<HTML> <HEAD> <TITLE>chocolat</TITLE> </HEAD> <BODY LINK="#0000ff" VLINK="#800080" BGCOLOR="#ccffff">  <B><FONT SIZE=5 COLOR="#ff0000"><P ALIGN="CENTER">Chocolat</P> <P ALIGN="CENTER">La nourriture des dieux interdite aux diab&eacute;tiques?</P> </B></FONT><P>Dans la profonde for&ecirc;t amazonienne, il y a quelques milliers d'ann&eacute;es, est apparu un petit arbre dont les fleurs rouges et oranges donnaient naissance &agrave; de gros fruits remplis d'amandes. Les habitants savaient que ces fruits &eacute;taient r&eacute;serv&eacute;s aux dieux. Cependant, les dieux &eacute;taient bons, et les hommes pouvaient en consommer &agrave; l'occasion de certaines manifestations religieuses. La nourriture des dieux prit plus tard le nom de chocolat. </P> <P>L'interdit a souvent &eacute;t&eacute; le corollaire du traitement du diab&egrave;te. L'aliment sucr&eacute;, l'aliment source de plaisir devenait l'aliment interdit. Les r&eacute;gimes donn&eacute;s aux diab&eacute;tiques devenaient des &eacute;pitaphes en hommage &agrave; la tristesse. Heureusement la connaissance a progress&eacute;, et tout particuli&egrave;rement la connaissance nutritionnelle. Aussi les recommandations actuelles vont dans le sens d'une alimentation &eacute;quilibr&eacute;e ou rien n'est interdit &agrave; la seule condition d'&eacute;viter l'exc&egrave;s et de ma&icirc;triser les moments les plus ad&eacute;quats. </P> <P ALIGN="CENTER"><IMG SRC="chocol1.jpg" WIDTH=122 HEIGHT=99></P> <B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000"><P ALIGN="CENTER">Un ou deux morceaux de chocolat pourquoi pas!...</P> </B></FONT><P>Le cacaotier, petit arbre dont la naissance remonte assez loin dans le temps, est originaire des for&ecirc;ts tropicales d'Am&eacute;rique, de l'Amazonie aux for&ecirc;ts d'Am&eacute;rique centrale. Les Mayas ont &eacute;t&eacute; les premiers &agrave; laisser des traces de son existence et de son utilisation. Ils avaient donn&eacute; le nom de "Cacahuaquchtl" &agrave; l'arbre &agrave; chocolat. La civilisation Maya a connu ses heures de splendeur entre le 6&egrave;me si&egrave;cle et l'an 1000. Durant cette p&eacute;riode, la for&ecirc;t tropicale se remplit de temples et de voies pav&eacute;es, et on peut en admirer les vestiges au Guatemala (Tikal par exemple), ou dans le sud-est du Mexique, dans la presqu'&icirc;le du Yucatan. La civilisation des Mayas n'&eacute;tait pas douce, les sacrifices humains &eacute;taient monnaie courante. Suivant les donn&eacute;es ethnologiques disponibles actuellement, il est vraisemblable qu'ils utilisaient lors de f&ecirc;tes religieuses, une potion &agrave; base des amandes du fruit du cacaotier un peu ferment&eacute;es, avec un peu de piment. Le cacaotier &eacute;tait l'arbre des dieux, aussi la consommation de cette boisson ne devait pas &ecirc;tre quotidienne. Apr&egrave;s l'an 1000, les mayas se dispers&egrave;rent dans la for&ecirc;t, sans que l'on connaisse la raison exacte. Cependant la consommation du chocolat &eacute;cras&eacute; et m&eacute;lang&eacute; au piment et &agrave; des herbes aromatiques, forme inhabituelle pour nous, resta une pratique connue parmi les indiens, pour lesquels elle garda un caract&egrave;re sacr&eacute;. De nos jours, quelques communaut&eacute;s consomment encore cette boisson piment&eacute;e. Dans le Yucatan, certains plats mexicains font entrer ce chocolat relev&eacute; dans l'accompagnement de viandes que l'on voit servies avec une sauce noire. </P> <B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000"><P