<html><head><title>Utilisation d'outil infom&eacute;trique "Candide" dans le contexte d'une r&eacute;flexion strat&eacute;gique. Noyer Jean-Max</title>  <LINK REL="schema.DC" HREF="http://purl.org/dc"> <META NAME="DC.Title" lang="fr" CONTENT="Utilisation d'outil infom&eacute;trique "Candide" dans le contexte d'une r&eacute;flexion strat&eacute;gique"> <META NAME="DC.Language" CONTENT="fr"> <META NAME="DC.Creator" CONTENT="Noyer Jean-Max"> <META NAME="DC.Publisher" CONTENT="girsic"> <META NAME="DC.Identifier" CONTENT="urn:issn:1265-4876"> <META NAME="DC.Identifier" CONTENT="http://www.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d02/2noyer_2.html"> <META NAME="DC.Subject" LANG="fr" CONTENT="infom&eacute;trie;bibliom&eacute;trie;scientom&eacute;trie;Candide; r&eacute;seaux de simulation distribu&eacute;e  "> <META NAME="DC.Subject" LANG="en" CONTENT="scientometrics;bibliometrics; infometrics"> <META NAME="DC.Type" CONTENT="Text.Article"> <META NAME="DC.Format" CONTENT="text/html"> <META NAME="DC.Date" SCHEME="WTN8601" CONTENT="1995-01-01">     </head> <BODY BGCOLOR="#F3D968"> <P> <A HREF="../index.html"><IMG SRC="../imag/btnacc.gif" align=top  hspace=2  vspace=2 border=0></A> <A HREF="index.html"><IMG SRC="../imag/btnsom.gif" align=top hspace=2 vspace=2 border=0></A>   <A HREF="../courrier.html"><IMG SRC="../imag/btncom.gif" align=top  hspace=2  vspace=2 border=0></A>  <IMG SRC="../imag/btn.gif" align=top  hspace=2  vspace=2 border=0>  <pre>       </pre> <font size=7>Utilisation d'outil infom&eacute;trique "Candide" dans le contexte d'une r&eacute;flexion strat&eacute;gique&nbsp;:</font><p> <font size=+2> Les r&eacute;seaux de simulation distribu&eacute;e de l'arm&eacute;e des &Eacute;tats-Unis-d'Am&eacute;rique&nbsp;: &eacute;mergence et description de l'&eacute;mergence    </font><P> <font size=+2> <STRONG>Jean-Max NOYER</STRONG></font><p> Ma&icirc;tre de conf&eacute;rence de Rennes II<br> Professeur invit&eacute;, Universit&eacute; Libre de Bruxelles<p><hr><p> <B>URFIST de Rennes</B>. T&eacute;l.&nbsp;: 99 14 14 46 - Fax&nbsp;: 43 36 20 47<p> <hr noshade size=3><p> <table cellpadding=12><tr><td valign=top> <IMG SRC="../imag/sol2.gif"   hspace=2  vspace=2 border=0></td><td> <STRONG> On montre ici comment l'analyse quantitative-qualitative des donn&eacute;es propos&eacute;e par le logiciel "Candide", et fond&eacute;e sur le calcul des fr&eacute;quences de cooccurrences des termes, peut prendre sa place au coeur m&ecirc;me d'une r&eacute;flexion strat&eacute;gique. <p>  Depuis une vingtaine d'ann&eacute;es, les Forces Arm&eacute;es des Etats-Unis d'Am&eacute;rique sont engag&eacute;es dans une transformation profonde  de leurs dispositifs tactiques.  D&eacute;j&agrave; il y  a trente ans  la guerre du Vietnam avait dramatiquement marqu&eacute; l'&eacute;volution de la machine de guerre  vers  une plus grande automatisation voire robotisation des forces, vers une approche plus informationnelle / communicationnelle  du champ de bataille. De nouvelles perceptions, de nouveaux affects, de nouveaux modes de traitements des donn&eacute;es, de nouvelles capacit&eacute;s interpr&eacute;tatives sont pour le pire ou le meilleur, venus peupler ce dernier. <p> Certes la guerre a toujours &eacute;t&eacute; vou&eacute;e, selon des rythmes et  temporalit&eacute;s divers  &agrave; l'exp&eacute;rimentation plus ou moins pr&eacute;visible de nouvelles configurations et dispositifs hommes-animaux-machines-architectures, de nouveaux modes de mise en sc&egrave;ne de la relation structurale d'hostilit&eacute;, au d&eacute;ploiement aveugle de nouvelles &eacute;conomies politiques de la pulsion de mort,  &agrave; l'interpr&eacute;tation des signes ambigus ou partiels. Aujourd'hui  il semble que nous sommes engag&eacute;s dans un processus de transformation sans &eacute;gal, du moins pour ce qui concerne la plus "sophistiqu&eacute;e " sur le plan biotechnique, des machines de guerre, &agrave; savoir l'arm&eacute;e des &Eacute;tats-Unis d'Am&eacute;rique.<p> Nombreux sont ceux qui se sont attach&eacute;s &agrave; mettre en &eacute;vidence ces profonds processus d'&eacute;volution. (M. De Landa, 1991&nbsp; P. Virilio, 1987-1993&nbsp; A. Joxe, 1992-1993&nbsp; J. Der Derian, 1988-1994&nbsp; J.M. Noyer, 1988-1991).<p> Nous souhaiterions  ici tout &agrave; la fois,  mettre en perspective un des dispositifs d&eacute;velopp&eacute; ces quinze derni&egrave;res ann&eacute;es, &agrave; savoir les R&eacute;seaux de Simulation Distribu&eacute;e et introduire (&agrave; partir de cet exemple)  &agrave; de nouveaux modes de mod&eacute;lisation (dits "faibles") permettant de d&eacute;crire sans les r&eacute;duire les dispositifs h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes impliqu&eacute;s dans  la conception-production des syst&egrave;mes d'armes, de commandement et de contr&ocirc;le complexes, voire permettant de poser la question des conditions  de co-&eacute;mergence probl&eacute;matique des &eacute;nonc&eacute;s strat&eacute;giques, des syst&egrave;mes d'armes... </STRONG></td></tr></table>    <P><br><P><br><HR size=3 noshade><A NAME="top"><P> <ol> <li type=I><a href="#RTFToC3">Les r&eacute;seaux de simulation distribu&eacute;e&nbsp;: le contexte d'&eacute;mergence</a><ul> <li><a href="#RTFToC4">Le r&eacute;seau SIMNET.</a></ul><P>  <li><a href="#RTFToC5">Description de l'&eacute;mergence&nbsp;: pour une mod&eacute;lisation faible, la m&eacute;thode des mots associ&eacute;s</a><ul> <li><a href="#RTFToC6">La m&eacute;thode des mots associ&eacute;s</a></ul><P> </ol><ul> <li><a href="#RTFToC7">Annexes</a><P>  <li><a href="#RTFToC8">Bibliographie</a> </ul><p> <hr noshade size=3><pre>          </pre>     <h2><A HREF="#top"><IMG SRC="../imag/btnup2.gif" align=top  hspace=2  vspace=2 border=0></A> <a name="RTFToC3">I. Les r&eacute;seaux de simulation distribu&eacute;e&nbsp;: le contexte d'&eacute;mergence </a></h2> <p> Au d&eacute;but des ann&eacute;es 80,  le raidissement  am&eacute;ricain est l'indice que l'on est alors entr&eacute; dans une phase d&eacute;cisive de l'affrontement  Est-Ouest. L'&eacute;puisement des forces agr&eacute;g&eacute;es autour de l'Union sovi&eacute;tique  est de plus en plus visible et l'esquisse d'un d&eacute;clin relatif de la puissance am&eacute;ricaine au plan &eacute;conomique se fait jour.  La strat&eacute;gie imp&eacute;riale, en d&eacute;pit de l'annonce de sa victoire sur l'Est ou de la mort annonc&eacute;e du bloc sovi&eacute;tique fait probl&egrave;me.