<HTML> <HEAD>   <!-- Created with AOLpress/2.0 -->   <TITLE>Please title this page. (lexa6.html)</TITLE> </HEAD> <BODY TEXT="0f0f0f" BACKGROUND="../images/gradient.jpg"> <H1> </H1> <CENTER>   <B><BIG><BIG>D</BIG></BIG></B> </CENTER> <P> <BR> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="Darwin">Darwin, Charles</A></B> (1809-1882)</BIG> <P> <P> <BIG>N&eacute; &agrave; Shrewsbury, en Angleterre, ce sp&eacute;cialiste de l'&eacute;tude des sciences naturelles a compl&egrave;tement r&eacute;volutionn&eacute; notre compr&eacute;hension des &ecirc;tres vivants. Darwin recueille d'innombrables observations sur les diff&eacute;rentes esp&egrave;ces animales pendant une croisi&egrave;re autour du monde &agrave; bord du Beagle entre 1831 et 1836. Membre de l'exp&eacute;dition du capitaine Fitzroy &agrave; titre de naturaliste, ce voyage lui permet de visiter l'Am&eacute;rique du Sud et les &icirc;les du Pacifique, dont notamment les &icirc;les Galapagos. En observant les variations des esp&egrave;ces animales dans les divers endroits qu'il lui est possible de visiter lors de cette croisi&egrave;re, il en arrive &agrave; la conclusion que ces esp&egrave;ces peuvent &eacute;voluer dans le temps en se transformant.</BIG> <P> <P> <BIG>Il a l'occasion, entre autres, d'&eacute;tudier un oiseau, dit &#171;oiseau de Darwin&#187;. Vivant de poissons et n'&eacute;tant lui-m&ecirc;me jamais chass&eacute;, cet oiseau avait, apr&egrave;s plusieurs g&eacute;n&eacute;rations, perdu l'usage de ses ailes. &Agrave; partir de cette observation, Darwin formule une hypoth&egrave;se : s'il est probable qu'une esp&egrave;ce animale puisse &eacute;voluer dans le temps, l'homme pourrait donc &#171;descendre du singe&#187;. Dans le contexte du 19<SUP>e</SUP> si&egrave;cle, cette hypoth&egrave;se fait d'abord scandale, bien qu'elle ait &eacute;t&eacute; mise de l'avant d&eacute;j&agrave; par le naturaliste fran&ccedil;ais<B> Lamarck</B> (1744-1829). Darwin a &eacute;labor&eacute; une th&eacute;orie &eacute;volutionniste appel&eacute;e depuis &#171;<A HREF="lexa6.html#Darwinisme">darwinisme</A>&#187;, qu'il a fait conna&icirc;tre dans son principal ouvrage publi&eacute; en 1859 : L'origine des esp&egrave;ces au moyen de la s&eacute;lection naturelle ou la lutte pour l'existence dans la nature. (<B>X.</B> p. 55.) </BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="Darwinisme">Darwinisme</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> Th&eacute;orie de<B> </B><A HREF="lexa6.html#Darwin ">Charles Darwin </A>(1809-1882) selon laquelle les divers &ecirc;tres vivants qui peuplent la plan&egrave;te aujourd'hui r&eacute;sulteraient de la<B> s&eacute;lection naturelle</B> au sein de leur milieu de vie : les animaux, les v&eacute;g&eacute;taux et les autres organismes vivants. Pour Darwin, c'est le milieu naturel qui op&egrave;re cette s&eacute;lection en supprimant certains organismes et en permettant aux autres de survivre. Par exemple, dans les territoires o&ugrave; les temp&eacute;ratures sont g&eacute;n&eacute;ralement tr&egrave;s froides, les animaux qui n'ont pas de fourrure ne peuvent pas survivre et disparaissent de fa&ccedil;on d&eacute;finitive.</BIG> <P> <P> <BIG>La s&eacute;lection naturelle entra&icirc;ne donc la survivance des plus forts, c'est-&agrave;-dire des plus aptes &agrave; se d&eacute;fendre &agrave; la fois contre les autres organismes vivants, contre la rigueur des climats et contre les difficult&eacute;s &agrave; trouver de la nourriture. La mort serait donc en quelque sorte &#171;diff&eacute;renciatrice&#187;. D'une part, les organismes vivants qui meurent ne sont pas identiques &agrave; ceux qui subsistent. D'autre part, les organismes qui restent poss&egrave;dent une caract&eacute;ristique suppl&eacute;mentaire qui leur a permis de subsister. Voil&agrave; pourquoi la mort de certains organismes a pour r&eacute;sultat la formation de nouvelles esp&egrave;ces vivantes et une am&eacute;lioration g&eacute;n&eacute;rale des diff&eacute;rents organismes qui peuplent la Terre : animaux, v&eacute;g&eacute;taux, etc.