<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//IETF//DTD HTML//EN//3.2">  <HTML> <head> <TITLE>Chaos and flight home page - Daniel Vandewalle </TITLE>     <META NAME="GENERATOR" CONTENT="1-4-All">     <META NAME="Reference" CONTENT="">     <META NAME="Title" CONTENT="Chaos and flight home page">     <META NAME="Creator" CONTENT="Daniel Vandewalle">     <META NAME="Language" CONTENT="en, fr">     <META NAME="Publisher" CONTENT="Daniel Vandewalle">     <META NAME="DatePublication" CONTENT="1999-08-13">     <META NAME="DateAlarm" cONTENT="2001-12-30">     <META NAME="Keywords" CONTENT="Vandewalle, r/c, soaring, flying, wing, aerodynamics, world record,                                    FAI, F3B, F3J, F3F, sailplane, aircraft, flying wing, horten, spirit,                                    compufoil, paoli, n&uuml;rflugel, nurflugel, uvenferth, panknin, kuhlman, stokely, b2                                    chaos, social science, political science, russia, history, theory,                                    feigenbaum, attractor, phase diagram, system, systems, strategy, geopolitics"> </head>  <body BACKGROUND="white"> <IMG SRC="../images/navcha.gif"> <IMG SRC="../images/navsoc.gif"> <IMG SRC="../images/ss2.gif"><P> <CENTER><H2><FONT COLOR="navy">COMPLEXITE ET SCIENCE SOCIALE</FONT></H2> <IMG SRC="../images/bluebar.gif"><BR><P> <IMG SRC="../images/over1b.gif" WIDTH="160" HEIGHT="100"><P></CENTER>  <P ALIGN="JUSTIFY">Le dveloppement de la thorie du chaos, principalement dans le domaine des sciences exactes, ne pouvait manquer dintresser les chercheurs du domaine des sciences sociales.</p> <P ALIGN="JUSTIFY">Le d&eacute;veloppement de la th&eacute;orie du chaos, principalement dans le domaine des sciences exactes, ne pouvait manquer dint&eacute;resser les chercheurs du domaine des sciences sociales.  A linstar de syst&egrave;mes physiques complexes, les organisations humaines peuvent se r&eacute;v&eacute;ler, elles aussi, complexes et/ou chaotiques.  <B>Mark Michaels </B>[1], fondateur du <B>Chaos Network</B> (un groupe de recherches sur les ph&eacute;nom&egrave;nes complexes en science sociales), a d&eacute;termin&eacute; <B>sept lois fondamentales relatives aux comportements organisationnels</B>.  Ces sept lois sont :</P> <OL>  <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>des syst&egrave;mes simples peuvent montrer une complexit&eacute;.  Les syst&egrave;mes &eacute;voluent de la simplicit&eacute; vers la complexit&eacute; en r&eacute;ponse &agrave; une augmentation de la complexit&eacute; de lenvironnement.</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI VALUE=1>Les syst&egrave;mes complexes sont dynamiques.  Ils sont contr&ocirc;l&eacute;s par des structures inh&eacute;rentes tout en produisant des r&eacute;sultats apparemment al&eacute;atoires et impr&eacute;visibles.</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>Les syst&egrave;mes complexes sont b&acirc;tis sur un feed-back positif.</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>Les syst&egrave;mes complexes sont sensibles aux conditions initiales.</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>Les syst&egrave;mes complexes sont auto-organisationnels.</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>Les syst&egrave;mes complexes sont contr&ocirc;l&eacute;s avec le chaos.</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>Les m&eacute;thodologies des syst&egrave;mes complexes peuvent &ecirc;tre appliqu&eacute;s &agrave; la recherche en science sociale au regard de la taille du syst&egrave;me &eacute;tudi&eacute;, ce qui n&eacute;cessite aussi une coop&eacute;ration entre chercheurs en science sociale et chercheurs en sciences exactes.</LI></P></OL>  <B><I><P ALIGN="JUSTIFY">La premi&egrave;re loi</B></I> &eacute;nonc&eacute;e par Michaels refl&egrave;te simplement ce que lon peut observer de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale dans la vie.  En biologie par exemple, les syst&egrave;mes &eacute;voluent souvent dun syst&egrave;me simple (cellule) vers un syst&egrave;me plus complexe comme l&ecirc;tre humain.  Par extension, les syst&egrave;mes sociaux humains peuvent &eacute;voluer de fa&ccedil;on semblable.  La vision &agrave; long terme dun chef dentreprise va influer sur le d&eacute;veloppement de son entreprise.  Une entreprise peut aussi &eacute;voluer dune entreprise correctement organis&eacute;e avec trois personnes vers un monstre de 10.000 personnes o&ugrave; lorganisation est complexe et les niveaux d&eacute;cisionnels tellement nombreux que son efficience en souffre.  </P> <P ALIGN="JUSTIFY">Des comportements semblables dans les syst&egrave;mes sociaux [2] peuvent aussi &ecirc;tre observ&eacute;s lorsque ces syst&egrave;mes narrivent plus &agrave; faire face &agrave; leur environnement quand celui-ci se r&eacute;v&egrave;le &ecirc;tre trop changeant.  