<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.0 Transitional//EN""http://www.w3.org/TR/REC-html40/loose.dtd"> <HTML> <HEAD> <!-- Traduit par RTFHTML le dimanche 9  mars 2003. --> <TITLE>BRIBES [ DIEU ]</TITLE> <LINK REV="made" HREF="mailto:jl_morel@bribes.org"> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </HEAD> <BODY BACKGROUND="papier.gif"> <TABLE WIDTH="100%" BGCOLOR="#FFCCCC" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0"><TR><TD WIDTH="220"><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="60" ALT="" ALIGN="middle"><A HREF="devoir.htm"><IMG SRC="blueleft.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT=" devoir " ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="2" HEIGHT="2" ALT=""><A HREF="lexique.htm"><IMG SRC="tdir.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[lexique]" ALIGN="Middle"></A><A HREF="cherche.htm"><IMG SRC="rech.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[Recherche]" ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="2" HEIGHT="2" ALT=""><A HREF="dimanche.htm"><IMG SRC="bluerigh.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT=" dimanche " ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="2" ALT=""></TD><TD><B>Corr&eacute;lats&nbsp;:</B> <A HREF="religion.htm">religion</A> <A HREF="secte.htm">secte</A> <A HREF="croyance.htm">croyance</A> <A HREF="credo.htm">credo</A> <A HREF="foi.htm">foi</A> <A HREF="miracle.htm">miracle</A> <FONT COLOR="#009933">dieu </FONT><A HREF="enfer.htm">enfer</A> <A HREF="confessi.htm">confession</A> <A HREF="mythe.htm">mythe</A> <A HREF="destin.htm">destin</A> <A HREF="mysticis.htm">mysticisme</A> <A HREF="atheisme.htm">ath&eacute;isme</A> </TD><TD><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="60" ALT="" ALIGN="middle"></TD></TR></TABLE>  <H1 ALIGN="Center"><FONT FACE="Arial,Helvetica"> DIEU </FONT></H1> <P> <UL> <LI> <B> Fran&ccedil;ois RABELAIS </B>/ Le Tiers Livre /  OEuvres compl&egrave;tes / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1955<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;En ceste fa&ccedil;on nostre &acirc;me, lorsque le corps dort et que la concoction [= digestion] est de tous endroictz parachev&eacute;e, rien plus n'y estant n&eacute;cessaire jusques au r&eacute;veil, s'esbat et reveoit sa patrie, qui est le ciel.<BR>  De l&agrave; receoit participation insigne de sa prime et divine origine, et en contemplation de ceste infinie et intellectuale sph&aelig;re, le centre de laquelle est en chascun lieu de l'univers, la circunf&eacute;rence poinct (c'est Dieu scelon la doctrine de Herm&egrave;s Trismegistus) &agrave; laquelle rien ne advient, rien ne passe, rien ne d&eacute;chet, tous temps sont pr&aelig;sens, note non seulement les choses pass&eacute;es mouvemens inf&eacute;rieurs, mais aussi les futures, et, les raportent &agrave; son corps, et par les sens et organes d'icelluy les exposant aux amis, est dicte vaticinatrice et proph&egrave;te.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;Chapitre XIII, p.371&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Blaise PASCAL </B>/ Pens&eacute;es / OEuvres compl&egrave;tes / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1954<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Que l'homme contemple [...] la nature enti&egrave;re dans sa haute et pleine majest&eacute;&nbsp;; qu'il &eacute;loigne sa vue des objets bas qui l'environnent. Qu'il regarde cette &eacute;clatante lumi&egrave;re, mise comme une lampe &eacute;ternelle pour &eacute;clairer l'univers&nbsp;; que la terre lui paraisse comme un point au prix du vaste tour que cet astre d&eacute;crit, et qu'il s'&eacute;tonne de ce que ce vaste tour lui-m&ecirc;me n'est qu'une pointe tr&egrave;s d&eacute;licate &agrave; l'&eacute;gard de celui que les astres qui roulent dans le firmament embrassent. Mais si notre vue s'arr&ecirc;te l&agrave;, que l'imagination passe outre&nbsp;; elle se lassera plut&ocirc;t de concevoir, que la nature de fournir. Tout ce monde visible n'est qu'un trait imperceptible dans l'ample sein de la nature. Nulle id&eacute;e n'en approche. Nous avons beau enfler nos conceptions au-del&agrave; des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la r&eacute;alit&eacute; des choses. C'est une sph&egrave;re infinie dont le centre est partout, la circonf&eacute;rence nulle part*.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;Prem&egrave;re partie, chapitre  I, <I>Disproportion de l'homme</I>. p.1105&gt;<BR> <BR> <BR> * Contrairement aux (mauvaises) citations qu'on lit parfois, pour Pascal, ce n'est pas Dieu, mais la <I>nature</I> qui est une sph&egrave;re infinie dont le centre est partout, la circonf&eacute;rence nulle part. Le texte de la Pl&eacute;iade est identique &agrave; celui de l'&eacute;dition de 1670 (Chapitre XXII <I>Connaissance g&eacute;n&eacute;rale de l'homme</I>, p.170).