<!-- X-URL: http://www.gnu.org/brave-gnu-world/issue-25.en.html --> <!-- <BASE href="http://www.gnu.org/brave-gnu-world/issue-25.en.html"> -->  <!--- Don't forget to update:       * issue number       * links to other languages       * navigation links below info table --->   <!DOCTYPE html           PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN"           " http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd "> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xml:lang="en" lang="en">  <head>   <title> Georg's Brave GNU World - GNU Project - Free Software Foundation (FSF) </title> <link rev="made" href="mailto:greve@brave-gnu-world.org"> <link rel="stylesheet" href="/brave-gnu-world/brave-gnu-world.css" type="text/css" /> </head> <body> <a href="/brave-gnu-world/rungnu/brave-gnu-world-logo.jpg"> <img src="/brave-gnu-world/rungnu/brave-gnu-world-logo-sm.jpg" alt=" [image of a Brave GNU World] " border="0" /></a> <div id="sfh"> Brave GNU World Num&eacute;ro 25 </div> <div id="sf"> Copyright &copy; 2001 <a href="/people/greve/greve.html">Georg C. F. Greve</a> &lt;<a href="mailto:greve@gnu.org" />greve@gnu.org</a>&gt;<br />  Traduction [FR] : Pierre Libotte &lt;<a href="mailto:plibotte@gmx.net">plibotte@gmx.net</a>&gt; <br /> </div> <div id="sf"> Permission statement <a href="#Permission">below</a>. </div><br /> <p> [<a href="/brave-gnu-world/issue-25.de.html">DE</a> |  <a href="/brave-gnu-world/issue-25.en.html">EN</a> |  <span class="red">FR</span> |  <a href="/brave-gnu-world/issue-25.ja.html">JA</a> |  <a href="/brave-gnu-world/issue-25.es.html">ES</a> |  <a href="/brave-gnu-world/issue-25.ko.html">KO</a> |  <a href="/brave-gnu-world/issue-25.pt.html">PT</a>]<br /> <br /> <!--- begin of issue --->  Bienvenue dans ce nouveau num&eacute;ro du Brave GNU World de Georg avec, tout d'abord, un projet qui tente de faire entrer le GNU dans le monde Apple.  <h3>GNU-Darwin</h3>  Le projet GNU-Darwin [5] a pour but de porter le syst&egrave;me GNU vers Darwin [6], coeur du syst&egrave;me d'exploitation propri&eacute;taire MacOS X. Darwin lui-m&ecirc;me repose sur FreeBSD et Mach 3.0 et tourne actuellement sur architecture PowerPC. Apple travaille cependant au portage sur architectures Intel. Ainsi, apr&egrave;s GNU/Linux and GNU/Hurd, c'est un troisi&egrave;me syst&egrave;me GNU qui sera disponible. <p> Caract&eacute;ristique tr&egrave;s int&eacute;ressante du syst&egrave;me GNU-Darwin : la possibilit&eacute; de faire tourner des applications Macintosh parall&egrave;lement aux programmes Unix traditionnels. Ceci permet de comparer directement les applications Macintosh et GNU, chose jusqu'ici impossible. Voil&agrave; qui rend GNU-Darwin particuli&egrave;rement appropri&eacute; aux structures hybrides Mac/Unix et, gr&acirc;ce au port de SAMBA vers GNU-Darwin, aux r&eacute;seaux h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes Mac/Unix/Windows, d&eacute;sormais faciles &agrave; impl&eacute;menter. <p> Mais bien s&ucirc;r, l'utilit&eacute; premi&egrave;re de GNU-Darwin n'est pas de faire tourner du logiciel propri&eacute;taire, mais plut&ocirc;t de jeter un nouveau pont entre la plate-forme Macintosh et le logiciel libre : l'utilisateur constatera rapidement qu'il existe pour sa machine davantage de logiciels libres que de propri&eacute;taires. De plus, les applications d&eacute;velopp&eacute;es sur GNU-Darwin se pr&ecirc;teront mieux &agrave; l'int&eacute;rop&eacute;rabilit&eacute; avec MacOS X, ce qui assurera l'entr&eacute;e du Libre dans ce monde par la grande porte. <p> La grande quantit&eacute; de logiciels libres Unix, les capacit&eacute;s uniques des structures h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes et le d&eacute;veloppement en parall&egrave;le sont