<HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> <META NAME="Generator" CONTENT="Microsoft Word 97"> <TITLE>journal_sephie</TITLE> <META NAME="subject" CONTENT="Texte traitant de la musique dans les jeux de rles"> <META NAME="keywords" CONTENT="MD musique aide truc conseil techniques habitude ad&amp;d donjon dragon ismu I.S.M.U. Gnoll Trou"> <BASE HREF="http://www3.sympatico.ca/ismu/"> <META NAME="Template" CONTENT="C:\PROGRAM FILES\MICROSOFT OFFICE\OFFICE\html.dot"> </HEAD> <BODY LINK="#0000ff" VLINK="#800080" BACKGROUND="Image5.jpg" bgproperties="fixed">  <B><FONT FACE="ForgottenUncial" SIZE=7><P ALIGN="CENTER">Le journal de Sephie</P> </B></FONT><P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Cette nuit le ciel est d&eacute;gag&eacute; et enfin je peux voir les lumi&egrave;res qui y sont accroch&eacute;es. Je ne peux presque pas croire que je regarde le m&ecirc;me et identique firmament qu'il y aura dans quatre cent ans. Les m&ecirc;mes &eacute;toiles brillent et offrent leur spectacle pour le seul plaisir de mes yeux. Comme si elles se moquaient de moi que je n'appartienne pas &agrave; ce temps. Parce qu'elles ne font pas parties de cette dimension, m&ecirc;me si elles vivent ou meurent comme nous le faisons.&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Maintenant que nous sommes arriv&eacute; dans cette petite vall&eacute;e peupl&eacute;e de la majorit&eacute; de demi-elfes, personnes ne semblent se soucier que nous n'appartenons pas &agrave; ce temps. Au moins j'ai toujours cet &eacute;trange pendentif qui m'a r&eacute;cemment procurer le pouvoir du vent. Je me demande s'il est b&eacute;n&eacute;fique ou s'il attire plus de malheurs qu'autre chose. De toute mani&egrave;re, j'en suis pas mal indiff&eacute;rente. Je sais seulement que je dois le garder et cela &agrave; n'importe quel prix. Plus jamais je ne m'en s&eacute;parerai... Et pourquoi tout &agrave; coup avait surgi ce pouvoir? Pourquoi m'avait-il choisi? J'aurais pu vivre dans mon ch&acirc;teau sans jamais me rendre compte de son existence. &Eacute;tait-ce la destin&eacute;, cette id&eacute;e que j'avais si longuement rejet&eacute;? Je pr&eacute;f&eacute;rais croire que j'&eacute;tais le seul ma&icirc;tre de ma vie. Je ne veux pas faire parti d'un livre d&eacute;j&agrave; tout &eacute;crit... Imaginons qu'un jour je mette la main sur ce livre qui raconte ma propre vie et que je lise les derni&egrave;re pages... pourrais-je &eacute;viter cette fatalit&eacute;? Un long frisson me parcouru, jamais je n'avais eu peur. Mais en ce moment toutes les questions se bousculaient et ne trouvaient pas de r&eacute;ponses.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Dehors c'est la f&ecirc;te. Je peux encore entendre la musique, les gens dansant, chantant et criant. S&ucirc;rement bon nombre de mes compagnons y sont pr&eacute;sent car je n'entend gu&egrave;re de sons dans notre maison. Notre maison... ma vrai maison ne m'a jamais sembl&eacute; aussi loin qu'en ce moment... De toute mani&egrave;re je n'ai jamais aim&eacute;e les f&ecirc;tes, m&ecirc;me dans mon pays je m'y ennuyais &agrave; mourir. C'est comme si je n'avais jamais fait parti du d&eacute;cor. C'est s&ucirc;rement pourquoi je suis ici. Je cherche o&ugrave; j'appartiens. C'est comme si ma vie avait commenc&eacute;e au moment o&ugrave; j'ai d&eacute;cid&eacute; de faire parti de cette aventure. Mais bien s&ucirc;re, dans ma encore jeune vie, j'avais vue des &eacute;v&eacute;nements bien pires que maintenant. Depuis quelques temps, c'est tranquille mais je sens que le vent va bient&ocirc;t tourner et non en notre faveur.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Je ne sais pas pourquoi j'&eacute;cris ces quelques lignes. Mais j'esp&egrave;re sinc&egrave;rement qu'elles m'aideront &agrave; trouver des r&eacute;ponses aux &eacute;nigmes qui se tracent au fur et &agrave; mesure que j'avance. Ou peut-&ecirc;tre que ces quelques pages vont seulement raconter l'histoire d'une &acirc;me perdue. Peut-&ecirc;tre est-ce la faute de mes souvenirs qui ont surgis tout &agrave; coup? Ce soir, juste avant de commencer &agrave; &eacute;crire, j'aurais presque jur&eacute; que c'&eacute;tait lui qui se tenait sur le rebord de ma fen&ecirc;tre entrouverte, cet oiseau... Il &eacute;tait plus noir que la nuit elle-m&ecirc;me. Et ses yeux rouges mena&ccedil;ants comme ceux qui m'avaient toujours impressionn&eacute;. Je ne l'ai aper&ccedil;u que quelques instants, mais &agrave; sa queue je pu voir qu'il manquait une plume. Il est partit aussi vite qu'il est venu, poussant un cri strident &agrave; me percer les tympans. Mais un corbeau aussi vieux soit-il ne peut pas vivre quatre cent ans. Je pouvais observer entre mes doigts cette plume qui m'avait &eacute;t&eacute; donn&eacute; il y a environ un an de &ccedil;a mais bien s&ucirc;re &agrave; mon &eacute;poque. Je l'avais toujours gard&eacute; dans mes cheveux en souvenir. Si seulement elle aurait pu m'apporter que de bons souvenirs, mais h&eacute;las ce n'est pas le cas. J'aurai aim&eacute; la remettre &agrave; l'oiseau &agrave; qui elle appartenait ou peut-&ecirc;tre &agrave; son ma&icirc;tre, cette plume, mais ils ont disparu il y a de cela quelques temps ou devrais-je dire plusieurs ann&eacute;es. De toute mani&egrave;re qu'est le temps apr&egrave;s tout? Pour moi, ici, cela n'a plus d'importance. Le temps n'existe plus.