<html> <head> <title>Le trauma et le Chaos psychologique</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <script language="JavaScript"> <!-- function MM_reloadPage(init) {  //reloads the window if Nav4 resized   if (init==true) with (navigator) {if ((appName=="Netscape")&&(parseInt(appVersion)==4)) {     document.MM_pgW=innerWidth; document.MM_pgH=innerHeight; onresize=MM_reloadPage; }}   else if (innerWidth!=document.MM_pgW || innerHeight!=document.MM_pgH) location.reload(); } MM_reloadPage(true); // --> </script> </head>  <body bgcolor="#000000" text="#000000" link="#996600" vlink="#996600" alink="#996600"> <table width="578" border="0" cellpadding="10" align="center" bgcolor="#000000" height="6000">   <tr>      <td valign="top" height="6000">        <div align="center"><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#CC9966"><b><font color="#996633"><i>Le          trauma et le chaos psychologique : </i></font></b></font><b><i><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#996633">          Perspective fractale et synchronistique </font></i></b></div>       <p align="center"><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#CC9966">Jean-Franois          Vzina, M.Ps</font></p>       <p align="center"><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#CC9966"><i>Paru          dans la revue Frontire, printemps 1998 sous le titre: Le trauma et le          chaos psychologique: Des incontournables  relier</i></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">&quot;&nbsp;L          o commence le chaos s&#146;arrtait jusqu&#146;ici la science classique&quot;.          Ces mots tirs du livre  succs de James Gleick <i>La thorie du chaos;          Vers une nouvelle science</i> traduisent bien les limites de la science          traditionnelle. Sous l&#146;ancien paradigme dterministe, l&#146;tude          des phnomnes complexes, qualifis notamment par leur non-linarit et          leur apparente imprvisibilit, n&#146;avait aucune valeur. Et pourtant,          la ralit est constitue en bonne partie de phnomnes complexes qui          se comportent, en apparence, de faon alatoire. Prenons par exemple les          systmes naturels comme en mtorologie, les systmes sociaux comme l&#146;conomie,          puis les systmes neurologiques humains et les patterns &quot;chaotiques&nbsp;&quot;          observs lors de la perception des odeurs par exemple.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Ce          que nous apprennent les nouvelles sciences de la complexit  propos d&#146;un          systme complexe et du chaos mathmatique, c&#146;est le fait suivant&nbsp;<b>:          Ces systmes sont extrmement sensibles aux conditions initiales et par          exemple, dans le cas d&#146;un systme mtorologique, si l&#146;on nglige          un dtail aussi minime que le battement d&#146;aile d&#146;un papillon,          nos prdictions deviennent &quot;&nbsp;chaotiques&nbsp;&quot; aprs un          temps donn</b>. Il est donc utopique de croire que nous pourrons connatre          toutes les variables en cause dans un systme mtorologique par exemple.          Mais ce type de &quot;&nbsp;chaos&nbsp;&quot; n&#146;est pas du hasard          et se situe  l&#146;intrieur de certaines limites, ce qui en fait maintenant          un objet d&#146;tude, c&#146;est  dire l&#146;objet d&#146;tude principal          de la thorie du chaos.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Etant          fortement imprgn par l&#146;ancien paradigme dterminisme o l&#146;on          nglige l&#146;importance de tels dtails, on a trop souvent tendance           ngliger ce principe simple et entretenir l&#146;illusion de toute puissance          comme l&#146;enfant dans sa phase d&#146;omnipotence. Pourtant, la psychanalyse          a bien mis en lumire le fait que le moi n&#146;est pas toujours au centre          de notre volont et que l&#146;inconscient avec ses dynamiques &quot;&nbsp;chaotiques&nbsp;&quot;          opre rgulirement dans nos choix.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Dans          nos socits technologiques, on conserve souvent cette illusion de matriser          tous les lments du rel. Nous sommes comme des Titanics qui s&#146;lanons          narcissiquement sur l&#146;ocan, mais invitablement nous frappons des          icebergs qui drivent&nbsp;; ils ont la forme de traumatismes de toute          sortes, de drames familiaux, d&#146;conomie dficiente, de maladies incurables          comme le SIDA, de meurtres crapuleux d&#146;enfants, de catastrophes cologiques,          d&#146;accidents tragiques, de relations de couple clates et d&#146;emplois          prcaires. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">On          cherche donc naturellement  nier l&#146;existence de l&#146;imprvisibilit          et du chaos et on ferme les yeux sur certains dtails de la vie que l&#146;on          trouve inacceptable. Mais  force de fermer les yeux sur ces dtails,          avec le passage du temps, ils finissent par accumuler une force qui se          retourne contre nous. Il s&#146;agit l d&#146;une sorte de Kitsch - le          Kitsch tant selon l&#146;crivain Milan Kundera un paravent qui dissimule          la mort en polarisant notre rapport au rel vers tout ce qui est beau.          