<html> <!-- Generated by AceHTML Freeware http://freeware.acehtml.com --> <!-- Creation date: 8/1/01 --> <head profile="http://www"> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <title>An Answer to the Chaos of the Modern World</title> <META http-equiv="Pragma" content="no-cache"> <meta name="Description" content="The Guild Alternative, An Answer to the Chaos of the Modern World"> <meta name="Keywords" content="guilds, crafts, arts, trade, chaos, order, economy, modern, tradition, currency, forum, debate, posting, Penty, Chesterton, Belloc, usury, finance, money, skills, communities"> <meta name="Author" content="ron ranting"> <meta name="Generator" content="AceHTML 4 Freeware"> <!-- ImageReady Preload Script (rightbar.psd) --> <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript"> <!--  function newImage(arg) { 	if (document.images) { 		rslt = new Image(); 		rslt.src = arg; 		return rslt; 	} }  function changeImages() { 	if (document.images && (preloadFlag == true)) { 		for (var i=0; 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1945, on est cens&eacute; faire mention des ouvrages culturels ou pseudo-culturels qui marqu&egrave;rent l'&eacute;poque nationale-socialiste. L'art, au cours de cette br&egrave;ve periode troubl&eacute;e, s'inscrit dans l'histoire moderne europ&eacute;enne et, par cons&eacute;quent, il doit &ecirc;tre vecu ou ressenti dans le cadre g&eacute;opolitique de l'Europe tout enti&egrave;re.<br> 											<br> 											 											Nazisme et culture, cela a toujours &eacute;t&eacute; un sujet d&eacute;licat, surtout aujourd'hui que fait rage la guerre m&eacute;diatique entre soi-disant anticommunistes et antifascistes. Si l'on part du constat g&eacute;n&eacute;ralement accept&eacute;, que le nazisme fut une forme de totalitarisme, on se demande avec justesse si, en effet, il a exist&eacute; une culture sous le III&egrave;me Reich. Certains parall&egrave;les peuvent et doivent &ecirc;tre trac&eacute;s entre l'effort artistique en URSS et en Allemagne nazie, puisque la culture dans les deux syst&egrave;mes devait toujours &ecirc;tre assujettie &agrave; une id&eacute;ologie particuli&egrave;re. <br> 											<br> 											 											Ce que les deux r&eacute;gimes ont en commun est le rejet de &quot;l'art pour l'art&quot;, donc le refus de l'esth&eacute;tisme bourgeois, en faveur d'un art plus engag&eacute; et normatif cens&eacute; servir d'outil &agrave; la cr&eacute;ation d'un &quot;homme nouveau&quot;. En revanche, du point de vue th&eacute;matique, stylistique et m&ecirc;me esth&eacute;tique, les diff&eacute;rences entre l'art sous le communisme et l'art sous le nazisme &eacute;taient immenses. Apr&egrave;s la Deuxi&egrave;me Guerre mondiale, et sous la pression des pays alli&eacute;s, l'Allemagne dut ouvrir ses portes &agrave; l'art abstrait (Jackson Pollock, Piet Mondrian) et, dans une grande mesure, faire table rase de son art figuratif - m&ecirc;me chez les artistes qui n'avaient pas adh&eacute;r&eacute; au syst&egrave;me hitlerien, et m&ecirc;me chez ceux que celui-ci avait catalogu&eacute;s comme &quot;entartete K&uuml;nstler&quot; (les artistes d&eacute;g&eacute;n&eacute;res). Un grand nombre de peintures et d'oeuvres d'art execut&eacute;es pendant le III&egrave;me Reich finirent dans les poubelles apr&egrave;s que plusieurs centaines de sculptures furent d&eacute;molies ou d&eacute;truites au cours des bombardements alli&eacute;s. Apr&egrave;s la guerre, un grand nombre d'oeuvres d'art furent saisies par les Am&eacute;ricains &quot;en raison de leur caract&egrave;re pornographique&quot; (!). Au printemps 1947, 8.722 peintures et sculptures d'artistes allemands furent transport&eacute;es aux Etats-Unis, dont seulement un petit nombre fut retourn&eacute; par la suite &agrave; l'Allemagne f&eacute;d&eacute;rale.