<html><!-- #BeginTemplate "/Templates/Vu_Pour_Vous_2001.dwt" --> <head> <!-- #BeginEditable "doctitle" -->  <title>Vu pour vous : Le chocolat</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta  name="description" content="Le Centre entend former un nombre suffisant d'hommes capables de renouveler le milieu dans lequel ils vivent, dans l'esprit de la doctrine sociale de l'Eglise"> <META name="keywords" content="formation, action, la&iuml;c, catholique, Permanences, chr&eacute;tien, politique, culturel, culture, doctrine, social, Eglise, Ousset "> <!-- #EndEditable -->  <link rel=stylesheet href="../css/actu.css" type="text/css"> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body leftMargin=0 topMargin=0> <a name="haut"></a> <table> <tr> <td> <table height="70" border="0">  <tr>      <td height="10"></td>     <td></td>     <td></td>   </tr>   <tr>      <td width="120">        <div align="center"><a href="../index.html"> 	  <img src="../images/logo_min.jpg"  border="0" alt="Retour &agrave; la page d'accueil"></a></div>     </td>  <td width="50">  </td>    <td>     <div align="left"><img src="vulogo.gif" width="404" height="55"></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td height="20"></td>     <td></td>     <td></td>   </tr>  </table>    <table width="600" cellpadding=10 cellspacing=2>   <tr>      <td width="120" valign="top" bgcolor="#FFFFCC">       <p><a href="forrest.htm" class="LienRubrique">A la rencontre de Forrester</a></p>       <p><a href="chocolat.htm" class="LienRubrique">Le chocolat</a></p>       <p><a href="placard.htm" class="LienRubrique">Le placard</a></p>       <p><a href="pacte.htm" class="LienRubrique">Le pacte des loups</a></p>       <hr>       <a href="ar2000/index.htm" class="LienRubrique">Archives        2000</a> 	  </td>           <td width="475"> 	<table width="100%" border="0">         <tr>                  <td width="120" align="center" valign="middle"> 				<!-- #BeginEditable "image" --> 		  <img src="chocolat.jpg" border="1"> 			<!-- #EndEditable --> 				  </td>           <td width="10"></td>           <td  align="center" valign="middle">                    <div class="Titre"> 				  <!-- #BeginEditable "titre" --> 		  Le chocolat 		 <!-- #EndEditable -->                    </div> 		 <br> 		          <div align="left" class="Intro"> 				  <!-- #BeginEditable "intro" --> 		 Film d'aventures am&eacute;ricain (2000) de Lasse Hallstr&ouml;m, avec                Juliette Binoche (Vianne Rocher), Alfred Molina (Comte de Reynaud)                et Johnny Depp (Roux) (2h02). 		 <!-- #EndEditable --> 				   </div>           </td>         </tr>       </table> 	        <!-- #BeginEditable "texte" -->                    <p><span class="Lettrine">V</span>ianne Rocher, une jeune nomade au                pass&eacute; tumultueux, parcourt le monde avec sa fille Anouk et                &eacute;choue dans son pays natal, la France, pour y exercer sa                sp&eacute;cialit&eacute; : le chocolat. D'humeur pionni&egrave;re,                elle vient donc s'installer dans un petit village pour ouvrir une                chocolaterie. Malheureusement pour elle c'est le temps du Car&ecirc;me                et les villageois sont tr&egrave;s attach&eacute;s &agrave; leurs                traditions. C'est en particulier le cas du Comte de Reynaud, f&eacute;ru                d'histoire, abandonn&eacute; par sa femme et r&eacute;solu &agrave;                partir en croisade contre &quot; l'ennemie &quot; p&eacute;cheresse.                Il poss&egrave;de d'ailleurs un avantage de taille : il contr&ocirc;le                le jeune cur&eacute; et terrorise la petite population. Au d&eacute;part                seule contre tous, Vianne se reposera sur un s&eacute;duisant aventurier                exclu, pour d&eacute;livrer le village du mal qui l'&eacute;touffe&#133;</p>       <p>R&eacute;alisateur          du r&eacute;cent L'&#156;uvre de Dieu, la part du Diable (1999), Lasse          Hallstr&ouml;m signe l&agrave; une &#156;uvre tr&egrave;s bien r&eacute;ussie,          jou&eacute;e par des acteurs remarquables mais au travers d'un sc&eacute;nario          un peu poussif. L'ambiance est prenante, les personnages authentiques          et r&eacute;ellement attachants. Le film op&egrave;re par ailleurs une          savante alchimie entre dr&ocirc;lerie et drame.