<p>    Sortir du syndrome du Vietnam n'est pas facile ;  g&eacute;rer la double-contrainte fondatrice de l'Empire, -- &agrave; savoir <I>"avoir &eacute;t&eacute; fond&eacute; contre l'Histoire et pourtant &ecirc;tre dans l'Histoire comme son r&eacute;gulateur probl&eacute;matique"</I> pour reprendre les termes O. Paz --, est plus que jamais &agrave; l'ordre du jour, et la  question du  partage du fardeau avec les alli&eacute;s de plus en plus pr&eacute;sent.<p>   Plus profond&eacute;ment encore les  transformations qui affectent l'ordre symbolique du monde, les modes de propagation des puissances psychiques, le virage anthropologique qui pointe et qui fait que <I>"les forces du dehors &eacute;mergentes (biotechnologiques, num&eacute;riques...) activent en l'homme de nouvelles forces"</I>,  de nouveaux modes de couplages structurels hommes-machines,  intellects-techniques, imaginaires-pulsionnels,   semblent conduire &agrave; une nouvelle &eacute;conomie politique de la pulsion de mort. Et de fait cela se traduit  au sein des machines de guerre par la mont&eacute;e en puissance du d&eacute;sir d'exclure autant que faire se peut du champ de bataille   (ou pour le moins d'en ren&eacute;gocier le statut) l'&eacute;l&eacute;ment humain. <p> Nous avons montr&eacute; ailleurs (Noyer, 1988) combien d&egrave;s la fin des ann&eacute;es 50, les contraintes humaines &eacute;taient per&ccedil;ues comme frein &agrave; l'efficace des syst&egrave;mes d'armes et combien la question du couplage hommes-machines (Montmollin-Simondon)  tendait rapidement &agrave; devenir centrale, couvrant  tout le spectre  des  proc&eacute;dures d'analyse, d'interpr&eacute;tation et de d&eacute;cision sous des conditions conflictuelles et hautement  l&eacute;thales. Bref l'humain et son corps, dans le soldat et le guerrier  font  probl&egrave;me. <p> <p> D'une certaine mani&egrave;re cela n'est pas nouveau. Et pour prendre un rep&egrave;re commode,  il peut &ecirc;tre utile de rappeler que Fr&eacute;d&eacute;ric le Grand en son temps ne r&ecirc;vait que de pouvoir &eacute;liminer du champ de bataille "la volont&eacute; humaine",  les facteurs humains &eacute;tant par trop impr&eacute;visibles, probl&eacute;matiques quant &agrave; la conduite des affaires militaires&nbsp;!<p>  De m&ecirc;me  la  prise du risque de mort pour les soci&eacute;t&eacute;s "avanc&eacute;es", c'est-&agrave;-dire ce qui vaut la peine d'&ecirc;tre risqu&eacute; ou mis en jeu  est l'objet de n&eacute;gociations permanentes, d'incertitudes majeures. Une &eacute;conomie symbolique de la mort est &agrave; l'oeuvre dans le social qui,  instrumentaliste, techniciste pour partie, introduit &agrave; une crise de la piti&eacute;, &agrave; une jouissance paradoxale de la "souffrance &agrave; distance" (Boltanski, 1993)  et favorise la d&eacute;l&eacute;gation de la gestion de la violence et son pouvoir de destruction &agrave; des  arm&eacute;es mercenaires, la gestion imaginaire-symbolique de la pulsion de mort dans les affaires internationales &agrave; des instances m&eacute;diatiques quasi-autonomes.  <p> <p> <p> Mais d'autres processus  sont &agrave; l'oeuvre dans le champ des relations internationales qui viennent alimenter la dynamique des acteurs-r&eacute;seaux impliqu&eacute;s, int&eacute;ress&eacute;s au d&eacute;veloppement des r&eacute;seaux distribu&eacute;s de simulation.  <p> Le fardeau impos&eacute; par le niveau des d&eacute;penses de  D&eacute;fense d'une part, et la remise en cause ne serait-ce que partielle de l'importance de la puissance militaire dans les affaires mondiales (pour les puissances hautement technologiques et entr&eacute;es ou sur le point d'entrer dans la troisi&egrave;me vague)  (Tofler 1994) d'autre part,   conduisent &agrave; privil&eacute;gier tout syst&egrave;me, tout dispositif qui,  prenant appui sur les technologies  &eacute;mergentes de simulation, serait en mesure de r&eacute;duire sensiblement les co&ucirc;ts d'entra&icirc;nement, mais aussi les co&ucirc;ts de recherche et d&eacute;veloppement&nbsp;; et ce,  au moment pr&eacute;cis&eacute;ment o&ugrave; la machine de guerre r&eacute;clame une transformation profonde de ses capacit&eacute;s d'intervention, des types d'armements, r&eacute;clame une extension-diff&eacute;renciation des armes non-l&eacute;thales, une extension du continuum des objets techno-guerriers. <p><br> <p> Pourtant comme  l'&eacute;crit  Edward Luttwak  &#171;&nbsp;<I>la d&eacute;f&eacute;rence que suscitent les questions militaires dans les affaires gouvernementales a gravement d&eacute;clin&eacute; et va continuer &agrave; d&eacute;cliner</I>&nbsp;&#187;  et &#171;&nbsp;<I>les m&eacute;thodes du commerce sont en train de supplanter les m&eacute;thodes militaires</I>&nbsp;&#187;. <p> Prenant la suite ou plus pr&eacute;cis&eacute;ment venant coexister avec les approches  g&eacute;opolitiques traditionnelles, une "g&eacute;o-&eacute;conomie"  est en train de se mettre en place qui pour reprendre les termes d'A. Joxe &#171;&nbsp;<I>serait la logique de la guerre dans la grammaire du commerce</I>&nbsp;&#187;, la guerre &eacute;tant subordonn&eacute;e absolument. <p> Mais cela n'emp&ecirc;che nullement que soient en permanence recherch&eacute;s les moyens de maintenir ou d'accro&icirc;tre l'&eacute;cart technologique assurant la domination maximum, voire un  monopole de la violence, les </b>technologies &eacute;mergentes, la ma&icirc;trise des flux num&eacute;riques, une strat&eacute;gie des interfaces puissante &agrave; toutes les &eacute;chelles et le contr&ocirc;le orbital renforc&eacute;, frayant l'espace strat&eacute;gique  de l'interventionnisme &eacute;conomique et financier, son instrumentalisation guerri&egrave;re. La G&eacute;o-&eacute;conomie et le Syndrome "Azincourt"  dit autrement  "Option Z&eacute;ro-Mort" (pour soi) faisant somme toute, bon m&eacute;nage.<p> Dans ce contexte, robotisation et injection massive de logiciels viennent au niveau tactique renforcer la tentative du marquage continu de la r&eacute;alit&eacute; techno-guerri&egrave;re, et  au niveau strat&eacute;gique peser de plus en plus lourdement   <B>sur la capacit&eacute; ou la pr&eacute;tention du  strat&eacute;gique  &agrave; fonder tel ou tel ordre des choses, sur la capacit&eacute; du strat&eacute;gique &agrave; faire sens.