<html><head><title>Le Vif l'Express Dossier nr. 19</title><META NAME="keywords" content=""><META NAME="category" content=""></head><body bgcolor="#ffffff"><div align="center"><center><table border="0" cellpadding="10" cellspacing="10" width="100%" bgcolor="#FFFFFF"><tr><td width="100%" colspan="2" bgcolor="#00005B"><p align="center"><font face="Eras Ultra ITC, Arial Black" color="#F5FD01"><big><big>LE VIF ONLINE</big></big></font></td></tr><tr><td width="10%" bgcolor="#00005B">&nbsp;</td><td bgcolor="#C6FFFF"> <p align="left"><font color="#974F68" size="5" face="Courier New"><strong><u>LE VIF SANT</u></strong></font></p><p><font size="6" face="eras medium itc, arial black"><strong>D&eacute;g&acirc;ts collat&eacute;raux</strong></font></p> <p><font size="7" face="eras medium itc, arial black"><strong><!--TIT-->R&ecirc;ves de beaut&eacute;<!--/TIT--></strong></font></P> <font size="4" face="eras medium itc, arial black"><em><strong><!--INL-->  <BR><!--/INL--></strong></em></font><BR><font size="4" face="eras medium itc, arial black"><em><strong><!--INL-->L'immense majorit&eacute; de celles et ceux qui  passent par la chirurgie esth&eacute;tique en sortent heureux. Sans doute  parce que leur demande &eacute;tait raisonnable et ne servait pas &agrave; masquer  un autre probl&egrave;me. Ou... parce que le m&eacute;decin a su leur dire non  <BR><!--/INL--></strong></em></font><BR><p><font size="3" face="eras medium itc, Arial">&quot;Six mois apr&egrave;s une modification du nez, les r&eacute;sultats  sont stabilis&eacute;s et, en g&eacute;n&eacute;ral, on demande &agrave; revoir ses patients,  raconte le Dr D.G., plasticien dans une clinique priv&eacute;e bruxelloise.  Ce jour-l&agrave;, une de mes patientes dans ce cas est entr&eacute;e dans mon  cabinet. J'ai vu qu'une bosse s'&eacute;tait en partie reform&eacute;e et que la  pointe du nez avait regrossi. Je m'appr&ecirc;tais &agrave; lui proposer une  retouche, assez fr&eacute;quente apr&egrave;s ce genre d'op&eacute;ration. Mais la dame  s'est exclam&eacute;e, ravie : &quot;Docteur, ma vie a chang&eacute;!&quot; Quelque temps  plus tard, une autre op&eacute;r&eacute;e est venue me voir. En l'apercevant, j'ai  pens&eacute; que j'avais probablement r&eacute;alis&eacute; le plus beau nez de toute ma  carri&egrave;re! La femme s'est assise et elle a d&eacute;clar&eacute; : &quot;&Ccedil;a ne va pas du  tout. D'ailleurs, j'ai d&eacute;j&agrave; vu quatre de vos confr&egrave;res...&quot; J'ai alors  compris que je n'aurais jamais d&ucirc; l'op&eacute;rer. Techniquement, le travail  &eacute;tait parfait. Mais aucun nez n'aurait pu la contenter.&quot;</p><p> </font></p><p><font size="3" face="eras medium itc, Arial">On ne se lance pas impun&eacute;ment dans une chirurgie  esth&eacute;tique. &quot;C'est une op&eacute;ration. Donc, elle laisse des traces,  rappelle le Dr J.F. Personne ne peut jamais en garantir absolument  les r&eacute;sultats, qui ne seront peut-&ecirc;tre pas ceux souhait&eacute;s ou r&ecirc;v&eacute;s  par la personne op&eacute;r&eacute;e. Avant tout acte esth&eacute;tique, les patients  doivent donc savoir ce &agrave; quoi ils s'exposent et &ecirc;tre bien motiv&eacute;s. Il  est &eacute;galement important de voir, avant l'intervention, les photos  d'autres cas montr&eacute;s par le plasticien. Mais cela donne seulement une  orientation, une indication du type des solutions que l'on parvient &agrave;  obtenir. &quot;</p><p> En g&eacute;n&eacute;ral, avant de rencontrer un sp&eacute;cialiste, la personne  int&eacute;ress&eacute;e par un changement de son apparence s'est d&eacute;j&agrave; renseign&eacute;e.  