<html> <!-- Date de cration: 15/09/02 --> <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <title>Thories, personnes, courants et dbats volutionnistes</title> <meta name="Description" content="dtails"> <meta name="Keywords" content="Morgan, Dawkins, Darwin, Kimura, Galton, Gould, Lamarck, Mendel, Dobzhanski, Weisman, mutationnisme, chromosomes, saltationisme, neutralisme, theorie synthetique"> <meta name="Author" content="Laurent Penet"> <meta name="Generator" content="WebExpert 2000"> </head> <body style="background:url(fond100.png);"> <table  width=750  border="1" align="center" cellspacing="1" bgcolor="#FFFFFF" bordercolor="#000000">   <tbody>     <tr>       <td><a href="index.html">accueil</a></td>       <td><a href="evolution.html">page prcdente</a></td>     </tr>     <tr>       <td><a href="e-evol-detail.html">english version</a></td>       <td><a href="index.html">page suivante (accueil)</a></td>     </tr> </tbody> </table> <br> <a name="haut"><hr></a> <a name="chromosomique"><h3>La thorie chromosomique de l'hrdit</h3></a> <table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" width=700 align="center"> <tr>     <td><img alt="[Photo]" src="chromosome2.jpg" width=40%></td>       <td><p style="text-align:justify;"> C'est au chercheur Thomas Morgan et  son quipe que l'on doit la naissance de la cartographie des gnes. Choisissant  de travailler sur la Drosophile, petite mouche d'levage facile, ses rsultats de croisements multiples entre souches prsentant diverses  mutations (en particulier celles concernant la couleur des yeux ) le convertissent rapidement  la thorie mendlienne alors qu'il lui  prfrait encore l'induction par le milieu. Le faible nombre de chromosomes de la Drosophile l'amne galement  travailler  sur la liaison entre les gnes. L'observation des chromosomes gants que l'on trouve dans les glandes salivaires de ces insectes  permet aussi d'envisager un lien entre ces structures nuclaires fugaces et l'arrangement entre les gnes. La dcouverte des changes  de fragments entre paires de chromosomes (crossing over) vient complter les sries d'observations et d'expriences et le tout s'chaffaude  progressivement en une thorie unifie de la gntique avec la publication en 1926 de "The Theory of the Gene". Les tenants de la thorie  mendlienne, forts des rsultats de leurs exprimentations, ont dsormais beaucoup de recul vis  vis de la thorie darwinienne et en  particulier de la slection naturelle, qui a perdu toute fonction cratrice de diversit se trouve relgue au rang des causes biologiques mineures. </p></td>    </tr> </table> <br> <br> <hr> <a name="darwin"><h3>Darwin et le darwinisme</h3></a> <br> <table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" width=700 align="center"> <tr>       <td><img alt="[Photo]" src="darwin.jpg"><br>Charles Darwin</td>       <td><p style="text-align:justify;">L'homme par qui le scandale est arriv... Darwin est sans aucun doute le plus grand naturaliste qui ait jamais  	  exist. Ses interrogations, sa rflexion et sa logique implacable, son souci d'exhaustivit et d'argumention, sa curiosit et sa connaissance des sciences naturelles  	  font de lui un auteur trs agrable et surtout indispensable  lire. Les informations sur Darwin, notamment biographiques, sont lgion, aussi allons nous  	  nous contenter d'en rsumer brivement les points principaux. <br> 	  Darwin a commenc trs tt  montrer un vif intrt pour les sciences naturelles, au dtriment des tudes mdicales puis thologiques qui s'taient socialement imposes.  	  Aussi, l'occasion de s'embarquer pour un voyage sur le Beaggle autour du monde de 1831  1836, en tant que naturaliste, tait la consquence naturelle d'une passion  laquelle  	  tout semblait dj sacrifi...