'agit    encore du Pakistan dont les fractions rivales, d&eacute;j&agrave; fortement    aiguis&eacute;es dans la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dent l'intervention    am&eacute;ricaine, vont se d&eacute;chirer plus violemment que jamais. Et, derri&egrave;re    l'instabilit&eacute; du Pakistan pris entre les pressions des Etats-Unis mais    aussi de la Chine qui lui a fourni g&eacute;n&eacute;reusement l'arme atomique,    se joue &eacute;galement celle de l'Inde dont les pr&eacute;tentions imp&eacute;rialistes    ne pourront que la pousser &agrave; s'opposer &agrave; une pr&eacute;sence am&eacute;ricaine    directe dans une r&eacute;gion o&ugrave; elle pr&eacute;tend &ecirc;tre une    des puissances pr&eacute;pond&eacute;rantes.<br>   L'avenir qui s'annonce avec l'arriv&eacute;e de tous ces rapaces qui se d&eacute;chirent    avant m&ecirc;me de se trouver les uns en face des autres sur le terrain est    bien sombre. Une fois de plus, ils vont semer la mort et le chaos, au nom de    la paix, au nom de l'humanitaire, de la civilisation, etc., pour le compte du    capitalisme d&eacute;cadent et moribond.<br> </p> <p><b>KW</b> (24 novembre)</p> <p><br> </p> <h4>&nbsp; </h4> <table width="100%" border="0">   <tr>     <td>       <div align="center"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a href="#top">Haut          de Page</a></font></div>     </td>   </tr> </table> <h4>&nbsp;</h4> <font face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular"> <p class="MsoNormal">&nbsp;<o:p>         </o:p>         </p> 	     				<br> 	     			</font></body>  		</html> 