</BIG> <P> <P> <BIG>Le darwinisme a fait l'objet de nombreuses discussions et controverses. On a ni&eacute;, par exemple, l'h&eacute;r&eacute;dit&eacute; de certains caract&egrave;res individuels, acquis par les conditions de vie. Il ne semble pas non plus que la s&eacute;lection puisse cr&eacute;er des esp&egrave;ces ou des caract&egrave;res nouveaux.</BIG> <P> <P> <BIG>Par ailleurs, les lois scientifiques de l'h&eacute;r&eacute;dit&eacute;, qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;gag&eacute;es par le botaniste Gregori Mendel (1822-1884) vers 1865, ont &eacute;tabli qu'une mutation ne peut se transmettre que si elle entra&icirc;ne une variation au niveau des &#171;g&ecirc;nes&#187;. L'essor de la g&eacute;n&eacute;tique des populations, avec le Britannique Fisher (1930) et l'Am&eacute;ricain Wright (1931), a &eacute;difi&eacute; peu &agrave; peu un corps de doctrines coh&eacute;rent qui apporte au m&eacute;canisme de l'&eacute;volution imagin&eacute; par Darwin le fondement biologique qui lui manquait. (<B>X.</B> p. 55.) </BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="D.D.T.">D.D.T.</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> Sigle du dichloro-diph&eacute;nyl-trichlor&eacute;thane. Il s'agit d'un produit chimique tr&egrave;s puissant que l'on utilise pour d&eacute;truire les insectes. Il est interdit de vente en France depuis 1971. (<B>V.</B> p. 1182, 1546 ;<B> VI.</B> p. 306.) </BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="D&eacute;ductive">D&eacute;ductive (approche)</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> Raisonnement qui s'&eacute;labore en partant d'un principe g&eacute;n&eacute;ral. Cette mani&egrave;re de penser en arrive &agrave; &eacute;laborer une conclusion &agrave; partir d'une ou de plusieurs propositions. Par exemple, on peut conclure &#171;Pierre est un mortel.&#187;&agrave; partir des deux propositions suivantes : 1. &#171;L'&ecirc;tre humain est un mortel.&#187;; 2. &#171;Pierre est un &ecirc;tre humain.&#187;(<B>V.</B> p. 560.)</BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="D&eacute;foliant">D&eacute;foliant</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> Produit chimique destin&eacute; &agrave; la destruction artificielle des v&eacute;g&eacute;taux sur de vastes surfaces au moyen de produits chimiques. (<A HREF="lexa1.html#Agent">agent orange</A>)(<B>V.</B> p. 566.) </BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="D&eacute;forestation">D&eacute;forestation</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> La d&eacute;forestation consiste en la destruction de la for&ecirc;t. Dans certaines r&eacute;gions, la d&eacute;forestation par &eacute;branchage, abattage et incendie entra&icirc;ne &agrave; long terme des cons&eacute;quences d&eacute;sastreuses pour l'agriculture. En raison, d'une part, de la perte de la mati&egrave;re du sol provenant de la d&eacute;composition partielle des mati&egrave;res animales et v&eacute;g&eacute;tales et, d'autre part, de la modification de la surface des sols (&eacute;rosion), les terres sont peu &agrave; peu transform&eacute;es en d&eacute;sert. Par le fait m&ecirc;me, ces terres deviennent donc de moins en moins aptes &agrave; produire des v&eacute;g&eacute;taux pouvant &ecirc;tre consomm&eacute;s. (<B>II.</B> p. 324 ;<B> V.