<HR> <LI> <B>  Jean de LA BRUY&Egrave;RE </B>/ Les Caract&egrave;res / OEuvres / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1951<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;L'impossibilit&eacute; o&ugrave; je suis de prouver que Dieu n'est pas me d&eacute;couvre son existence.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.452 XVII (13)&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;La religion est vraie, ou elle est fausse&nbsp;: si elle n'est qu'une vaine fiction, voil&agrave;, si l'on veut, soixante ann&eacute;es perdues pour l'homme de bien, pour le chartreux ou le solitaire&nbsp;: ils ne courent pas un autre risque. Mais si elle est fond&eacute;e sur la v&eacute;rit&eacute; m&ecirc;me, c'est alors un &eacute;pouvantable malheur pour l'homme vicieux&nbsp;: l'id&eacute;e seule des maux qu'il se pr&eacute;pare me trouble l'imagination&nbsp;; la pens&eacute;e est trop faible pour les concevoir, et les paroles trop vaines pour les exprimer. Certes, en supposant m&ecirc;me dans le monde moins de certitude qu'il ne s'en trouve en effet sur la v&eacute;rit&eacute; de la religion, il n'y a point pour l'homme un meilleur parti que la vertu.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.461 XVII (35)&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  MONTESQUIEU </B>/ Spicil&egrave;ge / OEuvres compl&egrave;tes II / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1951<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Myst&egrave;re de la Gr&acirc;ce. On voit dans la m&ecirc;me chaire Dieu tendre la main au p&eacute;cheur le plus endurci et r&eacute;prouver le juste pour quelques fautes.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.1307&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  VOLTAIRE </B>/ Dictionnaire philosophique / Garnier 1967.<BR> <BR> <B>  N&eacute;cessit&eacute; pratique de l'existence de Dieu&nbsp;:<BR> &#171;&nbsp;Je ne voudrais pas avoir affaire &agrave; un prince ath&eacute;e, qui trouverait son int&eacute;r&ecirc;t &agrave; me faire piler dans un mortier&nbsp;: je suis bien s&ucirc;r que je serais pil&eacute;. Je ne voudrais pas, si j'&eacute;tais souverain, avoir affaire &agrave; des courtisans ath&eacute;es, dont l'int&eacute;r&ecirc;t serait de m'empoisonner&nbsp;: il me faudrait prendre au hasard du contre-poison tous les jours. Il est donc absolument n&eacute;cessaire pour les princes et pour les peuples, que l'id&eacute;e d'un Etre supr&ecirc;me, cr&eacute;ateur, gouverneur, r&eacute;mun&eacute;rateur et vengeur, soit profond&eacute;ment grav&eacute;e dans les esprits.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.43 article Ath&eacute;e, Ath&eacute;isme&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Le grand objet, le grand int&eacute;r&ecirc;t, ce me semble, n'est pas d'argumenter en m&eacute;taphysique, mais de peser s'il faut, pour le bien commun de nous autres animaux mis&eacute;rables et pensants, admettre un Dieu r&eacute;mun&eacute;rateur et vengeur, qui nous serve &agrave; la fois de frein et de consolation, ou de rejeter cette id&eacute;e en nous abandonnant &agrave; nos calamit&eacute;s sans esp&eacute;rances, et &agrave; nos crimes sans remords.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.518&gt;<BR> <BR> <B>  Insuffisance de la justice humaine&nbsp;:<BR> &#171;&nbsp;D&egrave;s que les hommes v&eacute;curent en soci&eacute;t&eacute;, ils durent s'apercevoir que plusieurs coupables &eacute;chappaient &agrave; la s&eacute;v&eacute;rit&eacute; des lois. Ils punissaient les crimes publics&nbsp;: il fallut &eacute;tablir un frein pour les crimes secrets&nbsp;; la religion seule pouvait &ecirc;tre ce frein.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.178&gt;<BR> <BR> <B>  Le sup&eacute;rieur ne peut provenir de l'inf&eacute;rieur&nbsp;:<BR> &#171;&nbsp;Nous sommes des &ecirc;tres intelligents&nbsp;; or des &ecirc;tres intelligents ne peuvent avoir &eacute;t&eacute; form&eacute;s par un &ecirc;tre brut, aveugle, insensible&nbsp;: il y a certainement quelques diff&eacute;rences entre les id&eacute;es de Newton et des crottes de mulet. L'intelligence de Newton venait donc d'une autre intelligence.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.459-460&gt;<BR> <BR> <B>  Argument d'intention&nbsp;: Toute machine a un constructeur&nbsp;:<BR> &#171;&nbsp;Quand nous voyons une belle machine, nous disons qu'il y a un bon machiniste, et que, ce machiniste a un excellent entendement. Le monde est assur&eacute;ment une machine admirable&nbsp;: donc il y a dans le monde une admirable intelligence, quelque part o&ugrave; elle soit. Cet argument est vieux et n'en est pas plus mauvais.