<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=windows-1252"> <title>Sortir du chaos l'urgence de la releve</title> </head>  <body> <div align="center"><center>  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">   <tr>     <td><font size="3" color="#000080"><strong><marquee behavior="slide" scrollamount="2"     scrolldelay="8" width="150" border="0">French Forum</marquee></strong></font></td>   </tr> </table> </center></div><div align="center"><center>  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">   <tr>     <td><img src="bienvenue1.gif" alt="bienvenue1.gif (8087 bytes)" width="322" height="112"></td>   </tr> </table> </center></div><div align="center"><center>  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">   <tr>     <td><font size="2" color="#008080"><strong><em>Want to send this page or a link to a     friend? 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Planifis avec un cynisme consomm  Tabarre tout au long du mandat peu glorieux de Ren Prval, lequel a t vcu comme une longue veille d'armes en prparation au retour au pouvoir de Jean-Bertrand Aristide, ils ont ouvert la voie  un quinquennat calamiteux,  une situation d'impasse o nous sommes condamns  subir dans l'embarras le spectacle quotidien d'un prsident irrmdiablement discrdit, perdu dans la contemplation mystico-narcissique de son nombril, rptant sans fin pour lui- mme un discours lnifiant d'une vacuit effarante qui masque mal son incapacit  concevoir pour notre pays un avenir autre que celui que nous rcusons tous: la mise en coupe rgle de notre patrimoine et de notre conomie par des mdiocres et affairistes en tous genres qui lui sont redevables de leur fortune et de leur carrire. Et, comme si le grotesque et le sinistre ne suffisaient pas  heurter nos consciences de citoyens, on installe insidieusement une terreur toute stalinienne dans nos esprits et dans la trame de notre vie de tous les jours par des apologies non voiles de la violence, des incitations explicitement cibles au meurtre et des crimes odieux couverts par une impunit assure et par la complaisance des agents de la force publique qui laissent libres parmi nous leurs auteurs pourtant dnoncs et identifis, une manire de nous rappeler  chaque instant que les matres du jeu sont aussi matres des vies et ne plaisantent pas. </p>  <p>L'urgence, aujourd'hui, est de stopper la dictature aristidienne de la mme manire que nous avons su mettre un terme en 1986  la dictature duvalirienne, d'arrter ce cirque infernal o nous a entrains une nbuleuse infme au service d'un roi fou, d'inventer un autre avenir pour Hati et pour nous-mmes. Nous ne pouvons plus rester sans ragir, sans faire usage de notre capacit d'indignation que nous avons,  tort, trop longtemps refoule. L'tat actuel d'Hati interpelle notre sens civique, celui qui nous commande de ne point cautionner l'inacceptable. L'heure est venue de dfinir ensemble et sans tarder un projet novateur pour notre pays et d'y rtablir au plus vite un certain nombre de rgles, de valeurs et de principes fondamentaux dont notre socit a un imprieux besoin pour fonctionner sereinement: la morale publique, le primat de la loi, le prestige et l'autorit de l'tat, le respect des institutions dmocratiques et de la volont des lecteurs, le droit de chaque citoyen  vivre dans la dignit au sein d'une nation  la fois dmocratique, politiquement stable, socialement apaise et conomiquement prospre. </p>  <p>Les enjeux actuels rclament de notre part intelligence et srnit car il nous faut rectifier, et vite, notre entre dans le nouveau sicle et oprer sans tarder, dans l'intrt des gnrations prsentes et futures, des choix qui tiendront compte  la fois des exigences immdiates de notre peuple, qui vit dans une dtresse indicible, et des ambitions qui doivent tre les ntres. Cela reprsente un exercice fort dlicat, difficile  engager dans une atmosphre pourrie aussi bien par les travers aristidiens que par nos ressentiments, qui