<HTML> <HEAD>    <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1">    <META NAME="Author" CONTENT="Revue de Livres">    <META NAME="description" CONTENT="Compte rendu du livre d'Etienne Gilson : D'Aristote a Darwin et retour. Essai sur quelques constanes de la biophilosophie.">    <META NAME="keywords" CONTENT="philosophie, philosophy, finalite, cause finale, Gilson">    <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Mozilla/4.03 [fr] (Macintosh; I; PPC) [Netscape]">    <TITLE>Revue de Livres : Gilson</TITLE> </HEAD> <BODY TEXT="#000000" BGCOLOR="#FFFFCC" LINK="#0000FF" VLINK="#FF3F3F" ALINK="#3F3FBF">  <BLOCKQUOTE> <CENTER><TABLE BORDER=0 COLS=1 WIDTH="80%" BGCOLOR="#FFE394" > <TR> <TD> <BLOCKQUOTE> <BR> <CENTER>Pour <B>imprimer</B> ce texte avec une meilleure mise en page,</CENTER> <CENTER>vous pouvez t&eacute;l&eacute;charger l'un des fichiers suivants<NOBR> :</NOBR></CENTER> </BLOCKQUOTE> <CENTER><TABLE BORDER=0 COLS=2 WIDTH="80%" > <TR> <TD> <CENTER><B><A HREF="gilson.rtf">T&eacute;l&eacute;charger</A></B></CENTER>  <CENTER>fichier "rtf" (pour <I>Word</I>)</CENTER> </TD>  <TD> <CENTER><B><A HREF="gilson.pdf">T&eacute;l&eacute;charger</A></B></CENTER>  <CENTER>fichier "pdf" (pour <I><A HREF="http://www.adobe.fr/products/acrobat/download/readstep.html">Acrobat</A></I>)</CENTER> </TD> </TR> </TABLE></CENTER>  </TD> </TR> </TABLE></CENTER> <BR>&nbsp;<BR>  <CENTER><B><NOBR><FONT SIZE=+3>PEUT-ON&nbsp; SE&nbsp; PASSER</FONT></NOBR></B></CENTER>  <CENTER><B><NOBR><FONT SIZE=+3>DE&nbsp; LA&nbsp; NOTION&nbsp; DE&nbsp; FINALIT&Eacute; ?</FONT></NOBR></B></CENTER>  <CENTER><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT></CENTER>  &nbsp; <CENTER><TABLE BORDER=0 > <TR> <TD VALIGN=TOP WIDTH="85"> <CENTER><FONT SIZE=+1><NOBR>&agrave; propos de </NOBR>:</FONT></CENTER> </TD>  <TD WIDTH="290" BGCOLOR="#FFFFFF"> <CENTER><B><I><FONT SIZE=+2>D'Aristote &agrave; Darwin et retour.</FONT></I></B></CENTER>  <CENTER><B><I><FONT SIZE=+1>Essai sur quelques constantes</FONT></I></B></CENTER>  <CENTER><B><I><FONT SIZE=+1>de la biophilosophie.</FONT></I></B></CENTER>  <CENTER><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT></CENTER>  <CENTER><FONT SIZE=+1>par <B>&Eacute;tienne GILSON</B></FONT></CENTER>  <CENTER><B><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT></B></CENTER>  <CENTER><FONT SIZE=+1>Vrin (Essais d'art et de philosophie), 1971.</FONT></CENTER> </TD> </TR> </TABLE></CENTER> <P ALIGN="justify"> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Y a-t-il de la finalit&eacute; dans la nature<NOBR> </NOBR>? Doit-on consid&eacute;rer toute chose comme le r&eacute;sultat d'une op&eacute;ration m&eacute;canique<NOBR> </NOBR>? Peut-on se contenter de chercher <I>comment</I> les choses se produisent, sans rien supposer de leur <I>pourquoi</I><NOBR> </NOBR>? On sait que le d&eacute;veloppement de la science moderne s'est accompagn&eacute; d'un rejet de la notion de finalit&eacute;. Il est n&eacute;anmoins difficile de s'en passer d&egrave;s que l'on aborde le vivant. Pour comprendre le fonctionnement d'un organe, il faut en effet comprendre sa fonction, c'est-&agrave;-dire qu'il faut consid&eacute;rer l'organe en vue de sa fin. Ce n'est peut-&ecirc;tre pas une notion scientifique, mais peut-on pour autant en faire l'&eacute;conomie<NOBR> </NOBR>? Pour Aristote, il &eacute;tait clair qu'il fallait la mettre au coeur de l'approche du vivant. Darwin, au contraire, la rejetait et voyait le vivant s'organiser suivant des processus al&eacute;atoires. Mais, comme nous le montre &Eacute;tienne GILSON<NOBR> </NOBR>(1884-1978) dans ce livre plein de finesse, il est plus facile de nier la finalit&eacute; que de v&eacute;ritablement s'en passer. Pour comprendre cette difficult&eacute;, il nous invite &agrave; parcourir l'oeuvre de quelques grands naturalistes et biologistes &agrave; la lumi&egrave;re des r&eacute;flexions d'Aristote.