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.460&gt;<BR> <BR> <B>  Argument d'autorit&eacute;&nbsp;:<BR> &#171;&nbsp;... Spinosa lui-m&ecirc;me admet cette intelligence, c'est la base de son syst&egrave;me. Vous ne l'avez pas lu et il faut le lire. Pourquoi voulez-vous aller plus loin que lui, et plonger par un sot orgueil votre faible raison dans un ab&icirc;me o&ugrave; Spinosa n'a pas os&eacute; descendre&nbsp;?&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.461&gt;<BR> <BR> <B>  Sur les idol&acirc;tres&nbsp;:<BR> &#171;&nbsp;L'erreur n'&eacute;tait pas d'adorer un morceau de bois ou de marbre, mais d'adorer une fausse divinit&eacute; repr&eacute;sent&eacute;e par ce bois et ce marbre. La diff&eacute;rence entre eux et nous n'est pas qu'ils eussent des images et que nous n'en ayons point&nbsp;: la diff&eacute;rence est que leurs images figuraient des &ecirc;tres fantastiques dans une religion fausse, et que la n&ocirc;tre figurent des &ecirc;tres r&eacute;els dans une religion v&eacute;ritable.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.238&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  VOLTAIRE </B>/ OEuvres de Voltaire (tome 13) / Paris, Firmin-Didot 1833 [BnF]<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si les cieux, d&eacute;pouill&eacute;s de son empreinte auguste,<BR>  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pouvaient cesser jamais de le manifester,<BR>  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;&Eacute;pitre CXI, <I>&Agrave; l'auteur du livre des trois imposteurs</I>, p.265&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Denis DIDEROT </B>/ Pens&eacute;es philosophiques / OEuvres / t.I Philosophie / Robert Laffont - Bouquins 1994<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Il y a des gens dont il ne faut pas dire qu'ils craignent Dieu, mais bien qu'ils en ont peur.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;8 p.20&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Le Dieu des chr&eacute;tiens est un p&egrave;re qui fait grand cas de ses pommes, et fort peu de ses enfants.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;16 p.42&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  CHAMFORT </B>/ Maximes et Pens&eacute;es, Caract&egrave;res et Anecdotes / Garnier-Flammarion 1968<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;&Agrave; propos des choses de ce bas monde, qui vont de mal en pis, M... disait&nbsp;: "J'ai lu quelque part, qu'en politique il n'y avait rien de si malheureux pour les peuples que les r&egrave;gnes trop longs. J'entends dire que Dieu est &eacute;ternel&nbsp;; tout est dit."&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;769 p.223&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Louis-Ambroise de BONALD </B>/ OEuvres compl&egrave;tes t.3 / Paris, J-P Migne 1859<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Les gens qui aiment la dispute devraient ne disputer que sur ce qu'ils ne peuvent jamais &eacute;claircir&nbsp;; alors la dispute serait int&eacute;ressante, parce qu'elle serait interminable. Mais disputer sur l'existence de Dieu, l'immortalit&eacute; de l'&acirc;me, la vie future, etc., ce n'est pas la peine. Il n'y a qu'&agrave; attendre.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;<I>Pens&eacute;es</I>, p.1383&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Victor HUGO </B>/ Choses vues / Histoire / OEuvres compl&egrave;tes / Robert Laffont - Bouquins 1987<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;M. Arago avait une anecdote favorite. Quand Laplace eut publi&eacute; sa <I>M&eacute;canique c&eacute;leste</I>, disait-il, l'empereur le fit venir. L'empereur &eacute;tait furieux. " -&nbsp;Comment, s'&eacute;cria-t-il en apercevant Laplace, vous fait tout le syst&egrave;me du monde, vous donnez les lois de toute la cr&eacute;ation et dans tout votre livre vous ne parlez pas une seule fois de l'existence de Dieu&nbsp;! -&nbsp;Sire, r&eacute;pondit Laplace, je n'avais pas besoin de cette hypoth&egrave;se."&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.686&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Edmond et Jules de GONCOURT </B>/ Journal (t.1) / Robert Laffont - Bouquins 1989<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Il y a des gens qui admirent Dieu en tout&nbsp;: s'il a fait des champignons v&eacute;n&eacute;neux, c'est pour &ecirc;tre la providence des faits divers.