<HTML> <!-- #BeginTemplate "/Templates/justeACote.dwt" -->  <HEAD> <TITLE>Almageste</TITLE> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1"> <link rel="stylesheet" href="../../../../../Library/Styles/normal.css" type="text/css"> <script language="JavaScript" src="../../../../../Library/Javascripts/window.js"></script> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#222222" leftmargin="0" topmargin="0" marginwidth="0" marginheight="0"> <table width="100%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0"> 	<tr valign="top">  		<td width="125"><!-- #BeginEditable "Illustration" --><img src="../../book.jpg" width="125" height="125"><!-- #EndEditable --></td> 		<td><!-- #BeginEditable "Sommaire" --><!-- #BeginLibraryItem "/Library/JusteACote/justeACoteSommaire.lbi" --><table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" class="MenuTd" height="125"> 	<tr valign="top">  		<td width="250">  			<p class="Menu01">Arts multiples</p> 			<p><a href="../../ArtsMultiples/PicassoErotique/index.htm" class="Menu01"><img src="../../../../../Library/Images/bSuivant.gif" width="12" height="12" border="0">&nbsp;Picasso  				&eacute;rotique</a></p> 			<ul> 				<li><a href="../../ArtsMultiples/PicassoErotique/p1.htm">Les grandes s&eacute;ries</a></li> 				<li><a href="../../ArtsMultiples/PicassoErotique/p2.htm">Picasso, &Eacute;crits</a></li> 				<li><a href="../../ArtsMultiples/PicassoErotique/p3.htm">Biographie</a></li> 			</ul> 		</td> 		<td width="250">  			<p class="Menu01">Sciences humaines</p> 			<p><a href="index.htm" class="Menu01"><img src="../../../../../Library/Images/bSuivant.gif" width="12" height="12" border="0">&nbsp;Ni  				Dieu ni g&egrave;ne&nbsp;:<br> 				l'h&eacute;r&eacute;dit&eacute; questionn&eacute;e</a></p> 			<ul> 				<li><a href="p1.htm">Le hasard et la n&eacute;cessit&eacute;</a></li> 				<li><a href="p2.htm">La logique du vivant</a></li> 			</ul> 		</td> 		<td>&nbsp;</td> 	</tr> </table><!-- #EndLibraryItem --><!-- #EndEditable --></td> 		<td width="125">&nbsp;</td> 	</tr> 	<tr valign="top">  		<td width="125"><!-- #BeginEditable "Marge" --><!-- #EndEditable --></td> 		<td><!-- #BeginEditable "Main" -->  			<h1>Ni Dieu ni g&egrave;ne&nbsp;: l&#146;h&eacute;r&eacute;dit&eacute;  				questionn&eacute;e </h1> 			<p class="Note">Jean-Jacques Kupiec et Pierre Sonigo, <i>Ni Dieu ni g&egrave;ne.  				Pour une autre th&eacute;orie de l'h&eacute;r&eacute;dit&eacute;</i>,  				Paris, Seuil, 2000, 229&nbsp;p., 130&nbsp;FF. </p> 			<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="right"> 				<tr>  					<td>  						<p><a href="javascript:MM_openBrWindow('sommaire01.htm','sommaire','scrollbars=yes,resizable=yes,width=400,height=300')"><img src="couv.gif" width="150" height="230" border="0"></a></p> 					</td> 				</tr> 				<tr valign="top">  					<td>  						<p class="legende"><a href="javascript:MM_openBrWindow('sommaire01.htm','sommaire','scrollbars=yes,resizable=yes,width=400,height=300')"><img src="../../../../../Library/Images/bHaut.gif" width="12" height="12" border="0">&nbsp;Sommaire</a></p> 					</td> 				</tr> 			</table> 			<p>La th&eacute;orie de l'h&eacute;r&eacute;dit&eacute; propos&eacute;e  				par la g&eacute;n&eacute;tique &eacute;tait bas&eacute;e sur la notion  				centrale d'information&nbsp;: que ce soit d'une g&eacute;n&eacute;ration  				&agrave; l'autre, gr&acirc;ce au programme g&eacute;n&eacute;tique,  				ou que ce soit entre diff&eacute;rentes parties d'un organisme, ou  				entre un organisme et son environnement, c'est un jeu de signaux qui  				permettait d'expliquer toute la &laquo;&nbsp;logique du vivant&nbsp;&raquo;.  				