autant d'arguments qui plaident en faveur de GNU-Darwin en remplacement de MacOS X. <p> Par ailleurs, GNU-Darwin pr&eacute;sente plusieurs avantages sur le projet LinuxPPC ; voil&agrave; pourquoi l'utilisateur pourra envisager sereinement une migration vers GNU-Darwin. Tout d'abord, GNU-Darwin, &agrave; l'instar de GNU/Hurd, repose sur un micro-noyau lui conf&eacute;rant des possibilit&eacute;s inconnues dans le noyau Linux. Ensuite, la prise en charge du mat&eacute;riel est le fait d'Apple lui-m&ecirc;me, puisqu'elle constitue &eacute;galement la base de MacOS X. L'on peut donc s'attendre &agrave; une am&eacute;lioration de ce point de vue. <p> Mais tout n'est pas rose pour autant. Bien que les contributions du projet GNU-Darwin soient bien entendu plac&eacute;es sous LPG GNU, Darwin lui-m&ecirc;me est sorti sous Apple Public Source License (APSL). Dans sa version 1.1, cette licence ne satisfaisait pas aux conditions n&eacute;cessaires afin d'obtenir le statut de Logiciel Libre, et ce pour trois raisons [7]. <p> En premier, l'interdiction d'apporter des modifications en fonction de son usage personnel sans les rendre publiques au pr&eacute;alable. Au sens du projet GNU, le droit de se tailler des applications sur mesure est intimement li&eacute; au droit &agrave; la vie priv&eacute;e ; voil&agrave; pourquoi la LPG le reconna&icirc;t express&eacute;ment. <p> Ensuite, le d&eacute;veloppeur ainsi que l'utilisateur non scientifique d'une version modifi&eacute;e &eacute;taient tenus de le notifier &agrave; une institution specifique (en l'occurrence, Apple). Ce contr&ocirc;le centralis&eacute; est en contradiction directe avec l'id&eacute;e m&ecirc;me de logiciel libre. <p> Enfin, une clause permettait &agrave; Apple de d&eacute;noncer la licence et de mettre fin &agrave; l'utilisation de l'application &agrave; tout moment d&egrave;s l'ouverture contre Apple d'une proc&eacute;dure concernant le droit de copie ou le brevetage. Ceci soumettait tout utilisateur de la plan&egrave;te &agrave; la tr&egrave;s probl&eacute;matique l&eacute;gislation am&eacute;ricaine en mati&egrave;re de brevets. <p> La version 1.2 de l'APSL, sortie en janvier 2001, r&eacute;soud une grande partie des probl&egrave;mes ; la restriction en mati&egrave;re de modifications personnelles et les probl&egrave;mes de respect de la vie priv&eacute;e qu'elle entra&icirc;ne y figurent cependant toujours. <p> D'une certaine mani&egrave;re, l'APSL se rapproche donc progressivement de la NPL, qui est sans conteste une licence de logiciel libre, bien qu'elle autorise la propri&eacute;tarisation du code source. Si l'APSL rejoignait totalement la NPL sur ce plan, ce serait loin d'&ecirc;tre satisfaisant dans la mesure o&ugrave; elle resterait tr&egrave;s probablement incompatible avec la licence libre la plus largement utilis&eacute;e, la LPG. <p> La situation est d&egrave;s lors comparable &agrave; celle de KDE il y a quelques ann&eacute;es : celle d'un logiciel libre propre, mais reposant sur des bases branlantes et courant donc le risque de vaciller sous le moindre assaut juridique. Voil&agrave; pourquoi les responsables du projet mettent tout en oeuvre pour sortir Darwin sous LPG GNU. C'est tout sp&eacute;cialement dans son plaidoyer en faveur de cette cause que Michael L. Love, un des participants au projet, attend le soutien de la communaut&eacute;. Au yeux de ses responsables, GNU-Darwin ne sera vraiment libre que lorsque Darwin sera sous LPG. <p> Sur le plan technique, les objectifs sont avant tout de porter davantage de paquetages vers GNU-Darwin et de cr&eacute;er une distribution sur CD. A plus long terme, les capacit&eacute;s sp&eacute;cifiques &agrave; GNU-Darwin seront mises au service de toute une s&eacute;rie de