</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; On croit souvent &agrave; tort que la notion de finalit&eacute; pr&eacute;c&egrave;de historiquement la notion de causalit&eacute; m&eacute;canique. Descartes aurait ainsi inaugur&eacute; la physiologie m&eacute;caniste en &eacute;liminant la biologie finaliste d'Aristote. Or, c'est d'abord Aristote qui a rejet&eacute; les explications m&eacute;canistes, les tenant pour d&eacute;finitivement d&eacute;pass&eacute;es, et qui a introduit la notion de finalit&eacute; pour rendre compte de l'organisation du vivant. Le hasard &eacute;voqu&eacute; par ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs ou contemporains ne lui paraissait pas une notion satisfaisante. Recourant plus aux &ecirc;tres r&eacute;els qu'aux principes abstraits, il faisait par exemple remarquer que l'homme n'&eacute;tait pas engendr&eacute; par le hasard, mais par un autre homme. Partant du vivant pour comprendre le vivant, Aristote remarquait ainsi qu'on ne pouvait que constater que celui-ci s'organisait selon un certain ordre.</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aristote comparait aussi le vivant avec l'art (au sens de <I>tekhn&ecirc;</I>). Or un objet est fabriqu&eacute; en vue d'une fin, il n'appara&icirc;t pas spontan&eacute;ment. La premi&egrave;re des causes de sa r&eacute;alisation est m&ecirc;me sa fin. La nature apparaissait &agrave; Aristote proc&eacute;der de mani&egrave;re semblable. Il ne s'agissait point d'un anthropomorphisme na&iuml;f<NOBR> </NOBR>: ce n'&eacute;tait que l'humble reconnaissance de l'impossibilit&eacute; de penser autrement qu'&agrave; partir de sa propre exp&eacute;rience. Et notre exp&eacute;rience nous montre bien les &ecirc;tres vivants se constituer selon un certain ordre et un certain plan. L'art n'est donc qu'un cas particulier de la nature. C'est l'art qui imite la nature, et non la nature qui imite l'art. Avec la diff&eacute;rence que l'homme con&ccedil;oit &agrave; l'avance la fin de l'objet non encore existant, alors que pour la nature nul n'en conna&icirc;t les fins. Est-ce pour autant qu'il faille consid&eacute;rer que la finalit&eacute; de la nature n'existe pas<NOBR> </NOBR>? On peut &agrave; la rigueur la nier, mais non d&eacute;montrer son absence.</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aussi &eacute;vidente que soit la notion de finalit&eacute; pour Aristote, on peut s'interroger sur son utilit&eacute; pratique. Pour &Eacute;tienne Gilson, il est clair qu'elle n'en a pas. Mais Aristote et la scolastique ne cherchaient pas &agrave; faire une philosophie utile. La contemplation de l'harmonie de la nature leur paraissait pr&eacute;f&eacute;rable. Or admirer l'harmonie qui pr&eacute;side &agrave; la structure des &ecirc;tres vivants, c'est &ecirc;tre sensible &agrave; la finalit&eacute; &agrave; laquelle r&eacute;pond l'ordre de leurs parties. Descartes qui voulait uniquement faire oeuvre utile avait en revanche d&eacute;cid&eacute; de nier la finalit&eacute;. Bacon, plus subtil sur ce point, se contentait de la consid&eacute;rer inutile. La cause m&eacute;canique &eacute;tant la seule qui donnait prise sur la nature, elle devenait la seule &agrave; conna&icirc;tre. Reconna&icirc;tre que l'oiseau est fait pour voler, ne permet pas en effet de fabriquer une machine volante. Ce qui importe est de savoir <I>comment</I> il vole. Il n'en fallait pas plus, selon &Eacute;tienne Gilson, pour que certains modernes abandonnent toute r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la notion de finalit&eacute;. Mais si tenir la finalit&eacute; hors de la science peut &ecirc;tre une attitude justifi&eacute;e, la mettre hors de la nature ne l'est pas forc&eacute;ment.