<HTML><HEAD> <TITLE>EA15</TITLE> </HEAD> <BODY> <A NAME="Glossaire"><FONT SIZE=5><STRONG><FONT COLOR="#996633">Glossaire et compl&eacute;ments</FONT></STRONG><BR> <BR> <FONT SIZE=4><B><FONT COLOR="#FF0000"><A NAME="Darwin Erasmus">Darwin Erasmus</A></FONT><BR> <DD>M&eacute;decin et po&egrave;te, grand-p&egrave;re de Charles Darwin, (Elton, Nottinghamshire, 1731 - Derby, 1802). <BR> <DD>Il &eacute;crivit un ouvrage sur les Lois de la vie organique, o&ugrave; il &eacute;mit des id&eacute;es pr&eacute;figurant la th&eacute;orie de l'&eacute;volution. Il fut l'ami de Benjamin Franklin. Il examina de nombreux comportements g&eacute;n&eacute;ralement d&eacute;crits comme instincts et montra comment ils pouvaient &ecirc;tre expliqu&eacute;s commme &eacute;tant le r&eacute;sultat de l'exp&eacute;rience et de l'apprentissage. <I>Zoonomia</I>, 1794;<I> Le temple de la nature</I>, 1803.<BR> <P> <FONT COLOR="#FF0000"><A NAME="Darwin Charles">Darwin Charles</A></FONT><BR> Naturaliste (Shrewsbury, 1809 - Down, Kent, 1882). Il mis par &eacute;crit les m&eacute;andres de sa pens&eacute;e dans quatre carnets, d&eacute;sign&eacute;s sous les lettres B, C, D et E (<I>Notebooks on Transmutation</I>). En 1872, il publie un trait&eacute; intitul&eacute; L'expression des &eacute;motions chez l'homme et les animaux. Il donne une description pr&eacute;cise des diff&eacute;rentes mimiques du visage, des modifications des attitudes corporelles  et des changements physiologiques associ&eacute;es par exemple, &agrave; la peur, &agrave; la col&egrave;re, &agrave; la joie ou &agrave; la honte. Il fut le premier &agrave; d&eacute;montrer l'universalit&eacute; des expressions et leur continuit&eacute; entre l'homme et les animaux. Il constate &eacute;galement, que l'&eacute;mission de sons, l'&eacute;rection d'appendices cutan&eacute;s (poils, plumes, &eacute;cailles), le gonflement d'une partie du corps, la sudation ou encore l'augmentation du rythme cardiaque s'observent chez de nombreux animaux. Pour lui, cette &eacute;tude comparative confirme &quot;la conception qui fait d&eacute;river l'homme de quelque animal inf&eacute;rieur&quot;. Il contribua ainsi &agrave; humaniser les animaux : &quot;chez les animaux sup&eacute;rieurs, les facult&eacute;s mentales, quoique si diff&eacute;rentes par le degr&eacute; sont n&eacute;anmoins de m&ecirc;me nature que celles de l'esp&egrave;ce humaine&quot;. Aujourd'hui, on reconna&icirc;t l'importance de la d&eacute;marche tout en consid&eacute;rant les analyses de Darwin comme trop anthropomorphiques.<BR> <DD>Il est consid&eacute;r&eacute; par certains comme un &eacute;cologue, le darwinisme &eacute;tant consid&eacute;r&eacute; comme une th&eacute;orie &eacute;cologique de l'&eacute;volution. Cette opinion semble ind&eacute;fendable pour deux  raisons : la probl&eacute;matique darwinienne est centr&eacute;e sur le processus qui assure la transformation de certaines formes bien d&eacute;finies &agrave; l'int&eacute;rieur d'un certain syst&egrave;me de classification (formes syst&eacute;matiques), alors que les &eacute;cologues consid&egrave;rent des ensembles de formes non-syst&eacute;matiques; pour Darwin, le vivant est pens&eacute; &agrave; l'&eacute;chelle des temps g&eacute;ologiques alors que les pr&eacute;-&eacute;cologues cherchent &agrave; comprendre les v&eacute;g&eacute;tations actuelles sans &eacute;tablir de lien transformiste.<BR> <DD>Il se proclamait un adepte de la &quot;v&eacute;ritable m&eacute;thode baconnienne&quot; et a &eacute;t&eacute; de ce fait souvent class&eacute; comme inductiviste. Il s'est portant moqu&eacute; de cette m&eacute;thode, disant que s'il fallait lui &ecirc;tre &agrave; tout prix fid&egrave;le, &quot;on finirait par descendre dans une gravi&egrave;re, compter et d&eacute;crire chaque caillou&quot;....  Il utilisa en fait la m&eacute;thode hypoth&eacute;tico-d&eacute;ductive. Il fut l'un des premiers &agrave; rejeter partiellement l'essentialisme, pour qui l'origine  du changement v&eacute;ritable ne peut provenir que d'un saut, conduisant des essences anciennes &agrave; de nouvelles essences, car l'&eacute;volution, pour lui, &eacute;tait graduelle.<BR> <DD>Il calcula que la terre devait &ecirc;tre &acirc;g&eacute;e de plus d'un milliard d'ann&eacute;es pour avoir pu donner le temps aux &eacute;volution g&eacute;ologiques et biologiques de se d&eacute;rouler. Lord Kelvin proclama avec assurance que cette estimation &eacute;tait fausse et que sur la base du calcul des pertes de chaleur et de la taille du globe terrestre, l'&acirc;ge de la terre ne pouvait pas d&eacute;passer 24 millions d'ann&eacute;es. Puisque la biologie &eacute;tait une science inf&eacute;rieure, on ne pouvait pas douter du c&ocirc;t&eacute; o&ugrave; &eacute;tait l'erreur.