<HTML>   <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 3.0 Mac">   <TITLE>Document sans titre</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#ffffff">  <H2><MAP NAME="88clefsMap145">     <AREA SHAPE="rect" COORDS="0,0,216,93" HREF="../../listedetaillee.html"> </MAP><IMG SRC="../images/88clefs.gif" ALIGN="LEFT" BORDER="0" USEMAP="#88clefsMap145" ISMAP WIDTH="216" HEIGHT="93" NATURALSIZEFLAG="3"><TABLE WIDTH="60%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0">       <TR>     <TD WIDTH="100%">       <H2>Exercice <FONT COLOR="#000000">pour d&eacute;velopper les       habilet&eacute;s concern&eacute;es par la clef 10D</FONT></H2>        <H3>Exercice 2</H3>     </TD>   </TR> </TABLE></H2>  <H2><HR ALIGN=LEFT NOSHADE></H2>  <P>Cet exercice est tr&egrave;s semblable &agrave; celui qui le pr&eacute;c&egrave;de imm&eacute;diatement. (Exercice 1, <A HREF="10D-ex1.html">clef 10D</A>.)</P>  <P>Vous trouverez dans le texte qui suit un certain nombre d'&eacute;nonc&eacute;s erron&eacute;s ou faux. Les deux erreurs les plus grossi&egrave;res vous sont signal&eacute;es en hypertexte.</P>  <P><B>1- Cliquez sur le lien, et on vous donnera quelques indices qui vous permettront de r&eacute;soudre le probl&egrave;me. Cette fois-ci, cependant, aucune solution d&eacute;taill&eacute;e ne vous sera ensuite donn&eacute;e.</B></P>  <BLOCKQUOTE>   <P><FONT COLOR="#990000">(Cliquez </FONT><A HREF="tx-K10D-ex2.html"   TARGET="_blank">ici</A><FONT COLOR="#990000"> pour acc&eacute;der   &agrave; une version facilement imprimable de ce texte.)</FONT></P></BLOCKQUOTE>  <P><TABLE WIDTH="100%" BORDER="2" CELLSPACING="2" CELLPADDING="4">   <TR>     <TD WIDTH="100%">       <P><B>Les grandes r&eacute;volutions scientifiques: la vie</B></P>        <P><B><I>Introduction</I></B></P>        <P>Le mammouth, ce mammif&egrave;re g&eacute;ant, embl&egrave;me       de la pal&eacute;ontologie, poss&egrave;de un extraordinaire       pouvoir &eacute;vocateur. Avec lui, on plonge dans la pr&eacute;histoire.</P>        <P><A HREF="10D-ex2a.html">La d&eacute;couverte des ossements       de cette esp&egrave;ce disparue, &agrave; la fin du XVIIIe si&egrave;cle,       a marqu&eacute; la premi&egrave;re rupture avec la vision de       la Cr&eacute;ation telle qu'elle est pr&eacute;sent&eacute;e       dans la Bible</A>.</P>        <P>Puis est n&eacute;e l'id&eacute;e que les esp&egrave;ces vivantes       ne sont pas immuables, mais qu'au contraire, elles se transforment       continuellement.</P>        <P>Aujourd'hui, peu de gens remettent en cause la th&eacute;orie       de l'&eacute;volution des esp&egrave;ces. Elle fait partie des       acquis de notre culture. Pour plusieurs sp&eacute;cialistes,       elle repr&eacute;sente m&ecirc;me la plus grande r&eacute;volution       scientifique de toute l'histoire des sciences.</P>        <P><B><I>Des esp&egrave;ces ont disparu</I></B></P>        <P>Au d&eacute;but, quand les naturalistes exhument des ossements       de taille spectaculaire, ils sont convaincus qu'ils appartiennent       &agrave; une esp&egrave;ce connue, car pour eux, le monde est       tel que Dieu l'a cr&eacute;&eacute;. Ces os de mammouth sont       donc, &agrave; leur avis, les restes d'&eacute;l&eacute;phants       victimes du Grand D&eacute;luge.</P>        <P>Mais, en 1796, le fondateur de la pal&eacute;ontologie, Georges       Cuvier, le plus grand sp&eacute;cialiste de l'anatomie compar&eacute;e       de l'&eacute;poque, vient semer le doute. On lui a apport&eacute;       des ossements qui, selon lui, doivent &ecirc;tre ceux d'un &eacute;l&eacute;phant.       Mais apr&egrave;s un examen plus approfondi, il constate qu'il       s'agit plut&ocirc;t d'une esp&egrave;ce inconnue, qu'il d&eacute;cide       d'appeler mammouth. Selon lui, la disparition de cette esp&egrave;ce       est due &agrave; une catastrophe naturelle, un d&eacute;luge       ou une glaciation. Il n'a pas d'autre choix que de conclure que       le monde qui l'entoure n'est pas forc&eacute;ment celui que Dieu       a cr&eacute;&eacute;.