 <html> <HEAD>    <TITLE>Doriathrin - la langue maternelle de Lthien</TITLE>    <META NAME=GENERATOR CONTENT="Claris Home Page 2.0">    <X-SAS-WINDOW TOP=44 BOTTOM=755 LEFT=8 RIGHT=932> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1"><META NAME="ROBOTS" CONTENT="follow,index"><META HTTP-EQUIV="Content-Language" CONTENT="fr"><META NAME="Description" CONTENT="Ardalambion.fr est la traduction franaise du site original de Helge Fauskanger et traite des langues inventes du monde imaginaire de J.R.R. Tolkien"><META NAME="keywords" CONTENT="Tolkien, JRR Tolkien, Quenya, quenya, Sindarin, sindarin, Elfe, elfe, Elfique, elfique, langue, langage, linguistique, Seigneur des Anneaux, Silmarillion, Ardalambion, Helge, Fauskanger, traduction, Franais, franais"><META NAME="Author" CONTENT="Sebastien Bertho, A.K.A. Toko"><META HTTP-EQUIV="Reply-to" CONTENT="ardalambion.fr@free.fr"><META NAME="revisit-after" CONTENT="7 days"> </HEAD>  <body background="Image6.jpg"> <h1> Doriathrin<i> - la langue maternelle de L&uacute;thien</i></h1> <p><a name="1"></a>par Helge K.&nbsp;Fauskanger<a href="#note1">*</a>  <p>&nbsp;  <hr> <i>Aussi appell</i> <i>(dans LR:375)</i> : <i>Doriathric</i>  <p>Tout ce qu&#146;on connait de la langue de Doriath cest environ quatre-vingts    mots qui se trouvent dans les Etymologies dans LR:347-400, plus un ou deux mots    du chapitre 21 du <i>Silmarillion</i>. Pourtant, il fut un temps o ctait    la langue parle  la cour du Roi Thingol, qui rgna sur le Beleriand pendant    quatre mille annes du Soleil et engendra &nbsp;le plus beau des Enfants dIlvatar    qui fut ou ne sera jamais&nbsp; (<i>Silm</i>. ch. 4). Le doriathrin devait    tre la langue maternelle de Lthien Tinviel. Lorsque plus tard elle apprit    la langue natale humaine de Beren, celui-ci lui demande en effet pourquoi elle    sembarassait avec cela, &nbsp;puisque sa propre langue tait plus riche et    plus belle&nbsp; (PM:369).  <p>Le doriathrin doit-il tre considr comme une langue elfique  part entire    ou comme une forme de sindarin ? Les <i>Etymologies</i> furent crites longtemps    avant que Tolkien ne ralise enfin que la langue aux sonorits galloises de    sa mythologie ntait pas la langue que les Noldor avaient importe avec eux    de Valinor, comme il lavait pens pendant trente ans, mais la langue des Elfes    Gris de la Terre du Milieu. Ainsi, tout  coup, le sindarin et le doriathrin    furent amens  tre bien plus proches quauparavant. Le doriathrin en tant    que langue distincte survcut-il  cette rvision majeure ? Plus tard, Tolkien    parle du &nbsp;sindarin de Doriath&nbsp; (PM:369). Mais dans le <i>Silmarillion</i>,    incluant les parties qui furent rvises aprs que Tolkien eut complt le SdA,    des noms et des phrases de doriathrin persistent : <b>Mablung</b>, <b>Nauglamr</b>,    <b>Dagnir Glaurunga</b>, <b>Dior</b>. Au moins en ce qui concerne ces noms,    le doriathrin des <i>Etymologies</i> semble avoir perdur jusque dans la forme    tardive de la mythologie. Peut-tre que la langue doriathrine entrevue dans    les <i>Etymologies</i> peut passer pour une forme archaque de sindarin, bien    quelle semble possder certaines particularits qui lui soient propres et tre    diffrente de l&laquo;&nbsp;Old Noldorin&nbsp; (vieux noldorin, lire vieux    sindarin) des <i>Etymologies</i>. Le doriathrin appartient clairement  la mme    branche de telerin commun qui conduit au sindarin, mais il semble quil ait    form sa propre branche bien avant que le gris-elfique classique ne fusse atteint,    et il est moins diffrenci du telerin