<BR> <DD>Bien que lib&eacute;ral bienveillant et abolitionniste passionn&eacute;, il parla du temps &agrave; venir o&ugrave; l'&eacute;cart s&eacute;parant l'homme du singe s'accro&icirc;tra par l'extinction pr&eacute;visibles des interm&eacute;diaires comme les chimpanz&eacute;s et les Hottentots. Membre de l'Acad&eacute;mie des sciences de Berlin en 1829.<BR> <P> <FONT COLOR="0000DD"><A NAME="d&eacute;rive">d&eacute;rive</A> g&eacute;nique</FONT><BR> <DD> Changements dune g&eacute;n&eacute;ration &agrave; lautre dans la composition g&eacute;n&eacute;tique  (fr&eacute;quence des g&egrave;nes)  d'une population explicables exclusivement par les effets du hasard et qui pr&eacute;valent notamment dans les populations &agrave; petits effectifs. Elle est cependant, compl&egrave;tement pr&eacute;visible sur la base de deux donn&eacute;es d&eacute;mographiques : le nombre dindividus par population et les &eacute;changes migratoires entre les populations.<BR> <P> <FONT COLOR="#FF0000"><A NAME="Descartes">Descartes</A> Ren&eacute;</FONT><BR> <DD>Philosophe fran&ccedil;ais (La Haye, Touraine, 1596 - Stockholm, 1650).<BR> <DD>Il utilisa la m&eacute;thode d&eacute;ductive. Il affirma que les lois math&eacute;matiques avaient &eacute;t&eacute; promulgu&eacute;es par Dieu, de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu'un roi promulgue des lois dans son royaume.  Il d&eacute;veloppa une th&eacute;orie logique dans laquelle les m&eacute;thodes math&eacute;matiques &eacute;taient utilis&eacute;es, selon un mode de d&eacute;duction stricte, pour atteindre &agrave; la connaissance rationnelle.  Il adopta un syst&egrave;me d'explication qui &eacute;tait strictement d&eacute;terministe et adh&eacute;ra &agrave; la pens&eacute;e essentialiste. <BR> <DD>Il d&eacute;veloppa les id&eacute;es d'un dualisme entre le corps et l'esprit et d'une diff&eacute;rence entre l'homme et les animaux, qui ont influenc&eacute; y compris nos conceptions modernes. Les animaux ne poss&egrave;dent ni le pouvoir de raisonner abstraitement ni conscience d'eux-m&ecirc;mes.  Alors que le corps humain ne rel&egrave;ve que des seules lois m&eacute;caniques (<I>Trait&eacute;  de l'homme</I>), l'homme dispose d'une &acirc;me immat&eacute;rielle raisonnable. Il s'&eacute;tait prononc&eacute; en faveur de l'&eacute;pigen&egrave;se : processus de diff&eacute;renciation des organes au sein d'une semence homog&egrave;ne en fonctions des seules lois du mouvement (<I>De la formation du foetus</I>, publi&eacute; &agrave; titre posthume en 1664). Il avait imagin&eacute; une sorte de tourbillon vital animant la semence et produisant les diff&eacute;rents organes par centrifugation sur le mod&egrave;le des tourbillons de sa cosmogonie. Cette explication a &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e par la plupart des  cart&eacute;siens.<BR> <DD>En math&eacute;matique, il cr&eacute;a la g&eacute;om&eacute;trie analytique (application de l'alg&egrave;bre &agrave; la g&eacute;om&eacute;trie des anciens et &eacute;tablit la loi de la r&eacute;fraction en optique.<BR> Les r&egrave;gles pour la direction de l'esprit, 1628. apr&egrave;s la condamnation de Galil&eacute;e (1633), il renon&ccedil;a &agrave; publier son <I>Trait&eacute; du monde</I>. <BR> <I>Discours de la m&eacute;thode : Dioptrique, M&eacute;t&eacute;ores,  G&eacute;om&eacute;trie</I>, 1637. <I>M&eacute;ditations m&eacute;taphysiques</I>, 1641. <I>Principes de philosophie</I>, 1644. <I>Passions de l'&acirc;me</I>, 1649. <I>De la formation du foetus</I>, 1664.<BR> <P> <FONT COLOR="#0000FF"><A NAME="difficult&eacute;s"> difficult&eacute;s li&eacute;es &agrave; l'utilisation de l'&eacute;thologie</A></FONT><BR>  <P>    <DD>Les tests comportementaux &eacute;valuent, souvent, les fonctions cognitives de l'animal en cours de d&eacute;veloppement et de l'adulte.<BR> <DD>L'utilisation de ces tests soul&egrave;ve de nombreuses questions que je tenterais de poser au travers de deux exemples : importance de la prise en compte de la variabilit&eacute; comportementale lors de la r&eacute;alisation et de l'interpr&eacute;tation d'un protocole exp&eacute;rimental (Misslin <CITE>et al.</CITE> 1978) et un r&eacute;examen des comportements de l'animal en situation de conditionnement skinn&eacute;rien et lors du ph&eacute;nom&egrave;ne du <CITE>free-feeding</CITE>. II peut para&icirc;tre paradoxal d'utiliser de tels exemples, en effet, le comportement op&eacute;rant s'inscrit dans une perspective b&eacute;havioriste de type stimulus-r&eacute;ponse (S-R) &agrave; laquelle l'&eacute;thologie objectiviste puis l'&eacute;thologie &eacute;pig&eacute;n&eacute;tiste se sont oppos&eacute;s. Mais, ce type de conditionnement est largement utilis&eacute; pour tester l'action d'une substance  sur les fonctions cognitives de l'animal et il a fait l'objet d'une r&eacute;&eacute;valuation r&eacute;cente chez l'animal (Cuq 1986 ; Gallo &amp; Beauch&acirc;taud 1989).