<br>         <br>         Que viendrait faire la morale dans un film qui parle de chocolat ?<i>          &quot;Le chocolat, &agrave; ce que l'on m'a dit, n'est pas question de          morale&quot;</i> (Vivianne Rocher). En tout cas, si l'on veut y trouver          une moralit&eacute;, celle-ci est clairement exprim&eacute;e par le dernier          sermon du pseudo cur&eacute; qui ne craint pas d'affirmer, fra&icirc;chement          &eacute;mancip&eacute; de la tutelle aristocratique, qu'on n'&eacute;difie          pas la bont&eacute; en excluant mais en incluant. Excluant ou incluant          quoi ? Les plaisirs naturellement&#133; Une morale qui se rapproche dangereusement          du leitmotiv soixante-huitard : &quot;interdit d'interdire&quot;. <br>         Moralit&eacute; : pas de morale, puisque c'est le plaisir qui est source          de bonheur : <i>&quot;cette histoire comporte une superbe galerie de personnages          qui s'abandonnent &agrave; la tentation et en sortent r&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;s&quot;</i>          (Notes de production). Bien s&ucirc;r le sc&eacute;nario lui-m&ecirc;me          ne suit pas cette trame fond&eacute;e sur l'absence de morale. En effet          Juliette Binoche met-elle sans aucun doute son charme au service d'une          morale bien particuli&egrave;re. On connaissait les pr&ecirc;tres missionnaires          &eacute;vang&eacute;lisant les pa&iuml;ens. Le sc&eacute;nariste a trouv&eacute;          mieux ! Il a invent&eacute; le missionnaire humanisant les catholiques.          <i>&quot;Son pouvoir consiste &agrave; les lib&eacute;rer, &agrave; leur          donner foi en ce qu'ils sont&quot;</i> (Juliette Binoche). Il faut bien          leur expliquer, &agrave; ces catholiques, que leur car&ecirc;me est un          rite barbare qui participe &agrave; la d&eacute;gradation de l'homme !          Heureusement, super-Binoche est l&agrave; et s'arrange pour qu'une grand-m&egrave;re          d&eacute;s&eacute;quilibr&eacute;e &eacute;panouisse son petit-fils en          lui lisant des po&egrave;mes d'horreur, ou pour que cette m&ecirc;me vieille          femme, diab&eacute;tique, se bourre de sucreries jusqu'&agrave; en mourir          (heureuse, rassurez-vous : elle a fait ce qu'elle voulait de sa vie).          Comme elle est radieuse quand les villageois se lib&egrave;rent enfin          de leur carcan pour venir go&ucirc;ter les d&eacute;lices de son commerce          !<br>         <br>         La technique n'est pas nouvelle et son mode d'emploi est simple : il faut          &ecirc;tre tol&eacute;rant avec tout le monde, sauf avec les intol&eacute;rants.          Vous avez compris ? Bon&#133; Il ne vous reste plus qu'&agrave; coller          l'&eacute;tiquette &quot;intol&eacute;rant&quot; sur tous ceux qui vous          agacent. Ainsi, le Comte de Reynaud <i>&quot;est enferm&eacute; dans sa          notion de la tradition&quot; et ne voit dans les villageois que p&eacute;ch&eacute;          et erreur&quot;</i>, alors que <i>&quot;Vivianne voit en eux des &ecirc;tres          humains avec des faiblesses qui peuvent &ecirc;tre pardonn&eacute;es&quot;</i>          (Lasse Hallstr&ouml;m) Et &ccedil;a marche !<br>         Alors on pr&eacute;sente des chr&eacute;tiens qui ont tout sauf une attitude          &quot;catholique&quot;. Ils ne s'aiment pas, suivent b&eacute;atement          sans oser ouvrir la bouche (le pr&ecirc;tre tremble devant le comte qui          lui compose m&ecirc;me ses sermons !), avilissent les femmes, se d&eacute;truisent          mutuellement dans un tourbillon d'hypocrisie et de violence, poussent          le sectarisme jusqu'&agrave; accomplir des actes criminels&#133; Fid&egrave;le          adepte du P&egrave;re du Mensonge, Voltaire ne disait-il pas<i> &quot;mentez,          mentez, il en restera toujours quelque chose&#133; &quot;</i> ? Certes          pendant quelques minutes un catholique est montr&eacute; sous un jour          bienveillant, mais c'est parce qu'il a su, pouss&eacute; par la saveur          d'un chocolat, &quot;oublier&quot; ses principes pour coucher avec celle          qui sera la m&egrave;re de l'h&eacute;ro&iuml;ne (ce qui nous vaut une          br&egrave;ve mais tr&egrave;s explicite sc&egrave;ne &eacute;rotique).