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;16 ao&ucirc;t 1865 p.1185&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Le Comte de LAUTR&Eacute;AMONT </B>/ Les chants de Maldoror (1869) / GF 528 - Flammarion 1990<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;L'&Eacute;ternel a cr&eacute;&eacute; le monde tel qu'il est&nbsp;: il montrerait beaucoup de sagesse si, pendant le temps strictement n&eacute;cessaire pour briser d'un coup de marteau la t&ecirc;te d'une femme, il oubliait sa majest&eacute; sid&eacute;rale, afin de nous r&eacute;v&eacute;ler les myst&egrave;res au milieu desquels notre existence &eacute;touffe, comme un poisson au fond d'une barque.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;II 3 p.139&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Friedrich NIETZSCHE </B>/ Le Gai Savoir. (1882-1887) / OEuvres II /  Robert Laffont - Bouquins 1990<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;"Est-il vrai que le bon Dieu est pr&eacute;sent partout&nbsp;? demanda une petite fille &agrave; sa m&egrave;re&nbsp;: mais je trouve cela inconvenant." -&nbsp;Une indication pour les philosophes&nbsp;!&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.32&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;<I>Luttes nouvelles</I>. -&nbsp;Apr&egrave;s la mort de Bouddha, l'on montra encore pendant des si&egrave;cles son ombre dans une caverne, -&nbsp;une ombre &eacute;norme et &eacute;pouvantable. Dieu est mort&nbsp;: mais, &agrave; la fa&ccedil;on dont sont faits les hommes, il y aura peut-&ecirc;tre encore pendant des milliers d'ann&eacute;es des cavernes o&ugrave; l'on montrera son ombre. -&nbsp;Et nous -&nbsp;il nous faut encore vaincre son ombre&nbsp;!&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;108 p.121&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Si Dieu avait voulu devenir un objet d'amour, il aurait d&ucirc; commencer par renoncer &agrave; rendre la justice&nbsp;: -&nbsp;un juge, et m&ecirc;me un juge cl&eacute;ment, n'est pas un objet d'amour.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;140 p.138&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Charles BAUDELAIRE </B>/ Fus&eacute;es / OEuvres compl&egrave;tes I / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1975<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dieu est le seul &ecirc;tre qui, pour r&eacute;gner, n'ait m&ecirc;me pas besoin d'exister.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.649&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Lor&eacute;dan LARCHEY </B>/ L'Esprit de tout le monde - Riposteurs (1893) / Berger-Levrault 1893<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Pr&eacute;sent&eacute; par Ars&egrave;ne Houssaye &agrave; Louis Veuillot, Baudelaire dit &agrave; br&ucirc;le-pourpoint avec le ton incisif qui lui &eacute;tait particulier quand il voulait stup&eacute;fier&nbsp;:<BR>  -&nbsp;Je ne crois pas en Dieu.<BR>  -&nbsp;Oh&nbsp;! qu'il en sera contrari&eacute;&nbsp;! fait Veuillot d'un air dolent.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.134&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Entendant dire que Dieu avait fait l'homme &agrave; son image, Fontenelle murmura&nbsp;:<BR>  -&nbsp;L'homme le lui a bien rendu.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.39&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  &Eacute;mile BERGERAT </B>/ Les soir&eacute;es de Calibangr&egrave;ve / Flammarion 1892 [BnF cote 8-Z-13067]<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dieu, pour se prouver, devait faire la faim plus rare et le meurtre moins facile.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;<I>Cinquante pens&eacute;es noires</I>, p.113&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Alphonse ALLAIS </B>/ OEuvres posthumes / Robert Laffont - Bouquins 1990<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Quand le bon Dieu, sortant enfin de son antique routine, se r&eacute;solut &agrave; mettre un peu d'ordre dans le chaos, il s'occupa d'abord de s&eacute;parer la Lumi&egrave;re des T&eacute;n&egrave;bres.<BR>  Les m&eacute;moires de l'&eacute;poque sont assez chiches de d&eacute;tails sur la fa&ccedil;on dont s'op&eacute;ra cette division.<BR>  Les eccl&eacute;siastiques pr&eacute;tendent que le Cr&eacute;ateur n'eut qu'&agrave; prononcer les mots <I>Fiat lux</I> et que la lumi&egrave;re fut&nbsp;; mais pour tout homme un peu vers&eacute; dans la pratique des sciences physiques, il est clair que les choses ne s'accomplirent pas aussi facilement.<BR>  Quoi qu'il en soit, l'op&eacute;ration laissa fort &agrave; d&eacute;sirer.