 <HTML> <HEAD> <TITLE>Le dmon de midi</TITLE> </HEAD>  <BODY TEXT="#000000" BGCOLOR="#D9FDDA" LINK="#0000FF" VLINK="#158B1D" ALINK="#FF1119"> <A HREF="http://sawww.epfl.ch/SIC/SA/publications/FI97/fi-sp-97/"><IMG SRC="fi-sp-97.gif" BORDER=0 ALT="SI SPECIAL ETE 97"></A><p> <CENTER>  <H1>le techno-quotidien</H1><p> <A HREF="page46.gif"><IMG ALT="dessin Enrico" SRC="page46ic.gif"></A> <P>   <H1> Le d&eacute;mon de MIDI </H1><P>   <ADDRESS> <B><I>par Spoon, alias Predag Viceic, Club_internet</I></B> </ADDRESS><P>   <A HREF="sp-97-page44.gif"><IMG SRC="sp-97-page44ic.gif"></A><p> <B><A HREF="sp-97-page44a.aif">musique s'il vous plait</A></B><P>   <A HREF="sp-97-page45a.gif"><IMG SRC="sp-97-page45aic.gif"></A> <p>  <B><A HREF="sp-97-page44b.aif">musique s'il vous plait</A></B><P>  <A HREF="sp-97-page45b.gif"><IMG SRC="sp-97-page45bic.gif"></A><P>   <B><A HREF="sp-97-page44c.aif">musique s'il vous plait</A></B><P>  </center> <p><hr><p>   Le XX &egrave;me si&egrave;cle touche &agrave; sa fin et le progr&egrave;s  technologique devient de plus en plus rapide et difficile &agrave; suivre  par le commun des mortels. On entend des propos  qualifiant Internet de r&eacute;seau anarchiste et pornographique. De plus,  le nucl&eacute;aire, &eacute;tant qualifi&eacute; &agrave; ses d&eacute;buts comme ressource  d'&eacute;nergie du futur, commence &agrave; inspirer des craintes fond&eacute;es  ou non. L'informatique devient un domaine o&ugrave; seuls  quelques <I>mordus</I> arrivent &agrave; suivre les machines, les unes plus  puissantes que les autres, qu'on nous balance sur le march&eacute; &agrave;  une vitesse &eacute;poustouflante. Pour le reste du monde ce n'est  qu'une suite de num&eacute;ros, le plus grand num&eacute;ro signifiant le  meilleur ordinateur. Le progr&egrave;s technologique inspire des craintes.  Il cr&eacute;e le ch&ocirc;mage et met le pouvoir entre les mains de  quelques personnes bien plac&eacute;es. Il est naturel que la soci&eacute;t&eacute;  actuelle soit atteinte du virus anti-technologique. M&ecirc;me  dans les domaines o&ugrave; cette crainte n'est pas fond&eacute;.  <P>La musique aussi suit cette (r)&eacute;volution. La  calculatrice a remplac&eacute; la r&egrave;gle &agrave; calcul et Internet commence &agrave;  remplacer le journal, &eacute;crit ou t&eacute;l&eacute;vis&eacute;. Peut-on s'attendre &agrave; ce  que rien ne remplace le violon, la guitare ou la batterie? Non!  les synth&eacute;tiseurs modernes remplacent absolument tous les  instruments de la m&ecirc;me mani&egrave;re que les images de  synth&egrave;se remplacent les maquettes ant&eacute;diluviennes des premiers  films &agrave; effets sp&eacute;ciaux! La raison est simple, c'est plus facile et  moins long. Au lieu d'avoir cinq, six ou plus de musiciens &agrave;  mettre d'accord, un ordinateur et quelques synth&eacute;tiseurs  suffisent. Bien s&ucirc;r je n'irai pas jusqu'&agrave; affirmer pouvoir  remplacer Clapton ou Ellington avec un P.C., mais il leur serait  bien utile. Il ne faut pas oublier que l'ordinateur est un  instrument et c'est au musicien de faire de la musique de  qualit&eacute;. L'avantage avec la musique  <I>&eacute;lectronique</I> est qu'on peut remplacer des dizaines d'ann&eacute;es de conservatoire et  d'exercices techniques par seulement quelques heures  d'apprentissage informatique. D'ailleurs qui se fatiguerait &agrave; calculer 17!,  si une calculatrice le fait en quelques dixi&egrave;mes de seconde.  