<BR> <BR> <P><OL> <LI><STRONG> Importance de la prise en compte de la variabilit&eacute; comportementale lors de la r&eacute;alisation et de l'interpr&eacute;tation d'un protocole exp&eacute;rimental <BR> </STRONG> <DD>G. Ungar <CITE>et al</CITE>,. &agrave; Houston, avaient fractionn&eacute; et identifi&eacute; un peptide purifi&eacute; qu'ils impliquaient dans le codage de la peur acquise de l'obscurit&eacute; chez les rongeurs (1972).<BR> </OL> <DD>Les rongeurs tendent en g&eacute;n&eacute;ral &agrave; se r&eacute;fugier dans un endroit obscur. Cette tendance est mise &agrave; profit pour un apprentissage d'&eacute;vitement de l'obscurit&eacute;. Le dispositif exp&eacute;rimental comprend trois compartiments, dont une &quot;bo&icirc;te noire&quot;. Cette derni&egrave;re  peut &ecirc;tre soumise &agrave; des d&eacute;charges &eacute;lectriques permettant de faire acqu&eacute;rir &agrave; des rats une aversion de la &quot;bo&icirc;te noire&quot;. Si l'on pr&eacute;pare, &agrave; partir du cerveau de ces rats donneurs  entra&icirc;n&eacute;s, un extrait que l'on administre &agrave; des receveurs (en g&eacute;n&eacute;ral des souris), les receveurs passent moins de temps dans la bo&icirc;te noire. G. Ungar en avait conclu au transfert d'un facteur c&eacute;r&eacute;bral codant la peur du noir acquise par les donneurs.  La purification de ce facteur avait conduit &agrave; la d&eacute;couverte a'un peptide de quinze acides amin&eacute;s que G. Ungar avait nomm&eacute; &quot;scotophobine&quot; (c'est-&agrave;-dire qui provoque la peur de  l'obscurit&eacute;). Mais si l'existence de la mol&eacute;cule et son action sur le comportement ne font gu&egrave;re de doute, certains auteurs avaient soulign&eacute;s que la scotophobine n'avait peut &ecirc;tre pas le r&ocirc;le sp&eacute;cifique que lui attribuait G. Ungar. D. De Wied <CITE>et aI</CITE>. (1973) avaient montr&eacute; que des mol&eacute;cules de composition voisine de la scotophobine agissaient surtout sur des t&acirc;ches aversives (ind&eacute;pendamment de toute notion d'obscurit&eacute;). Miller <CITE>et al.</CITE> (1975) avaient trouv&eacute; que l'effet de transfert ne semblait se produire que si les r&eacute;cepteurs se trouvaient dans un &eacute;tat de &quot;stress&quot;; dans les autres cas, la scotophobine &eacute;tait sans action. Ces r&eacute;sultats sugg&eacute;raient que le peptide agissait sur le comportement par une voie tout autre que son action suppos&eacute;e sur la m&eacute;moire, par le biais, par exemple, d'une action sur l'&eacute;motivit&eacute; des receveurs.<BR> <DD>Cette id&eacute;e a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par travail de R. Misslin <CITE>et al</CITE> &agrave; Strasbourg (1978). Ces auteurs ont pu tester l'effet d'&eacute;chantillons de scotophobine envoy&eacute;s par G. Ungar. IIs constatent d'abord la faible reproductibilit&eacute; des effets : l'exp&eacute;rience n'a r&eacute;ussi clairement qu'une fois sur trois. Mais surtout ils trouvent, &agrave; l'aide d'un test d'<CITE>open-field</CITE>, des diff&eacute;rences dans le niveau d'&eacute;motivit&eacute; des sujets receveurs soumis &agrave; l'injection  de scotophobine. Ainsi, comme le font remarquer ces auteurs, puisque &quot;des animaux plus &eacute;motifs passent plus de temps dans le compartiment sombre, l'effet de la scotophobine qui r&eacute;duit la r&eacute;activit&eacute; &eacute;motionnelle peut expliquer le raccourcissement du temps  pass&eacute; dans la bo&icirc;te sombre&quot;. Cette remarque est d'autant plus importante que G. Ungar, pour se mettre dans de meilleures conditions pour son fractionnement, s&eacute;lectionnait des souris receveuses qui passaient beaucoup de temps dans l'obscurit&eacute;; il travaillait donc sur des souris plus &eacute;motives que la moyenne. Le travail de R. Misslin montre donc clairement comment l'effet de la scotophobine peut &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute; de fa&ccedil;on  non sp&eacute;cifique.