Ce n'est d'ailleurs pas difficile : les m&eacute;dias d&eacute;taillent &agrave; qui mieux  mieux les nouvelles techniques de la m&eacute;decine esth&eacute;tique. Comment,  pourtant, d&eacute;terminer sans comp&eacute;tences m&eacute;dicales celles qui  conviennent &agrave; chacun? Entre banalisation et terreurs provoqu&eacute;es par  le r&eacute;cit de certains ratages, le patient a souvent du mal &agrave; s'y  retrouver... </p><p> &quot;La personne arrive avec une demande, raconte le Dr S.D., plasticien  dans un grand h&ocirc;pital bruxellois. Une premi&egrave;re chose importante &agrave;  faire, apr&egrave;s l'avoir interrog&eacute;e sur le changement souhait&eacute;, est de  pr&eacute;ciser son histoire m&eacute;dicale.&quot; Il arrive en effet qu'aucune  intervention ne soit possible, pour des raisons m&eacute;dicales. Un  exemple? Trop de varices... et une liposuccion peut entra&icirc;ner une  embolie! &quot;Il faut donc v&eacute;rifier son &eacute;tat g&eacute;n&eacute;ral de sant&eacute;, puis  examiner la situation locale de la zone &agrave; op&eacute;rer, poursuit le  plasticien. Dans le cas d'une demande de chirurgie du visage, je fais  pr&eacute;ciser devant un miroir ce que la personne n'aime pas et je lui  demande de formuler le plus pr&eacute;cis&eacute;ment possible ce qu'elle  recherche. On peut alors guider sa demande, lui dire si ce qu'elle  souhaite est possible, lui expliquer ce qui lui convient le mieux ou  insister sur ce qui serait franchement d&eacute;raisonnable. Il faut,  ensuite, d&eacute;tailler l'op&eacute;ration et dire o&ugrave; seront les cicatrices  qu'elle entra&icirc;nera.&quot; Le patient doit avoir compris ces explications  et pouvoir poser toutes les questions qu'il souhaite. &quot;Enfin, nous  abordons les risques et les complications li&eacute;es &agrave; l'intervention.  Muni de ces informations, il est alors en mesure de donner son  consentement &eacute;clair&eacute;&quot;, ajoute-t-il. Sans surprise, un certain nombre  de plasticiens n'h&eacute;sitent donc pas &agrave; d&eacute;crire compl&egrave;tement le  traitement envisag&eacute;, quitte, peut-&ecirc;tre, &agrave; inqui&eacute;ter le patient. </p><p> Selon un certain nombre de m&eacute;decins, ce n'est pas ces derniers de  sugg&eacute;rer une intervention esth&eacute;tique ou de proposer une autre  op&eacute;ration que celle r&eacute;clam&eacute;e (sauf en cas de raison &quot;technique&quot;,  comme une demande de lifting du bas du visage qui n&eacute;gligerait de  prendre en compte un cou tr&egrave;s frip&eacute;...). De m&ecirc;me, rappellent-ils, une  op&eacute;ration esth&eacute;tique ne se programme jamais dans l'urgence.  D'ailleurs, la majorit&eacute; des plasticiens planifient une deuxi&egrave;me  consultation avant toute intervention. &quot;La premi&egrave;re fois, les  personnes sont parfois d&eacute;j&agrave; si contentes d'avoir os&eacute; formuler leur  demande et si stress&eacute;es qu'elles n'&eacute;coutent plus nos explications,  assure le Dr M.H. Lors du deuxi&egrave;me entretien, elles vont pouvoir  poser ou reposer des questions, revenir sur les risques op&eacute;ratoires,  sur les difficult&eacute;s postop&eacute;ratoires, etc. Elles prendront ainsi leur  d&eacute;cision en toute connaissance de cause.