ALIGN="CENTER">Cortes et le "Xocoalt"</P> </B></FONT><P ALIGN="CENTER"><IMG SRC="azteque.gif" WIDTH=122 HEIGHT=122></P> <P>Les Azt&egrave;ques avaient une civilisation resplendissante jusqu'&agrave; l'arriv&eacute;e des Espagnols avec Cortes en 1521. Ils consommaient, eux aussi lors de manifestations festives la boisson chocolat&eacute;e au piment. Ils l'appelaient "Xocoalt". Cortes &agrave; son arriv&eacute;e se trouva dans l'obligation d'y go&ucirc;ter, sans envie particuli&egrave;re, mais les conqu&ecirc;tes obligent quelquefois des concessions. Peut &ecirc;tre, les Azt&egrave;ques convainquirent celui qu'ils prenaient pour leur dieu, par les vertus aphrodisiaques que l'on pr&ecirc;tait au chocolat. Plus passionn&eacute; par l'or que par le chocolat, Cortes portait plus d'int&eacute;r&ecirc;t au gobelet de m&eacute;tal pr&eacute;cieux qu'&agrave; la boisson. Le chocolat avait un statut particulier chez les Azt&egrave;ques. Sur le march&eacute;, avec environ 100 f&egrave;ves de chocolat, on pouvait acheter un esclave. Utilis&eacute;es par les Azt&egrave;ques comme monnaie d'&eacute;change, l'int&eacute;r&ecirc;t pour cette f&egrave;ve se trouva renforc&eacute; parmi l'arm&eacute;e et la hi&eacute;rarchie espagnole. Ils charg&egrave;rent sur leurs vaisseaux des sacs de f&egrave;ves du cacaotier et lorsque les Anglais arraisonnaient un de ces navires espagnols sur le retour, ils &eacute;taient assez surpris de trouver ces "sacs de graines sans valeur", car pour eux comme pour les Espagnols, seul l'or comptait.</P> <P>L'incursion de la f&egrave;ve de chocolat en Europe ne fut pas aussi rapide qu'elle le serait au XX &egrave;me si&egrave;cle, mais sa diffusion fut assez prompte. L'Espagne, premier pays d'accueil la re&ccedil;ut chaleureusement. Vu les histoires de luxure colport&eacute;es sur cette merveilleuse boisson, les premi&egrave;res f&egrave;ves disparurent &agrave; prix d'or.</P> <P>De retour dans son pays, Cortes, s'&eacute;tait &eacute;pris de la boisson chocolat&eacute;e, une chocolati&egrave;re tr&ocirc;nait en permanence sur son bureau. Mais, comment l'Espagne tr&egrave;s catholique, allait-elle domestiquer cette boisson qui piment&eacute;e, aphrodisiaque, source de plaisir, avait toute l'apparence du diable en personne. Les eccl&eacute;siastiques ont un sens culinaire extr&ecirc;mement d&eacute;velopp&eacute;, aussi ils le mirent au service du chocolat. Leur premi&egrave;re d&eacute;marche fut de remplacer le piment et les parfums inhabituels, suppos&eacute;s ferments diaboliques, par du sucre et de la cr&egrave;me. Le r&eacute;sultat fut des plus satisfaisants pour le palais.</P> <P>Li&eacute; au sucre, le chocolat connut progressivement le succ&egrave;s dans les cours europ&eacute;ennes. Madame de Maintenon, Louis XIV, le mirent &agrave; l'honneur sur leurs tables. Les &eacute;crivains, intellectuels des si&egrave;cles pass&eacute;s, de la Marquise de S&eacute;vign&eacute; &agrave; Alexandre Dumas en passant par Voltaire, ont tous admir&eacute; et consomm&eacute; ce breuvage source de plaisir et de cr&eacute;ation.</P> <P>Cependant un produit tel que le chocolat ne se r&eacute;pandit pas tout aussi rapidement sur l'ensemble des tables fran&ccedil;aises. Son co&ucirc;t restait des plus dissuasifs, et l'ensemble de la population fran&ccedil;aise avait pour premier objectif dans les si&egrave;cles pass&eacute;s de manger &agrave; sa faim. Le plaisir venait ensuite et le plus souvent de ce qui pouvait &ecirc;tre produit ou fabriqu&eacute; dans un univers g&eacute;ographique proche. Les ann&eacute;es passent et le chocolat n'est plus maintenant un inconnu.