<!doctype html public "-//W3C//DTD HTML 4.0 transitional//en"> <HTML>  <HEAD> <TITLE>Livres, notices bibliographiques, vol 136 no. 1 - Revue internationale du Travail - Publications</TITLE> <META NAME="description" CONTENT="Revue spcialise dans le monde du travail, la <i>Revue internationale du Travail</i> contribue  une meilleure comprhension des questions sociales et des problmes en publiant les rsultats de recherches originales et des analyses de questions d'intrt international effectues notamment par des conomistes, des juristes, des sociologues, et autres experts. Elle est publie en franais,en anglais et en espagnol."> <META NAME="Keywords" CONTENT="BIT, OIT, travail, emploi, conomique, social, recherche, analyse, critiques de livres, perspectives, publications"></HEAD> <link HREF="/webcommon/css/ilostyle.css" REL="stylesheet"><BODY BACKGROUND="/webcommon/images/oit_bg.gif"><A NAME="top"></A>  <table width="100%" height="48" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0"> <tr>  <td rowspan="3" width="60" height="16"><a target="_top" href="/public/french/index.htm"><img src="/webcommon/images/oitlogo.gif" BORDER=0 ALT="BIT Page d'accueil"></a></td> <td colspan="2" height="12"></td></tr> <tr> <td height="15" bgcolor="#000063" align="left"><a target="_top" href="/public/french/index.htm"><img src="/webcommon/images/oitfbar_m.gif" ALT="Organisation internationale du Travail" BORDER=0></A></td> <td align="left"><img src="/webcommon/images/right.gif" height="15" width="21"></td></tr> <tr>  <td colspan="2" width="100%" height="21"></td></tr> </table>  <table BORDER=0 CELLPADDING=0 CELLSPACING=0 WIDTH="100%"> <tr> <td ALIGN="LEFT"> <div CLASS="header"><a target="_top" href="/public/french/support/publ/index.htm" class="dept">Publications</A> >> <a target="_top" href="/public/french/support/publ/revue/index.htm" CLASS="dept"><B>Revue internationale du Travail</B></A></div></TD></TR></TABLE> <hr WIDTH="100%"> <FONT COLOR="#00A0DD" SIZE="+3"><B>REVUE <BR>INTERNATIONALE <BR>DU TRAVAIL</B></FONT> <P> <TABLE WIDTH="100%"> <TR> <TD WIDTH=250> <FONT SIZE=-1>VOLUME 136, NUMERO 1</FONT></TD> <TD><B> <FONT SIZE=+2>1997/1</FONT></B></TD></TR></table> <BR> <CENTER> <FONT SIZE=5><B>LIVRES</B></FONT> <BR> <FONT SIZE=4>Notices bibliographiques</FONT> </CENTER> <BR> <P><blockquote> Disney, Richard. <b>Can we afford to grow older? A perspective on the economics of aging</b>. Cambridge, MA, et Londres, The MIT Press, 1996. x + 344 pp. Tableaux, graphiques, index. ISBN 0-262-04157-X. <P>Cet ouvrage difficile d'accs ne s'adresse pas aux dilettantes. Il passe en revue de fa&ccedil;on critique et approfondie la littrature consacre aux aspects conomiques du vieillissement de la population. Abordant un ventail de questions trs large, l'auteur se penche sur les effets macro et micro-conomiques du vieillissement de la population dans un grand nombre de domaines importants, notamment l'pargne, la productivit, la participation  la vie active et la viabilit des programmes de scurit sociale. L'ouvrage est ax sur la situation au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, au Japon et dans plusieurs autres pays. L'auteur est un universitaire britannique qui utilise le plus souvent la terminologie amricaine. <P>Outre l'introduction et la conclusion, l'ouvrage comporte neuf chapitres, consacr chacun  une question conomique particulire. Au chapitre 2, R. Disney examine les modles statiques de redistribution de la charge que reprsentent les personnes &acirc;ges. Comme la plupart des personnes &acirc;ges de 65 ans et plus ne travaillent pas, elles doivent bnficier d'une forme ou d'une autre de revenu pour leur retraite. Selon l'auteur, la charge que les personnes &acirc;ges font peser sur l'conomie se mesure en pourcentage de la consommation de ces personnes non actives par rapport  la consommation totale, que leur consommation soit finance par un rgime de retraite par capitalisation ou par rpartition, l'un et l'autre n'ayant aucun effet sur le niveau de l'conomie. <P>Le chapitre 3 dcrit un modle de gnrations successives et porte sur les transferts des ressources conomiques entre gnrations. Basant son argumentation sur le clbre article publi par Samuelson en 1958 sur les changes entre les gnrations successives <sup>1</sup>, l'auteur tudie le fondement logique des programmes de scurit sociale dans un tel cadre et les problmes que pose le vieillissement de la population. Il se demande si la scurit sociale doit voluer vers un rgime par capitalisation au fur et  mesure que la population vieillit, sans parvenir  des conclusions claires. Ce sujet important aurait mrit une analyse plus approfondie. Intuitivement, l'auteur pense que le rgime par capitalisation rduirait les risques de conflits entre les gnrations, mais  son avis les problmes de financement que poserait le passage  un tel rgime seraient difficiles  rsoudre. <P><sup>1</sup>Voir Paul A. Samuelson: An exact consumption-loan model of interest with or without the social contrivance of money, <i>Journal of Political Economy</i> (Chicago), 1958, 66 (dc.), pp. 467-482. <P>Le chapitre 4 prsente cinq tudes de cas portant sur des programmes de prestations de scurit sociale en faveur des personnes &acirc;ges et analyse la fa&ccedil;on dont l'Australie, les Etats-Unis, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni font face au problme du vieillissement de leur population. Ces pays offrent des exemples varis et intressants de programmes et d'expriences. Pour remdier au problme du vieillissement de la population, les Etats-Unis financent en partie leur programme de scurit sociale en investissant dans des obligations d'Etat. Le Royaume-Uni a rduit son systme de protection sociale pour cette m&ecirc;me raison. L'Italie s'est heurte  de graves difficults pour financer son programme de scurit sociale car elle doit honorer ses engagements antrieurs alors que la population vieillit rapidement. Le programme de scurit sociale australien, quant  lui, diffre des autres programmes tudis dans la mesure o&ugrave; il est financ par les recettes gnrales plut&ocirc;t que par les cotisations sociales. C'est le Japon qui conna&icirc;t le problme de vieillissement de la population le plus grave; en effet, le taux de natalit y est faible alors que l'esprance de vie est leve. Aprs avoir analys la situation dans ces cinq pays, l'auteur affirme que les rgimes par rpartition traditionnels,  prestations dtermines, sont caractriss par des engagements excessifs quant aux transferts futurs. Cette mise en accusation virulente de la scurit sociale traditionnelle n'est pas taye par une analyse approfondie. On pourrait tout aussi bien dduire des faits invoqus que les programmes de scurit sociale traditionnels sont suffisamment souples pour pouvoir s'adapter  une volution conomique et dmographique dfavorable. <P>Le chapitre 5 est consacr aux rgimes de retraite privs qui seront appels  jouer un r&ocirc;le plus important  l'avenir dans la prise en charge du nombre croissant de personnes &acirc;ges. Ce chapitre est moins convaincant que les autres: en effet, l'auteur exagre lorsqu'il prtend que les rgimes de retraite privs pourront assurer une part prpondrante des pensions de retraite aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, alors qu'il ne marque pas suffisamment la diffrence entre les rgimes  cotisations et les rgimes  prestations dtermines. Dans ce chapitre, R. Disney examine galement la privatisation des pensions de retraite au Chili et au Royaume-Uni. Il arrive  la conclusion que, si les rgimes  cotisations dtermines prsentent des risques, ni les rgimes de scurit sociale traditionnels ni les rgimes  prestations dtermines n'en sont exempts. <P>Dans le chapitre 6, l'auteur montre comment le vieillissement de la main-d'oeuvre a une incidence sur les salaires de toute une vie et sur le niveau d'instruction. Il examine aussi du point de vue macro-conomique la question de savoir si la main-d'oeuvre &acirc;ge est plus productive, ainsi que les effets d'une importante cohorte de naissances, par exemple la gnration du baby-boom aux Etats-Unis, sur les salaires et la participation  la vie active. Il appara&icirc;t trs clairement que l'importance numrique de la cohorte du baby-boom a affect les salaires de dpart des intresss, voire leurs gains  vie. Cependant, l'incidence de la taille de la cohorte est plus grande parmi les travailleurs trs qualifis que parmi ceux qui le sont moins et sont plus facilement rempla&ccedil;ables. <P>Les aspects conomiques de la retraite font l'objet du chapitre 7 qui est essentiellement consacr  l'impact du vieillissement sur la participation des travailleurs plus &acirc;gs  la vie active. L'auteur relve que cette participation baisse nettement au-del de 55 ans, et il se demande si le vieillissement de la main-d'oeuvre dans son ensemble a eu des rpercussions sur la participation des travailleurs  la vie active. Les perspectives d'emploi peuvent &ecirc;tre dfavorables pour une cohorte plus nombreuse de travailleurs &acirc;gs. La baisse de salaire induite par l'offre, du fait de l'importance numrique d'une cohorte, peut conduire  des retraites anticipes. Toutefois, cette importance peut aussi se traduire par des prestations de scurit sociale rduites incitant certains  prendre une retraite plus tardive. <P>Dans le chapitre 8 consacr  l'pargne et  la consommation, l'auteur dcrit, d'un point de vue macro-conomique, la manire dont la croissance dmographique et l'volution du rapport de la population &acirc;ge  la population totale influent sur l'pargne, l'investissement et la croissance. Il tudie les donnes micro-conomiques dmontrant la validit de la thorie du cycle de vie de l'pargne ainsi que l'impact du vieillissement de la population sur l'pargne et sur les legs. Compte tenu de la structure par &acirc;ge de l'pargne (dspargne des personnes &acirc;ges et pargne des travailleurs d'&acirc;ge moyen), le taux d'pargne global devrait &ecirc;tre influenc par la pyramide des &acirc;ges. Une analyse