peuvent tre lgitimes, et nos querelles, autour desquelles il nous faut dcrter une trve, une sorte de &quot;paix des braves&quot;. Chacun sait que nous ne pouvons ni ne devons plus penser Hati en 2002 comme nous l'aurions fait en 1950. La nouveaut, ou plutt le dfi, aujourd'hui, est que nous ne pouvons plus concevoir notre avenir collectif dans le cadre dsormais clat d'un nationalisme troit et sourcilleux, mais plutt en situant notre rflexion au triple niveau national, rgional et mondial. Le lien le plus sr entre ces trois niveaux de rflexion ne peut tre que ce  quoi nous tardons  qualifier notre pays et ce par quoi nous pouvons,  partir de notre ressort national, gagner notre place dans la rgion et dans le monde: la dmocratie. </p>  <p>Notre combat pour relancer la construction de notre dmocratie suppose que nous en finissions avec tous les imposteurs,  quelque camp qu'ils appartiennent, en premier lieu les plus habiles  dtourner les faveurs et la ferveur du peuple pour confisquer et hypothquer notre avenir. Il s'agit d'un combat citoyen, dpassant le simple cadre de la rivalit mettant aux prises l'actuel pouvoir contest et son opposition et o nous n'avons qu'un seul risque  prendre: celui de dpasser nos peurs, de nous prserver de l'affolement suscit par les violences dont nous sommes victimes et de refaire entre nous la cohsion sans laquelle nous resterons faibles. Il nous appartient de lever en nous certaines inhibitions, notamment par rapport au mythe trompeur de la popularit qui ne vaut rien sans la lgitimit, et d'adopter aujourd'hui une solution radicale, la seule qui vaille et qui ait en mme temps valeur de mesure de salubrit publique: le renvoi pur et simple du rgime aristido-lavalassien pour, ensuite, convoquer le peuple en ses comices pour de nouvelles lections gnrales. Nous n'aurons ni  redouter ni  regretter l'viction de Jean- Bertrand Aristide et de ses lgions de bni-oui-oui: ils partiront dans l'ignominieuse...ivresse du sang vers et des millions mal acquis tandis que nous, nous nous appliquerons  rparer dans les larmes, la douleur et la sueur tout le mal qu'il nous ont caus, guids par notre seule passion du bien public. </p>  <p>Mais, nous risquerions de revenir trs vite  nos dmons si nous ne prenions la prcaution d'entourer les lections gnrales, que chacun appelle de ses voeux, d'un ensemble de dmarches visant  dessiner une nouvelle Hati confiante en elle-mme, soucieuse de rassembler toutes ses filles et tous ses fils dans le respect des droits et de la dignit de chacun, respectueuse des vies et des biens et attache au primat de la loi, matresse de ses frontires et n'prouvant aucun complexe  se doter des moyens d'en garantir la sret et l'inviolabilit au bnfice de ses citoyens et de leurs htes et engage rsolument et avec optimisme, sans perdre de vue ses spcificits, dans les dbats sur la construction de la communaut carabenne et du grand ensemble continental amricain. Ces dmarches, incontournables, se situent  l'vidence en amont de toute autre initiative ou considration, y compris les appels au dblocage de l'aide internationale venant de lobbies plus que suspects. </p>  <p>Dans le cas qui est le ntre, un simple changement d'hommes et de rgime ne parait ni suffire ni convenir. Notre culture dmocratique est trop mince pour que nous prenions le risque d'ouvrir la priode lectorale sans avoir dfini au pralable une sorte d'entit intangible et sacre, dans le genre de la Rpublique en France, que chacun s'engagerait  respecter, dfendre et considrer comme le coeur imprissable de notre nation, le socle indestructible de notre dmocratie que nous voudrions prenne. Notre pass rcent est trop riche en enseignements sur les drives en tous genres pour que nous tombions dans l'anglisme qui consisterait  ne pas assortir les charges publiques, mme lectives, d'un caractre contractuel, avec des exigences de rsultats concrets dans un certain nombre de domaines et l'obligation de rendre des comptes devant les