<html> <head> <title>Lauricella et mafia corse</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#CCCCCC" text="#000000" link="#FF0000" vlink="#FF0000" alink="#FF0000"> <p align="center"><font size="6">Mort de la t&ecirc;te de pont de la mafia italienne    en Corse</font></p> <p align="left"><font size="4"><a href="LAURICELLAassassmain.htm" target="_blank">Lire    &eacute;galement : sur les traces des assassins de Lauricella</a> <img src="Photos/new7%5B1%5D.gif" width="75" height="75" align="absmiddle"></font></p> <p><i><font size="2">A son tour et contrairement &agrave; la presse r&eacute;gionale,    <b>&quot;Lib&eacute;ration&quot;</b>, 5 jours apr&egrave;s la publication par    &quot;L'investigateur&quot;, sur ce site, de nos r&eacute;v&eacute;lations sur    la mort de Lauricella, apr&egrave;s la reproduction des articles du Messagero    et de la presse v&eacute;n&eacute;zu&eacute;lienne, reprend le 12 novembre les    informations disponibles donc depuis 5 jours sur notre site et en fait un article    personnel sans, bien s&ucirc;r, faire la moindre r&eacute;f&eacute;rence &agrave;    ceux qui lui ont mis le nez sur cette affaire et qui en ont parl&eacute; largement    avant. C'est petit, tr&egrave;s petit! D'autant plus que <b>la veille de la    publication, la r&eacute;daction de &quot;Lib&eacute;&quot; est pass&eacute;e    sur notre site, comme le r&eacute;v&egrave;lent nos statistiques de visite</b>!    Cela prouve en tout cas une chose : les journaux phares de la presse fran&ccedil;aise    lisent tous nos articles et r&eacute;v&eacute;lations et &quot;L'investigateur&quot;    est finalement tr&egrave;s fier d'avoir une influence positive sur cette presse    qu'il faut parfois pousser &agrave; rechercher (ou copier) et &agrave; publier    des informations importantes!<b><font color="#006600"> </font></b></font></i><font size="2" color="#003300"><b><font color="#006600">Lib&eacute;ration    nous a r&eacute;pondu :</font></b></font><font color="#006600"><i><font size="2"><b>    &quot;Comme vous le d&icirc;tes vous-m&ecirc;me, cette information a &eacute;t&eacute;    publi&eacute;e sur votre site voici cinq jours. Depuis, elle a &eacute;t&eacute;    reprise par l'AFP, Corse-Matin, ainsi que plusieurs journaux &eacute;trangers.    Si j'avais repris 24h ou 48h apr&egrave;s votre info, sans que personne ne l'ait    fait encore, je vous aurais cit&eacute;. L&agrave;, franchement, je ne pense    pas que c'&eacute;tait obligatoire. Je n'ai pas du tout laiss&eacute; entendre    que je livrais une info exclusive. J'ai song&eacute; &agrave; vous citer, cependant,    comme je l'avais d'ailleurs fait pour les meurtriers pr&eacute;summ&eacute;s    de Santoni et la reprise par le Monde comme s'ils avait &quot;invent&eacute;&quot;    l'info. (...) Bon, malgr&eacute; tout, bravo pour votre vigilance et pour le    boulot tr&egrave;s int&eacute;ressant que vous fa&icirc;tes. (...) MARC PIVOIS.<font color="#000000">    </font></b></font></i></font><b><font size="2" color="#000000">Dont acte !</font></b></p> <p><b><font size="2">Une nouvelle fois, &quot;Le Monde&quot; est venu piquer chez    &quot;L'investigateur&quot;, sans citer sa source. Comme d&eacute;j&agrave;    lors de son vol de l'affaire Santoni, &quot;Le Monde&quot; est d'abord venu    sur notre site voler nos informations et articles avant de r&eacute;diger son    scoop mouill&eacute;. La r&eacute;daction du &quot;Monde&quot; a notamment squatt&eacute;    notre site et copi&eacute; les dossiers Lauricella le 13 novembre &agrave; 15    heures 48, 15 heures 49, 15 heures 50, 15 heures 55 et 15 heures 56. C'est ce    que d&eacute;voile le relev&eacute; des visites r&eacute;alis&eacute; par une    soci&eacute;t&eacute; ind&eacute;pendante de &quot;L'investigateur&quot;! <a href="lemondepreuves2.htm" target="_blank">plus</a></font></b></p> <p><b><img src="Photos/Lauricella%202.jpg" width="200" height="226" align="left"><font size="3" color="#000000"><i><a href="lauricellaamis.htm" target="_blank">Un    rapport secret en dit beaucoup sur les amis de Lauricella</a> </i></font><img src="Photos/new28%5B1%5D.gif" width="40" height="16">    </b></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"> <a href="lauricellaactivites.htm" target="_blank"><i><b>Lillo    Lauricella, ses amis et ses activit&eacute;s : </b></i></a></font><b><a href="lauricellaactivites.htm"><i><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">DROGUE,    JEUX ET BLANCHIMENT</font></i></a> </b></p> <p><font size="4"><a href="corsemessagerofr.htm" target="_blank"><i><font size="2">La    confirmation de nos informations dans &quot;Il Messagero&quot;</font></i></a></font></p> <p><font size="2"><i><a href="elmundo.htm" target="_blank">La confirmation de    nos informations par la presse v&eacute;n&eacute;zu&eacute;lienne</a></i></font></p> <p><i><font size="2"><a href="corsematin.htm" target="_blank">Corse-Matin reprend    notre info et donne quelques compl&eacute;ments d'information </a></font></i></p> <p><b>Jeudi 7 novembre 2002 : l'Italien Lilo Lauricella <i><font size="2">(photo    prot&eacute;g&eacute;e par la l&eacute;gislation en mati&egrave;re de copyright,    tous pays et m&ecirc;me &quot;Le Monde&quot; inclus)</font></i> a &eacute;t&eacute;    assassin&eacute; &agrave; Caracas, capitale du V&eacute;n&eacute;zuela. Son    visage semblait avoir subi des op&eacute;rations de chirurgie esth&eacute;tique.    Il avait de tellement nombreux ennemis que la police se perd en conjectures.    Cet homme, fich&eacute;<br>   comme l'un des dirigeants de la famille mafieuse de Santa Paola &eacute;tait    l'un des rois des machines &agrave; sous en Am&eacute;rique Latine. </b></p> <p><b><i>L'INVESTIGATEUR</i></b> retrace ici sa<br>   carri&egrave;re &agrave; travers diff&eacute;rents rapports o&ugrave; il &eacute;tait<br>   pr&eacute;sent&eacute; comme la t&ecirc;te de pont de la mafia italienne<br>   en Corse. Signalons enfin que la voiture prototype<br>   dans laquelle Fran&ccedil;ois Santoni, l'ancien dirigeant du<br>   FLNC Canal historique &eacute;tait arriv&eacute; en ao&ucirc;t 2001 au<br>   mariage du petit village de Monaccia d'Aull&egrave;ne o&ugrave; il<br>   allait &ecirc;tre assassin&eacute;, lui avait offerte par Lillo<br>   Lauricella. </p> <p><b><font size="4"><i>Au coeur du drame corse</i></font></b></p> <p>Santoni et Lauricella se connaissaient<br>   tr&egrave;s bien au point que Lauricella &eacute;tait intervenu<br>   aupr&egrave;s du repreneur de la Codil, la soci&eacute;t&eacute; qui g&eacute;rait<br>   l'il&ocirc;t Cavallo, afin qu'il c&egrave;de aux pressions amicales<br>   du dirigeant du FLNC Canal historique. Mais<br>   auparavant, Lauricella avait conclu un accord avec le<br>   FLNC Canal habituel dirig&eacute; par Alain Orsoni et ses<br>   hommes. C'est d'ailleurs dans un commerce lui<br>   appartenant que St&eacute;phane Orsoni, le fr&egrave;re d'Alain<br>   avait trouv&eacute; du travail &agrave; Miami avant de partir pour<br>   la Colombie puis le Nicaragua afin d'implanter de<br>   machines &agrave; sous qui appartenaient &agrave; Lauricella. La<br>   personnalit&eacute; de Lauricella est donc au cour du drame<br>   corse. On cite encore son nom apr&egrave;s l'assassinat du<br>   pr&eacute;fet Erignac qui s'&eacute;tait oppos&eacute; &agrave; la vente de    la<br>   caserne Montlaur de Bonifacio &agrave; une bande &agrave; la t&ecirc;te de<br>   laquelle se trouvait Lillo Lauricella, fich&eacute; en Italie<br>   comme mafieux. Le nom de Lauricella est cit&eacute; &agrave; de<br>   nombreuses reprises dans des rapports que<br>   l'Investigateur a mis en ligne. Nous en extrayons les<br>   passages concern&eacute;s afin de d&eacute;gager la personnalit&eacute; de<br>   ce chef mafieux. </p> <p>- Le rapport du procureur g&eacute;n&eacute;ral Legras</p> <p></p> <p></p> <p>- Le rapport de la commission d'enqu&ecirc;te parlementaire<br>   pr&eacute;sid&eacute;e par M. Fran&ccedil;ois d'AUBERT</p> <p>L'on trouve dans ce rapport les d&eacute;veloppements<br>   suivants consacr&eacute;s &agrave; la CORSE:</p> <p>&quot;L'analyse de la situation corse se complique du fait<br>   qu'en plus des mafias locales, la Mafia, au sens<br>   strict du terme, n'est pas absente de cette partie du<br>   territoire fran&ccedil;ais. L'arrestation en CORSE du bandit<br>   sarde Matt&eacute;o BOE, sp&eacute;cialiste des enl&egrave;vements mais<br>   n'appartenant pas &agrave; une des banches de la Mafia, ne<br>   peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme un fait significatif.</p> <p>M. SCOTTI, ancien ministre de lInt&eacute;rieur et membre de<br>   la commission parlementaire sur la Mafia, a, au cours<br>   de la r&eacute;union commune tenue &agrave; Paris le 20 janvier<br>   1993, exclu de mani&egrave;re absolue toute p&eacute;n&eacute;tration<br>   mafieuse en Corse et en particulier une contagion par<br>   la Sardaigne ou s&eacute;vit, d'apr&egrave;s lui, un banditisme<br>   traditionnel qui ne peut &ecirc;tre confondu avec la Mafia.</p> <p>Des t&eacute;moins ont cependant indiqu&eacute; &agrave; la Commission que<br>   plusieurs r&eacute;unions de mafieux italiens avaient eu lieu<br>   en Corse et que l'enqu&ecirc;te sur l'affaire du casino de<br>   Menton qui sera &eacute;voqu&eacute;e plus loin avait mis &agrave; jour des<br>   <font size="3"> liens entre la Mafia et le milieu corse...</font></p> <p><font size="4"><b>Les liens entre la mafia et le milieu Corse</b></font></p> <p>On peut supposer que ce milieu, on l'a d&eacute;j&agrave; soulign&eacute;,<br>   est suffisamment organis&eacute; pour ne pas laisser la Mafia<br>   agir directement sur son territoire mais est pr&ecirc;t &agrave;<br>   nouer des alliances avec elle. Quant aux<br>   investissements de la Mafia en Corse, souvent mis en<br>   avant par certains mouvements ind&eacute;pendantistes pour<br>   justifier leurs actions, il n'existe g&egrave;re plus de<br>   certitudes. Rappelons qu'apr&egrave;s l'attentat commis le 26<br>   juillet survenant apr&egrave;s celui de janvier 1990 par<br>   Resistenza contre un immeuble de la Compagnie des &icirc;les<br>   Lavezzi pour l'am&eacute;nagement de Cavallo (CODIL) les<br>   dirigeants de cette soci&eacute;t&eacute; accus&eacute;e de servir au<br>   placement de capitaux d'origine douteuse ont protest&eacute;<br>   de leur honn&ecirc;tet&eacute; tandis que leurs employ&eacute;s rendaient<br>   publique la composition du pool bancaire suisse &agrave;<br>   l'origine de l'investissement.<br> </p> <p>Instruments de blanchiment, les casinos constituent<br>   &eacute;galement un secteur traditionnel d'investissement des<br>   organisations criminelles de type mafieux.</p> <p>La tentative de reprise, &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980, du<br>   casino de Menton est &agrave; cet &eacute;gard d'autant plus<br>   exemplaire qu'elle appara&icirc;t &agrave; ce jour comme la seule<br>   o&ugrave; l'intervention de la Camorra ait &eacute;t&eacute; r&eacute;ellement<br>   prouv&eacute;e. La soci&eacute;t&eacute; Sofextour, qui avait sollicit&eacute;,    &agrave;<br>   l'&eacute;poque, l'agr&eacute;ment pour la reprise de ce casino,<br>   ferm&eacute; &agrave; la suite de l'inculpation de son pr&eacute;c&eacute;dent<br>   g&eacute;rant, &eacute;tait compos&eacute;e en totalit&eacute; par des<br>   actionnaires et des administrateurs qui sont apparus<br>   n'&ecirc;tre que des pr&ecirc;te-noms. Elle &eacute;tait contr&ocirc;l&eacute;e    en<br>   r&eacute;alit&eacute;, d'une part, par des int&eacute;r&ecirc;ts italiens<br>   repr&eacute;sent&eacute;s par Gianni Tagliamento, collaborateur de<br>   Michele Zaza, consid&eacute;r&eacute; par la police italienne comme<br>   l'un des principaux dirigeants de la nouvellefamille<br>   de la Camorra, d'autre part, par des r&eacute;sidents<br>   mon&eacute;gasques charg&eacute;s des transactions bancaires &eacute;cran<br>   et, enfin, par des repr&eacute;sentants du milieu corse, dont<br>   Jean-Claude Orsoni et Julien Tramini. L'enqu&ecirc;te afait<br>   aussi appara&icirc;tre que Franco Chamonal, ancien dirigeant<br>   occulte du casino de Menton, par l'int&eacute;rm&eacute;diaire de<br>   Romano Freydoz, &eacute;tait en contact avec les personnes<br>   qui exer&ccedil;aient le contr&ocirc;le r&eacute;el de la Sofextour, afin<br>   de participer &agrave; la mise en place du syst&egrave;me d&eacute;j&agrave;<br>   d&eacute;crit plus haut des &quot;changeurs&quot; italiens.