<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> <html lang="fr"> <head> <!-- Corp.1 v1.1  2001-02-01--> <title>Apprivoiser le dragon &agrave; l'aide d'un programme de reconnaissance de la voix - Octobre 1999 - issue 31, 10 - Nouvelles de la Biblioth&egrave;que nationale</title>  <meta name="dc.title" content="Apprivoiser le dragon &agrave; l'aide d'un programme de reconnaissance de la voix - Octobre 1999 - issue 31, 10 - Nouvelles de la Biblioth&egrave;que nationale">  <meta name="dc.creator" content="Vivianne Leguerrier">  <meta name="dc.contributor" content="Marketing and Publication, Biblioth&egrave;que nationale du Canada">  <meta name="agent.contributor.email" content="webadmin@nlc-bnc.ca"> <meta name="dc.date.created" scheme="ISO8601" content="1999-09-01"> <meta name="dc.date.modified" scheme="ISO8601" content="1999-10-13">  <meta name="dc.date.Valid" scheme="ISO8601" content="2005-03-11">   <meta name="dc.language" scheme="RFC1766" content="fr">  <link rel="StyleSheet" href="/0/2/c2-01.css" type="text/css"> </head>  <body> <a href="#skipnav" accesskey="Z"><img src="/0/1/c1-htb0.gif" alt="Sauter les liens de navigation (touche d'acc&egrave;s : Z)" width="1" height="1" border="0"></a>  <!-- BEGINNING OF NLC TOOLBAR --> <table width="649" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" summary="Les tableaux sur ce site Web servent &agrave; la mise en page seulement, &agrave; moins d'indication contraire."> <tr> <td colspan="2"><img src="/0/1/c1-htb1-1_1f.gif" width="649" height="25" border="0" alt="Biblioth&egrave;que nationale du Canada"></td> </tr> <tr valign="top"> <td width="150" align="right"><a href="/index-f.html"><img src="/0/1/c1-htb2-1_1-f.gif" width="150" height="25" border="0" alt="Page d'accueil BNC"></a></td> <td width="500"><a href="/0/6/redirect.php"><img src="/0/1/c1-htb2-2_1f.gif" alt="English" width="100" height="25" border="0"></a><a href="/10/2/a2-140-f.html"><img src="/0/1/c1-htb2-3_1f.gif" alt="Contactez-nous" width="100" height="25" border="0"></a><a href="/10/1/a1-130-f.html"><img src="/0/1/c1-htb2-4_1f.gif" alt="Aide" width="100" height="25" border="0"></a><a href="/10/4/a4-110-f.html"><img src="/0/1/c1-htb2-5_1f.gif" alt="Recherche BNC" width="100" height="25" border="0"></a><a href="http://canada.gc.ca/main_f.html"><img src="/0/1/c1-htb2-6_1f.gif" alt="Gouvernement du Canada" width="99" height="25" border="0"></a></td> </tr> </table> <!-- END OF NLC TOOLBAR --> <a name="skipnav"></a> <br>  <!-- DOCUMENT BEGINS-->  <table bgcolor="#FFFFFF" width="650" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0"> <tr>  <td width="650" valign="top"> <!-- Place page content in this cell-->  <table border="0" width="500" cellpadding="5"> <tr> <td rowspan="2" align="left" valign="top" width="160"><img src="91/ban-99.gif" width=151 height=184 alt="Logo des Nouvelles de la Biblioth&egrave;que nationale" border="0"> </td> <td align="left" valign="top" width="150"> &nbsp;&nbsp;<a href="p2-9910-08-f.html"><img src="91/htb99-1.2-f.gif" width=140 height=24 alt="Article p&eacute;c&eacute;dent" border="0"></a> </td> <td align="left" valign="top" width="150"> &nbsp;&nbsp;<a href="p2-9910-00-f.html"><img src="91/htb99-1.1-f.gif" width=140 height=24 alt="Sommaire" border="0"></a> </td> <td align="left" valign="top" width="150"> &nbsp;&nbsp;<a href="p2-9910-10-f.html"><img src="91/htb99-1.3-f.gif" width=140 height=24 alt="Article suivant" border="0"></a> </td> </tr> <tr> <td align="left" valign="bottom" colspan="3"> <h2>Nouvelles de la Biblioth&egrave;que nationale<br> Octobre 1999<br> Vol. 31, n&ordm; 10</h2> </td> </tr>			  </table>  <h2>Apprivoiser le dragon &agrave; l'aide d'un programme de reconnaissance de la voix</h2>  <p><i>Alan Gillmor,<br> professeur au D&eacute;partement de musique de l'Universit&eacute; Carleton</i></p>  <p>Voil&agrave; quelques ann&eacute;es, j'ai &eacute;valu&eacute;, &agrave; titre d'expert externe, les documents qui forment d&eacute;sormais le Fonds Istvan-Anhalt de la Division de la musique de la Biblioth&egrave;que nationale. En examinant cette montagne de documents, je suis tomb&eacute; sur la volumineuse correspondance entre le professeur Anhalt et le compositeur am&eacute;ricain George Rochberg, soit une correspondance compos&eacute;e de centaines de lettres manuscrites &eacute;crites pendant une p&eacute;riode de pr&egrave;s de 40&nbsp;ans, et qui se poursuit toujours.