<HTML>   <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 3.0 Mac">   <TITLE>Parution: &quot;De l'autre c&ocirc;t&eacute; du miroir&quot; par Cyrille Barrette</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#ffffff">  <P><TABLE WIDTH="550" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD><A HREF="http://www.ulaval.ca/scom/Au.fil.des.evenements/index.html"><IMG        SRC="http://www.ulaval.ca/scom/Au.fil.des.evenements/logo.gif"       ALIGN="BOTTOM" BORDER="0"></A></TD>      <TD ALIGN="RIGHT"><BR> <BR>       <A HREF="index.html">6 avril 2000 </A><BR>       <IMG SRC="http://www.ulaval.ca/scom/Au.fil.des.evenements/filet1.gif"       ALIGN="BOTTOM"></TD>    </TR> </TABLE></P>  <P><CENTER><B><U>Parution</U></B></CENTER></P>  <H1><CENTER>De l'autre c&ocirc;t&eacute; du miroir</CENTER></H1>  <P><CENTER><B><I>Professeur d'&eacute;volution, Cyrille Barrette lance un livre destin&eacute; aux personnes qui, &agrave; travers les codes que renferme la nature, cherchent des v&eacute;rit&eacute;s plut&ocirc;t que des mirages</I></B></CENTER></P>  <P>Le cauchemar de tout T&eacute;moin de J&eacute;hovah est de voir appara&icirc;tre, dans l'entreb&acirc;illement de la porte &agrave; laquelle il vient frapper par un beau samedi matin tranquille, le visage radieux de Cyrille Barrette qui l'invite &agrave; entrer. Mauvais quart d'heure droit devant. Le professeur du D&eacute;partement de biologie, sp&eacute;cialiste de l'&eacute;volution et du comportement animal, est habitu&eacute; d'en d&eacute;coudre avec les cr&eacute;ationnistes de tout crin. Au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es, on l'a vu, sur de nombreuses tribunes publiques, se frotter aux vedettes de ces mouvements. En 1996, son d&eacute;bat avec Claude Vorilhon, mieux connu sous le nom de Ra&euml;l, guide des guides du mouvement ra&euml;lien, avait fait salle comble au Th&eacute;&acirc;tre de la Cit&eacute; universitaire. Certains m&eacute;dias montr&eacute;alais avaient alors vertement reproch&eacute; au professeur universitaire d'offrir &agrave; Ra&euml;l une occasion d'exposer sa th&eacute;orie sur l'origine extra-terrestre de l'esp&egrave;ce humaine. Ces critiques ne l'ont pas emp&ecirc;ch&eacute; de remonter dans l'ar&egrave;ne l'ann&eacute;e derni&egrave;re pour affronter Lawrence Tisdall, fondateur de l'Association de science cr&eacute;ationniste du Qu&eacute;bec. Autre succ&egrave;s de foule sans haut-le-coeur m&eacute;diatique cette fois.</P>  <P>Dans son livre, qui sera lanc&eacute; dans les prochains jours, <I>Le miroir du monde, &Eacute;volution par s&eacute;lection naturelle et myst&egrave;re de la nature humaine</I> (&Eacute;ditions MultiMondes), Cyrille Barrette remercie presque les nombreux T&eacute;moins de J&eacute;hovah qui sont venus frapper &agrave; sa porte, de m&ecirc;me que les cr&eacute;ationnistes avec qui il a eu de stimulantes discussions au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es. &quot;Le fait de r&eacute;pondre &agrave; leurs arguments, tous fallacieux mais souvent habiles et convaincants au premier degr&eacute;, m'a permis de clarifier et de consolider mes convictions et m'a convaincu de la n&eacute;cessit&eacute; d'&eacute;crire ce livre.&quot; </P>  <P><B>Expliquer la nature...<BR> </B>La publication d'un livre en langue fran&ccedil;aise, qui explique en termes simples les th&eacute;ories de l'&eacute;volution et de la s&eacute;lection naturelle, n'est pas un luxe. Cent quarante-et-un ans apr&egrave;s que Darwin ait formul&eacute; sa th&eacute;orie sur l'origine des esp&egrave;ces au moyen de la s&eacute;lection naturelle, la pens&eacute;e darwinienne est r&eacute;guli&egrave;rement ignor&eacute;e ou d&eacute;form&eacute;e dans les films sur la nature, dans les magazines de vulgarisation scientifique ainsi que dans les  &eacute;missions scientifiques de t&eacute;l&eacute; ou de radio. Lorsque des reportages portant sur &quot;&Agrave; quoi ressemblera l'&ecirc;tre humain de l'avenir?&quot; conduisent &agrave; des images montrant des personnes affubl&eacute;es d'&eacute;normes t&ecirc;tes servant &agrave; accommoder un cerveau de plus en plus volumineux, que des comportements animaux sont expliqu&eacute;s en termes du &quot;bien de l'esp&egrave;ce&quot;, ou qu'on nous explique que certaines structures anatomiques sont apparues chez un animal pour r&eacute;pondre &agrave; des besoins pr&eacute;cis, on ne peut que conclure que le message darwinien passe mal.</P>  <P>&quot;Les scientifiques sont en partie responsables de cette situation parce qu'ils n'ont pas toujours pris le temps de bien expliquer la pens&eacute;e de Darwin, reconna&icirc;t Cyrille Barrette. On pense que ce sont des choses que tout le monde conna&icirc;t mais ce n'est pas le cas.