<html>  <head> <title>Lgende : Ophiucus</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage Express 2.0"> </head>  <BODY BGCOLOR="#663300" TEXT="#99CCFF" LINK="#808080" VLINK="#FF00FF" ALINK="#808000" LEFTMARGIN="25" MARGINWIDTH="25"> <basefont face="Comic Sans MS"></basefont> <h1 align="center"><a name="Retour"><font color="#808000"><img src="../images/Oast.gif" border=0 width=35 height=35><img src="../images/Past.gif" border=0 width=35 height=35><img src="../images/Hast.gif" border=0 width=35 height=35><img src="../images/Iast.gif" border=0 width=35 height=35><img src="../images/Uast.gif" border=0 width=35 height=35><img src="../images/Cast.gif" border=0 width=35 height=35><img src="../images/Uast.gif" border=0 width=35 height=35><img src="../images/Sast.gif" border=0 width=35 height=35></font></a></h1>  <font size="+2"><div style="text-align:justify;">L encore il y divergence entre les rcits concernant cette constellation que les crivains latins ont appele le &quot;Porte-Serpent&quot; (anguitenens). Elle se trouve au-dessus du Scorpion, dont nous parlerons un peu plus tard, et la figure que cette constellation est sense reprsente tient dans ses mains un serpent qui l'enlace autour de la taille.<br> Pour la quasi majorit des auteurs ce serait Carnabon, ancien roi des Gtes, qui habitait la Thrace. Ce roi exera son pouvoir  la mme poque o, pour la premire fois, les semences de crales furent confies aux mortels. Car Crs, comblant les hommes de ses bienfaits, plaa sur un char attel de dragons Triptolme, dont elle avait t la nourrice, (c'est lui d'ailleurs, d'aprs les grecs, qui inventa la roue et s'en servit pour ne pas retarder sa course), et elle lui donna donc l'ordre de parcourir le territoire de tous les peuples en distribuant les semences, pour permettre ainsi qu' leurs descendants de s'loigner de la vie sauvage. Arriv chez le roi des Gtes, dont nous avons parl quelques lignes plus haut, il fut reu selon les antiques lois de l'hospitalit. Puis, surpris dans un guet-apens, non comme un tranger bienfaisant et sans mauvaises intentions, mais comme un ennemi des plus cruels, lui qui s'apprtait  prolonger la vie d'autrui faillit perdre la sienne. Car sur l'ordre de Carnabon, un de ses dragons fut tu, pour empcher Triptolme, qui avait flair les prparatifs de l'attaque contre lui, de trouver refuge auprs de son char. Crs survint, rendit au jeune homme son char, y attela un autre dragon et elle infligea au roi, pour son entreprise criminelle, un chtiment peu ordinaire. Il fut plac au ciel tenant dans ses mains un dragon et destin  paratre sa victime. Il avait men une vie si cruelle qu'il trouva plaisir  se donner la mort.<br> D'aprs d'autres exposs, dont malheureusement je n'ai pas trouv trace sauf chez Hygin, c'est Hercule tuant en Lydie, au bord du fleuve Sagaris, un serpent qui massacrait une foule de gens et privait le rivage de ses rcoltes. En rcompense de quoi Omphale, reine de ce pays, le renvoya  Argos combl de cadeaux, et Jupiter pour sa bravoure le plaa au ciel. <br><br> Selon quelques autres rcits, ce serai Triopas, roi de Thessalie, ou son fils rysichthon; cherchant  couvrir son palais, qui dtruisit un antique temple appartenant  Crs. En raison de cet acte, la desse le fit souffrir de la faim et jamais par la suite il ne put se rassasier d'aucune nourriture. Finalement, presque au terme de sa vie, il dut affronter un dragon, endura beaucoup d'preuves, en vint  trouver la mort et prit place au ciel avec le consentement de Crs. Sur cette lgende j'y reviendrai un peu plus tard au cours de ce chapitre. Aussi voit-on encore un dragon l'treindre et lui infliger pour toujours un chtiment mrit. <br><br> D'aprs Polyzelos de Rhodes, c'est un nomm Phorbas qui aurait rendu les plus grands services aux Rhodiens. Les