&quot; </p><p> Ce deuxi&egrave;me entretien permet &eacute;galement au plasticien de bien cerner  la demande du patient. &quot;Gr&acirc;ce aux techniques actuelles, nos gestes  sont dosables, adaptables &agrave; de nombreuses situations, ce qui n'&eacute;tait  pas vrai il y a vingt ans&quot;, explique le Dr S.D. Contrairement aux  Am&eacute;ricains, les Europ&eacute;ens ne tombent pas (encore?) dans les exc&egrave;s de  la chirurgie esth&eacute;tique. Les femmes ne d&eacute;sirent pas devenir des  poup&eacute;es Barbie, aux seins hypergonfl&eacute;s ou aux l&egrave;vres manifestement  trop pulpeuses pour &ecirc;tre naturelles. &quot;Je ne veux surtout pas &ecirc;tre  comme la chanteuse Sheila apr&egrave;s son op&eacute;ration&quot;, s'exclament certaines  dames avant un lifting et redoutant de se retrouver avec un visage  tir&eacute; au cordeau.</p><p> </font></p><font size="4" face="eras medium itc, arial black">Etre &agrave; l'&eacute;coute  </font> <p><font size="3" face="eras medium itc, Arial">&quot;Il est essentiel d'&ecirc;tre &agrave; l'&eacute;coute des patients, de cerner au  plus pr&egrave;s leurs attentes et de leur dire ce qu'ils peuvent esp&eacute;rer de  l'intervention&quot;, pr&eacute;cise le Dr S.D. Lucie, 19 ans, n'a pas eu cette  chance-l&agrave;. Pour des raisons m&eacute;dicales, il fallait lui avancer la  m&acirc;choire. Elle souhaitait en profiter pour corriger son nez. Le  chirurgien a sugg&eacute;r&eacute; de modifier aussi ses pommettes et elle l'a  laiss&eacute; faire. R&eacute;sultat : une charmante jeune fille. Avec un seul  d&eacute;faut : elle ne se reconna&icirc;t plus dans le miroir...</p><p> Les rencontres avec le plasticien permettent aussi &agrave; ce dernier de  refuser d'intervenir, dans certains cas, pour des motifs li&eacute;s au  psychisme du patient. Certains praticiens assurent ainsi ne pas  acc&eacute;der &agrave; une demande de chirurgie esth&eacute;tique sur 3 ou 4, m&ecirc;me si ce  refus n'est que temporaire. Parfois, en effet, si d'autres  traitements sont entrepris d'abord, comme, par exemple, un  amaigrissement ou un accompagnement psychologique, une chirurgie  esth&eacute;tique pourra &ecirc;tre envisag&eacute;e. En tout cas, les plasticiens se  m&eacute;fient des patients r&eacute;clamant sans cesse d'autres interventions sur  leur corps. Ou des femmes de 40 ou 50 ans r&ecirc;vant d'un lifting parce  que leur compagnon vient de &quot;partir pour une jeunesse&quot;. Ils savent  trop bien que la chirurgie seule ne fera pas revenir l'&eacute;poux et  risque, ensuite, de focaliser toute leur col&egrave;re... D&egrave;s lors, dans  certains cas, ils temporisent. Demandent &agrave; revoir le patient apr&egrave;s  r&eacute;flexion mutuelle. Ou s'entourent de l'avis de psychologues. </p><p> Dans un grand h&ocirc;pital bruxellois, depuis pr&egrave;s de cinq ans, une  cellule sp&eacute;cifique compos&eacute;e d'un psychiatre et de psychologues vient  ainsi aider les hommes et les femmes &agrave; y voir plus clair. Elle  soutient aussi les patients si, une fois l'op&eacute;ration termin&eacute;e, ils  ont du mal &agrave; la vivre. &quot;Un changement corporel ne se d&eacute;cide pas sans  r&eacute;flexion, rappelle Jeannine Lallemand, psychoth&eacute;rapeute et  infirmi&egrave;re sociale dans cette unit&eacute;. Il ne s'agit pas non plus de  l'entreprendre pour faire plaisir &agrave; quelqu'un d'autre, pour  ressembler &agrave; un mod&egrave;le ou parce que l'on c&egrave;de &agrave; la pression d'une  soci&eacute;t&eacute; qui nous fait croire que seule la jeunesse nous place parmi  les gens qui comptent, &agrave; savoir ceux qui restent comp&eacute;titifs. Le r&ocirc;le  du psy n'est pas d'interdire ou d'emp&ecirc;cher l'op&eacute;ration, mais de faire  prendre conscience &agrave; la personne concern&eacute;e que cela ne r&eacute;glera pas  les probl&egrave;mes dont elle souffre a l'int&eacute;rieur d'elle-m&ecirc;me.  