<br> 											<br> 											 											Un bref aper&ccedil;u de l'art sous le III&egrave;me Reich exige une bonne connaissance du cadre historique et politique de cette &eacute;poque. Qui &eacute;taient, de quoi s'occupaient les artistes pro-nazis avant l'arriv&eacute;e du nazisme au pouvoir ? Que sont-ils devenus, apr&egrave;s la chute du Troisi&egrave;me Reich ? Il est indispensable de souligner qu'&ecirc;tre artiste en Allemagne nazie n'impliquait pas toujours un esclavage aveugle devant les d&eacute;crets politiques du r&eacute;gime, ni l'appartenance obligatoire au parti (NSDAP) au pouvoir. Pourtant, le fait d'exposer devant le grand public, entre 1933 et 1945, pr&eacute;supposait le respect du concept de la beaut&eacute; d&eacute;fini par l'appareil nazi. Un grand nombre d'artistes connus ne furent nullement des sympathisants du r&eacute;gime au pouvoir, tout en sachant, n&eacute;anmoins, quelles oeuvres ils pouvaient cr&eacute;er et exposer afin de ne pas tomber dans l'oubli.<br> 											<br> 											 											A l'instar de nombreux artistes tels qu'on les rencontre dans tous les syst&egrave;mes et depuis l'aube des temps, beaucoup d'artistes allemands pendant la p&eacute;riode nazie furent de simples peureux ou des flagorneurs typiques qui avaient bien compris comment il leur fallait se plier au nouveau syst&egrave;me s'ils ne voulaient pas &ecirc;tre oubli&eacute;s. Il n'y a l&agrave; rien de neuf dans l'histoire europ&eacute;enne. Etre un bon artiste ou un bon &eacute;crivain n'implique pas toujours d'avoir une int&eacute;grit&eacute; morale, d'&ecirc;tre du cot&ecirc; des opprim&eacute;s ou de crier &agrave; la justice &agrave; hue et &agrave; dia. Au cours de toute l'histoire europ&eacute;enne il y a eu, et il y a encore, d'excellents artistes et penseurs qui servirent et servent encore les r&eacute;gimes criminels. Le grand sculpteur croate, tr&egrave;s marqu&eacute; dans sa jeunesse par Rodin, Antun Augustincic, r&eacute;alisa des bustes du chef oustachi croate, Ante Pavelic. Il en fit aussi du mar&eacute;chal communiste yougoslave Josip Broz Tito apr&egrave;s la Deuxi&egrave;me Guerre mondiale. Par cons&eacute;quent, s'interroger sur l'int&eacute;grit&eacute; morale et politique d'Augustincic est une chose ; d&eacute;finir la subtilit&eacute; de ses oeuvres artistiques en est une autre.<br> 											<br> 											 											De plus, toute appr&eacute;ciation d'une oeuvre d'art cr&eacute;&eacute;e pendant l'&eacute;poque nazie exige une connaissance pr&eacute;cise de la mentalit&eacute; du peuple allemand, une bonne connaissance du Zeitgeist au moment de la cr&eacute;ation ou de l'av&egrave;nement de telle ou telle oeuvre d'art. Ignorer les id&eacute;es dominantes de la premi&egrave;re moiti&eacute; du vingti&egrave;me si&egrave;cle ne peut gu&egrave;re nous aider &agrave; saisir la port&eacute;e artistique de telle ou telle oeuvre d'art.<br> 											<br> 											 											Le grand peintre fran&ccedil;ais Jacques David (1748-1825) servit avec d&eacute;vouement trois r&eacute;gimes : les jacobins r&eacute;volutionnaires, Napol&eacute;on et, plus tard, les monarchistes de la Restauration en France. David savait fort bien comment s'adapter au pouvoir, ce qui n'enl&egrave;ve rien &agrave; son don pour la composition statique et mobile, ni &agrave; sa touche de pinceau forte et r&eacute;aliste.