</P>        <P>Pour l'historien des sciences Camille Limoges, <A HREF="10D-ex2b.html">la       vision fixiste de la Cr&eacute;ation conna&icirc;t alors sa premi&egrave;re       l&eacute;zarde</A>. &quot;Cuvier va &ecirc;tre l'un des premiers       &agrave; d&eacute;montrer que certaines esp&egrave;ces qui ont       exist&eacute; sont bel et bien &eacute;teintes maintenant.&quot;</P>        <P>Par la suite, de nouvelles d&eacute;couvertes de fossiles       viendront allonger la liste des esp&egrave;ces disparues.</P>        <P><B><I>Les esp&egrave;ces se transforment</I></B></P>        <P>En 1809, le livre Philosophie zoologique, un livre controvers&eacute;,       cherche une explication &agrave; la question des esp&egrave;ces       disparues. L'auteur, le grand naturaliste fran&ccedil;ais Jean-Baptiste       Lamarck, y d&eacute;veloppe un nouveau point de vue: le transformisme.       Il est en complet d&eacute;saccord avec Cuvier. Selon lui, les       esp&egrave;ces ne disparaissent pas, elles se modifient, se transforment       progressivement pour donner celles que l'on conna&icirc;t aujourd'hui.</P>        <P>Il croit, par exemple, qu'&agrave; force de brouter les arbres       les plus hauts, le cou de la girafe s'est allong&eacute; et que       ces modifications se sont ensuite transmises par h&eacute;r&eacute;dit&eacute;.</P>        <P>&quot;La transformation des vivants, pour Lamarck, c'est sa       fa&ccedil;on d'expliquer qu'il n'y a pas eu extinction des esp&egrave;ces.       Ce que Lamarck dit c'est que les fossiles ne sont pas des esp&egrave;ces       &eacute;teintes, ce sont des esp&egrave;ces qui ont subi une       transformation&quot;, explique l'historien des sciences Camille       Limoges.</P>        <P>Cette id&eacute;e que les esp&egrave;ces se transforment,       que les poissons, par exemple, ont engendr&eacute; les premiers       reptiles terrestres, a alors tr&egrave;s peu d'impact, en bonne       partie parce que Lamarck propose un principe de transmission       h&eacute;r&eacute;ditaire des caract&egrave;res acquis, sans       qu'on sache tr&egrave;s bien comment ces transformations se transmettent,       dans les faits, d'une g&eacute;n&eacute;ration &agrave; l'autre.</P>        <P><B><I>La s&eacute;lection naturelle</I></B></P>        <P>Un des grands d&eacute;fis des historiens des sciences, est       d'identifier l'&eacute;v&eacute;nement qui est &agrave; l'origine       d'une grande r&eacute;volution. Pour la d&eacute;couverte de       l'&eacute;volution, une date s'impose entre toutes: 1831.</P>        <P>Cette ann&eacute;e-l&agrave;, un jeune naturaliste anglais,       Charles Darwin, entreprend un long voyage d'exploration autour       du monde. Un voyage qui va durer cinq ans.</P>        <P>Ses observations sur la flore et la faune, &agrave; chacune       de ses escales, auront un tel impact sur ses id&eacute;es, qu'il       sera forc&eacute;, en quelque sorte, de changer &agrave; tout       jamais la repr&eacute;sentation que nous avons de l'histoire       du monde et de nos origines.</P>        <P>Lorsqu'il monte &agrave; bord du Beagle, un grand voilier,       Charles Darwin n'a que 22 ans. Comme la quasi totalit&eacute;       de ses contemporains, ce jeune naturaliste adh&egrave;re encore       aux th&eacute;ories cr&eacute;ationnistes. Par contre, il poss&egrave;de       une solide formation et aucune des d&eacute;couvertes de son       &eacute;poque ne lui &eacute;chappe.</P>        <P>Tous ses biographes s'accordent sur un point. De son long       p&eacute;riple autour du monde, l'arr&ecirc;t aux &Icirc;les       Galapagos, dans le Pacifique, va devenir l'&eacute;v&eacute;nement       crucial de sa vie.