Pareil pour l'ordinateur qui peut jouer juste et aussi  rapidement qu'on le veut sans pour autant devoir s'exercer des  heures durant. Beaucoup de sceptiques me diront qu'on  ne pourra jamais avoir l'expression sentimentale humaine  dans la m&eacute;lodie jou&eacute;e par un ordinateur. Je ne les contredis  pas, mais le futur de la musique risque de nous apporter  quelques surprises. <P>Comment un ordinateur peut-il intrepr&ecirc;ter une  musique sur des synth&eacute;tiseurs, et surtout comment ces  synth&eacute;tiseurs qui ne sont que d'autres ordinateurs, peuvent-ils  reproduire les sons semblant si naturels et en cr&eacute;er  d'autres beaucoup moins souvent entendus? Il y a plusieurs  mani&egrave;res de cr&eacute;er un son. L'exemple le plus ancien d'instrument  rendu &eacute;lectr(on)ique est s&ucirc;rement l'orgue. Bien qu'ils aient &eacute;t&eacute;  con&ccedil;us pour imiter un instrument de musique classique, les  vieux Hammond ont vite &eacute;t&eacute; adopt&eacute;s par les jeunes groupes  de rock naissants. Qui ne se rappelle la musique, dite  <I>satanique </I>des Doors, ou les solos du c&eacute;l&egrave;bre  <I>Lazy </I>de Deep Purple? Les go&ucirc;ts ont &eacute;volu&eacute; et ces amas de lampes et de r&eacute;sistances  produisant des sons aucunement naturels ont &eacute;t&eacute; accept&eacute;s par  le public. Et ceci au point de devenir objet d'un culte et  m&eacute;riter &agrave; juste titre le rang de  <I>classiques</I>. Mais comment peut-on vanter la  <I>chaleur du son</I> d'un Hammond ou d'un Rhodes  et ne pas accepter les sons dits <I>Techno</I>? C'est s&ucirc;rement une  question de temps. Les orgues analogiques (&agrave; la diff&eacute;rence  des num&eacute;riques ou synth&eacute;tiseurs), ont connu un grand succ&egrave;s  et ont incit&eacute; des nombreux fabricants &agrave; se lancer dans ce  domaine. <A HREF="http://www.rolandcorp.com/">Roland </A> (<B><I>http://www.rolandcorp.com/</I></B>), <A  HREF="http://www.korg.com/">Korg  </A>(<B><I>http://www.korg.com/</I></B>), Protheus, Moog et nombre d'autres  s'attaquent &agrave; ce nouveau march&eacute;. La vraie r&eacute;volution fut la  conception des orgues &eacute;lectroniques <I>de la nouvelle  g&eacute;n&eacute;ration</I> par Yamaha (eh non, ils ne font pas que les motos!). Le  premier orgue &eacute;lectronique num&eacute;rique a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;, nom de code  DX. Ces orgues cr&eacute;aient le son par le fameux proc&eacute;d&eacute; de la <I><A HREF="http://rasi.lr.ttu.ee/soft/linux/sound-alpha-1/section2_4_3.html"> synth&egrave;se F.M.</A> </I>(<B><I><A HREF="http://rasi.lr.ttu.ee/soft/linux/sound-alpha-1/section2_4_3.html"> http://rasi.lr.ttu.ee/soft/linux/sound-alpha-1/section2_4_3.html</I></B></A> ), d'o&ugrave; l'origine du nom  <B>synth&eacute;tiseur</B>. La synth&egrave;se est fond&eacute;e sur la th&eacute;orie selon laquelle on peut  produire des sons complexes avec des sinuso&iuml;des simples, &agrave;  condition de les combiner avec les moyens de la modulation  de fr&eacute;quence. La complexit&eacute; du son d&eacute;pend du nombre de  g&eacute;n&eacute;rateurs de son (op&eacute;rateurs) qui cr&eacute;ent les sinuso&iuml;des.  A l'aide de ce proc&eacute;d&eacute;, on obtient des sons r&eacute;alistes pour  des instruments avec les harmoniques habituelles. Les sons  clairs, m&eacute;talliques ou obtenus par percussion, comme le bruit  d'une cloche, sont particuli&egrave;rement bien imit&eacute;s par cette  m&eacute;thode. <A HREF="http://www.sonicstate.com/synth/yamaha_.html"> DX-7</A>(<B><I><A HREF="http://www.sonicstate.com/synth/yamaha_.html"> http://www.sonicstate. com/synth/yamaha_.html</I></B></A> ) fut un vrai succ&egrave;s et les fabricants se tourn&egrave;rent vers  d'autres moyens de synth&egrave;se du son, abandonnant ainsi le  vieux Hammond et ses lampes. Peut-on critiquer cet abandon  du son si chaleureux du Hammond, pour prendre un  synth&eacute;tiseur qui n'a ni &acirc;me ni coeur? En se rappelant des solos  de <I>Walk of Life</I> de Dire Straits sur ce m&ecirc;me DX-7 cela n'est  