</B> p. 613, 807, 1110, 2145.) </BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="D&eacute;sertification">D&eacute;sertification</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> Transformation en d&eacute;sert d'une r&eacute;gion. Elle peut &ecirc;tre due &agrave; des facteurs climatiques, comme par exemple des pluies insuffisantes. Cette transformation peut &eacute;galement &ecirc;tre attribuable &agrave; l'action humaine :<B> </B><A HREF="lexa6.html#D&eacute;forestation">d&eacute;forestation</A>, feux de brousse, nombre trop &eacute;lev&eacute; de b&ecirc;tes fr&eacute;quentant un sol couvert d'herbes pour leur alimentation (<B>surp&acirc;turage</B>), etc. (<B>II.</B> p. 343 ;<B> V.</B> p. 566, 1612, 2175.) </BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="D&eacute;tergent">D&eacute;tergent</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> Substance qui permet d'&eacute;liminer facilement les graisses et autres salissures &agrave; la surface de mat&eacute;riaux divers, comme par exemple les v&ecirc;tements. On distingue trois grandes cat&eacute;gories : les d&eacute;tergents anioniques, non ioniques et cationiques selon la partie de la mol&eacute;cule dou&eacute;e de propri&eacute;t&eacute;s d&eacute;tergentes.</BIG> <P> <P> <BIG>Depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 1970, les d&eacute;tergents vendus dans les magasins en France doivent avoir un taux de<B> </B><A HREF="lexa3.html#Biod&eacute;gradabilit&eacute;">biod&eacute;gradabilit&eacute;</A> d'au moins 80%. Les r&egrave;glements en vigueur dans ce pays visent &agrave; &eacute;viter les graves probl&egrave;mes de<B> pollution</B> des eaux inh&eacute;rents &agrave; l'usage tr&egrave;s r&eacute;pandu de ces substances, tant par les particuliers que par les entreprises. Les d&eacute;tergents sont &eacute;galement destin&eacute;s &agrave; &eacute;liminer en tant qu'agents dispersants le p&eacute;trole brut lors des catastrophes &eacute;cologiques qualifi&eacute;es aujourd'hui de &#171;mar&eacute;es noires&#187;(<B>Exxon Valdez</B>). De grands progr&egrave;s ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; accomplis pour r&eacute;duire leurs effets nocifs sur les communaut&eacute;s vivantes aquatiques. (<B>V.</B> p. 224, 225, 553 ;<B> XII.</B> p. 67, 185.) </BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="D&eacute;terminisme">D&eacute;terminisme</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> Principe de la science selon lequel &#171;les m&ecirc;mes causes produisent les m&ecirc;mes effets&#187;. L'id&eacute;e de d&eacute;terminisme est celle d'un ordre constant dans les relations entre les ph&eacute;nom&egrave;nes. &#171;Si nous l&acirc;chons une pierre, elle tombe &agrave; terre&#187;; nous postulons le d&eacute;terminisme quand on passe des cas particuliers &agrave; la loi universelle et &eacute;ternelle de la chute des corps. Le d&eacute;terminisme est d&eacute;montr&eacute; quand l'esprit humain peut pr&eacute;voir avec certitude un ph&eacute;nom&egrave;ne particulier. (<B>X.</B> p. 60.) </BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="D&eacute;veloppement">D&eacute;veloppement</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> Dans le sens moderne de l'histoire de l'&eacute;volution des soci&eacute;t&eacute;s, la notion de d&eacute;veloppement renvoie &agrave; un processus &eacute;ducatif, en particulier scientifique et technologique, par lequel un groupe humain assimile tout ou une partie des valeurs culturelles d'un autre groupe humain (acculturation). En passant par un tel processus, un peuple acc&egrave;de &agrave; un niveau plus &eacute;lev&eacute; de bien-&ecirc;tre au plan mat&eacute;riel en raison des progr&egrave;s de l'&eacute;conomie rendus possibles par cette &eacute;volution culturelle.