<BR>  La science actuelle, qui a d&eacute;j&agrave; construit des appareils photographiques infiniment plus parfaits que l'oeil humain, est en train de reconna&icirc;tre le peu de conscience ou tout au moins l'&eacute;trange ignorance dont Dieu fit preuve en cette occasion.<BR>  Dieu, &agrave; qui nous reconnaissons, d'ailleurs, une foule d'autres m&eacute;rites, a agi, dans tout cela, comme un enfant.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;<I>Le Journal</I>, 28 f&eacute;vrier 1896 p.301&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Jules RENARD </B>/ Journal / Robert Laffont - Bouquins 1990<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dieu, celui que tout le monde conna&icirc;t, de nom.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;14 avril 1894 p.171&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Je croirai &agrave; tout ce qu'on voudra, mais la justice de ce monde ne me donne pas une rassurante id&eacute;e de la justice dans l'autre. Dieu, je le crains, fera encore des b&ecirc;tises&nbsp;: il accueillera les m&eacute;chants au Paradis et foutra les bons dans l'Enfer.<BR>  Un chat qui dort vingt heures sur vingt-quatre, c'est peut-&ecirc;tre ce que Dieu a fait de plus r&eacute;ussi.<BR>  Oui, Dieu existe, mais il n'y entend rien, pas plus que nous.<BR>  Ah&nbsp;! il l'a, lui, le divin sourire&nbsp;!<BR>  C'est &agrave; nous de r&eacute;parer ses injustices&nbsp;! Nous sommes plus que des dieux.<BR>  J'ignore s'il existe, mais il vaudrait mieux, pour son honneur, qu'il n'exist&acirc;t point.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;26 janvier 1906 p.812&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dieu, modeste, n'ose pas se vanter d'avoir cr&eacute;&eacute; le monde.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;3 septembre 1906 p.845&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Tr&egrave;s attaqu&eacute;, Dieu se d&eacute;fend par le m&eacute;pris, en ne r&eacute;pondant pas.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;28 janvier 1908 p.913&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Paul-Jean TOULET </B>/ Monsieur du Paur homme public / OEuvres compl&egrave;tes / Robert Laffont - Bouquins 1986<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;On raconte que Dieu a cr&eacute;&eacute; l'homme &agrave; son image. Il nous a donn&eacute; l&agrave; une faible id&eacute;e de ses charmes. Toutes fois que je rencontre N... qui est bas de ventre, court-jamb&eacute;, avec une t&ecirc;te piriforme et des aubergines pour mains, j'ai envie de lui dire&nbsp;: Est-ce que vous n'avez pas honte de repr&eacute;senter la divinit&eacute; de cette fa&ccedil;on-l&agrave;&nbsp;?&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt; &#167;a p.262&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Paul-Jean TOULET </B>/ Le carnet de monsieur du Paur / OEuvres compl&egrave;tes / Robert Laffont - Bouquins 1986<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;C'est encore adorer ses Dieux que de leur jeter des pierres.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.288&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Antoine de SAINT-EXUP&Eacute;RY </B>/ Carnets / folio Gallimard 1999<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Que m'importe que Dieu n'existe pas&nbsp;! Dieu donne &agrave; l'homme de la divinit&eacute;.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.106&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Albert EINSTEIN </B>/ Pens&eacute;es intimes / &Eacute;ditions du Rocher 2000<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Je ne crois pas en un Dieu personnel et je ne l'ai jamais cach&eacute;. Bien au contraire, je l'ai exprim&eacute; clairement. S'il y a quelque chose en moi qui peut &ecirc;tre qualifi&eacute; de religieux, c'est l'admiration  sans limites pour la structure du monde, pour autant que la science soit en mesure de la r&eacute;v&eacute;ler.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;Lettre &agrave; un admirateur, 22 mars 1954, <I>Archives Einstein 39-525</I>. p.144&gt;<BR> <BR> <B>  Dieu ne joue pas aux d&eacute;s.<BR> &#171;&nbsp;La m&eacute;canique des quanta est tout &agrave; fait digne de consid&eacute;ration. Mais une voix int&eacute;rieure me dit que ce n'est pas le vrai Jacob. La th&eacute;orie a beaucoup &agrave; offrir, mais elle ne nous rapproche gu&egrave;re des secrets de l'Ancien. En tout cas, je suis convaincu qu'Il ne joue pas aux d&eacute;s.