<HTML>   <HEAD>   <TITLE>Collge Mont Notre-Dame</TITLE>   </HEAD>   <BODY>   <H1>   <p>| <a href="http://www.jacquesnoel.qc.ca/index.html"><font size="2"><b><i><blink>CYBERAUTEUR</blink></i></b></font></a><font size="2">&nbsp;   | </font><a href="../roman/index.html"><font size="2">ROMAN</font></a><font size="2">   | </font><a href="../temoin/index.html"><font size="2">TMOIGNAGE</font></a><font size="2">   | </font><a href="../textes/index.html"><font size="2">TEXTES</font></a><font size="2">   | </font><a href="index.html"><font size="2">ESSAI</font></a><font size="2">   | </font><a href="../camps/index.html"><font size="2">CAMPS</font></a><font size="2">   | </font><a href="../mots/index.html"><font size="2">MOTS</font></a><font size="2">   | <a href="../bible/index.html">BIBLE</a>  | <a href="http://www.produitsvip.ca"> COMMERCE</a>   | <a href="https://corpo.abacom.com/vip/cyberauteur.htm">@</a></font>   |</p> <hr>   <p></p>   <p></p> <center>NOTES DE BAS DE PAGE</center></H1>   &nbsp;<p>   <A HREF="essai.html"><b>(a)</b></A>   &#171; Tout le monde a entendu parler de l'intuition fondamentale de Darwin, qu'il   parvint &agrave;   m&ucirc;rir au cours de son fameux voyage sur le Beagle; il eut tr&egrave;s certainement des   pr&eacute;d&eacute;cesseurs mais c'est   lui qui, le plus compl&egrave;tement, &eacute;non&ccedil;a la fameuse th&eacute;orie qui   porte fort justement son nom.<br>      Pour comprendre l'influence qu'elle exer&ccedil;a, il suffit de se repr&eacute;senter la   zoologie   pr&eacute;darwinienne.    Elle &eacute;tait d&eacute;j&agrave; fort avanc&eacute;e et les naturalistes du temps   connaissaient un tr&egrave;s grand nombre   d'esp&egrave;ces animales et v&eacute;g&eacute;tales; ils en avaient &eacute;tabli le   classement   qui devenait chaque jour de   plus en plus exact.<br>      La redoutable question restait celle des origines.  La plupart des hommes de science   &eacute;taient alors   fixistes, c'est-&agrave;-dire qu'ils admettaient la cr&eacute;ation s&eacute;par&eacute;e par   Dieu   de toutes les esp&egrave;ces. (...) Ce   qui supprimait &eacute;videmment le probl&egrave;me mais d'une mani&egrave;re peu   satisfaisante : car chacun savait   bien que les animaux pr&eacute;sentaient entre eux une communaut&eacute; de plan qui   &eacute;voquait   irr&eacute;sistiblement, pour certains d'entre eux tout au moins, une id&eacute;e de   parent&eacute;, de d&eacute;viation de l'un   dans l'autre; et on l'avait sugg&eacute;r&eacute;, m&ecirc;me avant Darwin.<br>      Pour bien comprendre l'intuition darwinienne, il faut &eacute;voquer le milieu o&ugrave; il   vivait : l'Angleterre   &eacute;tait en train de faire sa r&eacute;volution industrielle; les petites entreprises   s'effondraient pour c&eacute;der   la place aux premiers trusts : on voyait partout le faible &eacute;cras&eacute; par le fort.    D'autre   part, Malthus   &eacute;tablissait les premi&egrave;res lois de l'accroissement des populations humaines en   montrant qu'elles   d&eacute;pendaient de la somme des ressources, non ind&eacute;finies.  Et aussi, fait d'une   importance capitale,   les &eacute;leveurs britanniques cr&eacute;aient les premi&egrave;res races fortement   am&eacute;lior&eacute;es, en quelque sorte sous   les yeux m&ecirc;me de Darwin : il ne pouvait ignorer la puissance de l'outil de la   s&eacute;lection. <br>      Quoi de plus beau et de plus simple que d'admettre cette s&eacute;lection naturelle comme la   raison de la   diversification des esp&egrave;ces?  De multiples variations se produisent dans la nature, les   unes   utiles,   les autres inutiles ou nuisibles.  La s&eacute;lection conserve les utiles et r&eacute;prime les   nuisibles tout   comme le font les &eacute;leveurs britanniques.  Et l'on peut ainsi expliquer de proche en   proche   toute la   cr&eacute;ation.<br>      Telle est l'essence de la th&eacute;orie darwinienne qui a exerc&eacute; et exerce encore sur   beaucoup d'esprits   une s&eacute;duction quasiment irr&eacute;sistible &#187;.</p> <hr>            <A HREF="essai.html"><b>(b)</b></A>   Dans une interview donn&eacute;e a Paris Match, ce biologiste reprend justement la   m&ecirc;me id&eacute;e dans un style plus condens&eacute;:<br>   &#171; P.M. Pouvez-vous donner un exemple qui infirme, selon vous, les th&eacute;orie de   Darwin?<br>   R.C. Il y a des faits qui ne s'ins&egrave;rent absolument pas dans la th&eacute;orie darwinienne.      Et sur des milliers d'exemples, j'en   choisirai deux qui peuvent sembler exceptionnels et qui en r&eacute;alit&eacute; sont   extr&ecirc;mement r&eacute;pandus.   Le premier est celui de l'orchid&eacute;e.  Le pollen des orchid&eacute;es se trouve dans   deux   masses plus ou moins gluantes situ&eacute;es   loin du pistil.  