</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Regardons sur deux exemples &agrave; quel point il est de toute fa&ccedil;on difficile de ne pas y faire r&eacute;f&eacute;rence, ne serait-ce qu'implicitement. Commen&ccedil;ons bri&egrave;vement avec Jean-Baptiste LAMARCK<NOBR> </NOBR>(1744-1829). Ce dernier consid&eacute;rait que les habitudes prises pour r&eacute;pondre aux besoins &eacute;taient responsables, avec le temps, de la forme du corps. En prenant l'habitude de se hisser pour manger des feuilles, la girafe aurait ainsi vu son cou s'allonger. Mais reconna&icirc;tre que les organes apparaissent et disparaissent <I>afin</I> de satisfaire aux besoins de l'organisme, c'&eacute;tait introduire, dans une th&eacute;orie de l'adaptation, la notion de finalit&eacute;. Certes, on pouvait recourir &agrave; cette notion d'adaptation sans consid&eacute;rer que la finalit&eacute; qu'elle impliquait proc&eacute;dait d'un Dieu qui l'aurait d&eacute;finie &agrave; l'avance. Mais la finalit&eacute; n'en &eacute;tait pas moins pr&eacute;sente &agrave; l'int&eacute;rieur de la nature. Aristote ne disait rien de plus.</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le cas de Charles DARWIN (1809-1882) est plus complexe. &Eacute;tienne Gilson nous rappelle d'abord que le c&eacute;l&egrave;bre naturaliste n'a pas utilis&eacute; le mot &laquo;<NOBR> </NOBR>&eacute;volution<NOBR> </NOBR>&raquo; avant la sixi&egrave;me &eacute;dition de l'<I>Origine des esp&egrave;ces</I><NOBR> </NOBR>(1859), parue dix ans apr&egrave;s la premi&egrave;re. C'est que le mot avait &agrave; l'&eacute;poque un usage bien particulier. Au XVII</FONT><SUP><FONT SIZE=-1>e</FONT></SUP><FONT SIZE=+1> si&egrave;cle, il caract&eacute;risait le d&eacute;veloppement de quelque chose qui &eacute;tait d&eacute;fini &agrave; l'avance. Ensuite, au XIX</FONT><SUP><FONT SIZE=-1>e</FONT></SUP><FONT SIZE=+1> si&egrave;cle, il en vint &agrave; caract&eacute;riser une transformation progressive qui am&egrave;ne des formes nouvelles et m&ecirc;me impr&eacute;visibles. Il prit ce sens surtout sous l'influence d'Herbert SPENCER<NOBR> </NOBR>(1820-1903) qui, quelques ann&eacute;es avant Darwin, avait d&eacute;velopp&eacute; une vaste doctrine philosophique qui pr&eacute;tendait qu'on pouvait tout expliquer par l'&eacute;volution du vivant<NOBR> </NOBR>: la biologie, la psychologie, la sociologie, la morale... Spencer &eacute;tait donc le v&eacute;ritable fondateur de l'&eacute;volutionnisme. Darwin, quant &agrave; lui, consid&eacute;rait que sa contribution la plus importante &agrave; l'explication des formes du vivant &eacute;tait sa th&eacute;orie de la S&eacute;lection Naturelle, c'est-&agrave;-dire la th&eacute;orie inspir&eacute;e de la th&eacute;orie &eacute;conomique du r&eacute;v&eacute;rend Thomas MALTHUS<NOBR> </NOBR>(1766-1834) mais appliqu&eacute;e dans ce cas pr&eacute;cis &agrave; la biologie et qui affirmait la survie des plus aptes et l'&eacute;limination des inadapt&eacute;s. Pour se diff&eacute;rencier de Spencer, il n'utilisa donc pas le terme &laquo;<NOBR> </NOBR>&eacute;volution<NOBR> </NOBR>&raquo;. Mais comme, dans l'esprit du public, ce mot s'attacha rapidement &agrave; sa propre doctrine, Darwin en vint lui-m&ecirc;me &agrave; l'utiliser.</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En tout cas, l'hypoth&egrave;se importante de Darwin, qu'il pr&eacute;tendit d&eacute;fendre scientifiquement, &eacute;tait celle de la S&eacute;lection Naturelle. Selon cette hypoth&egrave;se, des variations spontan&eacute;es favoriseraient ou au contraire d&eacute;favoriseraient la survie et la reproduction de certains individus. Il en r&eacute;sulterait que les formes vivantes les moins aptes dispara&icirc;traient avec le temps, et que les mieux adapt&eacute;es, transmises par h&eacute;r&eacute;dit&eacute; de g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration, les remplaceraient. Petit &agrave; petit, il y aurait donc transformation des esp&egrave;ces anciennes en des esp&egrave;ces nouvelles. Mais si le principe est clair, &Eacute;tienne Gilson consid&egrave;re que l'op&eacute;ration de transformation est difficile &agrave; comprendre dans le d&eacute;tail. Comment un petit bout d'aile qui ne permet pas encore de voler pourrait-il avoir un avantage pour la survie ou la reproduction de tel ou tel animal<NOBR> </NOBR>? Ou, d'une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, comment