</B>  <br>Le "Devenir-R&eacute;seaux" du syst&egrave;me mondial hi&eacute;rarchiquement enchev&ecirc;tr&eacute; exige d'une certaine mani&egrave;re sa perception comme "syst&egrave;me &eacute;cologique int&eacute;gr&eacute;" et les techniques de simulation sont per&ccedil;ues et tr&egrave;s souvent utilis&eacute;es comme moyens  de d&eacute;finir en aveugle les conditions permettant de conjurer la   menace  de perte de sens et conscience strat&eacute;gique. Croyance dangereuse ou mise en &eacute;criture complexe, loin des &eacute;quilibres historiques, des affaires mondaines? L'avenir, peut-&ecirc;tre, le dira.<p><br> <p> <B>C'est pour une part dans ce contexte et dans la phase finale de l'affrontement Est-Ouest que  les programmes attach&eacute;s &agrave; l'Initiative de D&eacute;fense Strat&eacute;gique et le "Strategic Computing Program" (SIPRI-1987)  se mettent en place.  A partir du d&eacute;but des ann&eacute;es 80,  les recherches concernant les r&eacute;seaux de simulation distribu&eacute;e  se d&eacute;veloppent. Ils se constituent peu &agrave; peu dans les secteurs de l'entra&icirc;nement, de l'exp&eacute;rimentation et la mise &agrave; l'&eacute;preuve de situations tactiques et strat&eacute;giques ainsi que dans les domaines de l'exp&eacute;rimentation de syst&egrave;mes d'aide &agrave; la d&eacute;cision, au commandement d&eacute;territorialis&eacute;s, de syst&egrave;mes de soutien logistique, d'aide au diagnostic m&eacute;dical, et ce en exploitant intensivement capacit&eacute;s multim&eacute;dias, capacit&eacute;s d'analyse des donn&eacute;es, capacit&eacute;s de transferts des donn&eacute;es &agrave; haut d&eacute;bit, capacit&eacute;s &agrave; mod&eacute;liser des situations complexes et chaotiques, &agrave; mod&eacute;liser processus h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes et instables. </B><p> Et le d&eacute;but des ann&eacute;es 90 ne fera que renforcer ces options.<p><br> <p>  Le 2 ao&ucirc;t 1990 dans le fameux discours de Bush &agrave; Aspen (Colorado) qui d&eacute;finit les grandes options strat&eacute;giques et dans le "Report on The Bottom-up Review" d'Octobre 1993, va &ecirc;tre pr&eacute;ciser un plus encore le contexte politico-strat&eacute;gique et techno-militaire qui va accentuer cette mutation tactique mais aussi strat&eacute;gique puisqu'en fin de compte cette pol&eacute;motopie qui se met en place, affecte  et trouble profond&eacute;ment  de sa disruption,  les caract&eacute;ristiques et repr&eacute;sentations du champ de bataille. Cette pol&eacute;motopie est l'expression et l'exprim&eacute; de cette sorte de "strat&eacute;gie g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e" adapt&eacute;e au syst&egrave;me &eacute;cologique int&eacute;gr&eacute; et qui tente de mettre en rapport diff&eacute;rentiel et &agrave; toutes les &eacute;chelles, dans une cha&icirc;ne machinique complexe,  l'ensemble des proc&eacute;d&eacute;s, des techn&eacute;, des dispositifs id&eacute;els ou mat&eacute;riels de la puissance.<p><br> <p>  La strat&eacute;gie de l'Empire semble d'un certain point de vue ne plus conna&icirc;tre  une instance de r&eacute;alit&eacute; politique, mais bien <I>"planifier de mani&egrave;re immanente et au fil continu de ses pulsions exp&eacute;rimentatrices"</I>, son implantation au coeur m&ecirc;me des affaires mondiales, c'est-&agrave;-dire en dernier ressort au coeur m&ecirc;me  des affaires anthropologiques&nbsp;! <p><br> <p> Et dans ce cadre, l'examen de l'&eacute;volution (pr&eacute;sente et &agrave; venir) du champ de bataille moderne montre une convergence de plus en plus forte entre l'espace de la simulation&nbsp;: simulateur imageant en r&eacute;seau (tel SIMNET), simulation des batailles en parall&egrave;le (ODIN), simulation pour l'accr&eacute;ditation des mat&eacute;riels ou des doctrines (ALBF, Desert Hammer VI and The Advanced Warfighting Experiment) et l'espace de la bataille effective.  [Apparition de nouvelles conditions de visibilit&eacute;s,  de nouveaux objets &agrave; l'analyse,  de nouveaux modes d'intelligibilit&eacute; et de contr&ocirc;le du champ de bataille (Awacs, Aegis, Jstars, programme SAAB, Horizon ), syst&egrave;me de positionnement (GPS-INS), importance du "Network" et de l'Information Distribu&eacute;e (JTDIS)].<p>     <pre>                         </pre> <p><hr size=5><p> <h3><A HREF="#top"><IMG SRC="../imag/btnup3.gif" border=0 align=top></A> <a name="RTFToC4">LE R&Eacute;SEAU SIMNET. </a></h3> <p> Le plus connu des r&eacute;seaux de simulation interactive distribu&eacute;e est le r&eacute;seau SIMNET con&ccedil;u d&egrave;s  1983 et op&eacute;rationnel &agrave; partir de 1986.<p>  SIMNET met en r&eacute;seau un grand nombre de simulateurs et reconstitue de mani&egrave;re extr&ecirc;mement r&eacute;aliste un champ de bataille.  SIMNET a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute; par un ensemble d'acteurs militaires et par un groupe de recherche sp&eacute;cialis&eacute; dans les questions de simulation et d'entra&icirc;nement par simulation situ&eacute; &agrave; l'universit&eacute; "Central Florida".<p> Parmi l'ensemble des raisons invoqu&eacute;es l'acc&eacute;l&eacute;ration du d&eacute;ploiement du r&eacute;seau "SIMNET" est d&ucirc; pour une  part aux doutes qui commen&ccedil;aient &agrave; &ecirc;tre exprim&eacute;s quant &agrave; la capacit&eacute; qu'aurait l'arm&eacute;e am&eacute;ricaine de mener des exercices grandeur-nature et de taille respectable en Allemagne de l'Ouest.<p>  L'instabilit&eacute; et l'incertitude sur le futur croissantes, certains s'inqui&eacute;taient des territoires o&ugrave; de tels exercices allaient pouvoir continuer &agrave; se d&eacute;rouler. Il est vrai qu'&agrave; cette m&ecirc;me &eacute;poque, on voit surgir un peu partout au sein de la r&eacute;flexion strat&eacute;gique, cette id&eacute;e &eacute;trange et paradoxale,  qu'il serait d'une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, plus ais&eacute; de "manoeuvrer" (&agrave; tous les sens du terme) si l'on pouvait s'abstraire....  de la pr&eacute;gnance du sol, si l'on pouvait passer outre les contraintes de la territorialisation h&eacute;rit&eacute;e&nbsp;! <p> Les probl&egrave;mes li&eacute;s &agrave; la Logistique, au Pr&eacute;positionnement strat&eacute;gique, &agrave; l'espace et &agrave; la libert&eacute; de mouvement,  &agrave; la capacit&eacute; et aux conditions de projection de la puissance entra&icirc;nent, tendent &agrave; pousser vers la recherche de solutions in&eacute;dites &agrave; savoir&nbsp;: les espaces de simulation en temps r&eacute;el et &agrave; grande &eacute;chelle d'une part, et l'impl&eacute;mentation au sein des espaces strat&eacute;giques traditionnels de nouveaux dispositifs techno-guerriers d&eacute;territorialis&eacute;s-d&eacute;territorialisant.