</p> <p>Depuis la mise en lumi&egrave;re de cette affaire, il<br>   n'existerait plus, d'apr&egrave;s les services du minist&egrave;re<br>   de l'Int&eacute;rieur, d'int&eacute;r&ecirc;ts italiens dans les casinos<br>   fran&ccedil;ais. Selon eux, &agrave; la suite de la fermeture des<br>   casinos de Bandol en 1988, de Menton et de Beaulieu en<br>   1989 et de Chamonix en 1991, les casinos dont les<br>   capitaux seraient d'origine douteuse et dont les modes<br>   de fonctionnement ne correspondraient pas &agrave; la<br>   r&eacute;glementation en vigueur, constitueraient une<br>   cat&eacute;gorie en voie de disparition &quot;</p> <p>&quot;Des rumeurs ont couru sur des investissements<br>   immobiliers, comprenant la construction d'un village<br>   de vacances dans l'&icirc;le de Cavallo, au Sud de la Corse.<br>   D'apr&egrave;s les renseignements fournis par la police<br>   italienne, ces investissements seraient financ&eacute;s par<br>   l'interm&eacute;diaire de Lillo Lauricella, consid&eacute;r&eacute; comme<br>   un sp&eacute;cialiste du recyclage de l'argent de la Mafia.<br>   L'enqu&ecirc;te men&eacute;e en France sur cette affaire a r&eacute;v&eacute;l&eacute;<br>   que les financements provenaient de pr&ecirc;ts bancaires<br>   consentis par des banques helv&eacute;tiques, qui &eacute;taient<br>   eux-m&ecirc;mes couverts par la garantie &agrave; l'exportation<br>   accord&eacute;e par l'Etat italien. En l'absence d'infraction<br>   commise sur le territoire national, l'enqu&ecirc;te n'a pu<br>   toutefois &ecirc;tre poursuivie&quot;</p> <p>Le procureur Legras reprend plus loin : </p> <p>les renseignements obtenus des autorit&eacute;s italiennes</p> <p>J'ai pris l'attache de M. LABREGERE, magistrat de<br>   liaison en Italie, en l'invitant &agrave; me faire parvenir<br>   les informations qu'il pourrait obtenir des autorit&eacute;s<br>   de ce pays sur les ramifications &eacute;ventuelles de la<br>   Mafia en Corse.<br> </p> <p>M. LABREGERE m'a fait savoir, le 17 avril 2000, que<br>   les recherches effectu&eacute;e &agrave; sa demande &eacute;taient rest&eacute;es<br>   vaines.</p> <p>La DIRECTION NATIONALE ANTI-MAFIA ne d&eacute;tient aucun<br>   &eacute;l&eacute;ment sur la Corse.</p> <p>Il n'existe aucune autre structure de centralisation<br>   des informations sur les activit&eacute;s mafieuses en<br>   Italie.</p> <p>L'action publique y &eacute;tant obligatoire, il n'existe pas<br>   de BUREAU DE L'ACTION PUBLIQUE au Minist&egrave;re de la<br>   Justice Italien.<br> </p> <p>S'agissant plus sp&eacute;cialement du blanchiment, en Corse,<br>   du produit d'infractions susceptibles d'&ecirc;tre<br>   reproch&eacute;es &agrave; des organisations criminelles italiennes,<br>   M. LABREGERE m'a communiqu&eacute;, le 18 mai 2000, une note<br>   &eacute;tablie par M. LUIGI de FICHY, substitut du procureur<br>   national antimafia.<br> </p> <p>Celui-ci fait &eacute;tat de l'existence d'op&eacute;rations<br>   financi&egrave;res et commerciales effectu&eacute;es par des<br>   organisations criminelles italiennes dans le cadre de<br>   la gestion de complexes immobiliers situ&eacute;s sur l'&icirc;le<br>   de Cavallo.<br> </p> <p>Ces op&eacute;rations, qui se seraient &eacute;lev&eacute;es &agrave; DEUX<br>   MILLIARDS DE LIRES, ont &eacute;t&eacute; mises en &eacute;vidence dans la<br>   proc&eacute;dure d'enqu&ecirc;te suivie contre Lillo Lauricella et<br>   autres, actuellement pendante au parquet pr&egrave;s le<br>   tribunal de Rome (cf IB et IC)</p> <p><b><font size="4">Informations sensibles</font></b></p> <p>Les renseignements communiqu&eacute;s par TRACFIN</p> <p>Il appara&icirc;t que depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e 1992 le<br>   service de &quot;TRAITEMENT DU RENSEIGNEMENT ET ACTION<br>   CONTRE LES CIRCUITS FINANCIERS CLANDESTINS&quot; a transmis<br>   &agrave; neuf reprises aux parquets de Bastia et d'Ajaccio<br>   des informations portant sur des faits susceptibles de<br>   constituer des infractions p&eacute;nales.<br>   Deux de ces transmissions concernent des<br>   investissements immobiliers r&eacute;alis&eacute;s sur l'&icirc;le de<br>   Cavallo, situ&eacute;e au large de Bonifacio en Corse du Sud.</p> <p>Note d'information en date du 16 avril 1993</p> <p>TRACFIN attirait l'attention du parquet d'Ajaccio sur<br>   un certain nombre de personnes physiques et morales<br>   concern&eacute;es par l'am&eacute;nagement de l'&icirc;le de Cavallo<br>   - ORANGES Alfredo, de nationalit&eacute; italienne, domicili&eacute;<br>   au PANAMA et &agrave; MIAMI en Floride, P.D.G de la CODIL;<br>   - LAURICELLA Lillo, de nationalit&eacute; italienne,<br>   domicili&eacute; en Suisse, au Belize et en Italie,<br>   administrateur de la CODIL ;<br>   - TORTELLA Hugo, de nationalit&eacute; italienne, domicili&eacute;<br>   en Italie et au Belize, administrateur de la CODIL ;<br>   - TORTELLA Fabio, de nationalit&eacute; italienne, domicili&eacute;<br>   &agrave; Pontoise et &agrave; Boston, administrateur de la CODIL ;</p> <p>et sur un certain nombre d'autres individus en notant<br>   les d&eacute;placements fr&eacute;quents effectu&eacute;s &agrave; Miami, o&ugrave;<br>   r&eacute;side ORANGES, par LAURICELLA, TORTELLA Hugo et<br>   Fabio, l'&eacute;ventuelle participation d'ORANGES au<br>   blanchiment de fonds provenant d'un important trafic<br>   de coca&iuml;ne, et les liens &eacute;ventuellement entretenus par<br>   LAURICELLA avec certaines personnes li&eacute;es &agrave; la<br>   criminalit&eacute; organis&eacute;e en Italie et notamment le nomm&eacute;e<br>   Gustavo SALAZAR.<br>   - la Compagnie des Iles Lavezzi pour l'am&eacute;nagement de<br>   Cavallo [CODIL SA] immatricul&eacute;e au R.C.S de Nice, et<br>   un certain nombre de personnes morales satellites.</p> <p>TRACFIN analysait ensuite les op&eacute;rations financi&egrave;res<br>   r&eacute;alis&eacute;es par les personines physiques et morales<br>   pr&eacute;c&eacute;dentes en pr&eacute;sentant les observations suivantes :</p> <p>La compagnie des Iles Lavezzi pour l'an&eacute;nagement de<br>   Cavallo (CODIL) a effectu&eacute; une grande partie des<br>   op&eacute;rations financi&egrave;res li&eacute;es au projet immobilier de<br>   l'&icirc;le, sur le compte n&deg; 207 60108 ouvert &agrave; son nom le<br>   4 janvier 1990 dans les livres de la Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale<br>   de NICE.<br>   Les mouvements relev&eacute;s sur ce compte font appara&icirc;tre<br>   une activit&eacute; financi&egrave;re importante du d&eacute;but de l'ann&eacute;e<br>   90 et le d&eacute;but de l'ann&eacute;e 1991.</p> <p></p> <p>Le procureur Legras cite une autre note d'information<br>   de TRACFIN dans laquelle Lillo Lauricella<br>   apparaissait:</p> <p>Note d'information en date du 27 novembre 1996 </p> <p>TRACFIN attirait l'attention du parquet de Bastia sur<br>   les activit&eacute;s de M. AVOLIO Graziano, sujet italien,<br>   domicili&eacute; &agrave; Rome, de Mme AVOLIO Maria, son &eacute;pouse et<br>   de la S.A.R.L G.T.1, constitu&eacute;e entre les pr&eacute;c&eacute;dents<br>   et implant&eacute;e sur l'&icirc;le de Cavallo pour une activit&eacute; de<br>   travaux publics, de construction et de r&eacute;paration de<br>   maisons individuelles.<br> </p> <p>M. AVOLIO est connu des autorit&eacute;s italiennes en tant<br>   qu'individu apparaissant, notamment avec LAURICELLA<br>   Lillo, dans une enqu&ecirc;te pour faits de blanchiment et<br>   association de malfaiteurs.<br> </p> <p>Analysant les mouvements financiers r&eacute;alis&eacute;s &agrave; la<br>   demande de M. AVOLIO, TRACFIN estimait que les<br>   informations recueillies &eacute;taient susceptibles de<br>   r&eacute;v&eacute;ler l'existence :<br>   - d'une activit&eacute; coordonn&eacute;e entre les soci&eacute;t&eacute;s G.T.1<br>   et CODIL ayant pour mandataire commun un sieur LENTALI;<br>   - d'int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques communs ou/et compl&eacute;mentaires<br>   de membres d'une organisation criminelle &agrave; laquelle<br>   appartiendraient LAURICELLA et AVOLIO.</p> <p>Dans son rapport sur la criminalit&eacute; organis&eacute;e en<br>   Corse, il analyse les relations de Lilio Lauricella<br>   avec les mouvements nationalistes clandestins</p> <p>&quot;Les renseignements existant sur les rapports<br>   chaotiques entretenus par les ma&icirc;tres de l'op&eacute;ration<br>   de Cavallo et des mouvements nationalistes locaux sont<br>   &eacute;pars.</p> <p>Certains observateurs se sont int&eacute;ress&eacute;s au<br>   fonctionnement du Port de Cavallo</p> <p>Lors de la cr&eacute;ation de ce port, les copropri&eacute;taires<br>   confient la gestion de leurs emplacements ou anneaux &agrave;<br>   la soci&eacute;t&eacute; &quot;CAVALLO EVOLUTION&quot; dont la g&eacute;rance    est<br>   confi&eacute;e &agrave; Gianluca BELLINI.</p> <p>Courant 1994, ce dernier est remplac&eacute; par Pierluigi<br>   VIGNUZZI, qui s'entoure de membres D'A CUNCOLTA<br>   NAZIUNALISTA &quot;dont le leader Fran&ccedil;ois SANTONI prend<br>   ses quartiers sur l'&icirc;le&quot;.</p> <p>Courant 1996, VIGNUZZI d&eacute;cide de rompre ses relations<br>   avec A CUNCULTA et de licencier les salari&eacute;es de<br>   &quot;CAVALLO EVOLUTION&quot; et de la soci&eacute;t&eacute; &quot;compagnie<br>   commerciale de CAVALLO&quot; appartenant &agrave; cette mouvance<br>   nationaliste.</p> <p>S'ensuit une p&eacute;riode fort agit&eacute;e, VIGNUZZI faisant<br>   appel &agrave; du &quot;personnel italien&quot; qui se heurte aux<br>   salari&eacute;s licenci&eacute;s.</p> <p>Fin 1996, les incarc&eacute;rations de plusieurs membres d'A<br>   CUNCOLTA, Fran&ccedil;ois SANTONI et Marie-H&eacute;l&egrave;ne MATTEI en<br>   particulier, entra&icirc;nent un&quot;refroidissement&quot; encore<br>   plus important des relations qu'entretient VIGNUZZI et<br>   ses interlocuteurs nationalistes.</p> <p>* * *</p> <p>Dans les entretiens qu'il a accord&eacute;s avec Jean Michel<br>   ROSSI &agrave; Guy BENHAMOU (<i>&quot;pour solde de tout compte&quot; -<br>   les nationalistes corses parlent -DENO&Ecirc;L IMPACT</i>S)<br>   Fran&ccedil;ois SANTONI donne &quot;sa v&eacute;rit&eacute;&quot; sur l'op&eacute;ration<br>   CAVALLO.</p> <p>Selon lui, le F.L.N.C est entr&eacute; en contact avec les<br>   promoteurs et les soci&eacute;t&eacute;s de construction et de B.T.P<br>   bastiaises, pour certaines proches du milieu, en 1984.</p> <p>Le mouvement terroriste est alors faible et il doit<br>   reculer pour &eacute;viter &quot;une guerre avec les voyous&quot;.</p> <p>Il limite son &quot;pr&eacute;l&egrave;vement sur le promoteur italien &agrave;<br>   100 000 F, une v&eacute;ritable aum&ocirc;ne (sic)&quot;.<br>   CAVALLO redevient un p&ocirc;le d'int&eacute;r&ecirc;t, cinq ann&eacute;es plus<br>   tard, pour le &quot;FRONT&quot;, qui a acquis entre-temps une<br>   &quot;puissance militaire r&eacute;elle&quot;.</p> <p>Il organise, le 31 d&eacute;cembre 1989, une op&eacute;ration<br>   commando destin&eacute;e &agrave; intimider les promoteurs italiens.</p> <p>De nombreux cabinets d'architectes dirig&eacute;s par des<br>   professionnels proches du secteur V (du FLNC) sont<br>   charg&eacute;s des travaux. Les constructions sont<br>   surfactur&eacute;es. Une somme de 15 millions de dollars est<br>   ainsi d&eacute;tourn&eacute;e avant d'&ecirc;tre investie aux Etats-Unis,<br>   dans une compagnie de crevettes &agrave; la Nouvelle Orl&eacute;ans.