<HTML><HEAD><TITLE>18 Janvier 2003 - Le cin&eacute;ma des gourmands      Chic et  chocolat      Produit roi chez les confiseurs,  le chocolat est un ingr&eacute;dient pris&eacute; dans  le cin&eacute;ma policier et le film d'espionnage.    </TITLE>  <META NAME="keywords" CONTENT="L'HUMANITE - 1-/3-/20 - TELEVISION - Le cin&eacute;ma des gourmands      Chic et  chocolat      Produit roi chez les confiseurs,  le chocolat est un ingr&eacute;dient pris&eacute; dans  le cin&eacute;ma policier et le film d'espionnage.    ">  </HEAD> <BODY BGCOLOR="#FFFFFF" TEXT="#000000" LINK="#EE1811" VLINK="#000000">  <TABLE BORDER=0 WIDTH=100%><TR><TH><A HREF="/index.html" TARGET="_top"><IMG BORDER=0 SRC="/icono/logo-huma-petit.gif" ALT="Le web de l'Humanit&eacute;"></IMG></A> 		<TH><A HREF="/journal/index.html" TARGET="_top"><IMG BORDER=0 SRC="/icono/bt-hq-accueil2.gif" ALT="Accueil"></IMG></A> 		<TH><A HREF="/journal/archives.html" TARGET="_top"><IMG  BORDER=0 SRC="/icono/bt-hq-archives2.gif" ALT="Archives"></IMG></A> 		<TH><A HREF="/journal/recherche.html" TARGET="_top"><IMG  BORDER=0 SRC="/icono/bt-hq-recherche2.gif" ALT="Recherche"></IMG></A> 		<TH><A HREF="/journal/jour.html" TARGET="_top"><IMG  BORDER=0 SRC="/icono/bt-hq-quotidien2.gif" ALT="Aujourd'hui"></IMG></A> 		</TABLE><HR SIZE=5> <IMG  SRC="/icono/icone-hq.gif" align=right ALT="L'Humanit&eacute; quotidien"></IMG><P> <CENTER><FONT SIZE=3><B>18 Janvier 2003 - TELEVISION</B></FONT></CENTER> <P>     <CENTER><FONT COLOR=FF0000><H2> <P> Le cin&eacute;ma des gourmands<P> <P> Chic et chocolat<P> <P> Produit roi chez les confiseurs, le chocolat est un ingr&eacute;dient pris&eacute; dans le cin&eacute;ma policier et le film d'espionnage.<P>  </H2></FONT></CENTER><P>  <P> Merci pour le chocolat. France 2, 20 h 55.<P> Friandise vedette, le chocolat a beaucoup excit&eacute; l'imagination des cin&eacute;astes. Dans les ann&eacute;es soixante-dix, le Yougoslave Dusan Makavejev plonge l'actrice Carole Laure, nue, dans un bain de cet aliment sucr&eacute;, pour les besoins de Sweet Movie, d&eacute;lire politico-surr&eacute;aliste comme il en fleurissait alors &agrave; tire-larigot. Dix ans plus tard, Makavejev changera de registre en optant pour la boisson symbole du lib&eacute;ralisme yankee dans Coca-Cola Kid(1985).<P> Mais le plus gourmand des cin&eacute;astes reste Alfred Hitchcock. Il alla, dit-on, jusqu'&agrave; utiliser du sirop de chocolat pour simuler le sang dans la c&eacute;l&egrave;bre sc&egrave;ne de la douche de Psychose (1960). Evidemment, le film &eacute;tait en noir et blanc. Ce n'est pas l'unique fois o&ugrave; le ma&icirc;tre du suspense s'est int&eacute;ress&eacute; au produit. Pour Quatre de l'espionnage (1936), il a proc&eacute;d&eacute; comme souvent en utilisant une caract&eacute;ristique c&eacute;l&egrave;bre du pays o&ugrave; il situe l'action. Dans Correspondant 17, situ&eacute; aux Pays-Bas, il fera des moulins &agrave; vent un &eacute;l&eacute;ment cl&eacute; de l'intrigue. Quatre de l'espionnage se d&eacute;roulant en Suisse, il fait du repaire des m&eacute;chants, th&eacute;&acirc;tre d'un climax violent, une fabrique de chocolat. Un type d'industrie que le cin&eacute;ma semble affectionner. La preuve, avec par exemple la version film&eacute;e du conte Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl - auteur dont Hitchcock avait adapt&eacute; une