Or, pour qu'il y ait des graines dans une plante il faut que le pollen, qui est   l'&eacute;l&eacute;ment m&acirc;le, rejoigne   l'&eacute;l&eacute;ment femelle, qui est l'ovule en passant par une tige qui s'appelle le pistil.    Chez l'orchid&eacute;e, c'est impossible, le   pollen est beaucoup trop loin.  On pourrait penser que l'orchid&eacute;e se servirait de   l'abeille   qui, comme on le sait,   pollinise les fruits (70 % des pommes que nous mangeons sont dues aux abeilles, car le   pommier   ne peut se polliniser   lui-m&ecirc;me) mais comme l'orchid&eacute;e ne secr&egrave;te pas de nectar, les abeilles   ne   sont pas attir&eacute;es.  Alors l'orchid&eacute;e va faire   quelque chose de compl&egrave;tement abracadabrant (ce que je vais vous dire n'est pas une   th&eacute;orie, c'est un fait &eacute;tabli) :   gr&acirc;ce &agrave; tout un artifice de couleurs et de formes, ses p&eacute;tales simulent   un   insecte, la gu&ecirc;pe &#171; goryt&egrave;s &#187;.  Quand on   regarde une orchid&eacute;e d'assez loin,on dirait que cet insecte est pos&eacute; dessus.    Le   m&acirc;le de cette esp&egrave;ce na&icirc;t un mois avant   les femelles.  Pendant un mois, il ne trouve pas de femelle et la recherche f&eacute;brilement.<br>      Soudain le vent lui porte   l'odeur de cette femelle.  C'est l'orchid&eacute;e qui &eacute;met cette odeur : sur sa corolle,   deux plaques poreuses secr&egrave;tent le   m&ecirc;me parfum que la femelle du goryt&egrave;s. La gu&ecirc;pe m&acirc;le   priv&eacute;e   de femelle se pr&eacute;cipite sur l'orchid&eacute;e et y enfonce ses   parties g&eacute;nitales.  Ce faisant, il accroche le pollen gluant.  En repartant il le collera sur   le   pistil de l'orchid&eacute;e qui sera   ainsi f&eacute;cond&eacute;e.<br>   P.M. Dans le cas de ces orchid&eacute;es, la s&eacute;lection naturelle n'explique donc rien.<br>   R.C. C'est bien le probl&egrave;me.  Par ailleurs, comment pourrait-on, par le jeu de   mutations   aveugles, comprendre   comment une fleur a pu s'accorder avec une gu&ecirc;pe alors qu'il s'agit de deux   r&egrave;gnes   totalement diff&eacute;rents.  Vous   pouvez examiner la question sous tous les angles, vous ne parviendrez jamais &agrave;   comprendre comment une chose   pareille a pu se produire par hasard.<br>   P.M. Alors, il y aurait une volont&eacute; dans la nature.  Mais &agrave; partir de cette   volont&eacute; qui invente des solutions   abracadabrantes, vous avez l'air de glisser vers un cr&eacute;ateur!<br>   R.C. Je ne pr&eacute;tends pas d&eacute;montrer l'existence d'un dieu cr&eacute;ateur, ce   n'est   pas le travail de la science.  Je pr&eacute;tends   seulement &eacute;lucider les m&eacute;canismes de la nature et je suis forc&eacute; de voir   qu'il   semble y avoir quelque chose de &#171; voulu &#187;.    Je n'ignore pas l'impr&eacute;cision du mot &#171; voulu &#187; et je dis &#171; semble   &#187; parce qu'il s'agit d'une   pure hypoth&egrave;se.  En   admettant qu'il y ait du voulu, je ne dis pas  &#171; qui &#187; veut quelque chose.  Est-ce   l'orchid&eacute;e?    Je reste h&eacute;sitant sur   l'explication, mais tr&egrave;s affirmatif sur le fait qu'une pareille chose ne peut &ecirc;tre le   r&eacute;sultat du hasard. &#187;<hr>      <A HREF="essai.html"><b>(c)</b></A>   En fait, je m'&eacute;tais donn&eacute; le mandat de relire mes livres du coll&eacute;gial   pour rendre ma critique plus pertinente, mais la   lecture de &#171; L'existentialisme est un humanisme &#187; m'a suffi pour me replonger au   coeur de la   pens&eacute;e de Jean-Paul Sartre.    En r&eacute;action &agrave; certains auteurs, le philosophe pr&eacute;cise les notions de base   de   sa philosophie.  Ce qui est &eacute;vident chez cet   auteur, c'est sa position claire par rapport &agrave; la foi : il est ath&eacute;e.  Plus loin dans   mon essai, je vais montrer que plusieurs   personnes emploient le mot Dieu - avec des citations bibliques de surcro&icirc;t - sans   aucune   connotation des attributs du   Dieu enseign&eacute; selon la tradition jud&eacute;o-chr&eacute;tienne.  &Agrave; ce niveau   de   r&eacute;flexion, on ne s'embrouille pas avec Sartre; il pose   nettement comme premier jalon la n&eacute;gation de Dieu et, cons&eacute;quemment, la   n&eacute;gation d'une nature humaine parce que   cette croyance serait un frein &agrave; la libert&eacute; humaine.  <br>           &#171; Qu'est-ce que signifie ici que l'existence pr&eacute;c&egrave;de l'essence !  Cela   signifie que   l'homme existe        d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se d&eacute;finit apr&egrave;s.    