</p> <p>L'alliance nationaliste-mafieuse se d&eacute;veloppe,<br>   LAURICELLA, tr&eacute;sorier de la famille sicilienne les<br>   SANTA PAOLA, se montrant tr&egrave;s coop&eacute;ratif</p> <p>La scission du FLNC en 1990 ne trouble pas cette<br>   entente, les militants de l'ancien FLNC uni-secteur V<br>   - devenant les responsables du FLNC Canal Habituel.</p> <p>Malgr&eacute; tout, en 1991 (?) Lillo LAURICELLA doit verser<br>   sous la menace une somme de 15 millions de francs en<br>   liquide au FLNC Canal Historique, qui veut renflouer<br>   ses caisses apr&egrave;s la scission. Il s'agit d'une avance,<br>   les terroristes ayant exig&eacute; une contribution globale<br>   de 21 millions de francs.</p> <p>Une partie de cet argent est d&eacute;pos&eacute;e dans des banques<br>   de l'&icirc;le, qui se montrent. peu regardantes sur<br>   l'origine des billets que des militants d&eacute;posent &agrave;<br>   leurs guichets.</p> <p>Malgr&eacute; la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; de LAURICELLA, le FLNC Canal<br>   Historique se lance dans une s&eacute;rie d'attentats sur<br>   Cavallo pour &quot;remobiliser les militants sur le terrain<br>   de l'action...&quot;</p> <p>En 1995, Lillo LAURICELLA c&egrave;de ses parts dans CAVALLO<br>   &agrave; Pier Luigi VIGNUZZI. &quot;Pri&eacute; par le Front de verser<br>   les 6 millions de francs encore dus par son<br>   pr&eacute;decesseur&quot;. VIGNUZZI oppose un refus.</p> <p>Sur la suite des &eacute;v&egrave;nements, Fran&ccedil;ois SANTONI reste<br>   beaucoup plus discret. Il ne dit rien des rapports<br>   qu'il a pu entretenir avec VIGNUZZI.</p> <p>Pudeur ? Prudence tir&eacute;e d'une analyse des r&egrave;gles<br>   r&eacute;gissant la prescription de l'action publique ?</p> <p>Il se contente d'affirmer que les Italiens dirigeant<br>   CAVALLO ont trouv&eacute; de petits arrangements avec un<br>   &quot;mythomane sexag&eacute;naire&quot; qui s'est install&eacute; dans la<br>   place au nom du Front et qui se livre au passage &agrave;<br>   quelques op&eacute;rations de racket &agrave; titre personnel.</p> <p>Tr&egrave;s mena&ccedil;ant, SANTONI, annonce que cela ne durera pas<br>   &eacute;ternellement et qu'un jour certains prendront les<br>   mesures n&eacute;cessaires pour mettre un terme &agrave; cette<br>   situation ...</p> <p>Selon les services sp&eacute;cialis&eacute;s, l'individu aimablement<br>   pr&eacute;sent&eacute; par Fran&ccedil;ois SANTONI comme &quot;un mythomane<br>   sexag&eacute;naire&quot; ne peut &ecirc;tre que Don Quilicus GIUSEPPI,<br>   n&eacute; le 20 janvier 1936 &agrave; Figari (Corse du Sud) retrait&eacute;<br>   militaire.</p> <p>Consid&eacute;r&eacute; comme un &eacute;l&eacute;ment important et dur au    sein de<br>   l'ex FLNC en Corse du Sud, l'int&eacute;ress&eacute; a &eacute;t&eacute;<br>   gri&egrave;vement bless&eacute; aux deux mains en 1991, en<br>   manipulant des explosifs sur un chantier de l'&icirc;le de<br>   CAVALLO, o&ugrave; il d&eacute;veloppait une activit&eacute;<br>   d'artisan-ma&ccedil;on.</p> <p>* * *</p> <p>Les services comp&eacute;tents ne d&eacute;tiennent pas<br>   d'informations pr&eacute;cises sur les activit&eacute;s actuelles de<br>   GIUSEPPI.</p> <p>Lauricella appara&icirc;t encore dans le chapitre baptis&eacute;</p> <p><b><font size="4">&quot; Monsieur Lauricella et l'&icirc;l&ocirc;t de Cavallo    &quot;</font></b></p> <p>Monsieur LAURICELLA devenait P.D.G de CODIL d&egrave;s<br>   novembre 1988.<br>   - le 27 octobre 1989, HARMONY GOLD c&eacute;dait en effet ses<br>   actions de la CODIL &agrave; la soci&eacute;t&eacute; FINRO HOLDING,<br>   soci&eacute;t&eacute; luxembourgeoise dont l'unique actionnaire<br>   &eacute;tait la soci&eacute;t&eacute; FINOCCHIARO CONSTRUZIONI,<br>   repr&eacute;sentant les int&eacute;r&ecirc;ts de Monsieur FINOCCHIARO,<br>   autre homme d'affaire d'origine italienne.<br>   - Or d&egrave;s le 21 juin 1990, Monsieur FINOCCHIARO se<br>   retirait de la CODIL et revendait ses actions CODIL<br>   dans les conditions identiques &agrave; celles de l'achat &agrave;<br>   la soci&eacute;t&eacute; TRANS ALP GOOD SUPPLIERS (TAGS) dont<br>   l'ayant droit &eacute;conomique &eacute;tait Monsieur LAURICELLA. Ce<br>   dernier entrait &agrave; nouveau dans le capital de la CODIL<br>   et ses organes de direction. Il &eacute;tait de nouveau<br>   Directeur G&eacute;n&eacute;ral &agrave; compter de Juin 1990 puis P.D.G de<br>   CODIL de janvier 1994 &agrave; mai 1995. On notera que<br>   Monsieur BOURDE, comptable de la CODIL depuis le 1er<br>   octobre 1992, expliquait qu'il ne connaissait pas<br>   Monsieur ORANGES, P.D.G en titre, lequel n'&eacute;tait<br>   jamais venu au si&egrave;ge social de la CODIL et qu'il<br>   agissait sur les instructions de LAURICELLA qui<br>   prenait seul les d&eacute;cisions. LAURICELLA confirmait<br>   cette d&eacute;claration et admettait que lui m&ecirc;me en sa<br>   qualit&eacute; de comptable de formation, assumait les bilans<br>   CODIL arr&ecirc;t&eacute;s en 1991, 1992 et 1993.</p> <p>La soci&eacute;t&eacute; TRANS ALP GOOD SUPPLIERS (TAGS) est une<br>   soci&eacute;t&eacute; fiduciaire repr&eacute;sentant les int&eacute;r&ecirc;ts    de<br>   Monsieur LAURICELLA. Cette soci&eacute;t&eacute; TAGS constitu&eacute;e en<br>   1984 &agrave; LUGANO avec transfert du si&egrave;ge social en 1990 &agrave;<br>   VADUZ avait pour g&eacute;rant Monsieur LAMBERTINI. Monsieur<br>   LAURICELLA reconnaissait cependant qu'il &eacute;tait<br>   l'unique titulaire des actions de cette soci&eacute;t&eacute; apr&egrave;s<br>   avoir d&eacute;clar&eacute; que cette soci&eacute;t&eacute; avait pour actionnaire<br>   majoritaire Monsieur ORANGES.</p> <p>&Agrave; l'issue de son incarc&eacute;ration, courant 1995,<br>   LAURICELLA vendait ses participations dans la CODIL,<br>   dont Monsieur DEL GALLO Dl ROCCAGIOVINE devenait le<br>   P.D.G.</p> <p>La revente des actions de la CODIL par FINRO HOLDING<br>   pla&ccedil;ait Monsieur LAURICELLA dans une position d&eacute;licate<br>   voire difficile. Alors qu'il avait envisag&eacute; de payer<br>   le rachat par HARMONY GOLD des actions de la CODIL &agrave;<br>   la soci&eacute;t&eacute; INTER-ILES et de d&eacute;gager &agrave; l'occasion    un<br>   profit substantiel par la revente de ces m&ecirc;mes actions<br>   &agrave; la soci&eacute;t&eacute; FINRO HOLDING , Monsieur LAURICELLA se<br>   trouvait face &agrave; un double engagement. En tant que<br>   dirigeant D'HARMONY GOLD il devait faire face aux<br>   obligations qu'il avait contract&eacute;es avec la soci&eacute;t&eacute;<br>   INTER-ILES et, simultan&eacute;ment, en sa qualit&eacute; de<br>   dirigeant de la soci&eacute;t&eacute; TAGS il devait payer le rachat<br>   de CODIL &agrave; FINRO HOLDING. En d'autres termes, Monsieur<br>   LAURICELLA tenu de payer des dettes personnelles &agrave; la<br>   fois &agrave; Monsieur CAPROTTI et Monsieur FINOCCHIARO, le<br>   faisait avec les fonds ou les actifs de la CODIL.</p> <p></p> <p><font size="4"><b>Embrouilles entre amis tr&egrave;s chers</b></font></p> <p>Dans un rapport d'attente, en date du 2 ao&ucirc;t 1999, les<br>   enqu&ecirc;teurs rendaient compte des r&eacute;sultats de leurs<br>   premi&egrave;res investigations de la mani&egrave;re suivante<br>   &quot;Les documents juridiques disponibles et<br>   r&eacute;guli&egrave;rement opposables aux tiers laissent appara&icirc;tre<br>   que le nouveau Pr&eacute;sident Directeur G&eacute;n&eacute;ral de la S.A<br>   CODIL serait Gr&eacute;gorio DEL GALLO DI ROCCAGIOVINE,<br>   ressortissant italien descendant d'une famille de<br>   grande noblesse italienne, exer&ccedil;ant plus<br>   particuli&egrave;rement dans l'agriculture et accessoirement<br>   dans la promotion immobili&egrave;re. Malgr&eacute; nos diff&eacute;rents<br>   contacts t&eacute;l&eacute;phoniques avec cette personne, cette<br>   derni&egrave;re n'a pu &ecirc;tre entendue. Reconnaissant assez<br>   facilement verbalement par t&eacute;l&eacute;phone avoir &eacute;t&eacute; l'homme<br>   de &quot;paille&quot; de Pier-Luiggi VIGNUZZI et &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave;<br>   d&eacute;poser dans un lieu situ&eacute; hors de la Corse, il s'est<br>   r&eacute;tract&eacute; au dernier moment lorsque Pier Luiggi, alors<br>   plac&eacute; sous mandat de d&eacute;p&ocirc;t &agrave; la maison d'arr&ecirc;t    de<br>   Borgo, a &eacute;t&eacute; remis en libert&eacute; le 19 novembre 1998.</p> <p>Il ressort n&eacute;anmoins des diff&eacute;rents t&eacute;moignages<br>   recueillis aupr&egrave;s de l'expert comptable, du<br>   commissaire aux comptes, de l'expert immobilier, des<br>   propri&eacute;taires fonciers de l'&icirc;le de Cavallo, que le<br>   seul interlocuteur que ces personnes aient connu &eacute;tait<br>   Pier Luigi VIGNUZZI, Gregorio DEL GALLO DI<br>   ROCCAGIOVINE leur &eacute;tant pour la plupart inconnu.</p> <p>Pier Luiggi VIGNUZZI entendu sous le r&eacute;gime de la<br>   garde &agrave; vue le 17 ao&ucirc;t 1998, alors qu'il &eacute;tait plac&eacute;<br>   sous mandat de d&eacute;p&ocirc;t &agrave; la maison d'arr&ecirc;t de Borgo    dans<br>   une autre affaire, ne reconna&icirc;t pas avoir &eacute;t&eacute; ou m&ecirc;me<br>   &ecirc;tre le dirigeant de la S.A. CODIL.</p> <p>L'int&eacute;ress&eacute; indique avoir &eacute;tabli ses premi&egrave;res<br>   relations avec l'&icirc;le de Cavallo en 1991/1992 par<br>   l'interm&eacute;diaire d'une soci&eacute;t&eacute; immobili&egrave;re GEFIMA    qu'il<br>   avait cr&eacute;&eacute;e dans le but d'acheter un appartement deux<br>   lots de terrain &agrave; construire, deux petits magasins et<br>   un port d'amarrage sur l'&icirc;le de Cavallo, le tout pour<br>   un montant de 800 Kf dont il versait le paiement &agrave; la<br>   soci&eacute;t&eacute; MARKINTER (ou HAYTOR) (actionnaires de la S.A.<br>   CODIL &agrave; cette &eacute;poque) sur instructions de la CODIL,<br>   repr&eacute;sent&eacute;e alors par Vincenzo BERTUCCI. Ce paiement<br>   direct aurait alors &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; pour d&eacute;gager    les deux<br>   lots &agrave; construire de l'hypoth&egrave;que dont ils &eacute;taient<br>   frapp&eacute;s. P.L VIGNUZZI ajoutait qu'une partie du port<br>   d'amarrage avait &eacute;t&eacute; r&eacute;gl&eacute; directement &agrave;    V. BERTUCCI &agrave;<br>   hauteur d'environ 48 000 F (180 millions de lires).<br>   Puis, un certain nombre de n&eacute;gociations sont<br>   intervenues entre LAURICELLA et VIGNUZZI &agrave; compter<br>   d'ao&ucirc;t 1994, lequel LAURICELLA semblait avoir une<br>   dette envers un d&eacute;nomm&eacute; PREATONI. Les n&eacute;gociations de<br>   ces deux personnes consistaient sommairement &agrave; faire<br>   acqu&eacute;rir par VIGNUZZI des maisons individuelles sises<br>   sur l'&icirc;le de Cavallo en contrepartie de quoi ce<br>   dernier c&eacute;dait &agrave; LAURICELLA des participations de<br>   GEFIMA et versait directement &agrave; LAURICELLA un montant<br>   de 400 millions de lire (environ 100 kfs). Ces<br>   n&eacute;gociations n'ont jamais &eacute;t&eacute; men&eacute;es &agrave; leur    terme et<br>   ont &eacute;chou&eacute; quand LAURICELLA a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;    en mars<br>   1995.</p> <p>C'est alors que VIGNUZZI aurait appris que tous les<br>   biens (dont ceux achet&eacute;s par VIGNUZZI) avaient &eacute;t&eacute;<br>   d&eacute;j&agrave; vendus par la soci&eacute;t&eacute; SECCO France, alors en<br>   liquidation, &agrave; une soci&eacute;t&eacute; LA R&Eacute;SERVE (soci&eacute;t&eacute;    civile<br>   d'attribution) au mois d'octobre 1994, le tout pour un<br>   montant de 20 Mfs payables au plus tard le 30 juin<br>   1995. Il s'av&eacute;rait donc que les fonds vers&eacute;s par<br>   VIGNUZZI dans le cadre de l'acquisition des biens<br>   immobiliers pr&eacute;c&eacute;demment d&eacute;crits l'avaient &eacute;t&eacute;    &agrave; fonds<br>   perdus puisque les biens objets de, la vente ne<br>   pouvaient pas &ecirc;tre c&eacute;d&eacute;s par LAURICELLA.