transversale relative aux pays de l'OCDE indique que le rapport entre le pourcentage de la population &acirc;ge et le taux d'pargne net des mnages est ngatif. <P>Le chapitre 9, relativement bref, traite des consquences des dpenses de sant dans le cas d'une population vieillissante. Selon l'auteur, il est difficile de dterminer l'incidence du vieillissement de la population sur le budget de la sant du fait notamment que les problmes rencontrs par le secteur public pour assurer les soins de sant occultent les effets des pressions dmographiques sur les dpenses. Les comparaisons tablies entre les diffrents pays dmontrent entre autres choses que le pourcentage des dpenses consacres aux personnes &acirc;ges par rapport au total des dpenses de sant varie considrablement d'un pays  l'autre. Dans tous les pays, le dveloppement du march des assurances maladie de longue dure est lent. <P>Dans le chapitre 10, R. Disney examine les consquences du vieillissement de la population sur le comportement de l'lectorat quant aux questions de transferts publics entre les diffrents groupes d'&acirc;ge. Il tudie en particulier la possibilit d'un contrat entre les gnrations sur la rpartition des ressources et la probabilit de l'mergence de conflits entre les gnrations. Il se penche aussi sur le vieillissement de la population et les choix publics et relve deux effets fondamentaux  cet gard. Plus un groupe d'&acirc;ge est important, plus son pouvoir politique est grand. Cependant, comme l'a dmontr Turner (1984)<sup>2</sup>, le prix virtuel  payer pour qu'un groupe d'&acirc;ge plus important bnficie d'une protection sociale est plus lev. <P><sup>2</sup>Voir John A. Turner: Population age structure and the size of social security, <i>Southern Economic Journal</i> (Chapel Hill, NC), 1984, 50 (avril), pp. 1131-1146. <P>L'un des fils conducteurs de cet ouvrage est le comportement optimal qu'il convient d'adopter tout au long de la vie dans le contexte du vieillissement de la population. Les questions lies au comportement optimal qu'un individu doit avoir au cours de son existence  mesure qu'il vieillit sont fort loignes de celles qui ont trait aux effets macro-conomiques du vieillissement de la population. Or ces deux sujets gagnent en importance  l'heure o&ugrave; l'on assiste  un vieillissement des populations dans le monde entier. <P>L'auteur passe en revue un large volume de la littrature conomique consacre au vieillissement. Compte tenu de la nature technique de certaines des analyses, cet ouvrage s'adresse de prfrence aux lecteurs qui s'intressent srieusement  ce sujet. Il conviendrait parfaitement  un tudiant ou un dipl&ocirc;m en conomie ou en sciences politiques spcialis dans les aspects conomiques du vieillissement. Le professeur Disney se livre l  un examen approfondi et de haut niveau portant sur une gamme trs large de questions. <P><i>Denis Latulippe et John Turner</i> <P> <P> <CENTER><b>Livres rcents</b> </CENTER> <P>Atkinson, John; Giles, Lesley; Meager, Nigel. <b>Employers, recruitment and the unemployed</b>. IES Report No. 325. Brighton, Institute for Employment Studies, 1996. viii + 191 pp. Figures, tableaux, appendices, bibliographie. ISBN 1-85184-253-5. <P>Comment les ch&ocirc;meurs sont-ils per&ccedil;us et traits par les employeurs lorsqu'ils postulent pour un poste vacant? Ce rapport apporte quelques rponses et met en lumire les consquences qui en dcoulent pour les politiques publiques  l'gard des ch&ocirc;meurs. Rdig  la demande du Dpartement de l'ducation et de l'emploi du Royaume-Uni, il est fond sur une tude effectue auprs d'un chantillon de 800 employeurs au Royaume-Uni en 1995-96. <P>Le fait d'&ecirc;tre au ch&ocirc;mage ne semble plus en soi jouer vraiment en dfaveur des demandeurs d'emploi aux yeux de leurs recruteurs potentiels. Selon J. Atkinson, qui a dirig l'tude, Les employeurs ne reprochent gnralement pas aux ch&ocirc;meurs d'&ecirc;tre sans emploi, mais nombre d'entre eux leur reprochent de le rester. Les employeurs estiment que la motivation, le comportement et les qualifications se dgradent pendant la dure du ch&ocirc;mage et cette dgradation suffit  dissuader certains d'entre eux d'embaucher des candidats qui sont au ch&ocirc;mage depuis longtemps. En fait, les ch&ocirc;meurs de longue dure doivent prouver qu'ils sont encore  la hauteur, alors qu'ils sont soup&ccedil;onns, si ce n'est ouvertement du moins frquemment, du contraire. <P>L'tude montre que les recruteurs ont l'habitude d'embaucher des ch&ocirc;meurs; une bonne moiti d'entre eux avaient recrut au moins un ch&ocirc;meur l'anne passe, les deux tiers considrant que ces recrues ne diffraient pas de la moyenne ou quasiment pas. Elle indique galement que, si les employeurs font preuve d'une relative ouverture d'esprit vis--vis des ch&ocirc;meurs en gnral, ils les soumettent  un double examen, ce qu'ils ne font pas pour les autres candidats. En premier lieu, le ch&ocirc;meur doit rpondre  des questions telles que: pour quelles raisons &ecirc;tes-vous au ch&ocirc;mage? Que faites-vous depuis que vous &ecirc;tes au ch&ocirc;mage? Avez-vous souvent t au ch&ocirc;mage? Alors que la plupart des candidats n'ont gure de mal  rpondre de fa&ccedil;on satisfaisante  ces questions, ceux qui ne le peuvent pas font l'objet d'une slection rigoureuse. En second lieu, les recruteurs tiennent compte srieusement et dans une large mesure des cas o&ugrave; la dure du ch&ocirc;mage a t plus longue, qu'il s'agisse de priodes prolonges, ininterrompues, ou intermittentes et rptes. La plupart d'entre eux pensent que la motivation, le comportement et les qualifications (dans cet ordre-l) se dgradent pendant la priode de ch&ocirc;mage et ils cherchent  en dceler les signes chez les candidats depuis longtemps au ch&ocirc;mage. En outre, les qualits qui, selon les recruteurs, pourraient faire dfaut aux ch&ocirc;meurs de longue dure (motivation, zle, autodiscipline, etc.) sont exactement celles qui, invariablement, sont retenues en priorit parmi les critres de slection pour pratiquement tous les emplois. Alors que les qualifications et l'exprience sont considres comme partiellement intrinsques, la motivation, l'tat d'esprit et le zle sont trs souvent per&ccedil;us comme tant fragiles et susceptibles de se dgrader <i> cause d'un</i> ch&ocirc;mage prolong. <P>Les retombes politiques des constatations faites par les auteurs soulignent l'importance de quatre lments fondamentaux: le moment de l'intervention; le maintien d'un contact entre le ch&ocirc;meur et un environnement semblable  celui du travail; la primaut de la motivation; et le fait que la participation  des programmes se rvle une exprience positive pour les employeurs qui embauchent des ch&ocirc;meurs. S'agissant du premier point, compte tenu des difficults croissantes que connaissent les ch&ocirc;meurs de longue dure, il faut encourager et aider les personnes qui perdent leur emploi  rechercher rellement un nouvel emploi aussi vite que possible. Ceux qui se heurtent  des difficults particulires (pas de domicile, peu d'instruction, absence de rfrences, etc.) doivent bnficier rapidement d'une aide spcifique. Pour ce qui est du deuxime point, si les ch&ocirc;meurs ne peuvent pas trouver d'emploi, ils devraient s'adonner  une activit qui y ressemble le plus possible car la disparition d'une certaine discipline gnrale lie au travail (ponctualit, activit centre sur une t&acirc;che particulire, facilit de communication, etc.) est ce que les recruteurs potentiels redoutent le plus lorsque la personne a t exclue du monde du travail. Sur le troisime point, les auteurs affirment qu'il faut montrer aux ch&ocirc;meurs  la recherche d'un emploi  quel point il est important de faire preuve d'une attitude et d'une motivation positives car, si les employeurs estiment que ce sont les qualits les plus importantes souhaites chez un candidat, leurs moyens de [les] reconna&icirc;tre lorsqu'ils [les] voient sont indubitablement imparfaits. Enfin, en ce qui concerne le quatrime point, tant donn qu'une exprience non satisfaisante avec un ch&ocirc;meur en particulier peut dissuader un employeur d'embaucher d'autres ch&ocirc;meurs, les responsables des programmes devraient insister tout particulirement sur la slection et le placement appropri de ces personnes gr&acirc;ce  leurs programmes. <P><i>M. A. L.</i> <P>Blanger, Jacques; Bernier, Colette; Boivin, Jean; Chrtien, Lise; Sexton, Jean (directeurs de publication). <b>Innover pour grer les conflits</b>. Sainte-Foy, Qubec, Presses de l'Universit Laval, 1996. xiii + 210 pp. ISBN 2-7637-7488-1. <P>Les entreprises doivent s'adapter au nouvel environnement conomique qui s'est instaur. Cette volution implique notamment une rorganisation du travail et un changement de l'attitude rciproque des acteurs sociaux face  l'accroissement de la concurrence dans le secteur priv ou  la crise des finances publiques. Il n'existe pas, cependant, de consensus sur la fa&ccedil;on d'y parvenir. Les stratgies d'adaptation adoptes par les entreprises en matire de relations professionnelles varient considrablement, une coopration ou un partenariat intense se conjuguant parfois  des situations trs conflictuelles. Bien qu'en gnral aujourd'hui les relations professionnelles s'inscrivent davantage dans un esprit de coopration au Canada et aux Etats-Unis et que le nombre des litiges professionnels ait sensiblement diminu au cours de ces vingt dernires annes, les conflits persistent. <P>Cet ouvrage prsente des rflexions sur des stratgies et des mcanismes novateurs de gestion des conflits du travail dans un environnement socio-conomique nouveau. Fond sur les travaux du 51e Congrs des relations industrielles organis par l'Universit Laval en 1996, il rassemble des contributions manant de chercheurs, de syndicalistes et de reprsentants des milieux d'affaires et des milieux gouvernementaux canadiens et amricains. Certains se penchent sur les raisons qui expliquent le succs ou l'chec de telle ou telle stratgie applique par des entreprises pour rformer les relations entre la direction et les syndicats ou la direction et le personnel. D'autres tudient l'efficacit de pratiques mieux tablies telles que les ngociations gagnant-gagnant ou ngociation raisonne ou mieux encore ngociation sur les intr&ecirc;ts, les procdures d'examen de plaintes informelles ou les programmes d'arbitrage simplifi et d'assistance aux salaris. <P>Le dernier chapitre du livre, ax sur le Canada, est consacr aux perspectives de coopration entre le patronat et les syndicats et  l'avenir des nouvelles approches du rglement des conflits du travail. L'une des hypothses fondamentales qui sous-tendent le point de vue des quatre participants  cette table ronde tourne vers l'avenir est que les dirigeants d'entreprise et les syndicats seront de plus en plus amens  se considrer mutuellement comme des partenaires qui oeuvrent ensemble pour viter des situations conflictuelles. L'accent mis sur la coopration ressort en particulier des activits de promotion organises par les gouvernements provinciaux ces dernires annes, du programme de mdiation prventive lanc par le gouvernement fdral en 1993 et de la rvision du Code canadien du travail entreprise en 1995. Toutefois, il est assez regrettable que les syndicats n'aient pu se faire entendre lors de cette table ronde, eu gard notamment aux conclusions de Marcel Ppin qui soulignent l'importance cruciale d'un bon rapport de forces dans la recherche d'une nouvelle approche du rglement des litiges. <P><i>M. A. L.