<html lang="fr-FR"> <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=ISO-8859-1"> <meta http-equiv="Content-Style-Type" content="text/css"> <meta http-equiv="Content-Script-Type" content="text/javascript"> <link rel="stylesheet" type="TEXT/CSS" href="../../../styles/general.css" title="combined" charset="ISO-8859-1"> <link rel="stylesheet" type="TEXT/CSS" href="../../../styles/scheme3.css" title="combined" charset="ISO-8859-1"> <link rel="stylesheet" type="TEXT/CSS" href="../../../styles/recits_jeury.css" title="combined" charset="ISO-8859-1"> <script type="text/javascript" language="JavaScript"><!--  var pathPrefix = "" ; var scheme  = "scheme3" ; var variation = "" ;  // --> </script><script type="text/javascript" language="JavaScript" src="../../../scripts/css.js" charset="ISO-8859-1"></script> <title> Quarante-Deux | XLII/R&eacute;cits de l'espace/Jeury/Dragon isolator </title> <script type="text/javascript" language="JavaScript" src="../../../scripts/bandeaux_autres.js" charset="ISO-8859-1"><!--  function imageOver( i ) { return true ; } function imageUp( i ) { return true ; }  // --> </script><script type="text/javascript" language="JavaScript" src="../../../scripts/adresse.js" charset="ISO-8859-1"><!--  var mailto = "" ;  function setMsg( msg ) { return true ; }  // --> </script> </head> <body background="../../../images/interface/fonds/mjbg.jpg" bgcolor="#CCCCFF"> <table border="0" width="100%" cellspacing="0" cellpadding="1"> <tr> <td align="LEFT" width="35"> <a name="TOP" href="../../../index.html" onmouseover="imageOver(0,0); return setMsg('Vers la page d\'accueil de Quarante-Deux');" onmouseout="imageUp(0,0); return setMsg('');"> <img src="../../../images/interface/logos/logo_42_small_up.gif" width="35" height="35" border="0" alt="logo 42" name="btn0"> </a> </td> <td align="LEFT" class="tableColor1" width="100%"> <table border="0" cellspacing="2" cellpadding="0" width="100%"> <tr> <td align="LEFT" class="tableColor2"> <p class="navBarText" align="LEFT"> <a class="navbarA" href="../../../index.html" onmouseover="return setMsg('Vers la page d\'accueil de Quarante-Deux');" onmouseout="return setMsg('');"> Quarante-Deux  </a> &#151;&gt;  <a class="navbarA" href="../../../recits_de_l_espace.html" onmouseover="return setMsg('Vers les R&eacute;cits de l\'espace');" onmouseout="return setMsg('');"> les r&eacute;cits de l'espace </a> &#151;&gt;  <a class="navbarA" href="../../michel_jeury.html" onmouseover="return setMsg('Vers la liste des nouvelles de Michel Jeury');" onmouseout="return setMsg('');"> Michel Jeury </a> &#151;&gt; Dragon&#133; </p> </td> <td align="RIGHT" class="tableColor2"> <p class="navBarText"> <a class="navbarA" href="../../../divers/recherche.html" onmouseover="return setMsg('Vers la page de recherche');" onmouseout="return setMsg('');"> Recherche</a> </p> </td> </tr> <tr> <td align="RIGHT" class="tableColor2" colspan="2"> <p class="navBarText"> <a class="navbarA" href="mjtext038.html" onmouseover="return setMsg('Vers la page pr&eacute;c&eacute;dente');" onmouseout="return setMsg('');"> &lt;&#151; pr&eacute;c&eacute;dente</a>&nbsp;&#149;&nbsp;<a class="navbarA" href="mjtext040.html" onmouseover="return setMsg('Vers la page suivante');" onmouseout="return setMsg('');">suivante &#151;&gt;</a> </p> </td> </tr> </table> </td> </tr> </table> <p> &nbsp; </p> <table> <tr> <td> <img src="../../../images/interface/zig/mjfracts/mjfract039.gif" alt=" " align="MIDDLE" width="150" height="100"> </td> <td> <h1> Dragon isolator </h1> <h2> Michel Jeury </h2> </td> </tr> </table> <div class="texte"> <p> &nbsp; </p> <p class="FIRST"> <em> L'ann&eacute;e derni&egrave;re, j'avais commenc&eacute; un roman. Pour diff&eacute;rentes raisons, rupture de rythme en particulier, interruption due en particulier &agrave; des circonstances ind&eacute;pendantes de ma volont&eacute; comme on dit, je n'ai pas poursuivi ce roman, je n'ai pas termin&eacute; le premier chapitre bien que l'id&eacute;e, la pr&eacute;paration mentale ait &eacute;t&eacute; assez avanc&eacute;e.