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Ma vie est chang&eacute;e maintenant et de m&ecirc;me que pour la vision du monde. Je peux sentir les choses dans le vent. Il peut autant apporter le doux parfum des fleurs fra&icirc;chement &eacute;closes que celui du sang et de la mort. Mais c'est comme &ccedil;a la vie. Des gens meurent et d'autres commencent &agrave; peine &agrave; respirer, mais on ne peut sauver tous le monde... Je ne suis pas comme la plupart de mes compagnons qui sont pr&ecirc;t &agrave; donner leur vie pour sauver quiconque du d&eacute;sespoir. C'est la nature qui en a d&eacute;cid&eacute;e ainsi et rien ne pourra l'en emp&ecirc;cher. </P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;La lune est particuli&egrave;rement grande ce soir. Je l'ai toujours admir&eacute; non seulement parce qu'elle est le symbole de mon clan mais aussi car elle d&eacute;gage une sorte de lumi&egrave;re mystique que m&ecirc;me le soleil ne peut &ecirc;tre compar&eacute;. La lune, si seulement je pouvais te donner un message. J'aurais aim&eacute; que tu fasses en sorte que les choses se passent diff&eacute;remment dans 400 ans. A ce moment je ne sais trop pourquoi, ma main s'est entrouverte et la plume s'est &eacute;chapp&eacute;. J'ai pu la voir virevolter dans le vent et monter tr&egrave;s haut dans le ciel. Je la regardais constern&eacute;e. Comment avais-je pu la laisser s'&eacute;chapper? Peut-&ecirc;tre allait-elle se rendre jusqu'&agrave; l'oiseau ou peut-&ecirc;tre m&ecirc;me &agrave; la lune elle-m&ecirc;me... Ou peut-&ecirc;tre allait-elle se poser sous le nez du ma&icirc;tre de ce corbeau dans plusieurs ann&eacute;es de cela. Le seul &ecirc;tre dont j'aurais pu qualifier ma relation avec le mot amour. L'id&eacute;e me fit sourire que quelques instants. Il y avait si longtemps que je n'avais pas rie! Peut-&ecirc;tre que si je continuais &agrave; vivre dans cette &eacute;poque je pourrai le voir na&icirc;tre?</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;J'ai maintenant plus d'un centenaire et je connais l'art du combat et de la magie. Bien que je ne ma&icirc;trise que de fa&ccedil;on pas tr&egrave;s singuli&egrave;re ces deux arts n'ayant eu &agrave; m'en servir qu'&agrave; de rares occasions, j'aurais pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e ignorer leur existence. Je suis une Haut Elfe avec des cheveux longs argent&eacute;s et les yeux verts for&ecirc;t aux filaments ors de ma m&egrave;re. Mon nom est Sephie Shiranai et j'appartiens au clan Gekkou. J'ai gard&eacute;e le nom de famille de ma m&egrave;re pour honorer sa douce m&eacute;moire et c'est pourquoi que je ne porte pas le nom de mon clan. Quiconque trouvera ce manuscrit aura le droit de le lire. J'ai re&ccedil;u ce petit livre d'un l&eacute;gionnaire qui avait parcouru nos terres pour s'assurer que nos fronti&egrave;res et nos r&egrave;gles &eacute;taient respect&eacute;s. J'ai maintenant 113 ans et je suis parti en mission loin des terres Gekkou. Mon p&egrave;re &eacute;tait inconsolable depuis la perte de ma m&egrave;re et ne tenait pas &agrave; se que je parte mais moi, j'avais besoin d'aventure o&ugrave; seul le vent pouvait me guider. Mais je n'&eacute;cris pas ces quelques pages pour vous parler de mon futur car h&eacute;las je ne le connais gu&egrave;re et m&ecirc;me si tous les Oracles de ce monde me supplieraient d'&eacute;couter leur visions &eacute;nigmatiques, j'en porterais aucune attention. Donc voici l'histoire de mes 113 et unique derni&egrave;res ann&eacute;es.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;J'ai eu une enfance plut&ocirc;t tranquille. On m'a enseign&eacute;e l'&eacute;criture elfique et aussi comment s'exprimer en commun comme tous les nobles de notre royaume. J'ai aussi &eacute;t&eacute; initi&eacute;e aux dessins mais tout ceci ne m'int&eacute;ressait gu&egrave;re. On a &eacute;galement essay&eacute; plusieurs fois de m'enseigner comment danser mais mon professeur s'est vite d&eacute;courag&eacute;e. J'&eacute;tais une enfant plut&ocirc;t pr&eacute;tentieuse avec mauvais caract&egrave;re. Beaucoup n'avaient la patience de m'enseigner. J'adorais me promener proche des bois&eacute;s qui entouraient notre demeure. Je grimpais du haut de mon arbre pour pouvoir observer la nature et les alentours. De l&agrave;, je pouvais voir les samoura&iuml;s de notre famille s'exercer au combat. Je m'amusais &eacute;galement souvent avec Yuren un elfe qui r&ecirc;vait de devenir samoura&iuml;. Nous jouions des tours aux gardent et servants du palais. Bref, quoi de plus normale pour une jeune elfe de sang royale.