</p> <p>Mme LAURICELLA aurait alors propos&eacute; &agrave; VIGNUZZI qu'il<br>   rach&egrave;te pour 20 Mfs la soci&eacute;t&eacute; contr&ocirc;lant LA R&Eacute;SERVE,<br>   SOMI HOLDING, d&eacute;duction faite des paiements d&eacute;j&agrave;<br>   r&eacute;alis&eacute;s, lequel ne s'y serait pas oppos&eacute; mais aurait<br>   impos&eacute; un certain nombre de conditions. Puis, Mme<br>   LAURICELLA aurait propos&eacute; &agrave; VIGNUZZI pour faire &eacute;chec<br>   &agrave; une proposition de CAPROTTI, actionnaire de la<br>   CODIL, de racheter la promotion immobili&egrave;re de la<br>   CODIL. VIGNUZZI indique, qu'apr&egrave;s avoir pris conseils<br>   aupr&egrave;s de ses comptables, il &eacute;tait ressorti que<br>   l'op&eacute;ration pouvait &ecirc;tre int&eacute;ressante, &eacute;tant consid&eacute;r&eacute;<br>   qu'il pouvait exister des possibilit&eacute;s de r&eacute;aliser de<br>   nouvelles constructions sur pr&egrave;s de 11.000 m2 et la<br>   possibilit&eacute; de recouvrir un montant important de<br>   cr&eacute;ances douteuses provenant des ventes pay&eacute;es hors la<br>   comptabilit&eacute; du notaire.</p> <p>VIGNUZZI a alors indiqu&eacute; qu'il aurait propos&eacute; cette<br>   op&eacute;ration &agrave; DEL GALLO DI ROCCAGIOVINE, ami de longue<br>   date sp&eacute;cialis&eacute; dans la promotion immobili&egrave;re, ne<br>   s'impliquant pas directement dans cette op&eacute;ration car<br>   ayant d&eacute;j&agrave; r&eacute;alis&eacute; celle de LA R&Eacute;SERVE. VIGNUZZI<br>   indique que DEL GALLO aurait achet&eacute; les parts de la<br>   CODIL, d&eacute;tenues par TAGS pour le franc symbolique et<br>   50 % des redevances obtenues sur les profits.<br>   Parall&egrave;lement, VIGNUZZI s'engageait &agrave; payer l&eacute;<br>   diff&eacute;rentiel de 4 Mfs d&ucirc; par GRECO (bail faisant<br>   partie du m&ecirc;me contrat g&eacute;n&eacute;ral de PREATONI) VIGNUZZI<br>   et DEL GALLO s'&eacute;tant rendus entre temps acqu&eacute;reur de<br>   GRECO (70 % VIGNUZZI, 30 % DEL GALLO). Cela<br>   expliquerait selon lui les paiements effectu&eacute;s par lui<br>   pour le compte de GRECO et figurant au compte courant<br>   d'associ&eacute; d&eacute;nomm&eacute; &quot;compte VIGNUZZI DEL GALLO&quot;.</p> <p>&Agrave; ce jour, aucun document n'est susceptible de<br>   confirmer ou d'infirmer les d&eacute;clarations de VIGNUZZI<br>   sur les modalit&eacute;s de cession des parts CODIL &agrave; DEL<br>   GALLO DI ROCCAGIOVINE.&quot;</p> <p>Apr&egrave;s maintes p&eacute;rip&eacute;ties (refus du tribunal de<br>   Commerce d'Ajaccio de d&eacute;clarer la soci&eacute;t&eacute; en &eacute;tat    de<br>   cessation des paiements, appel du parquet en 1995,<br>   confirmation de la d&eacute;cision de premi&egrave;re instance par<br>   la Cour d'Appel de Bastia en 1996... ), la S.A CODIL a<br>   &eacute;t&eacute; plac&eacute;e en redressement judiciaire le 30 ao&ucirc;t    1999,<br>   sur assignation d'organismes sociaux.</p> <p>Le tribunal de commerce d'Ajaccio a prononc&eacute; la<br>   liquidation judiciaire de la soci&eacute;t&eacute; le 7 f&eacute;vrier<br>   2000. Le passif d&eacute;clar&eacute; d&eacute;passe 60 millions de francs<br>   dont 40 millions de dettes bancaires.</p> <p><b><font size="4">Poursuites p&eacute;nales contre Lauricella</font></b></p> <p></p> <p>&Agrave; la suite des agissements de Lillo Lauricella les<br>   poursuites p&eacute;nales seront les suivantes : </p> <p>&quot;Comme nous l'avons d&eacute;j&agrave; vu, une information avait &eacute;t&eacute;<br>   ouverte &agrave; Paris, &agrave; la suite des attentats par<br>   explosifs commis sur l'&icirc;le de Cavallo, le 26 juillet<br>   1992, et revendiqu&eacute;s par l'organisation clandestine<br>   RESISTENZA.</p> <p>Les investigations alors entreprises ayant laiss&eacute;<br>   entrevoir d'&eacute;ventuelles irr&eacute;gularit&eacute;s dans<br>   l'am&eacute;nagement de l'&icirc;le poursuivi par la S.A CODIL, un<br>   rapport &eacute;tait adress&eacute;, le 16 octobre 1992, par le<br>   parquet de Paris &agrave; celui d'Ajaccio, qui ordonnait d&egrave;s<br>   le 23 octobre 1992, une enqu&ecirc;te pr&eacute;liminaire.</p> <p>Au vu du r&eacute;sultat des premi&egrave;res investigations<br>   effectu&eacute;es par le S.R.P.J d'Ajaccio, l'ouverture d'une<br>   information &eacute;tait requise le 15 janvier 1994 au<br>   tribunal de grande instance de Bastia, juridiction<br>   sp&eacute;cialis&eacute;e en application de l'article 704 du code de<br>   proc&eacute;dure p&eacute;nale.</p> <p>Le dossier &eacute;tait enrichi par les renseignements<br>   communiqu&eacute;s par le service TRACFIN et d&eacute;j&agrave; analys&eacute;s.</p> <p>Par ailleurs, &agrave; la suite du d&eacute;p&ocirc;t de bilan de la<br>   S.A.R.L SIAC (Soci&eacute;t&eacute; Insulaire pour l'Am&eacute;nagement de<br>   Cavallo) devant le tribunal de commerce d'Ajaccio, une<br>   enqu&ecirc;te distincte &eacute;tait ordonn&eacute;e par le procureur de<br>   la R&eacute;publique d'Ajaccio qui aboutissait &agrave; l'ouverture<br>   d'une information judiciaire.</p> <p>Il apparaissait que Andr&eacute; No&euml;l FILIPEDDU aurait<br>   sollicit&eacute; Lillo LAURICELLA pour obtenir un pr&ecirc;t de 4<br>   millions de ftancs destin&eacute; &agrave; financer des travaux dans<br>   son restaurant &quot;Le grand bleu&quot; &agrave; Bonifacio. Pour ce<br>   faire, LAURICELLA aurait remis une partie de la somme<br>   en la retirant de la tr&eacute;sorerie de la CODIL, retrait<br>   justifi&eacute; au moyen d'une fausse facture. Il aurait<br>   &eacute;galement remis &agrave; FILIPEDDU deux ch&egrave;ques d'un million<br>   de francs chacun tir&eacute;s sur le compte de la SIAC dont<br>   il &eacute;tait g&eacute;rant de fait. LAURICELLA &eacute;tait mis en<br>   examen pour ces faits pour abus de bien sociaux de la<br>   S.A.R.L SIAC.</p> <p>Pour sa part, FILIPEDDU &eacute;tait mis en examen pour recel<br>   d'abus de bien sociaux d'une part dans le dossier de<br>   la CODIL et d'autre part dans le dossier de la SIAC.</p> <p>Compte tenu de la connexit&eacute; des faits puisque les<br>   pr&eacute;l&egrave;vements auraient une cause unique m&ecirc;me si les<br>   sources de financement sont distinctes, il &eacute;tait<br>   requis du magistrat instructeur qu'il ordonne la<br>   jonction des deux proc&eacute;dures.</p> <p>&Agrave; l'issue de l'information, le procureur de la<br>   R&eacute;publique de Bastia requ&eacute;rait, le 24 novembre 1999,</p> <p>- non lieu en faveur de M. FILIPPEDU, en consid&eacute;rant<br>   qu'il n'&eacute;tait pas &eacute;tabli que l'int&eacute;ress&eacute; ait eu<br>   connaissance de l'origine d&eacute;lictueuse de l'argent<br>   pr&ecirc;t&eacute; ; le renvoi devant le tribunal correctionnel de<br>   Lillo LAURICELLA pour:</p> <p>* pr&eacute;sentation aux actionnaires de bilans inexacts de<br>   la SA CODIL pour les exercices 1992, 1993 et 1994,</p> <p>* abus, de biens de la SA CODIL pour favoriser la<br>   soci&eacute;t&eacute; TRANS ALP GOOD SUPPLIERS (TAGS) dans laquelle<br>   il &eacute;tait int&eacute;ress&eacute;, en ayant:</p> <p>- notamment &agrave; la fin de l'ann&eacute;e 1991 per&ccedil;u<br>   irr&eacute;guli&egrave;rement des avances &agrave; hauteur de 14.111.618 F<br>   pour financer une op&eacute;ration personnelle d'achat de<br>   titres de la soci&eacute;t&eacute; LE GINESTRE,</p> <p>- notamment &agrave; la fin de l'ann&eacute;e 1994, revendu &agrave; la<br>   S.A. CODIL des actions de la soci&eacute;t&eacute; LE GINESTRE pour<br>   le prix de 11.000.000 de francs et avoir imm&eacute;diatement<br>   inscrit une provision pour d&eacute;pr&eacute;ciation de ces actions<br>   &agrave; hauteur de 6.900.000 F.</p> <p>- notamment le 20 mai 1992, sign&eacute; en reconnaissance<br>   d'une dette personnelle de 5 000 000 F &agrave; des soci&eacute;t&eacute;s<br>   panam&eacute;ennes des contrats de r&eacute;servation sur des<br>   immeubles construits d'une valeur de 45 000. 000 F &agrave;<br>   60. 000.000 Francs.</p> <p>- notamment le 29 juillet 1993 &agrave; l'occasion d'une<br>   vente faite &agrave; Monsieur FINOCCHIARO sous estim&eacute; le prix<br>   d'une hauteur de 8.000.000 de francs, maintenu le<br>   compte cr&eacute;diteur de cet actionnaire &agrave; hauteur de<br>   9.700.000 F de francs, maintenu le compte client de<br>   cet acqu&eacute;reur d&eacute;biteur de la somme de 12.6&Ocirc;O.000 F<br>   soit un pr&eacute;judice global de 17.700.000 F.</p> <p>- courant 1994, encaiss&eacute; les prix de vente d'immeubles<br>   situ&eacute;s dans le village des p&ecirc;cheurs &agrave; Cavallo au lieu<br>   et place de la CODIL pour la somme totale de<br>   29.054.000 F.</p> <p>- notamment le 21 juin 1994 encaiss&eacute; en lieu et place<br>   de la CODIL le prix de la vente d'immeubles &agrave; la<br>   soci&eacute;t&eacute; SOCOMAI soit 16.450.000 F.</p> <p>- courant 1992, vers&eacute; la somme de 2.000.000 F &agrave; Andr&eacute;<br>   No&euml;l FILIPEDDU et en dissimulant cette remise au moyen<br>   d'une facture quil savait partiellement fausse :<br>   * abus des biens de la S.A.R.L SIAC (Soci&eacute;t&eacute;<br>   insulaire pour l'am&eacute;nagement de l'Ile de Cavallo) pour<br>   une somme globale de 2. 000. 000 F</p> <p>* * *</p> <p>Le magistrat instructeur rendait une ordonnance<br>   conforme aux r&eacute;quisitions du parquet et l'affaire<br>   &eacute;tait fix&eacute;e &agrave; l'audience du tribunal correctionnel de<br>   Bastia tenue le 6 juin 2000.</p> <p>&Agrave; cette date, la citation &agrave; comparai&Icirc;tre de Lillo<br>   LAURICELLA, transmise aux autorit&eacute;s italiennes le 10<br>   mars 2000, n'avait toujours pas &eacute;t&eacute; retourn&eacute;e au<br>   procureur de Bastia.</p> <p>D&egrave;s le retour de cette citation, une nouvelle date<br>   d'audience sera fix&eacute;e.</p> <p>* * *</p> <p>Je pr&eacute;cise, pour m&eacute;moire, que Andr&eacute; No&euml;l FILIPPEDU,<br>   dont les liens avec LAURICELLA viennent d'&ecirc;tre<br>   &eacute;voqu&eacute;s, a &eacute;t&eacute; condamn&eacute;, le 31 mars 2000,    par le<br>   tribunal correctionnel d'Ajaccio, &agrave; 30 mois<br>   d'emprisonnement, 60 000 F d'amende et 5 ans<br>   d'interdiction de g&eacute;rer pour fraude fiscale,<br>   escroquerie, recel d'abus de biens sociaux et abus de<br>   biens sociaux.</p> <p>Il a relev&eacute; appel de cette d&eacute;cision le 7 avril 2000.</p> <p>* * *</p> <p>Le 2 f&eacute;vrier 1999, le Directeur des Services Fiscaux<br>   de Corse du Sud d&eacute;posait plainte contre Lillo<br>   LAURICELLA, pris en sa qualit&eacute; de pr&eacute;sident directeur<br>   g&eacute;n&eacute;ral de la S.A. CODIL, pour avoir au cours de<br>   l'ann&eacute;e 1995:</p> <p>- volontairement et frauduleusement soustrait la<br>   soci&eacute;t&eacute; &agrave; l'&eacute;tablissement et au paiement total de<br>   l'imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s d&ucirc; au titre de l'exercice<br>   clos le 31 d&eacute;cembre 1994, en s'abstenant de souscrire,<br>   dans les d&eacute;lais l&eacute;gaux, la d&eacute;claration de r&eacute;sultat    qui<br>   lui incombait (d&eacute;lit pr&eacute;vu et r&eacute;prim&eacute; par les article<br>   1741 du Code G&eacute;n&eacute;ral des Imp&ocirc;ts);</p> <p>- sciemment omis de passer ou de faire passer des<br>   &eacute;critures et avoir pass&eacute; des &eacute;critures inexactes dans<br>   les documents comptables obligatoires au titre de<br>   l'exercice clos en 1994 et notamment au livre<br>   d'inventaire et au livre-journal (d&eacute;lit pr&eacute;vu et<br>   r&eacute;prim&eacute; par l'article 1743 du Code pr&eacute;cit&eacute;)</p> <p>Par jugement en date du 28 avril 2000, le Tribunal<br>   correctionnel d'Ajaccio, statuant par d&eacute;faut,<br>   condamnait Lillo LAURICELLA &agrave; la peine de 5 ans<br>   d'emprisonnement et &agrave; 250 000 F d'amende.