<p>  De plus la question des co&ucirc;ts aidant, l'id&eacute;e de mettre en place un syst&egrave;me de simulation &agrave; grande &eacute;chelle prit rapidement de l'importance. <p> La DARPA engagea donc des moyens consid&eacute;rables afin que soit mis au point un r&eacute;seau de simulation permettant la gestion d'un champ de bataille impliquant 200 chars de combat environ&nbsp;; chaque char ayant un &eacute;quipage de quatre hommes, la communaut&eacute; virtuelle  ainsi cr&eacute;&eacute;e  comprenant 800 personnes.<p> Espace &agrave; deux dimensions, le syst&egrave;me peut &ecirc;tre interconnect&eacute; en temps r&eacute;el (R&eacute;seau MILNET) sur de vastes zones g&eacute;ographiques  situ&eacute;es en Allemagne, &agrave; Washington, &agrave; Fort Knox et ailleurs.  Il convient de noter que l'Institut de Floride a con&ccedil;u ce r&eacute;seau  en   innovant  relativement peu, suivant en fait,  les  options d&eacute;j&agrave; d&eacute;velopp&eacute;es pour les simulateurs d'avions de combat.<p><br> <p> Dans le r&eacute;seau chaque char de combat constitue un noeud, et l'&eacute;quipage dispose de huit &eacute;crans   vid&eacute;o ayant une faible r&eacute;solution.  Le terrain sur lequel les chars s'affrontent est g&eacute;n&eacute;r&eacute; par les ordinateurs de telle sorte que les &eacute;quipages  puissent voir, entendre v&eacute;hicules, avions, etc. ... et ce jusqu'&agrave; trente  simultan&eacute;ment.  Le syst&egrave;me semble bien fonctionner&nbsp;;et l'intensit&eacute; des actions engag&eacute;es ainsi que la concentration des &eacute;quipages sont grandes. Le d&eacute;sir et l'imaginaire techno-guerrier s'y d&eacute;ploient avec passion&nbsp;!<p><br> <p> D'autres syst&egrave;mes ont &eacute;t&eacute; et sont d&eacute;velopp&eacute;s en permanence en deux voire trois dimensions&nbsp;; et des bases de donn&eacute;es de plus en plus sophistiqu&eacute;es sont &eacute;labor&eacute;es (&agrave; partir entre autres des informations collect&eacute;es sur les terrains d'affrontements du Moyen-Orient afin d'am&eacute;liorer les performances des syst&egrave;mes, leur r&eacute;alisme et de diff&eacute;rencier les espaces-temps du champ de bataille (voir "73 Easting Battle"). <p>  Cela implique que soient mobilis&eacute;es beaucoup de ressources humaines et techniques, et que soient r&eacute;solus du moins  pour partie des probl&egrave;mes complexes li&eacute;s au traitement des processus dynamiques et chaotiques, de leur repr&eacute;sentation et traitement en temps r&eacute;el...<p><br> <p> (Action &agrave; distance, t&eacute;l&eacute;pr&eacute;sence, robotisation etc.... sont &agrave; l'oeuvre et  produisent des effets disrupteurs au coeur m&ecirc;me  des concepts  et pratiques militaro-strat&eacute;giques. Par exemple&nbsp;: quel statut, quel sens  a dans un contexte conflictuel robotis&eacute;,  l'acte m&ecirc;me de la conqu&ecirc;te, du contr&ocirc;le du territoire et  pour quel but politique etc.....?) <p><br> <p> La  notion de "virtualit&eacute;" qui est au coeur de ces r&eacute;seaux est donc un enjeu majeur d&egrave;s lors que s'y jouent et s'y laissent d&eacute;voiler les orientations lourdes du Strat&eacute;gique en tant que tel et les orientations propres de la strat&eacute;gie am&eacute;ricaine. Plusieurs points de vue pourraient se r&eacute;v&eacute;ler riches d'enseignements et  qui viseraient&nbsp;: <ol> <li type=a>la compr&eacute;hension du lien entre la mutation des syst&egrave;mes techno-guerriers et l'expression politico-strat&eacute;gique (ou de la finalit&eacute; expressive du conflit)&nbsp;;<P>  <li>le statut de l'antagonisme ou de la guerre dans l'espace du conflit effectif (de la virtualit&eacute; et du th&eacute;&acirc;tre r&eacute;el de guerre dans leur relation ou comment la guerre est un "ailleurs" --&nbsp;qu'il y ait conflit ou non&nbsp;--)&nbsp;;<P>  <li>une  approche anthropologique du monde de la simulation et des nouveaux modes d'&eacute;critures politico-strat&eacute;giques  qui lui sont attach&eacute;s sous les conditions de la num&eacute;risation. (J. Baudrillard avait d&egrave;s la fin des ann&eacute;es 70, insist&eacute; sur les effets qu'impliquait le triomphe de la simulation entendue <I>"comme g&eacute;n&eacute;ration par les mod&egrave;les d'un r&eacute;el sans origine, ni r&eacute;alit&eacute;: hyperr&eacute;el. Le territoire ne pr&eacute;c&egrave;de plus la carte, ni ne lui survit. C'est d&eacute;sormais la carte qui pr&eacute;c&egrave;de le territoire -- PR&Eacute;CESSION DES SIMULACRES..."</I>. Dans ce contexte donc&nbsp;: quelles capacit&eacute;s d'invention, quelles capacit&eacute;s de  restauration de la culture politique, d'&eacute;nonciations  alternatives sont envisageables?)&nbsp;;<P>  <li>une approche critique du mouvement de complexification-diff&eacute;renciation des espaces-temps strat&eacute;giques d&egrave;s lors qu'il s'agit d'habiter des topologies complexes  (ou comment la virtualit&eacute; peut modifier les bases m&ecirc;mes des relations politiques, culturelles  en "augmentant" la r&eacute;alit&eacute; militaro-strat&eacute;gique, en affectant les r&eacute;gimes de temporalit&eacute;s, leurs rapports diff&eacute;rentiels)&nbsp;;<P>  <li>une approche critique des agencements d&eacute;sirants, des dispositifs affectifs, perceptifs (ou comment le mode m&ecirc;me de la guerre virtuelle peut &ecirc;tre plac&eacute; au coeur des dispositifs strat&eacute;giques en produisant des discours d'int&eacute;gration particuliers (d&eacute;r&eacute;alisation, d&eacute;-contextualisation, utopie des menaces,  etc.)