</P> <TABLE BORDER CELLSPACING=1 CELLPADDING=4 WIDTH=590> <TR><TD VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffff00" HEIGHT=317> <P ALIGN="CENTER"><B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000">Aphrodisiaque le chocolat ?</P> </B></FONT><FONT SIZE=2><P>Les &eacute;crits des ann&eacute;es 1500 relatent que durant les 13 jours qui pr&eacute;c&eacute;daient la r&eacute;colte des fruits du cacaotier en Pays Azt&egrave;que, les hommes, comme les femmes devaient s'abstenir de toutes pratiques sexuelles. Lorsque le jour de la r&eacute;colte arrivait, une grande f&ecirc;te avait lieu. Au cours de cette f&ecirc;te, les sacrifices humains n'&eacute;taient pas absents. Il y avait &eacute;galement des danses o&ugrave; les participants, masqu&eacute;s avec recherche, cherchaient &agrave; s'attribuer la cl&eacute;mence des dieux. L'empereur buvait abondamment cette boisson. Durant cette f&ecirc;te, les hommes buvaient cette boisson chocolat&eacute;e servie par des vierges d&eacute;nud&eacute;es. Des pratiques quelque peu orgiaques s'en suivaient. La nourriture des dieux stimulait ces pratiques et les coutumes religieuses &eacute;taient tr&egrave;s permissives. </P> <P>Les vertus aphrodisiaques du chocolat furent tenaces. L'empereur Azt&egrave;que ne p&eacute;n&eacute;trait jamais dans son harem, sans en avoir absorb&eacute; un ou deux bols. Ces croyances furent transmises en Europe, et elles restent pr&eacute;sentes dans beaucoup d'esprits. Les scientifiques tentent de confirmer cette qualit&eacute; en rappelant que le chocolat contient de la ph&eacute;nylethylamine, un composant naturel s&eacute;cr&eacute;t&eacute; par le cerveau humain dont la concentration augmente chez les amoureux. </FONT></TD> </TR> </TABLE>  <P>&nbsp;</P> <B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000"><P ALIGN="CENTER">Comment se fabrique le chocolat</P> </B></FONT><P>Les fruits du cacaotier (appel&eacute;s cabosses) sont assez volumineux, de 20 &agrave; 30 cm de long. Ils ne peuvent &ecirc;tre cultiv&eacute;s que dans la for&ecirc;t tropicale. Suivant les esp&egrave;ces, on trouve des fruits de forme ovo&iuml;de, verts, rouges, jaunes. Coup&eacute;s &agrave; la machette, ils sont laiss&eacute;s au pied des arbres durant quelques jours, pour que la fermentation leur permette de d&eacute;velopper leur ar&ocirc;me. Ensuite, ils sont ouverts, &agrave; la machette par exemple, et on d&eacute;couvre &agrave; l'int&eacute;rieur de chaque cabosse de 20 &agrave; 50 amandes blanches noy&eacute;es dans une pulpe filandreuse. D&eacute;j&agrave; sous la chaleur tropicale les petites amandes prennent apr&egrave;s quelques jours la couleur brune du chocolat. Elles sont plac&eacute;es dans des sacs et exp&eacute;di&eacute;es dans les pays consommateurs. </P> <P>Cabosses <IMG SRC="cabosses.jpg" WIDTH=122 HEIGHT=122></P> <P>Une fois arriv&eacute;es, elles sont lav&eacute;es, torr&eacute;fi&eacute;es et d&eacute;cortiqu&eacute;es. A ce moment l'odeur caract&eacute;ristique du chocolat remplit l'atmosph&egrave;re. Les morceaux passent alors entre 2 gros disques, une sorte de moulin. Ils vont &ecirc;tre &eacute;cras&eacute;s et une sorte de p&acirc;te marron gluante se forme apr&egrave;s cette op&eacute;ration. Elle va servir de base &agrave; toutes les pr&eacute;parations de chocolat. Soumise &agrave; une tr&egrave;s haute pression cette p&acirc;te se s&eacute;pare entre