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Mon pays &eacute;tait depuis plusieurs ann&eacute;es paisible. J'ai entendu dire qu'avant il y aurait eu beaucoup de guerres et de querelles dans ces terres qui &eacute;taient maintenant les n&ocirc;tres. Aussi plusieurs histoires d'&eacute;tranges sorciers mal&eacute;fiques mais ceci pour une petite elfe n'&eacute;taient que des contes &agrave; raconter pour des enfants avant de se coucher. J'ai v&eacute;cu une enfance comme la plupart des autres elfes de mon &acirc;ge, except&eacute; une chose me diff&eacute;renciait d'eux&nbsp;: j'&eacute;tais incapable d'avoir une nuit sans horribles cauchemars. Je me rappelle que p&egrave;re et m&egrave;re &eacute;tant tr&egrave;s inquiets avaient fait venir des quatre coins du royaume des soi-disant sp&eacute;cialistes qui pouvaient me gu&eacute;rir de ce mal&eacute;fice. Quand je repense aux th&eacute;ories et m&eacute;dicaments farfelues que certains avaient donner comme solutions, j'en ris encore! Je me rappelle qu'une nuit lorsque j'&eacute;tais sorti en courant de ma chambre pour aller prendre l'air sur le balcon, mon p&egrave;re s'&eacute;tait r&eacute;veill&eacute; et &eacute;tait venu me voir. Il m'avait alors racont&eacute; qu'un jour son p&egrave;re avait eu &agrave; combattre un grand sorcier qui voulait faire une liche. Et que celui-ci aurait abattu sur notre famille une mal&eacute;diction. Il croyait fortement que tout ceci pouvait avoir un lien avec mes mauvais r&ecirc;ves. Mais cela restait &agrave; prouver...</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Mon p&egrave;re partait souvent visiter son pays avec une petite troupe et un jour il revint avec un pendentif. Il me le tendit de son cheval en me disant qu'un &eacute;trange elf lui avait &eacute;chang&eacute; contre quelques pi&egrave;ces d'or. Il lui avait dit qu'il poss&eacute;dait quelques pouvoirs magique qui pouvaient peut-&ecirc;tre m'aider &agrave; &eacute;chapper aux cauchemars que je faisais. Le vieil elfe &eacute;tait ensuite disparu. Mon p&egrave;re ne pu lui demander comment il avait su pour mes mauvais r&ecirc;ves. Il l'avait fait inspecter par des mages et personnes ne semblaient savoir quel genre de pouvoir il avait. Il ne brillait pas beaucoup par la magie. Il &eacute;tait plut&ocirc;t ordinaire&nbsp;: un bout de bois sculpt&eacute; avec une pierre mauve au centre. Je le mis autour de mon coup et la nuit suivante je dormi d'un sommeil sans r&ecirc;ves. Depuis ce jour je porte ce pendentif &agrave; mon coup. Mais r&eacute;cemment je failli le perdre et c'est ici que commence la fin de ces ann&eacute;es tranquilles.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;La journ&eacute;e de mon anniversaire de 105 ans &eacute;tait pluvieuse et plut&ocirc;t froide. Malgr&eacute; tout, mes parents avaient organis&eacute;s un grand banquet o&ugrave; tout les nobles et les guerriers de nos terres &eacute;taient invit&eacute;s. Toutes les personnes semblaient appr&eacute;cier cette f&ecirc;te, personnellement je trouvais cela tout &agrave; fait ennuyeux jusqu'&agrave; temps que les portes du ch&acirc;teau s'ouvrent et que trois ombres noires se glissent &agrave; l'int&eacute;rieur de la salle du tr&ocirc;ne. On aurait dit qu'&agrave; ce moment pr&eacute;cis le temps se figea. La musique arr&ecirc;ta, les gens arr&ecirc;t&egrave;rent de danser, manger, parler, le silence devint pesant. Seul le bruit des pas de ces &eacute;tranges individus se faisaient entendre et r&eacute;sonnaient dans mes oreilles de fa&ccedil;on surnaturelle. Ils se dirig&egrave;rent droit vers mes parents et moi qui &eacute;tions au bout de la gigantesque table. Ils s'arr&ecirc;t&egrave;rent &agrave; quelques m&egrave;tres de nous et ils enlev&egrave;rent le capuchon de leur cape noire. Je pu alors distinguer que tous les trois &eacute;taient humains (deux gar&ccedil;on et une fille). Les gens de la salle se mirent alors &agrave; chuchoter. Ils trouvaient bizarre que des humains avaient r&eacute;ussi a traverser les terres Gekkou qui &eacute;taient seulement elfe. L'homme du centre se mis alors a parler a mon p&egrave;re en langue elfique. On aurait presque jur&eacute; qu'il en &eacute;tait un tellement que son accent &eacute;tait parfait. Il s'excusa de d&eacute;ranger cette f&ecirc;te et demanda une audience priv&eacute;e &agrave; mon p&egrave;re. Il accepta de ce pas et ils all&egrave;rent tous les quatre &agrave; son bureau. Au moment o&ugrave; mon p&egrave;re et les humains quitt&egrave;rent la pi&egrave;ce, la f&ecirc;te continua comme si elle ne s'avait jamais arr&ecirc;t&eacute;e. Je pu me faufiler &agrave; l'arri&egrave;re sans que personne ne me remarque. La porte du bureau &eacute;tait rest&eacute;e entrouverte et je pouvais percevoir mon p&egrave;re et les humains. Je pu alors entendre tr&egrave;s bien leur conversation qui se r&eacute;sumait comme suit&nbsp;: l'homme voulait avoir asile pour lui et ses deux disciples. Il &eacute;tait mage et les deux autres &eacute;taient ses apprentis. Mon p&egrave;re qui n'aimait gu&egrave;re les humains, mais ne voulait pas prendre de risque vue qu'ils &eacute;taient mages et n'avait aucune id&eacute;e de leur puissance, accepta &agrave; contrecur. Il leur offrit la demeure des invit&eacute;s. Pendant que je regardais &agrave; l'int&eacute;rieur mon regard croisa celui qui semblait &ecirc;tre le ma&icirc;tre quelques instants. M'avait-il vue? Ou &eacute;tait-ce une impression? Quand je vis que leur entretien &eacute;tait termin&eacute; je suis retourn&eacute;e &agrave; la f&ecirc;te qui apr&egrave;s tout &eacute;tait donn&eacute;e en mon honneur. Mais je n'&eacute;tais pas au bout de mes surprises concernant ces humains.