projets int&eacute;ressants. <p> Comme l'&eacute;quipe n'est pour l'instant constitu&eacute;e que de six d&eacute;veloppeurs actifs, un champ tr&egrave;s large d'activit&eacute;s s'ouvre aux int&eacute;ress&eacute;s. Ce sont surtout ceux qui ont une large exp&eacute;rience de Mozilla, SDL, GNOME et de la prise en charge de l'audio (ALSA) qui seront re&ccedil;us &agrave; bras ouverts. <p> Soit dit en passant, GNU-Darwin trouve son origine dans la volont&eacute; de Michael L. Love d'utiliser son Apple dans la cristallographie prot&eacute;&iuml;nique, son domaine d'activit&eacute;s habituel. <p> Passons maintenant &agrave; une s&eacute;rie de projets de moindre envergure, mais d'une grande utilit&eacute;.  <h3>get_file</h3>  Daniel E. Singer nous propose get_file [8], un petit s&eacute;lecteur de fichiers &eacute;crit en Bourne Shell. L'utilit&eacute; de ce projet sautera imm&eacute;diatement aux yeux de quiconque a jamais essay&eacute; d'amener l'utilisateur &agrave; s&eacute;lectionner des fichiers dans ses propres scripts shell. Bien que l'appel par d'autres scripts soit manifestement la fonction premi&egrave;re de get_file, il peut &eacute;galement &ecirc;tre utilis&eacute; comme outil de ligne de commande. <p> Comme il s'agit d'un script shell Bash complet, il ne doit pas &ecirc;tre compil&eacute; et est simple &agrave; adapter. Dot&eacute; de la capacit&eacute; d'attribuer des s&eacute;quences d'&eacute;chappement &agrave; diff&eacute;rents types d'objets r&eacute;els ou virtuels, il peut changer les modes de fichiers, ex&eacute;cuter des programmes et utiliser des m&eacute;tacaract&egrave;res. Il dispose &eacute;galement d'une aide en ligne. <p> M&ecirc;me si sa qualit&eacute; de script shell limite son efficacit&eacute;, ce projet peut se r&eacute;v&eacute;ler utile dans le cadre de solutions &laquo;&agrave; la vol&eacute;e&raquo;.  <h3>GNU GLOBAL</h3>  GNU GLOBAL [9] est un syst&egrave;me qui simplifie la gestion et le r&eacute;f&eacute;rencement de code source, qualifi&eacute; de &laquo;source code tag system&raquo;. Ecrit par Shigio Yamaguchi, il a &eacute;t&eacute; publi&eacute; sous LPG GNU, ce qui vient de lui conf&eacute;rer sans aucun probl&egrave;me le statut de projet officiel GNU. <p> On a t&ocirc;t fait de perdre le fil devant de nombreuses lignes de code source &laquo;plat&raquo;, d'autant plus lorsqu'elles sont r&eacute;parties sur plusieurs r&eacute;pertoires. Gr&acirc;ce &agrave; GNU GLOBAL, l'utilisateur peut, &agrave; partir de C, C++, Yacc ou Java, &eacute;tablir un mat&eacute;riau de r&eacute;f&eacute;rence disponible en ligne de commande shell, dans Less, Nvi, Elvis, EMACS ou sur la toile. Voil&agrave; qui facilite le suivi ou la prise en marche, surtout dans le cas de grands projets. <p> GNU GLOBAL est d'ores et d&eacute;j&agrave; richement dot&eacute; : il localise les d&eacute;finitions d'objet, mais aussi les r&eacute;f&eacute;rences ; il explore les chemins d'acc&egrave;s aux biblioth&egrave;ques ; il comprend les expressions r&eacute;guli&egrave;res POSIX, utilise un format compress&eacute; pour &eacute;conomiser l'espace disque, et bien d'autres choses encore. Mais bien entendu, tous les probl&egrave;mes ne sont pas encore r&eacute;gl&eacute;s. <p> Premier objectif pour la suite des op&eacute;rations : l'automatisation totale de la d&eacute;tection de types de fichiers et de d&eacute;finitions de macros. La prise en charge d'autres langues et d'autres &eacute;diteurs est &eacute;galement au programme. <p> Etant donn&eacute; que la version CVS actuelle de GNU automake dispose d&eacute;j&agrave; d'une cible GTAGS (le format d'indexage de fichiers qu'utilise GNU GLOBAL), il faut s'attendre &agrave; ce que la mise en oeuvre de GNU GLOBAL ne pose plus aucun probl&egrave;me dans un avenir tr&egrave;s proche. <p> Le projet suivant, &agrave; la finalit&eacute; comparable, suit des priorit&eacute;s diff&eacute;rentes.  <h3>HeaderBrowser</h3>  Le HeaderBrowser [10] d'Amaury Bouchard vise &eacute;galement &agrave; mieux documenter le code source. Il s'inspire du HeaderViewer de NeXT, qu'Amaury souhaitait r&eacute;impl&eacute;menter sur plate-forme Unix, tant il le tenait pour r&eacute;ussi. <p> A l'instar de GNU GLOBAL, le HeaderBrowser fait table rase de la structure &laquo;plate&raquo; du code source et g&eacute;n&egrave;re, avec possibilit&eacute; de navigation, une documentation de l'API d'un programme par traitement des fichiers d'en-t&ecirc;te. Dans son &eacute;tat actuel, le HeaderBrowser prend en charge le C et le C++ et dispose de g&eacute;n&eacute;rateurs HTML, Texinfo et man-pages. <p> A l'avenir, les fonctions s'enrichiront de la navigation alphab&eacute;tique. Un utilisateur a &eacute;galement sugg&eacute;r&eacute; d'&eacute;crire un outil qui analyserait les fichiers d'en-t&ecirc;te et cr&eacute;erait des commentaires HeaderBrowser vides que le d&eacute;veloppeur n'aurait qu'&agrave; remplir. Vus les sentiments mitig&eacute;s que nourrissent les d&eacute;veloppeurs envers la documentation, ceci ne pourrait qu'am&eacute;liorer la qualit&eacute; de nombreux programmes. <p> Les licences retenues sont la LPG et la GNU Free Documentation License (FDL) pour la documentation, il s'agit donc d'un programme libre au sens le plus noble du terme.  <h3>GNUTLS</h3>  GNUTLS [11] est un projet jeune visant &agrave; impl&eacute;menter une biblioth&egrave;que transport layer security (TLS) sous LPG GNU. Cette biblioth&egrave;que donnera acc&egrave;s aux couches SSL 3.0 et TLS 1.0 et devrait permettre aux programmeurs d'ajouter facilement une couche de s&eacute;curit&eacute; &agrave; leurs applications. <p> Aujourd'hui, GNUTLS accuse toujours un retard par rapport &agrave; la biblioth&egrave;que OpenSSL, dans la mesure o&ugrave; il n'a pas encore &eacute;t&eacute; test&eacute; &agrave; fond ni mis en oeuvre dans des conditions r&eacute;elles. Mais il ne pr&eacute;sente d'ores et d&eacute;j&agrave; plus aucun risque pour la stabilit&eacute; du syst&egrave;me et ce, avec une interface bien plus conviviale. Et puis, c'est un atout que de disposer d'une impl&eacute;mentation TLS qui soit clairement compatible avec la LPG GNU. <p> Actuellement, GNUTLS n'est pas encore m&ucirc;r pour une utilisation sur le terrain. D'abord, il n'y a pas encore d'analyseur syntaxique ASN.1 pour certificats x509, mais plus pour longtemps puisque l'auteur, Nikos Mavroyanopoulos, y travaille en ce moment. Comme son co-&eacute;quipier, Tarun Upadhyay, a d&ucirc; quitter le projet faute de temps, toute assistance sera la bienvenue. <p> Plus tard, il est pr&eacute;vu de prendre en charge les extensions sp&eacute;cifi&eacute;es dans le projet internet &laquo;Wireless Extensions to TLS&raquo;, ainsi que l'OpenPGP, absent pour l'heure de toute autre impl&eacute;mentation libre de TLS. Pour des raisons &eacute;videntes, GNUTLS est bas&eacute; sur libgcrypt, la biblioth&egrave;que du GNU Privacy Guard Project de Werner Koch, d&eacute;sormais bien connue depuis son adoption par le gouvernement allemand. <p> J'en arrive maintenant &agrave; un projet capital pour nous tous.  <h3>GNU.FREE</h3>  Le projet &laquo;Free Referenda &amp; Elections Electronically&raquo; (FREE) [12], d&ucirc; au d&eacute;part &agrave; l'University of Warwick (Etats-Unis), et d&eacute;sormais entre les mains de Jason Kitcat, a lui aussi &eacute;t&eacute; r&eacute;cemment &eacute;lev&eacute; au rang de projet officiel GNU. Son but est de cr&eacute;er un syst&egrave;me de vote &eacute;lectronique s&eacute;curis&eacute; et donc de nature &agrave; prot&eacute;ger la vie priv&eacute;e. <p> Le concept date d'il y a d&eacute;j&agrave; deux ans ; il n'a donc pas &eacute;t&eacute;, comme on pourrait le penser, lanc&eacute; en r&eacute;action au fiasco &eacute;lectoral en Floride. Mais cette manipulation patente d'un scrutin a raviv&eacute; l'int&eacute;r&ecirc;t de l'opinion publique pour les fondements de la d&eacute;mocratie, les &eacute;lections et le comptage des voix. <p> Les avis sont partag&eacute;s quant &agrave; l'&laquo;e-d&eacute;mocratie&raquo;, et je ne suis moi-m&ecirc;me pas convaincu du bien-fond&eacute; de la mise en place d'un syst&egrave;me plus direct, qui donnerait certainement encore davantage de pouvoir aux d&eacute;magogues que ce n'est le cas aujourd'hui. Pour moi, le d&eacute;bat sur la l&eacute;gitimit&eacute; du vote &eacute;lectronique est loin d'&ecirc;tre termin&eacute;. <p> Mais l'exp&eacute;rience a montr&eacute; que nous devons nous attendre &agrave; une forte tendance &agrave; l'&laquo;e-d&eacute;mocratie&raquo;, et je ne pense pas que nous puissions nous permettre de l'ignorer du simple fait de nos doutes sur sa justification. <p> Dans un syst&egrave;me conventionnel, peu de gens seraient pr&ecirc;ts &agrave; confier l'organisation d'&eacute;lections &agrave; une entreprise priv&eacute;e. Dans un tel cas de figure, l'&eacute;lecteur se rendrait dans les locaux de ladite entreprise afin d'accomplir son devoir &eacute;lectoral, pour, le soir m&ecirc;me, en apprendre les r&eacute;sultats par la voix de la m&ecirc;me entreprise, sans aucune possibilit&eacute; de contr&ocirc;le. Transpos&eacute; dans le monde num&eacute;rique, avec toutes les possibilit&eacute;s de manipulations qu'il offre, ce mod&egrave;le ouvre une voie royale &agrave; la majorit&eacute;. <p> J'en ai fait l'exp&eacute;rience d&eacute;but f&eacute;vrier, &agrave; la Transmediale &agrave; Berlin, o&ugrave; j'ai particip&eacute; &agrave; un panel sur le &laquo;Logiciel Social.&raquo; Un exemple tr&egrave;s proche de celui que je viens d'exposer y a re&ccedil;u un accueil chaleureux. <p> Le logiciel social <b>doit</b> &ecirc;tre libre. Ce n'est qu'ainsi que les droits de l'homme pourront &ecirc;tre pr&eacute;serv&eacute;s dans une culture de plus en plus num&eacute;rique. D&egrave;s lors, ind&eacute;pendamment de tout avis personnel sur le bien-fond&eacute; de la &laquo;d&eacute;mocratie &eacute;lectronique&raquo;, j'estime capitale l'existence m&ecirc;me de GNU.FREE. <p> Revenons-en &agrave; pr&eacute;sent aux aspects techniques. <p> Le syst&egrave;me a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u de mani&egrave;re &agrave; tenir compte de l'&eacute;chelle. Jason a pens&eacute; aux d&eacute;mocraties de la taille de l'Inde (la plus grande du monde). Avec GNU.FREE, on peut tout organiser, depuis le choix des membres du comit&eacute; d'une association jusqu'aux &eacute;lections au Parlement europ&eacute;en. <p> Bien s&ucirc;r, garantir la s&eacute;curit&eacute; et le respect de la vie priv&eacute;e a &eacute;t&eacute; un souci constant tout au long du d&eacute;veloppement, et Jason affirme que, de ce point de vue, le projet repose sur des bases solides. Une fois le syst&egrave;me correctement configur&eacute;, rien, si ce n'est la destruction physique des serveurs par un incendie ou quelque autre catastrophe, ne pourrait compromettre le bon d&eacute;roulement des &eacute;lections ; or, ces menaces p&egrave;sent &eacute;galement sur les syst&egrave;mes traditionnels. <p> En regard de ses ambitions, le projet est d'une ampleur relativement r&eacute;duite. Outre Jason, ce sont Rajagopal C.V., Thomas M&uuml;ller, Ceki Gulcu, Neil Ferguson et Paul Voller qui y ont contribu&eacute;. Toute aide sera la bienvenue, sp&eacute;cialement dans les tests et la d&eacute;tection d'&eacute;ventuels probl&egrave;mes de s&eacute;curit&eacute;. <p> L'adjonction de nouvelles couches d'encryptage et l'&eacute;limination des bogues sont d&eacute;sormais au centre des pr&eacute;occupations de l'&eacute;quipe de GNU.FREE. En outre, il est pr&eacute;vu de prendre en compte diff&eacute;rents types de scrutin, car, dans l'&eacute;tat actuel, seule une comparaison directe entre nombres de suffrages est possible.  <h3>A la prochaine...</h3>  Voil&agrave; tout pour ce mois-ci. Comme toujours, j'attends un d&eacute;luge de commentaires, d'id&eacute;es, de questions et de descriptions de projets &agrave; l'adresse habituelle [1].  <!--- end of issue ---> <p> <table border=1 cellspacing=0 cellpadding=10 width="92%"> <tr align="center" bgcolor="#dfefff"> <td align="center"> <div id="sfh">Info</div> </td> </tr> <tr align=LEFT Valign=TOP><td> <a name="1">[1]</a> Send ideas, comments and questions to <a href="mailto:column@brave-gnu-world.org">Brave GNU World &lt;column@brave-gnu-world.org&gt;</a> <br /> <a name="2">[2]</a> Home page of the GNU Project  <a href="http://www.gnu.org/">http://www.gnu.org/</a> <br /> <a name="3">[3]</a> Home page of Georg's Brave GNU World  <a href="http://brave-gnu-world.org">http://brave-gnu-world.org</a> <br /> [4] "We run GNU" initiative <a href="http://www.gnu.org/brave-gnu-world/rungnu/rungnu.en.html">http://www.gnu.org/brave-gnu-world/rungnu/rungnu.en.html</a> <br /> [5] GNU-Darwin home page <a href="http://gnu-darwin.org">http://gnu-darwin.org</A> <br /> [6] Apple Darwin home page <a href="http://www.publicsource.apple.com/projects/darwin/">http://www.publicsource.apple.com/projects/darwin/</A> <br /> [7] Why the APSL is not a Free Software license <a href="http://www.gnu.org/philosophy/apsl.html">http://www.gnu.org/philosophy/apsl.html</A> <br /> [8] get_file FTP address <a href="ftp://ftp.cs.duke.edu/pub/des/scripts/get_file">ftp://ftp.cs.duke.edu/pub/des/scripts/get_file</A> <br /> [9] GNU GLOBAL home page <a href="http://www.tamacom.com/global/">http://www.tamacom.com/global/</A> <br /> [10] HeaderBrowser home page <a href="http://www.headerbrowser.org">http://www.headerbrowser.org</A> <br /> [11] GNUTLS home page <a href="http://gnutls.hellug.gr/">http://gnutls.hellug.gr/</A> <br /> [12] GNU.FREE home page <a href="http://www.thecouch.org/free/">http://www.thecouch.org/free/</A> <br /> </td> </tr> </table>  <br /> <div id="sf" ALIGN="CENTER"> [ <a href="/brave-gnu-world/issue-24.fr.html">Numro prcdent</a> |    <a href="/brave-gnu-world/brave-gnu-world-2001.fr.html">Page d'accueil du Brave GNU World</a>  | <a href="/brave-gnu-world/issue-26.fr.html">Numro suivant</a> ] </div>  <hr noshade size="1"> <div id="sf"> Return to <a href="/home.html">GNU's home page</a>.<P> Please send FSF &amp; GNU inquiries &amp; questions to  <a href="mailto:gnu@gnu.org"><em>gnu@gnu.org</em></a>.<br /> There are also <a href="/home.html#ContactInfo">other ways to contact</a> the FSF. <P>Please send comments on Georg's Brave GNU World (in English or German) to  <a href="mailto:column@gnu.org"><em>column@gnu.org</em></a>, <br /> send comments on these web pages to <a href="mailto:webmasters@www.gnu.org"><em>webmasters@www.gnu.org</em></a>,<br /> send other questions to <a href="mailto:gnu@gnu.org"><em>gnu@gnu.org</em></a>.<P> Copyright (C) 2001 Georg C. F. Greve <!-- <br />[Language] translation by  Mr. Translator --> <P><a name="Permission">Permission</a>  is granted to make and distribute  verbatim copies of this transcript as long as the copyright and this permission notice appear.<P> <!-- hhmts start --> Last modified : $Date: 2002/02/13 17:52:13 $ $Author: r4f $ <!-- hhmts end --> </div> </body> </html>  