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;Lettre &agrave; Max Born, 4 d&eacute;cembre 1926, <I>Archives Einstein 8-180</I>.p.153&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Andr&eacute; GIDE </B>/ Journal 1939-1949 Souvenirs / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1954<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Il est bon de laisser croire &agrave; l'enfant que Dieu le voit, car il doit agir comme sous le regard de Dieu et faire de cela sa <I>conscience</I>.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;10 avril 1942 p.114&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Paul VAL&Eacute;RY </B>/ M&eacute;lange (1939) / OEuvres I / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1957<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;L'homme vaut-il la peine de d&eacute;ranger un Dieu pour le "cr&eacute;er"&nbsp;?&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.314&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Paul VAL&Eacute;RY </B>/ Mauvaises pens&eacute;es et autres / OEuvres II / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1960<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;EX NIHILO&nbsp;: Dieu a tout fait de rien. Mais le rien perce.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.907&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Paul L&Eacute;AUTAUD </B>/ Journal litt&eacute;raire / Mercure de France 1986<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Je me disais en descendant qu'il n'est d&eacute;cid&eacute;ment pas dr&ocirc;le d'&ecirc;tre n&eacute; &agrave; cette &eacute;poque, bien que toutes aient d&ucirc; se valoir et avoir leurs &eacute;v&eacute;nements emb&ecirc;tants. Etre n&eacute; Adam, par exemple, Adam avec Eve. Il est vrai qu'ils devaient &ecirc;tre assomm&eacute;s par le Seigneur, avec ses observations &agrave; chaque instant&nbsp;: "Vous ab&icirc;mez le jardin. Marchez dans les all&eacute;es. Faites attention aux fleurs, etc., etc." Pas moyen d'&ecirc;tre tranquilles.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;6 ao&ucirc;t 1936 II p.1677&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Woody ALLEN </B>/ Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la culture. Opus 2. / Solar 1973<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Non seulement Dieu n'existe pas, mais essayez d'avoir un plombier pendant le week-end&nbsp;!&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.43&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Andr&eacute; GIDE </B>/ Journal 1889-1939 / Biblioth&egrave;que de la Pl&eacute;iade / nrf Gallimard 1951<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Je ne puis me satisfaire du nihilisme absolu de Roger Martin du Gard. Je ne m'en &eacute;carte pas, ne le repousse pas, mais pr&eacute;tends passer outre, le traverser. C'est par-del&agrave;, que je veux reconstruire. Il me parait monstrueux que l'homme ait besoin de l'id&eacute;e de Dieu pour se sentir d'aplomb sur terre&nbsp;; qu'il soit forc&eacute; de consentir &agrave; des absurdit&eacute;s pour &eacute;difier quoi que ce soit de solide&nbsp;; qu'il se reconnaisse incapable d'exiger de lui-m&ecirc;me ce qu'obtenaient artificiellement de lui des convictions religieuses, de sorte qu'il laisse aller tout &agrave; n&eacute;ant sit&ocirc;t qu'on d&eacute;peuple son ciel.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;20 octobre 1927 p.854&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Raymond QUENEAU </B>/ Journaux (1914-1965) / nrf Gallimard 1996<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;L'infini n'existe pas. L'univers est fini quoique illimit&eacute;. Il n'y a pas de place pour Dieu.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;18 mai 1920 p.65&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Fran&ccedil;ois JACOB </B>/ Le jeu des possibles / Fayard 1981<BR> <BR> <B>  Contre l'argument d'intention&nbsp;:<BR> &#171;&nbsp;Tout au long de l'<I>Origine des esp&egrave;ces</I>, Darwin insiste sur les imperfections de structure et de fonction du monde vivant. Il ne cesse de souligner les bizarreries, les solutions &eacute;tranges qu'un Dieu raisonnable n'aurait jamais utilis&eacute;es. Et l'un des meilleurs arguments contre la perfection vient de l'extinction des esp&egrave;ces. On peut estimer &agrave; plusieurs millions le nombre des esp&egrave;ces animales vivant actuellement. Mais le nombre des esp&egrave;ces qui ont disparu apr&egrave;s avoir peupl&eacute; la terre &agrave; une &eacute;poque ou une autre doit, d'apr&egrave;s un calcul de G.G. Simpson, s'&eacute;lever &agrave; quelques cinq cents millions au moins.