</p> <p>Il d&eacute;cernait contre le condamn&eacute; un mandat d'arr&ecirc;t qui<br>   &eacute;tait diffus&eacute; le 2 juin 2000.</p> <p></p> <p>Les activit&eacute;s internationales de Lauricella auraient<br>   &eacute;t&eacute; selon les autorit&eacute;s les suivantes: </p> <p>&quot;Le parquet de Paris a obtenu des autorit&eacute;s<br>   judiciaires italiennes et transmis fin 1999 au<br>   procureur de la R&eacute;publique de Bastia des &eacute;l&eacute;ments<br>   d'information sur les activit&eacute;s d'une organisation<br>   criminelle dirig&eacute;e par Fausto PELLEGRINETTI, alias<br>   FRANCO, sujet italien en fuite en Espagne, et &quot;anim&eacute;e<br>   &quot; en particulier par St&eacute;fano RUBINI, Lillo Rosario<br>   LAURICELLA, Julien FILIPEDDU, et Giuliano<br>   PELLEGRINETTI, fr&egrave;re du pr&eacute;c&eacute;dent et localis&eacute; &agrave;    TORRE<br>   MOLINOS.</p> <p>Ce groupe semble avoir effectu&eacute; de nombreux<br>   investissements au Br&eacute;sil soit par le biais de la<br>   cr&eacute;ation de certaines soci&eacute;t&eacute;s (NEVADA, BINGOMATIC,<br>   BETATRONIC, elles m&ecirc;me contr&ocirc;l&eacute;es par la soci&eacute;t&eacute;    JEGRA<br>   Limited implant&eacute;e &agrave; JERSEY) sp&eacute;cialis&eacute;es dans<br>   l'importation, la distribution et la gestion de<br>   machines &agrave; sous, soit au travers d'une participation &agrave;<br>   50 % dans une soci&eacute;t&eacute; br&eacute;silienne sp&eacute;cialis&eacute;e    dans la<br>   fabrication de ces machines.</p> <p>Celles-ci devaient &ecirc;tre (ou ont &eacute;t&eacute;) acquises en<br>   Espagne par une soci&eacute;t&eacute; &quot;RECREATIVOS FRANCO&quot;.</p> <p>Le capital investi par le groupe dans l'activit&eacute; des<br>   machines &agrave; sous serait de l'ordre de 8 millions de<br>   dollars.&quot;</p> <p></p> <p>Les conclusions du procureur LEGRAS &eacute;taient en fin de<br>   rapport pour le moins pessimistes;</p> <p>&quot;Le banditisme local et les groupes nationalistes<br>   pratiquant le terrorisme se sont tr&egrave;s habituellement<br>   oppos&eacute;s aux investissements &quot;allog&egrave;nes&quot; qu'il s'agisse<br>   d'op&eacute;rations transparentes ou d'interventions plus<br>   opaques.</p> <p>Les autorit&eacute;s judiciaires italiennes, dans le cadre de<br>   l'exploitation des renseignements d&eacute;j&agrave; &eacute;voqu&eacute;s,    ont<br>   ainsi pu noter que Lillo LAURICELLA expliquait &agrave; ses<br>   mandants ou partenaires que l'op&eacute;ration CAVALLO &eacute;tait<br>   un &eacute;chec et que celui-ci &eacute;tait pour partie &quot;la<br>   cons&eacute;quence de boycottage des activit&eacute;s d'entreprise<br>   par les membres de la CUNCOLTA et du FLNC&quot;.</p> <p>Et ce, m&ecirc;me si l'on peut constater qu'&agrave; certaines<br>   p&eacute;riodes et d'une mani&egrave;re ponctuelle les activit&eacute;s de<br>   &quot;l'&eacute;quipe italienne&quot; ont pu &ecirc;tre accompagn&eacute;es,<br>   moyennant de s&eacute;v&egrave;res ponctions, par les tenants de<br>   l'action terroriste, dans le cadre de ce que l'on a<br>   appel&eacute; leur d&eacute;rive affairiste.</p> <p>Et toujours &agrave; l'examen des renseignements obtenus de<br>   nos voisins italiens, il appara&icirc;t bien que le groupe<br>   mafieux consid&eacute;r&eacute; est aujourd'hui plus dans une<br>   logique de r&eacute;cup&eacute;ration d'investissements que dans une<br>   d&eacute;marche de d&eacute;veloppement de ces investissements.</p> <p>Les organisations mafieuses, comme tout investisseur<br>   avis&eacute;, priviligient des r&eacute;gions calmes, o&ugrave; r&egrave;gnent<br>   l'ordre et la paix sociale, m&ecirc;me si ceux-ci sont<br>   obtenus par la force ou la terreur.</p> <p>Les attentats, les r&egrave;glements de compte &agrave; r&eacute;p&eacute;tition,<br>   une d&eacute;linquance et une criminalit&eacute; lourdes ne<br>   constituent pas un cadre tr&egrave;s attrayant.</p> <p>La structure de l'&eacute;conomie de la Corse constitue<br>   aujourd'hui encore un rempart contre ces tentatives<br>   d'incursions &eacute;trang&egrave;res.</p> <p>Comme le fait remarquer le pr&eacute;sident de la Chambre<br>   R&eacute;gionale des Comptes de Bastia, les principaux<br>   transferts portent sur de l'argent public.</p> <p>Les march&eacute;s publics constituent le moteur essentiel de<br>   l'&eacute;conomie locale.</p> <p>Mais il s'agit essentiellement de petits march&eacute;s<br>   situ&eacute;s pour leur grande majorit&eacute; en dessous des<br>   &quot;barres nationale et europ&eacute;enne&quot;, et donc peu<br>   susceptibles d'int&eacute;resser des op&eacute;rateurs ext&eacute;rieurs<br>   transparents ou opaques&quot;.</p> <p>M&ecirc;me s'il est de bon ton de critiquer aujourd'hui<br>   l'action des pouvoirs publics au cours des derni&egrave;res<br>   d&eacute;cennies et je serai amen&eacute; &agrave; formuler moi-m&ecirc;me de<br>   s&eacute;rieuses r&eacute;serves sur cette action, il faut<br>   consid&eacute;rer que l'&Eacute;tat et ses services ont toujours<br>   fait preuve de vigilance et se sont employ&eacute;s &agrave;<br>   contenir les tentatives de p&eacute;n&eacute;tration de ces groupes<br>   mafieux &eacute;trangers.</p> <p>&Agrave; ce niveau, il est constant que le principal attrait<br>   de l'&icirc;le pour de tels groupes r&eacute;side dans les<br>   potentialit&eacute;s exceptionnelles offertes par son<br>   littoral et les ressources directes et indirectes<br>   qu'une exploitation intensive, et si possible<br>   d&eacute;sordonn&eacute;e, des c&ocirc;tes de la Corse pourrait produire.</p> <p>Aussi la &quot;loi littoral&quot; telle qu'elle est aujourd'hui<br>   appliqu&eacute;e, par la volont&eacute; de l'Etat, constitue bien un<br>   rempart suppl&eacute;mentaire et certainement essentiel<br>   contre les p&eacute;n&eacute;trations mafieuses.</p> <p>Si ce rempart devait &ecirc;tre affaibli, des mesures<br>   d'accompagnement drastiques devraient &ecirc;tre envisag&eacute;es.<br>   Les enqu&ecirc;teurs du S.R.P.J d'Ajaccio se sont<br>   transport&eacute;s &agrave; ROME, les 11 et 12 mai 1995, ils ont d&ucirc;<br>   faire le constat suivant, apr&egrave;s avoir rencontr&eacute; leurs<br>   coll&egrave;gues italiens :</p> <p>&quot;Par voie d'Interpol, les autorit&eacute;s italiennes,<br>   avaient attir&eacute; notre attention sur une enqu&ecirc;te<br>   effectu&eacute;e par leurs services, de 1992 &agrave; 1994, sur Ifs<br>   agissements d'un nomm&eacute; DIOTAVELLI Ernesto, dans le<br>   cadre d'une affaire d'association de malfaiteurs et<br>   blanchiment de fonds.</p> <p><b><font size="4">Les affairesde Lauricella en Corse</font></b></p> <p>Au cours de ces investigations, des liens d'affaires<br>   &eacute;taient apparus entre DIOTAVELLI Ernesto et LAURICELLA<br>   Lilio, portant notamment sur des investissements sur<br>   l'&icirc;le de Cavallo.</p> <p>Les fonds d&eacute;tenus par DIOTAVELLI l'auraient &eacute;t&eacute; pour<br>   le compte d'un nomm&eacute; LOPRETE Antonio-Julio, connu en<br>   Italie pour ses appartenances mafieuses.</p> <p>LOPRETE serait &eacute;galement une relation de LAURICELLA.<br>   Les enqu&ecirc;teurs italiens n'ont pu caract&eacute;riser<br>   formellement une infraction de blanchiment de fonds &agrave;<br>   l'encontre des mis en cause, en raison des difficult&eacute;s<br>   rencontr&eacute;es pour obtenir des informations relatives<br>   aux fonds ayant transit&eacute; ou encore bloqu&eacute;s dans les<br>   paradis fiscaux&quot;</p> <p> Par suite, la proc&eacute;dure engag&eacute;e par les autorit&eacute;s<br>   italiennes pour blanchiment, courant 1994, contre<br>   Lillo LAURICELLA a &eacute;t&eacute; class&eacute;e, le 10 octobre 1996,<br>   par le juge des investigations pr&eacute;liminaires de<br>   Palerme, &quot;les &eacute;l&eacute;ments recueillis au cours des<br>   investigations n'&eacute;tant pas suffisants pour soutenir<br>   l'accusation en jugement&quot;.</p> <p>o Les raisons de cette inefficacit&eacute; relative :</p> <p>- elles doivent &ecirc;tre recherch&eacute;es d'abord dans le<br>   caract&egrave;re &eacute;minemment al&eacute;atoire de la coop&eacute;ration<br>   internationale en mati&egrave;re p&eacute;nale.</p> <p>Pour &ecirc;tre plus net, il appara&icirc;t que notre institution<br>   est aujourd'hui d&eacute;sarm&eacute;e face &agrave; des organisations qui<br>   utilisent les ressources infinies qui leurs sont<br>   offertes par les l&eacute;gislations de la multitude des<br>   &eacute;tats qu'elles traversent &quot;que ceux-ci soient<br>   consid&eacute;r&eacute;s comme des paradis financiers ou fiscaux ou<br>   comme des pays plus transparents&quot;.</p> <p>Ainsi pour la seule &quot;op&eacute;ration de CAVALLO&quot;, si la<br>   Justice fran&ccedil;aise avait voulu op&eacute;rer &agrave; &quot;armes &eacute;gales&quot;,<br>   elle aurait d&ucirc; effectuer des investigations dans les<br>   &eacute;tats suivants :</p> <p>PANAMA, &Eacute;TATS-UNIS, SUISSE, BELIZE, ITALIE, MONACO,<br>   ESPAGNE, BR&Eacute;SIL, ANGLETERRE, LUXEMBOURG, &Icirc;LE DE MAN,<br>   JERSEY, LICHTENSTEIN.</p> <p><b><font size="4">Investigations internationales</font></b></p> <p>Il suffit de constater que les commissions rogatoires<br>   internationales adress&eacute;es par le juge d'instruction de<br>   Bastia aux autorit&eacute;s judiciaires du canton de TEXIN en<br>   Suisse, pour obtenir de l'&eacute;tablissement bancaire de<br>   Lugano des renseignements sur les comptes de plusieurs<br>   soci&eacute;t&eacute;s fiduciaires ayant acquis aupr&egrave;s de la CODIL<br>   des biens immobiliers, n'ont pas &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;es :    les<br>   autorit&eacute;s requises ont exig&eacute; du juge mandant des<br>   pr&eacute;cisions qu'il n'&eacute;tait pas en &eacute;tat de fournir,<br>   puisque seule l'ex&eacute;cution des commissions rogatoires<br>   aurait permis de les apporter ... (annexe 12)</p> <p>- Notons &agrave; un second niveau que jusqu'&agrave; une &eacute;poque<br>   tr&egrave;s r&eacute;cente, l'arsenal juridique mis &agrave; notre<br>   disposition &eacute;tait &quot;peu op&eacute;rationnel.&quot;<br>   Si la France a cr&eacute;e d&egrave;s 1987 l'inftaction de<br>   blanchiment de capitaux provenant du trafic de <br>   stup&eacute;fiants, elle n'a &eacute;largi qu'en 1996 cette<br>   incrimination au blanchiment du produit de tout crime<br>   ou d&eacute;lit, apr&egrave;s avoir constat&eacute; :<br>   o que les organisations criminelles se d&eacute;cloisonnaient<br>   et brassaient une pluralit&eacute; d'activit&eacute;s d&eacute;lictueuses :<br>   il &eacute;tait pratiquement impossible d'identifier<br>   l'activit&eacute; pr&eacute;cise ayant g&eacute;n&eacute;r&eacute; chacun des    flux<br>   financiers ;</p> <p>o que le minist&egrave;re public avait pratiquement une<br>   mission impossible; il devait &eacute;tablir que la personne<br>   suspect&eacute;e connaissait pr&eacute;cis&eacute;ment l'origine<br>   d&eacute;lictueuse des fonds qu'elle traitait.</p> <p></p> <p>Dans un long dossier produit par des sp&eacute;cialistes<br>   universitaires, il est pr&eacute;cis&eacute; &agrave; propos de Lauricella.</p> <p></p> <p>&quot; Les autorit&eacute;s anti-mafia soup&ccedil;onnaient en effet &quot;une<br>   implantation mafieuse, avec recyclage de fonds<br>   provenant de divers trafics illicites (armes, drogue)<br>   sur l'&icirc;le de Cavallo, mettant en cause le nomm&eacute;<br>   Lauricella Lillo&quot;. Ce dernier est soup&ccedil;onn&eacute; d'&ecirc;tre    un<br>   des tr&eacute;soriers du clan de Nitto Santapaola, boss de la<br>   ville de Catane, via plusieurs soci&eacute;t&eacute;s dont la CODIL.