</i> <P>Bergmann, Barbara R. <b>Saving our children from poverty: What the United States can learn from France</b>. New York, Russell Sage Foundation, 1996. xiv + 184 pp. Tableaux, index. ISBN 0-87154-114-9. <P>Alors que le dbat public sur la rforme de la protection sociale se poursuit aux Etats-Unis, de plus en plus d'enfants amricains sont touchs par la pauvret. Presque un enfant sur quatre vit en de&ccedil; du seuil du pauvret, un pourcentage suprieur  celui que l'on relve dans tous les autres pays industrialiss. Toutefois, les esprits comme les responsables conservateurs aux Etats-Unis continuent de croire que le gouvernement n'est gure en mesure de traiter les problmes sociaux de fa&ccedil;on positive et que les programmes mis en oeuvre par les pouvoirs publics tendent  aggraver les choses plut&ocirc;t qu' les amliorer. <P>Selon B. Bergmann, l'exprience d'autres pays contredit cette ide. Citant les opinions ngatives qui maillent le discours politique actuel, elle analyse l'aversion des Amricains pour les programmes d'aide nationale dont elle compare les retombes sociales avec celles des programmes particulirement tudis et gnreux appliqus par la France en vue d'amliorer le bien-&ecirc;tre des enfants. Dans cette comparaison dtaille des systmes des deux pays, elle insiste notamment sur les facteurs historiques qui expliquent les diffrences fondamentales de politique. Elle rappelle en particulier la tradition nataliste de la France, qui n'a pas d'quivalent aux Etats-Unis, et insiste sur l'image ngative associe aux parents qui sont les bnficiaires directs des prestations destines aux enfants aux Etats-Unis. L'hostilit que suscitent les parents des enfants pauvres est lie en partie au problme racial aux Etats-Unis. Les Amricains sont particulirement conscients du fait que les Noirs reprsentent un pourcentage disproportionn des pauvres. De fa&ccedil;on plus gnrale, le manque de confiance des Amricains dans le gouvernement fdral, leur opposition croissante  l'imp&ocirc;t et la conviction que les aides financires encouragent l'irresponsabilit les conduit  rduire leur soutien aux programmes de protection sociale aux Etats-Unis. Cette attitude contraste vivement avec l'engagement politique de la France en faveur du bien-&ecirc;tre des enfants. <P>Cependant, les rpercussions particulires de ces facteurs sur les programmes de prestations sociales aux Etats-Unis tiennent en partie  la structure des programmes eux-m&ecirc;mes. La plupart des prestations en espces verses par le gouvernement aux familles ayant des enfants vont aux mres assistes sociales, des mres clibataires sans emploi. Soit une mre travaille, soit elle bnficie d'une aide sociale; il n'y a gure d'autres alternatives. Une mre amricaine qui dcide de travailler perd la plupart des prestations en espces dont elle bnficie et ne re&ccedil;oit aucune aide publique pour s'occuper de son enfant. Elle risque galement de perdre son assurance maladie. <P>En France, en revanche, non seulement les dpenses par habitant consacres  la protection des enfants, aux complments de revenus et aux soins mdicaux sont de 59 pour cent plus leves qu'aux Etats-Unis, mais le systme ne prvoit en outre aucune mesure susceptible de dissuader les femmes de travailler ou de rester maries. Une grande partie des dpenses fran&ccedil;aises sont destines  des parents qui ont un emploi mais re&ccedil;oivent des salaires peu levs. B. Bergmann dtaille les diverses prestations dont peuvent bnficier tant les familles  hauts revenus que les familles  faibles revenus en France, o&ugrave; le gouvernement a cr des jardins d'enfants, garantit les soins mdicaux et applique des mesures qui incitent fortement les parents  rechercher et  conserver un emploi plut&ocirc;t qu' vivre de l'aide sociale. Une mre clibataire fran&ccedil;aise qui choisit de travailler continue de recevoir un complment de revenu substantiel ainsi qu'une aide au logement, et de bnficier de soins mdicaux subventionns et d'un accs  des soins peu coteux pour les enfants, de sorte qu'un faible revenu salarial n'est pas ncessairement synonyme de difficults matrielles srieuses. Ainsi, si l'on se fonde sur le seul revenu salarial, la proportion des enfants vivant dans la pauvret (selon la dfinition de l'OCDE) au milieu des annes quatre-vingt tait de 23 pour cent aux Etats-Unis et de 25 pour cent en France. Mais, si l'on se fonde sur le revenu aprs imp&ocirc;ts et prestations, ce chiffre n'tait plus que de 6 pour cent  peine en France, contre 21 pour cent aux Etats-Unis. <P>Il faut reconna&icirc;tre que le systme amricain de prestations en faveur des familles avec enfants n'a jamais t con&ccedil;u vritablement comme un systme de lutte contre la pauvret. Il a pour objet de prserver les parents clibataires et leurs enfants d'un dnuement extr&ecirc;me et scandaleux, de les emp&ecirc;cher de mourir de faim et de se retrouver sans domicile. Il n'est pas destin  les sauver de la pauvret. Il n'est gure question dans les dbats aux Etats-Unis de l'opportunit de mettre un terme  la pauvret des enfants; le pays n'aspire donc m&ecirc;me pas encore  un tel objectif et a encore moins commenc  laborer une politique pour y parvenir. D'un point de vue plus gnral, il est intressant d'opposer cette situation  l'intense dbat public qui s'est instaur en France depuis quelques annes sur la question de l'exclusion sociale et au train de mesures adoptes pour remdier tant aux causes qu'aux effets de cette exclusion. <P>Tout en tant instructives et intressantes en soi, la comparaison des systmes des deux pays et l'analyse qui en dcoule servent essentiellement  conforter B. Bergmann dans son argumentation en faveur d'une rforme des programmes de protection de l'enfance aux Etats-Unis  la lumire de ce qu'une nation qui n'est pas plus riche que la n&ocirc;tre peut raisonnablement accomplir. L'ouvrage se termine par des propositions visant  l'application de certains lments du systme fran&ccedil;ais aux Etats-Unis. Il est cependant peu probable que cela puisse se faire dans un proche avenir: Les enseignements que nous pouvons tirer de l'exprience fran&ccedil;aise devront &ecirc;tre mis  profit, le cas chant, pour tenter de rformer le systme de protection sociale qui pourrait rsulter d'une rforme adopte par les Rpublicains du Congrs et aprs que les effets de celle-ci auront t observs et compris. L'lectorat amricain sera peut-&ecirc;tre alors pr&ecirc;t pour une approche radicalement diffrente, une approche moins rpressive. <P><i>M. A. L.</i> <P>Colclough, Christopher (directeur de publication). <b>Public-sector pay and adjustment: Lessons from five countries</b>. Routledge Studies in Development Economics, No. 8. London, Routledge, 1997. xii + 164 pp. Figures, tableaux, index. ISBN 0-415-15338-7. <P>Cet ouvrage dcrit et analyse les tendances observes dans cinq pays pendant ces vingt dernires annes en matire de salaires dans le secteur public. Les principales questions que pose l'auteur sont: comment les salaires en vigueur dans le secteur public ont-ils ragi aux politiques d'ajustement menes par des pays qui se trouvent dans des situations conomiques diffrentes et, plus gnralement, quelles le&ccedil;ons peut-on tirer de leurs expriences respectives quant aux relations entre la politique du march de l'emploi et la russite des mesures d'ajustement? Les pays tudis sont classs en deux groupes: les pays en cours d'ajustement  forte croissance et les pays en cours d'ajustement  faible croissance. Cette classification fait ressortir les diffrences essentielles entre l'histoire conomique rcente de Singapour et de la Rpublique de Core d'une part, et celle de la Zambie, du Zimbabwe et de l'Argentine d'autre part, les deux premiers pays ayant connu une croissance beaucoup plus rapide que les trois derniers. <P>Dans les pays  faible croissance qui poursuivent une politique d'ajustement, les salaires, surtout ceux des cadres, ont sensiblement baiss. La baisse a t plus marque dans le secteur public que partout ailleurs dans le secteur structur, ce qui a souvent eu des effets dsastreux sur la productivit des fonctionnaires. En revanche, le nombre d'emplois dans le secteur public est demeur globalement inchang, voire a augment dans certains cas. Ces expriences montrent qu'une flexibilit tendant  une forte baisse des salaires rels est certainement possible; elles corroborent tout au moins l'ide selon laquelle les salaires verss dans le secteur de la production de biens non exportables ont diminu par rapport  ceux du secteur des biens