Dans pareil cas, lorganisation narrive pas &agrave; assimiler correctement linformation en provenance de lenvironnement et, en cons&eacute;quence, r&eacute;agit de mani&egrave;re inad&eacute;quate.  Ce ph&eacute;nom&egrave;ne est encore amplifi&eacute; lorsque lorganisation est trop complexe, car &agrave; ce moment, lorganisation se concentre sur ses propres difficult&eacute;s internes et ne traite plus linformation ext&eacute;rieure.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Ce type de probl&egrave;me touche souvent les grosses entreprises.  Dans la sid&eacute;rurgie par exemple, une des raisons souvent &eacute;voqu&eacute;es par <B>Jean Gandois</B> lors de la reprise de Cockerill-Sambre pour simplifier lorganisation &eacute;tait labsence de perceptions des changements du march&eacute; mondial de lacier.  Selon lui, lentreprise produisait de lacier pour elle-m&ecirc;me et non pour ses clients.  Elle n&eacute;tait plus en phase avec le march&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Lexistence de tels comportements tend &agrave; prouver quil existe en fait <B>trois niveaux de comportements</B> dans un syst&egrave;me social qui d&eacute;terminent son aptitude &agrave; sadapter &agrave; son environnement. Ces trois niveaux de comportements sont, somme toute, assez proche du comportement de l&eacute;quation logistique.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le premier niveau est <B>l&eacute;quilibre</B>.  Dans ce cas, le syst&egrave;me social est souvent bien organis&eacute;.  Il peut analyser les variations de lenvironnement et peut, en cons&eacute;quence, adapter son comportement par feed-back n&eacute;gatif, ce qui lui permet de faire face &agrave; ces changements.  </P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le second niveau est <B>le semi-&eacute;quilibre</B>.  Il est caract&eacute;ris&eacute; par le caract&egrave;re cyclique de lorganisation.  Dans une organisation en semi-&eacute;quilibre, les feed-back positifs tentent de faire infl&eacute;chir lorganisation vers une adaptation au changement de lenvironnement alors que les feed-back n&eacute;gatifs tentent de restreindre les changements.  Feed-back n&eacute;gatifs et positifs salternent ainsi, ce qui donne ce caract&egrave;re cyclique.  De mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, les organisations en semi-&eacute;quilibre peuvent sadapter &agrave; de faibles variations de lenvironnement, mais le font de fa&ccedil;on inh&eacute;rente et non consciente.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Enfin, le troisi&egrave;me niveau est <B>le chaos</B>.  Cest le niveau le plus complexe et le plus difficile &agrave; g&eacute;rer.  La gestion rationnelle du futur de lorganisation est compromise, la structure de lorganisation se dissipe et ses r&eacute;actions deviennent impr&eacute;visibles.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Une des difficult&eacute;s de la recherche en science sociale est souvent de rapprocher les comportements des syst&egrave;mes sociaux au comportement de l&eacute;quation logistique et &agrave; lattracteur de Lorenz.  Premi&egrave;rement, une telle r&eacute;duction ne fait quignorer quil existe dautres mod&egrave;les non-lin&eacute;aires qui pourraient peut-&ecirc;tre mieux sappliquer aux syst&egrave;mes sociaux.  Deuxi&egrave;mement, il se pose toujours la question de la validit&eacute; dapplication dun mod&egrave;le d&eacute;fini pour un syst&egrave;me donn&eacute; &agrave; un autre syst&egrave;me.  Il vaudrait peut-&ecirc;tre mieux d&eacute;tudier le syst&egrave;me social, den d&eacute;couvrir ses particularit&eacute;s et den d&eacute;finir le mod&egrave;le de comportement plut&ocirc;t que dessayer dappliquer un mod&egrave;le tout fait d&eacute;termin&eacute; par un autre syst&egrave;me.</P> <B><I><P ALIGN="JUSTIFY">La deuxi&egrave;me loi</B></I> nous am&egrave;ne &agrave; faire une premi&egrave;re distinction entre un <B>syst&egrave;me r&eacute;actif </B>[3] et un <B>syst&egrave;me dynamique</B>.  Pour le premier, il peut exister un changement continu mais il existe toujours une relation directe et pr&eacute;visible entre linput du syst&egrave;me et son output.  Par exemple, si une soci&eacute;t&eacute; produit 5000 boulons par homme et par jour, lajout dun homme suppl&eacute;mentaire fera augmenter la production de 5000 boulons par jour.  Cependant, ce nest pas toujours le cas.  Lajout dun homme suppl&eacute;mentaire pourrait tr&egrave;s bien naugmenter la production que de 2500 boulons.  Ainsi<I>, un syst&egrave;me dynamique est un syst&egrave;me o&ugrave; un changement est aussi possible mais dans lequel le changement en output nest pas li&eacute; avec un changement en input</I>.