<br>   Certains de ses associ&eacute;s seront poursuivis pour<br>   &quot;association mafieuse&quot;... Malgr&eacute; sa position<br>   privil&eacute;gi&eacute;e comme tr&eacute;sorier de la Mafia, Lillo<br>   Lauricella quittera son poste de Pr&eacute;sident de la CODIL<br>   fin 1989. On pense que ses mandataires siciliens<br>   appr&eacute;ciaient peu sa gestion et surtout son peu<br>   d'habilet&eacute; avec le FLNC... ce qui expliquerait peut<br>   &ecirc;tre l'op&eacute;ration commando de juillet 1992. En<br>   remplacement de Lauricella (qui reste Directeur<br>   G&eacute;n&eacute;ral), on trouvera un conseiller juridique romain,<br>   Francesco Sommaruga. Celui-ci est l'homme de confiance<br>   de Francesco Finocchiaro, entrepreneur de Catane et<br>   actionnaire principal de la soci&eacute;t&eacute; anonyme de droit<br>   luxembourgeois qui a rachet&eacute; la CODIL (en juin 1990,<br>   c'est une nouvelle soci&eacute;t&eacute; du Liechtenstein qui prend<br>   le contr&ocirc;le de la CODIL). Finocchiaro est un des<br>   &quot;Chevaliers de Catane&quot;, groupant 4 puissants<br>   entrepreneurs locaux, soup&ccedil;onn&eacute;s d'entretenir des<br>   liens &eacute;troits avec Cosa Nostra. En 1990, la police le<br>   soup&ccedil;onne de participer &agrave; un trafic d'armes de la<br>   Mafia sicilienne... En juin 1990 donc, une nouvelle<br>   soci&eacute;t&eacute; appara&icirc;t et c'est un Italien de Miami n&eacute;    au<br>   Panama qui devient PDG. Lauricella figure encore au<br>   Conseil d'Administration... </p> <p> Le TRACFIN (service anti-blanchiement du Minist&egrave;re<br>   des Finances) a rassembl&eacute; des informations sur<br>   certaines personnes impliqu&eacute;es dans l'affaire : <br>   - Lillo Rosario Lauricella : est en relation avec<br>   Giuseppe &quot;Pippo&quot; Cal&oacute; (capo de la Famille de Porta<br>   Nuova et tr&eacute;sorier de Cosa Nostra jusqu'&agrave; son<br>   arrestation en 1985). Il est soup&ccedil;onn&eacute; de r&eacute;investir<br>   de l'argent sale &agrave; travers des soci&eacute;t&eacute;s bas&eacute;es &agrave;    Rome.<br>   Dans certaines de ces soci&eacute;t&eacute;s, il est associ&eacute; &agrave;<br>   Luciano Mancini, Sandro Moscati et Sebastiano Ciccia. <br>   - Luciano Mancini : connu des services italiens pour<br>   association de malfaiteurs, vols et recels. Il est<br>   arr&ecirc;t&eacute; en 1985 en compagnie de Pippo Cal&oacute; <br>   - Sandro Moscati : connu pour association de<br>   malfaiteurs, vols, faux et trafic de stup&eacute;fiants. On<br>   le soup&ccedil;onne d'avoir &eacute;t&eacute; le repr&eacute;sentant de Cal&oacute;    &agrave;<br>   Rome. Associ&eacute; avec Lauricella dans la SA Keral,<br>   actionnaire de la SCI Interiles en 1988 et directement<br>   de la CODIL en 1989. <br>   - Sebastiano Ciccia : fich&eacute; pour ses relations avec<br>   Pippo Cal&oacute; et condamn&eacute; pour association de malfaiteur<br>   et escroqueries. <br>   - Gianfranco Perna (administrateur de la CODIL en<br>   1993) : associ&eacute; &agrave; 50% dans la soci&eacute;t&eacute; Italian Broker<br>   Corporation avec... Sandro Moscato <br>   - Vincenzo Bertucci : int&eacute;ress&eacute; notamment dans les<br>   soci&eacute;t&eacute;s Eucalyptus et Essen; qu'on retrouve dans les<br>   comptes de la CODIL. Li&eacute; &agrave; Rosario Spadaro (mafieux<br>   sicilien sp&eacute;cialiste des casinos, bas&eacute; jusqu'&agrave; son<br>   arrestation dans la partie hollandaise de l'&icirc;le de<br>   Saint-Martin, Cara&iuml;bes), il a d'autres int&eacute;r&ecirc;ts<br>   importants en Turquie, Espagne et en<br>   Am&eacute;rique Centrale. <br>   - Ugo Tortella (administrateur de la CODIL) : d&eacute;nonc&eacute;<br>   en 1986 par la Guardia di Finanza pour infraction &agrave; la<br>   l&eacute;gislation mon&eacute;taire. Il &eacute;tait le conseiller<br>   financier de la soci&eacute;t&eacute; &quot;Juliana Airport Consorzio<br>   Saint Marteen&quot;, impliqu&eacute;e dans une vaste op&eacute;ration<br>   d'escroquerie avec des notables de l'&icirc;le de<br>   Saint-Martin et Rosario Spadaro. <br>   - Francesco Sommaruga : associ&eacute; dans une soci&eacute;t&eacute;<br>   immobili&egrave;re avec un des chefs de la loge ma&ccedil;onnique<br>   P2. En 1980, une autre de ses soci&eacute;t&eacute;s est impliqu&eacute;e<br>   dans des op&eacute;rations mon&eacute;taires douteuses par la police<br>   allemande. <br> </p> <p>Dans ce dossier d&eacute;j&agrave; compliqu&eacute;, on trouve la trace<br>   d'une autre personne que l'on conna&icirc;t bien (voir<br>   D.E.D.D. n&deg;7) : Andr&eacute;-No&euml;l Filippeddu. Celui-ci aurait<br>   b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de 4 millions de francs tir&eacute; sur le compte<br>   de la SARL STAC (compte aliment&eacute; par la soci&eacute;t&eacute;<br>   Eucalyptus !) sous la signature de Lauricella et de la<br>   Soci&eacute;t&eacute; Simonstoxn Trading. Filippeddu sera arr&ecirc;t&eacute;    plus tard &agrave; l'a&eacute;roport<br>   d'Ajaccio pour fraude fiscale : il avait oubli&eacute; de<br>   d&eacute;clarer ces sommes ! Filippeddu, restaurateur &agrave;<br>   Bonifacio, est connu comme un des responsables du<br>   milieu corse des jeux et comme un proche de<br>   Francis-le-Belge (le parrain du milieu marseillais) et<br>   de l'Olympique de Marseille et de<br>   certains de ses joueurs (il est associ&eacute; &agrave; Marcel<br>   Dib...). Il appara&icirc;t dans 2 autres affaires : dans la<br>   tentative de subornation de t&eacute;moin, affaire parall&egrave;le<br>   au match achet&eacute; O.M.-Valenciennes et comme<br>   interm&eacute;diaire pour le compte d'op&eacute;rateurs louches<br>   tournant autour du casino de Monaco... </p> <p>Dans le Figaro une enqu&ecirc;te publi&eacute;e &agrave; la mi-ao&ucirc;t<br>   r&eacute;v&eacute;lait ce qui suit : </p> <p>&quot; Quatre ans apr&egrave;s avoir rachet&eacute; leurs machines &agrave;    sous<br>   br&eacute;siliennes &agrave; des Italiens condamn&eacute;s depuis pour<br>   blanchiment (lire ci-dessus), la soci&eacute;t&eacute; Pefaco<br>   continue d'intriguer nombre de connaisseurs du dossier<br>   corse. Officiellement, cette soci&eacute;t&eacute;, cr&eacute;&eacute;e en 1998    &agrave;<br>   Barcelone et sp&eacute;cialis&eacute;e dans les articles<br>   photographiques, les syst&egrave;mes r&eacute;frig&eacute;rants ainsi que<br>   dans l'&quot; achat et vente de machines de jeux &quot;, n'a<br>   pourtant rien &agrave; voir avec l'&icirc;le de Beaut&eacute;. Elle est<br>   implant&eacute;e sur le continent africain o&ugrave; elle exploite<br>   des machines &agrave; sous et un &eacute;tablissement de jeux au<br>   B&eacute;nin (apr&egrave;s avoir vainement tent&eacute; de r&eacute;aliser des<br>   projets au S&eacute;n&eacute;gal et en C&ocirc;te d'Ivoire), mais aussi au<br>   Nicaragua o&ugrave; elle exploite ses machines par<br>   l'interm&eacute;diaire d'une soci&eacute;t&eacute; locale, et au Salvador<br>   o&ugrave; elle vient de d&eacute;crocher une licence. Sans oublier<br>   le Br&eacute;sil, navire amiral de la soci&eacute;t&eacute;, qui y exploite<br>   plusieurs milliers d'appareils rachet&eacute;s &agrave; Lillo<br>   Rosario Lauricella. <br> </p> <p>Se pr&eacute;sentant comme un cadre de General Gaming<br>   Industries, filiale du groupe qui exploite depuis<br>   environ deux ans une usine de montage de machines &agrave;<br>   sous &agrave; Barcelone, le Fran&ccedil;ais Olivier Cauro pr&eacute;cise<br>   qu'il ne savait rien des activit&eacute;s de l'Italien. &quot;<br>   Quand vous achetez une voiture de luxe &agrave; quelqu'un &quot;,<br>   pr&eacute;cise-t-il dans un langage imag&eacute;, &quot; vous ne pouvez<br>   pas savoir si elle vient d'&ecirc;tre utilis&eacute;e pour un<br>   cambriolage. M. Lauricella, qui souhaitait vendre ses<br>   actifs br&eacute;siliens, m'a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; en 1998    au Br&eacute;sil<br>   par des grands industriels du jeu espagnols. Nous<br>   avons achet&eacute; sans rien savoir de ses activit&eacute;s &quot;.<br>   Afrique, Am&eacute;rique centrale, Br&eacute;sil, Pefaco semble en<br>   effet bien loin de la Corse. Mais derri&egrave;re cette<br>   fa&ccedil;ade, une s&eacute;rie d'&eacute;l&eacute;ments la ram&egrave;nent    &agrave; l'&icirc;le de<br>   Beaut&eacute; et &agrave; ses sp&eacute;cialistes des jeux, pour le plus<br>   grand int&eacute;r&ecirc;t des policiers en charge du dossier. <br>   Au-del&agrave; de ses administrateurs, certains des associ&eacute;s<br>   et des consultants de Pefaco intriguent &eacute;galement. Le<br>   plus c&eacute;l&egrave;bre d'entre eux est un certain... Alain<br>   Orsoni, ex-leader du Mouvement pour<br>   l'autod&eacute;termination et ex-ami de l'Italien Lillo<br>   Lauricella. Retir&eacute; en 1997 au Nicaragua, il y anime un<br>   petit groupe de ses compagnons d'armes. En 1999, il a<br>   &eacute;chapp&eacute; au coup de filet effectu&eacute; pour le compte de la<br>   Division nationale antiterroriste (DNAT). Apr&egrave;s ces<br>   p&eacute;rip&eacute;ties, le nationaliste vit aujourd'hui au<br>   Guatemala, tout en revenant souvent aupr&egrave;s des siens<br>   en Corse-du-Sud. Il y est &quot; consultant &quot; pour Pefaco,<br>   effectuant notamment des d&eacute;marches dans la r&eacute;gion afin<br>   de glaner les pr&eacute;cieuses licences aupr&egrave;s des autorit&eacute;s<br>   locales. A Pefaco, ils seraient une dizaine &agrave; oeuvrer<br>   de la sorte. <br> </p> <p>Interrog&eacute; sur le pass&eacute; de son &quot; consultant &quot;, Olivier<br>   Cauro r&eacute;torque : &quot; Le pass&eacute; de M. Orsoni ou de tel ou<br>   tel ne nous int&eacute;resse pas &quot;, ajoutant : &quot; Alain Orsoni<br>   est un homme que nous estimons beaucoup. &quot; Une estime<br>   qui semble s'&eacute;tendre aux anciens compagnons d'armes du<br>   &quot; bel Alain &quot;, comme on le surnommait &agrave; l'&eacute;poque de    sa<br>   splendeur, puisque la soci&eacute;t&eacute; nicaraguayenne associ&eacute;e<br>   &agrave; Pefaco serait en partie dirig&eacute;e par deux anciens<br>   membres du MPA, rescap&eacute;s de la rafle de 1999, deux<br>   autres anciens nationalistes corses s'&eacute;tant quant &agrave;<br>   eux install&eacute;s au Salvador. &quot; Notre activit&eacute; est licite<br>   et nous employons des expatri&eacute;s, ass&egrave;ne Olivier Cauro,<br>   nous ne leur demandons pas d'o&ugrave; ils viennent mais<br>   s'ils sont comp&eacute;tents. &quot;<br> </p> <p><b><font size="4">A travers le monde...</font></b></p> <p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment d'Am&eacute;rique centrale que vient le<br>   troisi&egrave;me &eacute;l&eacute;ment troublant sur les activit&eacute;s de<br>   Pefaco et ses liens avec la Corse. Il prend la forme<br>   d'un petit homme, au visage mang&eacute; par une barbe noire,<br>   qui se pr&eacute;sente dans un commissariat parisien un soir<br>   de mai 2001. Le visiteur craint pour sa vie et affirme<br>   avoir des r&eacute;v&eacute;lations &agrave; faire sur la Corse. Le<br>   lendemain, il est conduit dans les locaux de la<br>   section antiterroriste (SAT), d&eacute;pendant de la Brigade<br>   criminelle de la pr&eacute;fecture de police de Paris. Une<br>   journ&eacute;e durant, il livre un r&eacute;cit rocambolesque qui va<br>   int&eacute;resser, outre la SAT, l'Office central de<br>   r&eacute;pression du trafic illicite de stup&eacute;fiants (OCRTIS)<br>   et quelques services de renseignement. L'homme dit<br>   avoir quitt&eacute; la L&eacute;gion apr&egrave;s huit ans de bons et<br>   loyaux services. Le bureau anciens et reconversion<br>   offre &agrave; ce comptable un poste dans une soci&eacute;t&eacute; de<br>   droit espagnol bas&eacute;e &agrave; Barcelone : Pefaco. Il lui est<br>   rapidement pr&eacute;cis&eacute; que la discr&eacute;tion est tout aussi<br>   importante que la comptabilit&eacute;. <br> </p> <p>L'ex-l&eacute;gionnaire est envoy&eacute; un mois au B&eacute;nin o&ugrave;,    selon<br>   ses dires, il constate des irr&eacute;gularit&eacute;s : sur les<br>   trois millions de francs du chiffre d'affaires mensuel<br>   estim&eacute; de la soci&eacute;t&eacute;, la moiti&eacute; passerait dans une<br>   caisse noire envoy&eacute;e &agrave; Barcelone par valises enti&egrave;res.