La mort et particulirement le trauma nous confrontent au fait que la          vie est essentiellement un entre deux ponctu de phnomnes imprvisibles.          La vie se situe au milieu d&#146;une entre et d&#146;une sortie obscures.          On n&#146;a aucune certitude en regard de ce qu&#146;il y a avant la vie          ou aprs la mort. Et l&#146;vnement traumatique de son ct, fait ressortir          le sentiment angoissant d&#146;tre dans un monde imprvisible que l&#146;on          ne peut pas contrler totalement. Face  cette angoisse primordiale, la          religion et la science apparaissent comme tant deux sources importantes          o les gens puisent du rconfort et un certain sentiment de puissance.          Comme le mentionne Alan Watts&nbsp;: &quot;&nbsp;La religion veut assurer          le futur au del de la mort alors que la science veut assurer le futur          jusqu' la mort, et cherche  retarder celle-ci le plus possible&nbsp;&quot;.          </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Dmarche          propose</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Le          prsent article dressera des liens <b>mtaphoriques </b>entre les nouvelles          sciences de la complexit et la psychologie pour tenter de mieux comprendre          le chaos psychologique et le trauma. Certes, l&#146;on se doit d&#146;tre          trs prudent dans l&#146;utilisation de ce type de mtaphores comme l&#146;on          soulign Sokal et Bricmont dans &quot;&nbsp;Impostures intellectuelles&nbsp;&quot;.          Je ne prtends rien dmontrer, mais simplement susciter une rflexion.          Ma dmarche est purement spculative et exploratoire. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Il          n&#146;est pas nouveau que la psychologie s&#146;inspire des sciences          objectives pour laborer ses modles thoriques. Que l&#146;on pense           Freud, Jung, la Gestalt etc. Il n&#146;est pas nouveau aussi que le dveloppement          est vu sous l&#146;angle de la crise. On note par exemple, les travaux          de Piaget sur les stades de dveloppement de l&#146;intelligence par dsquilibres          et par paliers, Erickson qui parle de crises psychosociales et plus prs          de nous, Debrowski avec ses notions de dsintgration positive et de maladie          cratrice.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Les          principaux liens mtaphoriques seront faits  partir de la notion de chaos&nbsp;;          le chaos mathmatique et ses transpositions dans le champs du trauma en          psychologie  partir de la notion d&#146;imprvisibilit. Puis une autre          association entre une vision un peut plus mondaine du chaos lie  la          crativit et au symbole  partir de l&#146;tat de tension psychique          sera labore. La notion d&#146;attracteur sera compare  la notion d&#146;archtype          et de complexes pour illustrer comment certains thmes de vie peuvent          s&#146;imposer  nous et &quot;&nbsp;attirer&nbsp;&quot; certaines de          nos perceptions dans une direction donne et aussi, par l&#146;exprience          de synchronicit, augmenter la probabilit d&#146;occurrence d&#146;vnements          objectifs, dont par exemple les traumas. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Vers          une nouvelle science</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Avant          d&#146;approfondir ces liens mtaphoriques, une brve introduction des          concepts de la thorie du chaos sera utile. Je rfre cependant le lecteur           des ouvrages plus spcifique pour une analyse plus dtaille. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">La          thorie du chaos se situe fondamentalement dans le courant des sciences          de la complexit.<b> </b>Disons grossirement que ce qui qualifie la complexit          c&#146;est notamment qu&#146;elle peut merger  partir d&#146;interactions          trs simples entre les parties d&#146;un systme. Comme par exemple des          molcules d&#146;eau qui interagissent ensemble  un niveau donne (tat          liquide) pourront produire un tat totalement nouveau en augmentant une          variable comme la temprature (tat gazeux) en ayant pass par un stade          intermdiaire de bouillonnement (tat chaotique).</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">La          thorie du chaos est aussi une science qui cherche les grandes constantes          de la nature notamment dans des systmes qui ont un comportement apparemment          alatoire mais qui peuvent dgager ces constantes si on les observe           grande chelle. C&#146;est avec le dveloppement des ordinateurs que ces          observations ont pu se faire en plaant d&#146;normes quantits de chiffres          qui, aprs plusieurs itrations, font ressortir ces constantes. Il semblerait          donc que, malgr l&#146;apparent dsordre dans l&#146;volution, des grandes          constantes seraient  l&#146;&#156;uvre dans la nature et, par analogie          comme nous le verrons dans cet article, dans le psychisme avec les complexes          et les archtypes. Dans la nature, on observe par exemple le dploiement          des flocons de neige qui ont invitablement 6 pointes, mais les motifs          internes seront soumis aux hasard, ne produisant ainsi jamais deux flocons          de neige parfaitement identiques. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>L&#146;effet          papillon</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Chaque          nouvelle thorie possde sa petite anecdote. Celle du chaos est le papillon,          il s&#146;agit l d&#146;une belle mtaphore du changement et de la mort.          C&#146;est vers 1961 que Lorenz dcouvrit par hasard que de simples modifications          dans un systme pouvaient entraner des modifications normes  la fin          du traitement. Lorenz dcouvrit que l&#146;itration&nbsp; de quelques          dcimales pouvait engendrer des consquences imprvisibles  long terme:          d&#146;o cette expression que le battement d&#146;aile d&#146;un papillon           Pkin peut entraner une tempte de neige  Montral... Cet effet est          connu scientifiquement aujourd&#146;hui&nbsp; sous le terme&nbsp;de&nbsp;:          &quot;&nbsp;<b>dpendance sensitive d&#146;un systme aux conditions initiales</b>&nbsp;&quot;          et caractrise cette forme de systme complexe. Il a permis de dcouvrir          que certains systmes demeurent extrmement sensibles aux conditions initiales:          ce qui complexifie et rend presque chaotique la prdiction (avec les mthodes          statistiques traditionnelles) de leurs comportements. Mais ce chaos aurait          des lois et des limites et c&#146;est avec l&#146;laboration de la gomtrie          fractale (quoique encore trs descriptive plutt qu&#146;explicative)          que l&#146;on a dcouvert des schmas d&#146;organisation dans le chaos          de ces systmes. C&#146;est en regardant une infinit de fois et  grande          chelle le comportement de ces systmes que des schmas sont apparus.          L&#146;observation au niveau global rvlait une source d&#146;organisation          invisible aux aspects &quot;&nbsp;chaotiques&nbsp;&quot; de l&#146;observation          au niveau local. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Cette          proprit mathmatique se traduit en images par ce que l&#146;on appelle          la gomtrie fractale.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Vers          une vision fractale de la nature </b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Une          fractale est une tentative de symboliser le complexe, le chaos. Elle dsigne          une forme de structure qui reste semblable  elle-mme quel que soit le          niveau ou l&#146;chelle auquel on l&#146;observe. Elle se ralise par          la rptition, avec des itrations prcises, de formules mathmatiques          simples o le rsultat est report sur un graphique. Pour Mandelbrot,          celui qui inventa le terme &quot;&nbsp;fractale&nbsp;&quot; il s&#146;agit          d&#146;une gomtrie qui est davantage fidle aux formes de la nature:&nbsp;&quot;&nbsp;Le          sentiment de beaut rside dans l&#146;arrangement de l&#146;ordre et          du dsordre tel qu&#146;on le rencontre dans les objets naturels&nbsp;&quot;.          </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">L&#146;invariance          d&#146;chelle et l&#146;interaction entre la totalit et le particulier          (Self Simetry) constituent les caractristiques importantes de la gomtrie          fractale. Comme nous le verrons plus loin, on retrouve aussi ces proprits          dans l&#146;interaction des dynamiques collectives et l&#146;individu          dans le modle de Jung. Le tout est dans la partie, et la partie est dans          le tout. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Les          images du chaos&nbsp;: l&#146; attracteur trange</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Le          terme &quot;&nbsp;attracteur&nbsp;&quot; est utilis en mathmatiques          et en physique pour illustrer un certain &quot;&nbsp;pattern&nbsp;&quot;          dans lequel un mouvement tend. Par exemple, le mouvement d&#146;un pendule          tend vers un point imaginaire situ au centre d&#146;une surface. Le pendule,          tant assujetti  la friction, finira invitablement par s&#146;arrter          sur ce point, les mouvements convergent donc vers ce point qui attire          le systme. Dans l&#146;exemple du pendule, il s&#146;agit d&#146;un attracteur          simple (single-point attractor). Dans le cas des systmes mcaniques linaires,          la reprsentation graphique d&#146;un attracteur peut tre un point ou          une ligne. Dans le cas des systmes complexes non-linaires, l&#146;attracteur          qui modliserait le comportemenent de ces systmes, serait &quot;&nbsp;l&#146;attracteur          trange&nbsp;&quot; ou l&#146;attracteur fractal.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">L&#146;attracteur          trange dcrit le fait que la nature subirait des <i>contraintes</i>,          comme si le dsordre se trouvait canalis  l&#146;intrieur de motifs          tous construits sur un mme modle sous-jacent. Au dire de Gleick: &quot;&nbsp;L&#146;attracteur          trange vit dans l&#146;espace des phases, l&#146;une des inventions les          plus fcondes de la science moderne&nbsp;&quot;. L&#146;espace des phases          est ce qui permet de transformer des nombres en images et de dgager l&#146;essentiel          de l&#146;information de ce systme (mcanique ou fluide) en mouvement,          et de dresser la carte routire de toutes ses possibilits.