<br> 											<br> 											 											N'est-on pas tent&eacute; de citer les centaines de cas similaires aujourd'hui, o&ugrave; les grands artistes et &eacute;crivains s'adaptent de nouveau au Politiquement Correct sans la moindre arri&egrave;re-pens&eacute;e ?<br> 											<br> 										</font><font color="#000018" size="4" face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular"><i>L'appareil politique au service de la culture<br> 											</i><br> 										</font><font color="#000018" size="4" face="Times New Roman,Georgia,Times">On oublie souvent que la propagande nazie avait pour but majeur, non le domaine du politique, mais celui de la culture. Cela &eacute;tait surtout vrai de l'art figuratif et de l'art plastique. Les quatre personnages les plus influents du Troisi&egrave;me Reich : Joseph Goebbels, Albert Speer, Arthur Rosenberg et le F&uuml;hrer, Adolf Hitler, se sont constamment pench&eacute;s, durant les treize ann&eacute;es du r&eacute;gime, sur le concept du nouvel art, de la nouvelle architecture et de la nouvelle peinture.<br> 											<br> 											Dans sa jeunesse, au d&eacute;but du vingti&egrave;me si&egrave;cle, Hitler avait dessin&eacute; des centaines d'aquarelles, dont quelques-unes ont, sans aucun doute, une valeur artistique et semblent &ecirc;tre fort appreci&eacute;es de quelques antiquaires, surtout aux Etats-Unis. Vers la fin de son r&egrave;gne, en 1945, Hitler r&ecirc;vait d'ouvrir la plus large galerie du monde dans la ville autrichienne de Linz. Les immenses efforts architecturaux, le lancement des premiers mod&egrave;les d'automobile &agrave; usage populaire (Volkswagen), la construction d'autoroutes furent des id&eacute;es de Hitler. Dans sa r&eacute;ponse au r&eacute;dacteur en chef du journal culturel &quot;Kunst dem Volke&quot; du 2 juin 1937, Hitler &eacute;crivait que : &quot;le fait d'avoir peint des tableaux pour pouvoir survivre ne veut pas dire qu' ils sont maintenant dignes d'&ecirc;tre expos&eacute;s &agrave; la 'Haus der Deutschen Kunst' (Maison de l'Art allemand).&quot;<br> 											<br> 											Adolescent impr&eacute;gn&eacute; de romantisme, Hitler avait subi l'influence non n&eacute;gligeable de l'aquarelliste Rudolf von Alt et du peintre Carl von Spitzweg. Sous le r&eacute;gime nazi, de nombreux journaux culturels furent lanc&eacute;s: Kunst der Nation, Kunst dem Volke, Die Kunst im Dritten Reich, etc. En 1937, le ministre Goebbels cr&eacute;a une Chambre de l'Art (&quot;Kunstkammer&quot;) qui, de 1935 &agrave; 1937, compta plus de cent mille membres. Au cours de la p&eacute;riode 1933-1945, trente grandes expositions avaient lieu chaque mois en moyenne, et ce m&ecirc;me dans les ann&eacute;es 1940-1945 o&ugrave; l'Allemagne &eacute;tait l'objet de bombardements r&eacute;guliers de la part des Alli&eacute;s. En 1937, l'ouverture de la &quot;Haus der Deutschen Kunst&quot; eut lieu &agrave; Munich ; c'&eacute;tait &agrave; l'&eacute;poque l'&eacute;tablissement r&eacute;put&eacute; le plus important du genre en Europe. La premi&egrave;re pierre de cet &eacute;difice - qui mesurait 175 metres de long - fut pos&eacute;e par Hitler lui-m&ecirc;me. Environ mille artistes allemands y expos&egrave;rent leurs oeuvres de 1937 &agrave; 1939.