L'op&eacute;ration doit donc &ecirc;tre r&eacute;fl&eacute;chie : c'est l'occasion d'apprendre &agrave;  mieux se conna&icirc;tre. Il faut, aussi, r&eacute;aliser que le fait de modifier  l'image de son corps est un peu moins simple que de le poser sans  r&eacute;flexion sur une table d'op&eacute;ration.&quot; </p><p> &quot;D'une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, nous essayons de faire comprendre au patient  qu'en touchant &agrave; son corps il touche aussi &agrave; sa t&ecirc;te, compl&egrave;te sa  coll&egrave;gue Nadine Vermeylen, psychoth&eacute;rapeute. Il s'agit &eacute;galement de  mettre en ad&eacute;quation l'attente de la personne et le r&eacute;sultat probable  de sa demande. Certains patients ont r&eacute;ellement un espoir immod&eacute;r&eacute; et  s'&eacute;tonnent ensuite en disant : &quot;&Ccedil;a n'a rien chang&eacute;&quot;. De fait, faute  de se r&eacute;concilier d'abord avec soi, cela ne pouvait rien modifier :  l'esth&eacute;tique ne r&eacute;sout pas les probl&egrave;mes de fond, quand il y en a. La  chirurgie peut aider &agrave; construire &quot;l'id&eacute;al du moi&quot;, c'est-&agrave;-dire une  image am&eacute;lior&eacute;e de soi, &agrave; laquelle nous souhaitons tous nous  identifier. En revanche, elle risque de poser probl&egrave;me si l'on  recherchait un &quot;moi id&eacute;al&quot;, une image inaccessible et imaginaire  reposant sur une toute-puissance narcissique. En r&eacute;alit&eacute;, la  chirurgie esth&eacute;tique ne peut r&eacute;parer l'irr&eacute;parable comme, par  exemple, la blessure premi&egrave;re d'un rejet maternel&quot;, rappelle-t-elle.  Avant de se lancer dans une chirurgie esth&eacute;tique, ne faudrait-il pas,  d'abord, apprendre &agrave; s'aimer?</p><p> Seulement voil&agrave;... parfois, personne ne vous refuse ce que vous  exigez. Parfois, personne ne vient troubler votre utopie. Parfois,  aussi, l'acte chirurgical ne donne pas les r&eacute;sultats escompt&eacute;s ou  s'accompagne d'effets secondaires trop lourds &agrave; porter. A l'ordre des  m&eacute;decins du Brabant, on admet ainsi recevoir un certain nombre de  plaintes concernant la chirurgie esth&eacute;tique. &quot;Certes, leur proportion  est relativement raisonnable, assure son pr&eacute;sident, le Dr Jean-Paul  Squifflet. Elles concernent, en majorit&eacute;, des m&eacute;decins non  plasticiens et pratiquant la m&eacute;decine esth&eacute;tique. Souvent, elles font  &eacute;tat d'une absence d'information pr&eacute;alable suffisante. Mais, parfois,  elles rev&egrave;lent aussi des actes pos&eacute;s sans bonne indication. Et puis,  si le r&eacute;sultat n'est pas &agrave; la hauteur de ce que le patient  escomptait, les honoraires sont &eacute;galement mis sur la sellette.&quot; Face  &agrave; ces plaintes, l'ordre s'avoue souvent d&eacute;sarm&eacute;, d'autant qu'il ne  peut intervenir que pour sanctionner des fautes d&eacute;ontologiques  commises par le m&eacute;decin. Ce qui n'est pas toujours le cas. </p><p> De plus en plus, c'est en justice que les patients demandent des  comptes. Le Dr X. fait partie de ces plasticiens souvent nomm&eacute;s &agrave;  titre d'expert. Charg&eacute;s d'aider le juge &agrave; estimer le dommage, ils  d&eacute;terminent si celui-ci est d&ucirc; &agrave; une faute m&eacute;dicale. &quot;Presque tous  les praticiens pratiquant l'esth&eacute;tique ont eu un jour l'un ou l'autre  un probl&egrave;me, souligne-t-il. Tous, pourtant, n'avaient pas forc&eacute;ment  commis de faute : un incident lors d'une op&eacute;ration peut survenir sans  qu'il y ait n&eacute;cessairement faute.