<BR> <P><UL> <STRONG>2. R&eacute;examen du <CITE>free feeding</CITE>  (fig. 27, 33) <BR> </STRONG> <DD>Dans le cas du <CITE>free-feeding</CITE>, un rat est conditionn&eacute; dans la bo&icirc;te de Skinner o&ugrave; chaque appui est renforc&eacute; (<A HREF="EA19.html#renforcement">renforcement</A>) par une boulette de nourriture tombant dans une coupelle. <BR> <DD>Par la suite, malgr&egrave; la mise &agrave; disposition d'une nouvelle coupelle remplie de boulettes disponibles dans la cage, le rat conditionn&eacute;, continue &agrave; &quot;appuyer&quot; sur le levier et &agrave; consommer la moiti&eacute; environ des boulettes &quot;en travaillant&quot;, au lieu de rester pr&egrave;s de la nouvelle coupelle et de s'y nourrir.</UL><BR><P>  <CENTER><A HREF="EA15a.GIF"><IMG SRC="EA15aa.GIF" WIDTH=100 HEIGHT=45></A><BR></CENTER> <CENTER><TABLE BORDER=1 CELLSPACING="2" CELLPADDING="1"><TR><TD COLSPAN="7"><CENTER>Type de boulettes consomm&eacute;es</CENTER><TR><TD WIDTH="150" >Rats<BR> Type de nourriture<TD WIDTH="50" >1<BR><TD WIDTH="50" >2<BR><TD WIDTH="50" >3<BR><TD WIDTH="50" >4<BR><TD WIDTH="50" >5<BR><TD WIDTH="50" >Total<BR> <TR><TD>CD<TD>79<TD>72<TD>74<TD>86<TD>154<TD>465 <TR><TD>CAL<TD>130<TD>68<TD>73<TD>114<TD>57<TD>442 <TR><TD>CD/CAL<TD>37%<TD>51%<TD>50%<TD>43%<TD>72%<TD>51%</TABLE>  <BR> <TABLE BORDER=1 CELLSPACING="2" CELLPADDING="1"><TR><TD COLSPAN="7"><CENTER>Lieu de consommation des boulettes</CENTER> <TR><TD WIDTH="150" >Rats<BR> Lieu d'alimentation<TD WIDTH="50" >1<BR><TD WIDTH="50" >2<BR><TD WIDTH="50" >3<BR><TD WIDTH="50" >4<BR><TD WIDTH="50" >5<BR><TD WIDTH="50" >Total<BR> <TR><TD>CD<TD>129<TD>140<TD>143<TD>200<TD>197<TD>809 <TR><TD>CAL<TD>80<TD>0<TD>4<TD>0<TD>14<TD>98 <TR><TD>CL/CAL<TD>61%<TD>100%<TD>97%<TD>93%<TD>89% <TR><TD COLSPAN="7">Les boulettes prise dans la coupelle en libre acc&egrave;s sont transport&eacute;es dans la coupelle du distributeur avant d'&ecirc;tre consomm&eacute;es.</TABLE></CENTER><BR>   <DD>Dans cette situation paradoxale, l'auteur se pose la question &quot;que fait l'animal que nous observons ?&quot; au lieu &quot;de pourquoi l'animal agit-il ainsi?' Il s'interroge sur l'originalit&eacute; de la relation de l'animal &agrave; son environnement, sur le type de lien que construit le rat entre les &eacute;v&eacute;nements. Consid&eacute;rant que la description comportementale  n'est pas acquise et partant du postulat selon lequel l'animal prend en compte la  localisation des &eacute;l&eacute;ments importants de son environnement, il &eacute;met l'hypoth&egrave;se que, dans une bo&icirc;te de Skinner, le rat apprend &agrave; manger &agrave; l'endroit o&ugrave; se trouve la coupelle et qu'il y retourne, m&ecirc;me si ailleurs, se trouve une autre coupelle remplie de boulettes  de nourriture. Il r&eacute;alise des op&eacute;rations de choix, en notant non seulement le d&eacute;bit des appuis sur le levier, mais aussi le lieu de consommation de la nourriture. <BR> <DD>Puis, il inverse, lors du choix, la position des coupelles (la coupelle libre est mise &agrave; l'emplacement de la coupelle recevant la boulette apr&egrave;s &quot;appui&quot; sur le levier). <BR> <P> <CENTER><A HREF="EA15b.GIF"><IMG SRC="EA15bb.GIF"></A></CENTER><BR> <TABLE BORDER=1 CELLSPACING="2" CELLPADDING="1"><TR><TD COLSPAN="7" ><CENTER>Type de boulettes consomm&eacute;es</CENTER><TD><TD COLSPAN="7" ><CENTER>Lieu de consommation des boulettes</CENTER> <TR><TD>Rats<BR> Type de nourriture<TD>1<BR><BR><TD>2<BR><BR><TD>3<BR><BR><TD>4<BR><BR><TD>5<BR><BR> <TD>Total<TD><TD>Rats<BR> Lieu de consommation<TD>1<BR><BR><TD>2<BR><BR><TD>3<BR><BR><TD>4<BR><BR><TD>5<BR><BR><TD>Total <TR><TD>CD<TD>16<TD>14<TD>5<TD>3<TD>0<TD>38<TD><TD>CD<TD>1<TD>3<TD>0<TD>0<TD>0<TD>4 <TR><TD>CAL<TD>201<TD>199<TD>216<TD>213<TD>229<TD>1058<TD><TD>CAL<TD>216<TD>210<TD>221<TD>216<TD>229<TD>1092 <TR><TD>CD/CD + CAL<TD>92,6%<TD>93,5%<TD>97,8%<TD>98,7%<TD>100%<TD>96,2%<TD><TD>CD/CD + CAL<TD>0,004%<TD>0,01%<TD>0<TD>0<TD>0<TD>0,003%</TABLE><BR> <P>   <DD>Enfin il donne une position diff&eacute;rente aux deux coupelles chaque jour de choix, apr&egrave;s un conditionnement pendant lequel on fait varier de fa&ccedil;on al&eacute;atoire quotidiennement la position de la coupelle du distributeur parmi cinq positions &eacute;quidistantes du levier. <BR><P>  <CENTER><A HREF="EA15c.GIF"><IMG SRC="EA15cc.GIF" WIDTH=100 HEIGHT=91></A></CENTER><BR> <CENTER><TABLE BORDER=1 CELLSPACING="2" CELLPADDING="1"><TR> <TD COLSPAN="7"><CENTER>Rpartition des boulettes suivant la coupelle</CENTER> <TR><TD>Rats<BR>Type de nourriture<TD>1<BR><TD>2<BR><TD>3<BR><TD>4<BR><TD>5<BR><TD>Total<BR> <TR><TD>CD<TD>3<TD>4<TD>4<TD>7<TD>16<TD>34 <TR><TD>CAL<TD>219<TD>218<TD>205<TD>257<TD>225<TD>1124 <TR><TD>CD/CD + CAL<TD>98,6%<TD>98,1%<TD>98%<TD>97,3%<TD>93,3%<TD>97%</TABLE></CENTER><BR>   <DD>Dans ces deux situations, l'animal pr&eacute;f&egrave;re la nourriture libre. On ne peut plus chercher la solution dans les &eacute;nonc&eacute;s suivants &quot; le rat pr&eacute;f&egrave;re travailler&quot; et &quot;l'appui