</em> </p> <p> <em> Et aujourd'hui, j'ai l'intention avec les quelques pages que j'ai &eacute;crites de faire une nouvelle. Je vais essayer de vous dicter ces quelques pages et je vous expliquerai ensuite ce qu'&eacute;tait le projet initial du roman et vous me direz ce qu'on peut en faire &agrave; votre avis.</em> </p> <p> <em> J'ai utilis&eacute; d'ailleurs certains &eacute;l&eacute;ments de mon plan dans un autre roman, le roman que je suis en train de retravailler&nbsp;; je ne sais pas encore si ce sera un Jeury ou un Higon. Le titre original du roman &eacute;tait  </em> Dragon isolator<em>&nbsp;; pour diff&eacute;rentes raisons, ces termes ayant &eacute;t&eacute; repris, il ne tient plus.</em> </p> <p> <em> Je vais donc vous donner une esp&egrave;ce de brouillon de d&eacute;part et puis, eh bien, vous m'aiderez &agrave; poursuivre et &agrave; terminer la nouvelle.</em> </p> <p> <em> Merci&nbsp;!</em> </p> <h2> Texte &eacute;crit </h2> <p class="FIRST"> <span class="INITIALCAP"> I</span>l courait, il suivait son ombre virevoltante qui coupait les ombres &eacute;troites des grands arbres, il se tra&icirc;nait, soufflant comme un vieux chien, c&#156;ur battant, en rage. Il boitait bas. Il &eacute;tait Jacques Colomb, l'&eacute;tranger, l'errant, le passeur de champs. Il avait une mission &agrave; accomplir. Un jour, il serait une sorte de dieu. En attendant, les fanatiques le poursuivaient une fois de plus, pr&ecirc;ts &agrave; l'empaler, &agrave; l'&eacute;corcher, &agrave; le d&eacute;couper en morceaux pour donner sa viande &agrave; leurs porcs ou &agrave; leurs singes. Des cocotiers clairsem&eacute;s penchaient leurs t&ecirc;tes sur la plage. La lune baignait le paysage et faisait du fugitif une cible superbe. &Agrave; droite, la for&ecirc;t presque tropicale. Derri&egrave;re, Calcutta, cette ville anachronique, construite par des fous pour des idiots. Droit devant, &agrave; un kilom&egrave;tre, la maison de Maria Goyan. &Agrave; gauche, tout pr&egrave;s, la mer. Il se tra&icirc;nait, il &eacute;tait &agrave; bout de souffle, il se frappait la poitrine, insultant ce corps d&eacute;bile qui le trahissait tout le temps.  <em> Cr&egrave;ve, pantin&nbsp;! </em> Il eut un ricanement &eacute;trangl&eacute;. Les adeptes du dieu Atar &eacute;taient stupides mais pas aveugles&nbsp;: il avait peu de chances d'&eacute;chapper &agrave; leurs fl&egrave;ches ou &agrave; leurs balles. La r&eacute;publique indienne &eacute;tait peupl&eacute;e par trois millions d'Hommes crasseux et cruels comme des hy&egrave;nes, le plus sale b&eacute;tail du continent. Voil&agrave; ce qu'il pensait des Indiens. Il s'adossa &agrave; un tronc, face &agrave; la baie. Il haletait&nbsp;; un filet de bave collait &agrave; sa l&egrave;vre. Il attendit, il attendit. Il attendit la peur, la souffrance, la mort.  <em> Ces chiens pourris vont me d&eacute;pecer. </em> Il ferma les yeux puis les rouvrit. Rien ne bougeait. Au-dessus de la plage, &agrave; droite, brillait une puissante lumi&egrave;re &eacute;lectrique blanche, le ch&acirc;teau de Maria Goyan, cette aristocrate qui s'amusait &agrave; prot&eacute;ger les aventuriers de passage. Avec un peu de chance, le salut. Il posa la main sur son thorax br&ucirc;lant. Une douleur profonde lui donnait envie de se plier en deux pour cracher ou vomir. Il se sentait vieux, us&eacute;. Son sac de cartes &eacute;tait nou&eacute; &agrave; son poignet droit, si serr&eacute; que le cordon lui entrait dans la peau. Il vivait dans la terreur de perdre ce bien pr&eacute;cieux entre tous. Sans ses cartes, il n'aurait plus &eacute;t&eacute; Jacques Colomb, il aurait cess&eacute; de croire en son destin. Mais il les garderait, il se sauverait.  <em> Trente-six ans</em>, se dit-il,  <em> je n'ai que trente-six ans. J'ai l'avenir devant moi. Ah, ah&nbsp;! </em> Il se demanda quelle tactique ses poursuivants avaient pu choisir. Avec son pantalon collant de fabrication arabe ou am&eacute;ricaine, il courait peut-&ecirc;tre plus vite que les fanatiques emp&ecirc;tr&eacute;s dans leurs boubous, mais les miliciens de la ville portaient des pantalons coup&eacute;s aux genoux. Les chacals, il n'avait pu les distancer aussi vite.  <em> Peut-&ecirc;tre ont-ils renonc&eacute;</em>, calcula-t-il,  <em> parce qu'ils savaient que je me r&eacute;fugierais chez Maria Goyan. </em> Les chiens sacr&eacute;s des castes A sont nourris avec les parties sexuelles des intouchables. Du moins, on le raconte &agrave; Calcutta. Ni les miliciens, ni les fanatiques n'oseraient p&eacute;n&eacute;trer chez Mehadi Goyan pour empaler le passeur de champs, mais cela n'expliquait pas pourquoi ils avaient abandonn&eacute; la poursuite. Maintenant, le c&#156;ur de Jacques avait repris son rythme normal. Un c&#156;ur de b&ecirc;te fatigu&eacute;e et pourtant acharn&eacute;e &agrave; survivre. La douleur &agrave; la poitrine et au ventre commen&ccedil;ait &agrave; se calmer. Il &eacute;couta. Le sang grondait dans sa t&ecirc;te, couvrant le murmure moqueur des vagues. Pas de vent. Aucun bruit dans les feuillages. Les faubourgs de la ville dormaient. Les populations abruties se terraient dans leur sueur et leurs chiures. Le centre, avec ses voleurs, ses joueurs et ses prostitu&eacute;es &eacute;tait &agrave; plusieurs kilom&egrave;tres. Pas un accord de guitare ne montait du village rom. Jacques &eacute;tait seul. Il frissonna. Ses ennemis avaient-ils renonc&eacute; &agrave; le prendre&nbsp;? Il aurait d&ucirc; &ecirc;tre rassur&eacute;. Au contraire, son inqui&eacute;tude se changea en angoisse. Il comprenait mal la mentalit&eacute; des indo-europ&eacute;ens. Chiens pourris, &acirc;nes-hy&egrave;nes, chacals, c'&eacute;tait vite dit mais &ccedil;a ne permettait pas de pr&eacute;voir le comportement de ces animaux bizarres. Les eaux de l'oc&eacute;an Indien recouvraient la p&eacute;ninsule arabique. La mousson soufflait sur le golfe du Lion. Le Rh&ocirc;ne s'appelait aujourd'hui Gange. Ce pays &eacute;tait un pur produit des r&ecirc;ves d&eacute;lirants de Jacques Dragon. Mais les Roms, venus disait-on de l'Inde ancienne, vivaient nombreux au bord du golfe. Jacques Colomb &eacute;tait pr&ecirc;t &agrave; recruter n'importe qui. Il trouvait excitant et raisonnable &agrave; la fois l'id&eacute;e de traverser l'empire de&nbsp;&#133;&nbsp;avec une tribu rom. Mais quelqu'un l'avait d&eacute;nonc&eacute;. Les fanatiques atariens &eacute;taient arriv&eacute;s au campement Westwigwam pendant que les fr&egrave;res Colomb parlaient de l'Am&eacute;rique &agrave; un groupe de jeunes musiciens. Maria l'avait pr&eacute;venu. Il devait quitter la r&eacute;publique indienne en vitesse pour sauver sa peau s'il y tenait. Il y tenait. Il partirait donc une fois de plus. Du moins s'il &eacute;chappait &agrave; l'embuscade cette nuit et s'il ne tombait pas dans un autre traquenard d'ici quelques heures. Il franchirait comme il pourrait les cent cinquante kilom&egrave;tres de territoire mongol s&eacute;parant l'Inde de la Grande-Bretagne, de pr&eacute;f&eacute;rence avant la mousson.  <em> Que le Diable les emporte&nbsp;! </em> Il se remit en marche vers la lumi&egrave;re. Il avait peur. Maria Goyan le traitait de parano&iuml;aque. Elle ne savait presque rien de sa vie&nbsp;; elle ne pouvait m&ecirc;me pas imaginer ce qu'il avait subi. Il avait&#133; Eh bien, en r&eacute;alit&eacute;, il avait un peu plus de quarante ans&nbsp;; personne ne savait, m&ecirc;me pas Daniel, son fr&egrave;re. Depuis vingt ans, il n'avait jamais v&eacute;cu plus de quelques jours sans craindre pour son int&eacute;grit&eacute; physique. Les Fanisos ne tuent pas volontiers. Du moins, ils tuent lentement avec l'air de ne pas le faire expr&egrave;s. Ils empalaient, &eacute;masculaient, &eacute;corchaient leurs ennemis. Puis ils les laissaient vivre, mourir, au petit bonheur la chance. Ils &eacute;taient partout les m&ecirc;mes.  <em> Faniso </em> signifiait&nbsp;: fanatique isolationniste. Jacques Colomb soufflait un peu moins. La sueur avait cess&eacute; de couler sur ses yeux. Sa vue s'&eacute;tait &eacute;claircie. Il s'aper&ccedil;ut que la lune avait chang&eacute; de couleur. Le bord des arbres tremblait. Des reflets rouge&acirc;tres dansaient sur la mer. Il s'arr&ecirc;ta de nouveau pour regarder le ciel. Il crut comprendre pourquoi les fanatiques et les miliciens avaient cess&eacute; la poursuite. Tous les Atariens qui avaient vu le signe &eacute;taient s&ucirc;rement &agrave; genoux en train de prier leurs dieux imb&eacute;ciles. Tout un pan du ciel s'&eacute;tait obscurci. Un halo pourpre entourait la lune. Quelques grosses &eacute;toiles piquaient le z&eacute;nith de taches roses clignotantes. Effet Dragon. Jacques se souvint des explications de Sandra&iuml; Hissan. C'&eacute;tait une banale &eacute;clipse de champ. Cela signifiait qu'une porte s'&eacute;tait ouverte quelque part entre deux continents, &agrave; travers le rideau d'&eacute;nergie presque infranchissable. Le champ Dragon, le champ Kass&eacute;-H&egrave;vz, le champ Hi-Wang, le champ Bra-Ore. Qui n'avait pas invent&eacute; &ccedil;a. Selon Sandra&iuml; Hissan, plus de dix mille satellites &eacute;metteurs de champs tournaient autour de la Terre. &Agrave; Bdujalas, on parlait de soixante mille. De toute fa&ccedil;on, le r&eacute;seau Dragon commen&ccedil;ait &agrave; se desserrer depuis quelques ann&eacute;es. Il y avait des voyageurs, des coureurs de continents, des passeurs de champs. En profitant des failles et des br&egrave;ches en g&eacute;n&eacute;ral &eacute;ph&eacute;m&egrave;res qui se formaient ici et l&agrave;, Jacques et Daniel Colomb avaient franchi huit champs de force et visit&eacute; cinq continents. Jacques se demanda ce que les fanatiques pouvaient bien penser du signe. Dans l'esprit des Atariens, les &eacute;clipses devaient traduire la col&egrave;re du Dieu.  <em> Peu importe&nbsp;! </em> se dit-il,  <em> Et puis ces gens-l&agrave; ne pensent pas. </em> Il rectifia&nbsp;:  <em> Des gens si fanisos de partout qui veulent m'emp&ecirc;cher &agrave; n'importe quel prix d'accomplir ma mission. </em> Il rectifia&nbsp;:  <em> Chiens pourris, hy&egrave;nes, chacals, crapauds&nbsp;! </em> Mais il repartit d'un bon pas. Il &eacute;tait s&ucirc;r maintenant d'atteindre le refuge balis&eacute; par la lumi&egrave;re blanche. Soudain, le vent se leva, la fra&icirc;cheur de la nuit se fit sentir. Pas seulement la fra&icirc;cheur de la nuit. Le champ venait de s'ouvrir du c&ocirc;t&eacute; de la mer. Si la carte &eacute;tait exacte, il passait &agrave; quelques kilom&egrave;tres de la c&ocirc;te. D'&eacute;normes masses d'air s'engouffraient dans la br&egrave;che. Impossible de savoir si le vent soufflait depuis les eaux am&eacute;ricaines ou s'il venait de l'empire. D'apr&egrave;s les cartes, l'empire tenait le sud de l'ancienne France, la totalit&eacute; de ce vaste et riche pays qu'on appelait autrefois l'Espagne, ainsi que l'Afrique du nord et la moiti&eacute; du Sahara, si les cartes ne mentaient pas, si les cartes n'&eacute;taient pas un leurre ou un pi&egrave;ge. Des silhouettes indistinctes erraient sur la plage tout au bord de l'eau. Ceux-l&agrave; au moins n'&eacute;taient pas des fanatiques agenouill&eacute;s.  <em> Les Roms</em>, pensa Jacques,  <em> est-ce qu'ils me chercheraient&nbsp;? </em> Il faillit obliquer pour les rejoindre. Les Roms observaient l'&eacute;clipse de champ sur la mer. Peut-&ecirc;tre en comprenaient-ils vaguement le sens. Ils &eacute;taient moins obtus que les Indiens et lui-m&ecirc;me avait mentionn&eacute; le ph&eacute;nom&egrave;ne aux musiciens de Westwigwam. Le moment &eacute;tait bien choisi pour tenter de les convaincre &agrave; nouveau mais Jacques &eacute;tait fatigu&eacute; et d&eacute;courag&eacute;. Il souffrait. Il savait que les Atariens s'&eacute;veilleraient bient&ocirc;t de leurs songes et arr&ecirc;teraient leurs pri&egrave;res pour repartir &agrave; la chasse. Il continua de marche vers la maison de Maria. </p> <h2> Commentaires </h2> <p> <em> Je vais essayer de vous raconter maintenant ce qui aurait d&ucirc; se passer dans ce roman.</em> </p> <p class="FIRST"> <span class="INITIALCAP"> D</span>'abord, le d&eacute;cor. Il y a eu avant cette &eacute;poque &#151; &ccedil;a se situe au  <small> XXIII</small><sup>e </sup> ou au  <small> XXIV</small><sup>e </sup> si&egrave;cle si l'on veut &#151; une sorte de conflit terrestre g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; o&ugrave; l'on s'est disput&eacute; le territoire de la Terre avec des champs de force, cr&eacute;ant des cloisonnements infranchissables et dirig&eacute;s depuis des satellites. Il y a un certain nombre de milliers de satellites qui restent encore en place, tenant ces champs de force. Et la guerre avec les champs de force s'est accompagn&eacute;e d'une formidable guerre psychologique, d'un brouillage mental gigantesque, chaque bellig&eacute;rant essayant de d&eacute;territorialiser le pays de l'autre. Et &ccedil;a a pris des proportions gigantesques, cette guerre ayant dur&eacute; assez longtemps. La plan&egrave;te s'est trouv&eacute;e d&eacute;coup&eacute;e en une multitude de pays, d'&eacute;tats, de territoires nouveaux. Par suite de l'action psychologique men&eacute;e en m&ecirc;me temps, un certain nombre de ces territoires a acquis une g&eacute;ographie nouvelle, une g&eacute;ographie d'emprunt, sans rapport avec la r&eacute;alit&eacute; ancienne. Ainsi la r&eacute;publique indienne qui occupe certains rivages de la M&eacute;diterran&eacute;e, le territoire mongol qui est une portion du territoire fran&ccedil;ais, une sorte de bande allant des Pyr&eacute;n&eacute;es &agrave; la Bourgogne, qui s&eacute;pare la r&eacute;publique indienne de la Grande-Bretagne qui est l'Ouest et le nord de la France et puis