</P>        <P>Ces &icirc;les, situ&eacute;es &agrave; 1000 km des c&ocirc;tes       de l'Am&eacute;rique du Sud, offrent un environnement vari&eacute;,       peupl&eacute; d'esp&egrave;ces sorties d'un autre &acirc;ge.       Mais Darwin est surtout frapp&eacute; par la tr&egrave;s grande       variabilit&eacute; des esp&egrave;ces entre chacune des &icirc;les.       Chez les tortues, la carapace peut prendre une forme plate ou       bomb&eacute;e &agrave; proximit&eacute; du cou. Chez certains       oiseaux, la variabilit&eacute; est plus remarquable encore: le       bec change de forme, d'une &icirc;le &agrave; l'autre.</P>        <P>Darwin prend des notes, dessine fi&eacute;vreusement tout       ce qu'il voit tout en recueillant une multitude d'&eacute;chantillons       pour ses collections.</P>        <P>&Agrave; son retour en Angleterre, notre voyageur a la t&ecirc;te       en &eacute;bullition.</P>        <P>&quot;Quand il revient de son voyage, Darwin n'est pas &eacute;volutionniste.       C'est en r&eacute;digeant son journal de voyage, en analysant       les milliers de sp&eacute;cimens qu'il a rapport&eacute;s, qu'il       r&eacute;fl&eacute;chit en quelque sorte &agrave; ce qu'il a       trouv&eacute;. Et c'est seulement apr&egrave;s son retour de       voyage, en 1838, qu'il va, apr&egrave;s s'&ecirc;tre convaincu       de l'&eacute;volution des esp&egrave;ces, trouver le m&eacute;canisme       explicatif de cette &eacute;volution, la s&eacute;lection naturelle&quot;,       explique l'historien des sciences Camille Limoges.</P>        <P>D&egrave;s ce moment, Darwin, obs&eacute;d&eacute; par sa       d&eacute;couverte, cherche &agrave; organiser sa pens&eacute;e.       Toutes ses observations lui d&eacute;montrent que les esp&egrave;ces       vivantes se modifient sans cesse, lentement, graduellement. &Agrave;       son avis, le moteur de cette lente &eacute;volution est le m&eacute;canisme       de la s&eacute;lection naturelle. En somme, les esp&egrave;ces       changent constamment, et parce que le milieu change aussi, seules       les formes les mieux adapt&eacute;es aux nouvelles conditions       survivent. C'est ainsi que de nouvelles esp&egrave;ces font constamment       leur apparition, tandis que d'autres s'&eacute;teignent. Mais       l'id&eacute;e la plus importante de Darwin, c'est qu'il croit       que toutes les esp&egrave;ces ont une origine commune, qu'elles       d&eacute;rivent les unes des autres.</P>        <P>Pendant plus de 20 ans, Darwin continue d'accumuler des faits       pour &eacute;tayer sa th&egrave;se. Mais, conscient des violentes       &eacute;motions qu'elle risque de causer, il ne publie rien.       En 1858, l'arriv&eacute;e d'une lettre va changer le cours des       choses.</P>        <P>&quot;En 1858, un jeune naturaliste, Alfred Wallace, envoie       &agrave; Darwin un court article qui traite d'id&eacute;es tr&egrave;s       proches des siennes sur l'&eacute;volution des esp&egrave;ces       et la s&eacute;lection naturelle.</P>        <P>Darwin est boulevers&eacute;. Il jongle avec ces id&eacute;es       depuis trop longtemps pour se laisser devancer. S'il ne veut       pas perdre l'ant&eacute;riorit&eacute; de sa d&eacute;couverte,       il doit publier le plus rapidement possible.</P>        <P>Un an plus tard, The Origin of Species (l'Origine des esp&egrave;ces)       para&icirc;t enfin.</P>        <P>C'est un &eacute;norme scandale ! On y soutient que l'Homme       et le singe sont cousins, descendants d'un m&ecirc;me anc&ecirc;tre.       Les titres des journaux sont virulents. Darwin clame que Dieu       est mort. Il a d&eacute;truit la soci&eacute;t&eacute; !