exportables. Les rigidits institutionnelles du march de l'emploi ne sont donc pas suffisamment marques pour entraver le processus d'ajustement. Cependant, il appara&icirc;t galement que la rapidit et l'ampleur de la baisse des salaires impose par une approche entirement fonde sur les forces du march peuvent souvent se rvler contre-productives. Dans ces conditions, en effet, la baisse peut &ecirc;tre trop forte et trop rapide pour permettre le maintien de parties importantes de la structure de production. <P>L'hypothse des salaires lis au rendement, selon laquelle salaires et productivit sont lis de fa&ccedil;on positive et dtermins de fa&ccedil;on endogne, est particulirement pertinente dans le cas du secteur public. Si les salaris ragissent  une baisse de salaire en travaillant moins, ou en passant moins de temps  leur travail afin de gagner ailleurs d'autres revenus, les effets des baisses de salaire peuvent &ecirc;tre ngatifs. Selon les thories relatives  la raction du march de l'emploi  l'ajustement structurel, la productivit du travail ne p&acirc;tit pratiquement pas d'une baisse relative des revenus. Or les constatations faites dans le cadre des tudes de cas prsentes ici remettent srieusement en question la validit de cette hypothse. <P>L'un des principaux enseignements que l'on peut tirer de l'exprience des pays en cours d'ajustement  forte croissance est que ces pays ont adopt une approche du march de l'emploi fortement interventionniste. Les salaires constituaient l'un des objectifs stratgiques essentiels de la politique des gouvernements. Les revenus rels de Singapour et de la Rpublique de Core ont considrablement augment pendant les annes quatre-vingt. Le gouvernement coren a d'abord rsist  l'inflation salariale afin de rester comptitif dans les secteurs d'exportation traditionnels. L'une des stratgies qu'il a appliques a consist  masquer l'ampleur des augmentations de salaire dans le secteur public en en versant une grande partie sous forme d'indemnits, tout en exer&ccedil;ant une pression morale sur le secteur priv afin qu'il n'augmente pas les salaires. Cette stratgie a t assez efficace sous un gouvernement autoritaire, mais elle l'a t beaucoup moins lorsque l'conomie s'est ouverte. A Singapour, en revanche, le gouvernement a favoris les augmentations de salaire afin de dplacer l'avantage comparatif du pays vers la production de biens d'exportation de plus haute technicit et  plus forte intensit de capital et de qualifications. Le secteur de la fonction publique, qui tait dj peu important, s'est encore rduit; le niveau des comptences y a t sensiblement relev, les salaires, ainsi que les carts de rmunration, ont augment et le secteur public offre aujourd'hui des salaires nettement suprieurs  ceux qui sont verss dans le secteur priv pour des emplois analogues. <P>Ainsi, contrairement  ce qui est communment admis, les gouvernements des pays en cours d'ajustement  forte croissance, loin d'adopter une approche fonde uniquement sur les forces du march, ont dlibrment favoris des stratgies de dveloppement reposant  la fois sur des salaires faibles et une forte intensit de main-d'oeuvre, d'une part, et sur des salaires levs  forte intensit de qualifications, d'autre part,  des moments diffrents. Il importe de noter que leurs interventions diffraient sensiblement de celles de beaucoup d'autres pays. Elles avaient lieu en particulier selon un calendrier plus opportun, elles taient mieux prpares et, stratgiquement, elles rpondaient mieux aux conditions du march, au modle de dveloppement choisi et aux politiques gouvernementales que ce n'tait le cas dans d'autres pays. <P><i>A. M.</i> <P>Drake, Paul W. <b>Labor movements and dictatorships: The Southern Cone in comparative perspective</b>. Baltimore, MD, The John Hopkins University Press, 1996. 253 pp. Tableaux, index. ISBN 0-8018-5327-3. <P>Les mouvements syndicaux sont-ils affects ou dstabiliss par les rgimes capitalistes autoritaires et y survivent-ils? Telles sont les questions abordes dans cet ouvrage au travers d'une tude approfondie des cas de l'Uruguay, du Chili et de l'Argentine dans les annes soixante-dix et quatre-vingt, alors que ces trois pays traversaient  peu prs en m&ecirc;me temps une priode de dictature. L'auteur analyse galement, bien que de fa&ccedil;on moins dtaille, plusieurs mouvements corporatistes prcurseurs de ces rgimes, des annes vingt aux annes quatre-vingt. <P>Les rgimes autocratiques en question naissent en gnral dans des pays semi-industrialiss et imposent des structures conomiques dfavorables aux travailleurs, des rgles institutionnelles et des interdictions politiques. Ces mesures permettent facilement  court terme de briser les mouvements syndicaux, mais  long terme leur efficacit diminue. Si les organisations de travailleurs (ou autres groupes opprims) ne sont en gnral pas  m&ecirc;me de renverser les dictatures, elles s'avrent souvent capables d'instaurer une dmocratie florissante une fois les dictateurs partis. <P>M&ecirc;me si les dictatures tudies sont trs diffrentes les unes des autres, elles ont cependant un point en commun: il s'agit de rgimes anti-ouvriers. Selon l'auteur, cette position a dtermin  bien des gards leur raison d'&ecirc;tre, motivant leur prise du pouvoir, lgitimant leur existence, mobilisant leurs partisans et leurs adversaires, sous-tendant leur croissance conomique et rgissant leurs orientations sociales et leurs pratiques politiques. Elle aurait aussi beaucoup influ sur leur dure et leur chute. <P>Les raisons qui ont conduit les dictateurs  exercer une rpression sur la classe ouvrire taient nombreuses. Ils considraient en effet que les syndicats entravaient les mcanismes du march et mena&ccedil;aient ainsi la croissance conomique et la paix sociale et politique. Aprs avoir vinc les opposants arms  leur autorit, les dictateurs militaires n'avaient plus pour vritables ennemis que les syndicats et les partis ouvriers car ceux-ci taient organiss, ils avaient dj rsist  des gouvernements de bord oppos et ils taient massivement en faveur de la dmocratie. <P>Pour montrer comment les mouvements ouvriers ont rsist  ces rgimes autoritaires, l'auteur aborde six questions essentielles: leur statut juste avant la prise de pouvoir par les militaires; leur affaiblissement aprs l'instauration de la dictature; leur survie dans des conditions dmoralisantes; les changements qui en ont ventuellement dcoul pour eux; l'affrontement de leurs adversaires; et leur reconstitution pendant et aprs la disparition des rgimes autoritaires. Ces questions sont traites dans la partie principale de l'ouvrage qui contient l'tude dtaille des cas de l'Uruguay (1973-1984), du Chili (1973-1990) et de l'Argentine (1976-1983). L'auteur fonde son analyse sur trois grands paramtres: le contexte conomique gnral dans lequel les mouvements ouvriers opraient; le cadre institutionnel et juridique de l'activit et des succs remports par les organisations de travailleurs aux niveaux local, national et des confdrations; et l'environnement politique de l'action mene par les travailleurs. Dans ce dernier cas, l'auteur examine le systme politique national et le r&ocirc;le jou par les autres acteurs politiques, comme les forces armes et l'Eglise; il s'attache tout particulirement au r&ocirc;le des partis politiques pro-ouvriers ainsi qu' leurs relations avec les syndicats. <P>P. Drake axe son analyse sur les travailleurs syndiqus de l'industrie (des travailleurs manuels pour la plupart) qui constituaient dans ces socits une minorit politise relativement bien lotie,  l'avant-garde du mouvement ouvrier; il tudie les autres catgories de travailleurs lorsque ceux-ci jouaient un r&ocirc;le majeur. Deux chapitres sont consacrs  la situation qui prvalait avant et aprs le rgime dictatorial dans les trois principaux pays examins, ainsi que dans les mouvements corporatistes prcurseurs mentionns. Les prcurseurs des rgimes du c&ocirc;ne austral au Brsil (dcrit de fa&ccedil;on assez dtaille), au Portugal, en Espagne et en Grce des annes vingt aux annes quatre-vingt font l'objet d'un chapitre distinct. <P>Enfin, le dernier chapitre prsente quelques rflexions gnrales sur le r&ocirc;le des mouvements syndicaux pendant et immdiatement aprs le processus de retour  la dmocratie. <P>L'objectif dclar de l'auteur n'est ni de critiquer le comportement de la classe ouvrire dans les pays examins, ni de dire ce qu'il devrait &ecirc;tre, mais simplement d'expliquer pourquoi il tait aussi difficile pour les syndicats et les partis ouvriers de faire plus avant, pendant et aprs un rgime autoritaire. Compte tenu des conditions qui prvalaient, conclut-il, il est remarquable qu'ils aient russi  se maintenir et obtenir des rsultats tangibles. <P><i>C. L. S.