<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.7 [en] (Win98; U) [Netscape]">    <title>Le mot du philosophe</title> </head> <body background="marbre.gif"> <b><font size=+4>Le mot du philosophe</font></b> <br>&nbsp; <p><b><font size=+3>(62) La transcendance de Dieu</font></b> <br><b><font size=+3>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</font><font size=+2> (argument de la finalit&eacute;)</font></b><b><font size=+2></font></b> <p><font size=+1>La notion de finalit&eacute; semble avoir disparu de la philosophie moderne. C'est l&agrave;, selon nous, son plus grand malheur. Surtout lorsqu'on essaie de parler de morale ou d'&eacute;thique, comme nous le verrons ult&eacute;rieurement.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>La notion de finalit&eacute; a &eacute;t&eacute; remplac&eacute;e dans la pens&eacute;e moderne par deux tendances sur lesquelles nous allons d'abord nous arr&ecirc;ter: le divorce entre le pens&eacute;e et les choses, et leur fausse unit&eacute; dans la philosophie organique contemporaine.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>1. Rappel historique</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Descartes s&eacute;para le mental du mat&eacute;riel. Il fit des id&eacute;es l'essence de l'esprit, et de l'extension l'essence du mat&eacute;riel. Il fut incapable de concilier le monde de l'esprit et celui de la mati&egrave;re. Leibniz tenta de faire cette union par sa doctrine de l'harmonie pr&eacute;&eacute;tablie. Les empiristes s'attaqu&egrave;rent &agrave; ce probl&egrave;me en r&eacute;duisant l'esprit en mati&egrave;re. Les id&eacute;alistes firent le contraire: ils tent&egrave;rent de r&eacute;duire la mati&egrave;re en esprit. Spinoza r&eacute;gla le probl&egrave;me en affirmant qu'il n'existait qu'une substance qui &eacute;tait Dieu. Son Dieu avait cependant deux attributs: la pens&eacute;e et l'extension.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Jusqu'ici la relation entre l'esprit et la r&eacute;alit&eacute; &eacute;tait consid&eacute;r&eacute;e comme statique. Hegel et Darwin va rendre cette relation dynamique. Hegel va &eacute;crire surtout sur le d&eacute;veloppement des id&eacute;es. Darwin &eacute;crira sur le d&eacute;veloppement de la mati&egrave;re. Hegel insistera surtout sur&nbsp; la fin; Darwin insistera surtout sur l'origine.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>La pens&eacute;e h&eacute;g&eacute;lienne affirme que la rationalit&eacute; se trouve dans l'histoire. La progression historique est le d&eacute;veloppement de l'id&eacute;e selon Hegel.&nbsp; L'id&eacute;e se trouve donc pleinement exprim&eacute;e &agrave; la fin et non au d&eacute;but. Au contraire, Darwin, sugg&egrave;re une continuit&eacute; en s'occupant des d&eacute;buts.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>&nbsp;</font> <br><font size=+1>Descartes engendre donc deux diff&eacute;rentes sortes de continuit&eacute;: celle&nbsp; de Hegel qui est une structure logique interne ayant un d&eacute;veloppement t&eacute;l&eacute;ologique vers une fin; celle de Darwin qui est une continuit&eacute; ayant un d&eacute;veloppement m&eacute;canique d&egrave;s l'origine. Hegel affirme que le facteur d&eacute;terminant &eacute;tait plus avant dans le temps; Darwin dira que le facteur d&eacute;terminant &eacute;tait en arri&egrave;re dans le temps.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Les id&eacute;alistes et les r&eacute;alit&eacute;s avaient s&eacute;par&eacute; dans l'ordre statique ce que Dieu avait r&eacute;uni. Hegel et Darwin s&eacute;pareront la m&ecirc;me r&eacute;alit&eacute; dans l'ordre dynamique. Hegel faussa l'histoire et la nature en r&eacute;duisant la nature en histoire ou la mati&egrave;re en esprit. Darwin faussa&nbsp; l'histoire et la nature, en r&eacute;duisant l'histoire en nature, ou l'esprit en mati&egrave;re.