peut-&ecirc;tre d'autres territoires. Il est possible que cela ait entra&icirc;n&eacute; un changement des climats&nbsp;; il est possible que cela ait entra&icirc;n&eacute; un d&eacute;placement des villes, l'&eacute;mergence d'un nouveau continent. Il y a ce qui devait &ecirc;tre, ce que je devais appeler l'empire Joseph Poney, mais l'empire Joseph Poney, je viens de l'utiliser dans le roman que je viens d'&eacute;crire&nbsp;:  <cite> Destination &eacute;ternit&eacute;</cite>. Ce sera donc un autre empire dont je parle dans le texte que vous avez lu et qui occuperait la place de l'Espagne et une partie de l'Afrique. Et il y a quelque part les &Eacute;tats-Unis d'Am&eacute;rique qui se trouvent dans ce qui &eacute;tait autrefois l'Afrique, une grande partie de l'Afrique. C'est un pays qui justement a gard&eacute; un haut niveau technologique, qui sait plus ou moins franchir les barri&egrave;res de champs de force. Et puis, il y a la Chine, qui s'est substitu&eacute;e et qui occupe un territoire &agrave; peu pr&egrave;s correspondant aux actuels &Eacute;tats-Unis. Et mon h&eacute;ros, &agrave; la suite de toutes sortes d'&eacute;v&eacute;nements, de rencontres, de lectures que je devais raconter, a appris l'existence de ces ph&eacute;nom&egrave;nes. Enfin, il est plus &eacute;clair&eacute; que la moyenne des gens de la situation r&eacute;elle de la Terre &agrave; cette &eacute;poque et il a aussi des notions de g&eacute;ographie ancienne et d'histoire ancienne. Et, &agrave; l'&eacute;poque o&ugrave; nous nous situons, o&ugrave; se situe la nouvelle et o&ugrave; se serait situ&eacute; le roman, les barri&egrave;res cr&eacute;&eacute;es par les champs de force deviennent un petit peu perm&eacute;ables, donc on peut circuler d'un continent &agrave; l'autre. Ce qu'ils appellent continent, en fait, c'est un territoire d&eacute;limit&eacute; par un champ de force. Et alors, on commence &agrave; circuler parce qu'il y a des satellites qui sont tomb&eacute;s en panne&nbsp;; il y a une certaine usure. Mon h&eacute;ros &#151; je ne suis pas s&ucirc;r que l'on devrait apprendre son vrai nom dans le roman&nbsp;; peu importe, il a choisi le pseudonyme de Jacques Colomb en pensant &agrave; Christophe Colomb, bien s&ucirc;r &#151; veut &eacute;tablir une liaison entre les mini-continents enferm&eacute;s dans leurs champs de force, qui constituent l'ancienne Europe. Il veut &eacute;tablir une liaison avec les &Eacute;tats-Unis, il veut partir &agrave; la conqu&ecirc;te de l'Am&eacute;rique. Les circonstances devaient faire qu'il arriverait en Chine, mais la chine se trouve &ecirc;tre l'Am&eacute;rique Ancienne. Voil&agrave; &agrave; peu pr&egrave;s ce qui devait arriver. </p> <p> Bon, maintenant, tout cela n'arrivera pas parce que je n'&eacute;crirai sans doute pas ce roman. Je n'aime pas tellement reprendre quelque chose que j'ai arr&ecirc;t&eacute;. J'ai ce d&eacute;but de texte et je trouve qu'il serait amusant d'en faire une nouvelle. Voil&agrave; la situation telle qu'elle se pr&eacute;sente, et je ne sais pas si j'&eacute;crirai cette nouvelle. Peut-&ecirc;tre&#133; Si &ccedil;a vous amuse d'imaginer une suite et une fin &agrave; cette nouvelle, c'est possible. </p> <p align="RIGHT"> <em> (dict&eacute; au magn&eacute;tophone)</em> </p> </div> <p> &nbsp; </p> <div class="firstPub"> <table width="95%" cellpadding="10" cellspacing="0" border="0"> <tr> <td align="LEFT"> <img src="../../../images/contenu/couvertures/mj/mjcover039.gif" alt=" [reproduction de couverture]" width="209" height="251"> </td> <td> <p> <strong> Premi&egrave;re