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;J'entendis quelques temps apr&egrave;s des rumeurs qui venaient du Nord comme quoi le roi voisin pr&eacute;parait quelque chose. Mais apr&egrave;s tant d'ann&eacute;e de paix on s'imagine &agrave; tort qu'elle est &eacute;ternelle. Par la suite mon passe temps pr&eacute;f&eacute;r&eacute; &eacute;tait d'espionner non plus les guerriers de mon clan mais bien ces myst&eacute;rieux humains qui avaient &eacute;tabli leur camp dans ma propre maison. Les humains n'&eacute;taient pas tr&egrave;s vieux j'estimais qu'ils &eacute;taient environ &agrave; 18 ann&eacute;es. Le ma&icirc;tre semblait tr&egrave;s bien ma&icirc;triser la magie pour son jeune &acirc;ge. Les semaines passaient et un jour je me rendis comme chaque matin &agrave; mon arbre pour voir ce qui se passait. Mais je m'aper&ccedil;us qu'il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; occup&eacute; par d'autres. Ils &eacute;taient l&agrave; ces humains. Le ma&icirc;tre sauta en bas et s'avan&ccedil;a vers moi, il se pr&eacute;senta en tant que Lamoryl et que le nom de ses &eacute;l&egrave;ves &eacute;tait Moluis et Loden. A son &eacute;paule &eacute;tait pos&eacute; un &eacute;trange volatile aussi noir que le charbon. Ses yeux rouges me fixaient et je me mis &agrave; reculer. Pourquoi &eacute;taient-ils l&agrave;? Voil&agrave; presque trois semaines qu'ils tra&icirc;naient dans le ch&acirc;teau et maintenant ils venaient m'emb&ecirc;ter dans mon endroit secret. On m'avait toujours dit de me m&eacute;fier de ces cr&eacute;atures mesquines que sont les humains. Lamoryl semblait amus&eacute; que je veuille me sauver. Il me fixa alors de ses grands yeux bleu vert et me parla&nbsp;:</P><DIR>  <P ALIGN="JUSTIFY">- Tu es la fille du roi Gekkou, Sephie Gekkou n'est ce pas?</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Pourquoi poser la question si tu en connais d&eacute;j&agrave; la r&eacute;ponse? Et je te demande de quitter tout de suite cet endroit. Cet arbre m'appartient et ici, humain, tu n'es pas &agrave; ta place!</P></DIR>  <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Je me surpris de mon autorit&eacute;. Ma voix ne tremblait m&ecirc;me pas et j'avais pu conserver ma dignit&eacute; et mon honneur tout en d&eacute;fendant qui j'&eacute;tais. L'humain allait s&ucirc;rement partir et me laisser tranquille une fois pour toute. Mais par cette affirmation son sourire s'agrandit et les deux autres toujours suspendu dans les branches &eacute;touff&egrave;rent leur rires.</P><DIR>  <P ALIGN="JUSTIFY">- D&eacute;sol&eacute;, Mademoiselle Gekkou ou serions nous supposer vous appeler princesse? Mais nous venions seulement vous offrir nos plus sinc&egrave;res salutations ainsi vous demander qu'une seule question...</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Si vous &ecirc;tes venu vous moquez de moi humains vous...</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Je m'appelle Lamoryl...</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Aucune importance. Quittez imm&eacute;diatement ou j'appelle les gardes de ce pas.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Nous sommes curieux et voulions vous demander pourquoi vous nous espionnez? La magie vous int&eacute;resse-t-elle?</P><IMG SRC="http://www3.sympatico.ca/ismu/images/ninja.gif" ALIGN="RIGHT" HSPACE=9 WIDTH=267 HEIGHT=365></DIR>  <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Comment avait-il su? Yuren ne lui avait s&ucirc;rement pas dit... De toute mani&egrave;re il ne venait plus ici depuis qu'il avait commenc&eacute; son entra&icirc;nement au sein de notre clan. La magie m'int&eacute;ressait-elle? Je n'avais jamais pens&eacute; &agrave; ce genre de chose. Mais pour une fois, Yuren me sauva d'un dilemme. Je pu entendre des froissements dans les buissons du c&ocirc;t&eacute; gauche et sa t&ecirc;te avait apparu. Je me rappelle encore l'expression qu'il avait eu en me voyant avec ce Lamoryl et ses apprentis. Il s'&eacute;tait mis en col&egrave;re et les avait fait partir en les mena&ccedil;ant de son katana. Ils ne s'&eacute;taient pas vraiment enfui ils avaient quitt&eacute; sans se presser. Lamoryl m'avait laiss&eacute; en quittant un regard d'encre et regarda Yuren de fa&ccedil;on si &eacute;trange. Si &agrave; cet instant j'avais su, j'aurais dit &agrave; Yuren de se sauver le plus loin possible d'ici. Quand toute la petite troupe fut loin devant, Yuren m'interrogea sur ce qui venait de se passer et sur qui &eacute;tait ces gens. Il m'avait fait remarquer qu'il &eacute;tait parti depuis voil&agrave; pr&egrave;s d'un an avec une petite l&eacute;gion pour montrer les terres aux nouvelles recrues et aussi leur enseigner l'art du combat. Il me tendit un petit livre en me disant que c'&eacute;tait pour &eacute;crire mes m&eacute;moires et il se mis &agrave; rire. Son ton enjou&eacute; m'avait manqu&eacute; et je m'en avais rendu compte. Il avait toujours rit pour deux, rit pour moi. Quand je pense que c'est maintenant dans ce manuscrit que j'&eacute;cris. Il s'&eacute;tait bien moqu&eacute; &agrave; cette &eacute;poque et me voil&agrave; qui fait exactement ce qu'il avait pr&eacute;dit. Cela me donne une nostalgie