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>La philosophie contemporaine essaya des les r&eacute;unir &agrave; la mani&egrave;re de Spinoza. Celui-ci&nbsp; affirme qu'il n'y a pas de distinction entre Dieu et la nature, car l'existence de Dieu est ins&eacute;parable du monde. Une telle affirmation est grave, car elle fausse tout le probl&egrave;me du but et de la finalit&eacute;, en rendant le gouverneur identique au gouvern&eacute;. Certains refusent de taxer la philosophie spinoziste de panth&eacute;isme, en affirmant que Dieu n'est pas identique &agrave; toute la nature comme il est dit dans cette doctrine, mais que Dieu ne peut &ecirc;tre connu que dans la mesure ou le monde naturel peut l'&ecirc;tre. Comme le dit un auteur moderne: &laquo; Le corps de Dieu est donc toujours cet univers d'espace-temps, mais il varie dans sa constitution empirique et dans sa divinit&eacute; &raquo;. Whitehead dont nous avons d&eacute;j&agrave; parl&eacute; &eacute;crira que la nature de Dieu est &laquo; la r&eacute;alisation conceptuelle illimit&eacute;e de la puissance absolue de la potentialit&eacute;&raquo;.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>La philosophie moderne s'occupe plus de progr&egrave;s que de finalit&eacute;. La finalit&eacute; est donc &laquo;une accumulation cr&eacute;atrice&raquo;. Elle n'implique pas d'unit&eacute; ou d'intentions intellectuelles. La fin et le but dans la pens&eacute;e moderne sont identiques au temps. Surtout le temps dans son action futur, sans tenir compte du fait que l'avenir d&eacute;pend de la fin et du but. Il y a comme une immanence du futur dans le pr&eacute;sent. La seule raison pour laquelle une chose a un futur, est qu'elle a une fin. Les philosophes modernes discutent des moyens pour arriver &agrave; une fin, mais NON DE LA FIN COMME CAUSE DES MOYENS. Voil&agrave; tout le probl&egrave;me dans sa modernit&eacute;. On nous donne le chemin pour se rendre &agrave; Paris, mais on ne dit pas pourquoi il faut y aller. Pire encore, ce n'est pas le but qui d&eacute;termine la direction, mais c'est le contraire: c'est la direction qui d&eacute;termine le but. La valeur est consid&eacute;r&eacute;e comme &eacute;manent du progr&egrave;s...et&nbsp; non le progr&egrave;s de la valeur. Les fins sont immanentes. Il semble qu'il faut la transcendance pour rendre les fins intelligibles.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>2. Le hasard et la n&eacute;cessit&eacute;</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>&nbsp;</font> <br><font size=+1>Les physiciens modernes, Arthur Eddignton en t&ecirc;te, sont bien tent&eacute;s de chercher l'explication de l'univers &agrave; partir du hasard. Reprenons certaines id&eacute;es au sujet de ce fameux hasard. Il faut se rappeler d'abord que le hasard n'est jamais ultime, &eacute;tant par d&eacute;finition, la cause accidentelle d'un effet voulu ni par la nature ou l'esprit... On pourrait dire encore plus pr&eacute;cis&eacute;ment qu'il est la conjonction de causes ind&eacute;pendantes.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Aristote parle d'un homme qui fut tu&eacute; par des voleurs parce qu'il avait mang&eacute; de la viande sal&eacute;e. Les faits sont les suivants: 1) l'homme mange de la viande sal&eacute;e; 2) l'homme eut soif et alla boire &agrave; une fontaine; 3) des voleurs qui se cachaient derri&egrave;re la fontaine l'attaquent et le tuent.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Il y a ici trois s&eacute;ries causales qui concourent &agrave; ce qu'on appelle le hasard: 1)&nbsp; la relation causale de la viande sal&eacute;e &agrave; la soif; 2) la soif et le d&eacute;sir de boire; 3) les voleurs qui,&nbsp; dans les circonstances, profitent de la situation. Quand nous disons que l'homme &laquo;fut tu&eacute; par hasard&raquo;, nous ne voulons pas insinuer qu'il n'y eut pas de cause. Le hasard est la cause accidentelle, l'accidentel &eacute;tant ce qui arrive &agrave; des choses ind&eacute;pendamment de leur essence- une sorte d'existence diminu&eacute;e.