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">&quot;&nbsp;Sur          le plan thorique, l&#146;attracteur trange permettait d&#146;exprimer          mathmatiquement les nouvelles proprits fondamentales du chaos. La dpendance          sensitive aux conditions initiales tait l&#146;une de ces proprits.&nbsp;&quot;          </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Cette          notion, quoique apparaissant comme trs complexe dans le cadre d&#146;un          tel article est en ralit trs simple. L&#146;attracteur trange sert          de frontire pour les comportements imprvisibles des systmes complexes.          Cette notion nous sera utile pour illustrer comment la notion de complexe          et d&#146;archtype chez Jung peuvent &quot;&nbsp;attirer&nbsp;&quot;          certaines de nos perceptions dans une direction donne et mme provoquer          le dploiement de certains vnements dans nos vies comme par exemple,          les traumatismes  l&#146;intrieur de l&#146;exprience de synchronicit.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Du          chaos mathmatique vers le chaos psychologique</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Nous          avons vu que ce qui caractrise le chaos mathmatique, c&#146;est sa dpendance          aux conditions initiales et le fait que l&#146;on ne peut pas reproduire          deux fois le mme tat initial du systme aprs deux excutions. Ces mmes          caractristiques servent de point de dpart pour le chaos psychologique.          </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">En          effet, l&#146;homme est confront au fait de vivre dans un monde imprvisible          o n&#146;importe quel vnement peut se produire et o il n&#146;a jamais          une deuxime chance de refaire exactement la mme chose. Le trauma traduit          d&#146;une certaine faon la flche du temps et l&#146;irrversibilit          dont parle Prigogine. Ds lors, le pass et le futur ne sont plus symtriques          et on assiste  la trace indlbile de Chronos, le dieu du temps. L&#146;vnement          traumatique vient effectuer cette cassure, cette fissure qui nous dcolle          indniablement du lien maternel primordial en nous propulsant vers l&#146;avant          pour nous inscrire dans un rcit. C&#146;est le drame de dire&nbsp;: &quot;<b>&nbsp;ca          ne sera plus jamais comme avant</b>&nbsp;&quot; ce qui provoque une charge          importante d&#146;anxit. Cette anxit nous replonge directement dans          la premire mort, la perte initiale, la perte de l&#146;omnipotence et          nous confronte en nous rapprochant de la dernire mort. Chaque nouvelle          perte devient donc une fractalisation de la premire perte et se dploie          vers la perte d&#146;une vision du monde, de la perte du moi. Accepter          ses pertes, c&#146;est donc une d&#146;une certaine faon accepter sa          propre mort. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">L&#146;anxit          dont il est question ici est aussi accentue par le phnomne d&#146;vitement          (une forme de Kitsh) qui mne aux phobies et que l&#146;on retrouve souvent          chez les victimes de trauma importants. L&#146;vitement peut donc tre          vue mtaphoriquement comme tant une forme d&#146;effet papillon. En effet,          a force d&#146;viter un stimuli qui est source de crainte, l&#146;individu          en vient a dvelopper une charge affective dans l&#146;ombre pour ce stimuli          donn et il n&#146;a jamais la chance de relativiser cette anxit par          le contact avec le stimuli rel. Au dbut, cette stratgie est efficace          parce qu&#146;elle calme l&#146;anxit, mais par accumulation d&#146;vitement          successifs, l&#146;individu en vient  dvelopper des peurs irralistes          face au stimuli et atteindre un tat de &quot;&nbsp;chaos psychologique&nbsp;&quot;.          </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">La          dfinition exploratoire du chaos psychologique est donc la suivante:&nbsp;&nbsp;&quot;Le          chaos, dans la psych humaine, apparat par des manifestations physiologiques          (i.e tension, rythme cardiaque croissant, respiration difficile) rsultant          de l&#146;anxit leve (<i>overwhelming anxiety)</i> associe  l&#146;incapacit          de prdire les vnements futurs tant donn qu&#146;ils sont en dehors          de l&#146;exprience intrapsychique de l&#146;individu &quot; Certes,          les manifestations physiques ne sont pas toujours apparentes, mais globalement          il s&#146;agit de l&#146;anxit lie au fait de l&#146;impossibilit          de prdire ce qui va arriver suite  un vnement nouveau qui dstabilise          l&#146;organisme.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">L&#146;anxit          est donc  son maximum suite  un traumatisme puisque l&#146;on est confront           un vnement que l&#146;on n&#146;a pas pu prvenir et qui nous met          en contact avec ce sentiment d&#146;impuissance archaque que l&#146;on          a tendance  oublier facilement. Parmi les symptmes importants des gens          qui ont eu un stress traumatique, on note les ides obsessives en regard          de l&#146;vnement traumatique et aussi les cauchemars  rptition.          