terrible. </P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Il m'avait parl&eacute; cette journ&eacute;e de beaucoup de choses de comment il &eacute;tait le meilleur de son groupe, comment les g&eacute;n&eacute;raux l'appr&eacute;ciaient, comment il projetait devenir un des plus grands samoura&iuml;s, comment il voulait faire honneur &agrave; ma famille &eacute;galement, un sujet qui me fit grincer des dents, le mariage. Je ne l'&eacute;coutais que tr&egrave;s vaguement car ma pr&eacute;occupation &eacute;tait ax&eacute; sur les mages mais lorsqu'il commen&ccedil;a ce sujet je ne sus que trop ce qu'il voulait me dire. Mais un simple samoura&iuml; ne pouvait quand m&ecirc;me pas &eacute;pouser la fille de son ma&icirc;tre. Je l'avais vu venir depuis longtemps cette question. C'&eacute;tait mon ami d'enfance mon seul ami. Pour la premi&egrave;re fois depuis qu'il &eacute;tait arriv&eacute; je posai mes yeux sur lui. Comme il avait chang&eacute;... Ses traits &eacute;taient devenus plus matures et sa figure avait beaucoup de blessures d&ucirc; au grand nombre d'heures d'entra&icirc;nement. Il n'eut m&ecirc;me pas le temps de poser la question fatidique. Je me suis lev&eacute;e promptement et je l'ai regard&eacute; dans les yeux en lui disant&nbsp;: C'est mieux de ne rien dire... Tu connais d&eacute;j&agrave; la r&eacute;ponse. Et j'ai quitt&eacute; l'endroit. Je sais qu'il avait s&ucirc;rement souri tristement et s'avait dit comme pour se consoler&nbsp;: de toute mani&egrave;re &ccedil;a n'aurait pas fonctionn&eacute;. Je ne le revis que le jour de sa mort, quelques jours apr&egrave;s notre entretient. Il avait &eacute;t&eacute; assassin&eacute; et c'est moi m&ecirc;me qui avait trouv&eacute; son corps br&ucirc;l&eacute; pr&egrave;s de notre arbre. J'esp&eacute;rais oublier un jour cette sc&egrave;ne atroce, son corps meurtri rong&eacute; par diff&eacute;rentes bestioles. C'&eacute;tait terrible! Plusieurs savants de la ville avaient &eacute;tudi&eacute; le corps et avaient d&eacute;duit qu'il avait &eacute;t&eacute; br&ucirc;l&eacute; par une boule de feu. Mais pourquoi lui? Il avait un avenir prometteur devant lui, il aurait pu devenir un vaillant guerrier, il aurait pu se marier avec une belle bourgeoise, avoir des enfants. Qui avait pu faire une chose aussi diabolique? Le corbeau aux yeux rouges venait de trahir son ma&icirc;tre en d&eacute;posant sur le bord de ma fen&ecirc;tre, le soir de son enterrement, le sceau de Yuren qui ne portait aucune trace de feu. Ces humains, j'en &eacute;tais certaine en &eacute;taient la cause. Mais fallait-il le prouver... </P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;La journ&eacute;e suivante je d&ucirc; me lever d'un esprit d&eacute;cid&eacute; car j'allais enfin affronter ces humains. Le pire dans tout cela est que mon p&egrave;re commen&ccedil;ait &agrave; les appr&eacute;cier fortement. Ils apportaient beaucoup d'aide &agrave; notre communaut&eacute;, apprenaient la magie &agrave; certains qui avaient &eacute;t&eacute; soigneusement s&eacute;lectionn&eacute; et aussi Loden jouait tr&egrave;s bien du piano ce qui plaisait &agrave; ma m&egrave;re qui avait l'oreille fine. Ils &eacute;taient &agrave; l'ombre de tout doutes. D&eacute;j&agrave; le lendemain de l'enterrement, tous les gens avaient d&eacute;j&agrave; oubli&eacute; qui &eacute;tait Yuren Komori. On me faisait de beaux sourires en signes de suppos&eacute; compr&eacute;hension mais tout ceci n'&eacute;tait qu'un jeu. Un jeu stupide que je d&eacute;testais, j'aurais voulu &eacute;clater toutes ces figures d'hypocrites qu'&eacute;taient ces bourgeois! Mais je restais sto&iuml;que montrant mon temp&eacute;rament inchang&eacute;. Je me suis dirig&eacute;e d'un pas press&eacute; vers la maisonnette de ces magiciens, essayant d'&eacute;viter le plus possible toutes les personnes susceptibles de m'offrir ses soi-disant sympathies. J'&eacute;tais arriv&eacute;e devant leur porte d'entr&eacute;e et m'arr&ecirc;ta brusquement. Qu'allais-je dire ou faire? Je n'allais s&ucirc;rement pas entrer et les accuser ou leur demander de se rendre. Lamoryl &agrave; cet instant ouvrit la porte et me proposa d'entrer. Apr&egrave;s tout j'allais devoir improviser... Il me souhaita la bienvenue ainsi que ses apprenties. Pour la premi&egrave;re fois je remarquai qu'il avait &agrave; son coup un pendentif qui pouvait s'apparenter au miens. Il me demanda de m'asseoir &agrave; table avec Loden et Moluis pour le th&eacute;. Il ne fit aucune remarque sur Yuren. Pourtant il devait &ecirc;tre au courant. Il servi le th&eacute; et ensuite la question dont je n'avait eu gu&egrave;re le temps de penser arriva. Que fais-tu ici? Elle raisonne encore dans ma t&ecirc;te. Je ne me souviens plus combien de temps je pris avant de r&eacute;pondre mais cela me paru une &eacute;ternit&eacute;. J'allais quand m&ecirc;me pas me lever et commencer &agrave; les accuser de tous les torts. J'avais aucune preuve. Seulement le sceau et cela n'aurais pas pu les emmener devant le jury m&ecirc;me si je leur avait expliqu&eacute; qu'elle venait de leur oiseau. Il fallait rester le plus souvent avec eux pour trouver des indices ou devenir ami pour leur faire avouer. Donc la premi&egrave;re id&eacute;e qui me venu &agrave; l'esprit fut de leur demander de m'enseigner l'art de la magie. C'&eacute;tait la seule solutions imminente pour l'instant. Lamoryl pris alors un air grave et me dit&nbsp;: "Voil&agrave; une sage d&eacute;cision. Tu commenceras demain et je serai ton professeur."