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Un autre exemple pour mieux nous faire comprendre. La couleur noire a une cause. Un joueur de piano a aussi une cause, mais non un joeur de piano noir. Le joueur de piano noir est un effet per accidens, parce qu'il ne peut pas &ecirc;tre attribu&eacute; &agrave; une cause pr&eacute;existante dont l'effet suivrait n&eacute;cessairement. &laquo; Ce qui est accidentel est, &agrave; proprement parler, ni une existence ni une unit&eacute; &raquo; dit le moine dominicain Thomas d'Aquin.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>On le voit bien - si on comprend bien - le hasard n'exclut pas un ordre pr&eacute;alable. Chaque s&eacute;rie causale a sa fin pr&eacute;vue et le hasard n'est que la conjonction de ces fins. Le hasard pr&eacute;suppose une cause qui ne soit pas accidentelle, mais n&eacute;cessaire. Il ne peut&nbsp; &ecirc;tre l'explication de l'origine des choses, mais seulement de leur conjonction. Le hasard n'est donc que la causalit&eacute; accidentelle et, comme on vient de d&eacute;montrer, n'exclut pas le monde de l'esprit.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Parce que Dieu est transcendant, il est le seul &Ecirc;tre qui &eacute;chappe au &laquo;hasard&raquo; tout simplement parce que son Intelligence infinie s'impose &agrave; la nature.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>&nbsp;</font> <br><font size=+1>Une petite distinction s'impose encore, qui nous permet de ne pas confondre le hasard math&eacute;matique et le hasard r&eacute;el. Quelque chose peut &ecirc;tre math&eacute;matiquement possible mais ne pas l'&ecirc;tre physiquement. Selon la probabilit&eacute; math&eacute;matique, il est concevable&nbsp; qu'un million d'aiguilles lanc&eacute;es en l'air retombent sur leur pointe, mais il semble que cela ne peut pas se faire, parce que la nature n'agit pas dans l'abstrait.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Les lois de la gravitation et de la moindre r&eacute;sistance font que les probabilit&eacute;s sont nulles. S'il n'y avait pas la moindre r&eacute;sistance, la possibilit&eacute; demeure l&agrave;....m&ecirc;me s'il fallait s'armer de patience, avant que le tout arrive. C'est ce qu'on pourrait appeler ici, le hasard pur qui n'existe que dans l'imagination des math&eacute;maticiens, et qui fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; des conditions id&eacute;ales comme si on pouvait penser une machine fonctionnant sans frottement.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Il existe un autre type de hasard que l'on pourrait nommer le hasard limit&eacute;. M&ecirc;me si on pouvait le r&eacute;aliser, il ne pourrait &agrave; lui seul expliquer tout l'ordre qu'il y a dans l'univers, &agrave; cause du temps qui limite la structure totale de l'univers. Limitons-nous &agrave; un ou deux exemples. Le mot &laquo; absolument &raquo; est form&eacute; de 10 lettres. Mettons-les dans un sac, m&eacute;langeons le tout et vidons le sac sur la table. Combien y a-t-il de chances que le mot s'&eacute;crive sur la table en lan&ccedil;ant les lettres au hasard ? Il y 1 chance&nbsp; sur 3,628,000. Compte tenu qu'il y a 60 secondes dans une minute, et qu'il y a 60 minutes dans une heure, et 24 heures dans une journ&eacute;e ( ce qui fait 86400 secondes par jour ) il vous faudra environ 42 jours pour y arriver avec un lancement-seconde.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>&nbsp;Autre petit probl&egrave;me: combien y a-t-il de chances que les 26 lettres de l'alphabet tombent d'elle-m&ecirc;mes dans l'ordre que nous leur connaissons? La r&eacute;ponse: 1 chance sur 620 sextillions. Et combien vous faudra-t-il de temps pour mette en ordre les quelque dizaines de&nbsp; milliards de cellules qui composent votre cerveau ? Je n'aime mieux ne pas r&eacute;pondre. Tout cela n'est rien, compar&eacute; &agrave; la multiplicit&eacute; des choses bien ordonn&eacute;es qui abondent dans l'univers.