commun que le sindarin ne lest. Mais    ce qui distingue une langue  part entire dun dialecte est souvent dict par    des facteurs extra-linguistiques. Peut-tre que par dcision politique, le doriathrin    est-il une forme de sindarin, la langue des sujets de Thingol  bien que le    roi mprisait le dialecte nordique du gris-elfique (PM:369,372). </p> <p> La chanson de Lthien dans <i>The Lays of Beleriand</i> p. 354 semble cependant    tre du pur sindarin. (Ici, une source post-SdA est reproduite). Pour cela et    dautres raisons, certaines personnes comptentes pensent que le doriathrin    des <i>Etymologies</i>  qui est la langue dont il est question dans cet article     nest plus une langue &nbsp;valide&nbsp; dans la mythologie tel que Tolkien    g en vint  envisager son scnario linguistique. Selon ce point de vue, la    langue de Doriath devrait maintenant tre simplement considre comme une variante    particulirement archaque du sindarin que nous connaissons du SdA, et le doriathrin    des <i>Etymologies</i> devrait en grande partie tre cart en tant que notion    obsolte   lexception de quelques noms, donns ci-dessus, que Tolkien transfra     lvidence vers le sindarin lorsquil mit au rebut le doriathrin en tant que    langue distincte. Aucune conclusion vraiment bien arrte ne peut tre atteinte    dans ce domaine (voir, cependant, lentre <b>roth</b> dans la liste de mots    ci-dessous). La langue traite ici fut au moins la langue de Doriath  une tape    du scnario en perptuelle volution de Tolkien. </p> <p> Un commentaire dune source tardive sur la langue du Royaume Cach peut tre    cit ici : &nbsp;Le parler de Doriath [] tait, mme  lpoque de Trin,    plus antique que ceux utiliss ailleurs. Une chose (comme lobserva Mm) dont    Trin ne se dbarrassa jamais, en dpit de ses griefs envers Doriath, fut le    parler quil avait acquis durant son ducation l-bas. Bien qutant un Humain,    il parlait comme un Elfe du Royaume Cach, ce qui est comme si un Homme devait    apparatre maintenant, dont le parler et linstruction reus jusqu lge d&#146;homme    auraient t ceux de quelque pays recul o langlais serait rest plus proche    de celui de la cour dElisabeth I que dElisabeth II.&nbsp; (WJ:312). </p> <h2>LA STRUCTURE DU DORIATHRIN</h2> <p>En ce qui concerne la structure du doriathrin, on peut noter ce qui suit :    alors que le sindarin exprime les relations gnitives uniquement par lordre    des mots (<i>Ennyn Durin</i> &nbsp;Portes [de] Durin&nbsp;), le doriathrin    prserve encore un gnitif distinct en -<b>a</b>. On peut le voir dans linscription    que des Elfes de Doriath gravrent sur la pierre de la tombe de Trin : <b>Trin    Turambar Dagnir <i>Glaurunga</i></b>, &nbsp;Trin Turambar Flau <i>de Glaurung</i>&nbsp;    (traduit dans lindex du <i>Silmarillion</i>). Selon Tolkien, le gnitif sindarin    sans d&eacute;sinence reprsente probablement des formes inflchies dans lancienne    langue, aussi,  cet gard, un locuteur du sindarin normal trouverait effectivement    le doriathrin archaque.</p> <p>Selon les <i>Etymologies</i>, racine <i>NAUK</i>, le &nbsp;gnitif [doriathrin]    en -<i>a(n)</i> prcdait&nbsp; le mot quil gouverne. Le mot trait ici est    <b>Nauglamr</b> &nbsp;le Collier des Nains&nbsp;, littralement *&laquo;&nbsp;des    Nains collier&nbsp; <a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><font size="2">1</font></a>    (<b>naugla</b> + <b>mr</b>). Pourtant lordre des mots dcrit ici ne peut pas    tre le seul possible ; cf. <b>Dagnir Glaurunga</b>.