&nbsp;;<P>  <li>enfin une approche critique  de l'exploitation du virtuel comme nouvelle dimension de la politique. </ol><p> Bien s&ucirc;r,  nous ne pr&eacute;tendons pas ici clore le questionnement, et ce d'autant que ne cessent de se d&eacute;velopper les dispositifs qui, combinant pour reprendre J. Der Derian "simulations strat&eacute;giques,  exhibitionnisme technologique et voyeurisme m&eacute;diatique", tirent les machines de guerre, au coeur m&ecirc;me des temporalit&eacute;s qui les font &ecirc;tre telles qu'elles sont, vers la recherche de plus en plus sophistiqu&eacute;e d'effets sp&eacute;ciaux, de mises en sc&egrave;ne  high-tech... vers un curieux m&eacute;lange de <I>"Disneyland, Hollywood, Silicon valley, Fort Knox... rempla&ccedil;ant Los Alamos et le site exp&eacute;rimental du Nevada"</I> afin d'aider, sinon &agrave; l'&eacute;tablissement direct  des formes nouvelles de la sup&eacute;riorit&eacute; strat&eacute;gique, du moins d'en assurer le spectacle. De ce point de vue, on peut dire que ce que nous avions point&eacute; il y a une dizaine d'ann&eacute;es comme processus sans fin d'extension du "continuum dissuasif",  poursuit sa route all&egrave;grement sous des conditions politico-strat&eacute;giques renouvel&eacute;es et sous les conditions d'une "&eacute;lectronisation-num&eacute;risation" toujours croissante. La notion de "Cyber-Deterrence" pouvant &ecirc;tre pens&eacute;e comme un avatar du dispositif du "Jugement de Dieu", de la mise en sc&egrave;ne en champ clos virtuel du&nbsp;: &#171;&nbsp;<I>voyons  ce qui se passe si... ou voil&agrave; ce qui se passerait si...</I>&nbsp;&#187;&nbsp;!  En tous cas, de nouvelles formes de gestion de la relation structurale d'hostilit&eacute; sont en train de venir diff&eacute;rencier l'imaginaire de la guerre, l'art de la manipulation des signes, l'infinie actualisation-variation  des s&eacute;miotiques militaro-strat&eacute;giques. Comme l'&eacute;crit encore J. Der Derian, &#171;&nbsp;<I>on a quest since Vietnam to fight only quick, popular, winnable wars and imbued by the spirit of feudal Chinese strategist Sun Tzu (who wrote that "those skilled in war subdue the enemy's army without battle"), the 21st century Army has perhaps found in CYBER-DETERRENT its Holy  Grail.</I>&nbsp;&#187; (<CITE>Wired</CITE>, September 1994).<p> Il y a l&agrave; dans cette volont&eacute; de <I>"boucher sans arr&ecirc;t les trous"</I>,  de vouloir marquer de fa&ccedil;on continue la r&eacute;alit&eacute; militaro-strat&eacute;gique,  la r&eacute;alit&eacute; anthropologique de la guerre, comme une esp&egrave;ce de folie,  la coh&eacute;rence d'un d&eacute;lire alors que l'on se trouve d&eacute;j&agrave; engag&eacute; profond&eacute;ment dans le creusement intensif d'une schizophr&eacute;nie imp&eacute;riale&nbsp;! <p><br> <p>  <hr noshade size=3><pre>          </pre>     <h2><A HREF="#top"><IMG SRC="../imag/btnup2.gif" align=top  hspace=2  vspace=2 border=0></A> <a name="RTFToC5">II. Description de l'&eacute;mergence&nbsp;: pour une mod&eacute;lisation faible, la m&eacute;thode des mots associ&eacute;s </a></h2> <p>  Face &agrave; de tels enjeux, il convient de se mettre en situation de pouvoir d&eacute;crire les acteurs-r&eacute;seaux et les actants constitutifs  du champ de recherche  et de l'espace de d&eacute;ploiement des r&eacute;seaux de simulation distribu&eacute;e. Si nous souhaitons peser de mani&egrave;re critique sur les d&eacute;bats  li&eacute;s  &agrave; l'&eacute;volution des machines de guerre, il nous faut pouvoir poser en termes nouveaux la question des conditions d'&eacute;mergence des options strat&eacute;giques, des repr&eacute;sentations,  des syst&egrave;mes d'armes, de leur rapport, etc. ... Bref, il  faut pouvoir rendre compte des agencements collectifs, h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes de production, d'&eacute;nonciation, de l&eacute;gitimation  du strat&eacute;gique, de leurs rapports diff&eacute;rentiels  et  conflictuels. Il  faut pouvoir  les  faire &eacute;merger &agrave; partir des traces exprim&eacute;es, inscrites par les acteurs participant &agrave; l'&eacute;laboration de ces r&eacute;seaux (Latour B. - Callon M.)<p> Il convient donc de se donner des visibilit&eacute;s diff&eacute;rentes, plus vari&eacute;es,  de viser les flux, les processus, les relations, les m&eacute;diations, les interm&eacute;diaires, les traducteurs, les relais, les transformateurs qui d&eacute;finissent les rapports de forces en devenir&nbsp;; et ce sinon &agrave; toutes les &eacute;chelles, en tous cas selon le plus grand nombre d'&eacute;chelles possibles  et en utilisant les capacit&eacute;s offertes par les  nouveaux dispositifs de la m&eacute;moire, la mati&egrave;re num&eacute;rique et les techniques intellectuelles.  Il faut apprendre &agrave; utiliser les traces et les syst&egrave;mes de traces, d'indices produits et laiss&eacute;s par les acteurs  eux-m&ecirc;mes.<p> Les modes de coop&eacute;ration-affrontement, bref, de mises en relation entre ces diff&eacute;rents acteurs-r&eacute;seaux  (&agrave; l'int&eacute;rieur des organisations ou entre elles), se mat&eacute;rialisent entre autres par la circulation de toute une s&eacute;rie de <B>textes, documents, programmes de recherches, d&eacute;clarations</B>...  Ces textes  constituent,  individuellement ou pris ensemble, des dispositifs qui &eacute;tablissent des branchements et des connexions de toutes sortes avec d'autres textes et d'autres inscriptions litt&eacute;raires, d'autres dispositifs....<p> &#171;&nbsp;<i>Au texte clos sur lui-m&ecirc;me et auquel on opposerait  de mani&egrave;re classique son contexte, il faut substituer  ce texte, sans int&eacute;rieur ni ext&eacute;rieur mais ramifi&eacute;, feuillet&eacute;, op&eacute;rant des branchements  et des mises en relation dispositif d&eacute;finissant des entit&eacute;s h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes et les associant d'une mani&egrave;re particuli&egrave;re.</I>&nbsp;&#187; (Callon M.)<p>  Bref, &#171;&nbsp;<i>partir de ce qui circule nous conduit, &agrave; ce qui est d&eacute;crit par ce qui circule.  (D&eacute;crire aux sens de description et de d&eacute;crire une orbite)</I>&nbsp;&#187;. <p><br>  <p> Nous cherchons donc des m&eacute;thodes de traitement des donn&eacute;es qui exploitant la plasticit&eacute; num&eacute;rique rendent possible la prise en compte d'un tr&egrave;s grand nombre de ces traces afin de mettre en &eacute;vidence les cha&icirc;nes d'acteurs, d'actants h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes constitutifs de ces dispositifs.  Nous cherchons des outils, des modes d'&eacute;critures qui favorisent des lectures diff&eacute;rentes, tenant compte entre autres du caract&egrave;re processuel et h&eacute;t&eacute;roclite des nouveaux "objets" qui apparaissent &agrave; l'analyse.<p>   L'&eacute;laboration  de CARTOGRAPHIES  exprimant les FLUX Politico-Strat&eacute;giques, les mondes Conceptuels, les divers DISPOSITIFS COLLECTIFS de PRODUCTION et  d'&Eacute;NONCIATION du Strat&eacute;gique  et des discours de L&Eacute;GITIMATION qui vont avec, est de ce point de vue int&eacute;ressante.  