Face aux impasses, actuellement av&eacute;r&eacute;es en immunologie,  				d'une telle voie de recherche et de mod&eacute;lisation du biologique,  				l'ouvrage de Kupiec et Sonigo propose ce que l'on pourrait appeler  				un &laquo;&nbsp;retour &agrave; Darwin&nbsp;&raquo;. Non pas un retour  				en arri&egrave;re, mais un retour aux sources, comme d'autres se revendiqu&egrave;rent  				d'un retour &agrave; Freud&#133;</p> 			<p>Dans la premi&egrave;re partie de l'ouvrage, Kupiec se livre &agrave;  				une g&eacute;n&eacute;alogie des &laquo;&nbsp;philosophies&nbsp;&raquo;  				qui ont guid&eacute; les recherches depuis Aristote. Deux moments  				furent cruciaux pour l'av&egrave;nement d'une science telle que nous  				l'entendons&nbsp;: l'&eacute;tape du nominalisme de Guillaume d'Ockham,  				et son entr&eacute;e tardive en biologie, qui ne remonte qu'&agrave;  				Darwin, et qui fut selon l'&eacute;pist&eacute;mologue, recouvert  				par un retour &agrave; l'aristot&eacute;lisme lors du triomphe de  				la biologie mol&eacute;culaire.</p> 			<h2>Guillaume d'Ockham&nbsp;: le &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo; du nominalisme</h2> 			<p>Le nominalisme est l'abandon r&eacute;volutionnaire, anc&ecirc;tre  				de Copernic, d'une croyance en l'existence r&eacute;elle des formes  				aristot&eacute;liciennes, ou des Id&eacute;es platoniciennes. Ces  				derni&egrave;res avaient &eacute;t&eacute; pens&eacute;es pour comprendre  				la complexit&eacute; de l'exp&eacute;rience, du monde et de la nature  				; pour l'appr&eacute;hender de fa&ccedil;on intelligible, il fallut  				unifier, mettre de l'ordre dans cette diversit&eacute; sensible. La  				philosophie platonicienne amena le concept d'Id&eacute;e &agrave;  				laquelle participe le sensible correspondant, et Aristote forgea,  				lui, le concept de forme, qui est impos&eacute;e &agrave; une mati&egrave;re  				et donne ainsi lieu &agrave; la vie. Sans entrer dans la diff&eacute;rence  				entre ces deux traditions, disons qu'id&eacute;alisme et formalisme  				se rejoignent en une croyance&nbsp;: les formes, les id&eacute;es  				existent bel et bien, ce ne sont pas que des outils sp&eacute;culatifs.  				En biologie, il en r&eacute;sulta que la notion d'esp&egrave;ce devint  				une &eacute;vidence, et que Linn&eacute;, Lamarck et d'autres, n'ont  				jamais pens&eacute; une seconde &agrave; douter de leur r&eacute;alit&eacute;.<br> 				C'est un tel doute qu'Ockham, en th&eacute;ologie et philosophie sp&eacute;culative,  				avait pourtant commenc&eacute; d'instiller d&egrave;s le XIV&egrave;,  				en brisant la croyance en la r&eacute;alit&eacute; de ces concepts,  				de ces &laquo;&nbsp;universaux&nbsp;&raquo; qui n'existent que parce  				que nous les nommons. Au r&eacute;alisme, Guillaume opposait le nominalisme,  				selon lequel une seule chose existe&nbsp;: les individus.</p> 			<h2>Une r&eacute;volution du XIV<sup>e</sup> s. qui dut attendre Darwin&#133;</h2> 			<p>Il faudra attendre Darwin, non pour d&eacute;couvrir l'&eacute;volution  				(les principaux concepts &eacute;taient d&eacute;j&agrave; en place),  				mais pour remettre en cause le r&eacute;alisme de l'esp&egrave;ce,  				et donc toute la vision du monde qui en d&eacute;coule&nbsp;: une  				nature qui contiendrait en elle-m&ecirc;me les normes sp&eacute;cifiques  				qui dictent aux &ecirc;tres comment vivre et mourir, selon leur appartenance  				&agrave; telle ou telle esp&egrave;ce. &Agrave; l'inverse, Darwin  				d&eacute;fend une conception &laquo;&nbsp;probabiliste&nbsp;&raquo;  				de l'&eacute;volution dans laquelle fonctionne un simple syst&egrave;me  				de hasard-s&eacute;lection o&ugrave; l'on ne reconna&icirc;t &eacute;ventuellement  				les esp&egrave;ces que par un seul crit&egrave;re&nbsp;: la g&eacute;n&eacute;alogie.  				