un liquide ambre: le beurre de cacao et un r&eacute;sidu solide, sorte de magma noir&acirc;tre: la poudre de cacao. La s&eacute;paration n'est jamais totale. Le beurre de cacao permet de fabriquer le chocolat blanc. La poudre de cacao donne la couleur noire au chocolat et sert de pr&eacute;paration au chocolat noir qui contient plus ou moins de beurre de cacao. Selon le taux d'extraction du beurre de cacao (pression plus ou moins forte) on obtient une poudre plus ou moins grasse. Le chocolat en poudre sucr&eacute; est r&eacute;alis&eacute; en ajoutant du sucre &agrave; cette poudre qui d'origine contient tr&egrave;s peu de glucides (10% de la mati&egrave;re s&egrave;che). Il doit contenir au moins 32 % de poudre de cacao. Du lait, de la farine peuvent &ecirc;tre ajout&eacute;s pour obtenir des boissons chocolat&eacute;es.</P> <P>La tablette de chocolat noir est obtenue en m&eacute;langeant, le beurre de cacao, la poudre de cacao, et du sucre. Le chauffage de ce m&eacute;lange permet d'obtenir l'onctuosit&eacute; n&eacute;cessaire et la consistance ad&eacute;quate du bon chocolat. Le minimum de cacao n&eacute;cessaire pour avoir l'appellation de chocolat est de 30 %, mais les amateurs consid&egrave;rent qu'il faut au moins d&eacute;passer les 50 %, 60 % pour avoir un bon chocolat. Chaque f&egrave;ve de chocolat porte le go&ucirc;t de son origine. Le go&ucirc;t et le parfum des f&egrave;ves africaines sont diff&eacute;rents de ceux des f&egrave;ves am&eacute;ricaines, comme de ceux des f&egrave;ves de Malaisie. Les chocolatiers europ&eacute;ens sont extr&ecirc;mement sensibles au choix de leurs f&egrave;ves pour obtenir un bon chocolat. </P> <B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000"><P ALIGN="CENTER">Le chocolat au lait</P> </B></FONT><P>A la fin du si&egrave;cle dernier dans les alpages suisses, quelques chocolatiers avaient install&eacute; leurs fabriques. Daniel Peter &eacute;tait l'un d'eux et avec un pharmacien d&eacute;nomm&eacute; Nestl&eacute;, ils d&eacute;cid&egrave;rent en 1875 de m&eacute;langer du lait concentr&eacute; avec le chocolat. La firme Nestl&eacute; n'&eacute;tait pas encore n&eacute;e mais ses racines se sont faufil&eacute;es entre les montagnes alpines et le chocolat au lait fera son succ&egrave;s. La Suisse est reconnue pour les qualit&eacute;s de son chocolat, mais sa r&eacute;putation s'est constitu&eacute;e sans doute apr&egrave;s le voyage de Goethe en 1797. Lors d'un voyage en Suisse, de peur du chocolat local, il avait emport&eacute; son chocolat allemand.</P> <P ALIGN="CENTER"><IMG SRC="chocola.jpg" WIDTH=122 HEIGHT=122></P> <B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000"><P ALIGN="CENTER">C&ocirc;te d'Ivoire, Br&eacute;sil, Malaisie</P> </B></FONT><P>Si l'Am&eacute;rique centrale produit un peu moins de chocolat, sa culture s'est &eacute;tendue au Br&eacute;sil, ou de grandes plantations bien align&eacute;es se succ&egrave;dent. Autre grand producteur en Afrique, la C&ocirc;te d'Ivoire, qui, gr&acirc;ce &agrave; un bon r&eacute;seau de communication, se place en t&ecirc;te des producteurs africains, devant son voisin le Ghana. Le cacaotier a travers&eacute; les mers pour s'implanter dans les for&ecirc;ts &eacute;quatoriales de Malaisie qui est devenue un des producteurs privil&eacute;gi&eacute;s de l'Asie. Le march&eacute; du chocolat est soumis &agrave; de grosses sp&eacute;culations. De grosses quantit&eacute;s de produit peuvent arriver sur le march&eacute; et faire chuter les cours. D'un autre c&ocirc;t&eacute; une carence du c&ocirc;t&eacute; des producteurs les fait s'envoler. A New York, ces sp&eacute;culateurs du chocolat s'appellent "cocoa brokers", et sur ce march&eacute; on ne peut plus volatile, les profits quelquefois spectaculaires ne sont pas rares. Les azt&egrave;ques utilisaient les amandes du cacaotier comme monnaie d'&eacute;change, les sp&eacute;culateurs s'en servent pour accumuler des dollars, il semble que le chocolat tend &agrave; garder ses valeurs ancestrales.