Ces cartographies fonctionnant alors  comme outil d'exploration et d'interpr&eacute;tation d'univers complexes,  suscitant la prise en consid&eacute;ration  de point d'entr&eacute;es,  de points de vue, d'&eacute;tats d'&eacute;chelles multiples sur le ou les domaines, champs de forces consid&eacute;r&eacute;s. <p>  Recherche des traces, indices exprimant les conditions d'&eacute;nonciation, mise en &eacute;vidence des r&eacute;seaux d'influence, des voies de circulation -- presque de percolation des concepts, notions, relais, objets, syst&egrave;mes hommes-machines,  &agrave; travers entre autres l'analyse  des mots associ&eacute;s etc.. sont ici des axes pr&eacute;cieux.  La possibilit&eacute; de traiter, d'examiner de gros corpus documentaires, des donn&eacute;es h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes, rend possible le d&eacute;veloppement <I>"d'analyses relationnelles qui consistent  &agrave; imaginer des indicateurs fournissant la morphologie des interactions et qualifiant les &eacute;l&eacute;ments en interaction"</I> (Callon M. )<p><br> <p> Nous optons donc pour une "mod&eacute;lisation faible", une mod&eacute;lisation &eacute;mergente, c'est-&agrave;-dire que nous mettons  en place les conditions ouvertes de suivre au plus pr&egrave;s la richesse des processus politico-strat&eacute;giques en tenant compte des nouveaux modes de collecte, stockage, traitement des informations, &agrave; partir de nouveaux modes d'organisation du travail intellectuel, de R&eacute;seaux Hybrides Intelligents. <p> Nous proposons donc ici un tel  mode d'approche sur l'exemple des r&eacute;seaux de simulation distribu&eacute;e qui laisse entrevoir comment il est possible de faire &eacute;merger des dispositifs h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes impliqu&eacute;s.  Suivant les types de traces pris en compte, suivant la taille des corpus documentaires &eacute;tablis et suivant les modes d'indexation et les outils math&eacute;matiques utilis&eacute;s, on peut ainsi faire appara&icirc;tre  les r&eacute;seaux  selon des &eacute;tats  d'&eacute;chelles diff&eacute;rents  et selon des points de vue variablgs tels qu'ils sont exprim&eacute;s par la pratique et son cort&egrave;ge d'inscriptions, de m&eacute;diations.<p>     <pre>                         </pre> <p><hr size=5><p> <h3><A HREF="#top"><IMG SRC="../imag/btnup3.gif" border=0 align=top></A> <a name="RTFToC6">La m&eacute;thode des mots associ&eacute;s </a></h3> <p>  Fond&eacute;e sur l'analyse des associations qui est une forme d'analyse statistique, l'analyse des mots associ&eacute;s est n&eacute;e des probl&egrave;mes pos&eacute;s par l'application de m&eacute;thodes statistiques usuelles aux donn&eacute;es utilis&eacute;es par la sociologie des sciences.<p> Elle s'inscrit dans la perspective d&eacute;j&agrave; &eacute;voqu&eacute;e d'une exploitation conjugu&eacute;e des possibilit&eacute;s offertes par les moyens de collecte et de stockage num&eacute;rique et du d&eacute;veloppement de formalismes permettant le traitement automatique de vastes corpus documentaires.<p>    L'analyse des mots associ&eacute;s est une technique statistique introduite conjointement par le Centre de Sociologie de l'Innovation (CSI) de l'&Eacute;cole des Mines de Paris, et le Centre de Documentation Scientifique et Technique (CDST) du CNRS   (Courtial J.P,  Michelet B., Turner W.).<br> Contrairement aux approches lexicom&eacute;triques,  l'approche des mots associ&eacute;s vise l'analyse des cooccurences de termes.  Elle permet d'exprimer les convergences d'int&eacute;r&ecirc;ts entre acteurs, actants (au sens le plus extensif de ces termes), de faire appara&icirc;tre des agr&eacute;gats, des agencements, de les hi&eacute;rarchiser selon la nature et la taille du corpus sur lequel on travaille, corpus qui rappelons-le doit &ecirc;tre valid&eacute;, cl&ocirc;tur&eacute;. La question des traces et de leur pertinence est plus que jamais essentielle.<p> <p> Bri&egrave;vement donc, cette m&eacute;thode est fond&eacute;e sur la cooccurrence des termes index&eacute;s. L'association de deux mots-cl&eacute;s (i, j) -- dont l'occurrence (C<sub>i</sub>,C<sub>j</sub>) est &eacute;gale ou sup&eacute;rieure &agrave; 2 -- est mesur&eacute;e en fonction de leur nombre d'apparitions communes (co-occurrence)  dans les documents qu'ils indexent (C<sub>ij</sub>).<p>     L'indice statistique qui mesure la valeur de l'association entre les mots cl&eacute;s est le coefficient d'&eacute;quivalence. Si l'on note Cij la co-occurrence entre i et j, et C<sub>i</sub>, C<sub>j</sub> leur occurrence, l'indice peut s'&eacute;crire sous la forme suivante&nbsp;: <nobr><b>E<sub>ij</sub> = (C<sub>ij</sub> / C<sub>i</sub>) x (C<sub>ij</sub> / C<sub>j</sub>) = C<sub>ij</sub><sup>2</sup> / C<sub>i</sub> x C<sub>j</sub>.</nobr></b><p>       Les associations sont ainsi affect&eacute;es d'une valeur. Tous les couples de termes obtenus sont tri&eacute;s par valeurs d&eacute;croissantes. Ensuite, on parcourt s&eacute;quentiellement la liste class&eacute;e des couples pour construire les clusters. Tous les &eacute;l&eacute;ments &agrave; clusteriser (agr&eacute;ger)  forment initialement un seul grand r&eacute;seau d'associations. Il s'agit d'un r&eacute;seau valu&eacute;, c'est-&agrave;-dire, d'un syst&egrave;me de relations dans lequel  les mots sont reli&eacute;s par des liens plus ou moins forts. <p>       Le d&eacute;coupage du r&eacute;seau d'associations en clusters (en agr&eacute;gats)  se fait en fonction d'un crit&egrave;re de lisibilit&eacute;, &agrave; savoir la taille&nbsp;: fixant le nombre maximal et minimal de composants et le nombre de liens. Si un couple de termes appartient au m&ecirc;me cluster, le lien entre ces termes est consid&eacute;r&eacute; comme lien interne au cluster. Si les termes d'un couple appartiennent &agrave; deux clusters diff&eacute;rents, leur lien est consid&eacute;r&eacute; comme lien externe, c'est-&agrave;-dire un lien entre clusters. Sont ainsi exprim&eacute;es la position respective des agencements les uns par rapport aux autres et la stabilit&eacute; plus ou moins grande de ces m&ecirc;mes agencements, leur capacit&eacute; "d'affecter ou d'&ecirc;tre affect&eacute;".  Les  "clusters" sont donc situ&eacute;s dans un espace &agrave; deux dimensions, et  sont situ&eacute;s dans un plan d&eacute;fini par un coefficient de coh&eacute;rence interne du th&egrave;me et par un coefficient de centralit&eacute;.    