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Une autre caract&eacute;ristique des syst&egrave;mes dynamiques est la <B>pr&eacute;sence dun attracteur</B>, cest-&agrave;-dire un &eacute;tat vers lequel semble converger le syst&egrave;me.  Il existe <B>trois types dattracteurs</B>.  Le premier attracteur est le point, ce qui signifie que le syst&egrave;me a atteint un &eacute;quilibre.  Le second est lattracteur cyclique limite.  En fait, les syst&egrave;mes pr&eacute;sentant ce type dattracteur ont tendance &agrave; r&eacute;p&eacute;ter les m&ecirc;mes structures avec le temps.  Cest par exemple le cas des cycles &eacute;conomiques de <B>Kondratieff</B>.  A une p&eacute;riode de prosp&eacute;rit&eacute; correspond une p&eacute;riode de r&eacute;cession, et ainsi de suite.  Ceci assure une certaine pr&eacute;visibilit&eacute; des faits et des situations.  Enfin, il y a les attracteurs chaotiques compos&eacute;s de milliers de points repr&eacute;sentants des &eacute;tats possibles du syst&egrave;me.  Aucune pr&eacute;vision nest en fait possible du fait de la sensibilit&eacute; aux conditions initiales.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Si, avec les deux premiers types d'attracteurs on peut obtenir des indications quant aux outputs du syst&egrave;me, ceci nest pas vrai avec les attracteurs chaotiques puisque ceux-ci d&eacute;finissent en fait des potentialit&eacute;s du syst&egrave;me.  <I>Lattracteur &eacute;trange est donc une situation qui ne tient pas ensemble les composantes du syst&egrave;me mais bien qui les emp&ecirc;che de s&eacute;loigner et de quitter le syst&egrave;me</I>.  Si lon applique les notions sous-jacentes &agrave; la deuxi&egrave;me loi aux syst&egrave;mes sociaux, on arrive en fait &agrave; <B>quatre conclusions</B> :</P> <OL>  <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>parce qu'un syst&egrave;me dynamique produit des r&eacute;sultats impr&eacute;visibles, cest le syst&egrave;me et non le comportement individuel qui peut causer la plupart des probl&egrave;mes sociaux observables;  </LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI VALUE=1>le contr&ocirc;le du syst&egrave;me dynamique ne peut se faire quavec lattracteur.  Le fait de vouloir contr&ocirc;ler un syst&egrave;me hors de lattracteur peut amener une augmentation de la tension du syst&egrave;me, voire une catastrophe;</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>parce que la pr&eacute;diction nest pas possible dans le long terme avec un syst&egrave;me dynamique, il nest pas possible de planifier les r&eacute;sultats dune intervention dans un syst&egrave;me social.  Par ailleurs, toute tentative de mise en place de syst&egrave;mes de contr&ocirc;le internes au syst&egrave;me visant &agrave; obtenir un r&eacute;sultat planifi&eacute; ne peut que causer une augmentation de la tension du syst&egrave;me;</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>limpossibilit&eacute; de planifier des r&eacute;sultats doit amener le chercheur &agrave; se focaliser non sur loutput mais bien sur le syst&egrave;me lui-m&ecirc;me et son processus afin doptimiser dans la mesure du possible loutput..</LI></P></OL>  <P ALIGN="JUSTIFY">Nous pouvons discuter naturellement des quatre conclusions.  Il est vrai que ce nest pas un individu qui peut, &agrave; lui seul, faire basculer un syst&egrave;me.  Le syst&egrave;me ne peut &ecirc;tre orient&eacute; qu&agrave; partir du moment o&ugrave; un groupe dindividus ayant un objectif commun ainsi quune tactique d&eacute;finie et agr&eacute;&eacute;e par le groupe que des changements peuvent &ecirc;tre induits.  Par ailleurs, le fait m&ecirc;me de lexistence du groupe implique aussi lexistence de variantes voire de divergences mineures qui ne remettent pas forc&eacute;ment en cause lobjectif ou la tactique mais qui emp&ecirc;che finalement le groupe datteindre lobjectif supr&ecirc;me.  En dautres termes, la finalisation de laction est plut&ocirc;t latteinte dun objectif global satisfaisant lenti&egrave;ret&eacute; du groupe plut&ocirc;t quun objectif d&eacute;taill&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Par ailleurs, il faut &eacute;galement tenir compte de limportance du groupe au sein du syst&egrave;me, des propres r&eacute;actions du syst&egrave;me mais aussi de son inertie au changement.  Le fait quun groupe dindividus tente dimposer un changement induit souvent la cr&eacute;ation dun groupe qui va sopposer au changement et cr&eacute;er une sorte de contre-r&eacute;action qui va annuler le changement propos&eacute;.  L&eacute;tat final du syst&egrave;me ne variera donc pas.  Ceci implique lexistence dun rapport de force entre groupes.  Le changement ne survient ainsi que parce qu'un groupe est plus fort que lautre.  Mais il faut aussi tenir compte de limportance du groupe au sein du syst&egrave;me dans le sens o&ugrave; ses composantes occupent des places pr&eacute;pond&eacute;rantes dans le syst&egrave;me ou bien connaissent tr&egrave;s bien le processus du syst&egrave;me.  