pas concevable. Pink Floyd, Queen et beaucoup d'autres  l'ont adopt&eacute; car il laissait la place &agrave; la fantaisie pour la cr&eacute;ation  du son. Toutefois le DX-7 n'&eacute;tait pas assez  <I>user friendly</I> et avant de pouvoir faire ce qu'on voulait avec il fallait lire et  comprendre le volumineux manuel d'utilisation. Beaucoup  ne l'avaient h&eacute;las pas fait. Les nouvelles techniques de  synth&egrave;se du son envahirent le march&eacute; et les premiers  &eacute;chantillonneurs (samplers) apparurent. Ces nouveaux synth&eacute;tiseurs  pouvaient enregistrer le son analogique et le stocker de fa&ccedil;on  num&eacute;rique dans leur m&eacute;moire vive ou sur disquettes, ou plus  tard sur les disques durs. En d'autres termes il suffit de jouer  un <I>do </I>sur une trompette devant un micro reli&eacute; au sampler  et d'enregistrer ce son. Puis, on assigne ce son de la  trompette, maintenant num&eacute;rique et dans la m&eacute;moire du sampler, &agrave;  la touche <I>do </I>du clavier du celui-ci. Et le tour est jou&eacute;. En  jouant sur le clavier, le son sort et est modifi&eacute; en fonction de  la hauteur de la note. Le <I>r&eacute; </I>sonnera ainsi comme un  <I>r&eacute; </I>et un <I>la </I>comme un  <I>la</I>. Pour plus de ressemblance on peut  &eacute;chantillonner <I>(sampler)</I> toutes les notes de notre trompette et  les assigner &agrave; toutes les touches de notre sampler. On peut  &eacute;galement ajouter un ou plusieurs effets acoustiques &agrave; ce  son (delay, reverbe, flanger, phaser, chorus...). Les <A HREF="http://bunji.realitycom.com/kilo4-3/samplers/emax1.htm"> Emax de <BR> E-mu Labs</A> (<B><I><A HREF="http://bunji.realitycom.com/kilo4-3/samplers/emax1.htm"> http://bunji.realitycom.com/kilo4-3/samplers/emax1.htm</I></B></A> ) ont eu tout de suite leurs adeptes. Le Korg  lance sur le march&eacute; le fameux M1. Il utilisait la synth&egrave;se AI  avec laquelle les sons, appell&eacute;s timbres ou sons PCM, &eacute;taient  stock&eacute;s par d&eacute;faut dans la m&eacute;moire et assign&eacute;s &agrave; leurs  touches respectives. On ne peut pas changer le son de base (le  PCM) que moyennant les cartes de RAM sur lesquelles se  trouvaient les nouveaux timbres. Ces cartes sont fabriqu&eacute;es  naturellement par Korg Inc. La r&eacute;volution qu'a provoqu&eacute;e  le M1 &eacute;tait due &agrave; ses effets num&eacute;riques &eacute;poustouflants.  Au nombre de trente-trois ils pouvaient &ecirc;tre ajout&eacute;s au son  de base, deux effets &agrave; la fois toutefois. En plus les  nombreux filtres dynamiques modifiaient le son en fonction du  mouvement de la manette (joystick) et de la force avec  laquelle on appuyait sur les touches (aftertouch). Mais ces  options existaient d&eacute;j&agrave; sur les synth&eacute;tiseurs plus anciens. La  synth&egrave;se AI a &eacute;volu&eacute; et laiss&eacute; la place &agrave; la synth&egrave;se  AI<SUP>2 </SUP>(<A HREF="http://www.sonicstate.com/synth/Korg01W.html"> 01-W de Korg</A>  (http://www.sonicstate.com/synth/Korg01W.html)). Yamaha a &eacute;volu&eacute; dans la s&eacute;rie SY et E-mu ont &eacute;t&eacute;  rachet&eacute;s par Creative Labs Inc. Roland fait des progr&egrave;s et cr&eacute;e  toute une s&eacute;rie de synth&eacute;s num&eacute;riques. Le son n'aura bient&ocirc;t  plus de secrets. <P>Commun&eacute;ment, on a consid&eacute;r&eacute; le synth&eacute;tiseur  comme un instrument devant &ecirc;tre jou&eacute; par la main humaine, &agrave;  quoi servirait sinon le clavier? Ce sont les artistes qui cr&eacute;ent  et jouent la m&eacute;lodie et non l'ordinateur! Encore faux. Les  artistes &eacute;lectroniques de nos jours cr&eacute;ent des partitions  que l'ordinateur lit et joue ensuite sur des synth&eacute;tiseurs