L'homme,   tel que le con&ccedil;oit        l'existentialisme, s'il n'est pas d&eacute;finissable, c'est qu'il n'est d'abord rien.  Il ne sera   qu'ensuite, et il        sera tel qu'il se sera fait.  Ainsi, il n'y a pas de nature humaine, puisqu'il n'y a pas de Dieu   pour   la        concevoir. &#187;<br>           Par la suite, l'auteur raffine son discours en pr&eacute;cisant l'aspect historique (pratique)   de   sa philosophie.  Je dois   dire que c'est la partie qui me rejoint le plus car j'ai toujours soupir&eacute; apr&egrave;s un   christianisme incarn&eacute; dans la condition   humaine historique.  Aussi, j'ai &eacute;t&eacute; s&eacute;duit par le radicalisme &agrave;   correspondance &eacute;vang&eacute;lique - mais oui - dans son option   pour la responsabilisation-solidarit&eacute; humaine.  De cet auteur, je n'avais plus que le   souvenir amer du je-me-moi.  Dans   cette lecture, j'&eacute;tais &agrave; nouveau touch&eacute; par la port&eacute;e humaniste   de   sa pens&eacute;e :<br>           &#171; Et, quand nous disons que l'homme est responsable de lui-m&ecirc;me, nous ne   voulons pas   dire que        l'homme est responsable de sa stricte individualit&eacute;, mais qu'il est responsable de   tous   les hommes.&#187 :<br>           Encore envelopp&eacute; de cet &eacute;tat d'esprit bienveillant &agrave; l'&eacute;gard   de   l'auteur, j'ai rev&eacute;cu la sensation du m&ecirc;me souffle   glacial qui m'avait &eacute;loign&eacute; de l'existentialisme.  C'est que, dans ce   m&ecirc;me   livre, l'&eacute;diteur fait intervenir un certain M.   Naville qui s'empresse d'attaquer les notions clefs de l'existentialisme.  Il s'ensuit un   d&eacute;bat   th&eacute;orique sur l'application   directe ou non dans l'histoire humaine d'une telle philosophie, &agrave; l,int&eacute;rieur   duquel   je me sens d&eacute;muni.  Intellectuellement,   des pr&eacute;cisions &agrave; un millim&egrave;tre pr&egrave;s m'&eacute;chappent et,   encore   une fois, je me vois d&eacute;&ccedil;u de l'&eacute;litisme d'une telle pens&eacute;e.<hr>      <A HREF="essai.html"><b>(d)</b></A>    Tissons un lien entre la libert&eacute;, les valeurs et la morale au niveau de notre propre   volont&eacute; versus la volont&eacute; de Dieu. <br>          <b>La libert&eacute;</b><br>        Fondamentalement, il n'y a pas d'humanit&eacute; sans libert&eacute;.  C'est la survie   m&ecirc;me du &#171; moi &#187; qui lui commande de   se d&eacute;gager de ses conditionnements familiaux et sociaux.<br>           Ce mouvement de survie du moi est &eacute;videmment cr&eacute;atif, sinon l'individu   n'est   plus que le reflet parental ou un   pion dans l'&eacute;chiquier social.  &Agrave; cet effet, certaines institutions ont m&ecirc;me   fait   un dogme de l'an&eacute;antissement de l'individu   par la soumission inconditionnelle &agrave; l'autorit&eacute;.  Quelle diff&eacute;rence y   a-t-il   entre l'ordre de Saint-Beno&icirc;t et l'arm&eacute;e?    &Eacute;videmment, sur le plan des objectifs collectifs, les deux sont &agrave;   l'oppos&eacute;.<br>      Par contre, les deux op&egrave;rent la m&ecirc;me   amputation du moi.  Je me souviens de ce capitaine de l'arm&eacute;e de terre des   &Eacute;.U   qui disait que, suite &agrave; un camp   d'entra&icirc;nement des recrues, il pourrait commander &agrave; un soldat de se jeter en   bas   d'un troisi&egrave;me &eacute;tage que la r&eacute;ponse   positive serait instantan&eacute;e.  Le soldat a appris &agrave; agir par r&eacute;flexe et   non   selon sa propre r&eacute;flexion.  En parall&egrave;le, je cite un   article de la r&egrave;gle des moines de SAINT-BENOIT:<br>           &#171; L'ob&eacute;issance accomplie sans d&eacute;lai est le premier degr&eacute; de   notre   &eacute;tat d'humilit&eacute;.  Elle convient &agrave; ceux qui        n'ont rien de plus cher que le Christ.  Mus par le service sacr&eacute; dont ils ont fait   profession, ou par la crainte        de l'enfer, ou par le d&eacute;sir de la gloire &eacute;ternelle, d&egrave;s que le   sup&eacute;rieur a command&eacute; quelque chose, ils ne        peuvent souffrir d'en diff&eacute;rer l'ex&eacute;cution, tout comme si Dieu   lui-m&ecirc;me   en avait donn&eacute; l'ordre.&#187; 44 <br>           On pr&eacute;vient la critique en disant que :<br>           &#171;...la r&egrave;gle n'obligera jamais que le moine qui le veut bien.  Non seulement   parce   qu'il   est libre        d'entrer et, durant au moins quatre ans, libre de se retirer,&#187;45 etc..<br>           Premi&egrave;rement, c'est le m&ecirc;me type d'argument employ&eacute; par des   dirigeants   de certaines sectes religieuses.    