<br></p></td> 	  </tr> 	  </table> <table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" width=700 align="center">	   <tr> <td><p style="text-align:justify;">       Son retour confirme ses talents d'observation, et il poursuit divers travaux sur les plantes  	  et les animaux, mais cette priode est surtout le temps de la maturation de son grand projet : publier cette thorie biologique qui se construit peu  peu  	   travers ses travaux successifs. Devant les dcouvertes et le travail d'un confrre, Wallace Russel, qui souhaite galement proposer les mmes  	  conclusions de son travail, Darwin va prcipiter la publication de <i>L'origine des espces</i> en 1859, livre dans lequel il propose l'ide que les tres vivants  	  ont une origine commune et divergent les uns des autres gnalogiquement par des modifications progressives grce  la slection naturelle qui retient les plus 	  aptes  survivre. L'onde de choc secoue tout un monde abrit dans l'enceinte du fixisme et du crationnisme (mme si la majorit des naturalistes  	  y ont trouv une rponse intressante  la diversit des faits auxquels ils taient eux mmes confronts).<br><br> 	  La thorie initiale repose sur l'observation d'une variation gnrale des organismes dans la nature, et de la ncessit d'une lutte pour la survie  	  implique par la croissance dmographique des populations et la limitation des ressources. Darwin postule donc l'existence de la slection naturelle, qui repose sur  	  l'ide que les individus les mieux adapts du fait de leurs caractristiques propres sont ceux qui se reproduisent le plus. Si les exemples qu'il a recueilli  	  sont nombreux, et malgr une argumentation aussi base sur les preuves indirectes (gographiques, fossiles et dveloppementales), le point faible  	  de la thorie reposait sur le problme de l'hrdit. Darwin avait fini par admettre l'hrdit des caractres acquis au sein de sa  	  thorie. C'est d'ailleurs sur la question de l'hrdit que sera livre la bataille scientifique du sicle suivant, avec la redcouverte de la  	   <a href="#mendel">gntique mendlienne</a>, avant que cette dernire ne soit intgre dans la nouvelle version de la thorie  	   lgue par Darwin : le no-darwinisme, galement appel <a href="#synthetique">Thorie Synthtique de l'Evolution</a>.</td> </tr> </table>  <br> <br> Pour lire les trois plus grands ouvrages de Darwin, ce <a href="http://www.zoo.uib.no/classics/darwin.html">lien</a> (en anglais). <br> <br> <hr> <a name="egoiste"><h3>Dawkins et la thorie du gne goiste</h3></a> <br> <p style="text-align:justify;"> Le point de dpart de ce qu'il est convenu aujourd'hui d'appeler une  "cole de pense" est le fameux livre de vulgarisation scientifique de Richard Dawkins, Le gne goiste.<br> <br> La Thorie du gne goiste repose sur les points suivants: <br> <br> 1) Les tres vivants se caractrisent par leur capacit a se reproduire.<br> <br> Le point crucial rside dans la rplication de l'information qu'ils transmettent  leur descendance.<br> <br> 2) Les premires structures autorplicatives (=capables de crer des copies d'elles mmes)   l'origine de la vie sont inconnues. La probabilit de leur apparition, pour faible qu'elle soit, a  sans doute bnfici du temps qu'il a fallu attendre avant qu'elles ne voient le jour, mais  cette  poque, le temps ne compte pas.<br> <br> Les Rplicateurs de ces temps reculs sont peut tre les ARN. Le "monde  ARN" reste spculatif  mais il semble que le consensus gagne la communaut des biologistes. Les avatars modernes des  Rplicateurs sont les molcules d'ADN, et plus prcisment les gnes.<br> <br> 4) Survivre dans le monde des premiers rplicateurs relve de plusieurs caractristiques particulires:<br> - stabilit/longvit<br> - 'fcondit' (rapidit de rplication)<br> - fidlit de copie<br> <br> Cependant, le point le plus important de tous, et bien qu'il semble plus intuitif de penser le contraire,  c'est que la rplication doit tre conservatrice, mais pas trop : laisser libre cours  quelques erreurs  est le seul moyen de rester dans la course, parce que certaines erreurs sont avantageuses... Ds ses dbuts, la vie   repose donc sur ses propres erreurs, sans quoi nous n'aurions jamais t l pour  en parler : le tri (slection) dans une gamme de variation tient aussi  la capacit de crer  cette variation. Sinon, pas d'volution possible.