</P> <TABLE BORDER CELLSPACING=1 CELLPADDING=4 WIDTH=636> <TR><TD VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffff00" HEIGHT=224> <P ALIGN="CENTER"><B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000">La consommation de chocolat</P> </B></FONT><P>En Europe en 1984, les Suisses battaient les records de consommation mondiale avec approximativement 10 kilos par personne et par an. Les Britanniques, les Belges et les Norv&eacute;giens sont &eacute;galement de gros consommateurs. La France se place plut&ocirc;t parmi les faibles consommateurs. Cependant comme tous les pays riches, sa consommation reste importante. En France en 1987, l'INSEE parle d'une consommation annuelle par personne de 2,8 kilos. De petites variations &eacute;taient observ&eacute;es suivant les r&eacute;gions, Paris consommait 2,5 kilos, alors que les habitants du Nord en consommaient plus de 3 kilos. L'Ouest se pla&ccedil;ait dans une bonne moyenne avec 2,7 kilos. Les contrema&icirc;tres seraient les plus attir&eacute;s par le chocolat avec 3,7 kilos et les ouvriers agricoles parmi les plus faibles avec moins d'un kilo.</TD> </TR> </TABLE>  <P ALIGN="CENTER">&nbsp;</P> <B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000"><P ALIGN="CENTER">Le chocolat n'est pas un ennemi de la sant&eacute;</P> </B></FONT><P>Un des seuls d&eacute;fauts que l'on peut trouver au chocolat, est sa richesse calorique, car 100 grammes de chocolat noir &agrave; croquer (1 tablette) apporte 550 kilocalories, mais manger une tablette enti&egrave;re n'est pas une pratique quotidienne habituelle. Le chocolat contient des graisses, mais pas des graisses animales, des graisses v&eacute;g&eacute;tales donc des graisses moins n&eacute;fastes. Le chocolat noir ne contient pas de cholest&eacute;rol, ni de sel. Comme on le voit ses caract&eacute;ristiques ne sont pas si dramatiques, sauf peut &ecirc;tre sa grande richesse en lipides, ce qui fait sa richesse calorique et le compagnon des kilos superflus.</P> <P>Les m&eacute;decins et les scientifiques se sont pench&eacute;s avec ferveur sur ce condiment, puisque lorsque l'on frappe sur un terminal bibliographique m&eacute;dical le mot "Chocolate", c'est plus de 800 r&eacute;f&eacute;rences d'articles publi&eacute;s dans la presse scientifique internationale au cours des 10 derni&egrave;res ann&eacute;es qui apparaissent. Leurs propres motivations et leurs d&eacute;sirs ont peut &ecirc;tre stimul&eacute; cette abondante recherche. </P> <B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000"><P ALIGN="CENTER">Amoureux du chocolat</P> </B></FONT><P>Difficile de r&eacute;sumer ces publications car elles touchent des domaines tr&egrave;s divers. Par exemple le chocolat contient une substance appel&eacute;e ph&eacute;nyl&eacute;thylamine. Elle est s&eacute;cr&eacute;t&eacute;e naturellement dans le cerveau humain et sa concentration augmente chez les amoureux. Dans les pratiques sportives, o&ugrave; l'apport calorique doit &ecirc;tre suffisant dans un espace r&eacute;duit, plusieurs &eacute;quipes de chercheurs ont montr&eacute; que le profil glyc&eacute;mique de diff&eacute;rentes collations dont les barres de chocolat &eacute;taient similaires. Constatant l'interdit du sucre simple dans les pratiques traditionnelles en diab&eacute;tologie pour les insulinod&eacute;pendants, des p&eacute;diatres ont remplac&eacute; des desserts habituellement prescrits chez des diab&eacute;tiques par une part &eacute;quivalente en glucides de g&acirc;teau au chocolat. Ils n'ont constat&eacute; aucune diff&eacute;rence. Il en est de m&ecirc;me lorsque d'autres auteurs ont constat&eacute; l'effet de plusieurs collations dont une de chocolat chez des diab&eacute;tiques trait&eacute;s par insuline.</P> <B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000"><P ALIGN="CENTER">Les chocolatomanes</P> </B></FONT><P>Il existe une cat&eacute;gorie de personnes appel&eacute;e "chocolatomane", c'est &agrave; dire ceux qui ne peuvent pas se passer de leurs 70 ou 100 grammes quotidiens de chocolat. Ils sont consid&eacute;r&eacute;s comme d&eacute;pendant du chocolat. Si des troubles psychologiques ont put &ecirc;tre observ&eacute;s en cas de manque, aucune cons&eacute;quence physique nette n'a pu &ecirc;tre mise en &eacute;vidence. Par contre plusieurs auteurs ont montr&eacute; d'autres troubles dans les pratiques nutritionnelles de ces personnes. On se doutait que le chocolat n'&eacute;tait pas une drogue. L'odeur et le go&ucirc;t sont les param&egrave;tres principaux qui ont &eacute;t&eacute; mis en &eacute;vidence dans l'accoutumance au chocolat. Il existe chez l'homme des m&eacute;canismes produisant des mol&eacute;cules proches des opiac&eacute;s, mais propres &agrave; l'organisme. La d&eacute;pendance au chocolat serait li&eacute;e &agrave; ces m&eacute;canismes. </P> <TABLE BORDER CELLSPACING=1 CELLPADDING=4 WIDTH=496> <TR><TD WIDTH="56%" VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffff00"> <P ALIGN="CENTER"><B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000">La composition du chocolat</P> </B></FONT><P ALIGN="CENTER">pour 100 grammes</TD> <TD WIDTH="17%" VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffff00"> <P>Kilocalories&#9;</TD> <TD WIDTH="15%" VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffff00"> <P>Glucides </TD> <TD WIDTH="11%" VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffff00"> <P>Lipides&#9;&#9;</TD> </TR> <TR><TD WIDTH="56%" VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffff00"> <P>Poudre de cacao sans sucre&#9;</P> <P>Poudre dessert instantan&eacute;&#9;</P> <P>Chocolat au lait&#9;&#9;</P> <P>Chocolat &agrave; croquer</P> <P>Barre de chocolat (Mars)&#9;</P> <P>Chocolat light (dit di&eacute;t&eacute;tique)</TD> <TD WIDTH="17%" VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffff00"> <P>331</P> <P>355</P> <P>557</P> <P>550</P> <P>459</P> <P>560&#9;</TD> <TD WIDTH="15%" VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffff00"> <P>12</P> <P>84</P> <P>59</P> <P>65</P> <P>66</P> <P>34</TD> <TD WIDTH="11%" VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffff00"> <P>23</P> <P>2</P> <P>32</P> <P>30</P> <P>19</P> <P>43</TD> </TR> </TABLE>  <P>&nbsp;</P> <B><FONT SIZE=4 COLOR="#ff0000"><P ALIGN="CENTER">Un sucre lent</P> </B></FONT><P>Souvent dans Equilibre l'index glyc&eacute;mique, rapidit&eacute; avec laquelle les glucides font monter la glyc&eacute;mie dans le sang, a &eacute;t&eacute; comment&eacute;. Le chocolat serait-il un sucre rapide ou un sucre lent?. Suivant un article de