Deuxi&egrave;mement, j'ai trop souvent &eacute;t&eacute; t&eacute;moin de   moiti&eacute;s   d'humains &eacute;cras&eacute;s par une autorit&eacute; abusive, j'ai trop besoin de   vivre ma libert&eacute; et j'ai trop eu besoin de faire des choix marginaux pour survivre que   je   pr&eacute;f&egrave;re des individus qui, &agrave;   cause des d&eacute;tours de leur libert&eacute;, en arrivent &agrave; poser des gestes qui   me   d&eacute;&ccedil;oivent, &agrave; certains individus qui, de peur de   d&eacute;plaire, font exactement ce que l'on attend d'eux.  Ici, je dois pr&eacute;ciser  -   &agrave;   d&eacute;faut de ma propre opinion -  que je me   rappelle un reportage sur une communaut&eacute; religieuse o&ugrave; une soeur   t&eacute;moignait avec bonheur de sa vie dans la   communaut&eacute;.  Elle identifiait clairement son choix de couper plusieurs facettes de   l'expression de sa libert&eacute; au profit des   objectifs de sa communaut&eacute;.  De mon point de vue, ces individus sont des exceptions.    Un   contexte culturel structurant,   une personnalit&eacute; encline, un enseignement renfor&ccedil;ant et une r&egrave;gle plus   souple expliquent ces "r&eacute;ussites".  De toutes   mani&egrave;res, c'est toujours une le&ccedil;on d'humilit&eacute; bienfaisante de constater   que   certaines personnes ne cadrent pas dans   l'ensemble des compartiments que notre intelligence a besoin de se cr&eacute;er pour se   donner   des points de rep&egrave;res efficaces.    Ceci dit, je r&eacute;it&egrave;re ma prise de position en faveur de l'importance que   l'individu   assume chaque jour sa libert&eacute; comme   pr&eacute;requis &agrave; son identit&eacute; et &agrave; son humanit&eacute;.<br>             <b>Les valeurs</b><br>        Apr&egrave;s cette mise au point, il faut admettre que la libert&eacute; camoufle des   pi&egrave;ges.  Les plus tortueux proviennent   s&ucirc;rement du moi lui-m&ecirc;me.  Ici, si l'on n'admet pas que le moi a en lui autant le   pouvoir du mal que celui du bien, que   ind&eacute;pendamment des influences des autres, de l'environnement, etc., il peut poser des   gestes libres d'amour autant que de   haine, on ne peut plus progresser dans une r&eacute;flexion commune.  Il faut se rappeler   qu'un   certain humanisme positif &agrave;   l'extr&ecirc;me d&eacute;clare que l'humain n'est que bont&eacute; et que le mal est le fruit   exclusif de l'histoire collective.  &Eacute;videmment,   cette pens&eacute;e s'est &eacute;labor&eacute;e suite &agrave; une autre   exag&eacute;ration   de type religieuse du p&eacute;ch&eacute; originel.  Celle-ci dit que l'individu   doit suspecter la moindre de ses pens&eacute;es et la moindre de ses actions.  Donc, dans cet   aveu de notre propre capacit&eacute; de   bien ou de mal, quel chemin prendre qui respecte la libert&eacute; et qui conduise au bien?    Je   crois que ce chemin est celui des   valeurs &eacute;vang&eacute;liques.<br>           Si la libert&eacute; est essentielle &agrave; l'humanit&eacute;, les valeurs   &eacute;vang&eacute;liques sont essentielles &agrave; une humanit&eacute; aimante.  Ne   tombons pas dans le pi&egrave;ge de la non-intervention sur le terrain de la libert&eacute; de   l'autre en mettant sur un m&ecirc;me pied toutes   les valeurs.  Non. Un bon sens nous est inn&eacute;, notre conscience nous pousse &agrave;   hi&eacute;rarchiser les valeurs.  Quelqu'un qui   privil&eacute;gie la carri&egrave;re au d&eacute;triment du respect de l'autre manque   &agrave;   sa propre conscience et il doit faire toute une   gymnastique intellectuelle pour &eacute;chapper &agrave; ses reproches int&eacute;rieurs.    Exemple de justification : &#171; C'est la loi de la jungle;   lui aussi connaissait les r&egrave;gles du jeu. De toutes mani&egrave;res, il en aurait fait   autant.&#187;<br>           Je ne suis pas oblig&eacute; d'&eacute;laborer davantage, car personne ne remet en   question   la port&eacute;e humanisante des   valeurs &eacute;vang&eacute;liques.<br>          <b>La Morale</b><br>        La libert&eacute; a besoin de valeurs pour &ecirc;tre guid&eacute;e sur le chemin de l'amour.   Les valeurs, elles, ont besoin de la   morale pour ne pas manquer leurs buts concr&egrave;tement.  Positivement, la morale est un   encadrement n&eacute;cessaire &agrave;   l'&eacute;panouissement des valeurs et, par del&agrave;, de moi-m&ecirc;me qui ai choisi   ces   valeurs.  La morale serait un guide technique   des valeurs.  Par exemple,  la fid&eacute;lit&eacute; sexuelle est une valeur; ne pas avoir de   relations extra-maritales est une exigence   morale.  &Agrave; l'extr&ecirc;me, le violeur pr&eacute;tend que la victime &eacute;tait   consentante, donc que c'&eacute;tait une relation d'amour.  