</BIG> <P> <P> <BIG>Par exemple, la plupart des pays du continent africain sont dits &#171;en voie de d&eacute;veloppement&#187;parce qu'ils b&eacute;n&eacute;ficient de plus en plus des moyens dont disposent les pays dits &#171;d&eacute;velopp&eacute;s&#187;comme le Canada et les &Eacute;tats-Unis : &eacute;coles publiques, h&ocirc;pitaux, aqueducs, &eacute;nergie hydro-&eacute;lectrique, etc. (<B>V.</B> p. 19 ;<B> XII.</B> p. 185.) </BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="durable">D&eacute;veloppement durable</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> Terme cr&eacute;&eacute; par l'Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources (<A HREF="http://w3.iprolink.ch/iucnlib/">UICN</A>)<B> </B>dans sa strat&eacute;gie mondiale de la conservation (1980). Employ&eacute; pour d&eacute;signer une forme de d&eacute;veloppement &eacute;conomique qui respecte l'environnement, il se rapporte &agrave; une exploitation rationnelle et mod&eacute;r&eacute;e de la nature et de ses nombreuses ressources. Cette mani&egrave;re de concevoir l'exploitation de la nature rend possible le maintien ind&eacute;fini de la productivit&eacute; biologique de la<B> </B><A HREF="lexa3.html#Biosph&egrave;re">biosph&egrave;re</A>.</BIG> <P> <P> <BIG>Le d&eacute;veloppement durable repr&eacute;sente aujourd'hui, au moins dans les propos des responsables gouvernementaux de la plupart des pays, une des pr&eacute;occupations majeures des organisations internationales. Il a d'ailleurs &eacute;t&eacute; le th&egrave;me central de la Conf&eacute;rence des Nations Unies sur l'Environnement et le D&eacute;veloppement qui s'est tenue &agrave;<B> Rio</B> (Br&eacute;sil) en juin 1992. (<B>V.</B> p. 225 ;<B> XII.</B> p. 186.) </BIG> <P> <BR> <BR> <BIG> <B><A NAME="Dioxyde">Dioxyde de carbone (CO<SUB>2</SUB>)</A></B></BIG> <P> <BR> <BIG> En r&eacute;alit&eacute;, il s'agit du gaz (carbonique) pr&eacute;sent dans<B> </B>l'<A HREF="lexa2.html#Atmosph&egrave;re">atmosph&egrave;re</A>. Ce gaz joue un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans le ph&eacute;nom&egrave;ne de l'<B>effet de serre</B>. Le CO<SUB>2</SUB> emprisonne la chaleur dans la basse atmosph&egrave;re en absorbant une bonne partie du<B> rayonnement infrarouge</B> &eacute;mis par la surface de la Terre et l'atmosph&egrave;re. Depuis le d&eacute;but de la r&eacute;volution industrielle, &agrave; la fin du XIX<SUP>e</SUP> si&egrave;cle, la concentration en dioxyde de carbone dans l'atmosph&egrave;re a augment&eacute; de fa&ccedil;on consid&eacute;rable. Cette augmentation serait attribuable &agrave; l'utilisation massive de combustibles comme le charbon et le p&eacute;trole &agrave; des fins d'&eacute;nergie (automobiles, camions, avions, trains, usines, etc).</BIG> <P> <P> <BIG>Les pr&eacute;visions relatives aux &eacute;missions futures de CO<SUB>2</SUB> semblent indiquer un doublement prochain de la concentration de ce gaz dans l'atmosph&egrave;re par rapport aux niveaux entregistr&eacute;s au d&eacute;but du XX<SUP>e</SUP> si&egrave;cle. Ce doublement devrait entra&icirc;ner un r&eacute;chauffement climatique mondial tel que la temp&eacute;rature moyenne &agrave; la surface de la Terre augmenterait de 1.5 &agrave; 4.5 degr&eacute;s Celsius. Certes, les cons&eacute;quences &eacute;cologiques de ce r&eacute;chauffement s'av&egrave;rent difficiles &agrave; &eacute;valuer : disparition des glaciers, hausse du niveau des oc&eacute;ans, etc. Mais elles sont suffisamment pr&eacute;occupantes pour qu'elles soient devenues, avec l'amincissement de la<B> </B><A HREF="lexa5.html#Couche">couche d'ozone</A> , l'un des principaux chevaux de bataille du<B> mouvement environnementaliste</B>. (<B>V.</B> p. 939, 956, 1795 ;<B> VIII.</B> p. 56, 57, 100.) </BIG> <P> <BR> <BR> </BODY></HTML> 