<br> 											<br> 										</font><font color="#000018" size="4" face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular"><i>La postmodernit&eacute; archaique<br> 											</i><br> 										</font><font color="#000018" size="4" face="Times New Roman,Georgia,Times">Les chefs nazis consacraient beaucoup d'&eacute;nergie &agrave; la promotion des sculpteurs allemands, surtout en mati&egrave;re de cr&eacute;ation et d'ex&eacute;cution de bas-reliefs, de sculptures en bronze ou en pierre. Leur but politique &eacute;tait &eacute;vident : exercer un rapprochement entre l'art allemand et le peuple allemand de sorte que tout Allemand, quelle que f&ucirc;t la couche sociale &agrave; laquelle il appartenait, p&ucirc;t s'y identifier. Il n'y a donc pas lieu de<br> 										</font></p> 									<p><font color="#000018" size="4" face="Times New Roman,Georgia,Times">s'&eacute;tonner si l'art allemand de cette &eacute;poque t&eacute;moigne tr&egrave;s largement d'un retour vers le classicisme. Les mod&egrave;les de l'Antiquit&eacute; et de la Renaissance furent en quelque sorte transpos&eacute;s &agrave; l'Allemagne nazie. De nombreux sculpteurs travaillent avec ardeur tout en b&eacute;n&eacute;ficiant du soutien logistique de l'appareil politique. Leurs statues ressemblent, soit par leur forme, soit par leur composition, aux oeuvres de Praxit&egrave;le ou de Phidias, de la Gr&egrave;ce antique, ou &agrave; celles cisel&eacute;es par Michel-Ange pendant la Renaissance. Les sculpteurs les plus en vue de cette p&eacute;riode &eacute;taient Arno Breker, Josef Thorak et Fritz Klimsch qui, bien que jouissant d'une importante aide logistique de l'appareil nazi, n'&eacute;taient pas membres du NSDAP.<br> 											<br> 											 											Ce qui frappe dans les sculptures et les bas-reliefs, qui pour la plupart sont des oeuvres monumentales, c'est la nudit&eacute; feminine et masculine,  dans une pose soit r&eacute;elle, soit mythologique. <br> 											<br> 											 											Le surhomme en politique devait trouver sa place surhumaine en culture plastique. Les sculptures d'athl&egrave;tes, de guerriers, de nymphes et de d&eacute;esses &eacute;taient expos&eacute;es, non seulement dans des galeries, mais aussi au bord des autoroutes, devant les minist&egrave;res, les casernes, etc. M&ecirc;me un ignorant de l'art peut se rendre compte que tous ces bas-reliefs et ces sculptures &eacute;taient charg&eacute;s d'un message normatif et non r&eacute;el. Soit par la morphologie du corps, soit par l'expression du visage, l'oeuvre plastique de cette &eacute;poque mettait en exergue l'arch&eacute;type de &quot;l'homme nouveau&quot; europ&eacute;en, avec toutes ses qualit&eacute;s imaginaires : t&ecirc;te nordico-dolichoc&eacute;phale, bras et armes gothiques et dress&eacute;s et, bien entendu, d&eacute;fi dinaro-alpin dans le regard. Les sculptures de femmes nues, telle &quot;Flora&quot; par Breker, &quot;Jeune fille&quot; par Fehrle, ou &quot;le Regard&quot; par Klimsch, montrent de trop belles femmes g&eacute;ometriques qui, parfois, avec leur corps parfait, aux chevilles &eacute;troites et allong&eacute;es, aux seins ronds et bien mesur&eacute;s, peuvent fatiguer l'observateur. Par ailleurs, le fait que de nombreuses sculptures montrent des accouplements f&eacute;minins ou masculins t&eacute;moigne que le nazisme n'&eacute;tait nullement un mouvement &agrave; tendance &quot;conservatrice&quot; et que la pudibonderie puritaine et anglo-saxonne lui &eacute;tait totalement &eacute;trang&egrave;re. Personne ne peut nier le grand talent de Breker ou de Klimsch, m&ecirc;me si certains critiques estiment avec justesse que leurs sculptures sont de solides copies artisanales des grands ma&icirc;tres classiques et qu'elles ne repr&eacute;sentent donc rien de neuf.