</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Les mois pass&egrave;rent et ensuite les ann&eacute;es. J'avais appris un peu la magie et aussi Moluis m'avait appris le combat au katana, &agrave; l'arc, au wakisashi et aussi la traditionnelle &eacute;p&eacute;e longue. Voil&agrave; pr&egrave;s de sept ann&eacute;es que nous avions pass&eacute; presque toutes nos journ&eacute;e ensembles. Nous &eacute;tions devenus un quatrain qui &eacute;tait ins&eacute;parable. Les humains avaient vieilli sauf peut-&ecirc;tre Lamoryl qui semblait inchang&eacute; depuis toutes ces ann&eacute;es. Mon p&egrave;re voil&agrave; pr&egrave;s de un an les avaient inclus officiellement dans notre clan. J'avais presque oubli&eacute; Yuren. Mais vint alors le soir de ma f&ecirc;te de mes 112 ans. Le banquet traditionnel &eacute;tait en place. Les invit&eacute;s tous pr&eacute;sents. La musique jouait, on parlait, dansait, chantait. M&ecirc;me Lamoryl, Moluis et Loden &eacute;taient l&agrave;. Tout le monde s'amusait sauf moi bien sure qui m'ennuyait. Et tout &agrave; coup revint en ma m&eacute;moire ce jour o&ugrave; ils &eacute;taient arriv&eacute;. Sept ann&eacute;es avaient pass&eacute;. Je les avaient d&eacute;test&eacute; et ensuite appr&eacute;ci&eacute;. Pourquoi &eacute;taient-ils venu ici? Pourquoi avoir demander asile et &ecirc;tre rest&eacute; sept ann&eacute;es de leur vie qui &eacute;tait beaucoup pour des humains. Je savais que Lamoryl avait &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; par des demi-elfes dans le nord du pays et qu'il avait appris la magie ainsi que parler l'elfe et l'humain. Mais pas plus. Je ne savais non plus d'o&ugrave; venait cet oiseau de malheur. Je devais sembler tellement triste qu'&agrave; ce moment pr&eacute;cis Lamoryl se leva et porta un toast &agrave; moi bien sure et me demanda de venir danser. Mais je ne savais pas danser! Loden s'assit au piano et Lamoryl me d&eacute;dia cette chanson qu'il avait &eacute;crit pour moi. Malgr&eacute; que les paroles &eacute;taient en humains je me rappelle encore l'air. On aurait dit, ce soir l&agrave;, que j'avais toujours su danser et que nous &eacute;tions seul au monde. Ces quelques instants sembl&egrave;rent se passer dans une autre dimension. Je vis alors le regard triste de Lamoryl et il devint sombre comme lorsqu'il avait fix&eacute; Yuren quelques jours avant sa mort. Tout &eacute;tait noir autour de moi. Il me dit d'une voix qui ne semblait pas venir de sa bouche&nbsp;: 'Quoi qu'il arrive demain, va le plus loin possible d'ici.&nbsp;" Ensuite la musique arr&ecirc;ta et je me suis retrouv&eacute;e dans la salle du tr&ocirc;ne o&ugrave; tout les gens applaudissaient notre danse. Avais-je r&ecirc;v&eacute;? Le regard encore triste de Lamoryl me disait que non. </P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Le lendemain, je ne su quoi faire. Devais-je partir? Mon p&egrave;re t&ocirc;t le matin re&ccedil;u un message d'une de ses troupes au Nord. Le roi voisin avait d&eacute;cid&eacute; d'attaquer et il &eacute;tait tr&egrave;s pr&egrave;s de notre ville. Mon p&egrave;re alarm&eacute; ne savait que trop penser. Comment avait-il pu &ecirc;tre avis&eacute; aussi tard? Le message l'avait aussi inform&eacute; qu'il y avait des tra&icirc;tres parmi nous. Il n'&eacute;tait pas du tout pr&eacute;par&eacute; &agrave; ce genre d'attaque. Il rassembla de ce fait tout les samoura&iuml;s de la ville et d&eacute;clencha l'alarme de guerre. C'&eacute;tait la panique g&eacute;n&eacute;rale dans tout le palais et la ville. J'avais pris soin d'apporter avec moi mes armes que mon p&egrave;re avait fait faire pour moi. Je me suis dirig&eacute;e au plus vite chez Lamoryl mais je fus arr&ecirc;t&eacute;e par mon p&egrave;re qui me demanda de rester ici au ch&acirc;teau en s&eacute;curit&eacute; avec ma m&egrave;re. Les troupes furent pr&ecirc;tes en un tournemain et all&egrave;rent au front avec mon p&egrave;re. Devais-je rester ici? O&ugrave; &eacute;tait Lamoryl, Loden et Moluis? Ils rest&egrave;rent introuvables. Et ces tra&icirc;tres qui &eacute;taient-ils? Je remontais les marches du ch&acirc;teau pour aller rejoindre ma m&egrave;re. Toute les pi&egrave;ces &eacute;taient vides il ne restait que tr&egrave;s peu de gens dans les parages. Un cri strident retenti dans l'air. N'&eacute;tait-ce pas la voix de ma m&egrave;re? En quelques instants je fus rendu &agrave; l'endroit d&eacute;sign&eacute;. Mon cur battait la chamade et je pouvais &agrave; peine reprendre mon souffle. J'ai lev&eacute; enfin les yeux sur la pi&egrave;ce qu'&eacute;tais autrefois le petit salon de th&eacute; de ma m&egrave;re. Elle gisait au milieu de la pi&egrave;ce son kimono tach&eacute; de sang. La pi&egrave;ce en &eacute;tait imbib&eacute; et sur son corps &eacute;tait pench&eacute; un humain. Je ne pouvais presque pas le reconna&icirc;tre son visage crisp&eacute; par la haine. Ses deux kodashi o&ugrave; le sang d&eacute;gouttait sur le