</p>  <p>Quiconque conna&icirc;t les livres et essais publi&eacute;s par les deux hommes, sans compter leur musique - des symphonies, des op&eacute;ras, de la musique de chambre - se rend &agrave; l'&eacute;vidence qu'il s'agit de deux esprits extraordinaires dont la curiosit&eacute; intellectuelle s'&eacute;tend &agrave; de nombreux sujets tant anciens que contemporains : la musique et la litt&eacute;rature, la religion et la philosophie, la politique et la soci&eacute;t&eacute;. Leurs lettres constituent une magnifique chronique de notre &eacute;poque complexe, et une source d'information principale d'une valeur inestimable pour les futurs interpr&egrave;tes des r&eacute;alisations de ces deux compositeurs exceptionnels. Avec l'autorisation des deux hommes, j'ai d&eacute;cid&eacute; que le rayonnement de cette vaste correspondance, qui m&eacute;riterait d'&ecirc;tre publi&eacute;e, ne devait pas se limiter aux &eacute;tag&egrave;res de la Biblioth&egrave;que nationale.</p>  <p>Plus que n'importe quoi d'autre, la technologie de l'informatique a influenc&eacute; le mode de vie de la fin du XX<sup>e</sup> si&egrave;cle et, comme nous le savons tous pour l'avoir exp&eacute;riment&eacute;, elle est l'un des partenaires de la plus fascinante relation d'amour-haine de tous les temps, un sujet apparemment sans fin qui occupe chacun de nos instants, comme en font foi les anecdotes innombrables &agrave; propos des joies et des frustrations de la circulation sur l'inforoute. J'avoue tout de suite que sans le programme de reconnaissance de la voix Dragon Naturally Speaking mis &agrave; ma disposition par la Biblioth&egrave;que nationale, je n'aurais jamais envisag&eacute; d'entreprendre le projet de transcription de cette montagne de documents sous forme &eacute;lectronique. Durant plusieurs mois l'hiver dernier, j'ai occup&eacute; une petite pi&egrave;ce &agrave; la Biblioth&egrave;que nationale pour parler &agrave; mon dragon ou, comme certains passants ont pu le penser, pour me parler &agrave; moi-m&ecirc;me. </p>  <p>Apr&egrave;s une br&egrave;ve p&eacute;riode de &laquo;&nbsp;formation&nbsp;&raquo; pendant laquelle le programme a &laquo;&nbsp;appris&nbsp;&raquo; &agrave; reconna&icirc;tre les idiosyncrasies de mon expression orale, nous &eacute;tions pr&ecirc;ts &agrave; commencer. M&ecirc;me si cette technologie est relativement nouvelle, c'est un produit v&eacute;ritablement remarquable qui s'am&eacute;liorera sans doute beaucoup au fur et &agrave; mesure que ses versions futures parviendront sur le march&eacute;. Bien que le programme transforme la voix en un texte &agrave; raison d'un d&eacute;bit normal de 150 mots la minute, c'est-&agrave;-dire au moins deux fois la vitesse d'ex&eacute;cution d'une excellente copiste, l'appellation du produit, &laquo;&nbsp;Naturally Speaking&nbsp;&raquo;, n'est pas si repr&eacute;sentative que &ccedil;a &eacute;tant donn&eacute; que j'ai constat&eacute; que j'obtenais de meilleurs r&eacute;sultats en accentuant la prononciation dans une certaine mesure.</p>  <p>Apr&egrave;s plusieurs heures d'affil&eacute;e, cela peut devenir plut&ocirc;t fatigant. Par contre, le programme am&eacute;liore sans cesse son rendement en mettant &agrave; jour ses fichiers d'apr&egrave;s une exp&eacute;rience &eacute;tendue de la voix de l'interlocuteur. De plus, on peut lui enseigner &agrave; corriger ses fautes r&eacute;p&eacute;titives, de sorte qu'&agrave; la fin du projet, ayant connu des semaines o&ugrave; la frustration &eacute;tait &agrave; son comble, nous nous reparlions de nouveau (&agrave; un moment donn&eacute;, je lui ai dit ma fa&ccedil;on de penser &agrave; l'aide de certains qualificatifs peu orthodoxes, pour me rendre compte que le microphone &eacute;tait toujours en marche et que le programme, sans aucun discernement moral, transcrivait ce que je disais). Voici certaines de ses caract&eacute;ristiques les plus attrayantes&nbsp;: premi&egrave;re lettre majuscule automatique au premier mot qui suit un point; commande vocale pour la ponctuation, la formation de paragraphe, l'espacement, le gras, l'italique, le soulignement, les corrections, la r&eacute;vision, etc.; il choisira avec assez de pr&eacute;cision entre, par exemple, &laquo; to &raquo;, &laquo; too &raquo; et &laquo; two &raquo; le terme correct selon sa fa&ccedil;on  &laquo;&nbsp;d'interpr&eacute;ter&nbsp;&raquo; le contexte; on peut &eacute;galement lui &laquo;&nbsp;enseigner&nbsp;&raquo; certaines choses comme les noms propres, ou n'importe quel terme technique qui ne fait pas partie de son vocabulaire de base.