<br> 											<br> 											 											Adolescent, Arno Breker s&eacute;journa longtemps en France o&ugrave; il subit l'influence de son futur ami le sculpteur Aristide Maillol. Apr&egrave;s la guerre, de nombreuses sculptures de Breker furent d&eacute;truites par les soldats am&eacute;ricains qui pill&egrave;rent son atelier. Il se consacra alors &agrave; l'ex&eacute;cution des bustes de ses amis et de ses protecteurs (Salvador Dali, Hassan II, Louis F. C&eacute;line, etc.). Il est &agrave; noter que Breker fut sollicit&eacute; par les Sovi&eacute;tiques pour poursuivre sa carri&egrave;re en Union sovietique - ce qu'il refusa. Mais il est possible de tirer un certain parall&egrave;le entre le monumentalisme exag&eacute;r&eacute; de l'art plastique en Allemagne nazie et celui de l'Union sovi&eacute;tique (les Prom&eacute;th&eacute;ens nus face &agrave; des partisans muscl&eacute;s et d&eacute;braill&eacute;s ou sans chemise !) m&ecirc;me si la diff&eacute;rence est souvent criante : dans les pays communistes, on ne trouve jamais de sculptures repr&eacute;sentant des femmes et des hommes nus, ce qui vient &agrave; l'appui de notre th&egrave;se selon laquelle le communisme, si effrayant politiquement, &eacute;tait essentiellement un syst&egrave;me pudibond et conservateur. <br> 											 											M&ecirc;me aujourd'hui, on ne trouve jamais de repr&eacute;sentation picturale ou plastique d'accouplements en Chine, &agrave; Cuba ou en Cor&eacute;e du Nord. Les sculptures de V&eacute;nus ou de nymphes faites par Breker ou par Thorak n'ont rien de provoquant, rien de pornographique ; elles ne suscitent jamais de phantasmes sexuels ou de r&ecirc;ves &eacute;rotiques, comme c'est peut-&ecirc;tre le cas avec les belles nues peintes par l'artiste italien Amadeo Modigliani. Sur les sculptures de femmes nues des artistes allemands on rencontre toujours un sourire &eacute;nigmatique et aristocratique et le profond sens du tragique sur les visages, ce qui refl&egrave;te, peut-&ecirc;tre, le pessimisme de toute une nation &agrave; la recherche de son identit&eacute; g&eacute;opolitique. Point de trace, non plus, de la coqu&egrave;tterie ou de la ruse f&eacute;minine qu'on croise chez les belles nues des impressionnistes fran&ccedil;ais, tels Gustave Courbet, Edouard Manet ou Paul C&eacute;zanne.<br> 											<br> 										</font><font color="#000018" size="4" face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular"><i>Le peinture allemande de cette &eacute;poque constitue un chapitre &agrave; part.<br> 											</i></font></p> 									<p><font color="#000018" size="4" face="Times New Roman,Georgia,Times">Contrairement &agrave; une id&eacute;e r&eacute;pandue, le &quot;kitsch&quot; n'a jamais fait partie de l'art en Allemagne nazie, et contre ce kitsch les autorit&eacute;s adopt&egrave;rent les m&ecirc;mes mesures r&eacute;pressives que contre le pr&eacute;tendu art d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;. En ce qui concerne la peinture de cette &eacute;poque, l'Allemagne a pourtant subi une consid&eacute;rable r&eacute;gression. L'expressionnisme fut compl&ecirc;tement abandonn&eacute; ou bien mis en sourdine. L'expressionnisme, par rapport &agrave; l'impressionnisme de provenance fran&ccedil;aise, est paradoxalement le trait typique du caract&egrave;re et du temp&eacute;rament allemands ainsi que celui d'autres peuples germaniques (Flamands, Scandinaves). Or, les artistes expressionnistes allemands n'obtinrent pas l'autorisation d'exposer leurs oeuvres. Les &eacute;coles de pens&eacute;e issues de Die Br&uuml;cke ou de Neue Sachligkeit qui, au d&eacute;but du XX&egrave;me siecle, avaient fourni &agrave; l'Europe enti&egrave;re de grands ma&icirc;tres, se trouv&egrave;rent frapp&eacute;es par la censure.