La s&eacute;lection naturelle est un principe de cr&eacute;ation d'ordre  				&agrave; partir du d&eacute;sordre, et &agrave; aucun moment un fixisme  				ne vient figer quelque stade de d&eacute;veloppement que ce soit en  				une &laquo;&nbsp;esp&egrave;ce&nbsp;&raquo;. Les &eacute;quilibres  				sont plus ou moins instables. La mort de darwinienne l'homme tant  				clam&eacute;e vient non de notre appartenance &agrave; la descendance  				des singes, mais de cette unit&eacute; jamais acquise.<br> 				Et la biologie moderne enfonce le clou&nbsp;: regardons-nous &agrave;  				l'&eacute;chelle de nos cellules, nous ne sommes qu'un milieu ambiant,  				au m&ecirc;me titre qu'une for&ecirc;t peut l'&ecirc;tre pour un oiseau.</p> 			<h2>L&#146;&eacute;thique,<br> 				ou quand l'efficacit&eacute; de la science d&eacute;pend d'une fa&ccedil;on  				de voir&#133;</h2> 			<p>Mais ce faisant, la biologie peut aussi verser &agrave; nouveau dans  				l'anthropocentrisme et r&eacute;installer au c&#156;ur du vivant,  				avec la th&eacute;orie de l'A.D.N., le principe d'unit&eacute; qui  				de g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration garantit finalement&#133;  				la r&eacute;alit&eacute; de l'esp&egrave;ce ! Une information donne  				un ordre &agrave; une mati&egrave;re (cellule)&nbsp;: c'est, invers&eacute;,  				l'axiome aristot&eacute;licien qui veut qu'Un ordre donne forme &agrave;  				une mati&egrave;re&#133; De plus, on s'est rendu compte d'un inconv&eacute;nient  				majeur de cette conception de la g&eacute;n&eacute;tique&nbsp;: elle  				d&eacute;crit plus qu'elle n'explique les comportements des &ecirc;tres  				qui nous composent - ou nous d&eacute;truisent. &laquo;&nbsp;Pourquoi  				la cellule r&eacute;agit-elle ainsi ? - Parce qu'elle a re&ccedil;u  				une information. - Ah&#133;&nbsp;&raquo;<br> 				C'est une autre voie que prennent Kupiec et Sonigo (ils ne sont pas  				les seuls), lorsqu'ils proposent, face &agrave; cela, leur &laquo;&nbsp;retour  				&agrave; Darwin&nbsp;&raquo;. Pour un virus, &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo;  				ne sommes qu'un environnement dans lequel il s'agit de vivre, selon  				une certaine adaptation, et non une entit&eacute; qu'il faudrait d&eacute;truire&nbsp;;  				de m&ecirc;me que pour une population de mol&eacute;cules, se situer  				dans le foie n'implique pas un comportement sp&eacute;cial sous pr&eacute;texte  				que cela serait pr&eacute;vu par le programme g&eacute;n&eacute;tique.  				Il s'agit tout simplement d'int&eacute;gration &eacute;cologique &agrave;  				un milieu donn&eacute;. Ainsi, on peut qualifier cette approche de  				nominaliste et &eacute;cologis&eacute;e. Elle constitue la seconde  				partie de l'ouvrage, dans laquelle Sonigo, l'un des grands noms de  				la recherche sur le sida, se livre &agrave; une passionnante et lumineuse  				pr&eacute;sentation des conceptions actuelles de l'immunologie, des  				ph&eacute;nom&egrave;nes de vieillesse et d'ob&eacute;sit&eacute;,  				du cancer et de l'existence virale.<br> 				Par la m&ecirc;me occasion, c'est un ouvrage qui nous plonge au c&#156;ur  				de la recherche et qui d&eacute;montre comment des poursuites de programmes,  				des ann&eacute;es de travail, peuvent &ecirc;tre conditionn&eacute;es  				par des postulats cosmologiques&nbsp;: c'est donc une r&eacute;flexion  				sur les fondements de la conscience scientifique qui est ici magistralement  				offerte. Conscience au sens de perception du monde, mais aussi d'engagement  				&eacute;thique.</p> 			<!-- #EndEditable -->&nbsp;</td> 		<td width="125">&nbsp;</td> 	</tr> 	<tr valign="top"> 		<td height="125">&nbsp;</td> 		<td height="125">&nbsp;</td> 		<td height="125">&nbsp;</td> 	</tr> </table> </BODY> <!-- #EndTemplate --></HTML> 