&quot; Par ailleurs, si le message passe mal, poursuit-il, c'est aussi parce que tout le monde n'est pas dispos&eacute; &agrave; l'entendre. Ce n'est pas facile pour le citoyen ordinaire de se faire dire que l'&eacute;volution est un fait dont il est le r&eacute;sultat, que l'humain est un accident de l'&eacute;volution, que nous sommes une esp&egrave;ce parmi les autres, que nous ne sommes pas sp&eacute;ciaux et que nos caract&eacute;ristiques physiques et nos comportements ressemblent &eacute;norm&eacute;ment &agrave; ceux des autres primates. &quot;Les th&eacute;ories sont comme les livres, r&eacute;sume-t-il. Les ouvrages les plus populaires, du type &quot;Comment devenir heureux et riche en sept &eacute;tapes&quot;, sont ceux qui nous racontent ce qu'on veut entendre. Les livres qui, comme le mien, cherchent &agrave; dire la v&eacute;rit&eacute; risquent d'&ecirc;tre moins populaires. C'est la m&ecirc;me chose pour la th&eacute;orie de l'&eacute;volution.&quot; </P>  <P><B>...pour comprendre l'humain<BR> </B>D'autres th&eacute;ories, comme celle de la cr&eacute;ation de l'Univers par une force surnaturelle, font la part plus belle au genre humain. Mais, insiste Cyrille Barrette, il ne faut pas opposer foi et science. &quot;Par d&eacute;finition, un scientifique est quelqu'un qui tente de comprendre la nature sans faire appel &agrave; une force surnaturelle, qui alimente sa r&eacute;flexion par des faits, qui fait confiance &agrave; sa raison, qui fait montre d'esprit critique et qui cherche constamment de meilleures explications pour comprendre ce qu'il observe. Il est pr&ecirc;t &agrave; rejeter n'importe quelle th&eacute;orie, conscient qu'elles sont toutes provisoires, contrairement aux dogmes qui sont &eacute;ternels. &Agrave; l'oppos&eacute;, un cr&eacute;ationniste est quelqu'un qui fait une lecture litt&eacute;rale de la Bible et qui fait appel &agrave; un cr&eacute;ateur surnaturel pour expliquer la nature, la vie et l'Homme. Mais la foi et la science ne peuvent ni s'aider, ni se nuire, ni discuter car elles appartiennent &agrave; deux domaines totalement diff&eacute;rents.&quot;</P>  <P>Si la premi&egrave;re partie de l'ouvrage de Cyrille Barrette aborde surtout les questions reli&eacute;es au monde animal, les derniers chapitres font une large place &agrave; l'humain et aux questions m&eacute;taphysiques qui le hantent quant &agrave; sa place dans l'Univers, &agrave; son esprit et au sens de la vie. Au point o&ugrave; on pourrait penser qu'il s'agit en fait de deux ouvrages &quot;coll&eacute;s artificiellement&quot;, reconna&icirc;t l'auteur. &quot;Le propos de mon ouvrage concerne essentiellement la nature humaine, insiste-t-il. Mon objectif n'&eacute;tait pas faire un livre sur l'&eacute;volution mais bien un livre qui expose la pens&eacute;e darwinienne et qui l'am&egrave;ne sur le terrain de l'humain. Depuis plus de quarante ans, je suis habit&eacute;, pr&eacute;occup&eacute;, souvent fascin&eacute;, parfois tourment&eacute;  par tout ce qui concerne la nature humaine et la condition humaine. J'ai toujours pens&eacute; que pour comprendre l'humain, il fallait d'abord comprendre sa nature biologique. Depuis plus de dix ans, je me dis que je devrais un jour &eacute;crire un livre l&agrave;-dessus. J'ai fini par me d&eacute;cider, ne serait-ce que pour m'assurer que je ne dirais plus, j'aurais d&ucirc;.&quot; </P>  <P>Cette fascination pour l'humain &eacute;tonne chez un sp&eacute;cialiste du comportement animal, conditionn&eacute;s que nous sommes aux Jane Goodall et Dian Fossey de ce monde, plus &agrave; l'aise en compagnie de leurs simiesques amis que de leurs fr&egrave;res humains. &quot;Il n'y a rien de plus passionnant que l'&ecirc;tre humain, confesse Cyrille Barrette. C'est tout simplement l'esp&egrave;ce la plus int&eacute;ressante qui soit. J'ai d'ailleurs &eacute;crit mon livre en pensant aux  hommes et aux femmes de bonne volont&eacute; qui se demandent qui ils sont et d'o&ugrave; ils viennent. Jes les imagine &agrave; la recherche de v&eacute;rit&eacute;s, plut&ocirc;t que de mirages, sur la nature humaine, et, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me, sur le sens de la vie.&quot;</P>  <H5>JEAN HAMANN</H5>  <P><TABLE WIDTH="550" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD>       <P><CENTER><IMG SRC="http://www.ulaval.ca/scom/Au.fil.des.evenements/filet2.gif"       ALIGN="BOTTOM" WIDTH="200" HEIGHT="10" NATURALSIZEFLAG="0"></CENTER></TD>   </TR> </TABLE>  </BODY> </HTML> 