</i> <P>Association internationale de la scurit sociale. <b>Bibliographie universelle de scurit sociale</b>. no 2/1996. Genve, AISS, 1996. xii + 142 pp. Bibliographie, index. ISSN 0006-1476. <P>La Bibliographie universelle de scurit sociale recense des publications rcentes relatives aux diffrentes branches de la scurit sociale et autres principales formes de protection sociale. Les rfrences sont classes par pays, selon l'ordre alphabtique du code ISO (Organisation internationale de normalisation). Une section internationale complte cette numration par pays. Pour chaque pays, les titres sont regroups selon les branches de la scurit sociale ou autres formes de protection sociale dont ils traitent. Un index des matires en fran&ccedil;ais, en anglais, en espagnol et en allemand est plac  la fin de la bibliographie, ainsi qu'un index des auteurs. <P>Aprs trente-quatre ans de publication, le n 2/1996 est la dernire parution de ce priodique. En lieu et place, les utilisateurs de la <i>Bibliographie</i> <i>universelle de scurit sociale</i> auront prochainement accs  une base de donnes qui comprendra les m&ecirc;mes informations que celles qui taient publies jusqu' prsent dans ce priodique. Celui-ci est informatis depuis 1990 et la base de donnes bibliographiques contient actuellement prs de 12 000 rfrences indexes selon le thsaurus de scurit sociale de l'AISS. <P>Krugman, Paul R. <b>Pop internationalism</b>. Cambridge, MA, MIT Press, 1996. xiv + 221 pp. Figures, tableaux, index. ISBN 0-262-11210-8. <P>Tout ce que nous avons pniblement appris pendant deux sicles de rflexion intense et d'tude approfondie de l'conomie internationale [...] a t balay du discours public pour &ecirc;tre remplac par une rhtorique spcieuse s'adressant  ceux qui veulent para&icirc;tre avertis sans se donner la peine de rflchir en profondeur. C'est ce qui a donn naissance au pop internationalism (internationalisme populaire) que Krugman impute  la paresse intellectuelle, aggrave par la perte d'influence des conomistes en gnral, au r&ocirc;le des rdacteurs en chef (qui prfrent souvent ce que les internationalistes dmagogiques ont  dire aux ides trop complexes de ceux qui savent lire une comptabilit nationale), ainsi qu' l'incapacit des spcialistes de l'conomie internationale eux-m&ecirc;mes  communiquer avec un public plus large. <P>Dans cet ouvrage, P. Krugman prend  partie les internationalistes dmagogiques et ce qu'il appelle la croisade anti-intellectuelle. Le livre contient une srie d'essais rdigs depuis 1993 et rassembls lorsque il est apparu qu'il existait vraiment un lectorat pour la littrature consacre  l'conomie internationale srieuse, destine  un public plus large. Les cinq premiers essais, qui recensent les principales critiques que P. Krugman formule  l'gard du dbat public sur le commerce mondial, dnoncent l'exagration des effets de la concurrence trangre sur l'conomie des Etats-Unis. Dans le troisime (Trade, jobs and wages, rdig avec Robert Z. Lawrence), il rfute impitoyablement les arguments communment avancs tels que: 1) la stagnation des salaires aux Etats-Unis est due en grande partie au fait que le pays n'est pas suffisamment comptitif dans une conomie mondiale de plus en plus intgre, et 2) les travailleurs amricains moins instruits p&acirc;tissent de l'augmentation des importations en provenance de pays en dveloppement qui disposent de rserves considrables de main-d'oeuvre non qualifie. Nombre de personnes trouvent cette version extr&ecirc;mement convaincante. Mais Krugman considre - et dmontre - que les facteurs nationaux (en particulier l'volution technologique) jouent un r&ocirc;le plus important que la concurrence trangre dans le recul de l'industrie manufacturire et de l'emploi dans ce secteur. Entre 1970 et 1990, la production manufacturire est passe de 25,0  18,4 pour cent du PIB; si la balance commerciale avait t quilibre, ce pourcentage serait pass de 24,9  19,2, soit une baisse presque aussi forte [...] La concurrence trangre n'ayant eu qu'une incidence mineure sur l'affaiblissement de l'industrie manufacturire amricaine, la stagnation des revenus des travailleurs amricains n'est imputable que dans une infime mesure  la suppression d'emplois dans ce secteur par suite de la concurrence trangre. <P>Les trois essais suivants abordent d'autres distorsions de la thorie conomique. Dans le chapitre 8, par exemple, intitul What do undergrades need to know about trade (Ce que les tudiants doivent savoir sur le commerce), l'auteur rcapitule de manire fort divertissante certaines des conceptions errones qu'il prfre et les anantit systmatiquement. Ici, tous les internationalistes dmagogiques qui auront eu le courage d'affronter les sept premiers chapitres seraient bien aviss de se prparer  subir une attaque frontale: Le problme, c'est que la plus grande partie de ce qu'un tudiant est susceptible de lire ou d'entendre sur l'conomie internationale est un tissu d'inepties [...] Ce  quoi la plupart des tudiants doivent &ecirc;tre prpars, [...] c'est  un monde dans lequel les experts de la tlvision, les auteurs de best-sellers et les consultants qui gagnent 30 000 dollars par jour n'entendent rien aux contraintes budgtaires, et encore moins  l'avantage comparatif. <P>La troisime srie d'essais traite des ides fausses concernant la concurrence exerce par les pays moins industrialiss et comporte des titres tels que Challenging conventional wisdom (Remettre en question les lieux communs) ou The myth of Asia's miracle (Le mythe du miracle asiatique). Quant  la quatrime partie de l'ouvrage, qui contient les deux derniers essais, elle est consacre  La technologie et la socit (Technology and society). Dans Technology's revenge (La revanche de la technologie), P. Krugman tablit un parallle entre l'accroissement de la disparit des revenus aux Etats-Unis et la hausse du ch&ocirc;mage en Europe, deux phnomnes qui, selon lui, sont largement imputables  l'volution technologique, et non  la concurrence des pays o&ugrave; les salaires sont faibles. Le principal dfaut de cet argument rside dans le fait que, en incriminant la dlocalisation de l'industrie manufacturire due  la mondialisation, il part du principe que l'offre de capital et de technologie est fixe et que la croissance des nouveaux pays ne peut se faire qu'au dtriment des pays industrialiss plus anciens. En fait, la diffusion de la technologie, tout en exacerbant la concurrence  laquelle se heurtent les exportations des principales conomies, permet galement  celles-ci d'largir leurs marchs et de rduire le prix de leurs importations [...] En outre, le volume des importations en provenance des pays nouvellement industrialiss et celui des flux de capitaux  destination de ces pays sont loin d'&ecirc;tre aussi importants que ce que laissent entendre les discours alarmistes. <P>Dire que le style de P. Krugman est provocateur serait un euphmisme, mais cela ne privera pas ceux qui sont rceptifs  ses ides du plaisir de lire ce recueil d'essais. Quant  ceux qui y sont rfractaires, les plus minents tant dlibrment nomms au fil de l'ouvrage, ils savent probablement dj  quoi s'attendre. En fait, il est difficile de ne pas recommander cet ouvrage  quiconque s'intresse, ne serait-ce que de trs loin,  ce qui se passe dans le monde aujourd'hui. A dfaut, il suffit de s'intresser  la fa&ccedil;on d'exprimer simplement et de fa&ccedil;on convaincante des ides complexes. Quelle que soit votre motivation, que ce soit pour le dfi intellectuel qu'il reprsente ou tout simplement pour le plaisir, procurez-vous ce livre et lisez-le! <P><i>M. A. L.</i> <P>Reilly, Peter; Tamkin, Penny. <b>Outsourcing: A flexible option for the future?</b> IES Report No. 320. Brighton, Institute for Employment Studies, 1996. viii + 92 pp. Figures, bibliographie. ISBN 1-85184-247-0. <P>A l'heure o&ugrave; les employeurs recherchent constamment la flexibilit dans l'amnagement du travail, ce rapport recense les arguments pour et contre la sous-traitance. Fond sur des entretiens avec des reprsentants des secteurs priv et public du Royaume-Uni, et passant en revue la littrature consacre  la question, il tudie les raisons pour lesquelles les entreprises ont recours  la sous-traitance, comment ce processus peut &ecirc;tre gr au mieux, quelles sont les autres possibilits et quelles sont les consquences pour les salaris. <P>Les premiers chapitres du rapport soulignent la nature imprcise de la sous-traitance, qui est dfinie ici comme le processus par lequel une entreprise charge un tiers de fournir ou d'excuter, en son nom, une t&acirc;che ou un service qu'elle assurait elle-m&ecirc;me auparavant. Faute d'tudes et de dfinitions fiables, il est trs difficile de mesurer l'ampleur actuelle de la sous-traitance et son dveloppement au cours de ces dernires annes. Les donnes disponibles indiquent une tendance  la hausse  la fin des annes quatre-vingt, avec une lgre augmentation seulement [...] entre 1988 et 1991. Selon les recherches portant sur cette priode, il semble que la sous-traitance concernait essentiellement les activits secondaires et que, du point de vue du pourcentage de la main-d'oeuvre vise et de son impact sur les entreprises, il s'agissait d'un phnomne relativement marginal. Au dbut des annes quatre-vingt-dix, la situation s'est complique du fait d'un recours plus frquent aux services contractuels, notamment dans le domaine de l'informatique, qui ne correspondent pas exactement  la dfinition de la sous-traitance que donnent les auteurs. Il ressort des donnes les plus rcentes que, si la sous-traitance ne cesse de se dvelopper dans le domaine de l'informatique, par contre son rythme de croissance se ralentit, les grandes entreprises devenant plus slectives quant aux activits qu'elles sous-traitent. <P>L'analyse des cots de transaction fournit une explication thorique convaincante de la sous-traitance d'activits particulires selon leur spcificit et leur frquence. Dans la pratique, cependant, la situation est rarement aussi simple. Hormis le cas du secteur public o&ugrave; la sous-traitance tient pour beaucoup  des impratifs lgislatifs, il est souvent difficile de dterminer les raisons qui conduisent  sous-traiter. La motivation peut &ecirc;tre d'ordre stratgique (par exemple une reconcentration sur des domaines d'activit essentiels), idologique (lorsque la direction considre systmatiquement que les t&acirc;ches excutes au niveau interne ne correspondent pas suffisamment  la situation sur le march), ou relever tout simplement d'un pragmatisme ponctuel. <P>Les auteurs recensent et analysent un certain nombre de problmes auxquels se sont heurtes des entreprises qui ont fait appel  la sous-traitance: difficults contractuelles, temps pass  contr&ocirc;ler le travail du sous-traitant, difficults lies aux services prvus (par exemple manque de souplesse des arrangements, absence de crativit de la part du sous-traitant), perte de comptences techniques pour la surveillance des sous-traitants, cots imprvus et mauvaise communication entre les parties. Il s'en suit que la sous-traitance est loin de faire l'unanimit parmi les chefs d'entreprise. Plus important encore, certains estiment qu'elle peut conduire  une perte de l'avantage comptitif si la rduction des cots se traduit par une perte de comptences