habitants de cette le infeste de serpents l'avaient appel Ophiussa et dans cette foule de btes il y avait un dragon de taille norme qui avait massacr un grand nombre de gens et avait contraint le reste  fuir loin de leur patrie. Alors, dit-on, Phorbas, fils de Triopas et d'Hiscilla, fille de Myrmidon, amen l par une tempte, tua toutes les btes ainsi que ce dragon. Particulirement chri d'Apollon, il fut plac au ciel sous l'aspect d'un tueur de dragon pour glorifier sa mmoire. En consquence les Rhodiens, chaque fois qu'ils s'loignent de la cte avec leurs navires, commencent par offrir un sacrifice en l'honneur de l'arrive de Phorbas, afin que leurs compatriotes trouvent dans un courage inattendu un rsultat pareil au sort glorieux qui conduisit Phorbas au ciel, ignorant de sa clbrit future. <br><br> Beaucoup d'astronomes de l'antiquit ont imagin ici Esculape, fils d'Apollon et de Coronis, que Jupiter, par gard pour Apollon, plaa au ciel. Car Esculape, dans son existence terrestre, manifestait une telle supriorit en mdecine qu'il ne lui suffisait pas de soulager les douleurs humaines mais qu'il ressuscitait les morts. En tout dernier lieu il gurit Hippolyte, fils de Thse et de la reine des Amazones, tu par la malveillance de Phdre sa martre et l'ignorance de son pre, d'aprs le rcit d'ratosthne. Pour certains aussi, c'est Glaucos, fils de Minos, qui dut aux soins d'Esculape de revivre. Pour cet acte jug coupable, Jupiter incendia de sa foudre la maison du mdecin, mais ayant gard pour Apollon, il plaa son fils au ciel avec un serpent dans la main. Voici pourquoi on lui fait tenir un serpent : forc de gurir Glaucos et enferm dans un lieu secret, il tenait  la main une baguette, songeant  ce qu'il allait faire; alors, dit-on, un serpent rampa vers sa baguette. Esculape, boulevers, le tua en le frappant  coup redoubls dans sa fuite avec la baguette. Ensuite, raconte-t-on, un autre serpent survint au mme endroit, tenant une herbe dans sa gueule et la plaa sur la tte du premier serpent, aprs quoi, tous deux prirent la fuite. Esculape utilisa  son tour cette herbe et Glaucos ressuscita. En consquence le serpent fut plac sous la protection d'Esculape et parmi les astres. Cet habitude conduisit ses successeurs  confier aux autres la mission de faire utiliser les serpents par les mdecins d'o la naissance du caduce avec ses deux serpents enlacs, symbole encore actuel du corps mdical. <br><br> Je vais maintenant relater l'aventure de Triptolme  peine esquisser en dbut de ce document.<br><br> &quot;Ainsi parla Arthuse. La desse de la fertilit attelle  son char deux serpents, les oblige  recevoir un frein dans leur bouche, puis elle s'lance dans les airs, entre le ciel et la terre. Elle dirige son char ail vers la ville aime de la desse du Triton; l elle le confie  Triptolme; elle lui donne les semences qu'elle lui prescrit de rpandre les unes dans des terres jusque l incultes, les autres dans des terres remises en culture aprs un long intervalle de temps. Bientt le jeune homme, dans sa course  travers les airs, avait pass au-dessus de l'Europe et de l'Asie, il se tourne alors vers le pays des Scythes, o rgnait Lyncus; il entre dans les pnates de ce roi. On lui demande par o il est venu, quel est le but de son voyage, son nom, sa patrie : &quot;Ma patrie est la fameuse Athnes, mon nom Triptolme. Pour venir ici, je n'ai point travers les eaux sur un navire, ni la terre  pieds, je me suis fray un chemin dans les airs. J'apporte avec moi un don de Crs qui, rpandu sur la vaste tendue des champs, produiront de fructueuses moissons et de doux aliments.&quot; Le barbare, jaloux de Triptolme auteur d'un si grand bienfait, lui accorde l'hospitalit, puis quand il le voit appesanti par le sommeil; il l'attaque, le fer  la main; au moment o il s'apprtait  lui perc le sein, Crs change le meurtrier en lynx et commande au jeune hros de lancer  nouveau son attelage sacr dans les airs.