C&#146;est comme si en imaginant le drame, en le rvant, l&#146;organisme          tentait de reprendre possession de l&#146;vnement. Apprhender le drame,          anticiper le danger est aussi une caractristique de l&#146;anxit humaine.          C&#146;est ainsi une autre tentative (inadapte) de reprendre du pouvoir          que d&#146;imaginer les drames avant qu&#146;ils arrivent. Comme on l&#146;observe          dans les cas difficiles de radaptation des victimes du syndrome de stress          post traumatique, les gens qui s&#146;en sorte plus difficilement, ce          sont les gens qui ont vcu ce sentiment d&#146;impuissance de faon plus          importante. Alors que les gens qui ont senti qu&#146;ils ont pu faire          quelque chose dans l&#146;vnement s&#146;en sorte d&#146;une meilleure          faon. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Reprendre          le pouvoir la o il est&nbsp;: Le symbole</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Pour          Winnicott, le symbole, par extension de l&#146;objet transitionnel, est          essentiellement ce qui permet de vivre dans ce monde chaotique&nbsp;:          &quot;&nbsp;L&#146;objet transitionnel, s&#146;il fonde l&#146;illusion,          n&#146;engendre pas la mort, et permet de supporter la sparation.&nbsp;&quot;.          La pense symbolique est donc ce qui permet d&#146;avoir une certaine          &quot;&nbsp;illusion&nbsp;&quot; de matriser ce chaos et permet de tolrer          les grandes cassures de l&#146;existence. Mais si cette attitude se rigidifie,          on s&#146;loigne du rel. Et il ne faut pas perdre de vue qu&#146;il          s&#146;agit d&#146;une illusion transitoire qui nous permet de nous rapprocher          du rel.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Le          choc du rel</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Le          trauma peut donc tre vue comme tant une invitation  interroger le processus          de reprsentation du rel et souvent une invitation  plonger dans le          rel. Nous tenons naturellement  notre &nbsp;<i>Weltanschauung&nbsp;</i>          et le moi se scurise dans cette illusion. Mais cette vision du monde          est essentiellement une cration qui prend sa source dans les complexes          c&#146;est  dire dans le manque. Avec l&#146;acquisition de la pense          symbolique, l&#146;enfant peut remplir ce vide, meubler le manque. Mais          recrer l&#146;objet perdu par le fantasme calmant ainsi la tension suscite          par l&#146;imprvisibilit dans l&#146;immdiat ne dois pas empcher l&#146;organisme          de se rapprocher du rel. La perte est invitable pour avancer et voluer          et <b>l&#146;intolrable nous ouvre les portes du rel</b>. Si on reste          accroch  l&#146;vnement traumatique,  la perte, par une attitude          rigide et fantasmatique, il faut se demander ce qui a pu se passer lors          de dcollement initial d&#146;avec la mre et aussi ce qui se passera          le long des pertes invitables de la vie. Si on ne se permet pas de vivre          intensment les motions lies  un trauma, donc d&#146;entrer dans l&#146;exprience          du chaos psychologique, l&#146;organisme ne peut pas passer  un stade          suprieur. Comme le mentionnait mtaphoriquement Antonine Maillet en entrevue&nbsp;:          &quot;&nbsp;Si tu tombes  la mer, fais confiance  la mer car elle te          portera&nbsp;&quot;. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Tu          n&#146;chapperas pas au thme de ta vie...</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Comme          l&#146;a si bien dcrit Kundera dans <i>l&#146;Immortalit</i> en parlant          de l&#146;horloge astrologique de Prague&nbsp;:&nbsp;&quot;&nbsp;Selon          moi, l&#146;astrologie (entendez bien, l&#146;astrologie comme mtaphore          de la vie) dit quelque chose de plus subtil&nbsp;: tu n&#146;chapperas          pas au thme de ta vie!&nbsp;&quot;</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Dans          le psychisme, les thmes de vies sont puises dans les complexes et peuvent          s&#146;imposer  la conscience de plusieurs faons. Les complexes et les          archtypes dploient des dynamiques s&#146;apparentant aux attracteurs          et pourraient contribuer  &quot;&nbsp;organiser, dlimiter&nbsp;&quot;          le chaos et les vnements marquants comme par exemple le trauma dans          la vie des individus. Comme dans l&#146;image du flocon de neige, tout          le monde ne vit pas les mmes expriences de la mme faon, mais les individus          passent invitablement par les mmes genres d&#146;expriences comme par          exemple, la naissance, la relation avec une figure maternelle et paternelle,          l&#146;union avec une personne, la maladie, le travail et la mort. Ces          secteurs seront susceptibles de faire apparatre des expriences de chaos          psychologique. Ces zones constituent une partie de ce que Jung a appel          &quot;&nbsp;les archtypes&nbsp;&quot;. Les archtypes sont des expriences          propres  l&#146;humanit alors que le complexe est propre  la vie individuelle.