La valeur   amour, choisie par le violeur, ne passera pas le test de l'acte moral, car des ecchymoses et le   t&eacute;moignage de la victime   contredirait l'&eacute;nonc&eacute;.  Les valeurs me renvoient &agrave; mes attitudes   int&eacute;rieures tandis que la morale me situe face &agrave; mes   comportements r&eacute;els.  L'un compl&egrave;te l'autre.  Plus subtilement, je peux dire   aimer   mes enfants, mais si je ne m'investi   pas r&eacute;ellement face &agrave; eux, la valeur amour est contredite.  La morale est un   chien   de garde n&eacute;cessaire &agrave; mes illusions sur   moi-m&ecirc;me et, bien utilis&eacute;e, elle m'assure que je vie vraiment les valeurs que j'ai   choisies librement.  La libert&eacute; a besoin   d'hi&eacute;rarchiser les valeurs pour s'humaniser et nos valeurs profondes de se doter de   crit&egrave;res moraux pour juger nos   comportements r&eacute;els.<br>             <b>Libert&eacute; humaine et volont&eacute; de Dieu</b><br>        Dans la derni&egrave;re r&eacute;flexion, je parle de la libert&eacute; essentiellement du   point de vue de l'individu.  M&ecirc;me en parlant   d'une valeur &eacute;vang&eacute;lique comme l'amour ou d'une morale n&eacute;cessaire,   c'&eacute;tait dans le sens que l'individu pouvait librement   s'approprier ces derni&egrave;res.  Maintenant, examinons comment la libert&eacute;   humaine   peut se positionner, entrer en dynamique   avec la volont&eacute; de Dieu qui lui manifeste qu'il n'y a qu'un chemin (morale) et qu'une   v&eacute;rit&eacute; (&eacute;valuation des valeurs) pour   l'&eacute;panouissement humain (la vie).  Comment concilier ma volont&eacute; avec celle   d'un   tout-&agrave;-fait-autre-que-moi ?  Eh bien !    Je pense que le cheminement pr&eacute;c&eacute;dent nous aidera &agrave; construire ce   pont.<br>              La libert&eacute; individuelle est essentielle &agrave; la survie du moi.  Cette   libert&eacute;   doit aussi s'exercer dans un cadre de   soci&eacute;t&eacute; qui la responsabilise.  Un exc&egrave;s de vitesse m&eacute;rite une   contravention, etc.  Dans ce sens, les commandements de   Dieu sont aussi un cadre de vie en soci&eacute;t&eacute; : tu ne tueras point, etc.  En fait, la   libert&eacute; absolue n'existe pas (&agrave; moins de se   remettre sur le terrain de l'existentialisme et de se convaincre que le monde est &#171; de   trop   &#187;;   proposition que nous avons   jug&eacute;e absurde  - quel jeu de mot -  dans la premi&egrave;re partie de cet essai ).  Dans   ce   sens, Jean Vanier parle de la sagesse   humaine qui consiste &agrave; g&eacute;rer notre vuln&eacute;rabilit&eacute;.  Au lieu de   tendre, comme le propose notre culture, vers un &eacute;tat   d'autonomie &eacute;gocentrique; il faut accepter nos multiples contraintes, reconna&icirc;tre   nos   propres blessures et cultiver une   saine interd&eacute;pendance avec l'univers et avec les autres.  L'id&eacute;e de Dieu, entrer   en   relation avec son cr&eacute;ateur, ne peut   surgir que dans ce contexte o&ugrave; l'on se d&eacute;pouille d'une certaine conception   &eacute;gocentrique du monde.<br>           Je pense que Dieu n'a vraiment sa place que dans ce tableau d'ensemble o&ugrave;   appara&icirc;t une faille dans l'efficacit&eacute;   de la libert&eacute; humaine de vivre en harmonie avec l'univers, avec les autres et avec   soi-m&ecirc;me.  Si l'humain &eacute;tait capable de   r&eacute;aliser l'amour auquel il aspire tant, Dieu serait inutile et je serais un des premiers   &agrave; en &ecirc;tre convaincu.  Le p&eacute;ch&eacute;, dans   le sens biblique, c'est bien cela : cette coupure entre les aspirations profondes de bonheur de   l'humain et certains   comportements et attitudes qui g&eacute;n&egrave;rent du malheur &agrave; l'individu, aux   autres et &agrave; l'univers.  Plus profond&eacute;ment, le p&eacute;ch&eacute;  -   le seul -  c'est dene  pas reconna&icirc;tre ma position de faiblesse pour m'ouvrir au pardon   de   Dieu et, &eacute;ventuellement,   recevoir en pl&eacute;nitude son Esprit.<br>           Je me sens libre face &agrave; Dieu malgr&eacute; que  je respecte  - ou plut&ocirc;t   j'essaie   de respecter -  des r&egrave;gles de conduite   transmises par Dieu &agrave; travers l'histoire du peuple juif et de J&eacute;sus de Nazareth.    Je   sais que la voie de la r&eacute;alisation de la   personne humaine passe par la soumission en complicit&eacute; avec Dieu.  Il n'y a pas de   libert&eacute; absolue.<hr>      <A HREF="essai.html"><b>(e)</b></A>  d&eacute;finition : Qui rel&egrave;ve de   l'&ecirc;tre.<hr><A HREF="essai.html"><b>(f)</b></A>     J'utilise le terme foetus-enfant par respect pour les tenants des th&egrave;ses   oppos&eacute;es   bien connues.