techniques et une diminution des investissements, car la capacit de l'entreprise  innover s'en trouvera elle aussi entame, sa position concurrentielle s'affaiblira et, finalement, d'autres rductions de cots seront ncessaires. La perte de comptences et de connaissances techniques est particulirement proccupante. En outre, m&ecirc;me si les salaris qui occupent des postes cls ne partent pas tous, il faut tenir compte du sentiment d'inscurit ainsi cr au sein du reste du personnel. <P>S'agissant des ressources humaines, la question essentielle que les employeurs doivent prendre en considration lorsqu'ils envisagent de sous-traiter est celle des droits reconnus par la loi aux salaris. Les auteurs analysent donc de fa&ccedil;on dtaille les consquences pratiques de la lgislation applicable au Royaume-Uni. Celle-ci prvoit en particulier 1) que les contrats de travail des salaris viss doivent &ecirc;tre automatiquement transfrs en garantissant aux intresss les m&ecirc;mes modalits et les m&ecirc;mes conditions d'emploi; et 2) que les employeurs doivent informer les reprsentants des salaris de tout projet de transfert de la totalit ou d'une partie d'une activit et les consulter  ce sujet. Si ces dispositions visent essentiellement  protger les salaris, elles garantissent galement aux employeurs une continuit des connaissances et des comptences techniques ... au-del du transfert. <P>Le dernier chapitre du rapport est consacr  l'avenir de la sous-traitance au Royaume-Uni. Selon les auteurs, il dpendra dans une large mesure de l'volution politique au niveau national et de l'influence de l'Union europenne, ces deux facteurs pouvant avoir bient&ocirc;t un impact dcisif sur le cadre rglementaire. Mais il est peu probable que les pressions exerces en vue de rduire les cots et de maximiser la productivit dans un environnement concurrentiel en rapide volution se rel&acirc;chent [...] Il en rsultera des changements constants dans la structure des entreprises et le dploiement des salaris. Cependant, l'on per&ccedil;oit aussi une certaine rvolte contre cette thorie de la sous-traitance que pr&ocirc;nait auparavant la littrature consacre  la gestion. Cela tient au fait que la sous-traitance pose des problmes que l'on conna&icirc;t aujourd'hui, ce qui a conduit certains  remettre en question les solutions qui reposent sur les forces du march. Par ailleurs, on ne saurait non plus privilgier exclusivement les dcisions rationnelles fondes sur des considrations de cot car ce serait faire fi des questions plus abstraites de la culture et de la motivation des salaris alors que l'on estime qu'elles jouent un r&ocirc;le important pour l'obtention d'un avantage comptitif. <P>De fa&ccedil;on gnrale, il faudrait donc concevoir la sous-traitance avec plus de circonspection et d'une manire plus slective que par le pass, en particulier  certains gards: maintien des comptences fondamentales, relations avec les salaris, qualit des services et cots. Les entreprises ont peut-&ecirc;tre appris par exprience que l'on ne peut pas sous-traiter les problmes, qu'il faut &ecirc;tre certain que le sous-traitant est plus qualifi pour s'acquitter de la t&acirc;che concerne, et qu'il faut rester capable de grer une activit une fois qu'elle est sous-traite [...] Ce qui peut aboutir  une plus grande diversit d'arrangements, conjuguant des prestations de services au sein de l'entreprise et  l'extrieur. <P><i>M. A. L.</i> <P>Van den Berg, Axel; Smucker, Joseph (directeurs de publication). <b>The sociology of labour markets: Efficiency, equity, security</b>. Scarborough, Ontario, Prentice Hall, 1997. x + 499 pp. Figures, tableaux, bibliographie. ISBN 0-13-531815-7. <P>Dans cet ouvrage, les directeurs de publication se sont efforcs de rassembler un choix d'articles refltant les principaux courants de pense et de recherche dans le domaine naissant de la sociologie des marchs de l'emploi. Bien que manifestement con&ccedil;u comme un manuel  l'usage des tudiants, cet ouvrage devrait intresser un public plus large, ne serait-ce que parce qu'il runit un large ventail d'crits provenant de diffrentes sources. Sa bibliographie particulirement riche mrite galement d'&ecirc;tre mentionne. <P>Les quatre principales parties du livre traitent successivement de questions techniques, des dfinitions et de l'volution historique des marchs de l'emploi; des approches thoriques visant  expliquer le fonctionnement du march de l'emploi; des facteurs dterminant l'offre de main-d'oeuvre; et des facteurs dterminant la demande de main-d'oeuvre. Les directeurs de publication prsentent un bref aper&ccedil;u du sujet au dbut de chaque partie. Ils y exposent des questions techniques et conceptuelles et relvent les grands thmes suscitant accord ou dsaccord, opposant l'approche conomique noclassique des questions relatives  l'emploi et les approches plus sociologiques. <P>Les lecteurs de la <i>Revue internationale du Travail</i> seront peut-&ecirc;tre intresss d'apprendre que trois des vingt articles runis dans cet ouvrage ont t  l'origine publis dans ces pages. C'est le cas en particulier du seul article retenu pour la partie I du livre (concepts, dfinitions et tendances),  savoir Vers la socit de l'information: structure de l'emploi dans les pays du G-7 de 1920  1990, par Manuel Castells et Yuko Aoyama (vol. 133 (1994), n 1, pp. 5-36). Les autres articles tirs de la <i>Revue</i> sont La participation des personnes &acirc;ges  la population active. Comparaison internationale, par Robert L. Clark et Richard Anker (vol. 129 (1990), n 2, pp. 277-296); et Les relations professionnelles sous la pression de la concurrence et des restructurations, par Werner Sengenberger (vol. 131 (1992), n 2, pp. 149-166). <P><i>M. A. L.</i> <P>Vivarelli, Marco. <b>The economics of technology and employment: Theory and empirical evidence</b>. Aldershot, Edward Elgar, 1995. xiii + 184 pp. Tableaux, figures, appendice, bibliographie, index. ISBN 1-85898-166-2. <P>Bien que la <i>Revue</i> n'ait pas pour habitude d'attirer l'attention de ses lecteurs sur un ouvrage qui est paru depuis plus d'un an, la contribution de Vivarelli  la comprhension thorique de l'emploi, de l'innovation industrielle et de l'volution technologique est considre comme suffisamment remarquable pour justifier une exception. <i>The economics of technology and employment</i> traite de l'incidence de l'volution technologique sur l'emploi, d'un point de vue tant thorique qu'empirique. Aprs avoir analys les propositions et modles thoriques noncs par les conomistes classiques et contemporains, Vivarelli labore un modle permettant d'tudier dans quelle mesure le dplacement des travailleurs qu'implique le progrs technique peut &ecirc;tre compens par les forces du march. Ce modle est vrifi gr&acirc;ce  des sries chronologiques globales concernant l'Italie et les Etats-Unis. L'auteur allie la discussion thorique aux rsultats empiriques pour dmontrer que l'incidence sur l'emploi des technologies qui permettent des conomies de main-d'oeuvre ne peut &ecirc;tre entirement contrebalance par les forces du march. Des mesures conomiques peuvent donc se rvler ncessaires. <P>Pour reprendre ce que dit Christopher Freeman dans la prface: Le livre de Vivarelli prsente un intr&ecirc;t exceptionnel pour trois raisons. Premirement, il fournit une analyse et une critique excellentes des thories classiques et noclassiques de l'volution technologique et de l'emploi. Deuximement, il largit cette analyse au dbat thorique contemporain. Enfin, il labore un modle macro-conomique destin  vrifier la thorie de la compensation  la lumire des faits rcents. Cette vrification porte sur un grand pays europen - l'Italie - et sur les Etats-Unis. Les rsultats en sont extr&ecirc;mement intressants pour les thoriciens et, ce qui est encore plus important, pour les responsables politiques [...] Je recommande vivement cet ouvrage aux conomistes de tous les pays industrialiss car le ch&ocirc;mage est le plus grand problme social et conomique auquel nous devons faire face aujourd'hui. <P><i>M. A. L.</i> <P> <CENTER><b>Nouvelles publications du BIT</b> </CENTER> <P>Confrence internationale du Travail, 85e session, 1997. Rapport IV(2): <b>Rvision de la convention (n 96) sur les bureaux de placement payants (rvise), 1949</b>. Genve, 1997. 140 pp. 17,50 francs suisses. ISBN 92-2-209891-9. ISSN 0251-3218. <P>Rapport V(2): <b>Conditions gnrales pour stimuler la cration d'emplois dans les petites et moyennes entreprises</b>. Genve, 1997. 189 pp. 25 francs suisses. ISBN 92-2-209893-5. ISSN 0251-3218. <P>Rapport VI(2): <b>Le travail en sous-traitance</b>. Genve, 1997. 