</p> <p>La terminaison gnitive <i>plurielle</i> tait -<b>ion</b>, comme dans <b>region</b>    &nbsp;de houx&nbsp; (aussi le nom <b>Region</b>). Cf. le quenya -<i>ion</i>    comme dans <i>Silmarillion</i> &nbsp;(histoire) des Silmarils&nbsp;. Mais    cette terminaison -<b>ion</b> pourrait avoir t rinterprte comme une terminaison    signifiant pays ou rgion ; cf. le sindarin <i>Eregion</i>.</p> <p>Alors que le sindarin forme typiquement le pluriel des noms en changeant les    voyelles dans le style anglais <i>man</i>/<i>men</i> ou <i>goose</i>/<i>geese</i><a href="#_ftn2" name="_ftnref2" title=""><font size="2">2</font></a>,    le doriathrin possde une terminaison plurielle -<b>in</b>. Les changements    de voyelles en sindarin (comme en anglais) sont  lorigine un phnomne dinflexion<a href="#_ftn3" name="_ftnref3" title=""><font size="2">3</font></a> dclench par une ancienne terminaison plurielle    qui contenait la voyelle <i>i</i>, aussi, une fois de plus, le doriathrin peut    tre qualifi darchaque compar au sindarin :  <blockquote>    <p><b>Eld</b> &nbsp;Elfe, Elda&nbsp;, pl. <b>Eldin<br>     orth</b> &nbsp;montagne&nbsp;, pl. <b>orthin<br>     roth</b> &nbsp;caverne&nbsp;, pl. <b>rodhin</b> (la qualit voise de la      consonne finale de la racine <i>ROD</i> est prserve intervocaliquement       peut-tre le doriathrin ne permet-il pas les spirantes voises en position      finale).<br>     <b>urch</b> &nbsp;orque&nbsp;, pl. <b>urchin</b></p> </blockquote> <p> Il y a aussi <b>regorn</b> &nbsp;houx&nbsp;, pl. <b>regin</b> (<b>reg</b>-<b>orn</b>    est littralement &nbsp;houx-arbre&nbsp;, et la terminaison plurielle est    directement suffixe  la racine <b>reg</b> &nbsp;houx&nbsp; ; cf. aussi le    gnitif pluriel <b>region</b>). Cette terminaison plurielle ne doit pas tre    confondue avec la terminaison adjectivale vue dans <b>ngorthin</b> &nbsp;horrible&nbsp;    de <b>ngorth</b> &nbsp;horreur&nbsp; (variante -<b>en</b> dans <b>lm</b>    &nbsp;cho&nbsp;, <b>lmen</b> &nbsp;rsonnant, retentissant&nbsp;).  <p>Le doriathrin ne semble pas possder les inflexions caractristiques du sindarin    normal. Le <b>i</b> dans la syllabe finale d<b>urchin</b> ne cause pas de changement    du <b>u</b> en <b>y</b> par assimilation ; comparer au sindarin <i>orch</i>,    pl. <i>yrch</i> (reprsentant des formes archaques comme <i>urk,</i> pl. <i>urk</i>    ou <i>urki</i>).</p> <p>Cependant, les <i>Etymologies</i> suggrent au moins que le doriathrin tait    semblable au sindarin  un gard. Parfois, des formes doubles sont inscrites    dans les <i>Etymologies</i> : <b>Dolmed</b> et <b>Ndolmed</b> (le nom dune    montagne), <b>gol</b> et <b>ngol</b> &nbsp;sage, magique&nbsp;, <b>gold</b>    et <b>ngold</b> &nbsp;Noldo&nbsp;, <b>golo</b> et <b>ngolo</b> &nbsp;magie,    science, savoir&nbsp;. Les racines sont <i>NDOL</i> et <i>NGOL</i>, aussi les    formes alternatives refltent-elles la combinaison initiale originale. Peut-tre    que, comme en sindarin, la combinaison originale influence la forme utilise    aprs certaines particules ; cf. le sindarin <i>golodh</i> &nbsp;Noldo&nbsp;,    mais <i>i ngolodh</i> &nbsp;le Noldo&nbsp;. Pareillement, le doriathrin <b>gold</b>    pourrait apparatre comme <b>ngold</b> dans certaines circonstances.</p> <p>Un mot doriathrin soulve une question singulire : les Elfes de Doriath avaient-ils    rejet le systme numrique duodcimal quendien (bas sur le nombre 12) en faveur    dun systme dcimal comme le notre ? Selon WJ:423, tous les Elfes, de tous    temps, comptaient par douze ; pourtant le nom <b>Menegroth</b> est traduit &nbsp;les    Mille Cavernes&nbsp; (selon LR:384 s.v. <i>ROD</i> les lments sont <b>meneg</b>    + <b>roth</b>,  lvidence = &nbsp;mille + caverne[s]&nbsp;). Mais dans le    systme duodcimal, le chiffre 1000 na rien de spcial. Il serait exprim par    6-11-4 (c.