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>La physique nouvelle enseigne que la nature est ind&eacute;pendante et libre et la libert&eacute; ou le hasard produit l'uniformit&eacute; statistique. Cela ne semble pas correct de dire cela. La combinaison de l'irr&eacute;gularit&eacute; individuelle et collective est due aussi &agrave; l'ordre. La fabrication de toutes choses n'est pas laiss&eacute;e au hasard. Il y souvent des milliers de combinaisons possibles dans la fabrication d'un objet parfois. L'ordre vient donc limiter le hasard. En bout de piste, ce qui est uniforme est d&ucirc; &agrave; l'ordre. Ce qui est incalculable est d&ucirc; au hasard, &agrave; cause de l'ignorance des lois de la nature. Ce n'est pas parce que nous ne connaissons pas les lois de toute la nature et que toutes les choses ob&eacute;issent alors au hasard.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>&nbsp;</font> <br><font size=+1>La question alors demeure toujours la m&ecirc;me. Cette nature dont nous ne connaissons&nbsp; pas encore toutes les lois, est-elle le fruit d'un hasard. Et si l'ordre est apparu soudainement dans le chaos originel, qui a mis l'ordre qui n'y &eacute;tait pas ? Si les d&eacute;s sont d&eacute;j&agrave; pip&eacute;s dans le chaos originel et que les choses ont par elles-m&ecirc;mes le pouvoir de s'organiser, comment expliquer que le chaos ne se soit pas&nbsp; toujours&nbsp; maintenu, pourquoi a-t-il d&eacute;cid&eacute;&nbsp; de dispara&icirc;tre et de s'ordonner par lui-m&ecirc;me, au lieu de ne pas s'ordonner du tout ? Bref, y a-t-il quelqu'un de responsable d'un tel arrangement ?</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Une autre raison, &agrave; l'autre extr&ecirc;me, invite &agrave; nier la finalit&eacute;: c'est le d&eacute;terminisme qui pousse jusqu'&agrave; nier la raison d'&ecirc;tre. Que faut-il r&eacute;pondre &agrave; cela ? On ne peut nier que les choses sont d&eacute;termin&eacute;es, mais en affirmant cela, est-ce &agrave; dire qu'il faut conclure que les choses se d&eacute;terminent elles-m&ecirc;mes ou sont-elles d&eacute;termin&eacute;es par un autre ?</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Un oiseau doit voler. C'est dans sa nature. Il est d&eacute;termin&eacute; &agrave; cela. Pourquoi doit-il le faire maintenant ? A cause de la structure de ses ailes ? &Eacute;videmment. Mais en disant cela, peut-on conclure que la n&eacute;cessit&eacute;&nbsp; se trouve absolument immanente aux structures? Nous le pensons pas. Reconna&icirc;tre par exemple la n&eacute;cessit&eacute; m&eacute;canique de l'univers, ne me permet pas de conclure &agrave; la n&eacute;gation de l'existence d'un cr&eacute;ateur. Conna&icirc;tre les m&eacute;canismes d'une machines ne me permet que de constater son fonctionnement, tout comme conna&icirc;tre le m&eacute;canisme des ailes de l'oiseau, me permet de conclure qu'il est bien structur&eacute; pour voler. Conna&icirc;tre ( m&ecirc;me si cela m'&eacute;tait possible) tous les m&eacute;canismes du fonctionnement de l'univers ne me permettrait pas de conclure &agrave; l'inexistence du Cr&eacute;ateur: cela ne m'expliquerait surtout pas son existence.</font> <br><font size=+1>Nous n'avons pas le choix: il faut conclure &agrave; l'existence d'un inventeur de tous ces m&eacute;canismes. M&ecirc;me si l'univers est bien d&eacute;termin&eacute;, il reste la question fondamentale: Qui le cr&eacute;a ? Qui le d&eacute;termina cet univers ?