147 pp. 20 francs suisses. ISBN 92-2-209895-1. ISSN 0251-3218. <P>A sa 262e session (mars-avril 1995), le Conseil d'administration du Bureau international du Travail a dcid d'inscrire ces trois questions - rvision de la convention (n 96), conditions gnrales pour stimuler la cration d'emplois dans les PME et travail en sous-traitance (en tant que nouvelle question normative technique) -  l'ordre du jour de la 85e session (1997) de la Confrence internationale du Travail. Ces trois rapports contiennent les rponses des gouvernements et des organisations de travailleurs et d'employeurs aux questionnaires que leur avait envoys le BIT et qui figurent dans les rapports IV(1), V(1) et VI(1) (prsents dans la <i>Revue internationale du Travail</i>, vol. 134 (1995), n 6, pp. 864-868). Les rponses  chaque question sont suivies d'observations du Bureau rsumant la position gnrale. <P>Le rapport IV(2) contient aussi les textes proposs d'un projet de convention et d'un projet de recommandation rvises concernant les agences d'emploi prives. Ces textes, tablis  partir des rponses envoyes par les Etats Membres, sont destins  servir de base  la discussion du point correspondant de l'ordre du jour  la 85e session de la Confrence internationale du Travail. <P>Le rapport V(2) contient, outre les rponses des pays et les commentaires du Bureau, des conclusions proposes non&ccedil;ant le champ d'application, l'objet et la teneur ventuels d'une recommandation sur les conditions gnrales pour stimuler la cration d'emplois dans les petites et moyennes entreprises. Cet instrument propose en particulier aux Etats Membres de prendre des mesures pour crer et dvelopper une culture qui favorise l'initiative individuelle et la cration d'entreprises, la productivit, la qualit, les bonnes relations professionnelles, ainsi que des pratiques sociales quitables. Il est dit galement que pour renforcer la comptitivit, la croissance et la capacit de cration d'emplois des PME, les Membres devraient prvoir un ensemble de services d'appui direct. Enfin, les conclusions proposes soulignent aussi le r&ocirc;le des organisations d'employeurs et de travailleurs ainsi que celui de la coopration internationale. <P>Les conclusions proposes dans le rapport VI(2) sur le travail en sous-traitance indiquent que la Confrence internationale du Travail devrait adopter  la fois une convention et une recommandation sur cette question. L'objet, le champ d'application et le contenu de chacun des instruments proposs sont exposs de fa&ccedil;on assez dtaille. La protection envisage pour les travailleurs occups en sous-traitance englobe la scurit et la sant au travail, le paiement des salaires, la scurit sociale, la libert syndicale, la non-discrimination, l'&acirc;ge minimum et les conditions d'emploi et de travail. <P><b>Las relaciones laborales en Brasil</b>. <P>Madrid, collection Informes OIT, du ministre du Travail et de la Scurit sociale, 1996, 426 pp. Tableaux. ISBN 84-7434-914-1. <P><b>Las relaciones laborales en Paraguay</b>. <P>Madrid, collection Informes OIT, du ministre du Travail et de la Scurit sociale, 1995, 325 pp. Tableaux. ISBN 84-7434-908-7. <P><b>Las relaciones en el Cono Sur. Estudio comparado.</b> <P>Madrid, collection Informes OIT, du ministre du Travail et de la Scurit sociale, 1995, 172 pp. Tableaux. ISBN 84-7434-895-1. <P>Ces ouvrages sont les trois derniers d'une srie publie dans le cadre du programme de coopration technique RELASUR dont l'objet est de moderniser les systmes de relations professionnelles des pays du c&ocirc;ne sud de l'Amrique latine au moyen d'une assistance aux administrations du travail et aux partenaires sociaux d'Argentine, du Brsil, du Chili, du Paraguay et de l'Uruguay. <P>L'une des premires t&acirc;ches de ce programme, financ par le ministre du Travail et de la Scurit sociale d'Espagne, a t de publier cette srie de monographies, en commen&ccedil;ant par celles consacres  l'Argentine, au Chili et  l'Uruguay en 1994 et 1995 (voir la rubrique Livres de la <i>Revue</i>, vol. 134 (1995), no 2, pp. 319-320). <P>Toutes les tudes sont construites sur le m&ecirc;me schma, avec quatre chapitres de base. Le premier commence par une introduction o&ugrave; est prsente la situation gographique, historique, politique et socio-conomique. Le deuxime traite des sources normatives et des principes directeurs du droit du travail et des relations professionnelles. Le troisime examine les relations collectives de travail sous leurs divers angles: organisations d'employeurs et de travailleurs, ngociation collective, conflits et moyens de les rsoudre, droit de grve, concertation sociale, participation des organisations ouvrires et patronales aux institutions et participation des travailleurs  l'entreprise. Le quatrime chapitre rsume les principaux traits des relations individuelles de travail: modalits du contrat de travail, temps de travail, rgime salarial, rgles de licenciements, prestations de ch&ocirc;mage, etc. <P>L'tude consacre au Brsil a t confie  M. Jo&atilde;o de Lima Texeira, professeur de droit du travail  Rio de Janeiro et auteur de nombreux ouvrages sur la question. Celle sur le Paraguay a t conduite sous l'gide du professeur Ramiro Barboza, d'Asuncin, avec la collaboration des spcialistes de RELASUR et du docteur Octavio Gracciatti, professeur en droit du travail et de la scurit sociale  Montevideo. <P>La srie s'achve avec une tude comparative qui suit pour l'essentiel le plan gnral expos ci-dessus. Le docteur Geraldo von Potobsky, ancien fonctionnaire du BIT et spcialiste incontest du sujet, en a rdig le texte de base  partir des monographies nationales. Celui-ci a fait l'objet de discussions et de modifications lors d'un sminaire tripartite regroupant les reprsentants des gouvernements, des syndicats et des organisations d'employeurs des cinq pays. <P>Les conclusions soulignent la diversit des situations que connaissent encore ces pays bien qu'ils soient tous engags dans un fort mouvement d'intgration conomique. Ils sont en effet regroups ( l'exception du Chili qui n'est encore qu'associ) au sein du March commun du Sud (MERCOSUR) qui en est dj au stade, m&ecirc;me de manire incomplte, de l'union douanire et de la zone de libre change. Le lecteur trouvera galement en conclusion les grandes tendances qui marquent les relations professionnelles: non seulement une rduction gnrale de l'intervention de l'Etat, mais galement des innovations allant dans le sens d'une plus grande flexibilit au Brsil, au Chili et, plus rcemment, en Argentine. On ne relve toutefois pas un mouvement gnralis de drglementation, aucune tude ne dmontrant d'ailleurs la ncessit conomique d'une telle stratgie. Dans cette rgion, la tendance la plus rpandue est celle qui consiste  rformer de fa&ccedil;on graduelle le cadre normatif pour faciliter l'adaptation des relations professionnelles  la nouvelle situation, qui se caractrise par la libert conomique et la dmocratie politique. <P><b> <P>Localizing global production: Know-how transfer in international manufacturing</b>. Par Klaus North. Management Development Series, No. 33. Genve, 1997. x + 191 pp. Figures, tableaux, bibliographie, index. 27,50 francs suisses. ISBN 92-2-109512-6. <P>La rpartition des activits manufacturires dans le monde volue rapidement. Pour qu'une production mondiale soit possible au niveau local, il faut pouvoir crer un savoir-faire dans une rgion et le dployer rapidement dans une autre rgion afin de rpondre aux exigences du march ou d'exploiter un avantage comptitif industriel. Comment y parvenir tout en vitant les piges habituels? Tel est le sujet de cet ouvrage. <P>K. North tudie les consquences pour les entreprises, les dirigeants et les travailleurs de l'adoption de nouvelles pratiques industrielles ou de nouveaux modles d'organisation du travail, et s'efforce de rpondre  certaines questions cruciales telles que les suivantes: Que signifie meilleure pratique dans un contexte mondial et local? Peut-on considrer les pratiques industrielles japonaises comme un modle? Comment peut-on grer efficacement le transfert de savoir-faire dans l'industrie manufacturire? Quels sont les effets des diffrents modes de transfert tels que le transfert par des socits multinationales ou des rseaux d'entreprises? Comment les pratiques industrielles trangres telles que la ma&icirc;trise totale de la qualit, la production  flux tendus ou les activits en petits groupes fonctionnent-elles dans un environnement diffrent, compte tenu des spcificits du pays et de l'entreprise? <P>L'ouvrage se fonde sur 14 tudes offrant un aper&ccedil;u des diffrentes pratiques industrielles en vigueur dans divers pays ainsi que sur les recherches les plus rcentes consacres  ce sujet. Trois tudes de cas dtailles concernant les Philippines, l'Inde et le Ghana illustrent certaines de ces pratiques. Dans le contexte du dbat actuel sur la mondialisation, cette tude thmatique fournit des conseils pratiques aux responsables politiques et aux entreprises pour un transfert efficace des pratiques industrielles. <P><b>Rural industries in post-reform China: An inquiry into their characteristics</b>. Responsable de publication Per Ronn&aring;s. New Delhi, Equipe consultative multidisciplinaire pour l'Asie du Sud, 1996. ix + 307 pp. Figures, tableaux. ISBN 92-2-110227-0. <P>La mutation et le dveloppement impressionnants que conna&icirc;t l'conomie rurale chinoise depuis 1978 - aprs l'introduction de rformes profondes dans le pays - sont associs  une prolifration et  une croissance sans prcdent des entreprises rurales non agricoles (essentiellement manufacturires). En 1995, ces entreprises, qui opraient en dehors du secteur public central, employaient quelque 100 millions de personnes et fournissaient 47 pour cent de la production industrielle nationale, contre 9 pour cent en 1978. Ainsi, en moins de vingt ans, <P>l'conomie rurale qui tait oriente uniquement vers l'agriculture s'est transforme en une base conomique diversifie o&ugrave; l'industrie et les autres activits non agricoles jouent un r&ocirc;le gal  celui de l'agriculture. Cette volution structurelle fondamentale s'est accompagne de taux de croissance conomique trs levs, qui l'ont en fait rendue possible. <P>La prolifration et la croissance rapides d'activits conomiques non agricoles dans la Chine rurale constituent un phnomne unique qui, en tant que tel, a vivement attir l'attention des responsables politiques comme des spcialistes. Cependant, l'intr&ecirc;t s'est longtemps port principalement sur l'ampleur et les consquences de ce dveloppement que l'on attribuait plus ou moins automatiquement aux effets bnfiques des rformes librales sur les incitations et sur l'affectation et l'utilisation des ressources. Or les faits intervenus plus rcemment dans les conomies en transition d'Europe centrale et de l'ex-Union sovitique ont montr clairement que ces rformes n'aboutissaient pas systmatiquement  la croissance. <P>L'ouvrage publi sous la direction de P. Ronn&aring;s contient dix articles prpars en vue d'une Etude de l'industrialisation rurale en Chine, un projet entrepris par l'OIT en 1991 en coopration avec la Stockholm School of Economics et l'Institut de dveloppement rural de l'Acadmie chinoise des sciences sociales. Ce projet devait essentiellement permettre de comprendre le processus de l'industrialisation rurale en Chine et de tirer de l'exprience de la croissance rapide des industries rurales dans les annes quatre-vingt des le&ccedil;ons applicables aux pays asiatiques en dveloppement. <P>Le projet repose sur une tude portant sur 630 entreprises rurales et un grand nombre de foyers d'agriculteurs. Les constatations qui ont t faites  cette occasion sont donc analyses dans cet ouvrage qui traite des caractristiques des entreprises rurales, de la formation initiale de capitaux, des marchs financiers et de la structure des capitaux, du r&ocirc;le des gouvernements locaux, des caractristiques de l'emploi et de la main-d'oeuvre, des marchs des facteurs et de la productivit. <P><b>Sending workers abroad: A manual for low- and middle-income countries</b>. Par Manolo I. Abella. Genve, 1997. ix + 115 pp. Figure, tableaux, appendices. 