La "coh&eacute;rence interne" d'un agencement est ici la moyenne des valeurs des associations "internes". Cette valeur est not&eacute;e sur l'axe vertical y de la carte. Plus la moyenne est &eacute;lev&eacute;e, plus il est consid&eacute;r&eacute; comme &eacute;tant un agencement bien structur&eacute; et reconnu.  La "centralit&eacute;" d'un agencement (cluster) dans le r&eacute;seau  (ici nous avons deux exemples: l'un concernant le  r&eacute;seau recherche-d&eacute;veloppement de SIMNET  tel qu'il est exprim&eacute; par les documents tir&eacute;s des  Base NTIS et  Computer ASAP&nbsp;; et l'autre, le dispositif Desert Hammer  VI tel qu'il est exprim&eacute; par les documents tir&eacute;s de la base du JANE'S)  est mesur&eacute; par la moyenne du nombre total d'associations externes qui existent entre l'agencement donn&eacute; et les autres. Cette valeur est not&eacute;e sur l'axe horizontal x de la carte. Plus la moyenne est &eacute;lev&eacute;e, plus l'agencement  en question est consid&eacute;r&eacute; comme un point de r&eacute;f&eacute;rence (centralit&eacute;) pour l'ensemble. <p><br><p>   <IMG  HSPACE=20 SRC="sch/sch_noyer1.gif"><p> <font size=-1><TT> Carte des Clusters r&eacute;alis&eacute;e &agrave; partir de l'analyse d'un corpus documentaire constitu&eacute; &agrave; la suite d'une interrogation du fichier "Jane's Defense" sur le serveur DIALOG, interrogation concernant "Desert Hammer VI). Chaque entit&eacute; linguistique renvoie &agrave; un cluster. Le seuil d'association choisi (cooccurence) est de 2.  Chaque cluster est qualifi&eacute;-hi&eacute;rarchis&eacute; par une valeur de centralit&eacute; (la position qu'il occupe dans le r&eacute;seau en terme de connexions) et une valeur de densit&eacute; (la force et le nombre des liens entre les actants constitutifs du  dit cluster).                                     </TT></font><br  clear=all><P>    <br> <p> <br> <p>  Outre les coefficients de Densit&eacute; et de Centralit&eacute; --&nbsp;qui expriment&nbsp;: pour le premier, la solidit&eacute;, le degr&eacute; d'homog&eacute;n&eacute;isation, la stabilit&eacute;, la richesse d'un cluster&nbsp;; et pour le second,  la capacit&eacute; de connexion,  la puissance de capture, la capacit&eacute; d'affecter ou d'&ecirc;tre affect&eacute; du m&ecirc;me cluster&nbsp;--,  le profil d'association  de chaque "actant"  qui au terme du processus de r&eacute;duction &eacute;voqu&eacute; dans notre article introductif est le profil de l'entit&eacute; linguistique de r&eacute;f&eacute;rence et qui permet de d&eacute;finir  cette derni&egrave;re de mani&egrave;re univoque au sein du r&eacute;seau,  peut &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute; de la m&ecirc;me mani&egrave;re.  &#171;&nbsp;<i>Chaque point dans le r&eacute;seau peut &ecirc;tre d&eacute;fini par la liste de ses associations directes &agrave; d'autres points du r&eacute;seau. (...) De la sorte "on peut dresser une typologie descriptive des points &agrave; partir de leur profil.... de "grands" points ont un profil tr&egrave;s long et se connectent &agrave; de nombreux autres points dans le r&eacute;seau. De "petits"  points occupent une position tr&egrave;s localis&eacute;e voire marginale dans le r&eacute;seau.</i>&nbsp;&#187;  (G. Teil).  <p><br><p>   <IMG  HSPACE=20 SRC="sch/sch_noyer2.gif"><p> <font size=-1><TT> Profil d'association de l'actant "radio". (Desert Hammer VI-JANE'S)                                     </TT></font><br  clear=all><P>    <br> <p> <br> <p>   Nous avons donc constitu&eacute; nos deux corpus &agrave; partir d'une recherche effectu&eacute;e sur le serveur am&eacute;ricain DIALOG, sur les bases NTIS, Computer ASAP (Bases Bibliographiques pour le r&eacute;seau Simnet) et JANE'S (Bases "Texte Integral" pour Desert Hammer VI). Nous avons ainsi fait appara&icirc;tre en utilisant le logiciel "CANDIDE" mis au point par le Centre de Sociologie de l'Innovation de l'&Eacute;cole des Mines, un certain nombre de dispositifs exprimant dans le premier cas, un ensemble-r&eacute;seau d'institutions, d'objets techno-guerriers, de domaines de recherches th&eacute;oriques et appliqu&eacute;es, de concepts, de notions, d'&eacute;poques, entreprises, de sources d'informations, etc... constitutifs selon des &eacute;tats d'&eacute;chelles variables de l'&eacute;mergence de ce r&eacute;seau.  Dans le cas de Desert Hammer VI, &agrave; partir de notre corpus, nous avons mis &agrave; jour les principaux actants techno-guerriers constitutifs de cette exp&eacute;rience.  Nous montrons ici en annexe, un certain nombre de cartes et de dispositifs obtenus &agrave; partir de cette approche.<p><br> <p> Au terme --provisoire-- de ce "d&eacute;voilement" des configurations &agrave; l'oeuvre, aux &eacute;chelles d&eacute;termin&eacute;es &agrave; la fois par le type de traces pris en compte (moment de la constitution du corpus et l&eacute;gitimation de sa fermeture) et les seuils d'associations s&eacute;lectionn&eacute;s pour calculer le r&eacute;seaux d'association lui-m&ecirc;me, nous nous sommes donn&eacute;s en outre, exploitant les capacit&eacute;s hypertextuelles &eacute;mergentes  (repr&eacute;sentation cartographique et semi-dynamique du r&eacute;seau qualifi&eacute; des clusters - exploration libre), non seulement la possibilit&eacute; d'interpr&eacute;ter sous des conditions de visibilit&eacute;s nouvelles, mais encore de relancer le processus d'exploration et d'&eacute;criture des dispositifs impliqu&eacute;s. En effet sont, de facto, indiqu&eacute;s, point&eacute;s les domaines ou les actants vers lesquels l'exploration peut &ecirc;tre poursuivie et amplifi&eacute;e. Par exemple, les r&eacute;seaux de chercheurs, les coll&egrave;ges invisibles &agrave; l'oeuvre, les liens avec des domaines de recherche tr&egrave;s fins, les entreprises li&eacute;es au complexe militaro-industriel...analyses de contenu, description d'acteurs-r&eacute;seaux h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes  invitant &agrave; parcourir selon des niveaux d'&eacute;chelles variables, les diagrammes complexes, &agrave; n dimensions d&eacute;finissant notre champ de recherche. D'une autre mani&egrave;re, ce sont d'autres corpus &agrave; constituer qui sont sugg&eacute;r&eacute;s, d'autres types d'indices, de traces  &agrave; capturer, &agrave; inventer. De m&ecirc;me dans les contextes vari&eacute;s de veilles techno-scientifiques et strat&eacute;giques, l'analyse r&eacute;p&eacute;t&eacute;e dans le temps,  permet de suivre le d&eacute;placement des actants selon les axes de centralit&eacute; et de densit&eacute;, leur apparition et/ou leur disparition.