sur le levier procure  un avantage &agrave; l'animal&quot; ou &quot;manger &agrave; la coupelle libre entra&icirc;ne un d&eacute;sagr&eacute;ment pour l'animal (<A HREF="EA18.html#n&eacute;ophobie">n&eacute;ophobie</A>)&quot;. <BR>  <DD>De la m&ecirc;me fa&ccedil;on, une s&eacute;rie d'exp&eacute;rimentations est r&eacute;alis&eacute;e sur des animaux conditionn&eacute;s en modifiant apr&egrave;s coup la situation initiale de conditionnement et en reprenant l'analyse &eacute;thologique des comportements (32 &agrave; 38 unit&eacute;s observables et non pas simplement le nombre de boulette obtenues). Les modifications sont les suivantes : rapprochement du levier par rapport &agrave; la coupelle, suppression du levier, suppression de la boulette de nourriture, permutation des emplacements du levier et de la coupelle. Dans tous les cas, on observe une perturbation significative des performances des animaux et l'analyse des comportements dans chacune des situations confirme que les emplacements du levier et de la coupelle jouent un r&ocirc;le consid&eacute;rable. Le syst&egrave;me explicatif change et l'on peut consid&eacute;rer que le rat ne prend jamais en compte la relation causale &quot;appui sur le levier-boulette&quot;, mais qu'il relie un comportement alimentaire dans la zone du levier (exploration olfactive alimentaire) &agrave; la m&ecirc;me activit&eacute; dans celle de la coupelle. <BR> <CENTER><TABLE BORDER=1 CELLSPACING="2" CELLPADDING="1"><TR><TD COLSPAN="2"><CENTER><A HREF="EA15d.GIF"><IMG SRC="EA15dd.GIF" WIDTH=100 HEIGHT=51></A></CENTER> <TR><TD>Le rat n'&eacute;met pas seulement la r&eacute;ponse auquel s'attend l'exp&eacute;rtimentateur, c'est-&agrave;-dire, l'appui sur le levier.<TD>Perturbations marques<BR> Augmentation des comportements d'exploration, en paticulier, &grave; l'emplacement ant&eacute;tieur du levier.</TABLE> </CENTER> <BR> <CENTER><TABLE BORDER=1 CELLSPACING="2" CELLPADDING="1"><TR><TD  COLSPAN="2" ><CENTER><A HREF="EA15e.GIF"><IMG SRC="EA15ee.GIF" WIDTH=100 HEIGHT=34></A></CENTER><TR><TD>Perturbations moins nettes qu'en B. Nombreux comportements  l'emplacement ant&eacute;rieur du levier.<TD>Les comportements s'exprimant au niveau du levier le sont  son emplacement ant&eacute;rieur, de mme pour ceux de la coupelle.</TABLE> </CENTER>  <BR>  <DD>Ce type d'analyse alternative de la situation de Skinner permet de reconsid&eacute;rer les relations qu'&eacute;tablit l'animal avec son milieu, relations &agrave; partir desquelles l'animal met en place ses repr&eacute;sentations internes.<BR> <P>  <FONT COLOR="#0000FF"><A NAME="DL 50"> DL 50</A></FONT><BR> <DD>DL : dose l&eacute;thale &agrave; 50%. Test de toxicit&eacute;, mis au point dans les annn&eacute;es 1920, qui donne une estimation statistique de la quantit&eacute; de produit qui tue la moiti&eacute; d'une population animale. Il semblerait n'y avoir aucune raison statistique valable pour justifier ce chiffre (voir <A HREF="http://www.fse.ulaval.ca/csdd/ecoles/rochebel/therien.html">G. Th&eacute;rien</A>).  On utilise maintenant des cultures de celules (surtout du foie) pour remplacer ce test.<BR> <P> <FONT COLOR="#0000FF"><A NAME="DE 50"> DE 50</A></FONT><BR> <DD>DE : dose efficace. Test de toxicit&eacute; qui recherche la quantit&eacute; de produit provoquant des effets nuisibles, mais non mortels, chez 50% des individus d'une population.<BR> <P> <FONT COLOR="#0000FF"><A NAME="droits de l'animal"> <A HREF="http://perso.wanadoo.fr/solis/">droits de l'animal</A></A></FONT><BR> <CENTER>Andr&eacute; G&eacute;raud  1924<BR>   <I>La D&eacute;claration des droits de l'animal</I>, premi&egrave;re partie, chapitre 1.</CENTER><BR> <P>    La <I>D&eacute;claration des Droits de l'Homme</I>, en date du 26 ao&ucirc;t 1789, proclamait, dans son article premier :   <I>Les hommes naissent et demeurent libres et &eacute;gaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent &ecirc;tre fond&eacute;es que sur l'utilit&eacute; commune</I>.    S'inspirant de la m&ecirc;me pens&eacute;e et reproduisant la m&ecirc;me formule, la <I>D&eacute;claration des Droits de l'Animal</I>, du XX<SUP>e</SUP> si&egrave;cle, doit proclamer, &agrave; son tour:  <I>&Eacute;gales devant la joie et devant la souffrance, toutes les cr&eacute;atures anim&eacute;es naissent libres et &eacute;gales en droits. Les distinctions sociales ne peuvent &ecirc;tre fond&eacute;es que sur l'utilit&eacute; commune ou pour leur  bien personnel</I>.   