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.70&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Philippe BOUVARD </B>/ Maximes au minimum / Robert Laffont 1984<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Si Dieu nous avait vraiment fait &agrave; son image, il y aurait moins de chirurgiens esth&eacute;tiques.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.37&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Roland TOPOR </B>/ Pense-b&ecirc;tes / Le cherche midi &eacute;diteur 1992<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dieu voit tout, entend tout, confond tout.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.65&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Fran&ccedil;ois CAVANNA </B>/ Lettre ouverte aux culs-b&eacute;nits / Albin Michel 1994<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Que Dieu existe ou non n'a aucune importance. Il ne s'ensuit aucune influence sur notre conduite.<BR>  Dieu, par d&eacute;finition, est inconnaissable. Sa nature et, &agrave; plus forte raison, ses desseins, ne nous sont pas accessibles. Si vraiment il existe et nous a voulus tels que nous sommes, c'est-&agrave;-dire incapables de le concevoir tout en &eacute;tant tortur&eacute;s par la question de son existence et par celle de nos fins derni&egrave;res, laissons-lui le soin de g&eacute;rer tout cela. Il l'a cr&eacute;&eacute;&nbsp;? Qu'il s'en d&eacute;merde&nbsp;!&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.14&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Si vraiment ce monde o&ugrave; nous sommes a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;, cr&eacute;&eacute; par quelqu'un qu'il est convenu d'appeler Dieu, alors tout se passe comme si ce personnage dou&eacute; du pouvoir de cr&eacute;er (par d&eacute;finition) &eacute;tait un arri&eacute;r&eacute; mental incoh&eacute;rent et brouillon, un impulsif &agrave; tendances sadiques, un caract&eacute;riel infantile... En somme, un enfant dieu d&eacute;bile et dangereux qu'on aurait isol&eacute; dans un coin lointain d'univers pour qu'il fiche la paix au monde en faisant joujou sur son tas de sable &agrave; arracher les pattes des mouches. Les mouches, c'est nous.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.135&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Jos&eacute; ARTUR </B>/ Les Pens&eacute;es / Le cherche midi &eacute;diteur 1993<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dieu ne recevra jamais le prix Nobel de la paix.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.23&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp; "Mon Dieu, soyez humain" est l'invocation la plus b&ecirc;te du monde.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.39&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  COLUCHE </B>/ Pens&eacute;es et anecdotes / Le cherche midi &eacute;diteur 1995<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Dieu a cr&eacute;&eacute; l'homme &agrave; son image, et la gonzesse &agrave; l'id&eacute;e qu'il s'en faisait, &ccedil;a peut para&icirc;tre d&eacute;gueulasse, mais &ccedil;a partait d'un bon sentiment.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.154&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Emil CIORAN </B>/ Des larmes et des saints (1937) / OEuvres / Quarto Gallimard 1995<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Il m'arrive d'&eacute;prouver une sorte de stupeur &agrave; l'id&eacute;e qu'il ait pu exister des "fous de Dieu", qui lui ont tout sacrifi&eacute;, &agrave; commencer par leur raison. Souvent il me semble entrevoir comment on peut se d&eacute;truire pour lui dans un &eacute;lan morbide, dans une d&eacute;sagr&eacute;gation de l'&acirc;me et du corps. D'o&ugrave; l'aspiration immat&eacute;rielle &agrave; la mort. Il y a quelque chose de pourri dans l'id&eacute;e de <I>Dieu</I>&nbsp;!&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.311&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Emil CIORAN </B>/ De l'inconv&eacute;nient d'&ecirc;tre n&eacute; (1973) / OEuvres / Quarto Gallimard 1995<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Il tombe sous le sens que Dieu &eacute;tait une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une aussi satisfaisante.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.1340&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Philippe BOUVARD </B>/ Journal 1992-1996 / Le cherche midi &eacute;diteur 1997<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Qu'adviendra-t-il de l'humanit&eacute; si, dans un si&egrave;cle ou dans un mill&eacute;naire, l'homme s'avisait avec certitude que Dieu n'existe pas&nbsp;? Les religions -&nbsp;et les guerres qu'elles ont suscit&eacute;es -&nbsp;deviendraient sans objet, la moiti&eacute; de la litt&eacute;rature n'aurait plus aucun sens, des centaines de partitions seraient priv&eacute;es de leur substance, des milliers de tableaux deviendraient ridicules, les trois quarts de la morale s'&eacute;crouleraient tandis que des dizaines de milliers de professionnels de la g&eacute;nuflexion se retrouveraient &agrave; la rue. On conserverait la foi pour moins que cela.