reprsentants du peuple quand ceux-ci le demandent. Enfin, les rfrences thiques de nombre de prtendants au pouvoir suprme sont trop tnues pour que nous n'ayons  coeur de baliser les voies d'accs aux postes de responsabilit. </p>  <p>L'ide qui s'impose aujourd'hui et que partagent nombre d'Hatiens, y compris le soussign, est qu'il nous faut, par une initiative forte, une sorte d'acte fondateur, marquer cette rupture et ce nouveau cap. Il nous faut tenir notre &quot;Convention de Philadelphie&quot; pour jeter les bases d'un nouvel art de vivre ensemble et d'une nouvelle manire de penser notre futur. Cette convention, ncessairement supra- partisane, serait ouverte  toutes les familles politiques, aux reprsentants des cultes, du milieu associatif, de la presse, des organisations patronales et syndicales, bref,  toutes les forces d'Hati. Son mandat et ses missions devraient galement tre clairs: se prononcer sur l'opportunit de reviser la Constitution pour l'adapter  nos exigences de modernit; redessiner la carte lectorale du pays; reprciser la place des institutions dmocratiques; renforcer et tendre les attributions du pouvoir lgislatif; redfinir les contours, les missions et les moyens des institutions dpositaires de la puissance publique et enlever toute attribution judiciaire (ou plutt extra-judiciaire!)  la police; recomposer l'architecture du pouvoir judiciaire pour mieux en garantir l'indpendance, par exemple en faisant voluer le lien entre parquet et chambre d'instruction, d'un ct, et pouvoir excutif, de l'autre; renforcer la protection des citoyens face  la toute-puissance de la police et de la justice en introduisant le principe d'une assistance juridique (prsence d'un avocat choisi ou commis d'office) ds la premire heure de garde  vue; repenser le processus de dcentralisation et en raffirmer tout l'intrt pour un meilleur redploiement de l'action publique, pour la promotion de la dmocratie de proximit et pour une meilleure implication des citoyens dans les affaires qui les concernent, en indiquant les niveaux pertinents de comptence qui doivent tre ceux des collectivits rgionales et locales; innover par la mise en place de nouvelles institutions telles qu'un Conseil d'Etat ou qu'un Conseil Constitutionnel, appeles  jouer le rle de juridiction administrative ou  se prononcer sur la conformit des nouvelles lois. </p>  <p>Que l'on ne s'y trompe pas: cette convention est la seule voie envisageable pour apaiser les tensions et les passions qui nous dvorent car, ce qui s'annonce et qui ne va pas tarder  se produire, c'est un nime affrontement (plaise  Dieu que ce soit la lutte ultime!), dans le face  face qui dure depuis deux sicles, entre les obscurantistes qui ont vocation  maintenir notre pays dans sa configuration archaque originelle au profit exclusif de l'ternel syndicat du crime et ceux qui, au contraire, ont fait courageusement le choix rsolu de la dmocratie et de l'tat de droit dans le souci du bien commun. Au dbut du sicle dernier, ce face  face avait donn lieu  un pisode sanglant entre Nord Alexis, parangon de l'obscurantisme, et Antnor Firmin, digne reprsentant des forces de progrs. La victoire fut malheureusement du ct du premier. Le prix, particulirement lourd, en a t, qu'on le reconnaisse, le blocage continu des vraies rformes structurelles et institutionnelles qu'imposait et qu'impose encore notre prtention  un dveloppement durable, la prennisation de la &quot;rpublique des copains grands mangeurs&quot;  laquelle nous sommes impuissants  substituer une vraie socit du travail cratrice de richesses pour tous et source de dignit pour chacun, l'instabilit politique chronique qui nous a valu la fltrissure de deux occupations yankees et la misre endmique qui a fait de nous, deux fois au cours du dernier demi-sicle, la proie de deux populismes sclrats. </p>  <p>Par une de ces rptitions dont l'histoire est coutumire, nous nous trouvons placs aujourd'hui dans une situation et face  des enjeux