L'esprit de ce projet de r&egrave;gle sociale est assur&eacute;ment identique &agrave; celui qui animait nos aieux de 1789 : <I>la Morale est une</I> : il n'y a pas deux morales, l'une, &agrave; l'encontre des faibles, l'autre, &agrave; l'avantage des forts. Le degr&eacute; d'intelligence des animaux est inf&eacute;rieur au n&ocirc;tre, c'est entendu ! Mais nous ne r&eacute;clamons pas, en leur faveur, tous les droits sans exception que l'on accorde aux hommes, <I>l'acc&egrave;s dans les assembl&eacute;es d&eacute;lib&eacute;rantes, par exemple</I>. Nous demandons seulement que, sur tous les points de ressemblance entre l'homme et l'animal, l'un et l'autre soient trait&eacute;s sur le pied d'&eacute;galit&eacute;. <BR>  <DD>En d'autres termes, tout comme Rousseau, dans son <I>Contrat Social</I>, nous n'entendons pas, par le mot d'&eacute;galit&eacute;, que  <I>les degr&eacute;s de puissance et de richesse soient absolument les m&ecirc;mes</I>, mais nous estimons que  <I>le futur pacte social doit substituer, - comme on l'a fait pour l'homme -, une &eacute;galit&eacute; morale et l&eacute;gitime &agrave; ce que la nature avait pu mettre d'in&eacute;galite physique entre les cr&eacute;atures anim&eacute;es et que, malgr&eacute; leur in&eacute;galit&eacute; en force ou en g&eacute;nie, elles doivent devenir toutes &eacute;gales par convention, et de droit</I> . <BR> <DD> Le sens de cette &eacute;galit&eacute; ainsi &eacute;tabli, il n'est pas difficile d'expliquer les fondements sur lesquels elle s'appuie. Ici encore, nous nous rencontrons avec les penseurs des XVII<SUP>e</SUP> et XVIII<SUP>e</SUP> si&egrave;cles, chez qui il faut rechercher les origines de la D&eacute;claration des Droits de l'Homme de 1789.  <I>Pour eux, comme pour nous, les qualit&eacute;s du corps et de l'esprit  ne conf&egrave;rent aucun avantage : les personnes les plus disgraci&eacute;es de la nature peuvent pr&eacute;tendre aussi l&eacute;gitimement que celles qui en sont les plus favoris&eacute;es &agrave; une jouissance paisible et enti&egrave;re des droits communs &agrave; tous les hommes</I>.   Supposons qu'un f&acirc;cheux accident ait priv&eacute; votre voisin de maison de la facult&eacute; de parler : s'ensuit-il que  cette inf&eacute;riorit&eacute; regrettable, ind&eacute;pendante de sa volont&eacute;, doive le diminuer &agrave; vos yeux ? Si donc telle ou telle facult&eacute; de l'animal se trouve totalement abolie, par rapport &agrave; la v&ocirc;tre, consid&eacute;rez-le, sur ce point, comme nul et non avenu, mais si votre raisonvous crie, &ocirc; homme, que, devant le coup de b&acirc;ton de son ma&icirc;tre, l'&eacute;piderme de la b&ecirc;te y est aussi sensible que le v&ocirc;tre, je crois de votre imp&eacute;rieux devoir de ne point le maltraiter,tout comme vous feriez pour votre domestique ou pour votre enfant.<BR> <BR>    <BR><HR> <BR>                      <CENTER>D&Eacute;CLARATION UNIVERSELLE                       DES DROITS DE L'ANIMAL<BR> UNESCO, 1978</CENTER><BR> <BR> <BR>                                  <CENTER>PR&Eacute;AMBULE</CENTER><BR><P>  <DD><I>Consid&eacute;rant</I> que tout animal poss&egrave;de des droits,<BR> <DD><I>Consid&eacute;rant</I> que la m&eacute;connaissance et le m&eacute;pris de ces droits ont conduit et continuent de conduire l'homme &agrave; commettre des crimes envers la nature et envers les animaux, <BR> <DD><I>Consid&eacute;rant</I> que la reconnaissance par l'esp&egrave;ce humaine du droit &agrave; l'existence des autres esp&egrave;ces animales constitue le fondement de la coexistence des esp&egrave;ces dans le monde,<BR>  <DD><I>Consid&eacute;rant</I> que des g&eacute;nocides sont perp&eacute;tr&eacute;s par l'homme et menacent d'&ecirc;tre perp&eacute;tr&eacute;s,    <DD><I>Consid&eacuterant</I> que le respect des animaux par l'homme est li&eacute; au respect des hommes entre eux,  <BR>   <DD><I>Consid&eacute;rant</I> que l'&eacute;ducation doit apprendre d&egrave;s l'enfance &agrave; observer, comprendre, respecter et aimer les animaux <BR> <BR><P>  <CENTER>IL EST PROCLAM&Eacute; CE QUI SUIT:</CENTER><BR> <BR>               <CENTER><I>Article premier</I></CENTER><BR> Tous les animaux naissent &eacute;gaux devant la vie et ont les m&ecirc;mes droits &agrave; l'existence.<BR> <BR>                  <CENTER><I>Article 2</I></CENTER><BR>    1. Tout animal a droit au respect.<BR>    2. L'homme, en tant qu'esp&egrave;ce animale, ne peut exterminer les autres animaux ou les exploiter en violant ce droit ; il a le devoir de mettre ses connaissances au service des animaux.<BR>    3. Tout animal a droit &agrave; l'attention, aux soins et &agrave; la protection de l'homme.<BR> <BR>                        <CENTER> <I>Article 3</I></CENTER> <BR>  1. Nul animal ne sera soumis ni &agrave; des mauvais traitements ni &agrave; des actes cruels. <BR>  2. Si la mise &agrave; mort d'un animal est n&eacute;cessaire, elle doit &ecirc;tre instantan&eacute;e, indolore et non g&eacute;n&eacute;ratrice d'angoisse.