ou  sur des samplers. Incroyable? Pas du tout. Il aura suffi de  cr&eacute;er un langage que tous les synth&eacute;tiseurs et les ordinateurs  comprennent et c'est ainsi que le standard <A HREF="http://netrunner.net/~jshlackm/midiinfo.html"> MIDI </A>(<B><I><A HREF="http://netrunner.net/~jshlackm/midiinfo.html"> http://netrunner.net/~jshlackm/midiinfo.html</I></B></A> ) a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;. MIDI (Music Interface for Digital Instruments) est l'ensemble  des conventions de codage qui une fois implement&eacute; dans le  synth&eacute;tiseur ou ordinateur permet leur communication.  Ainsi l'ordinateur va envoyer la note, la v&eacute;locit&eacute;, le timbre et  toutes sortes d'autres contr&ocirc;leurs de param&egrave;tres que le  synth&eacute;tiseur va comprendre et ex&eacute;cuter en &eacute;mettant le son  d&eacute;sir&eacute;. Peut-on jouer la guitare, le piano, la trompette et la basse  &agrave; la fois? Peut-on y ajouter un orchestre philharmonique  ainsi que le bruit d'un ruisseau? L'ordinateur le peut et le fait  tr&egrave;s bien. Qui aurait pr&eacute;f&eacute;r&eacute; Jean-Michel Jarre jouant d'un  seul instrument, au lieu de voir son talent s'&eacute;panouir devant  un apprenti ob&eacute;issant jouant avec justesse et pr&eacute;cision les  m&eacute;lodies issues du cerveau du ma&icirc;tre? On ne peut pas  critiquer l'instrument. L'ordinateur qui guide les synth&eacute;tiseurs  comme un chef d'orchestre, appel&eacute; un  <I>s&eacute;quenceur</I>, contient en lui toutes les partitions et beaucoup plus. Il contient les  informations sur l'expression de chaque note, leur dur&eacute;e et  les effets attribu&eacute;s &agrave; cette note sp&eacute;cifique. Il conna&icirc;t quel  synth&eacute;tiseur doit jouer quoi et &agrave; quel moment. Comment  ne pas craquer devant de telles possibilit&eacute;s? <H2> Les percussions... auxquelles nous ajoutons une basse... et  finalement une m&eacute;lodie! </H2> <P> <P>Cette nouvelle technologie musicale a vite eu ses  adeptes, et comme cela se passe toujours, elle a suscit&eacute; le refus  des d&eacute;fenseurs des <I>vraies valeurs </I>et de la  <I>vraie musique</I>. A les croire, la seule vraie musique devrait &ecirc;tre celle jou&eacute;e quelque  part au Za&iuml;re sur un tronc creux il y a quelques milliers  d'ann&eacute;es. Comment peut-on aimer Chopin et refuser les Beatles?  De m&ecirc;me peut-on ha&iuml;r les Chemical Brothers en aimant  les Doors? <P>Il est vrai que faire de la musique &eacute;lectronique peut  para&icirc;tre plus facile que de jouer d'un <I>vrai  </I>instrument. Sous un certain angle c'est tout &agrave; fait juste. Je suis un musicien  jouant depuis seize ans du piano dont quatorze dans un  conservatoire. J'ai suivi des cours de solf&egrave;ge durant neuf ans et  chant&eacute; pendant trois ans &agrave; la chorale. J'ai jou&eacute; cinq ans dans  diff&eacute;rents groupes de rock et blues en faisant une quinzaine  de concerts. J'ai fait du piano bar et le fait de jouer seul  m'a tourn&eacute; vers la musique MIDI. Actuellement je joue  avec <I>Flying Red Fish</I>, une formation &eacute;lectro-ambient, jungle,  hard-step, Drum 'n Bass, trip-hop, house, underground et  exp&eacute;rimental. Depuis le d&eacute;but j'ai mis sur pied d'&eacute;galit&eacute; la  musique classique et la musique contemporaine, la  <I>Techno </I>y compris, ce qui me permettra, je l'esp&egrave;re, d'illustrer  quelques diff&eacute;rences principales entre ces deux approches  musicales. Un bon pianiste n'est pas celui qui se contente de jouer  les notes justes et &agrave; la bonne vitesse. Il faut investir ses  sentiments dans l'oeuvre qu'on interpr&egrave;te. La position du  corps, les mouvements de bras et m&ecirc;me, aussi incroyable que  