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.88&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Si Dieu n'existe pas, je plains ceux qui, pour conqu&eacute;rir l&agrave;-haut un paradis hypoth&eacute;tique, ont transform&eacute; ici-bas leur vie en un enfer de contraintes et de renoncements.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.116&gt;<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;Si l'homme est vraiment ce que le cr&eacute;ateur a fait de mieux, &ccedil;a ne vaut pas la peine de s'agenouiller devant lui.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.122&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Fran&ccedil;ois NOURISSIER </B>/ &Agrave; d&eacute;faut de g&eacute;nie / nrf Gallimard 2000<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;La rh&eacute;torique de la foi, la majuscule mise &agrave; Dieu et m&ecirc;me &agrave; Ses pronoms personnels, la d&eacute;f&eacute;rence qui entoure, o&ugrave; qu'on regarde, les z&eacute;lateurs du sentiment religieux, tout ce battage m&eacute;taphysique me para&icirc;t appartenir, myst&eacute;rieusement, au m&ecirc;me ordre que la convention qui conf&egrave;re leur valeur v&eacute;nale &agrave; l'or, au diamant, au saphir, &agrave; l'&eacute;meraude. Cailloux&nbsp;! Simples conventions, mises au point en leur temps par des n&eacute;gociants, par commodit&eacute;, et qu'on s'&eacute;tonne de voir encore respect&eacute;es.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.102&gt;<BR> <BR> <HR> <LI> <B>  Robert JOLY </B>/ Dieu vous interpelle&nbsp;? Moi, il m'&eacute;vite... / Editions EPO 2000<BR> <BR> <B>  &#171;&nbsp;"Expliquer" l'univers par un Cr&eacute;ateur n'est en aucune fa&ccedil;on une explication. Nous connaissons l'univers, au moins en partie, et d&eacute;j&agrave; pas mal, et de plus en plus. Un Dieu cr&eacute;ateur est lui, totalement inconnu et inexplicable. On n'explique pas le peu (admettons) connu par l'inconnaissable. Cela ne revient qu'&agrave; multiplier l'obscurit&eacute;, <I>obscurum per obscurius</I>.&nbsp;&#187;<BR> </B>&lt;p.30&gt;<BR> <BR> </UL> <P> <TABLE WIDTH="100%" BGCOLOR="#FFCCCC" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0"><TR><TD WIDTH="220"><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="60" ALT="" ALIGN="middle"><A HREF="devoir.htm"><IMG SRC="blueleft.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT=" devoir " ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="2" HEIGHT="2" ALT=""><A HREF="lexique.htm"><IMG SRC="tdir.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[lexique]" ALIGN="Middle"></A><A HREF="cherche.htm"><IMG SRC="rech.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[Recherche]" ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="2" HEIGHT="2" ALT=""><A HREF="dimanche.htm"><IMG SRC="bluerigh.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT=" dimanche " ALIGN="Middle"></A><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="2" ALT=""></TD><TD><B>Corr&eacute;lats&nbsp;:</B> <A HREF="religion.htm">religion</A> <A HREF="secte.htm">secte</A> <A HREF="croyance.htm">croyance</A> <A HREF="credo.htm">credo</A> <A HREF="foi.htm">foi</A> <A HREF="miracle.htm">miracle</A> <FONT COLOR="#009933">dieu </FONT><A HREF="enfer.htm">enfer</A> <A HREF="confessi.htm">confession</A> <A HREF="mythe.htm">mythe</A> <A HREF="destin.htm">destin</A> <A HREF="mysticis.htm">mysticisme</A> <A HREF="atheisme.htm">ath&eacute;isme</A> </TD><TD><IMG SRC="blank.gif" WIDTH="20" HEIGHT="60" ALT="" ALIGN="middle"></TD></TR></TABLE>  <BR>Version du dimanche 9  mars 2003.<BR> <B>Contact : </B><A HREF="mailto:jl_morel@bribes.org">jl_morel@bribes.org</A> &nbsp;<A HREF="cgi-bin/note.cgi"><IMG SRC="email.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[formulaire&nbsp;HTML]" ALIGN="Middle"></A> &nbsp;&nbsp;<A HREF="intro.shtml" ><IMG SRC="info3.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" ALT="[infos]" ALIGN="Middle"></A> <BR><SMALL>Copyright&nbsp;&copy;&nbsp;1997-2003&nbsp;J-L.&nbsp;MOREL<BR>*&nbsp;BRIBES&nbsp;:&nbsp;<A HREF="http://www.bribes.org/">http://www.bribes.org/</A><BR></SMALL> <A HREF="http://validator.w3.org/check/referer"><IMG BORDER="0" SRC="vh40.gif" ALT="[Validation&nbsp;HTML&nbsp;4.0!]" ALIGN="Right" HEIGHT="31" WIDTH="88"></A> </BODY></HTML> 