planch&eacute; laissait un bruit de goutte &agrave; goutte qui meurtrissait le silence. Je restais sans voix. Je l'avais su depuis le d&eacute;but qu'ils &eacute;taient l&agrave; pour autre chose qu'&eacute;gailler nos terres. Je l'avais &eacute;galement confirm&eacute; lorsque que j'avais trouv&eacute; Yuren devant l'arbre. Lorsque j'avais vu son regard indescriptible. Mais moi aussi je l'avais ni&eacute;e. J'avais cru &agrave; cette paix &eacute;ternelle. J'avais &eacute;t&eacute; insouciante et c'est encore quelqu'un d'autre qui payait de sa vie. Je pris mon katana &agrave; deux mains et resta dans l'embrasure de la porte. J'aper&ccedil;us alors que Moluis et Loden &eacute;taient &eacute;galement dans la pi&egrave;ce. Lamoryl se releva, fendit l'air de ses katana pour essuyer le sang qui les avait sali.</P><DIR>  <P ALIGN="JUSTIFY">- Je t'avais dit de quitter cet endroit.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Ma&icirc;tre nous ne devons pas la laisser vivre elle est la descendance directe de ce ch&acirc;teau. Vous savez bien que notre roi ne veut aucunement d&eacute;molir cette ville. Il veut seulement &eacute;liminer la famille royale et r&eacute;cup&eacute;rer le penden...</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Assez Moluis tu ne me diras pas ce que je dois faire. Allez tout les deux rejoindre notre roi au front pour s'assurer que tout va bien. Je m'occupe d'elle.</P></DIR>  <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Mes oreilles et mes yeux ne pouvaient supporter tout ceci. &Eacute;tait-ce encore une autre cauchemar? J'aurais tant esp&eacute;r&eacute; que cela en soi un. Ils avaient &eacute;t&eacute; mes amis. Ils n'avaient que pr&eacute;tendu. Ils avaient d'abord tu&eacute; Yuren car il les g&ecirc;nait ensuite ils s'avaient fait appr&eacute;cier &agrave; la cours et ensuite ils avaient tu&eacute; ma m&egrave;re. Ils &eacute;taient les tra&icirc;tres et je m'avais laiss&eacute;e charmer. Je savais que m&ecirc;me si j'&eacute;tais arm&eacute;e je n'avais aucune chance contre Lamoryl. Je l'avais rarement vue utiliser des armes mais j'en &eacute;tais que trop certaine. Loden et Moluis fit un signe de la t&ecirc;te et disparurent aussit&ocirc;t. Il ne restait que moi et Lamoryl. </P><DIR>  <P ALIGN="JUSTIFY">- Pourquoi es-tu rest&eacute;? Tu as toujours &eacute;t&eacute; t&ecirc;tue. Mais cela va te co&ucirc;ter la vie...</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Pourquoi ne te sauves-tu pas? Je vais te laisser partir et je leur dirai que je t'ai tuer.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Me tuer? Tu viens de le faire &agrave; l'instant.</P></DIR>  <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Des larmes coulaient sur mes joues. Jamais je n'avais pleur&eacute; pour quoi que ce soit. Il n'avait aucun droit de tuer ma m&egrave;re, ma famille. Pourquoi tant de haine envers nous. Ils avaient tous &eacute;t&eacute; accept&eacute; dans notre famille. Ils semblaient tous heureux. Lamoryl retrouva son regard triste. Tout &agrave; coup une d&eacute;tonation se fit dans la ville. On venait de la bombarder et cela avait touch&eacute; une partie du ch&acirc;teau. Le toit s'effondra dans la pi&egrave;ce et une poutre est venu fracasser ma t&ecirc;te et apr&egrave;s tout devint noire. Je fis un &eacute;trange r&ecirc;ve. Moi et Lamoryl dansions sur sa chanson comme le jour de ma f&ecirc;te. Mes parents semblaient respirer le bonheur &agrave; table. Loden chantait et jouait du piano comme elle le faisait si bien. Bien sure Moluis courtisait toutes les jeunes elfes qui se laissaient approch&eacute;. M&ecirc;me Yuren &eacute;tait l&agrave; et riait de bon cur comme il l'avait toujours fait. Ensuite la pi&egrave;ce devint sombre et silencieuse. J'&eacute;tais seule jusqu'&agrave; temps que trois ombres noires avec des yeux rouges s'avancent vers moi. Lamoryl? O&ugrave; &eacute;tait-il? Ils enlev&egrave;rent leur capuchons comme le premier jour et l'oiseau de malheur passa devant ma figure.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Je me suis r&eacute;veill&eacute;e &agrave; l'instant le cri du corbeau m'avait fait sursauter. J'&eacute;tais dans le bois non loin d'une rivi&egrave;re qui traversait nos terres. Je pouvais la voir d'en haut car ici c'&eacute;tait le sommet de sa chute. L'eau faisait un vacarme terrible. Je pu voir au loin des colonnes de fum&eacute;e. Je devais retourner au ch&acirc;teau au plus vite. Le corbeau continuait ses cries, et cela aggravait mon &eacute;norme mal de t&ecirc;te. Je pris une roche qui gisait non loin et je lui avait lanc&eacute; de toute mes forces qu'ils me restaient. Que restait-il de la ville maintenant? Et mon p&egrave;re? &Agrave; cette id&eacute;e je me suis pinc&eacute; les l&egrave;vres. Je me suis relev&eacute; p&eacute;niblement et pu voir que non loin de l'arbre o&ugrave; l'oiseau &eacute;tait gisait trois corps. C'&eacute;tait bien eux, ces mages humain. Je voulais accourir pour les voir mais &agrave; ce moment une troupe de soldat sorti du bois&eacute; pour venir me rejoindre. H&eacute;las, ils &eacute;taient du clan ennemi et en plus c'&eacute;tait l'empereur du Nord en personne. Rien ne s'annon&ccedil;ait bien. J'&eacute;tait coinc&eacute; entre la chute, les mages et le roi adverse. Lamoryl se leva lui aussi de peine et de mis&egrave;re. Il observa ses deux apprentis et son regard devint sombre. S&ucirc;rement ils &eacute;taient morts tous les deux. Le roi et Lamoryl se mit alors &agrave; parler.