de petites variations spontan&eacute;es pourraient-elles s'additionner et s'organiser d'elles-m&ecirc;mes dans une direction si seule la forme <I>finale</I> joue un r&ocirc;le avantageux<NOBR> </NOBR>? Darwin reconnaissait lui-m&ecirc;me que lorsqu'il y pensait l'id&eacute;e de la formation de l'oeil lui donnait froid dans le dos. Il n'en d&eacute;fendait pas moins qu'au vu du grand nombre de g&eacute;n&eacute;rations cela &eacute;tait tout &agrave; fait possible. Et pour justifier une telle hypoth&egrave;se il se r&eacute;f&eacute;rait au travail des &eacute;leveurs qui &laquo;<NOBR> </NOBR>am&eacute;lioraient<NOBR> </NOBR>&raquo; la race de leurs animaux. Il concevait en effet la S&eacute;lection Naturelle comme analogue &agrave; la S&eacute;lection Artificielle<NOBR> </NOBR>: les esp&egrave;ces nouvelles na&icirc;traient de la nature comme il na&icirc;t des formes nouvelles dans les &eacute;levages, sauf que dans la nature, il n'y aurait pas d'&eacute;leveurs. &Eacute;tienne Gilson n'a pas de mal &agrave; faire remarquer que la S&eacute;lection Artificielle ne cr&eacute;e pas d'esp&egrave;ces nouvelles, et surtout que la comparaison est particuli&egrave;rement mal choisie pour la simple raison que la comp&eacute;tence de l'&eacute;leveur d&eacute;pend de sa capacit&eacute; &agrave; s&eacute;lectionner ses b&ecirc;tes <I>en vue</I> d'un objectif d&eacute;termin&eacute; &agrave; l'avance. Il y a donc quelque ironie &agrave; voir Darwin illustrer le r&ocirc;le de la S&eacute;lection Naturelle dans l'&eacute;volution du vivant en recourant &agrave; un exemple de transformation <I>planifi&eacute;e</I>. Cela ne ferait que souligner encore une fois &agrave; quel point il est difficile de penser le vivant sans la notion de finalit&eacute;.</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Est-il donc si difficile de se passer de la finalit&eacute;<NOBR> </NOBR>? C'est du moins ce que pense &Eacute;tienne Gilson dans ce livre &agrave; la fois tr&egrave;s instructif et tr&egrave;s clair. En analysant de multiples &eacute;crits de naturalistes et de biologistes, d'une fa&ccedil;on plus ample et plus profonde que nous n'avons pu le faire ici, il tente ainsi de montrer les limites du m&eacute;canisme. Il n'est pas pour autant question pour notre philosophe, fid&egrave;le en cela &agrave; Aristote, de nier le m&eacute;canisme, mais seulement de contester que le m&eacute;canisme puisse <I>tout</I> expliquer. On peut, selon lui, ne pas vouloir utiliser la notion de finalit&eacute; dans nos explications, il n'en consid&egrave;re pas moins que <I>la finalit&eacute; subsiste comme un fait &agrave; expliquer</I>. Ainsi le biologiste, qui tente de r&eacute;duire le vivant &agrave; ses propri&eacute;t&eacute;s physico-chimiques, le tout &agrave; ses parties, travaille sur de la mati&egrave;re vivante <I>d&eacute;j&agrave; organis&eacute;e,</I> c'est-&agrave;-dire <I>d&eacute;j&agrave; ordonn&eacute;e en vue d'une fin.</I> C'est qu'en effet, pour le vivant, les parties n'existent jamais en dehors de quelque tout. L'existence du tout semble m&ecirc;me conditionner les parties et, en ce sens, leur &ecirc;tre ant&eacute;rieure. Autant de raisons qui poussent &Eacute;tienne Gilson &agrave; reconna&icirc;tre qu'une certaine finalit&eacute; est pr&eacute;sente dans la nature...</FONT> </P> <DIV ALIGN=right><FONT SIZE=+1>Thomas LEPELTIER,</FONT></DIV>  <DIV ALIGN=right><FONT SIZE=+1>le 10 janvier 1999.</FONT></DIV> <FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT> <BR>Renseignements divers sur le livre<NOBR> </NOBR>: <BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Index des questions trait&eacute;es <BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Index des noms de personnes <BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 256 pages <BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ISBN 2-7116-0280-x <BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 98 FF (1998)  <P>&nbsp;   &nbsp;</BLOCKQUOTE>  </BODY> </HTML> 