&quot;  <br><br>Dans le paragraphe prcdent, Lyncus, pour sa mchancet fut chang en lynx. Ce lynx n'est pas celui qui reprsenterai la constellation du mme nom. Cette dernire, en regard de celle que je prsente pour leurs antiquits, fut cre par Hvlius et porte ce nom car il est vrai qu'il faut une vue de lynx pour distinguer les toiles qui la composent, presque toutes tant de faibles magnitudes. <br><br> Concernant Triopas dmolissant un vieux temple de Crs, je n'ai rien trouv. Par contre, Ovide  qui je fais souvent appel, nous narre la mtamorphose de son fils rysichthon pour des motifs sensiblement identiques. Aussi je prend la libert de vous conter  mon tour cette aventure funeste.<br><br> Le rcit et l'autorit du narrateur avaient touch tous les auditeurs, surtout Thse. Comme il dsirait tre instruit des miracles accomplis par les dieux, Colydon, appuy sur un coude, lui adressa la parole en ces termes : &quot;Il y a des corps,  vaillant hros, qui, mtamorphoss une fois, ont conserv leur nouvelle forme; il en est d'autres qui ont le privilge de revtir successivement plusieurs figures. Toi, par exemple Prote, habitant de la mer qui entoure de ses bras la terre, on t'a vu tantt jeune homme, tantt lion, un jour tu tais un sanglier furieux et une autre fois un serpent dont on redoutait le contact; ou bien un taureau arm de cornes, souvent on pouvait te prendre pour une pierre, ou  d'autre moment pour un arbre; parfois, empruntant l'aspect d'une eau limpide, tu tais fleuve mais aussi parfois son contraire comme cette flamme qui est l'ennemie de l'onde.<br><br> L'pouse d'Autolycus, fille d'rysichthon, jouissait du mme privilge. Son pre tait assez fou pour mpriser la puissance des dieux et pour refuser de brler des parfums sur leurs autels. On dit mme qu'il avait profaner un temple de Crs, une hache  la main, et port un fer sacrilge sur ses antiques ombrages. L s'levait un chne immense, au tronc sculaire, entour de bandelettes, de tablettes commmoratives et de guirlandes, tmoignages de vux satisfaits. Souvent  son ombre les Dryades menrent leurs danses joyeuses, souvent aussi, les mains entrelaces, elles se rangrent en cercle autour du tronc et il leur fallait tre quinze pour avoir la mesure exacte de sa circonfrence. Il dpassait les autres arbres autant que les autres arbres dpassaient l'herbe qui croissait sous leur ombre. Mais rien ne put empcher le fils de Triopas d'y porter le fer; il ordonna  ses serviteurs de couper au pied ce chne sacr et, voyant qu'ils hsitaient  accomplir ses ordres, le misrable arrache  l'un d'eux sa cogne et s'crie : &quot;Quand il serai cher  la desse, ou, mieux encore, quand il serai la desse elle-mme, il va toucher la terre de sa cime verdoyante.&quot; Balanant son arme il assne  l'arbre des coups obliques, aussitt le chne consacr trsaille et pousse un gmissement; en un instant ses feuilles et ses glands commencent  plir et la mme pleur envahit ses longues branches. A peine la main sacrilge a-t-elle fait une blessure dans le tronc que l'corce fendue laisse chapper du sang; ainsi, quand un taureau choisi pour victime s'est abattu devant l'autel, le sang jaillit de son cou dchir.<br><br> Tous les assistants sont saisis de stupeur; l'un d'eux ose mettre obstacle  cet attentat et retenir la hache barbare. Le thessalien jetant sur lui les yeux : &quot;Reois, lui dit-il, la rcompense de ta pit.&quot; Dtournant temporairement de l'arbre sa hache il l'abat sur l'homme qui osa lui rsister, puis il revint porter au chne de nouveaux coups; alors du milieu de l'arbre s'lve une voix qui disait : &quot;Je suis sous ce bois qui me cache, une nymphe trs chre  Crs, je te prdis en mourant que le chtiment de tes forfaits approche et c'est ce qui me console de quitter la vie.