</P>        <P>Pour l'anthropologue Norman Clermont, de l'Universit&eacute;       de Montr&eacute;al, l'Origine des esp&egrave;ces demeure le plus       grand livre du mill&eacute;naire. &quot;Pour moi, l'ouvrage de       Darwin de 1859 c'est le meilleur livre qui a &eacute;t&eacute;       &eacute;crit depuis l'invention de l'imprimerie. C'est, apr&egrave;s       la Bible, le deuxi&egrave;me livre le plus influent sur la fa&ccedil;on       de se repr&eacute;senter le monde en Occident. Et les conclusions       sont id&eacute;ologiquement r&eacute;volutionnaires parce qu'elles       transforment toutes les repr&eacute;sentations de la Nature.       Auparavant, il y avait une Nature qui &eacute;tait comme une       cr&eacute;ature. Maintenant, il y a une Nature qui est comme       une manufacture. Mais Darwin va aussi montrer comment fonctionne       cette manufacture. Il explique comment cette nature arrive &agrave;       mettre en existence des choses qu'on ne pouvait expliquer auparavant       que par la Cr&eacute;ation.&quot;</P>        <P>Tous les exemplaires de l'Origine des esp&egrave;ces sont       vendus d&egrave;s la premi&egrave;re journ&eacute;e. Malgr&eacute;       la forte hostilit&eacute; qu'elles soul&egrave;vent, les th&egrave;ses       sulfureuses de Darwin sur l'&eacute;volution s'imposent rapidement.       Pourquoi?</P>        <P>&quot;Ce qui fait la force incroyable de l'Origine des esp&egrave;ces       c'est la discipline de Darwin. Il assemble une montagne de faits       pour prouver qu'il y a bien eu une &eacute;volution des esp&egrave;ces.       La th&eacute;orie de l'&eacute;volution des esp&egrave;ces devient       alors une th&eacute;orie incontournable&quot;, pr&eacute;cise       l'historien des sciences Camille Limoges.</P>        <P><B><I>L'origine de l'Homme</I></B></P>        <P>L'id&eacute;e que nous partageons un anc&ecirc;tre avec les       grands singes se r&eacute;pand rapidement apr&egrave;s la parution       de l'Origine des esp&egrave;ces de Darwin, en 1859.</P>        <P>D&egrave;s lors, c'est l'&eacute;volution de notre esp&egrave;ce       qui pr&eacute;occupe les esprits. Comment sommes-nous arriv&eacute;s       &agrave; ce que nous sommes, aujourd'hui?</P>        <P>Darwin, encore une fois, h&eacute;site &agrave; livrer ses       r&eacute;flexions. Finalement, The Descent of Man para&icirc;t       en 1871. On y retrouve, expliqu&eacute;es &agrave; grands traits,       les principales &eacute;tapes qui, selon Darwin, ont men&eacute;       &agrave; l'&eacute;mergence de l'Homme moderne, l'Homo sapiens.       L'accroissement du volume de la bo&icirc;te cr&acirc;nienne et       du cerveau, le redressement de la colonne vert&eacute;brale et       l'acquisition de la bip&eacute;die repr&eacute;sentent les axes       principaux.</P>        <P>&quot;Darwin n'a pas de preuves pal&eacute;ontologiques de       ce qu'il avance. Darwin a des certitudes. Il est convaincu que       c'est comme &ccedil;a que &ccedil;a s'est pass&eacute;, que &ccedil;a       ne peut pas s'&ecirc;tre pass&eacute; autrement. Dans un cadre       de r&eacute;flexion scientifique, il arrive &agrave; l'expliquer.       Il esp&egrave;re que d'autres, quelques g&eacute;n&eacute;rations       apr&egrave;s lui, trouveront les preuves&quot;, explique l'anthropologue       Norman Clermont, de l'Universit&eacute; de Montr&eacute;al.</P>        <P><B><I>Des fossiles troublants</I></B></P>        <P>Lorsque Darwin pr&eacute;disait qu'on allait trouver des traces       fossiles de l'&eacute;volution des grands singes, il avait raison.       Mais les caract&eacute;ristiques des fossiles exhum&eacute;s       &agrave; partir de 1891 s&egrave;ment le d&eacute;sarroi.</P>        <P>On avait imagin&eacute; que la premi&egrave;re transformation       ayant pr&eacute;sid&eacute; au lancement de notre lign&eacute;e       serait l'accroissement du cerveau, l'organe noble entre tous.       Or, le premier fossile d&eacute;couvert &agrave; Java, bien qu'il       soit parfaitement bip&egrave;de, poss&egrave;de un front fuyant       et un cerveau relativement petit. On l'appelle pith&eacute;canthrope,       l'homme-singe.