<br>   Apr&egrave;s un mois d'Afrique, cap sur le Nicaragua o&ugrave; il<br>   aurait observ&eacute; les m&ecirc;mes pratiques, le tout sur fond<br>   de corruption larv&eacute;e. Les sommes brass&eacute;es seraient<br>   cons&eacute;quentes : trois millions de francs par mois au<br>   B&eacute;nin, quatre au Nicaragua, et le Br&eacute;sil avec le<br>   revenu de ses milliers de machines. Selon le<br>   comptable, ce seraient donc des millions de francs qui<br>   s'&eacute;couleraient chaque mois vers l'Europe. Il confirme<br>   &eacute;galement la pr&eacute;sence de deux ex-nationalistes au<br>   Nicaragua, avec lesquels les relations se seraient<br>   rapidement d&eacute;grad&eacute;es jusqu'aux menaces de mort. &quot;</p> <p>Dans un rapport secret command&eacute; par le chef de cabinet<br>   de Lionel Jospin, Olivier Schraemeck, un ancien<br>   responsable de la police note : </p> <p>&quot;15 Mars 1999 : LAURICELLA Lillo a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;    &agrave; Rome<br>   en Septembre (Novembre?) 1998 : pour association de<br>   malfaiteurs se livrant au trafic international de<br>   stup&eacute;fiants : et blanchiment d'argent (Italie,<br>   Espagne, Hollande, Br&eacute;sil, Panama, U.S.A., :<br>   R&eacute;publique Dominicaine et Andorre). FILIPEDDU Julien<br>   10.02.1950 &agrave; : Maddalena (Italie), province de<br>   Sassari (Sardaigne) est en fuite dans la m&ecirc;me affaire,<br>   au m&ecirc;me titre qu' ORSONI Alain. LAURICELLA appartient<br>   &agrave; la famille mafieuse de Nitto SANTAPAOLA de Catane<br>   (Sicile orientale), emprisonn&eacute; pour autres faits. <br>   Le juge SAVIOTTI de Rome traite l'affaire</p> <p>29 avril 1999 : Les Italiens sont peu bavards sur<br>   l'affaire LAURICELLA Lillo. Le trafic de coca&iuml;ne<br>   proprement dit reposait sur Fausto PELLEGRINETTI et<br>   Primo FERRANESE et le blanchiment sur LAURICELLA Lillo<br>   (arr&ecirc;t&eacute; le 10 Novembre 1998 en Italie) et Stefano<br>   RUBINI de Bologne (investissements en Europe et aux Antilles; achat de<br>   8.000 machines &agrave; sous en Espagne aupr&egrave;s de la soci&eacute;t&eacute;<br>   &quot;R&eacute;cr&eacute;ativo Francos&quot;; commerce de fruits exotiques et<br>   de bananes &agrave; Saint Domingue; commerce de m&eacute;taux avec<br>   l'Europe de. l'est; agence de voyages pour tourisme,<br>   investissements immobiliers sur l'&icirc;le de Cavallo et<br>   certainement bien d'autres choses). <br>   Lillo a pr&eacute;cis&eacute; avoir &eacute;t&eacute; aid&eacute; par Pier Luigi    VIGNUZZI<br>   et Elisabeth CADILLAC (voir le dossier sur l'&icirc;le de<br>   Cavallo et l'emprisonnement de LAURICELLA en Corse le<br>   10 Mars 1995 pour affaires financi&egrave;res).</p> <p>Il rel&egrave;ve &agrave; propos de la vente de la caserne Montlaur<br>   &agrave; Bonifacio;</p> <p>&quot;30 Avril 1999 : En 1996, Lucien LONGO, n&eacute; le<br>   31.03.1952 &agrave; Bonifacio, directeur de la &quot;soci&eacute;t&eacute;<br>   insulaire de construction&quot;, demeurant 323 &quot;Marina di<br>   Fiori&quot; &agrave; Porto Vecchio, se porte acqu&eacute;reur de la<br>   caserne &quot;Montlaur&quot; de Bonifacio aupr&egrave;s de la &quot;Mission<br>   pour la R&eacute;alisation des Actifs Immobiliers&quot; au<br>   Minist&egrave;re de la D&eacute;fense. Il op&egrave;re en fait pour<br>   LAURICELLA Lillo (en prison) et &quot;la famille de Catane&quot;<br>   d&eacute;sireux de b&acirc;tir un complexe touristique.<br>   LONGO avait r&eacute;alis&eacute; des travaux de gros ouvre sur<br>   l'&icirc;le de Cavallo pour le compte de Lillo.</p> <p>A partir de Mars 1997, Lillo LAURICELLA<br>   (officiellement cette fois) et FILIPPEDU Julien (ou<br>   Jules) se lancent dans l'achat de la caserne aupr&egrave;s de<br>   la MRAI qui recevra un &eacute;missaire de ces personnages en<br>   la personne de Andr&eacute;a BERTECCO n&eacute; le 26.01.1952 &agrave;<br>   Milan, actionnaire des St&eacute;s &quot;Homich Holding BV' de<br>   Rotterdam et &quot;CMP Commercio Italia&quot; de Rome (on parle<br>   cette fois de casino). La D&eacute;fense transmettra un<br>   dossier technique &agrave; la St&eacute; &quot;CMP Commercio Italia&quot; &agrave;<br>   Rome le 04.07.1997, en r&eacute;ponse &agrave; un fax &agrave; en-t&ecirc;te    de<br>   la St&eacute; &quot;Homich Holding B.V' de Rotterdam en date du<br>   11.04.1997, faisant appara&icirc;tre un autre associ&eacute; de<br>   Lillo, Ernesto VITA, n&eacute; le 11.12.1952 &agrave; Palerme.<br>   Toutefois, bien qu'il y ait deux &quot;acqu&eacute;reurs&quot;<br>   officiels, aucune caution ne sera d&eacute;pos&eacute;e aupr&egrave;s des<br>   services fiscaux d'Ajaccio pourtant n&eacute;cessaire &agrave; la<br>   participation &agrave; l'adjudication publique de la caserne<br>   le 17 Juin 1997.</p> <p>Lauricella et FILIPPEDU s'efforceront par de multiples<br>   interventions d'obtenir une vente de gr&eacute; &agrave; Pr&eacute; et non<br>   apr&egrave;s un appel d'offres public tel que le demandait le<br>   pr&eacute;fet ERIGNAC. Le prix de base &eacute;tait de 8 millions de<br>   francs.</p> <p>Le 14 juin 1997, une d&eacute;cision minist&eacute;rielle repoussera<br>   la vente de la caserne au dernier trimestre 1997.<br>   LAURICELLA-FILIPPEDU abandonneront la partie<br>   (officiellement) en Juillet 1997 face aux multiples<br>   probl&egrave;mes. Quant au premier acheteur, il sera &eacute;cart&eacute;<br>   suite &agrave; une enqu&ecirc;te approfondie. men&eacute;e au sujet de<br>   LONGO par la DPSD du Minist&egrave;re de la D&eacute;fense.<br>   Dans les deux cas, M. le Pr&eacute;fet ERIGNAC s'opposait &agrave;<br>   cette vente.</p> <p>1er Septembre 1999 : Il y a plusieurs mois, Alain<br>   ORSONI faisant de l'ombre &agrave; un trafiquant de<br>   stup&eacute;fiants au Nicaragua &eacute;tait d&eacute;nonc&eacute; &agrave;    la DEA qui<br>   prenait attache avec l'office des stups &agrave; Paris, via<br>   l'officier de liaison en poste &agrave; Miami. ORSONI, son<br>   fr&egrave;re St&eacute;phane (tenancier d'un restaurant &agrave; Mami) et<br>   trois autres corses &eacute;taient localis&eacute;s au Nicaragua o&ugrave;,<br>   sous couvert de la soci&eacute;t&eacute; &quot;Inturnica SA&quot; (industries<br>   touristiques Nicaraguayennes) &agrave; Managua, ils<br>   investissaient dans les machines &agrave; sous et projetaient<br>   d'instiller des casinos au Nicaragua, &agrave; Bogota<br>   (Colombie) et au Costa-Rica. L'argent avait pour<br>   origine le trafic de coca&iuml;ne. Les investigations de<br>   l'office pi&eacute;tinant (projet de flag de livraison de<br>   coca&iuml;ne), le dossier &eacute;tait confi&eacute; &agrave; la DNAT. Le ler<br>   Septembre &eacute;taient interpell&eacute;s par le police du<br>   Nicaragua, : </p> <p>- ORSONI St&eacute;phane, 27.02.1968 &agrave; Ajaccio, activiste<br>   MPA, exploitant de. machines &agrave; sous, avec d&eacute;couverte<br>   d'un PA Makarov 9mm dans les <br>   locaux de ia soci&eacute;t&eacute;, secteur Tiscapa (il sera<br>   expuls&eacute;), </p> <p>- GIACOMONI Paul, 10.09.1964 &agrave; Ajaccio, activiste MPA,<br>   demeurant coll&egrave;ge hispanique maison 84, quartier Saint<br>   Dominique &agrave; Managua. GIACOMONI faisait l'objet d'un<br>   mandat d'arr&ecirc;t du 23.03.1998 <br>   d&eacute;livr&eacute; par la 12&egrave;me chambre &agrave; Paris (4 ans pour<br>   escroquerie et recel), </p> <p>- LOVISI Etienne, 12.05.1959 Guelma (Alg&eacute;rie),<br>   activiste MPA, demeurant chez GIACOMONI sous la fausse identit&eacute;<br>   dePANNETIER Herv&eacute;, trouv&eacute; en possession d'un PA<br>   11mm43. En fuite depuis la d&eacute;couverte le 02.04.1996 &agrave;<br>   Bastia (quartier de Lupino) d'une cache d'armes et<br>   d'explosifs utilis&eacute;e &agrave; la fois par des membres du<br>   milieu local et par des militants du MPA. Il est<br>   vraisemblable que cette cache avait servi &agrave; Pierre<br>   ALBERTINI dans plusieurs meurtres dont ceux de deux<br>   maires de la Haute Corse. LOVISI par la suite<br>   l'organisateur de l'attentat &agrave; la voiture pi&eacute;g&eacute;e le<br>   01.07.1996 &agrave; Bastia (Pierre-Louis LORENZI tu&eacute;, Charles<br>   PIERI gri&egrave;vement bless&eacute;, FLNC-historique). Faisait<br>   l'objet de 3 mandats d'arr&ecirc;t (22.10.1998 et<br>   28.06.1999, antiterrorisme Paris, 15.09.1998 Aix en<br>   Provence, 3 ans pour complicit&eacute; d'escroquerie). Voir<br>   les fiches du dossier.</p> <p>- ZONZA Marcel, 03.03.1943 &agrave; Ajaccio, activiste MPA,<br>   demeurant r&eacute;sidence Saint-Dominique, maison 130 &agrave;<br>   Managua, objet d'un mandat.d'arr&ecirc;t d&eacute;livr&eacute; le<br>   16.01.1998 par Ajaccio pour escroquerie.<br>   &Eacute;tait en possession d'un GP.35 9mm.</p> <p>Ces quatre malfaiteurs seront expuls&eacute;s du Nicaragua.</p> <p>&Agrave; noter qu'Alain ORSONI ne sera pas d&eacute;couvert (entente<br>   avec les Am&eacute;ricains ? Ne pas oublier qu'il fait<br>   partie, avant tout de la bande mafieuse LAURICELLA<br>   Lillo, FILIPPEDU Julien et autres, dont le centre<br>   d'action principal reste Miami avec la Corse du Sud et<br>   Rome).</p> <p>Dans une note du 20/12/1999, l'officier de liaison<br>   stups au Br&eacute;sil fait le point sur la bande LAURICELLA<br>   Lillo , (actuellement d&eacute;tenu en Italie), FIILIPPEDDU<br>   Julien et Fran&ccedil;ois (faisant l'objet de mandats d'arr&ecirc;t<br>   pour la m&ecirc;me affaire) et autres, &agrave; partir des<br>   investigations men&eacute;es en Italie par le service<br>   anti-mafia, aux USA et au Nicaragua par le FBI et<br>   l'OCRTIS, et au Br&eacute;sil par lui-m&ecirc;me et la police<br>   f&eacute;d&eacute;rale (celle-ci a &eacute;t&eacute; rendue destinataire de    deux<br>   CRI par les autorit&eacute;s italiennes - l'enthousiasme des<br>   enqu&ecirc;teurs ne nous semble pas au rendez-vous).<br>   On y parle machines &agrave; sous, blanchiment d'argent,<br>   trafics d'armes et de coca&iuml;ne entre l'Italie, la<br>   France, l'Espagne, le Portugal, le Br&eacute;sil et des pays<br>   d'Am&eacute;rique Centrale, les USA, la Belgique, les<br>   Pays-Bas, la Grande Bretagne, la Suisse, l'Autriche et<br>   Andorre. La structure mafieuse est surtout visible &agrave;<br>   travers le r&eacute;seau de placement des : machines &agrave; sous<br>   (qui rapportent mais n'en restent pas moins une fa&ccedil;ade<br>   pour des op&eacute;rations plus. importantes). <br> </p> <p>On y retrouve des noms d&eacute;j&agrave; connus dans le pr&eacute;sent<br>   dossier: Alain et St&eacute;phane ORSONI, Didier TOUSSAINT<br>   et Olivier CAURO, mais aussi des<br>   nouveaux venus :<br>   - Fran&ccedil;ois, Xavier SUSINI, n&eacute; le 13/03/1962, <br>   - sa femme Alexandra BATTESTI, n&eacute;e le 25/02/1965, <br>   - Toussaint POGGIOLI, n&eacute; le 19/09/1952 &agrave; Ajaccio.<br>   Italiens (mafieux de la famille SANTA<br>   PAOLA-PELLEGRINETTI), Fran&ccedil;ais (essentiellement Corses<br>   du sud), Espagnols et Br&eacute;siliens, ont mis en place un<br>   puissant r&eacute;seau que seul le service anti-mafia italien<br>   et un peu la PJ fran&ccedil;aise commencent &agrave; inqui&eacute;ter.