<BR> <BR>                         <CENTER><I>Article 4</I></CENTER><BR>   l. Tout animal appartenant &agrave; une esp&egrave;ce sauvage a le droit de vivre libre dans son propre environnement naturel, terrestre a&eacute;rien ou  aquatique et a le droit de se reproduire. <BR>  2. Toute privation de libert&eacute;, m&ecirc;me si elle a des fins &eacute;ducatives, est contraire &agrave; ce droit.<BR> <BR>                        <CENTER><I> Article 5</I></CENTER><BR>   1. Tout animal appartenant &agrave; une esp&egrave;ce vivant traditionnellement dans l'environnement de l'homme a le droit de vivre et de cro&icirc;tre au rythme et dans les conditions de vie et de libert&eacute; qui sont propres &agrave; son esp&egrave;ce. <BR>  2. Toute modification de ce rythme ou de ces conditions qui serait impos&eacute;e par l'homme &agrave; des fins mercantiles est contraire &agrave; ce droit.<BR> <BR>                         <CENTER><I>Article 6</I></CENTER><BR>   1. Tout animal que l'homme a choisi pour compagnon a droit &agrave; une dur&eacute;e de vie conforme &agrave; sa long&eacute;vite naturelle.<BR>   2. L'abandon d'un animal est un acte cruel et d&eacute;gradant.<BR> <BR>                        <CENTER> <I>Article 7</I></CENTER><BR>  Tout animal ouvrier a droit &agrave; une limitation raisonnable de la dur&eacute;e et de l'intensit&eacute; du travail, &agrave; une alimentation r&eacute;paratrice et au repos.<BR> <BR>                         <CENTER><I>Article 8</I></CENTER><BR> 1. L'experimentation animale impliquant une souffrance physique ou psychologique est incompatible avec les droits de l'animal, qu'il s'agisse d'une exp&eacute;rimentation m&eacute;dicale, scientifique, commerciale ou de toute autre forme d'exp&eacute;rimentation. <BR> 2. Les techniques de remplacement doivent &ecirc;tre utilis&eacute;es et d&eacute;velopp&eacute;es.<BR> <BR>                         <CENTER><I>Article 9</I></CENTER><BR>  Quand l'animal est &eacute;lev&eacute; pour l'alimentation, il doit &ecirc;tre nourri, log&eacute;, transport&eacute; et mis &agrave; mort sans qu'il en r&eacute;sulte pour lui ni anxi&eacute;t&eacute; ni douleur.<BR> <BR>                             <CENTER><I>Article 10</I></CENTER><BR> 1. Nul animal ne doit &ecirc;tre exploit&eacute; pour le divertissement de l'homme.                                              <BR> 2. Les exhibitions d'animaux et les spectacles utilisant les animaux sont incompatibles avec la dignit&eacute; de l'animal.<BR> <BR>                             <CENTER><I>Article 11</I></CENTER><BR> Tout acte impliquant la mise &agrave; mort d'un animal sans n&eacute;cessit&eacute; est un biocide, c'est-&agrave;-dire un crime contre la vie.  <BR> <BR>              <CENTER> <I>Article 12</I></CENTER>   <BR> 1. Tout acte impliquant la mise &agrave; mort d'un grand nombre d'animaux sauvages est un g&eacute;nocide, c'est-&agrave;-dire un crime contre l'esp&egrave;ce.<BR> 2. La pollution et la destruction de l'environnement naturel conduisent au g&eacute;nocide.<BR><BR>  <CENTER><I>Article 13</I></CENTER><BR> 1. L'animal mort doit &ecirc;tre trait&eacute; avec respect.<BR>  2. Les sc&egrave;nes de violence dont les animaux sont victimes doivent &ecirc;tre interdites au cin&eacute;ma et &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, sauf si elles ont pour but de d&eacute;montrer une atteinte aux droits de l'animal.<BR> <CENTER><I>Article 14</I></CENTER><BR> 1. Les organismes de protection et de sauvegarde des animaux doivent &ecirc;tre d&eacute;fendus par la loi comme les droits de l'homme.<BR> <P> Texte de commentaire de 18 D&eacute;claration des Droit de l'Animal de 1989, diffus&eacute; par la Ligue fran&ccedil;aise des Droits de l'Animal (61, rue du Cherche-Midi, 75006 Paris)  <BR> L'ESPRIT DE LA D&Eacute;CLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'ANIMAL<BR> <BR>   La D&eacute;claration universelle des Droits de l'Animal a &eacute;t&eacute; proclam&eacute;e solennellement le 15 octobre 1978 &agrave; la Maison de l'Unesco &agrave; Paris. Elle constitue une prise de position philosophique sur les rapports qui doivent d&eacute;sormais s'instaurer entre l'esp&egrave;ce humaine et les autres esp&egrave;ces. Cette philosophie, qui s'appuie sur les connaissances scientifiques  les plus r&eacute;centes, exprime l'&eacute;galit&eacute; des esp&egrave;ces face &agrave; la vie. A l'aube du xx&egrave;me si&egrave;cle, elle propose &agrave; l'humanit&eacute; les r&egrave;gles d'une &eacute;thique biologique. L'id&eacute;e d'un &eacute;galitarisme universel n'est pas nouvelle : on la reconna&icirc;t dans des civilisations bien plus anciennes que la civilisation occidentale, et dans des religions bien diff&eacute;rentes des religions jud&eacute;o-chr&eacute;tiennes. Mais cette &eacute;thique devait &ecirc;tre exprim&eacute;e avec clart&eacute; et fermet&eacute; dans le monde actuel, d&eacute;j&agrave; trop perturb&eacute;, menac&eacute; de destruction et o&ugrave; violence et cruaut&eacute; explosent &agrave; chaque instant.   