nouvelle pour la t&eacute;l&eacute; -, sous le titre Willy Wonka & the Chocolate Factory (1971). Une com&eacute;die musicale pour enfants avec des accents grin&ccedil;ants, dans laquelle, suite &agrave; un concours, un petit gar&ccedil;on gagne une montagne de chocolat et le droit de visiter l'usine o&ugrave; la denr&eacute;e est fabriqu&eacute;e, sous le contr&ocirc;le d'un inqui&eacute;tant personnage. Idem ou presque dans Despair (1977), unique film anglais de Rainer Werner Fassbinder, o&ugrave; le h&eacute;ros, Hermann Hermann, est lui-m&ecirc;me propri&eacute;taire d'une usine de chocolat &agrave; Berlin &agrave; la fin des ann&eacute;es vingt ; un m&eacute;lo policier tir&eacute; d'un roman de Vladimir Nabokov, o&ugrave; l'utilisation du th&egrave;me du double et la substitution criminelle d'un homme par un autre pourraient presque nous faire revenir &agrave; Hitchcock. D&eacute;cid&eacute;ment ! D'ailleurs un autre adepte de l'alimentation, Claude Chabrol, gourmet selon les uns, gourmand selon les autres, ou les deux, marche &agrave; nouveau sur les traces du gros Alfred, dans Merci pour le chocolat (2000), un polar &eacute;galement, o&ugrave; il est encore question de l'Helv&eacute;tie et de ce produit d&eacute;riv&eacute; de la f&egrave;ve de cacao qui, ajout&eacute; &agrave; du lait et du sucre, provoque une certaine accoutumance chez certains sujets. Chabrol nous donne ici une recette app&eacute;tissante de la version chaude et liquide du produit, auquel l'h&eacute;ro&iuml;ne perverse ajoute du somnif&egrave;re pour accomplir un sombre dessein.<P> Il n'en va pas de m&ecirc;me avec le Chocolat (2002), bluette tourn&eacute;e en anglais par un Su&eacute;dois, o&ugrave; une belle chocolati&egrave;re (Juliette Binoche) met sens dessus dessous, par ses mours libres, un village de la France profonde dans les ann&eacute;es cinquante. Ne pas confondre avec Chocolat (1988), premier long-m&eacute;trage de Claire Denis, dont le titre se r&eacute;f&egrave;re essentiellement &agrave; une couleur ; celle de la peau des Africains que la r&eacute;alisatrice a c&ocirc;toy&eacute;s dans son enfance et auxquels elle rend hommage en retra&ccedil;ant des &eacute;pisodes de ce pass&eacute; idyllique. Plusieurs films n'ont pas grand-chose &agrave; voir avec le chocolat, bien qu'ils le citent dans leur titre : Pain et Chocolat (1973), de Franco Brusati, une tragi-com&eacute;die sur l'immigration en Suisse ; Fraise et Chocolat (1991), &eacute;vocation de l'homosexualit&eacute; &agrave; Cuba ; ou les Epices de la passion (1991), en version originale Como agua para chocolate (de l'eau pour le chocolat), o&ugrave; r&eacute;alisme magique, cuisine et sensualit&eacute; font bon m&eacute;nage. Ce qu'on prendrait comme un aliment l&eacute;nifiant, rassurant, a d&eacute;cid&eacute;ment la vertu de d&eacute;cha&icirc;ner les passions.<P> Vincent Ostria<P>   </BODY> <HR SIZE=5 ALIGN=left> <CENTER><FONT SIZE=2><CODE><A HREF="/journal/index.html" TARGET="_top">ACCUEIL</A> | <A HREF="/journal/jour.html" TARGET="_top">DERNIER NUMERO</A> | <A HREF="/journal/archives.html" TARGET="_top">ARCHIVES</A> | <A HREF="/journal/recherche.html" TARGET="_top">RECHERCHE</A></CODE></FONT></CENTER> <HR> Page r&eacute;alis&eacute;e par <A HREF="http://www.internatif.org" TARGET="window">Intern@tif</A> - Lundi 20 Janvier 2003 <BR> </HTML> 