Un petit groupe dindividus ayant concentr&eacute; un certain pouvoir peut amener des changements radicaux au syst&egrave;me alors quun grand groupe ne le pourrait peut-&ecirc;tre pas.  Enfin, il y a aussi linertie propre du syst&egrave;me par rapport au changement.  </P> <P ALIGN="JUSTIFY">Bien que d&eacute;pendant de la taille du syst&egrave;me, la possibilit&eacute; de changement ne peut &ecirc;tre viable qu&agrave; la condition que le changement propos&eacute;, bien quaccept&eacute; par lensemble des composantes du syst&egrave;me, se fasse de mani&egrave;re relativement lente.  Toute tentative dacc&eacute;l&eacute;ration se traduit g&eacute;n&eacute;ralement par un ralentissement de la part du syst&egrave;me cons&eacute;quent au changement propos&eacute;.  A la limite, tout changement radical propos&eacute; au syst&egrave;me peut induire, in fine, un changement radical allant dans le sens oppos&eacute; &agrave; celui propos&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Il existe de nombreux exemples de ces relations entre groupes et syst&egrave;me.  La Marche Blanche contre les crimes p&eacute;dophiles en est une parfaite illustration.  Bien quune majorit&eacute; de belges se soient prononc&eacute;s en faveur dun changement de la r&eacute;action de la soci&eacute;t&eacute; face &agrave; ce probl&egrave;me, les changements demand&eacute;s ne sont pas encore r&eacute;alis&eacute;s.  Linertie du syst&egrave;me joue pleinement son r&ocirc;le.  Par ailleurs, le fait que ce ne soit pas les dirigeants du syst&egrave;me qui aient d&eacute;cid&eacute; des changements augmente encore plus linertie.  Les dirigeants ont, vraisemblablement, compris le message mais il y a le ph&eacute;nom&egrave;ne du maintien au pouvoir qui joue son r&ocirc;le.  </P> <P ALIGN="JUSTIFY">Une telle tactique est donc relativement simple &agrave; imaginer : faire des concessions mineures dans un sens qui permet le maintien des pr&eacute;rogatives des dirigeants tout en pr&eacute;sentant ces concessions &agrave; la foule comme le r&eacute;sultat de leurs revendications.  Cest le cas de la cr&eacute;ation du centre pour enfants disparus par exemple.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">La deuxi&egrave;me conclusion est aussi explicite.  Le syst&egrave;me ne peut se contr&ocirc;ler qu&agrave; lint&eacute;rieur m&ecirc;me du syst&egrave;me.  Cest le cas, par exemple, des tentatives sovi&eacute;tiques de contr&ocirc;le total des soci&eacute;t&eacute;s des pays satellites.  La mainmise sur les rouages de la soci&eacute;t&eacute; na jamais pu &ecirc;tre compl&egrave;te, m&ecirc;me si les sovi&eacute;tiques en contr&ocirc;laient les principaux.  De plus, cette mainmise eut pour objet daugmenter les tensions et de raviver, notamment, lesprit nationaliste.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">La troisi&egrave;me conclusion &eacute;nonce que la pr&eacute;diction nest pas possible dans le long terme avec un syst&egrave;me dynamique.  Il nest pas possible en effet de planifier les r&eacute;sultats dune intervention dans un syst&egrave;me social.  Ceci est li&eacute;, entre autres, &agrave; linertie du syst&egrave;me.  Nul ne sait &agrave; lavance quel pourrait &ecirc;tre le r&eacute;sultat car on ne peut conna&icirc;tre la r&eacute;action du syst&egrave;me m&ecirc;me si lon a mis tout en uvre pour conna&icirc;tre lensemble des r&eacute;actions possibles.  Un exemple simple est celui de laugmentation du pr&eacute;compte mobilier de 5 centi&egrave;mes de pour-cent par le Minist&egrave;re des Finances.  Leffet aurait normalement d&ucirc; passer inaper&ccedil;u.  En final, cela a fait pr&egrave;s de 750 millions de recettes en moins.  </P> <P ALIGN="JUSTIFY">La deuxi&egrave;me partie de cette troisi&egrave;me conclusion &eacute;nonce que toute tentative de mise en place de syst&egrave;mes de contr&ocirc;le internes au syst&egrave;me visant &agrave; obtenir un r&eacute;sultat planifi&eacute; ne peut que causer une augmentation de la tension du syst&egrave;me.  Ceci est particuli&egrave;rement visible dans les pays o&ugrave; un ordre policier excessif est mis en place par le pouvoir.  La planification sugg&egrave;re au d&eacute;part lordre dans la soci&eacute;t&eacute; et pour le contr&ocirc;ler, on met en place un syst&egrave;me de contr&ocirc;le et de r&eacute;pression.  Le r&eacute;sultat ne se fait jamais attendre.  Le risque de conflits &agrave; lint&eacute;rieur de la soci&eacute;t&eacute; augmente et la moindre &eacute;tincelle, le plus petit d&eacute;rapage policier cr&eacute;e automatiquement des manifestations et des gr&egrave;ves.  Si le pouvoir prend loption daugmenter la r&eacute;pression, le pays augmente ses chances de voir survenir une guerre civile.