<hr><A HREF="essai.html"><b>(g)</b></A>     d&eacute;finition : Se dit d'un tout form&eacute; d'&eacute;l&eacute;ments disparates,   diff&eacute;rents, contraires : population h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne.<hr><A HREF="essai.html"><b>(h)</b></A>     d&eacute;finition : Qui &eacute;puise &agrave; fond un sujet; &eacute;tude exhaustive.<hr><A HREF="essai.html"><b>(i)</b></A>     en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la structure des besoins psycho-sociaux d'Erikson.  <hr><A HREF="essai.html"><b>(j)</b></A>    th&eacute;ocratie :  r&eacute;gime politique dans lequel le pouvoir est   consid&eacute;r&eacute; comme   venant directement de Dieu, et exerc&eacute; par   ceux qui sont investis de l'autorit&eacute; religieuse.<hr><A HREF="essai.html"><b>(k)</b></A>     Jacques Ellul d&eacute;veloppe, selon cette perspective, les &eacute;v&eacute;nements   des   ann&eacute;es 1980 en Pologne :<br>           &#171; Avec l'aventure de la Pologne 1980-1981, nous sommes en pr&eacute;sence d'un   fait   exemplaire :  le        catholicisme polonais est, aux yeux de tant de protestants, empreint de   cr&eacute;dulit&eacute;, de simplismes, de        paganisme m&ecirc;me; il est lareligion de miracles et d'adoration de la Vierge, il est plein   de        sentimentalit&eacute;, etc., et dans une grande mesure comparable au christianisme   m&eacute;di&eacute;val, il nous        para&icirc;t beaucoup plus sociologique, expression d'une certaine forme de   soci&eacute;t&eacute;, &agrave; un certain habitus        social, &agrave; de la tradition collective et culturelle que d'une foi personnelle,   consciente,   claire et        &eacute;clair&eacute;e.  Or, si Walesa a pu mener l'extraordinaire partie qu'il a mener, c'est   en   se reposant sur        cette foi-l&agrave;.  Ce qu'il y avait d'extraordinaire dans ces dix-huit mois, c'est ceci :   l'absence de        violence, le respect des autorit&eacute;s m&ecirc;mes que l'on a d&eacute;cid&eacute;   &agrave; faire plier, la compr&eacute;hension par tous        les militants de la finesse d'un jeu qui constamment allait jusqu'&agrave; l'extr&ecirc;me   position de force, tout en        sachant s'arr&ecirc;ter juste au moment o&ugrave; on risquait de passer &agrave; la   violence,   et la capacit&eacute; de reculer        quand cela paraissait n&eacute;cessaire.  Bien plus, ce fut constamment la volont&eacute;   de   n&eacute;gocier, c'est-&agrave;-dire        de maintenir le dialogue, de ne jamais juger la police ou le parti communiste comme   l'ennemi   &agrave;        abattre mais comme l'adversaire avec qui un dialogue reste toujours possible et tout faire   pour        qu'en effet il soit possible.<br>        (...)<br>        Je pense que ces trois donn&eacute;es, &agrave; mes yeux exemplaires trouvent leur   raison   dans la foi chr&eacute;tienne        de ce peuple.  Walesa a constamment agi en tant que chr&eacute;tien affirm&eacute;.  Il a   constamment fait appel        &agrave; la foi des ouvriers et paysans &agrave; qui il s'adressait.  Et je pense que cette   sagesse de masse, cette        aptitude &agrave; comprendre la r&eacute;alit&eacute; de l'action, &agrave; ne pas   exiger   plus que ce qui semblait possible, tout        cela est fond&eacute; dans la foi de ce peuple.  Mais je disais que cette foi &eacute;tait   manifestement fort        sociologique.  Or, une compr&eacute;hension pareille, une ma&icirc;trise pareille ne   peuvent   exprimer que la foi        la plus &eacute;clair&eacute;e, la plus consciente.  Que s'est-il donc pass&eacute;?  Il me   semble que cela s'explique par        le fait suivant.  En r&eacute;alit&eacute; tant que le chr&eacute;tien est dans une   situation   banale, de vie courante, de        m&eacute;diocrit&eacute; globale de la soci&eacute;t&eacute;, de probl&egrave;mes   quotidiens sans int&eacute;r&ecirc;t, de divertissement constant,        la foi tombe en veilleuse, ne r&eacute;pond pas &agrave; grand-chose, n'exprime rien,   n'entra&icirc;ne aucune conduite        exemplaire.  La banalit&eacute;, la quotidiennet&eacute;, sont les pires destructeurs,   parce   que c'est cela qui        exprime la ti&eacute;deur.  Mais cependant, il subsiste chez ces          &#171;   chr&eacute;tiens   sociologiques &#187;  un restant        de v&eacute;rit&eacute;, le &#171; lumignon qui fume encore &#187; dont parle   Isa&iuml;e,   le &#171; petit reste   &#187; de foi dont parle les        lettres de l'Apocalypse.  Et lorsque vient le moment de la d&eacute;cision, de la mise au   pied   du mur, de        l'&eacute;preuve radicale, de la temp&ecirc;te, alors il y a toujours la possibilit&eacute;   que   cette m&egrave;che s'allume et        embrase l'&ecirc;tre entier.  