presque comparables avec, d'un ct, la nbuleuse broyeuse de vies aristidienne et, de l'autre, un ple dmocratique imparfaitement organis et cible de tous les mauvais coups ports contre lui tant de l'intrieur que de l'extrieur. Faut-il attendre que l'Etranger vienne nous y contraindre pour que nous prenions enfin nos responsabilits? Faut-il attendre, pour nous mettre srieusement au travail, un trs hypothtique dblocage des ngociations entre Lavalas, dont la mauvaise foi et la rouerie ne sont plus  dmontrer, et la Convergence Dmocratique qui, quoi qu'on ait pu dire, a remarquablement contribu  ce que le ple dmocratique continue  exister politiquement? Pour de multiples raisons qui n'chappent  aucun d'entre nous, la rponse est videmment non. Nous avons des dfis  relever et nos priorits ne peuvent plus attendre. Nous ne pouvons nous y consacrer qu'en nous librant des problmes d'ego d'un faux messie dont l'toile a dfinitivement pli. Doit-on rappeler que, depuis 1995, notre pays n'a fait que reconduire annuellement et sans adaptation aucune, avec une dsinvolture inqualifiable, le budget qui, mieux que tous les discours, reprsente la grille de lecture et l'chelle de mesure des priorits des responsables publics? Cela en dit long sur le degr de conscience civique et de proccupation pour le bien public des tnors lavalassiens et de leur chef. </p>  <p>Voulons-nous rester hors du temps et en dehors du monde ou voulons-nous ouvrir notre pays  la modernit, sortir enfin de cette terrible incertitude sur notre avenir, de l'attentisme dans lequel nous semblons nous complaire, de l'inertie qui nous tue lentement? Si nous tenons  mieux dbuter le nouveau sicle,  mieux nous prparer aux chances rgionales et continentales qui nous attendent,  tre traits avec respect par nos interlocuteurs internationaux, bref,  ruiner dfinitivement la carrire de l'obscurantisme dans notre vie politique pour sortir enfin de la logique d'affrontement dans laquelle nous nous enfermons et consacrer nos nergies  refonder notre pays dans tous ses compartiments, alors sortons Jean-Bertrand Aristide et sa clique mafieuse, organisons sans tarder notre &quot;Convention de Philadelphie&quot;, construisons ensemble un nouveau leadership qui soit  la fois audible, visible et crdible et redonnons vite la parole au peuple lecteur. C'est  ce dernier, et  lui seul, qu'incombe le rle de restaurer un horizon politique plus serein, gage de paix sociale et de progrs conomique, en choisissant librement les femmes et les hommes exemplaires, porteurs d'un vrai projet pour Hati,  qui il souhaite confier son destin. La relve est  notre porte, elle est  ce prix, celui d'une mobilisation citoyenne, elle sera dmocratique ou elle ne sera pas. </p>  <p>Philip-Axel Desrosiers </p>  <p><a href="mailto:philip705@hotmail.com">philip705@hotmail.com</a>&nbsp; </p>  <p>Accdez au courrier lectronique de La Poste : www.laposte.net ; 3615 LAPOSTENET (0,13 &#128;/mn) ; tl : 08 92 68 13 50 (0,34&#128;/mn)&quot; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p> <div align="center"><center>  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">   <tr>     <td bgcolor="#0080C0"><font size="2"><strong><em>Wehaitians.com, the scholarly journal of     democracy and human rights</em></strong></font></td>   </tr> </table> </center></div><div align="center"><center>  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">   <tr>     <td bgcolor="#C0C0C0"><font size="2" color="#000080"><strong>More from wehaitians.com</strong></font></td>   </tr> </table> </center></div><div align="center"><center>  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">   <tr>     <td><a href="main.html">Main</a> <font color="#FF0000">/ </font><a href="columns.html">Columns</a>     <font color="#FF0000">/ </font><a href="books%20and%20arts.html">Books And Arts</a> <font     color="#FF0000">/ </font><a href="miscellaneous.html">Miscellaneous</a></td>   </tr> </table> </center></div> </body> </html> 