</P> <B><I><P ALIGN="JUSTIFY">La troisi&egrave;me loi</B></I> de Michaels pr&eacute;cise que les syst&egrave;mes dynamiques sont construits sur un syst&egrave;me de feed-back positif.  Le feed-back est linformation qui permet au syst&egrave;me de sajuster au moyen des inputs par mesure des outputs.  Le feed-back n&eacute;gatif est souvent employ&eacute; dans le domaine de la planification sociale.  <I>Ce feed-back n&eacute;gatif tient en fait le syst&egrave;me dans des limites bien pr&eacute;cises et joue un r&ocirc;le de soupape du syst&egrave;me</I>.  Le feed-back positif joue par it&eacute;ration de linformation.  Par it&eacute;ration, il faut entendre ici le fait quune partie de loutput est r&eacute;-inject&eacute; &agrave; linput au d&eacute;part de toute nouvelle action.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Cependant, ce feed-back peut poser des probl&egrave;mes, car le syst&egrave;me nest pas forc&eacute;ment orient&eacute; vers un et un seul objectif.  Ainsi, des probl&egrave;mes peuvent survenir lorsque les objectifs (et donc par feed-back positif les inputs &agrave; injecter au syst&egrave;me) dun sous-syst&egrave;me diff&egrave;rent de celui dun autre sous-syst&egrave;me.  Cest un peu le cas, par exemple, des d&eacute;penses publiques.  Pour ramener un &eacute;quilibre budg&eacute;taire, il faudrait faire un maximum d&eacute;conomie mais, comme il y a du ch&ocirc;mage, la volont&eacute; de cr&eacute;er de lemploi n&eacute;cessiterait le d&eacute;gagement de moyens suppl&eacute;mentaires.  Cest ainsi que lon se trouve souvent dans un syst&egrave;me o&ugrave; cohabitent les deux types de feed-back.  Ceci a &eacute;t&eacute; mis en &eacute;vidence par <B>Peter Senge </B>[4] qui a d&eacute;montr&eacute; <I>quun syst&egrave;me est compos&eacute; de cercles dinfluence interconnect&eacute;s par des boucles de feed-back positif et n&eacute;gatif qui interagissent</I>.  Selon le cas, cest lun ou lautre feed-back qui est pr&eacute;pond&eacute;rant.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">La sensibilit&eacute; aux conditions initiales est <B><I>la quatri&egrave;me loi</B></I> de Michaels.  D&eacute;riv&eacute;e de leffet papillon dEdward Lorenz, cette sensibilit&eacute; a des r&eacute;percussions sur la planification, sp&eacute;cialement &agrave; long terme puisqu'une petite variation &agrave; linput du syst&egrave;me peut cr&eacute;er, avec les syst&egrave;mes de feed-back, des r&eacute;sultats tout &agrave; fait impr&eacute;visibles.  En cons&eacute;quence, toute gestion du syst&egrave;me est apparemment illusoire.  Cependant, on peut &eacute;galement utiliser cette particularit&eacute; pour induire des changements positifs.  Dans ce cas, on peut consid&eacute;rer quil ne sagit pas r&eacute;ellement dun changement mais plut&ocirc;t la mise &agrave; mort dun syst&egrave;me et son remplacement par un autre sous le nom de lancien.  Cest un peu ce qui se passe lorsque, dans une entreprise, on induit certains changements et que lon remplace de la main-duvre par une nouvelle main duvre ayant de meilleures capacit&eacute;s pour travailler dans ce nouveau syst&egrave;me.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Leffet papillon induit des changements multi-directionnels et  &eacute;volutionnaires vers un changement impr&eacute;visible.  Ainsi, de petites variations vont en fait se propager dans le syst&egrave;me ce qui, par cons&eacute;quent, offre un &eacute;ventail de possibilit&eacute;s en final.  On appelle lensemble de ces possibilit&eacute;s le <I>r&eacute;pertoire al&eacute;atoire de possibilit&eacute;s</I>.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Lorsque le changement est d&eacute;velopp&eacute; par lenvironnement, il arrive souvent quun feed-back positif &eacute;merge.  De fait, le syst&egrave;me r&eacute;agit alors en fonction de ce changement.  Si celui sav&egrave;re &ecirc;tre important, ce changement va se propager dans le syst&egrave;me et cr&eacute;er une seconde organisation qui remplace la vieille.  <B>James Lovelock </B>[5] a dailleurs d&eacute;montr&eacute; cette m&eacute;thode par le biais dalgorithmes informatiques en recr&eacute;ant des syst&egrave;mes &eacute;volutionnaires, proches dun jeu bien connu qui est celui du jeu de la vie..</P> <B><I><P ALIGN="JUSTIFY">La cinqui&egrave;me loi</B></I> de Michaels &eacute;nonce que les syst&egrave;mes complexes sont auto-organisationnels [6].  Ceci est remarquable quel que soit le syst&egrave;me &eacute;tudi&eacute;, m&ecirc;me dans les syst&egrave;mes plus simples.  Si on assigne une t&acirc;che &agrave; trois hommes dans un atelier sans pour autant d&eacute;signer ou ordonner un quelconque arrangement, ces trois hommes vont communiquer et sorganiser pour r&eacute;aliser le travail.  La nature &eacute;galement poss&egrave;de de nombreuses formes dauto-organisation.  