Comme il y a la possibilit&eacute; que tout s'&eacute;teigne   absolument.  Mais je dirais que        ces croyants traditionnels et superstitieux peuvent donner naissance tout &agrave; coup   &agrave; des confesseurs        de la foi, &agrave; des martyrs, &agrave; des hommes qui comprennent ce que dans la crise   le   chr&eacute;tien peut &ecirc;tre             appel&eacute; &agrave; &ecirc;tre pleinement. &#187;60 <hr><A HREF="essai.html"><b>(l)</b></A>     Principalement, m&ecirc;me si le mouvement charismatique nous a fait conna&icirc;tre le   monde plus        spectaculaire de l'Esprit-Saint, cette  puissance est donn&eacute;e essentiellement en vue   du   service aux        autres   - dans ce mouvement &eacute;vang&eacute;lique d'&ecirc;tre et de faire   &ecirc;tre.<br>      De plus, cette force est autant        disponible pour l'exercice de dons &#171;ordinaires&#187; comme l'enseignement,   l'oeuvre   humanitaire,   etc.         Thomas Smaill, dans son livre Au risque de sa pr&eacute;sence parle d'une distinction   artificielle faite        par de nombreux chr&eacute;tiens :<br>           &#171; En cons&eacute;quence, lorsque Paul traite des charismata, il ne fait aucune   distinction entre   dons        ordinaires et dons extraordinaires.  Il n'est pas avide de miracles pour   pr&eacute;f&eacute;rer   les dons        spectaculaires de 1 Corinthiens 12, et il n'a pas non plus de pr&eacute;jug&eacute; "   anti-surnaturelle " en faveur        des dons plus  "ordinaires"  de Romains 12.  Il ne fait aucune diff&eacute;rence entre eux.    La   proph&eacute;tie, la        gu&eacute;rison, l'oeuvre miraculeuse ont leur place dans la vie du corps de Christ au   m&ecirc;me titre que le        service, la lib&eacute;ralit&eacute;, l'enseignement et l'exhortation.  Tous sont des dons   charismatiques, car ils ne        sont pas de simples talents humains et naturels d&eacute;di&eacute;s au service du   Christ,   mais ils sont les        nouvelles possibilit&eacute;s offertes gracieusement &agrave; notre humanit&eacute;   renouvel&eacute;e.  Ceci nous montre bien        que dans la vie chr&eacute;tienne il n'y a pas de domaine r&eacute;serv&eacute;   &agrave;   l'Esprit, la vie chr&eacute;tienne, elle-m&ecirc;me,        &eacute;tant dans son int&eacute;gralit&eacute; don de l'Esprit.  De telle sorte que   l'ensemble   des dons, re&ccedil;us par lui,        r&eacute;alise en l'homme ce que ses capacit&eacute;s naturelles, m&ecirc;me   excellentes,   m&ecirc;mes consacr&eacute;es, ne        sauraient atteindre, car les dons de l'Esprit nous relient &agrave; la transcendance, ils   r&eacute;v&egrave;lent et        transmettent la puissance avec la pr&eacute;sence du Seigneur mont&eacute;au ciel.  En   conclusion, nous avons &agrave;        constater, comprendre et exp&eacute;rimenter qu'il n'y a pas une cat&eacute;gorie de dons   et,   par cons&eacute;quent,        d'activit&eacute;s qui s'opposerait &agrave; une autre.  La pr&eacute;sence de la   proph&eacute;tie dans les deux listes d&eacute;montre        que pour Paul ces dons sont sur un pied d'&eacute;galit&eacute;.  Ils sont, en effet,   reconnus   dons de l'Esprit        puisque tous, par l'Esprit, servent &agrave; manifester le Christ.&#187;<br>      Par la suite, l'auteur parle d'une cons&eacute;quence d&eacute;sastreuse qu'entra&icirc;ne   cette   distinction superficielle des dons de l'Esprit:<br>           &#171; " Voil&agrave; ce que l'Esprit a accompli en moi."        (...)        Ainsi les charismatiques, dans la premi&egrave;re exaltation de leur nouvel &eacute;tat,   peuvent &ecirc;tre une grande        &eacute;preuve pour les chr&eacute;tiens plus r&eacute;serv&eacute;s de leur entourage.    Ils   ont tendance &agrave; revenir sans cesse        sur le sujet du Saint-Esprit, sur ce qu'il a accompli en eux et sur les dons qu'il leur a remis,   au   point        de donner l'impression qu'un aspect de leur foi a supplant&eacute; tous les autres.  De   sorte   que le noyau        solide de leur connaissance chr&eacute;tienne est enrob&eacute; par une couche   d'exp&eacute;riences et de dons qui sont        loin d'&ecirc;tre clairement li&eacute;s &agrave; J&eacute;sus-Christ incarn&eacute; et   crucifi&eacute;, pas plus qu'aux t&acirc;ches et aux        probl&egrave;mes relatifs &agrave; son &Eacute;vangile et &agrave; son royaume.   &#187;<br>           Les dangers potentiels de ce type d'argument sont nombreux.  Voici, &agrave; mon sens,   le   plus grave.  Partant d'une   exp&eacute;rience r&eacute;elle de l'Esprit et de la r&eacute;ception personnelle de ses dons,   un   chr&eacute;tien vivement impressionn&eacute; par ce qu'il a   ressenti se trouve en p&eacute;ril de s'autosugg&eacute;rer.  