<br> <br> 6) Les gagnants de la course  la rplication sont ceux qui se rpliquent en plus grand nombre.  Le jeu du Rplicateur consiste  laisser le plus grand nombre de copies de soi  la gnration  suivante.<br> <br> 7) Les rplicateurs modernes sont les gnes. Seuls les gnes d'un individu sont transmis  sa  descendance.<br> <br> En consquence, les individus ne se reproduisent pas mais reproduisent les gnes qu'ils portent.  Selon une formule consacre : "Les individus sont des artifices invents par les gnes pour se  reproduire".<br> <br> 8) Les gnes sont dits 'goistes', dans la mesure o ils ne travaillent pas pour le bien de l'organisme  mais uniquement pour eux mmes. Ce qui tend  tre optimis au cours de la slection naturelle est  leur capacit  produire des copies d'eux mmes. Quelquefois, des conflits d'intrts apparaissent,  quelles qu'en soient les consquences pour l'organisme.<br> <br> <br> <b>Critiques  l'encontre de la thorie du gne goiste :</b><br> <br>  La thorie du gne goiste a soulev et soulve encore nombre de ractions.<br> <br> La principale critique de la thorie rside dans son dfaut quasi obcessionnel des "gnes" comme unique  explication, et d'tre ainsi rductionniste au point de parler des gnes de ceci ou cela...<br> <br> La position de Dawkins, dans "Le gne goiste" est explicite  ce propos :<br> <i>Pour les besoins de l'argument, il sera ncessaire de spculer sur des gnes 'pour' faire toutes  sortes de choses improbables. Si je parle, par exemple, d'un hypothtique gne 'pour sauver des  compagnons de la noyade', et que vous trouvez un tel concept inconcevable, rappelez vous de  l'histoire des abeilles hyginiques*. Souvenez vous que nous ne sommes pas en train de parler  d'un gne comme seule cause premire de toutes les contractions musculaires complexes, des  intgrations sensorielles, et mme des dcisions conscientes, qui sont impliques dans le  sauvetage de quelqu'un qui se noit. Nous ne sommes pas en train de parler de la question de  quels apprentissage, exprience, ou influences environnementales entrent dans le dveloppement  d'un tel comportement. Tout ce que vous avez besoin d'accepter est qu'il est possible pour un  simple gne, toutes autres choses tant gales et de nombreux autres gnes essentiels et facteurs  environnementaux prsents, de rendre un corps plus enclin  sauver quelqu'un de la noyade que  son allle ne le ferait. La diffrence entre les deux gnes devrait changer de zro  une infime  diffrence, dans une simple variable quantitative. Les dtails du processus dveloppemental  embryonnaire, pour intressants qu'ils soient, sont sans rapport avec les considrations  volutionnistes.</i><br> <br> * La page prcdente du livre, illustrant le dterminisme oligognique du comportement qui conduit les souches d'abeilles  hyginiques  nettoyer la ruche des larves malades, est destin  rappeler que l'expression "gne pour  l'hygine" peut tre un raccourci de "ensemble des gnes variants intervenant pour le nettoyage de la ruche dans cette experience".  Dans la thorie du gne goiste, le gne a la mme valeur que le gne mendlien : il s'agit de l'information  hrditaire en tant qu'information qui a pour consquence la ralisation du caractre, et non pas la  dfinition molculaire (squence d'ADN) qu'en donne la biologie molculaire aujourd'hui.<br> <br> Jamais il n'y a eu ngation du rle que peut jouer l'environnement.  Son influence est plus que probable, les gnes n'existent pas en dehors d'un environnement.  Mais l'environnement ne se reproduit pas. Sous cet angle, seul ce qui est hrditaire est   d'intrt. Seule la variation d'ordre hrditaire rend possible l'volution, ce qui prcisment est l'origine de son propos.