<br> 											<br> 											 											Les artistes allemands qui entre 1933 et 1945 atteignirent &agrave; une certaine r&eacute;putation &eacute;taient surtout des autoportraitistes n&eacute;o-classiques et des paysagistes &eacute;vitant toute path&eacute;tique exag&eacute;r&eacute;e et, bien entendu, faisant table rase de toute influence du cubisme et de l'art abstrait. On ressent dans une large mesure le renouveau du go&ucirc;t pour l'art primitif et le retour vers les ma&icirc;tres flamands du XV&egrave;me si&egrave;cle.<br> 											<br> 											 											Certains parall&egrave;les peuvent &ecirc;tre de nouveau observ&eacute;s avec la peinture dite &quot;r&eacute;al- socialiste&quot; en Union sovi&eacute;tique. Pourtant, m&ecirc;me ici la diff&eacute;rence est bien &eacute;vidente. Alors que sur les toiles de peintres sovi&eacute;tiques on aper&ccedil;oit toujours des paysans et des ouvriers au large sourire et, en toile de fond, une usine ou un chantier, chez les peintres allemands les traces de l'industrialisation sont rarement perceptibles. L'asphalte, les chemin&eacute;es qui br&ucirc;lent, les usines en pleine construction, qu'on les observe chez les peintres r&eacute;al-socialistes (et dans leur forme titanique et apocalyptique chez les artistes futuristes en Italie fasciste !), n'apparaissent jamais dans la peinture allemande de cette &eacute;poque. De m&ecirc;me que, si l'on compare les sculpteurs allemands aux sculpteurs sovietiques, on note &eacute;galement une diff&eacute;rence &eacute;norme entre l'art figuratif sous le communisme et l'art figuratif sous le national-socialisme. Les sc&egrave;nes de belles nymphes paysannes abondent (Amadeus Dier, Johannes Beutner, Sepp Hilz, etc.). Ces belles nues rustiques que nous observons sur les toiles exhalent la concorde familiale et le repos bien m&eacute;rit&eacute; apr&egrave;s un dur labeur champ&ecirc;tre. On retiendra le grand artiste et graveur sur bois, Ernst von Dombrowski, dont les sc&egrave;nes de vie paysanne et de jeunes enfants en train de jouer sont toujours fort pris&eacute;es.<br> 											<br> 											 											En guise de conclusion, on peut dire que la sculpture allemande de cette &eacute;poque, en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale et normative, porte la symbolique de l'hygi&egrave;ne raciale et prom&eacute;th&eacute;enne, tandis que les toiles de la m&ecirc;me &eacute;poque nous font d&eacute;couvrir une nette tendance populaire et na&iuml;ve (v&ouml;lkisch) qui ne se pr&ecirc;te gu&egrave;re &agrave; une instrumentalisation &agrave; des fins politiques.<br> 											<br> 										</font><font color="#000018" size="4" face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular">Tomislav Sunic<br> 										</font></p> 									<p><font color="#000018" size="4" face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular">(&eacute;crivain croate)<br> 										</font></p> 								</div> 							</td> 						</tr> 						<tr valign="top" align="left"> 							<td bgcolor="#000018" width="440"><a href='mailto:tomislav.sunic@zg.hinet.hr?Subject="After visiting your site"' title="Ask Dr. Sunic"><font size="2" face="Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular">click here to send your email directly to Dr. Sunic</font></a></td> 						</tr> 					</table> 				</td> 			</tr>     <tr> 				<td></td> 			</tr> </table>  <hr align="left" color=#c0c0c0> 		<a href="main01.html"><a href="index.html"><font size=-2>| <a href="http://www.watermark.hu/">@home</a> | <a href="mailto:info@watermark.hu">info@watermark.hu</a> | </font></a></a><font size=-2><a href="index.html">back to Dr. Sunic's homepage</a></font><a href="main01.html"><a href="index.html"><font size=-2> | </font></a></a> 	</body> </html> 