&quot; rysichthon poursuit l'excution de son crime; enfin, branl par des coups sans nombre et tir par des cordes, l'arbre s'abat, crasant sous son poids une grande partie des ombrages voisins.<br><br> Les dryades sont consternes par cette perte qui les frappe en mme temps que la fort; toutes pleurent leur sur, vtues de noir, elles vont trouver Crs et lui demande le chtiment d'rysichthon. Celle-ci fait un signe d'assentiment et le mouvement de sa tte admirable branle les gurets chargs de lourdes moissons, elle invente une sorte de chtiment qui eut excit la piti en faveur du coupable, si ses crimes ne l'avait rendu indigne de toute piti : elle dchirera son corps en le livrant aux tourments de la faim. La desse ne peut pas se rendre elle-mme auprs de ce monstre (car les destins ne permettent pas que Crs et la Faim se rencontrent); alors elle appelle une divinit des montagnes, une rustique Orades et lui adresse ces paroles :<br>&quot;Il est  l'extrmit de la Scythie, un lieu glacial, un pays dsol, une terre strile, sans moisson, sans arbres; l, habite le Froid qui engourdit, la Pleur, le Frisson et la Faim toujours  jeun. Ordonne  celle-ci de pntrer dans le sein criminel du sacrilge; qu'elle ne se laisse pas vaincre par l'abondance des aliments et qu'elle lutte avec moi jusqu' ce que ma puissance triomphe; il ne faut pas non plus que la longueur du voyage t'effraie; prends mon char, prends mes dragons que tu gouverneras avec le frein dans les hauteurs du ciel.&quot; Elle les donne aussitt et la nymphe s'envola vers sa destination. Arrive en Scythie, sur le sommet d'une montagne glace (on l'appelle Caucase), elle dbarrasse du joug le cou des dragons; elle cherche la Faim; la voit dans un champ pierreux, qui arrachait avec ses ongles et avec les dents quelques brins d'herbe. Elle avait les cheveux hrisss, les yeux caves, le visage ple, les lvres blanchies par une bave infecte, la gorge irrite par un enrouement;  travers sa peau dure on pouvait voir ses entrailles; ses os dcharns peraient sous la courbe de ses reins; du ventre elle n'avait que la place; sa poitrine semblait suspendue comme si elle ne tenait qu' la claie de l'pine dorsale. La maigreur avait fait ressortir ses articulations, le tour de ses genoux tait enfl et ses talons formaient au dehors une norme saillie. Ds que la nymphe l'a aperue de loin (car elle n'a pas os l'approcher), elle lui rapporte le message de la desse, elle ne s'arrte qu'un instant; elle se tient  distance et elle venait  peine d'arriver; dj pourtant elle croit sentir les atteintes de la faim; alors, ayant tourn bride au milieu des espaces clestes, elle ramne les dragons en Hmonie.<br><br> La Faim, quoique toujours contraire  l'vre de Crs, excute ses ordres; transporte par le vent  travers les airs jusqu' la demeure indique, elle entre sans tarder dans la chambre du sacrilge, qu'elle trouve plong dans un profond sommeil, car quand elle arriva il faisait nuit, et elle l'treint entre ses bras; elle se communique  lui par son haleine, elle lui remplit de son souffle le gosier, la poitrine, la bouche et elle rpand dans les veines vides du dormeur le besoin de nourriture. Aprs s'tre acquitte de sa mission, elle abandonne ce monde fcond et retourne dans sa misrable demeure, dans les champs qui lui sont familiers. Le doux sommeil caressait encore rysichthon de ses ailes bienfaisantes; le malheureux sous l'empire d'un rve, cherche des aliments, il agite en vain ses mchoires, fatigue ses dents sur ses dents, tourmente son gosier tromp par une nourriture imaginaire et, au lieu d'un repas, dvore sans profit l'air impalpable. A peine a-t-il chass le sommeil qu'il est pris d'un besoin furieux de manger, qui tyrannise son