cela paraisse, les sentiments et l'&eacute;tat d'esprit qu'on a au  moment de jouer, sont un moyen puissant de changer le timbre de  la note et de la faire varier dans le temps. Nous pouvons  <I>ouvrir </I>une note avec le mouvement appropri&eacute; des bras ainsi que  lui imprimer un effet tr&eacute;molo, de pratiquement la m&ecirc;me  mani&egrave;re que sur une guitare ou un violon. Le piano et le  pianiste ne font physiquement qu'un et il est naturel que  les mouvements du pianiste, m&ecirc;me les plus imperceptibles,  influencent le son. Ainsi nos &eacute;motions ressortent de la  m&eacute;lodie qu'on joue. Quoiqu'indirectement, cela est tout &agrave;  fait possible avec un s&eacute;quenceur et les synth&eacute;tiseurs. Les  nombreux param&egrave;tres appel&eacute;s les contr&ocirc;leurs permettent de  modifier le son de nombreuses mani&egrave;res. Nous pouvons  &eacute;touffer le son ou le rendre plus clair ainsi que changer son  attaque ou sa r&eacute;ponse &agrave; la v&eacute;locit&eacute;. Tout est possible dans  le domaine du num&eacute;rique. Nous pouvons prendre la  voix d'un(e) chanteur(se) et s'en servir comme d'un timbre  ordinaire. Toute onde sonore audible, m&ecirc;me avec des  harmoniques complexes, peut servir comme d&eacute;part d'un  nouveau timbre ou morceau. On peut m&ecirc;me se permettre de  n&eacute;gliger la m&eacute;lodie en se consacrant uniquement au son et ses  variations dans le temps.  <P> <P> <H2> La m&eacute;lodie de base... avec un peu plus de sentiments <P> </H2> <P>Les performances sur sc&egrave;ne de groupes jouant de la  musique MIDI sont souvent vues d'un oeil moqueur &agrave; cause  de l'apparente inactivit&eacute; derri&egrave;re ce tas d'&eacute;crans et de  claviers. On ne fait rien, l'ordinateur fait tout. Tout de m&ecirc;me  ceci n'est pas &eacute;vident. L'ordinateur peut tomber en panne  ou rester bloqu&eacute; n&eacute;cessitant un red&eacute;marrage. Les  synth&eacute;tiseurs peuvent &ecirc;tre sujets &agrave; des  <I>MIDI overflow</I> (note qui reste  <I>coinc&eacute;e</I> &agrave; l'int&eacute;rieur dune boucle). Le  <I>trac </I>d'un musicien MIDI est pire que celui d'un musicien ordinaire. Un piano ne  peut que rarement subir un probl&egrave;me d'ordre technique,  tandis que pour un ordinateur cela arrive plus souvent.  Toutefois, ce qui est important est le plaisir que le public ressent  en &eacute;coutant de la musique, et la musique MIDI peut nous  en apporter pour autant que nous soyons pr&ecirc;ts &agrave; l'accepter.  Ceci n'est-il pas suffisant pour &ecirc;tre convaincu de la  <I>validit&eacute; </I>de la musique MIDI? <P>La musique MIDI a repouss&eacute; les limites connues  auparavant. Il est &eacute;vident que le futur est &eacute;lectronique et que  le pr&eacute;sent le deviendra de plus en plus. Alors pourquoi  rester clo&icirc;tr&eacute; dans le refus des changements et ne pas donner  une chance &agrave; cette nouvelle sonorit&eacute;? Serions-nous en train  de nous enfoncer dans le <I>racisme </I>de nos anc&ecirc;tres qui  refusaient le blues parce que il &eacute;tait jou&eacute; par les noirs?  <P>Nooooon! (...)   <p><hr> <p> <table> <tr><td align=center><A HREF="http://sawww.epfl.ch/SIC/SA/publications/FI97/fi-sp-97/"><I><B>retour au sommaire du Flash informatique sp&eacute;cial &eacute;t&eacute; 97<p></B></I></a> <tr><td align=center> <A HREF="http://sawww.epfl.ch/SIC/SA/publications/recherche/frame_fi.html" TARGET="flash"> <I><B>retour  &agrave; la page principale des Flash informatique<p></B></I></a> <TR><TD align=CENTER> <B><I><A HREF="mailto:fi@sic.adm.epfl.ch?Subject=FI_special_ete_97"> <B><I>Vos commentaires<p></I></B></A> <TR> <TD align=CENTER> <B><I>&copy; FI SPECIAL ETE du 2 septembre 1997</I></B>  </TABLE></center><p>  </BODY> </HTML> 