--d. 6 x 144 + 11 x 12 + 4 x 1). Mille ne serait pas du tout un &nbsp;chiffre    rond&nbsp;. Le premier nombre  quatre chiffres dans le systme duodcimal    est 1728 (12 x 12 x 12). Ce serait un &nbsp;grand nombre&nbsp; proverbial    pour quelquun habitu  penser en termes duodcimaux, tout comme 1000 lest    pour nous. Se pourrait-il que la traduction de &nbsp;Mille Cavernes&nbsp;    soit idiomatique et en fait inexacte, et que <b>Menegroth</b> signifie rellement    &nbsp;1728 cavernes&nbsp; ? Sil en est ainsi, la traduction correcte ne fonctionnerait    pas en anglais<a href="#_ftn4" name="_ftnref4" title=""><font size="2">4</font></a>. </p> <h2> <b>LISTE DE MOTS DORiATHRIN <i>avec notes etymologiques</i></b></h2> <p>Note : les mots primitifs &nbsp;reconstruits&nbsp; par Tolkien lui-mme sont    donns sans astrisque ici. </p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -<b>a</b>&nbsp;: terminaison    gnitive, vue dans <b>Dagnir Glaurunga</b> &nbsp;Flau de Glaurung&nbsp;.    La terminaison gnitive de leldarin commun primitif tait -<i>h</i> &gt; -<i></i>,    qui drivait dun &nbsp;lment adverbial ancien&nbsp; <i>HO</i> signifiant    &nbsp;loin, [venant, issu] de, parmi&nbsp; (WJ:368). Lentre correspondante    dans les <i>Etymologies</i> bien plus anciennes semble tre <i>3O</i> (<i>3</i>)    &nbsp;[venant, issu] de, loin, dentre, parmi, hors de&nbsp; (LR:360). Se    pourrait-il que le -<i></i> primitif soit devenu -<b>a</b> en doriathrin ?    Il y a quelques mots d<u>ilkorin</u> qui sembleraient prsenter le mme dveloppement,    et, tel que Tolkien imaginait les choses quand il crivit les <i>Etymologies</i>,    lilkorin et le doriathrin taient troitement apparents (les deux possdent    la terminaison gnitive <b>a</b>). Dans la terminaison gnitive plurielle -<b>ion</b>,    llment &nbsp;gnitif&nbsp; (&lt; <i>3O</i> ou <i>HO</i>) apparat comme    <b>o</b> ; voir -<b>ion</b>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>argad</b>&nbsp;: &nbsp;    lextrieur de la clture&nbsp;, lextrieur, le dehors (LR:358 s.v.<i> GAT(H)</i>,    aussi LR:349 s.v. <i>AR2</i>). A Doriath, &nbsp;la clture&nbsp; fait bien    sr rfrence  lAnneau de Melian. Le prfixe <b>ar</b>- signifie &nbsp;    lextrieur, au dehors&nbsp;, driv de la racine <i>AR2</i>, elle-mme non    dfinie dans les <i>Etymologies</i>, mais lappendice du <i>Silmarillion</i>    donne <i>ar</i>- &nbsp;en dehors,  ct&nbsp;. Le second lment est <b>gad</b>    &nbsp;clture, barrire&nbsp; (q.v.). <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>argador</b>&nbsp;:    manifestement le nom doriathrin des terres  lextrieur de Doriath (<i>GAT(H)</i>,    cf. <i>ELED</i>). Compos d<b>argad</b> et <b>dor</b> (q.v.), do *&laquo;&nbsp;    lextrieur-(de la) clture-pays&nbsp;, *&laquo;&nbsp;pays extrieur&nbsp;.    <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>cwindor</b>&nbsp;:    &nbsp;narrateur&nbsp; (LR:366 s.v. <i>KWET</i>). Cest un mot douteux selon    la conception tardive de Tolkien ; dans la branche deldarin  laquelle le doriathrin    appartient, le <i>KW</i> primitif devint <i>P</i> trs longtemps auparavant    dans lhistoire linguistique elfique (WJ:375 cf. 407 note 5). Lire *<b>pindor</b>    ? En tout cas, Tolkien pr&eacute;cisa que <b>cwindor</b> vient de <i>kwentro</i>    &nbsp;narrateur&nbsp;, c.