</p>  <p>Peut-&ecirc;tre que les prochaines g&eacute;n&eacute;rations de Dragon Naturally Speaking seront disponibles en versions con&ccedil;ues pour des disciplines en particulier et dont le vocabulaire technique sera plus &eacute;toff&eacute;. Dans sa version actuelle, on ne peut que constater la pauvret&eacute; relative du dictionnaire du programme qui ne va pas au-del&agrave; d'un certain vocabulaire de base, comme le d&eacute;montrent les perles suivantes. Comme tout ce qui se produit dans cette immense soci&eacute;t&eacute; de consommation de masse, le programme n'est pas con&ccedil;u pour le chercheur, mais pour le l&eacute;gendaire consommateur &laquo;&nbsp;moyen&nbsp;&raquo;. On ne peut sans doute pas en vouloir aux concepteurs de ne pas avoir inclus certaines expressions plut&ocirc;t rares telles que &laquo;&nbsp;Pythagorean&nbsp;&raquo;, que le programme rend comme &laquo;&nbsp;Tiger Reagan&nbsp;&raquo;; toutefois, l'&eacute;minent po&egrave;te irlandais Yeats m&eacute;rite mieux que  &laquo;&nbsp;Gates&nbsp;&raquo;, et Socrate (Socrates) n'aurait s&ucirc;rement pas compris que son nom devienne &laquo;&nbsp;soccer keys&nbsp;&raquo;. Le &laquo;&nbsp;rejoice&nbsp;&raquo; se m&eacute;tamorphose (pouvez-vous imaginer ce que le programme ferait de ce mot) en &laquo;&nbsp;read Joyce&nbsp;&raquo; - on s'aper&ccedil;oit donc que le programme conna&icirc;t quelques &eacute;crivains irlandais. Mais comment expliquer certaines tendances &agrave; la dyslexie (je n'invente rien) telles que &laquo;&nbsp;gods&nbsp;&raquo; qui devient &laquo;&nbsp;dogs&nbsp;&raquo;&nbsp;? Enfin, et cela &eacute;tait pr&eacute;visible, l'univers de Microsoft est toujours pr&eacute;sent; en voici deux exemples&nbsp;: &laquo;&nbsp;rampaging&nbsp;&raquo;/&laquo;&nbsp;RAM paging&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;pantomime&nbsp;&raquo;/&laquo;&nbsp;Pentium time&nbsp;&raquo;. Mais cela ne fait rien, apr&egrave;s tout, l'erreur n'est pas l'apanage de l'&ecirc;tre humain.</p>  <p>Je tiens &agrave; remercier sinc&egrave;rement M. Timothy Maloney et le personnel de la Biblioth&egrave;que nationale d'avoir mis &agrave; ma disposition cette technologie merveilleuse de sorte que je puisse me consacrer &agrave; un projet, qui &agrave; mon avis fera &#156;uvre de pionnier. Il se peut que l'&eacute;poque de la correspondance manuscrite soit chose du pass&eacute; (je vois d&eacute;j&agrave; &laquo;&nbsp;le recueil de courriels&nbsp;de...&nbsp;&raquo;), mais tant et aussi longtemps que les chercheurs devront &eacute;tudier l'importante partie de notre patrimoine qui repose sur le papier jauni d'anciennes lettres et d'autres documents semblables de l'&egrave;re de la calligraphie, la technologie, comme le programme Dragon Naturally Speaking, permettra &agrave; plus d'un chercheur d'&eacute;chapper &agrave; la folie ou, &agrave; tout le moins, de ne pas sombrer dans l'alcool.</p>   <table border="8"> <tr> <td>Le Fonds Istvan-Anhalt de la Division de la musique de la Biblioth&egrave;que nationale du Canada renferme des dossiers portant sur la vie et les activit&eacute;s musicales de Istvan Anhalt, professeur, chef d'orchestre, pianiste, et l'un des premiers compositeurs canadiens de musique &eacute;lectroacoustique. Le fonds comprend entre autres des dossiers scolaires, des manuscrits sign&eacute;s d'&#156;uvres musicales, des coupures de presse, des photographies et les &laquo; centaines de lettres manuscrites &raquo; dont parle Alan Gillmor dans son article &laquo; Apprivoiser le dragon &raquo;.</td> </tr> </table>    <!-- End of page content--> </td> </tr>	 </table>  <!-- DOCUMENT ENDS-->  <!-- FOOTER  BEGINS-->	 <table width="650" border="0"> <tr> <td colspan="2"><hr></td> </tr> <tr> <td><div class="footer">Derni&egrave;re mise &agrave; jour : 1999-10-13</div></td> <td align="right"><div class="footer"><a href="/10/3/a3-160-f.html">Avis importants</a></div></td> </tr> </table> <!-- FOOTER ENDS -->  </body> </html> 