&quot; Mais le public &eacute;prouve bien des  difficult&eacute;s &agrave; l'admettre. </p><p> &quot;Lorsque survient un probl&egrave;me, une mauvaise relation entre le  chirurgien et son patient peut conduire ce dernier &agrave; porter le litige  devant les tribunaux, poursuit le Dr X. Le patient s'attend, en  effet, &agrave; ce que son insatisfaction soit prise en compte. Premier cas  de figure : le chirurgien a correctement inform&eacute; la personne avant  l'intervention. Il dit ensuite : &quot;J'admets qu'il y a un probl&egrave;me et  cette situation me d&eacute;sole autant que vous. Ensemble, nous allons tout  faire pour y porter rem&egrave;de.&quot; En proposant, s'il y a lieu,  d'entreprendre les retouches sans demander d'honoraires, il d&eacute;samorce  le conflit, assure le Dr X. En revanche, s'il refuse tout dialogue ou  toute remise en cause de son travail, c'est le recours quasi assur&eacute;  au tribunal.&quot;</p><p> Un certain nombre de cas examin&eacute;s par cet expert concernent  cependant, aussi, des probl&egrave;mes li&eacute;s &agrave; une mauvaise indication de  traitements ou &agrave; un traitement non appropri&eacute;. Comme r&eacute;aliser une  liposuccion sur des zones dites &quot;taboues&quot; (c'est-&agrave;-dire sur  lesquelles une intervention ne doit en principe pas &ecirc;tre men&eacute;e ou  avec la plus grande prudence), ou pratiquer un lifting chez une  grande fumeuse, ou esp&eacute;rer remonter des seins trop descendus par de  simples proth&egrave;ses sans redrapage de la peau, etc.</p><p> &quot;Tr&egrave;s souvent, aussi, les patientes se plaignent de ne pas avoir &eacute;t&eacute;  suffisamment inform&eacute;es des effets secondaires de l'op&eacute;ration, de la  pr&eacute;sence de cicatrices, des complications postop&eacute;ratoires possibles.  Il est, &eacute;videmment, tr&egrave;s difficile d'en juger : en l'absence d'un  document &eacute;crit, c'est la parole du patient contre celle du m&eacute;decin,  rappelle l'expert. En fait, parmi les dossiers soumis &agrave; l'expertise  judiciaire, les vraies fautes m&eacute;dicales, au sens juridique, sont  relativement rares.&quot; Dit-il cela pour m&eacute;nager le petit monde des  plasticiens, au sein duquel tout le monde se conna&icirc;t? &quot;Non,  assure-t-il avec force. Simplement, une chirurgie esth&eacute;tique &quot;rate&quot;  parfois, sans aucune faute r&eacute;elle. Son r&eacute;sultat peut ne pas &ecirc;tre  conforme aux esp&eacute;rances. Et les douleurs ou les cons&eacute;quences de  l'op&eacute;ration sembler trop lourdes au patient. C'est pour cela qu'il  faut insister sur l'importance d'une bonne communication entre le  patient et le m&eacute;decin, avant toute intervention. Il faut aussi,  parfois, que ce dernier ait le courage de refuser de prendre en  charge des personnes dont les motivations ne sont pas claires, ou les  attentes, irr&eacute;alistes. C'est pour cela, &eacute;galement, qu'il est vraiment  temps d'instaurer dans notre pays un syst&egrave;me de responsabilit&eacute; sans  faute, permettant le d&eacute;dommagement des victimes, sans qu'elles aient  &agrave; se lancer dans des proc&eacute;dures o&ugrave; elles tentent, par avocats  interpos&eacute;s, de d&eacute;montrer l'improuvable.&quot; Une fa&ccedil;on comme une autre de  rappeler que le bistouri des plasticiens n'est pas et ne sera  jamais... une baguette magique.</font></p><FONT SIZE="4">P.G.</FONT><BR></td></tr></table></center></div><p>&nbsp;</p> </body></html> 