20 francs suisses. ISBN 92-2-108525-2. <P>Aujourd'hui, le nombre des personnes travaillant  l'tranger est estim  60  65 millions, ce qui reprsente des rapatriements de salaires d'une valeur de 66 milliards de dollars EU. La plupart des travailleurs migrants acceptent des emplois pour des salaires et  des conditions que les travailleurs locaux refusent dsormais. Pour les pays d'origine, ces flux de migrants soulvent de nombreuses questions conomiques et sociales difficiles et constituent un dfi nouveau et complexe pour les responsables politiques. Au premier rang de ces questions figure celle de savoir si la migration doit &ecirc;tre contr&ocirc;le et rglemente pour prserver les intr&ecirc;ts de l'Etat fournisseur de main-d'oeuvre et, dans l'affirmative, quelles mesures doivent &ecirc;tre prises pour viter de porter atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs. <P>L'auteur tudie les retombes institutionnelles et politiques de diffrentes hypothses quant au r&ocirc;le que doivent jouer l'Etat et le secteur priv dans l'organisation des migrations de main-d'oeuvre. Il se fonde sur l'exprience internationale pour illustrer les nombreux lments et mesures pratiques qui composent un programme d'envoi de travailleurs  l'tranger et propose des principes et des concepts qui pourraient contribuer  la solution de certains conflits inhrents aux objectifs politiques. <P>Destin  aider les responsables politiques des pays fournisseurs de main-d'oeuvre  arr&ecirc;ter des stratgies appropries pour grer les flux migratoires, cet ouvrage analyse les facteurs qui influent sur l'laboration des politiques en matire d'emploi de travailleurs trangers. Il devrait galement intresser les tudiants en sciences politiques et en affaires internationales. <P><b>Statistics on poverty and income distribution: An ILO compendium of data</b>. Par Hamid Tabatabai. Genve, 1996. ix + 183 pp. Tableaux, bibliographie. 27,50 francs suisses. ISBN 92-2-109505-3. <P>Bien que le suivi, assur par l'OIT, du Sommet mondial pour le dveloppement social qui s'est tenu  Copenhague en 1995 concerne essentiellement l'emploi, les activits de l'Organisation tmoignent de son ferme engagement en faveur de la lutte contre la pauvret. Le Sommet social a fortement insist sur la ncessit de renforcer la capacit des institutions internationales et des pays  surveiller les progrs accomplis  cet gard. C'est pour aller dans ce sens, et aussi  titre de contribution  l'Anne internationale pour l'limination de la pauvret, que l'OIT a dcid de publier cette monographie, afin de faciliter l'accs aux statistiques relatives  la pauvret et  la rpartition des revenus et de promouvoir une meilleure utilisation de ces donnes. <P>Cette publication contient une trs large srie de statistiques nationales et rgionales, facilement accessibles, sur la pauvret et la rpartition des revenus dans les pays en dveloppement et industrialiss, ainsi que dans les pays en transition. Elle fait suite  une publication antrieure de l'OIT intitule <i>The incidence of poverty in developing countries</i>, parue en 1993, qu'elle met  jour et largit considrablement en incorporant a) des indicateurs supplmentaires de pauvret, b) des estimations relatives aux pays industrialiss et aux conomies en transition et c) des statistiques sur la rpartition des revenus. La partie I rassemble plus de 3 000 observations, alors que la partie II contient des informations techniques supplmentaires. Les indicateurs ont trait notamment au seuil de pauvret et  l'incidence de la pauvret (c'est--dire le pourcentage de la population vivant en de&ccedil; du seuil de pauvret); ils comprennent aussi le coefficient de Gini (qui mesure le degr d'ingalit de la rpartition des revenus) et l'indice d'cart de pauvret (mesure de la gravit de la pauvret indiquant la distance par rapport au seuil de pauvret en pourcentage de celui-ci). Un outil utile pour les chercheurs et spcialistes du dveloppement. <P><b>Trade unions and child labour: A guide to action</b>. Par A. Fyfe et M. Jankanish. Genve, 1997. xii + 108 pp. Annexes, bibliographie. 20 francs suisses. ISBN 92-2-109514-2. <P>Dans la campagne mene contre le travail des enfants, l'engagement du mouvement syndical international rev&ecirc;t la plus grande importance. Les organisations de travailleurs sont en effet idalement places pour dceler et dnoncer les abus les plus graves en ce qui concerne le travail des enfants. Elles peuvent par consquent dfendre aussi le droit des enfants  une ducation approprie et celui des travailleurs adultes  une rmunration suffisante, ce qui rduirait la ncessit pour les familles pauvres de faire travailler leurs enfants. <P>Cet ouvrage tudie les nombreuses possibilits de participation des syndicats  des mesures spcifiques pouvant &ecirc;tre prises aux niveaux local et national. Il montre galement ce que l'on peut accomplir dans ce domaine en prsentant toute une gamme d'approches novatrices suivies actuellement par des organisations de travailleurs dans le monde. Les auteurs n'essaient pas de dfinir une approche modle. Leur objectif est d'inciter les syndicats  agir et  s'engager davantage dans la lutte contre le travail des enfants. <P>Les annexes contiennent des normes et des rsolutions de l'OIT relatives au travail des enfants, des extraits des conventions et dclarations pertinentes des Nations Unies, ainsi qu'une slection de publications de l'OIT consacres au travail des enfants. <P><b>We can make it: Experiences of disabled women in developing countries</b>. Par Susan Epstein. Genve, 1997. vi + 82 pp. 15 francs suisses. ISBN 92-2-110327-7. <P>La volont de russir constitue une force conomique puissante. Dans cet ouvrage, 25 femmes handicapes d'Asie, d'Afrique et d'Amrique latine racontent comment elles ont dfi le sort pour devenir ducatrices, avocates, agricultrices ou commer&ccedil;antes. Leur russite est value non seulement d'un point de vue financier, mais aussi en fonction du nombre d'obstacles qu'elles ont surmonts. Ces femmes parlent avec sincrit et loquence de la discrimination, des influences et des motivations, de leur aspiration  l'ducation et de leur recherche d'un emploi, ainsi que de leur dsir d'&ecirc;tre pouses et mres. Elles donnent galement des conseils pratiques aux responsables politiques, afin que davantage de femmes handicapes puissent exploiter au mieux leurs capacits et apporter leur contribution  la socit. <P>Le premier chapitre du livre prsente une brve biographie de chacune des 25 femmes dont l'exprience est relate. Chacun des chapitres suivants, qui reposent sur des extraits d'entretiens avec ces femmes, donne un aper&ccedil;u d'un aspect particulier de leur exprience personnelle. Il y est question notamment d'enfance, d'ducation, d'emploi, de mariage, de maternit et d'obstacles  l'intgration. Dans le dernier chapitre, enfin, l'auteur tire quelques conclusions politiques. <P> <P> </blockquote> <P> <DIV ALIGN="RIGHT"> <FONT SIZE="1">Mise  jour par MCN. Approuve par MFL. Dernire modification: 8 juillet 1998.</FONT></DIV> <P>  <p> <hr WIDTH="100%"></p> <p> <div CLASS="footer"><IMG SRC="/webcommon/images/blueball.gif" ALIGN=LEFT> Pour toute information, s'adresser  la <I>Revue internationale du Travail</I> BIT, CH-1211 Genve 22, Suisse - Tl: +41.22.799.7903 ou Tlcopie: +41.22.799.61.7 ou E-mail: <A HREF="mailto:revue@ilo.org">revue@ilo.org</A> <p><IMG SRC="/webcommon/images/blueball.gif" ALGIN="LEFT"> Pour vous abonner  la <I>Revue internationale du Travail</I> <a target="_top" href="/public/french/support/publ/revue/subs.htm">(Bulletin d'abonnement)</A>, veuillez vous adresser au Bureau des publications du BIT (PUB/VENTE) Tl: +41.22.799.7828 ou Tlcopie: +41.22.799.6938 ou E-mail: <A HREF="mailto:pubvente@ilo.org">pubvente@ilo.org</A>; ou auprs des bureaux rgionaux du BIT.</div></p><center><a target="_top" href="/public/french/support/publ/intro/index.htm"><IMG SRC="/public/french/images/publns.gif" BORDER=0 ALT="Publications du BIT"></A> <br> <div CLASS="footer"> <p>REVUE: [ <A HREF="#top">Haut de page</A> | <a target="_top" href="/public/french/support/publ/revue/index.htm">REVUE Page d'accueil</A> | <a target="_top" href="/public/french/support/publ/revue/subs.htm">Bulletin d'abonnement</A> | <a target="_top" href="/public/french/support/publ/revue/comments.htm">Vos commentaires</A> ]</p></div> </center> <center> <div class="footer"> <p>[ <a target="_top" href="/public/french/index.htm">OIT Page d'accueil</A> | <a target="_top" href="/public/french/sitemap.htm">OIT Plan du site Web</A> | <a target="_top" href="/ilosearch/public/index.htm">OIT recherche</A> | <a target="_top" href="/public/french/about/index.htm">A propos de l'OIT</A> | <a target="_top" href="/public/french/depts/dir.htm">Contactez-nous</A> ]</p></div> <table width="100%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" bgcolor="#000066"> <tr> <td><img src="/webcommon/images/transp.gif" height="5" alt=""></td></tr></table> <div class="footer-s"> <p><a target="_top" href="/public/french/disclaim/reqcopyr.htm">Copyright &copy;</A> 1996-2003 Organisation internationale du Travail (OIT) - <a target="_top" href="/public/french/disclaim/disclaim.htm">Dni de responsabilit</A></p></div> </center></body></HTML> 