Cest le cas des abeilles notamment.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">De mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, <I>lauto-organisation nest quune condition de survie du syst&egrave;me</I>.  Face &agrave; lenvironnement, lauto-organisation est n&eacute;cessaire pour maintenir en vie le syst&egrave;me, ce qui suppose &eacute;galement autonomie (ind&eacute;pendance la plus grande possible par rapport &agrave; lenvironnement) mais aussi auto-r&eacute;f&eacute;rence &agrave; des valeurs propres qui donnent un sens au syst&egrave;me.  Cependant, lauto-organisation suppose que lon ait d&eacute;j&agrave; atteint le chaos, de m&ecirc;me que la survie dun syst&egrave;me &agrave; long terme suppose quil reste en vie &agrave; ce stade lorsque lenvironnement est aussi chaotique.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Les probl&egrave;mes li&eacute;s &agrave; lauto-organisation ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s notamment par <B>Ilya Prigogine </B>[7].  Celui-ci a identifi&eacute; deux facteurs n&eacute;cessaires &agrave; cette auto-organisation <I>: la non-lin&eacute;arit&eacute; et des conditions dun &eacute;tat loin de l&eacute;quilibre</I>.  Naturellement, ces deux facteurs peuvent mener &agrave; linstabilit&eacute;.  Cependant, Prigogine met en &eacute;vidence qu&agrave; la suite de cette instabilit&eacute;, il y a auto-organisation, ce qui induit finalement un ordre.  Lordre na&icirc;t donc du chaos.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Dans la lign&eacute;e de Prigogine, <B>Erwin Schr&ouml;dinger </B>[8] sest int&eacute;ress&eacute; <I>aux conditions environnementales des syst&egrave;mes</I>.  Selon lui, un syst&egrave;me isol&eacute; est l&eacute;quivalent dun syst&egrave;me non-isol&eacute; dans un environnement stable.  Ceci implique quun syst&egrave;me non-isol&eacute; dans un environnement non stable devrait &ecirc;tre dans la m&ecirc;me condition d&eacute;quilibre quun syst&egrave;me isol&eacute;.  En dautres mots, un syst&egrave;me proche dun environnement non-stable devrait &ecirc;tre toujours dans un &eacute;tat loin de l&eacute;quilibre.  Donc, ce nest que lorsquun syst&egrave;me dans un &eacute;tat donn&eacute; semble &ecirc;tre lin&eacute;aire, isol&eacute; et en &eacute;quilibre que lauto-organisation doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme le r&eacute;sultat dune contrainte de non-&eacute;quilibre.  Par contre, si le syst&egrave;me est non-lin&eacute;aire et non-isol&eacute; dans un environnement non-uniforme, alors lauto-organisation &eacute;mergera par remplacement des contraintes d&eacute;quilibre existantes.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Schr&ouml;dinger a aussi mis en &eacute;vidence quun facteur important dans lauto-organisation &eacute;tait le <I>&quot;containment&quot; du processus dauto-organisation</I>.  Ainsi, selon lui, un syst&egrave;me en voie dauto-organisation doit rester un syst&egrave;me intact.  Le syst&egrave;me ne peut donc pas perdre un de ses &eacute;l&eacute;ments ou un de ses sous-syst&egrave;mes durant le processus.  Il y a donc ainsi une n&eacute;cessit&eacute; de coh&eacute;rence.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Cependant, dautres chercheurs ont d&eacute;montr&eacute; que lauto-organisation ne pouvait pas &ecirc;tre expliqu&eacute;e que par ces deux seuls facteurs.  <B>Kauffmann </B>[9], dans ses &eacute;tudes sur les r&eacute;seaux bool&eacute;ens, a notamment montr&eacute; que lauto-organisation pouvait d&eacute;pendre &eacute;galement de la <I>redondance</I> et de <I>laspect &eacute;volutionnaire du changement du syst&egrave;me dans lespace</I>.  Pour ce premier aspect, Kauffmann se base sur le fait que dans les r&eacute;seaux bool&eacute;ens, <I>lapplication dune valeur fixe suppl&eacute;mentaire au r&eacute;seau se transmet par le feed-back mais cette valeur reste &eacute;gale par la suite quel que soit le moment de la mesure</I>.  En dautres termes, lapplication dune valeur fix&eacute;e au syst&egrave;me est r&eacute;percut&eacute;e int&eacute;gralement suite &agrave; l&eacute;volution.  Cette r&eacute;p&eacute;tition de la valeur est la redondance.  Pour le deuxi&egrave;me facteur, Kauffmann se base sur lobservation de l&eacute;volution des r&eacute;seaux.  Selon lui<I>, les syst&egrave;mes &eacute;voluent vers lattracteur tout en sadaptant &agrave; la propre &eacute;volution du syst&egrave;me et de lenvironnement</I>.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">De son &eacute;tude, Kauffmann en d&eacute;duit que <I>si le syst&egrave;me est trop ordonn&eacute;, la complexit&eacute; ne peut se propager et reste cantonn&eacute;e &agrave; certains endroits du syst&egrave;me</I>.  En cas de chaos, les changements l&eacute;gers causent souvent de grands changements.  