publication&nbsp;:  </strong> &quot;Dragon isolator&quot;. In&nbsp;:  <cite> le Cam&eacute;l&eacute;on d&eacute;shydrat&eacute;</cite>, n&ordm;&nbsp;3, novembre 1977. </p> </td> </tr> </table> </div> <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="1" width="100%"> <tr> <td class="tableColor1" width="100%"> <table border="0" width="100%" cellspacing="0" cellpadding="1"> <tr> <td align="RIGHT" class="tableColor1"> <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%"> <tr> <td align="LEFT" class="tableColor2" width="33%"> <p class="navBarText" align="LEFT"> <a class="navbarA" href="#TOP" onmouseover="return setMsg('Pour remonter en haut de la page');" onmouseout="return setMsg('');"> haut de page</a> </p> </td> <td align="CENTER" class="tableColor2" width="33%"> <p class="navBarText"> <a class="navbarA" href="../../michel_jeury.html" onmouseover="return setMsg('Vers la liste des nouvelles de Michel Jeury');" onmouseout="return setMsg('');"> Michel Jeury&nbsp;: Int&eacute;grale</a> </p> </td> <td align="LEFT" class="tableColor2" width="33%"> <p class="navBarText" align="RIGHT"> <a class="navbarA" href="mjtext038.html" onmouseover="return setMsg('Vers la page pr&eacute;c&eacute;dente');" onmouseout="return setMsg('');"> &lt;&#151; pr&eacute;c&eacute;dente</a>&nbsp;&#149;&nbsp;<a class="navbarA" href="mjtext040.html" onmouseover="return setMsg('Vers la page suivante');" onmouseout="return setMsg('');">suivante &#151;&gt;</a> </p> </td> </tr> </table> </td> </tr> <tr> <td align="RIGHT" class="tableColor1"> <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%"> <tr> <td align="LEFT" class="tableColor2" colspan="2"> <p class="navBarText"> <a class="navbarA" href="mailto:nospam@internet.all" onclick="this.href=mailto" onmouseover="return setMsg('Pour &eacute;crire &agrave; Quarante-Deux');" onmouseout="return setMsg('');"> &eacute;crire &agrave; Quarante-Deux  </a> </p> </td> <td align="RIGHT" class="tableColor2"> <p class="navBarText"> <a class="navbarA" href="../../../index.html" onmouseover="return setMsg('Vers la page d\'accueil de Quarante-Deux');" onmouseout="return setMsg('');"> Quarante-Deux</a> </p> </td> </tr> </table> </td> </tr> </table> </td> <td align="LEFT" width="35"> <a href="../../../index.html" onmouseover="imageOver(1,0); return setMsg('Vers la page d\'accueil de Quarante-Deux');" onmouseout="imageUp(1,0); return setMsg('');"> <img src="../../../images/interface/logos/logo_42_small_up.gif" width="35" height="35" border="0" alt="logo 42" name="btn1"> </a> </td> </tr> </table> <p class="footers"> &nbsp; <br> Ne peut &ecirc;tre reproduit sur papier (sauf pour un usage priv&eacute;) ou sur l'internet sans autorisation. <br> <strong> &copy;&nbsp;Quarante-Deux &amp; Michel Jeury </strong> &#151; Voir le d&eacute;tail des  <a href="../../../divers/conditions_d_utilisation.html" onmouseover="return setMsg('Vers la page des conditions d\'utilisation');" onmouseout="return setMsg('');"> conditions d'utilisation</a>. </p> <p class="footers"> <strong> Cr&eacute;ation&nbsp;:  </strong> <small> lundi 19 ao&ucirc;t 2002 </small> &#151;  <strong> Modification&nbsp;:  </strong> <small> lundi 19 ao&ucirc;t 2002</small> <br> <strong> Adresse des R&eacute;cits de l'espace&nbsp;:  </strong> &lt;<a href="http://www.quarante-deux.org/recits_de_l_espace.html" onmouseover="return setMsg('Emplacement de la page d\'accueil des R&eacute;cits de l\'espace sur l\'internet');" onmouseout="return setMsg('');">http://www.quarante-deux.org/recits_de_l_espace.html</a> </p> </body> </html> 