<p><br> <p> D'autres outils prenant en compte de semblables approches sont d&eacute;velopp&eacute;s (PATHFINDER, NEURODOC, Voir aussi l'ouvrage <CITE>Mapping Strategic Thought</CITE>)<p>  Ils utilisent  des algorithmes diff&eacute;rents, des logiciels cartographiques sp&eacute;cifiques, d&eacute;ploient des diagrammes strat&eacute;giques &agrave; 3,  voire  n dimensions. Ils ont tous en commun de viser l'accroissement de nos possibilit&eacute;s interpr&eacute;tatives.<p> <p> <b> Nouvelle herm&eacute;neutique donc qui sous les conditions de l'exploitation du processus de num&eacute;risation du signe, tente de d&eacute;finir en  m&ecirc;me temps  les conditions  d'une <I>"analytique continue du rapport entre &ecirc;tre, production, constitution"</I> selon les termes de A. Negri, et   appliqu&eacute;e ici au domaine des machines de guerre.</b><p> <b></b><p> <b></b> <hr noshade size=3><pre>          </pre>     <h2><A HREF="#top"><IMG SRC="../imag/btnup2.gif" align=top  hspace=2  vspace=2 border=0></A> <a name="RTFToC7">ANNEXES.</a></h2>   <p><br><p>   <IMG  HSPACE=20 SRC="sch/sch_noyer3.gif"><p> <font size=-1><TT> Carte des Clusters r&eacute;alis&eacute;e &agrave; partir de l'analyse d'un corpus documentaire constitu&eacute; &agrave; la suite d'une interrogation du fichier Computer ASAP sur le serveur DIALOG, interrogation concernant le r&eacute;seau SIMNET. Le seuil d'association choisi (co-occurence) est de 2.                                     </TT></font><br  clear=all><P>    <br> <p> <br> <p>    <p><br><p>   <IMG  HSPACE=20 SRC="sch/sch_noyer4.gif"><p> <font size=-1><TT> Carte des Clusters r&eacute;alis&eacute;e &agrave; partir de l'analyse d'un corpus documentaire constitu&eacute; &agrave; la suite d'une interrogation du fichier Computer ASAP sur le serveur DIALOG, interrogation concernant le r&eacute;seau SIMNET. Le seuil d'association choisi (co-occurrence) est de 2.                                     </TT></font><br  clear=all><P>    <br> <p> <br> <p>  <p><br><p>   <IMG  HSPACE=20 SRC="sch/sch_noyer5.gif"><p> <font size=-1><TT> Exemple de Cluster (NTIS-SIMNET). Les traits gras montrent les liens internes constitutifs du cluster proprement dit; les traits fins expriment les liens externes, c'est-&agrave;-dire avec les autres clusters  (idem pour les exemples qui suivent).                                     </TT></font><br  clear=all><P>    <br> <p> <br> <p>    <p><br><p>   <IMG  HSPACE=20 SRC="sch/sch_noyer6.gif"><p> <font size=-1><TT> Exemple de cluster (COMPUTER ASAP-SIMNET).                                     </TT></font><br  clear=all><P>    <br> <p> <br> <p>    <p><br><p>   <IMG  HSPACE=20 SRC="sch/sch_noyer7.gif"><p> <font size=-1><TT> Exemple de cluster (COMPUTER ASAP-SIMNET).                                     </TT></font><br  clear=all><P>    <br> <p> <br> <p>   <p><br><p>   <IMG  HSPACE=20 SRC="sch/sch_noyer8.gif"><p> <font size=-1><TT> Exemple de cluster (JANE'S-DESERT HAMMER VI).                                     </TT></font><br  clear=all><P>    <br> <p> <br> <p>   <hr noshade size=3><pre>          </pre>     <h2><A HREF="#top"><IMG SRC="../imag/btnup2.gif" align=top  hspace=2  vspace=2 border=0></A> <a name="RTFToC8">BIBLIOGRAPHIE</a></h2> <p> <p> Manuel DE LANDA :  "War at the Age of Intelligent Machine", Swerve Ed., 1991<p> P. VIRILIO: "De L'Ins&eacute;curit&eacute; du Territoire et Vitesse et Politique en passant par Logistique de La Perception et La Machine de Vision" P. VIRILIO  poursuit un int&eacute;ressant  questionnement quant aux transformations du champ du bataille. <p> A. JOXE: "L'Am&eacute;rique mercenaire", Ed Fayard, 1993<p> J.Max NOYER&nbsp;: "Technologie et Strat&eacute;gie", Lille, 1985<p> L. BOLTANSKI: "La  Souffrance &agrave; distance",  Ed. M&eacute;taill&eacute;, 1993<p> A. TOFFLER: "Guerre et Contre-guerre",  Ed Fayard, 1994<p> E. LUTTWAK: "From Geopolitics to Geoeconomics, Logic of Conflict, Grammar of Commerce", <CITE>The National Interest</CITE>, Summer 1990<p> "REPORT on the BOTTOM-UP REVIEW",  Les ASPIN, Secretary of Defense, October 1983<p> A.JOXE: ibid. <CITE>Strategic Computing Program</CITE> : "DARPA",  1983<p> M. CALLON: "Analyse des acteurs-r&eacute;seaux  technico-&eacute;conomiques" CSI PARIS, 1990 <p> Voir aussi  B.  LATOUR: <i>"Nous n'avons jamais &eacute;t&eacute; modernes"</i>, Ed La D&eacute;couverte, 1991 et "La science en action" Ed La D&eacute;couverte, 1989  Voir aussi M. CALLON: (sous la direction de) "La science et ses r&eacute;seaux", Ed La D&eacute;couverte, 1989<p> J.P. COURTIAL   et W. TURNER:   <i>"Les travaux scientom&eacute;triques en France"</i>, cahiers de l'ADEST, 1990<p> J.P. COURTIAL&nbsp;: <i>"Introduction &agrave; la scientom&eacute;trie: de la bibliom&eacute;trie &agrave; la vielle technologique"</i> Ed. Anthropos-Economica, 1992<p> D. VINCK, "Gestion de la Recherche", Ed De Boek, 1991<p> B. MICHELET: <i>"La Logique  des Associations"</i>,  Th&egrave;se d'&eacute;tat, Paris, 1989<p> PATHFINDER Associative Network: Logiciel d'analyse de donn&eacute;es,  USA, 1991<p> NEURODOC: <i>"Logiciel  d'analyse des donn&eacute;es, utilisant l'approche des r&eacute;seaux neuronaux formels"</i>, d&eacute;velopp&eacute; dans le cadre de l'INIST / CNRS.  (LELU A.  GRIVEL L., FRAN&Ccedil;OIS C.)<p> CANDIDE: Logiciel d'analyse des donn&eacute;es, utilisant la m&eacute;thode LEXIMAPPE et d&eacute;velopp&eacute; conjointement par l'INIST / CNRS et le CSI de l'Ecole des Mines.<p> <CITE>Mapping strategic thought</CITE> :  Ed by A. Sigismund Huff, WILEY and SONS, 1990<p> <p>   <HR size=5 noshade><p> <font size=-1>&copy; "Les sciences de l'information&nbsp;: bibliom&eacute;trie, scientom&eacute;trie, infom&eacute;trie". In <CITE>Solaris</CITE>, n&#186; 2,  Presses Universitaires de Rennes, 1995</font> <p> <A HREF="../index.html"><IMG SRC="../imag/btnacc.gif" align=top  hspace=2  vspace=2 border=0></A> <A HREF="index.html"><IMG SRC="../imag/btnsom.gif" align=top hspace=2 vspace=2 border=0></A>   <A HREF="../courrier.html"><IMG SRC="../imag/btncom.gif" align=top  hspace=2  vspace=2 border=0></A>  <IMG SRC="../imag/btn.gif" align=top  hspace=2  vspace=2 border=0><P>  </body></html> 