gosier avide et ses entrailles sans fond. Sur le champ il demande qu'on lui apporte ce que produisent la mer, la terre et les airs; devant sa table charge de mets il se plaint qu'on le fasse jener; au milieu des plats qu'on lui sert il en cherche encore d'autres; ce qui pourrait suffire  des villes,  tout un peuple, ne suffit pas  un seul homme; plus son estomac engloutit et plus augmentent ses dsirs. Comme la mer reoit dans son sein les fleuves de toute la terre sans apaiser sa soif et absorbe les cours d'eau des contres lointaines; comme le feu dans sa violence, qu'aucun aliment ne rebute, consume d'innombrables pices de bois, toujours plus avide  mesure qu'on lui donne plus de ce matriaux, d'autant plus vorace qu'ils sont abondants; ainsi la bouche de l'impie rysichthon avale et rclame en mme temps tous les mets; toute nourriture l'excite  en vouloir davantage; il fait sans cesse le vide en lui  force de manger.<br><br> Dj pour satisfaire sa faim et pour remplir jusqu'au gouffre de son ventre, il avait diminu son patrimoine; mais il n'avait pas diminu sa faim cruelle; la flamme de sa gloutonnerie insatiable subsistait toujours aussi ardente. Enfin, quand il eut jet tous ses biens dans ses entrailles, il lui restait une fille, digne d'un autre pre. Dans sa dtresse il la vend aussi, mais elle est trop fire pour accepter un matre; tendant ses mains au-dessus de la mer voisine : &quot;Arrache moi  mon matre, dit-elle, toi qui eut le privilge de me ravir ma virginit.&quot; C'tait en effet Neptune qui avait eu ce privilge. Il ne rejette pas sa prire; son matre, qui la suivait, venait encore de la voir devant lui, quand le dieu la revt d'une forme nouvelle; il lui donne les traits d'un homme et le costume propre  ceux qui vivent de la mer. Son matre la regarde : &quot; toi, dit-il, qui cache sous une petite amorce tes hameons de bronze, toi qui manie adroitement le roseau, puisses-tu trouver la mer toujours calme et sous les eaux les poissons toujours crdules ! Puisse-t-il ne sentir tes hameons qu'une fois enferr ! Tout  l'heure une femme vtue d'un habit grossier, les cheveux en dsordre, tait l, debout sur cette cte; je l'y ai vue moi-mme; dis moi o elle est ?&quot;, elle rpond  la question en ces termes : &quot;Qui que tu sois, pardonne moi, je n'ai pas dtourn les yeux des eaux profondes et mon attention est reste fixe sur mon travail. Pour dissiper tes doutes, j'atteste le dieu des mers : puisse-t-il m'aider dans mon mtier comme il est vrai qu'except toi, il n'a paru depuis longtemps sur ce rivage ni homme, ni femme !&quot; Son matre la croit; il s'en retourne en foulant le sable sous ses pas et s'loigne, victime de la ruse; aprs son dpart la jeune fille reprend sa forme premire.<br><br> Alors voyant que la petite-fille de Triopas avait le don de se mtamorphoser, son pre la vend plusieurs fois  des matres diffrents; change tantt en cavale, tantt en oiseau, un jour en buf, un autre en cerf, elle leur chappait et fournissait  l'avidit paternelle des aliments acquis par la fraude. Mais dans l'excs de la souffrance, ayant consum tout ce qui lui servait de matire, donna une pture nouvelle  son horrible maladie, rysichthon se mit  dchirer lui mme ses propres membres  coups de dents; l'infortun nourrit son corps en le diminuant.<br><br> <hr width="25%" color="#ffff00"> Ainsi finit l'histoire d'rysichthon. Il est dommage qu'elle n'en dise pas plus, de ce fait on aurait pu savoir si c'est lui qui fut imag au ciel dans la constellation d'Ophiucus et que le serpent qui le ceint serai la symbolique de la faim qui comme le serpent,  chaque printemps fait sa mue, l'avidit fait aussi sa mue. </div></font> <font color="#ff9900"><div align="right">Ovide : Mtamorphoses.</div></font>   <br><hr width=50% color=#ffff00><br> </body> </html> 