&quot;</p> <p> <font size="4"><b>Gulliver : interm&eacute;diaire m&eacute;diatique</b></font></p> <p> Une &quot; banale &quot; affaire d'imp&ocirc;t r&eacute;volutionnaire a<br>   permi &agrave; la police de faire tomber l'avocate du<br>   mouvement FLNC-Canal Historique. Celle-ci est<br>   &eacute;galement la compagne de Fran&ccedil;ois Santoni, chef du<br>   mouvement qui a d&eacute;cid&eacute; de se rendre &agrave; la police apr&egrave;s<br>   l'arrestation de sa compagne. Bref, une belle<br>   op&eacute;ration contre les nationalistes corses. Mais dans<br>   cette affaire, on retrouve la trace d'un interm&eacute;diaire<br>   professionnel : Andr&eacute;-No&euml;l Filippeddu... </p> <p><b><font size="4">Le Golf de Sperone </font></b></p> <p> C'est Jacques Dewez, le propri&eacute;taire du golf<br>   international de Sperone, qui a lanc&eacute; toute l'affaire.<br>   Selon lui, il aurait &eacute;t&eacute; contact&eacute; par Marie-H&eacute;l&egrave;ne<br>   Mattei, l'avocate du mouvement nationaliste. Dewez<br>   &eacute;tait d&eacute;j&agrave; en contact avec le FLNC mais, l&agrave;, l'avocate<br>   lui conseille de rencontrer un interm&eacute;diaire du nom de<br>   &quot; Gulliver &quot;. Cette personne n'est autre qu'Andr&eacute;-No&euml;l<br>   Filippeddu, restaurateur &agrave; Bonifacio. Or, Dewez<br>   conna&icirc;t &eacute;galement bien Filippeddu : ce dernier avait<br>   &eacute;t&eacute; utilis&eacute; pour amener une client&egrave;le de prestige    au<br>   golf... Lors de la rencontre entre les deux hommes,<br>   Filippeddu lui demande 400.000 FRF au titre de l'imp&ocirc;t<br>   r&eacute;volutionnaire. Un euph&eacute;misme pour le racket des<br>   nationalistes ! Mais le propri&eacute;taire du golf ne se<br>   laisse pas faire et pr&eacute;vient la police : r&eacute;sultat 8<br>   arrestations dont Filippeddu et Matt&eacute;i puis la<br>   reddition de Santoni. </p> <p><b><font size="4">Bernard Tapie </font></b></p> <p> Bien connu en Corse, Filippeddu s'est fait conna&icirc;tre<br>   sur le continent sous le surnom de &quot; Monsieur No&euml;l &quot;.<br>   C'est lui en effet qui, le 17 juin 1993, a d&eacute;jeun&eacute; au<br>   Fouquet's, &agrave; Paris, avec Boro Primorac, l'entra&icirc;neur<br>   de football de Valenciennes. Apr&egrave;s le d&eacute;jeuner, &quot;<br>   Monsieur No&euml;l &quot; (un proche du parrain marseillais<br>   Francis Vanverberghe) conduit l'entra&icirc;neur au bureau<br>   de Bernard Tapie. Primorac affirme qu'on lui a demand&eacute;<br>   de revenir sur ses d&eacute;clarations, plut&ocirc;t<br>   compromettantes, sur le match truqu&eacute; O.M.-V.A.. Une<br>   perquisition au domicile du Corse dans le 16&egrave;<br>   arrondissement permettra de d&eacute;couvrir une empreinte<br>   digitale du joueur Jean-Jacques Eydelie...<br> </p> <p>Bizarrement, on se souvient que Bernard Tapie, alors<br>   Ministre de la Ville, &eacute;tait intervenu aupr&egrave;s du<br>   Ministre de l'Int&eacute;rieur puis de la Justice pour<br>   obtenir une lib&eacute;ration anticip&eacute;e de Francis le Belge,<br>   alors en d&eacute;tention pr&eacute;ventive pour trafic de<br>   stup&eacute;fiant. Le parrain marseillais sera lib&eacute;r&eacute;<br>   quelques mois plus tard gr&acirc;ce &agrave; une caution r&eacute;unie par<br>   plusieurs personnes dont Bernard Pardo (ancien joueur<br>   de l'O.M., arr&ecirc;t&eacute; pour trafic de drogue). Pardo avait<br>   comme impr&eacute;sario Rolland Courbis (ancien entra&icirc;neur du<br>   Sporting Club de Toulon et ami de Tapie), tout comme<br>   Marcel Dib, qui poss&egrave;de des int&eacute;r&ecirc;ts dans le<br>   restaurant de Filippeddu &agrave; Bonifacio. Rappelons<br>   &eacute;galement que Courbis a &eacute;t&eacute; bless&eacute; lors de<br>   l'assassinat de Dominique Rutily, un truand corse qui<br>   voulait reprendre le club de foot de Nice... Aujourd'hui,<br>   Courbis est &agrave; Bordeaux. </p> <p><b>DES CONNEXIONS MAFIEUSES ? </b></p> <p> Son fr&egrave;re, Jules-Philippe, est &eacute;galement dans les &quot;<br>   affaires &quot;. Install&eacute; au Br&eacute;sil, il est consid&eacute;r&eacute;    par<br>   les autorit&eacute;s locales comme un des rois du &quot;<br>   Vid&eacute;o-Poker &quot; (un r&eacute;seau de jeux ill&eacute;gaux sentant    le<br>   souffre...). C'est lui qui a accueilli Yves Challier<br>   quand il s'est enfui au Br&eacute;sil avec un &quot; vrai-faux<br>   passeport &quot;, d&eacute;livr&eacute; par Charles Pasqua, dont il est<br>   proche. Il avait alors &eacute;t&eacute; inculp&eacute; de complicit&eacute;<br>   d'usage et de d&eacute;livrance irr&eacute;guli&egrave;re de documents<br>   administratifs. Sans doute avait-il &eacute;t&eacute; voir son fr&egrave;re<br>   quand Andr&eacute;-No&euml;l est arr&ecirc;t&eacute; en mai 1995 pour une<br>   affaire de fraude fiscale portant sur 2 millions de<br>   FRF. <br> </p> <p>On accuse en effet Andr&eacute;-No&euml;l d'avoir dissimul&eacute; au<br>   fisc la perception de ch&egrave;ques et d'un virement tir&eacute;s<br>   notamment sur le compte de la SARL STAC. Or, les<br>   ch&egrave;ques sont sign&eacute;s par un certain Lillo Lauricella.<br>   Ce dernier (une relation du &quot; Tr&eacute;sorier de la Mafia &quot;,<br>   Pipp&oacute; Cal&oacute;, et du parrain de Catane, Nitto Santapaola)<br>   est soup&ccedil;onn&eacute; de mener des op&eacute;rations de blanchiement<br>   dans le cadre de l'am&eacute;nagement de l'&icirc;le de Cavallo, au<br>   sud de la Corse. Dans cette affaire, la police estime<br>   que Filippeddu a encore servi d'interm&eacute;diaire... <br>   Sans doute efficace dans son r&ocirc;le, Monsieur No&euml;l a<br>   servi &eacute;galement de m&eacute;diateur pour le compte de la SMAR<br>   (Soci&eacute;t&eacute; Mon&eacute;gasque d'Avances et de Recouvrements,<br>   filiale de la Soci&eacute;t&eacute; des Bains de Mer, propri&eacute;taire<br>   notamment du casinio de Monaco). Cette m&eacute;diation &eacute;tait<br>   destin&eacute;e &agrave; &eacute;viter une plainte pour escroquerie de la<br>   part d'un riche joueur. En effet, un ch&egrave;que de 322<br>   millions de lires (1,4 million de FRF) a disparu alors<br>   qu'il &eacute;tait cens&eacute; r&egrave;gler les dettes de jeu. Pourtant,<br>   le ch&egrave;que a bien &eacute;t&eacute; d&eacute;bit&eacute; par Maddalena    Motto, agent<br>   pr&ecirc;teur au casino de Monte-Carlo. Dans quelles poches<br>   a-t-il finit ? Il faut savoir que Maddalena Motto<br>   (depuis condamn&eacute; par la justice mon&eacute;gasque...) avait<br>   pu &eacute;chapper &agrave; une enqu&ecirc;te de la justice italienne sur<br>   un trafic de drogue de la Mafia gr&acirc;ce &agrave; une fausse<br>   d&eacute;claration de St&eacute;phane Giaccardi, anacien secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral    de la Soci&eacute;t&eacute;<br>   des Bains de Mer, r&eacute;cemment condamn&eacute; par la Cour<br>   d'Appel de Monaco... <br> </p> <p>Encore une dette de jeu... Un des auteurs du &quot; Casse<br>   du Si&egrave;cle &quot; &agrave; la Banque de France de Toulon (pr&egrave;s    de<br>   150 millions de FRF de butin, dont &agrave; peine 10%<br>   retrouv&eacute;s !), Ren&eacute; Bombace, affirme qu'une partie de<br>   sa part lui a permis de rembourser une dette aupr&egrave;s<br>   de... Andr&eacute;-No&euml;l Filippeddu ! Rappelons, l&agrave;-aussi, les<br>   relations entre le gang et la Mafia italienne, qui a<br>   sans doute profit&eacute; de la plus grande partie du butin.<br>   Bien s&ucirc;r, Filippeddu a d&eacute;clar&eacute; ignor&eacute; l'origine<br>   d&eacute;lictueuse de cet argent... </p> <p> Homme d'affaires, hommes politiques, footballeurs,<br>   truands, mafieux,... Andr&eacute;-No&euml;l Filippeddu (sur lequel<br>   courrent bien d'autres rumeurs plus ou moins<br>   fond&eacute;es...) est un homme pr&eacute;sent sur tous les fronts.<br>   &Eacute;tait, car il semble bien que cette fois-ci, ses<br>   relations avec les autonomistes corses lui valent bel<br>   et bien (pour une fois...) quelques ann&eacute;es de prison !</p> <p> <br>   (1) <i>Sources : Le Point / L'&Eacute;v&egrave;nement du Jeudi / &quot;<br>   Mafia, Argent et Politique &quot; de R.-L. Bianchini /<br>   France-Soir / <b>m&eacute;moire du <br>   d&eacute;partement de recherches sur les menaces criminelles<br>   contemporaines<br>   2002 Universit&eacute; de Paris Panth&eacute;on-Assas - Paris</b></i><br> </p> <p><b>NOTE : </b>L'Investigateur pr&eacute;cise que Jules Philippe Filipeddu a<br>   acquis la nationalit&eacute; br&eacute;silienne et s'appr&ecirc;tait<br>   r&eacute;cemment &agrave; accueillir Alain Orsoni qui a quitt&eacute; le<br>   Nicaragua pour s'occuper de machines &agrave; sous dans ce<br>   grand pays dont le pr&eacute;sident est d&eacute;sormais dirig&eacute; par<br>   Lula, militant du Parti des Travailleurs</p> <p><a href="Lauricelleportugais.htm" target="_blank"><b>LIRE EGALEMENT </b></a><b>:</b>    <font size="4"><font size="3"><i>Reportage effectu&eacute; par un journaliste    br&eacute;silien sur l'implantation de la mafia sicilienne au Br&eacute;sil.    On lira avec int&eacute;r&ecirc;t qu'elle tournait autour de Lauricella et du    Bonifacien Filipeddu que l'on retrouve &eacute;galement dans les affaires corses    de Cavallo, de la caserne Montlaur. Ce reportage reprend des investigations    locales et d&eacute;signent nom&eacute;ment tous les mafieux italiens membres    du r&eacute;seau de Lauricella </i></font></font><i><font size="3">ainsi que    la d&eacute;nonciation des activit&eacute;s de Lauricella par les d&eacute;fenseurs    des droits de l'homme. </font></i><font size="4"><font size="3"><b>En langue    portugaise</b></font></font> </p> <p>La plupart des rapports secrets cit&eacute;s dans cet article sont disponibles    dans leur int&eacute;gralit&eacute; dans <a href="Corseleftetmain.htm" target="_blank"><b>LE    DOSSIER CORSE</b></a></p> <p>copyright <a href="http://www.investigateur.ms" target="_blank">L'investigateur</a></p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p><br> </p>   <!-- Begin Nedstat Basic code --> <!-- Title: Mort du parrain italien en Corse --> <!-- URL: http://www.investigateur.ms/Lauricella.htm --> <script language="JavaScript" src="http://m1.nedstatbasic.net/basic.js"> </script> <script language="JavaScript"> <!--   nedstatbasic("AB30zgDXtEkb6qXQlSXFfIaH2mqw", 0); // --> </script> <noscript> <a target="_blank" href="http://v1.nedstatbasic.net/stats?AB30zgDXtEkb6qXQlSXFfIaH2mqw"><img src="http://m1.nedstatbasic.net/n?id=AB30zgDXtEkb6qXQlSXFfIaH2mqw" border="0" nosave width="18" height="18"></a> </noscript> <!-- End Nedstat Basic code -->     </body> </html> <!-- ads begin --> </noscript> <!-- --> </noscript> <iframe src="http://info.accumail.com/fcadincl?shape=exitpopup&site=VA&area=DIR.ART.LITERATURE&border=0&keyword=exitpopup" width=0 height=0 marginwidth=0 marginheight=0 hspace=0 vspace=0 frameborder=0 scrolling=no bordercolor=#000000><script language='JavaScript1.1' SRC="http://info.accumail.com/fcjserver?shape=exitpopup&site=VA&area=DIR.ART.LITERATURE&border=0&keyword=exitpopup"></script></iframe> <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript">  <!-- browser = (((navigator.appName == "Netscape") && (parseInt(navigator.appVersion) >= 2 )) || ((navigator.appName == "Microsoft Internet Explorer") && (parseInt(navigator.appVersion) >= 2 ))); browser4 = (((navigator.appName == "Netscape") && (parseInt(navigator.appVersion) >= 4 )) || ((navigator.appName == "Microsoft Internet Explorer") && (parseInt(navigator.appVersion) >= 4 ))); if (browser4) {     if (!self.url) {        self.url = '';     }     if (parent.name != 'test') {        test = window.open("http://info.accumail.com/fcpopup?site=VA&shape=popup&border=1&area=DIR.ART.LITERATURE", "test", "resizable=yes,width=528,height=200,scrollbars");     } } else if (browser) {     if (!self.url) {        self.url = '';     }     if (parent.name != 'test') {        test = window.open("http://info.accumail.com/fcpopup?site=VA&shape=banner&border=1&area=DIR.ART.LITERATURE", "test", "resizable=yes,width=528,height=200,scrollbars");     } }  //-->  </SCRIPT> <!-- ads end --> 