<br> <br> De mme, une critique proche enferme cette thorie dans le dbat sur l'inn et l'acquis, en faisant le mme  reproche, ax sur le 'dterminisme' des gnes. Nul besoin d'entamer ici mme un dbat de ce type,  pour intressant qu'il soit. Le dterminisme gntique, intervenant toujours dans un contexte  la  fois gntique et environnemental trs large, est rarement une dtermination absolue. C'est un  concept  statistique. De surcrot, dans le langage des volutionnistes, "<i>un gne pour un  comportement</i>" signifie toujours "<i>un changement dans ce gne provoque un changement dans ce  comportement</i>", et non pas que ce gne est le seul impliqu dans sa ralisation.<br> <br> Pour en savoir plus sur l'oeuvre vulgarisatrice et scientifique de Richard Dawkins : <br> <a href="http://www.world-of-dawkins.com/">world-of-dawkins.com</a><br> </p> <br> <hr> <a name="galton"> <h3> Galton et l'cole des biomtriciens</h3> </a> <table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" width=700 align="center"> <tr>       <td><img alt="[Photo]" src="Galton1.jpg" width=50%><br> Francis Galton</td>       <td><p style="text-align:justify;">Francis Galton est un cousin de Charles Darwin.  L'hrdit darwinienne repose sur l'ide que la variation est faible et continue, ainsi qu'on l'observe  sans mal pour de nombreux caractres, aujourd'hui dits "quantitatifs". Galton s'attache  percer le secret de cette hrdit.  Son travail porte avant tout sur le dveloppement d'une nouvelle discipline : la biomtrie. Ses travaux sont repris par Karl Pearson qui en   sera pendant longtemps le chef de file.</p>  <br>  <p style="text-align:justify;">  Si Galton, au cours de ses travaux et rflexions, avait fini par pencher en faveur de variations brusques susceptibles d'tablir un nouvel   quilibre pour les caractres sous slection, afin de trouver une rponse  la rgression vers la moyenne qu'il avait   dcel dans ses expriences, l'cole de biomtrie se trouvera tre une adversaire acharne du <a href="evol-detail.html#mendel">mendlisme</a>   et du  <a href=evol-detail.html#mutation>mutationnisme</a>.</p></td> </tr> </table> <br> <br> <hr> <a name="gould"><h3>Gould et l'adaptationnisme</h3></a> <br> <p style="text-align:justify;"> Stephen Jay Gould est un palontologue dont la rflexion a essentiellement port sur le rle de la contingence et des contraintes historiques  qui ont model l'volution. Fort d'un grand travail de vulgarisation, dont le plus clbre exemple est l'ouvrage "La vie est belle", Gould est galement symbolis par sa critique vhmente de l'adaptationnisme qui conduisait les volutionnistes   considrer trop facilement les caractres des organismes comme le rsultat parfait de l'optimisation par la slection naturelle. Il est galement celui qui a propos le concept d'quilibres ponctus,  thse selon laquelle les espces restent stables sur de longues priodes et exprimentent des pisodes de brusques et rapides modifications,  principalement sur la base de ses observations sur les fossiles. Cette ide n'a pour l'instant reu aucune confirmation exprimentale.  <br><br> Vous pourrez en savoir plus sur Gould en suivant ce <a href="http://www.annonline.com/interviews/961009/ ">lien</a>.<br> </p> <hr> <a name ="lamarck"><h3>Lamarck, le lamarckisme et le no-lamarckisme</h3></a> <br> <table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" width=700 align="center"> <tr>       <td><p style="text-align:justify;"> Le chevalier de Lamarck est  l'origine du transformisme scientifique. Sa vision de la biologie (mot dont il est galement l'inventeur)  se rsume en l'ide que les organismes vivants se transforment progressivement sous l'influence du milieu, et  qu' l'aide des lois "d'usage et non usage"  et "d'hrdit des caractres (ainsi) acquis" ; avec l'hypothse de la gnration spontane en plus, on peut retracer l'histoire de la  vie. Si l'on sait aujourd'hui que ces ides sont fausses, cette thorie a le mrite d'tre l'une des premires  faire sa place  l'volution dans un monde  scientifique domin alors par le fixisme.