L&eacute;volution, &agrave; travers lagencement de mutation et dadaptation, est en fait un cheminement &agrave; travers lespace op&eacute;rant sur un ordre pr&eacute;existant qui a la forme dun ordre auto-organis&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Concernant la redondance &eacute;voqu&eacute;e par Kauffmann, <B>Atlan </B>[10] a <I>montr&eacute; que lauto-organisation est plut&ocirc;t le r&eacute;sultat dune diminution de la redondance</I>.  Se basant sur les th&eacute;ories de linformation, Atlan a d&eacute;fini deux autres facteurs dauto-organisation des syst&egrave;mes.  Le premier facteur est <I>le bruit</I> qui est incorpor&eacute; dans lauto-organisation.  Ce bruit se caract&eacute;rise en fait par des fluctuations ou des perturbations dans le syst&egrave;me.  Plus ce bruit se diversifie, plus cette diversification est compens&eacute;e par une diminution de la redondance.  Ceci implique que la redondance dinformation dans le syst&egrave;me doit &ecirc;tre d&eacute;finie par un seuil minimum sous peine de ne plus faire partie de lauto-organisation.  En dautres termes, cela sous-entend quil ny a pas dorganisation sans auto-organisation.  A contrario, si le niveau de redondance est trop &eacute;lev&eacute;, il ny aura pas auto-organisation et le syst&egrave;me p&eacute;rira.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le second facteur d&eacute;fini par Atlan est <I>la r&eacute;sistance au changement</I>.  Atlan a montr&eacute; que la capacit&eacute; du syst&egrave;me a r&eacute;sist&eacute; au bruit &eacute;tait un des &eacute;l&eacute;ments essentiels de lauto-organisation.  Une grande capacit&eacute; de r&eacute;sistance au bruit correspond selon lui &agrave; une longue phase de croissance de linformation alors quune faible capacit&eacute; correspond &agrave; une courte dur&eacute;e et donc m&egrave;ne &agrave; une d&eacute;sorganisation.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Ainsi, selon Atlan, il y a <I>deux raisons pour lesquelles lauto-organisation ne peut se produire : soit la redondance est trop petite et le bruit d&eacute;truit le syst&egrave;me, soit la capacit&eacute; de r&eacute;sistance nest pas suffisante pour maintenir lauto-organisation en d&eacute;pit du fait de lexistence dune redondance suffisante</I>.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Pour r&eacute;sumer, il y a donc six conditions pour quil y ait auto-organisation [11] :</P> <OL>  <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>il faut un syst&egrave;me non-lin&eacute;aire;</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI VALUE=1>il faut que le syst&egrave;me soit dans un &eacute;tat loin de l&eacute;quilibre;</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>il faut un niveau minimum de redondance et une certaine capacit&eacute; du syst&egrave;me &agrave; r&eacute;sister au changement;</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>il faut une pr&eacute;sence de bruit;</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>il faut un containment du syst&egrave;me;</LI></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><LI>il faut que le syst&egrave;me soit coh&eacute;rent.</LI></P></OL>  <P ALIGN="JUSTIFY">Selon <B><I>la sixi&egrave;me loi</B></I>, il est possible de contr&ocirc;ler le chaos avec le chaos.  Lauto-organisation existe &agrave; quel que soit le niveau dorganisation.  Cependant, ceci ne peut se faire que si le feed-back n&eacute;gatif nest pas trop important.  Ce type de feed-back est typique du management des organisations et des syst&egrave;mes politiques.  Les politiciens r&eacute;sistent g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; lauto-organisation  parce que celle-ci r&eacute;duit leur puissance.  La m&eacute;thodologie de base est donc de contr&ocirc;ler le chaos par un feed-back n&eacute;gatif comme le budget par exemple, ou bien encore une intervention arm&eacute;e.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Cependant, la th&eacute;orie du chaos reconna&icirc;t que la ma&icirc;trise du chaos par le feed-back n&eacute;gatif ne sert &agrave; rien.  <B>Alfred Hubbler </B>[12] a notamment d&eacute;montr&eacute; que <I>le fait dutiliser le feed-back n&eacute;gatif &agrave; des fins de contr&ocirc;le faisait perdre le contact entre le syst&egrave;me et lenvironnement</I>.  Le syst&egrave;me, par un tel contr&ocirc;le, ne peut satisfaire aux besoins de lenvironnement par des transitions douces.  De fait, les changements se font alors de mani&egrave;re plus brusque, voire catastrophique.  Les travaux dHubbler ont montr&eacute; qu'un chaos faible pouvait mieux contr&ocirc;ler le chaos existant.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le chaos faible est en fait inh&eacute;rent aux syst&egrave;mes et il se situe dans une zone de r&eacute;sonance proche du point de bifurcation vers le chaos.  