Il conclut de son   exp&eacute;rience   que l'activit&eacute; de l'Esprit se limite &agrave; ce genre   d'intervention qui comprend &#171; le bapt&ecirc;me dans l'Esprit-Saint &#187; et le   &#171;   parler en langues &#187;.  De   sorte qu'il pousse sa   conclusion jusqu'&agrave; suspecter ceux qui n'ont pas &eacute;t&eacute; honor&eacute;s   d'une   telle intervention, de se contenter de &#171;croire   seulement&#187; en Christ, car ils partageraient une relation occasionnelle, voire incertaine,   avec   l'Esprit-Saint.<br>           Ceci dit, &agrave; l'oppos&eacute;, on peut se servir de ce contre-t&eacute;moignage pour   ne   pas &#171;aspirer aux dons spirituels&#187; comme   nous y encourage Paul dans sa lettre aux Corinthiens.  On peut aller jusqu'&agrave; fausser la   r&eacute;alit&eacute; en faisant comme si tous   vivaient de cette pr&eacute;sence puissante de l'Esprit-Saint dans leur vie.  Suivons, une   derni&egrave;re fois, Thoman Smaill sur cette   remarque :<br>           &#171; S'adresser &agrave; l'&Eacute;glise contemporaine comme si, dans   l'&Eacute;criture,   toute   affirmation concernant        l'&Eacute;glise s'appliquait automatiquement &agrave; elle quels que soient son &eacute;tat   et   sa condition actuelle; dire &agrave;        des croyants conscients de leur insuffisance que des fleuves d'eau vives jaillissent d'eux;   dire   &agrave; ceux        qui se sentent infructueux et st&eacute;riles dans leur service chr&eacute;tien que   l'&eacute;nergie d&eacute;bordante de l'Esprit-Saint est en train d'agir librement en eux; dire   &agrave; des chr&eacute;tiens qui ont &agrave; peine conscience de        l'existence de l'Esprit Saint qu'ils sont d&eacute;j&agrave; baptis&eacute;s dans l'Esprit  -   tout   cela est d'un irr&eacute;alisme        total.<hr>      <A HREF="essai.html"><b>(m)</b></A>     d&eacute;finition : Dont la cause reste cach&eacute;e, secret, myst&eacute;rieux :   pouvoir   occulte.    Sciences occultes, l'alchimie, la magie,   la n&eacute;cromancie, l'astrologie, la cabale, la divination, le spiritisme, etc., qui reposent sur   des   &eacute;preuves non   exp&eacute;rimentales.<hr><A HREF="essai.html"><b>(n)</b></A>     d&eacute;finition : Doctrine &eacute;sot&eacute;rique proposant une connaissance des   myst&egrave;res   de Dieu et de sa cr&eacute;ation, qui se veut sup&eacute;rieure &agrave; celle des simples   croyants   et procurant ainsi la certitude du salut.<hr><A HREF="essai.html"><b>(o)</b></A>     d&eacute;finition : Incompr&eacute;hensible aux personnes non initi&eacute;es; difficilement   interpr&eacute;table.<hr><A HREF="essai.html"><b>(p)</b></A>     Je n'ai pas assez d'un livre pour recenser tout le mat&eacute;riel portant la m&ecirc;me   fraude spirituelle.  Je pense &agrave; tous ces auteurs qui empruntent &agrave; gauche et   &agrave;   droite des id&eacute;es bibliques et les appliquent au marketing.  Il est   significatif de retrouver en masse cette tendance douteuse chez des auteurs   am&eacute;ricains, lieu de pr&eacute;dilection de l'argent et des enseignements   fondamentalistes.  Cette approche biblique fabrique souvent un discours &agrave;   l'aide de citations bibliques &eacute;parses sans r&eacute;f&eacute;rence aux multiples   contextes   qui les ont fait na&icirc;tre.  Le r&eacute;sultat est souvent la construction subjective,   la projection des propres vis&eacute;es de son auteur sans &eacute;gard &agrave; la   r&eacute;v&eacute;lation de   la pens&eacute;e de Dieu.<hr><A HREF="essai.html"><b>(q)</b></A>     d&eacute;finition : Qui s'appuie exclusivement sur l'exp&eacute;rience et l'observation,   et non sur une th&eacute;orie.<hr><A HREF="essai.html"><b>(r)</b></A>    d&eacute;finition : Qui appartient &agrave; l'objet lui-m&ecirc;me, ind&eacute;pendamment   des   facteurs   ext&eacute;rieurs.   <hr>            <p align="center">| <a href="http://www.jacquesnoel.qc.ca/index.html"><font size="2"><b><i><blink>CYBERAUTEUR</blink></i></b></font></a><font size="2">&nbsp;   | </font><a href="../roman/index.html"><font size="2">ROMAN</font></a><font size="2">   | </font><a href="../temoin/index.html"><font size="2">TMOIGNAGE</font></a><font size="2">   | </font><a href="../textes/index.html"><font size="2">TEXTES</font></a><font size="2">   | </font><a href="index.html"><font size="2">ESSAI</font></a><font size="2">   | </font><a href="../camps/index.html"><font size="2">CAMPS</font></a><font size="2">   | </font><a href="../mots/index.html"><font size="2">MOTS</font></a><font size="2">   | <a href="../bible/index.html">BIBLE</a>  | <a href="http://www.produitsvip.ca"> COMMERCE</a>   | <a href="https://corpo.abacom.com/vip/cyberauteur.htm">@</a></font>   |</p>            </BODY>   </HTML> 
