<html> <head> <title>L'histoire des produits drivs : Le merchandising.</title> <meta name="description" content="l'analyse de l'volution du ''marchandisage'' dans le monde du cinma d'animation..."> <META NAME="last-modified" content="Saturday, June 19th, 1999"> <meta name="keywords" content="merchandising, marchandisage, star war"> <meta name="author" content="Andr Menguy"> </head>         <body bgcolor="#FFFFFF" text="#000000" link="#FF0000" vlink="#FF5500">         <p align="center"><font color="#FF0000" size="6"><b><i> TOY STORY ET SES DERIVES        </i><br><br><font size=4> Un ruban de Mobius... </p></b></blockquote>   <br><br><br><br>&nbsp;           <table width=100%><tr>            <td width=20% align=center valign=top>            <img src="images/marchan1.gif" alt="jurassic sic" width=89 height=308 hspace=30 vspace=50 border=0></td>           <td width=80% align=left><font color="#000000" size=3> La firme Disney affiche, non sans humour, ses intentions, lorsque ses  animateurs mettent en scne, dans deux films rcents, les (futurs) jouets  drivs des mmes :  <ul><li> dans <b>Le Bossu de Notre-Dame</b> (de Gary Trousdale &amp; Kirk Wise : 1996),  <i>Quasimodo</i> fabrique des personnages miniatures avec lesquels il joue  pour occuper sa solitude...   <li>dans <b>Hercule</b> (1997), les figurines du hros ainsi que des objets  drivs sont commercialises dans les "Herculostores"! <li>dans <b>Toy Story</b> (John Lasseter : 1996) l'histoire met en scne  des jouets, dont certains existent dj et sont produits par une firme  avec laquelle le studio entretient de forts liens commerciaux (Mattel). </li></UL>              </p><p> Nous pourrions prendre ce dernier film comme tant  la base d'un phnomnal  exemple de stratgie commerciale bien pense qui se rsume dans un  implicite : "l'histoire met en scne des jouets... dont les copies seront automatiquement drives en tant que produits pour la vente.              </p><p> John Lasseter son crateur, vtran de l'image de synthse au service du  cinma d'animation prcise dans une interview accorde  la revue d'effets spciaux <b>SFX</b>: <br>"<i>Je savais que pour un premier long  mtrage, il valait mieux travailler en terrain connu. J'ai donc rflchi  aux textures qui taient les plus faciles  imiter en infographie et le  plastique s'est impos  moi. A la question : qu'est-ce qui est fait de plastique et qui peut passer pour un personnage ? J'ai rpondu un jouet  (...) Le fait de centrer le film sur des jouets permettait de limiter la  prsence d'tres humains, trs difficiles  raliser, dans l'histoire.  De plus leur texture artificielle tait trs aise  produire en synthse.  Tel tait mon point de dpart".</i> (1)              </p><p> Si nous admirons le travail du crateur, nous ne croyons pas toutefois en  sa totale navet. Nous ajoutons cette prcision apporte par le critique  de cinma Grard Delorme dans le mensuel de cinma "Premire", il crit : <i>"On sait que l'image gnre par l'ordinateur a du mal   rendre les matires naturelles comme la fourrure, les corces, les tissus.  Aucun problme ici, puisque les principaux personnages sont des jouets  dont l'apparence, la texture lisse et les couleurs vives se prtent  idalement  un rendu d'images de synthse (...) (2).</i>              </p><p> Nous ne pouvons nous empcher de poser la question suivante : "<i>qu'est-ce  qui pouvait intresser les productions Disney dans un scnario qui met en scne des jouets ?"</i> Notre rponse est implicitement contenue dans la  question : "<i>Les jouets en tant qu'images 3 D de leurs futurs drivs  vritablement tridimensionnels !</i> <b>Toy Story</b> apparatrait ainsi  comme un long spot publicitaire (gnial pour des figurines drives).<br> La compagnie de jouets Mattel regrette amrement d'avoir refus de laisser  reproduire la poupe <b>Barbie</b>, et Disney qui a engrang des millions  de dollars par la seule vente des figurines, dcalcomanies, albums, jeux  vido, etc, se bat la coulpe de ne pas avoir eu l'ide de reproduire les  petits extra-terrestres verts de la "Pizza - Planet", qui furent les items les plus rclams par les enfants !              </p><p> Depuis 1979, Disney, partenaire de McDonald&#146;s recycle une partie des  produits drivs de "ses" films avec les "Happy Meals" au menu de la chane de restauration rapide : "Pocahontas", "1001 Pattes", "Le Livre  de la jungle", "La Belle et la Bte", "Les 101 Dalmatiens", etc... ou bien d'autres productions, comme par exemple: "Batman" et "Catwoman" en figurines articules (cadeaux de 1993). La presse Disney recommande de collectionner et d'changer : <i>"Avec une nouveaut par  semaine depuis 20 ans, il va falloir faire de la place dans ta chambre  ou commencer  faire des changes..." </i>. Elle recommande galement  de garder les botes du menu: <i>"qui sont parfois trs rares et plus  recherches que les figurines</i> (3).              </p><p> Un exemple rcent, le film <b>Small Soldiers</b> (Joe Dante : 1998) met  en scne des jouets intelligents qui se livrent bataille; le film est une fable anti-militariste efficace. Les marionnettes (en animatronique)  qui ont t filmes, ont t fabriques par la marque "Hasbro", le fabricant  a automatiquement promu une ligne de jouets ds la sortie du film. ( Nous rappelons que Mattel et Hasbro, sont deux des plus grands fabricants de jouets et de produits drivs.)              </p><p>              </p><p> Tenter une critique, dans ce ruban de Moebius (4) des rapports de la  cration, du commerce et de la publicit au XX sicle, ncessiterait  de faire appel  des arguments thiques pour dfendre une tradition qui  serait soi-disant plus originale <i>(lorsque le personnage de fiction deviennent l'image d'une marque)</i>, que ce basculement rcent, rend vain... nous ne nous livrerons donc pas  cet exercice (5).                           </td></tr></table>                           <table width=100%><tr>                          <td width=10%></td>                          <td width=90% align=left><font size=2><i><br><br><br><br> 1- "L'aventure d'un tournage virtuel", Revue SFX N 33, avril 1996, p.6-13  et 47., p. 8.            <br><br> 2- "Les jouets ont-ils une me ?", Revue Premire N 241, avril 1997,  p. 101.                  <br><br> 3- Picsou magazine N 428, avril 1999.                          <br><br> 4- l'expression est de H. Hendershot in : "Media reform in the Age of  Toasters : Strawberry Shortcake, the continuum of gender construction and  the deregulation of children's television, in <i>Wide Angle</i>, vol. 16, N 4, oct. 1994, Ohio University School of Film, Athens, Ohio, USA., p. 59 - 82, p. 75. <br><br> 5- Les regroupements d'entreprises de type: compagnies de jouets + producteurs  de films + chanes de tlvision + rseau de distribution de jouets &#150;  ncessitant  chaque maillon des effets d'annonce, sont maintenant la norme aux Etats-Unis. Tom Engelhardt, un auteur amricain rsume par une longue  phrase la chane complte que nous recopions sans traduire afin de  respecter la fluidit de la syntaxe anglaise : "<i>The linking of such giant toy companies into TV production companies into advertising companies, now often overseeing the actual production of TV series for their toy company clients, tied into distribution companies (some owned by the above) linked either to a nation-embracing set of independent television stations or directly to the networks, linked to a series of product licencies (sometimes up to one hundred or more per successful character) - this whole chain has had the effect not just of creating a few simple, recognizable images, attachable to almost every object in a child's world, but also of vastly upping the ante for successful launching new toy lines, which now need an estimated $ 20 million to $ 30 million in start-up backing</i>&nbsp; (<i>in</i>  &quot;&nbsp;The shorcake Strategy&nbsp;&quot; in T. Gitlin,<i> op. cit</i>, p. 68-110, p. 79 &#150; 80.                          <br><br></i>                          </td></tr></table>                 <table width=100%><tr>                 <td width=100% align=center><font color="#000000" size=2>                 <p><blockquote><font color="#000000"><b><br><br><br><br> Andr Menguy,</b><br>Professeur  l'Institut Universitaire de Formation des  Matres de Nice, <br>charg de la formation  l'audiovisuel et au cinma.                  <br><font size=1>  Avril - Mai 1999.</p>                 </blockquote>                </td></tr></table>            </td></tr></table><br clear=all>                           <table width=100%><tr>            <td width=40% align=right><font color="#FF0000" size=3> Page prcdente : <br><br> Page suivante : <br><br>            </td><td width=60% align=left><font color="#FF0000" size=3><b>            <a href="marchan3.htm"> Une poupe, Batman et les autres...            </a><br><br>            <a href="marchan5.htm"> Conclusion...            </a><br><br>            </td></tr><tr>            <td width=100% align=center colspan=2>            <font color="#FF0000" size=3><b><br><br>            <a href="animag.htm#marchand">            <img src="../clap0.gif" ALT=Retour  l'index ? border=0><BR><BR> retour  l'index ?            </a><br><br> </body> </html> 