M&eacute;decine et nutrition, 1992, le chocolat aurait un index glyc&eacute;mique inf&eacute;rieur &agrave; 50, d&ucirc; &agrave; sa teneur &eacute;lev&eacute;e en lipides qui diminue la vidange gastrique. Sous cet aspect, il se place dans le groupe des p&acirc;tes, des haricots blancs, des lentilles, du lait et des cacahu&egrave;tes. Ce n'est pas une raison pour remplacer tous vos plats de f&eacute;culents par du chocolat, car tout d'abord votre &eacute;quilibre alimentaire serait certainement affect&eacute; et comme nous l'avons vu l'apport calorique de 100 grammes de chocolat est tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;. De plus l'index glyc&eacute;mique est toujours mesur&eacute; &agrave; quantit&eacute; de glucides &eacute;gale. Pour les glucides, 100 grammes de haricots blancs cuits sont &eacute;quivalents &agrave; 30 grammes de chocolat &agrave; croquer. De cette information, il faut retenir qu'il n'est pas judicieux de l'utiliser pour traiter un malaise hypoglyc&eacute;mique, ce ne sera pas le plus efficace.</P> <P>Quoi qu'il en soit, avec les nombreuses &eacute;tudes effectu&eacute;es, il semble raisonnable de penser que pour un diab&eacute;tique bien &eacute;quilibr&eacute;, comme pour une personne normale, le chocolat peut &ecirc;tre consomm&eacute; en quantit&eacute; raisonnable au moment opportun. Pour conna&icirc;tre l'effet du chocolat sur votre &eacute;quilibre glyc&eacute;mique, vous pouvez toujours le contr&ocirc;ler en r&eacute;alisant vous m&ecirc;me un test. Gardez toujours &agrave; l'esprit que le chocolat apporte des lipides et des glucides, mais aussi des prot&eacute;ines v&eacute;g&eacute;tales souvent tr&egrave;s int&eacute;ressantes. Si vous absorbez du chocolat, il est indispensable de le comptabiliser dans votre apport glucidique et dans votre apport calorique global.</P> <P ALIGN="CENTER"><IMG SRC="glyc104.jpg" WIDTH=192 HEIGHT=133></P> <P>Ne parlons pas des chocolats de r&eacute;gime, ils ont le plus souvent le tort de donner bonne conscience: "puisqu'il est pour diab&eacute;tique, je peux en manger comme je veux!". Ses qualit&eacute;s nutritionnelles montrent le plus souvent une tr&egrave;s faible am&eacute;lioration par rapport aux produits classiques. Ils sont souvent plus faiblement caloriques (10 &agrave; 20 % en moins), et leurs qualit&eacute;s organoleptiques ne sont pas extraordinaires. Enfin leur principal d&eacute;faut est le prix, car sous pr&eacute;texte d'&ecirc;tre de r&eacute;gime, l'&eacute;tiquette `prend une pente fortement ascendante.</P> <P>En conclusion, de l'interdit aux diab&eacute;tiques des ann&eacute;es 70, le chocolat reprend un statut de plaisir autoris&eacute; dans les ann&eacute;es 90, sous surveillance correcte malgr&eacute; tout, car il ne s'agit pas de consommer des bo&icirc;tes compl&egrave;tes, ou des tablettes enti&egrave;res. Savourer un ou deux morceaux de chocolat, ou mieux une ou deux pi&egrave;ces venant du chocolatier renomm&eacute; du centre ville n'a aucune raison d'&ecirc;tre refus&eacute; &agrave; un diab&eacute;tique. De tout dans la mod&eacute;ration devient une r&egrave;gle des plus plaisantes pour une alimentation &eacute;quilibr&eacute;e chez le diab&eacute;tique. Elle permet de go&ucirc;ter &agrave; tout sans faire d'exc&egrave;s. L'exc&egrave;s est toujours pr&eacute;judiciable tant au go&ucirc;t, qu'au plaisir, qu'&agrave; l'&eacute;quilibre glyc&eacute;mique.</P> <P>Andr&eacute; Hervou&euml;t </P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P></BODY> </HTML> 