Si l'homme a pu &eacute;tablir peu &agrave; peu un code de droits pour sa propre esp&egrave;ce, il ne dispose cependant d'aucun droit particulier en regard de l'univers. Il n'est en effet que l'une des esp&egrave;ces animales de la plan&egrave;te, et l'une des plus r&eacute;cemment apparues. La vie n'appartient pas &agrave; l'esp&egrave;ce humaine, l'homme n'en est ni le cr&eacute;ateur, ni le d&eacute;tenteur exclusif, elle appartient tout autant au poisson, &agrave; l'insecte, au mammif&egrave;re, &agrave; l'oiseau, comme aux v&eacute;g&eacute;taux. L'homme  a cr&eacute;&eacute; dans le monde vivant une hi&eacute;rarchie arbitraire qui n'existe pas naturellement, en ne prenant en compte que son usage propre. Cette hi&eacute;rarchie anthropocentrique a conduit au sp&eacute;cisme, lequel consiste &agrave; adopter une attitude diff&eacute;rente selon les esp&egrave;ces, &agrave; detruire les unes en prot&eacute;geant les autres, &agrave; d&eacute;clarer certaines   utiles et d'autres   nuisibles   ou   f&eacute;roces, &agrave; r&eacute;server l'intelligence   &agrave; l'homme pour n'accorder &agrave; l'animal que l'instinct. C'est le sp&eacute;cisme qui a conduit l'homme &agrave; penser que l'animal ne souffrait pas comme lui-m&ecirc;me, alors que tout ce que l'on sait actuellement d&eacute;montre au contraire qu'il souffre physiquement comme nous, et que sa pens&eacute;e, li&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sence d'un syst&egrave;me nerveux centralis&eacute;, est bien plus &eacute;labor&eacute;e que les neurosciences ne le laissent encore entrevoir, ce qui l'am&egrave;ne aussi &agrave; souffrir psychiquement. Ces aptitudes conf&egrave;rent aux animaux des droits particuliers, par rapport aux v&eacute;g&eacute;taux.   La D&eacute;claration universelle doit aider l'humanit&eacute; &agrave; se retrouver en harmonie avec l'univers. Elle n'a pas pour but de lui faire retrouver le mode de vie des tribus primitives. Elle constitue une &eacute;tape visant &agrave; amener l'homme au respect de la vie sous toutes ses formes, pour le bien de toute la communaut&eacute; biologique &agrave; laquelle  il appartient et dont il d&eacute;pend. Elle n'a nullement pour objet, et ne doit pas avoir pour cons&eacute;quence de faire oublier la lutte contre la mis&egrave;re humaine, contre la souffrance morale ou physique, contre l'&eacute;goisme forcen&eacute;, les internements politiques, la torture. Au contraire, il s'av&egrave;re que veiller au respect des Droits de l'Animal, c'est n&eacute;cessairement veiller aussi au respect des Droits de l'Homme, car les uns sont ins&eacute;parables des autres.   C'est donc bien une philosophie, une &eacute;thique biologique, une conduite morale que la D&eacute;claration universelle propose &agrave; l'humanit&eacute;, en conduisant celle-ci, par une r&eacute;flexion et une profonde prise de conscience, &agrave; retrouver sa place parmi les esp&egrave;ces vivantes, et &agrave; s'int&eacute;grer &agrave; nouveau dans l'&eacute;quilibre naturel, condition  fondamentale de sa propre survie. Ceci signifie que l'esp&egrave;ce humaine doit modifier son mode actuel de penser, et renoncer &agrave; l'anthropocentrisme, comme &agrave; tout comportement zool&acirc;trique, pour adopter enfin une conduite et une morale centr&eacute;es sur la d&eacute;fense de la vie, et donner la priorit&eacute; au biocentrisme.  C'est en cela que la D&eacute;claration  universelle des Droits de l'Animal constitue une &eacute;tape importante dans l'histoire de l'intelligence humaine et de la morale. </B></FONT><BR> <P>   <CENTER><TABLE BORDER=1 CELLSPACING="2" CELLPADDING="1"><TR><TD><A HREF="EA1.html#toc"> Table des mati&egrave;res</A><TD><A HREF="EA2.html">1. Introduction</A><TR><TD><A HREF="EA3.html">2. Ethique</A> <TD><A HREF="EA4.html">3. Animal / Animaux</A><TR><TD><A HREF="EA5.html">4. Exp&eacute;rimentation animale et Vivisection</A><TD><A HREF="EA6.html">5. Animal de laboratoire</A><TR><TD><A HREF="EA7.html">6. Animal : &ecirc;tre sensible</A><TD><A HREF="EA8.html">7. Le mod&egrave;le comportemental</A><TR><TD><A HREF="EA9.html">8. Statut juridique de l'animal</A><TD><A HREF="EA10.html">9. Conclusion</A></TABLE></CENTER><BR>  </BODY> </HTML> 