</P>        <P>Mais l'onde de choc la plus violente survient une trentaine       d'ann&eacute;es plus tard. On exhume en Afrique du Sud un fossile       plus ancien encore que le pith&eacute;canthrope: l'australopith&egrave;que.       L&agrave; encore, c'est un parfait bip&egrave;de muni d'un cerveau       aussi petit que celui des chimpanz&eacute;s.</P>        <P>Le fait le plus troublant survient &agrave; la fin des ann&eacute;es       1950: les Leakey, la c&eacute;l&egrave;bre famille d'anthropologues,       d&eacute;couvrent, au voisinage des fossiles d'australopith&egrave;ques,       des restes d'outils. Avec un cerveau &agrave; peine plus gros       qu'une balle de baseball, ces cr&eacute;atures primitives auraient       donc &eacute;t&eacute; capables de concevoir des objets dans       un but pr&eacute;cis. On croit alors que l'australopith&egrave;que       repr&eacute;sente le premier stade de l'hominisation.</P>        <P><B><I>L'expansion de l'esp&egrave;ce humaine</I></B></P>        <P>Ces d&eacute;couvertes sont le signal d'une v&eacute;ritable       ru&eacute;e vers l'os. Dans plusieurs r&eacute;gions d'Afrique,       de nouvelles esp&egrave;ces d'hominid&eacute;s fossiles sont       mises au jour. Cette diversit&eacute; inattendue force les pal&eacute;ontologues       &agrave; remanier notre arbre g&eacute;n&eacute;alogique.</P>        <P>Il y a 40 ans, on croyait que les australopith&egrave;ques       s'&eacute;taient peu &agrave; peu modifi&eacute;s pour engendrer       notre esp&egrave;ce, Homo sapiens. Une &eacute;volution simple       et lin&eacute;aire. &Agrave; l'aube du 21e si&egrave;cle, avec       une vingtaine d'hominid&eacute;s fossiles r&eacute;pertori&eacute;s,       notre arbre se r&eacute;v&egrave;le plus complexe. Il prend la       forme d'un buisson o&ugrave; plusieurs esp&egrave;ces d'hominid&eacute;s       coexistent &agrave; diff&eacute;rentes &eacute;poques.</P>        <P>Mais notre esp&egrave;ce est la seule qui ait &eacute;chapp&eacute;       &agrave; l'extinction. On peut se demander pourquoi?</P>        <P>&quot;D'apr&egrave;s la th&eacute;orie de Darwin, on a r&eacute;ussi       &agrave; survivre jusqu'&agrave; l'&acirc;ge de la reproduction       et on s'est reproduit davantage que les autres esp&egrave;ces.       &Agrave; tel point qu'on s'est r&eacute;pandu dans les territoires       qui &eacute;taient occup&eacute;s par les autres esp&egrave;ces.       &Agrave; ce moment-l&agrave;, c'est encore nous qui avons eu       le haut par rapport aux autres esp&egrave;ces d'hominid&eacute;s.       Donc les esp&egrave;ces humaines n'ont pas &eacute;t&eacute;       &eacute;gales ou &eacute;quivalentes dans la lutte pour la survie       puisque certaines sont disparues&quot;, explique l'anthropologue       Norman Clermont, de l'Universit&eacute; de Montr&eacute;al.</P>        <P>Bip&eacute;die, accroissement du cerveau, conqu&ecirc;te du       feu, langage. Laquelle de toutes ces particularit&eacute;s nous       d&eacute;marque le mieux des grands singes?</P>        <P>Une r&eacute;ponse difficile. Mais lorsqu'on regarde certains       de nos comportements barbares, on perd de vue la lente &eacute;volution       qui nous a valu notre si belle appellation d'homo sapiens, d'homme       sage.</P>        <P ALIGN=RIGHT>Texte de Solange Gagnon et Jeannita Richard, tir&eacute;       de l'&eacute;mission D&eacute;couverte de Radio-Canada,<BR>       adapt&eacute; pour Internet par Caroline Paulhus, Isabelle Montpetit       et Karine Boucher, tir&eacute; du site WEB de l'Agence Science-Presse<BR>       (<A HREF="http://www.sciencepresse.qc.ca/" TARGET="_blank">http://www.sciencepresse.qc.ca</A>)       le 20 avril 2001.     </TD>   </TR> </TABLE></P>  <P><HR ALIGN=LEFT SIZE="4" NOSHADE>  </BODY> </HTML> 