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Les          complexes sont essentiellement des fragments psychiques dont la dissociation          est imputable  des influences traumatiques o  certaines tendances incompatibles.          Ils se forment par refoulement ou par l&#146;impossibilit, pour certains          facteurs inconscients, d&#146;entrer en rapport avec le conscient. Dous          d&#146;une charge affective autonome, les complexes tendent  s&#146;imposer          au conscient sur un mode rptitif. Le complexe agit comme un lment          nuclaire porteur d&#146;une signification, et indpendant de la volont.          Il s'agit donc d'une constellation de reprsentations psychiques relies          les unes aux autres par leur contenu motionnel. Le principal complexe          est le complexe du moi qui est le centre de la conscience.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Jung          ajoutera plus tard que la structure des complexes est organise selon          des schmes archtypiques et que la prise de conscience, par le symbole,          en diminue les effets rptitifs, destructeurs ou chaotique, au profit          d&#146;une action constructive. Un complexe a donc une influence disproportionne          sur le comportement de l'individu en ce sens que le thme autour duquel          le complexe est organis continue  revenir au cours de la vie. Par exemple,          une personne qui est au prise avec un complexe maternel, dpensera une          quantit considrable de temps en activits qui seront directement ou          symboliquement relies  la figure de la mre. Jung ajoutera  propos          de l&#146;archtype qu&#146;il est en gros l&#146;quivalent du complexe          au niveau collectif, donc il agirait comme un complexe collectif.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Ceci          amne  distinguer l'image archtypique de l'archtype. Le pattern est          transmis gntiquement mais ce sont les circonstances qui font la chair          de l'image. La culture, avec son histoire, joue un rle d'itration de          l'archtype. Elle itre l'archtype primordial en lui donnant des formes          diverses, mais  la fois toujours semblables dans son essence, telle une          fractale. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">On          n'a jamais accs directement  l'archtype, comme nous n'avons pas accs          directement  l'atome en physique. &quot;&nbsp;L'essence proprement dite          de l'archtype n'est pas susceptible de conscience&nbsp;&quot; dira Jung.          On a accs uniquement  ses manifestations  travers les images (ou symboles)          qui sont itrs&nbsp; par la culture environnante. Ainsi, mme si le nombre          d'archtypes est limit, les formes de leur manifestation symbolique sont          cependant illimites, comme des flocons de neige..</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Le          symbole, une invitation  rencontrer l&#146;inconnu.</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Jung          est trs prs de la conception grecque du symbole, le <i>sumbulum</i>,          cette pice spare puis runie. Jung dsigne concrtement le symbole          comme tant <b>la meilleure expression et reprsentation d&#146;une situation          problmatique qui n&#146;est pas encore apprhende par la conscience          mais qui met ensemble les diffrents aspects d'une tension psychique.          </b>Le symbole est donc fondamentalement ce qui nous met en rapport avec          l&#146;inconnu, le vide. Lors d&#146;une situation de tension psychique          (comme par exemple la tension lie  l&#146;imprvisibilit suite  un          traumatisme), il rsumerait l&#146;tat de la psych et il proposerait          aussi une direction  la rsolution du conflit, et ce en tenant compte           la fois de l&#146;inconscient et du conscient. Jung suggre que le symbole          propose une direction puisqu'il est subordonn aux archtypes par le biais          de l'inconscient collectif, vritable champs d'expriences collectives.          Il existe aussi une parent entre la conception du symbole chez Jung et          la fonction symbolique de Winnicott.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Selon          Winnicott l&#146;enfant qui prend conscience de l'existence d'un monde          extrieur, diffrent de son monde intrieur, prouvera une angoisse qui          pourra se rsoudre par l'apparition de la fonction symbolique. Ainsi,          il se donnera comme objet transitionnel (une doudou), un objet qui intgrera           la fois l&#146;extrieur, par la ralit objective de l&#146;objet,          et l&#146;intrieur par ses qualits affectives rassurantes (souvent ce          sera l&#146;odeur de la mre incruste dans une couverture qui ravivera          les souvenirs de satisfaction des besoins et rduira la tension). Cet          objet devient symbolique dans le sens o il unit ces deux dimensions d&#146;extrieur          et d&#146;intrieur en calmant la tension suscite par l&#146;cart entre          les deux mondes. D'ailleurs, c'est lorsque l'enfant reconnat qu'il est          diffrent de l'autre (sa mre) que l'enfant dveloppe le langage, premier          balbutiement de l'exprience symbolique. C'est donc dans la conscience          de la diffrence que l'on se dmarque de l'animal et que la dimension          symbolique (par exemple le langage) apparat comme typiquement humaine.          