</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Les lois de la nature &eacute;tudient les moyens m&eacute;caniques par lesquels le BUT du monde se poursuit. La compr&eacute;hension d'une machine est toujours reli&eacute;e au but poursuivi par l'inventeur qui le lui donna. La machine Internet, dont le but est de faire voyager l'information plus rapidement, n'est que la mat&eacute;rialisation d'une id&eacute;e. Le m&eacute;canisme complexe qui m'&eacute;chappe totalement ne m'emp&ecirc;che pas de voir le but poursuivi par l'inventeur. Mais la m&eacute;connaissance et la connaissance du but ne me porte pas &agrave; nier l'inventeur, qui a concr&eacute;tis&eacute; la machine qui fait tant de merveilles devant nous.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Mais l'id&eacute;e n&eacute;cessite un esprit. Le m&eacute;canisme connu ou m&eacute;connu ne peut pas logiquement exclure un inventeur intelligent. La cause efficiente est la seule &agrave; laquelle s'int&eacute;resse le m&eacute;canicien, mais il ne peut pas ignorer la cause finale, car le principe r&eacute;alisateur doit avoir raison pour sa r&eacute;alisation, autrement il n'agirait jamais de TELLE FA&Ccedil;ON plut&ocirc;t que de TELLE AUTRE.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>&nbsp;</font> <br><font size=+1>Dans la perspective de l'ordre organique, la m&eacute;thode suivie est suffisante. En biologie, par exemple, la m&eacute;thode m&eacute;canique r&eacute;pond aux exigences de cette science exp&eacute;rimentale. En philosophie, aucune loi m&eacute;canique ne peut expliquer la coordination&nbsp; des parties et leur fonction en vue du bien-&ecirc;tre de la totalit&eacute;.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Bien des scientifiques modernes affirment, par exemple, que la totalit&eacute; appel&eacute;e vie n'est pas dans ses constituants chimiques et physiques. La connaissance des structures du corps humain vivant n'explique pas tout. Il existe une puissance unifiante, dirigeante, synth&eacute;tisante, dont les buts sont t&eacute;l&eacute;ologiques.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>Ce fut l'erreur du marxisme et de toutes les philosophies mat&eacute;rialistes de consid&eacute;rer la mati&egrave;re comme autog&egrave;ne, r&eacute;git par une loi dialectique immanente. Le monde, selon&nbsp; Marx et Engels, ne d&eacute;pend pas d'une sagesse appel&eacute;e Providence: il a en lui-m&ecirc;me sa propre explication qui se trouve dans la n&eacute;cessit&eacute; de la chose elle-m&ecirc;me. La mati&egrave;re inerte n'est pas une entit&eacute; inerte mise en mouvement par un agent ext&eacute;rieur: elle a en elle-m&ecirc;me tout ce qu'il faut pour le mettre en mouvement.</font> <br><font size=+1></font>&nbsp;<font size=+1></font> <p><font size=+1>Il faut donc &ecirc;tre s&eacute;rieux et bien se poser la bonne question. Si le but est d&ucirc; &agrave; l'organisation mat&eacute;rielle des choses, qu'est-ce qui explique cette organisation ? Les mat&eacute;rialistes ( en autre le marxisme ) excluent le hasard. Il reste &agrave; regarder du c&ocirc;t&eacute; des d&eacute;terminismes dans les choses, ce qui posent aussi de grandes questions, si on se penche s&eacute;rieusement sur le probl&egrave;me.</font><font size=+1></font> <p><font size=+1>La r&eacute;ponse semble nous venir du fait que l'organisation des choses origine d'une forme donn&eacute;e aux choses par la Cause premi&egrave;re, par laquelle elles sont capables d'un&nbsp; acte d&eacute;termin&eacute; qu'elles peuvent accomplir par leurs propres ressources, mais au-del&agrave; duquel elles ne peuvent aller.</font> <br><font size=+1></font>&nbsp; <p><b><font size=+1>Nestor Turcotte</font></b> <p><b><font size=+1>(05 mai 2000)</font></b> <p><b><font size=+0><a href="mailto:aristote@ma.cgocable.ca">aristote@ma.cgocable.ca</a></font></b> <p><b><font size=+1>(ou)</font></b> <p><b><font size=+0><a href="mailto:euroenigma25@hotmail.com">euroenigma25@hotmail.com</a></font></b> <p><!--NOEDIT--><a href="http://www.estat.com/getstats?serial=17301116041"><img SRC="17301116041" BORDER=0 ></a><!--NOEDIT--><font size=-2>></font> </body> </html> 