<br>         <br>         Face &agrave; ces attard&eacute;s de l'Ancien R&eacute;gime, on plante          alors un personnage non-croyant bien s&ucirc;r et qui<i> &quot;repr&eacute;sente          la gentillesse, la tol&eacute;rance, et la libert&eacute; d'esprit de          l'amour&quot;</i> (Lasse Hallstr&ouml;m). Elle va transformer la vie de          ces pauvres bougres de villageois. Dress&eacute;e contre un comte fanatique          (tr&egrave;s fier que ses anc&ecirc;tres aient bout&eacute; les huguenots          hors du village), flegmatique quand le cur&eacute; de papier (et en soutane)          est d&eacute;pass&eacute; par les &eacute;v&eacute;nements, la lib&eacute;ratrice          fait feu de tout bois pour r&eacute;sister &agrave; l'ouragan d&eacute;vastateur          de l'intol&eacute;rance. Et comme dans tous les films caricaturaux, le          gentil gagne et le m&eacute;chant perd, &agrave; la fin. Le comte se gave          de chocolat et s'appr&ecirc;te &agrave; tromper sa femme avec sa secr&eacute;taire          (elle-m&ecirc;me &eacute;troite d'esprit pendant tout le film, mais qui          sera finalement &eacute;panouie par la chocolati&egrave;re).<br>         <br>         Allons ! diront les sceptiques, voil&agrave; ce bon pigiste frapp&eacute;          de parano&iuml;a ! Mais que peut-on attendre d'un film anti-catholique          tourn&eacute; dans un village (Flavigny-sur-Ozerain) minuscule mais ne          comptant pas moins de deux maisons religieuses ? Que penser d'un plaidoyer          anti-Car&ecirc;me qui para&icirc;t au beau milieu du Car&ecirc;me ? Le          comte se mortifie excessivement pour montrer l'exemple, les villageois          font des efforts qui les rendent tristes et aigris. C'est le poids des          traditions et en particulier celui du Car&ecirc;me qui suffoque l'existence          des catholiques !<br>         Assur&eacute;ment et l'air de rien on glisse une pr&eacute;tendue belle          histoire d'amour (bien rendue au demeurant) pour s&eacute;duire les na&iuml;fs,          mais les notes de production trahissent l'intention :<i> &quot;A la tranquillit&eacute;          d'une tradition solidement &eacute;tablie s'opposent d&eacute;sormais          les partisans de l'&eacute;volution&quot;</i>. R&eacute;volution, lutte          contre l'aristocratie, il ne manquerait plus que l'institution de l'Eglise          soit directement attaqu&eacute;e au nom du bonheur universel pour que          le Communisme apparaisse dans toute son horreur. <i>&quot;Le conflit entre          Vivianne et le comte de Reynaud devient ainsi davantage qu'une lutte entre          l'Eglise et le chocolat&#133; Il devient un combat universel&quot;</i>.          Ha ! Voil&agrave; chose faite&#133;</p>       <p><i>&quot;Heureux          &ecirc;tes-vous, lorsqu'on dira faussement toute sorte de mal contre vous          &agrave; cause de moi&quot;</i> (Math., Chap.V, 11)</p>       <p>Ainsi fortifi&eacute;s          dans la lutte pour la V&eacute;rit&eacute; par ces belles paroles de Notre-Seigneur,          les catholiques poursuivent leur route le sourire aux l&egrave;vres et          s'arr&ecirc;tent parfois, le c&#156;ur berc&eacute; par les chants monacaux,          sous les vo&ucirc;tes de cette petite abbaye de Flavigny pour savourer          les d&eacute;licieuses graines d'anis que nos bons moines continuent &agrave;          fournir&#133; m&ecirc;me pendant le Car&ecirc;me.</p>             <span class="Auteur">Rapha&euml;l JODEAU</span> <!-- #EndEditable -->            </td>   </tr>    <tr>  <td colspan=2 height="10"></td> </tr>  <tr> <td colspan=2> <div align="center"> 	<a href="#haut"><img src="../images/haut.gif"  border="0"></a> 	</div> 	</td> </tr> </table> </table> </body> <!-- #EndTemplate --></html> 