Ce lieu de r&eacute;sonance est un lieu dinteraction entre lenvironnement et le syst&egrave;me.  Ce chaos faible, dans tout syst&egrave;me, se traduit par des petites erreurs dans le plan, par la diversit&eacute; de culture au sein du syst&egrave;me</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Enfin, <B><I>la septi&egrave;me loi</B></I> de Michaels soutient que les m&eacute;thodologies des sciences complexes peuvent &ecirc;tre appliqu&eacute;es &agrave; la recherche en science sociale.  Michaels part du point de vue que les m&eacute;thodologies peuvent &ecirc;tre appliqu&eacute;es quelle que soit la taille des syst&egrave;mes &eacute;tudi&eacute;s de part lexistence de la constante duniversalit&eacute; de feigenbaum, parce que celle-ci se r&eacute;v&egrave;le &ecirc;tre applicable &agrave; de nombreux domaines des sciences exactes mais aussi aux sciences de la vie comme la biologie ou la biochimie.  La th&eacute;orie du chaos cr&eacute;e donc une int&eacute;gration horizontale des sciences.  Dautre part, les travaux de Benoit Mandelbrot sur les fractals (&eacute;tude de forme g&eacute;om&eacute;trique pr&eacute;sentant une profondeur infinie et une auto-similarit&eacute; &agrave; divers niveaux) donne &agrave; penser que l&eacute;tude de sous-syst&egrave;mes peut tr&egrave;s bien aider &agrave; la connaissance de syst&egrave;mes plus grands.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">De fait, sur base de ce qui vient d&ecirc;tre dit, il devrait &ecirc;tre plus que possible dappliquer la th&eacute;orie du chaos et ses composantes aux sciences sociales.  Mais ceci ne pourra se faire que si lon accepte de revoir lutilisation de la statistique comme outil de compr&eacute;hension des ph&eacute;nom&egrave;nes sociaux.  En dautres termes, la recherche statistique en science sociale ne peut se limiter au simple calcul de moyenne car il y a perte dinformation et donc, de compr&eacute;hension du syst&egrave;me.  La th&eacute;orie du chaos peut donc &ecirc;tre appliqu&eacute;e aux science sociales, &agrave; la condition dutiliser des outils math&eacute;matiques adapt&eacute;s aux sciences non-lin&eacute;aires, comme le diagramme de phase ou le calcul dexposants de Lyapounov.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <FONT SIZE=2><P>[1] Mark Michaels, Seven fundamentals of Complexity, in Chaos and society, Ed. Alain Albert, Montr&eacute;al, Presse de lUniversit&eacute; du Qu&eacute;bec &amp; IOS Press, 1995.<BR> [2] Voir aussi W. Buckley, Sociology and modern systems theory, 1967; P. Sorokin, Sociological theories of today, New-York, Harper &amp; Row, 1966; T. Parsons, le syst&egrave;me des soci&eacute;t&eacute;s modernes, Paris, Dunod, 1975<BR> [3] Cette distinction est plus marqu&eacute;e en anglais.  Dynamic system est ici compris comme syst&egrave;me r&eacute;actif, par opposition &agrave; dynamical system, syst&egrave;me dynamique</P> <P>[4] Peter Senge, The fifth discipline : the art and practice of the learning organization, New-York, Doubleday Books, 1990<BR> [5] cit&eacute; par R. Lewin, Complexity : life at the edge of chaos, New-York, Macmillan Publishing &amp; Co, 1992.<BR> [6] Jeffrey Goldstein, Using the concept of self-organization to understand social system change : strengths and limitations&nbsp;; in Chaos and Society, A. Albert, Op cit.<BR> [7] G. Nicolis &amp; I. Prigogine, Self-organization in non-equilibrium systems, New-York, John Wiley &amp; Sons, 1977, I. Prigogine &amp; I. Stengers, Order out of chaos, New-York, Bantam books, 1984<BR> [8] Erwin Schr&ouml;dinger, Order, disorder and entropy, in W. Buckley, Modern systems research for the behavioral scientist, Chicago, Aldine, 1968, pp. 143-146<BR> [9] S. Kaufmann, The origin of order : self-organization and selection in evolution, New-York, Oxford University Press, 1993. Cfr aussi Richard S. Cohen, How useful is the complexity paradigme without quantifiable data ? A test case : the patronage of 5th-6<SUP>th</SUP> century buddhist caves in India, in Chaos and Society, A. Albert, op cit., p. 83-92<BR> [10] H. Atlan, On a formal definition of organization, Journal of theoretical biology N 45, 1974, pp. 295-304<BR> [11] Jeffrey Goldstein, Using the concept of self-organization to understand social system change : strengths and limitations&nbsp;; in Chaos and Society, A. Albert, Op cit., p. 54<BR> [12] Alfred Hubbler, University of Illinois, Center for complex systems research</P></FONT>  <A HREF="ss1.htm" TARGET="bienvenu"> <IMG SRC="../images/go_prev_.gif" vspace="2"BORDER="1"></A> <A HREF="soc1.htm" TARGET="bienvenu"> <IMG SRC="../images/go_top_b.gif" vspace="2"  HSPACE="2" BORDER="1"></A> <A HREF="ss3.htm" TARGET="bienvenu"> <IMG SRC="../images/go_next_.gif" vspace="2"BORDER="1"></A><BR>       </body> </HTML>           