</p> </td>       <td><img alt="[Photo]" src="lamarck2.jpg" width=90% ><br>Lamarck</td> </tr> </table> <table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" width=700 align="center"> <tr> <td> <p style="text-align:justify;"> On peut galement noter la rsurgence rcurrente de ce qu'il conviendrait d'appeler le nolamarckisme, non seulement dans le contexte de  l'aprs Darwin et devant la difficult de la gntique  prendre ses galons dans l'entre deux guerres, mais aujourd'hui encore  occasionnellement de la part d'auteurs non familiers avec la gntique, et auxquels assez peu de crdit devrait tre port. Sa  caractristique principale se rsume  la ngation formelle du rle prpondrant des gnes (l'environnement seul assurerait la transmission des caractristiques des organismes  leur descendance). </p> </td> </tr> </table> <br> <hr> <a name="mendel"><a name="mendel"><h3>Mendel : des petits pois et des gnes...</h3></a> <br> <table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" width=700 align="center"> <tr>       <td><p style="text-align:justify;"> Mendel est finalement le scientifique qui formalisa les rgles rgissant l'hrdit. Dans le jardin du monastre de sa ville de Brhn  o il officiait, Mendel hybride des pois et analyse les descendances qui en rsultent. Il reformule certaines lois connues des naturalistes  et des personnes travaillant sur l'hybridation, mais surtout dcouvre les rapports mathmatiques prdictibles qui se cachent derrire la transmission  des caractres d'une gnration  l'autre. On peut rsumer cet apport scientifique considrable en trois grandes lois :<br> </p> </td>       <td><img alt="[Johan Gregor Mendel]" title="Gregor Mendel" src="mendel.jpg"  ><br>G. Mendel</td> </tr> </table> <table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" width=700 align="center"> <tr> <td> <ul type="disc">   <li><p style="text-align:justify;"><em>Loi de l'uniformit de la premire gnration</em><br>   Dans une descendance entre deux parents qui diffrent pour un caractre, la premire gnration est homogne pour le caractre (s'il s'agit d'une    des formes parentales, on parlera de dominance pour celle qui s'exprime, et de rcessivit pour celle qui est tue ; si le caractre est intermdiaire    entre les formes parentales, on parlera de co-dominance). Cette loi est connue des scientifiques depuis quelques temps sans avoir t pour autant    particulirement tudie. Darwin lui mme la 'dcrit' dans "L'origine des espces" dans son passage sur les hybridations de pigeons.</p>   </li>   <li><p style="text-align:justify;"><em>Loi de sgrgation</em>, galement connue sous le nom de <em>Loi de puret des gamtes</em><br>   Cette loi dcrit le retour aux types parentaux des descendants entre hybrides de la premire gnration lorsqu'ils sont croiss entre eux. C'est cette    rgle qui lui inspire le concept "d'entits" hrditaires qui dterminent les caractres, transmises au travers des gnrations, et qu'il appelle <em>gnes</em>.</p>   </li>   <li><p style="text-align:justify;"><em>Loi d'indpendance dans la sgrgation des caractres</em><br>   Mendel remarque galement que les varits qu'il croise produisent aussi dans leur descendance des individus ayant une caractristique de l'un combine     la caractristique de l'autre pour un autre caractre. Ces sgrgations permettent galement de faire des prvisions sur les proportions attendues    dans une descendance. Cette rgle comporte en fait de nombreuses exceptions, la plus frquente tant que les gnes variants impliqus dans la ralisation    du caractre ne soient pas indpendants (l'explication la plus probable traduit ce cas par la localisation des gnes sur le mme chromosome, et ils ne sont    donc rassortis que lors d'un crossing over).