Par prolongement du symbole, le rite deviendra aussi une faon d&#146;apprivoiser          le chaos.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Trauma          et synchronicit&nbsp;: Le symbole se fraie une voie dans le rel</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Ainsi,          certains chocs traumatiques et l&#146;exprience du chaos psychologique          qui en suit, n&#146;apparatraient pas compltement par hasard. Elles          suivraient les rouages des complexes et aussi par prolongement, les archtypes.          Ainsi considr, le trauma peut tre vu sous un angle nouveau. L&#146;apparence          de hasard que dcrit certains vnements de nos vies peut tre vu davantage          comme l&#146;intervention de l&#146;inconscient pour tenter de solutionner          un problme profond.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Le          symbole peut donc se manifester dans le rel et s&#146;imposer  la conscience          et c&#146;est l que Jung a le plus t critiqu. L&#146;mergence du          symbole dans le rel constitue ce que Jung a appel l&#146;exprience          de synchronicit. L&#146;exprience de synchronicit est essentiellement&nbsp;la          correspondance entre un vnement extrieur et un vnement psychique          qui sont lies entre eux par le sens. La synchronicit est difficilement          dmontrable  partir des critres de la science traditionnelle, mais elle          constitue la notion jungienne la plus prs de ce que peut reprsenter          la dynamique des systmes complexes en thorie du chaos o l&#146;on assiste           l&#146;mergence de l&#146;ordre spontanment. Il s&#146;agit essentiellement          d&#146;un dploiement fractal o hasard et dterminisme se ctoient dans          un jeu invariant d&#146;chelle. Nous voyons trs bien que dans nos vies,          certaines expriences sont lies entre elles par des motifs qui ont une          charge affective et qui ont un sens. Il est  not que selon Casenave,          la synchronicit apparat lorsque la psych est le plus perturbe. Cette          exprience traduit le fait que des motifs constituent la base de nos vies          et que toute notre vie, nous voluons  partir de ces quelques motifs.          Ces motifs ont leur racine dans le complexe et si on ne les rends pas          conscient, invitablement ces motifs nous poursuivent et en arrivent           constituer notre destin comme le mentionne Jung&nbsp;: &quot;&nbsp;Ce          qu&#146;on ne veut pas savoir de soi-mme finit par arriver de l&#146;extrieur          comme un destin&nbsp;&quot;. Et par dploiement fractal, comme le mentionne          Jung, un problme individuel non rsolu deviendra un problme collectif.          </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>Paradoxes          Terminaux</b></font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Nous          avons vu que le choc traumatique traduit la flche du temps et nous inscrit          alors dans un rcit. Cette exprience dbouche sur l&#146;anxit de ne          pas savoir ce qui va arriver par la suite et nous replonge dans la sparation          initiale. Le chaos psychologique propose une occasion de recrer son rcit          de vie d&#146;une faon plus adapte  notre nature profonde en renouant          avec ce vide initial par l&#146;mergence du symbole qui oriente l&#146;individuation.          Ce vide, on tente de le combler de mille faon qui, parfois, ne sont pas          adaptes ni  la ralit ni  notre nature profonde. Le trauma incite          donc  remettre en question notre rapport au vide initial. L rsident          les &quot;paradoxes terminaux&quot;. Car il faut encore apprendre  tolrer          ce vide pour se maintenir aux frontires du chaos, l o la crativit          peut merger. Le vide permet aussi de faire une place  l&#146;autre,          cet inconnu. Le symbole est donc essentiellement un rapport  l&#146;inconnu          et le symbole sous forme de langage est essentiellement un rapport  l&#146;autre.          On doit creuser un espace, tolrer un certain vide pour accueillir l&#146;autre.          Sans ce rapport symbolique, le monde intrieur et extrieur est alors          peupl d&#146;intrus et on ne peroit que d&#146;une faon unilatrale          et rigide o il n&#146;y a plus de place pour la nouveaut. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">Le          chaos permet de crer et recrer sa vie. Comme le musicien qui prend une          poigne de notes alatoires et qui en fait une symphonie, nous essayons          d&#146;harmoniser les diffrents vnements de nos vies . En rptant          ces notes, il finit par reconnatre des patterns, des schmas et alors,          il peut orienter la composition. Mais encore, il faut prendre le temps          d&#146;couter et de rcouter ces notes, et ne pas qu&#146;couter celles          produites par d&#146;autres compositeurs. Et la vritable &#156;uvre trouvera          sa source invitablement dans un accident de parcours, l ou notre main          se sera gar. Ce qui empche cette crativit, c&#146;est la rigidit          de nos mains trop habitus  rpter les pices connues des autres. Sortir          de nos livres pour plonger dans l&#146;inconnu, placer ses mains sans          savoir ou ils iront. Et de cette symphonie personnelle, si elle est jou          fidlement  soi-mme ne constituera qu&#146;une seule note dans la grande          symphonie universelle, si on joue faux, si on joue la note de quelqu&#146;un          d&#146;autre, toute la symphonie s&#146;en ressentira. </font></p>       <div align="left">          <div align="left">            <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><br>             <b>-Notes bibliographiques</b><br>             <br>             * Ce mot d'origine allemande dsigne essentiellement la ngation absolue              de la merde ; au sens littral <br>             comme au sens figur : <br>             Le kitsh exclut de son champs de vision tout ce que l'existence humaine              a d'essentiellement inacceptable.<br>             <br>             &#134; L'itration est un procd qui consiste  rpter une formule               partir du <br>             rsultat de l'opration prcdente. <br>             <br>             &#135; De fractale, figure gomtrique issu de la thorie du chaos              qui reste <br>             semblable  elle mme qu 'elle que soit l'chelle ou on la regarde.<br>             <br>              Vision du monde<br>             <br>             ** Jung dsignera la couche la plus profonde de l'inconscient (inconscient              collectif) <br>             comme tant une psych objective, voir mme autonome.</font></p>           <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966"><b>-R&eacute;f&eacute;rences</b></font></p>         </div>       </div>       <div align="left"> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC9966">-1          Gleick, James, La thorie du chaos ; vers une nouvelle science, Paris,          dition <br>         Albin Michel,1989, p.18<br>         -2 Masterpasqua, Frank Perna Phyllis A. The psychological meaning of chaos          <br>         Washington, American Psychological Association, 1997, p.16<br>         -3 Kundera Milan, L'insoutenable lgert de l'tre, Paris, dition Gallimard,          <br>         1984, p.367<br>         -4 Watts, Allan, Bienheureuse inscurit, Paris, 1977, Editions Stock/Monde          <br>         ouvert, p.59<br>         -5 Sokal, Alan, Bricmont, Jean Impostures intellectuelles, Paris, ditions          Odile <br>         Jacob, 1997, p.19 <br>         -6 Gleick, La thorie du chaos ; vers une nouvelle science<br>         -7 Gleick, La thorie du chaos ; vers une nouvelle science<br>         -8 Gleick, La thorie du chaos ; vers une nouvelle science, p.174<br>         -9 Gleick, La thorie du chaos ; vers une nouvelle science, p.196<br>         -10 Prigogine, Ilya, Les lois du chaos, Paris, Flammarion, 1994, p. 8<br>         -11 Btz, Chaos, an omen of transcendence in the psychotherapeutic process,          <br>         Psychological Reports No. 71 p.830. <br>         -12 Vzina Jean-Franois, Du complexe personnel aux complexes collecitfs          : Une <br>         relecture mtaphorique de Jung  partir de la thorie du chaos, Essai          de <br>         Matrise, Qubec, Universit Laval, 1996, p. 61<br>         -13 Goleman, D. Emotionnal Intelligence ; why it can matter more than          I.Q, New <br>         York Bantan books, 1995, p.208<br>         -14 Winnicott, D.W .W Jeu et ralit : L'espace potentiel, Paris, Gallimard,          1975<br>         -15 Pingaud et al. Donald W. Winnicott, l'Arc, Paris, Edition Duponchelle,          1990, <br>         p.65<br>         -16 Maillet, Antonine, Antonine Maillet par Antonine Maillet, Montral,          Diff-Edit <br>         Vido, 1996, documentaire vido<br>         -17 Banerjee Maria Nemcova Paradoxes Terminaux ; les romans de Milan Kundera,          <br>         Paris, Gallimard, 1990, p.344<br>         -18 Van Eenwyk, J.R &quot; Archetypes : The strange attractors of the          psyche &quot; Journal <br>         of Analytical psychology 36 (1) 1991, p.1-25 <br>         -19 Van Eenwyk J.R Archetypes and strange attractors : The chaotic world          of <br>         symbols, Toronto, Inner City Books, 1997<br>         -20 Jung, Les racines de la conscience, p.538<br>         -21 Humbert, Jung p.44<br>         -22 Winnicott, Jeu et ralit<br>         -23 Cazenave, Michel, Confrence sur la synchronicit, 24 novembre 1995,          Muse du <br>         Qubec, Cercle Jung de Qubec <br>         -24 Humbert, Jung p.39 </font></div>       <div align="center"><font color="#CC9966"><br>         </font></div>       <div align="center">          <p><font color="#996600"><font color="#cc9966">______________________________</font></font><br>         </p>         <font face="Times New Roman, Times, serif" size="2" color="cc9966">-<a href="../artaut.htm">          Les Articles</a> - <a href="../auteur.html">Auteur</a> - <a href="../sommaire.html">Sommaire</a>          - <a href="../index.htm">Index</a> -</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="cc9966">&nbsp;</font>        </div>     </td>   </tr> </table> </body> </html> 