</P><DIR>  <P ALIGN="JUSTIFY">- Lamoryl, apr&egrave;s t'avoir &eacute;lev&eacute; est-ce comme cela qu'on remercie celui qui t'as &eacute;duqu&eacute; et nourri. J'aurais d&ucirc; te laiss&eacute; crever comme tous les autres. Tu n'est qu'un sale tra&icirc;tre.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Sire je n'ai point d&eacute;sob&eacute;i, j'ai fait exactement ce que vous m'avez dit.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Et elle? Elle est toujours en vie. Son pendentif n'est pas entre tes mains. Mon arm&eacute;e est d&eacute;truite et son p&egrave;re toujours en vie. Tu as ruin&eacute; mon plan, toi et tes stupides apprenties. </P><IMG SRC="http://www3.sympatico.ca/ismu/images/corbeau.gif" ALIGN="RIGHT" HSPACE=9 WIDTH=198 HEIGHT=195></DIR>  <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Le roi pris son arc qui &eacute;tait pr&egrave;s de lui et me pointa d'une fl&egrave;che. Moi je ne savais que penser. Pourquoi &eacute;tais-je ici? Lamoryl m'avait-il tra&icirc;n&eacute; jusqu'ici en esp&eacute;rant me sauver? Et les deux autres pourquoi &eacute;taient-ils mort? Mon p&egrave;re avait-il gagn&eacute;? Devais-je me suicider ou me laiss&eacute; tuer par lui? J'&eacute;tais encore instable et tous les muscles de mon corps criaient un repos imminent. Je ne pouvais m&ecirc;me pas bouger. C'&eacute;tait la fin et j'en &eacute;tais certaine. Tout se passa tr&egrave;s vite Lamoryl siffla et quand la fl&egrave;che fut d&eacute;coch&eacute;e le corbeau vint se poster droit devant moi et la re&ccedil;u en plein ventre. Je pu entendre des bruits venant du bois quelques instants apr&egrave;s et mon p&egrave;re arriva avec sa troupe de samoura&iuml;. Il &eacute;tait couvert de sang mais &eacute;tait bel et bien en vie. Lamoryl alors appela la magie et fit une boule de feu si grande qu'elle an&eacute;antis toute la troupe ennemi et m&ecirc;me le roi d'un seul coup. Mon p&egrave;re &eacute;tait constern&eacute; et moi &eacute;galement. Lamoryl se tra&icirc;na jusqu'&agrave; moi, il perdait beaucoup de sang. Il pris l'oiseau dans ses mains, arracha une plume de sa queue et me la tendit. Il me fit un sourire et se laissa tomber avec le corbeau dans la chute derri&egrave;re moi. Je ne pus rien faire pour lui. Il &eacute;tait parti subitement comme il &eacute;tait venu.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;On a recherch&eacute; son corps pendant plusieurs jours mais apr&egrave;s quelques semaines, tous avaient perdu espoir de le retrouver et on abandonna les cherches. On fit des fun&eacute;railles pour ceux qui avaient combattu vaillamment et pour les deux apprenties &eacute;galement. Mon p&egrave;re a pris la mort de ma m&egrave;re vraiment tr&egrave;s mal et d&eacute;cida de ne pas refaire le salon de th&eacute; o&ugrave; ma m&egrave;re adorait &eacute;couter le piano. La ville se reconstruisit tr&egrave;s vite et tout redevint comme avant. Enfin presque...</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&#9;Mon p&egrave;re me raconta que les deux apprentis les avaient aid&eacute; &agrave; combattre l'autre roi apr&egrave;s avoir re&ccedil;u la visite d'un &eacute;trange volatile qui apportait un message. Ensuite ils se seraient sauv&eacute; dans les bois et s'auraient fait tuer par les ennemis qui &eacute;taient omnipr&eacute;sent dans cet endroit. Mais il ne savait rien &agrave; propos de Lamoryl. J'en d&eacute;duis qu'il avait &eacute;t&eacute; gravement bless&eacute; par les &eacute;boulis mais m'avait quand m&ecirc;me tra&icirc;n&eacute; avec lui jusqu'&agrave; la chute. Mais pourquoi avoir chang&eacute; de camp? Je crois qu'il restera &agrave; tout jamais un myst&egrave;re insondable. Son regard &eacute;tait si dense. Pour ce qui est de moi, voil&agrave; plus d'un an que tout ceci est arriv&eacute;. Je suis comme seule au monde, plus d'ami d'enfance, plus de m&egrave;re, un p&egrave;re absent par ses pens&eacute;es et plus de mages... Dans ma ville, avant de partir pour la mission, j'allais encore &agrave; mon arbre parfois et je m'imaginais entendre un rire moqueur ou &eacute;galement je passais devant la maison des invit&eacute;s et esp&eacute;rais entrevoir trois grandes capes noires qui me faisaient signe de venir les rejoindre. Mais ce que j'aimais le plus, c'est quand j'allais &agrave; la rivi&egrave;re en bas de la chute et en me concentrant je pouvais encore entendre cette m&eacute;lodie qui me faisait danser.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P>R&eacute;alis&eacute; par Sephie Shirainai le 18/02/01<BR> Pour contacter ce collaborateur : <BR> <A HREF="mailto:nathy@rocketmail.com">nathy@rocketmail.com</A></P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P ALIGN="CENTER"><IMG SRC="http://www3.sympatico.ca/ismu/bar13.gif" WIDTH=411 HEIGHT=9></P> <P>&nbsp;</P> <P>&nbsp;</P> <P ALIGN="RIGHT"><A HREF="http://www3.sympatico.ca/ismu/Les_petites_histoire.html">Retour aux Petites histoires du coin du feu</A></P></BODY> </HTML> 