<br>   </p></li> </ul> </td> </tr> </table> Pour en savoir plus sur Mendel, ce <a href="http://www.infoscience.fr/histoire/portrait/mendel.html">lien</a>... <br> <br> <br> <hr> <a name="mutation"><h3>Le mutationnisme</h3></a> <p style="text-align:justify;"> L'cole mutationniste trouve sa voie avec la dcouverte de multiples exemples d'hrdit discontinue. L'ide que l'volution des formes  vivantes advient par sauts qualitatifs multiples prends racine. Ses principaux dfenseurs sont W. Bateson, ainsi que Hugo de Vries qui exhume  les travaux de Mendel. La gntique renat de ses cendres. L'opposition avec l'cole biomtricienne des hypothses sur l'hrdit est trs  marque, et ne prendra fin qu'avec la clarification des concepts de gnotype et de phnotype par  Johansen, trs disputs cependant a ses dbuts. </p> <br> <br> <hr> <a name="neutral"><h3>La thorie neutraliste de l'volution (molculaire)</h3></a> <p style="text-align:justify;"> La thorie neutraliste de l'volution n'a t que peu de temps oppose au darwinisme. Elle postule que l'volution des polymorphismes, notamment ceux  que la biologie molculaire naissante permettait d'observer (les diffrentes formes d'une protine quand on regarde sa charge globale dans un champs  lectrique par migration sur gel, la taille de diffrents lments de l'ADN), se fait par fixation alatoire de l'un d'entre eux, dans une comptition sans slection avec les nouvelles mutations qui  apparaissent. Les populations plus ou moins isoles drivent ainsi les unes des autres en fixant diffrentes formes (allles) considres comme  neutres vis  vis de l'individu porteur. Cette thorie est en fait un modle explicatif de la diversit rencontre au niveau molculaire et l'hypothse  de neutralit slective ne constitue pas une ngation de la slection naturelle  d'autres niveaux ainsi qu'il est parfois tentant de croire et comme cette thorie est  parfois prsente.<br> La thorie neutraliste de l'volution molculaire est un pan entier de la thorie synthtique de l'volution.</p> <br> <br> <hr> <a name="synthetique"><a name="synthetique"><h3>La thorie synthtique de l'volution </h3></a> <p style="text-align:justify;"> Ce nom est donn  la thorie propose  partir de 1930 par Theodosius Dobzhansky, Ernst Mayr et George Simpson, et  qui consiste en la raffirmation du concept de slection naturelle telle qu'elle avait t donne par Darwin, et son regroupement avec les  nouvelles donnes de la gntique mendlienne instaurant une thorie valide de l'hrdit.<br><br> Cette thorie est toujours le paradigme de l'volution prdominant aujourd'hui dans la communaut scientifique, mme si de nombreux points  de dbat ont contribu  l'enrichir de pondrations varies (que cette <a href="antidarwin.html">page</a> a le mrite de dtailler de manire intressante, bien  qu'oriente dans le contexte du faux-dbat sans cesse impos par les crationnistes). </p> <br> <br> <hr> <a name="weisman"><h3>Weisman et la thorie du soma/germen </h3></a> <p style="text-align:justify;"> August Weisman est l'un de ces nombreux biologistes  s'tre impliqu les controverses de l'aprs  Darwin. L'poque est tumultueuse, les thories s'laborent, les coles s'affrontent. La thse de l'hrdit des caractres acquis, que  Darwin avait fini par admettre au sein de sa thorie, est alors encore rpandue.. On doit  Weisman sa rfutation. En effet,   Weisman prend conscience de la difficult que  pose cette conception, alors qu'il travaille sur la  longvit : comment l'organisme qui voit sa  vie prolonge peut-il transmettre ce caractre acquis aprs sa reproduction? Le dterminant de la longvit  doit forcment se transmettre avant que l'effet se produise. Weisman introduit galement l'ide d'une  spcialisation des lignes cellulaires : une ligne de cellules impliques dans la reproduction, appele  ligne germinale ou germen, responsable de la production des gamtes a maturit ; et une ligne somatique  reprsente par le reste des cellules corporelles.</p> <br> <br> <br> <hr> <p align="center"><a href="#haut"><b>Retour en haut de la page...</b></a></p> </body> </html>  