--d. une variante avec infixion nasale de la racine    <i>KWET</i>- &nbsp;dire&nbsp; combine avec la terminaison masculine/agentale    -<i>ro</i> (cf. <b>Dior</b> issu de <i>ndeuro</i>). Le <b>o</b> dans <b>cwindor</b>    se dveloppa probablement pour viter un groupement consonnantique final, puisque    la forme en eldarin commun aurait t *<i>kwentr</i> aprs la perte du -<i>o</i>    final court (et <i>a</i>, -<i>e</i>). Dans notre petit corpus, seul ce mot    nous fournit la preuve du changement <i>nt</i> &gt; <b>nd</b>. Curieusement,    ici le <i>e</i> devient <b>i</b>. Il semble que ce changement se produit devant    des groupes de consonnes commenant par une nasale ; cf. <b>nw</b> &nbsp;nez&nbsp;,    issu de <i>NE-WI</i> (probablement via une forme intermdiaire *<i>niw</i>-    avant que le <i></i> soit perdu et le <i>i</i> allong en <b></b> en compensation).    <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>dagnir</b>&nbsp;:    *&laquo;&nbsp;tueur&nbsp; (<i>Silmarillion</i>, fin du chapitre 21). Certains    prtendent quil sagirait de sindarin normal et ne devrait pas assimil au    doriathrin des <i>Etymologies</i>. Les lments doivent clairement tre rattachs    aux racines <i>NDAK</i> &nbsp;tuer, mettre &agrave; mort&nbsp; (LR:375) et    <i>NDER</i>, forme renforce de <i>DER</i>, &nbsp;homme&nbsp; (LR:375). Comme    en sindarin, les occlusives sourdes post-vocaliques deviennent sonores, do    <i>k</i> &gt; <b>g</b> dans <i>NDAK</i> &gt; <b>dag</b>-. Nous aurions pu nous    attendre  ce que <i>NDER</i> donne *<b>dir</b>, *<b>ndir</b> plutt que <b>nir</b>    ; peut-tre que le <i>nd</i> original devient un <b>n</b> aprs une consonne    au milieu dun compos (et de mme <b>m</b>, <b>n</b> pour <i>mb</i> et <i>ng</i>    antrieurs ?). <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>dair</b>&nbsp;: &nbsp;ombre    des arbres&nbsp;. Driv d&#146;une racine <i>DAY</i> &nbsp;ombre&nbsp; (LR:354)    ; la forme primitive devait probablement tre *<i>dair</i> (cf. ladjectif    quenya <i>laira</i> &nbsp;ombrag, ombreux&nbsp;, manifestement driv de    *<i>dair</i>). <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Dairon</b>&nbsp;:    nom propre = sindarin <i>Daeron</i> (LR:354 s.v. <i>DAY</i>). Le premier lment    devrait videmment tre assimil  <b>dair</b> ci-dessus ; le nom <b>Dairon</b>    est en tout cas d&eacute;riv&eacute; de la mme racine. Lappendice du <i>Simarillion</i>,    ente <i>dae</i>, dfinit cet lment comme &nbsp;ombre&nbsp; et note quil    apparat &nbsp;peut-tre&nbsp; dans le sindarin <i>Daeron</i>. La terminaison    masculine -<b>on</b> est bien atteste dans diverses langues eldarines ; <b>Dairon</b>    pourrait repr&eacute;senter une forme primitive *<i>Dairondo</i>. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Denithor</b>&nbsp;:    &nbsp;Denethor&nbsp;, nom masculin qui dans LR:188 est driv de <i>ndani</i>-<i>thr</i>    &nbsp;sauveur des Dani&nbsp; (= Nandor, Elfes Verts). Le second lment <i>thr</i>    &nbsp;sauveur&nbsp; ne peut tre aisment rapproch dun des lments lists    dans les <i>Etymologies</i> ; <i>THAR</i> &nbsp; travers, au-del&nbsp; (LR:392)    semble incapable de produire le sens &nbsp;sauveur&nbsp;,  moins quun <i>thr</i>    soit littralement quelquun qui emmne quelque chose ou quelquun <i>au-del</i>    du danger. <i>Thr</i> ressemble  une formation agentale primitive frquente.    En tout cas, des annes plus tard, Tolkien fournit une tymologie tout  fait    diffrente du nom <i>Denethor</i> ; dans WJ:412 (o aucune forme doriathrine    nest mentionne) il est dit quil signifie &nbsp;agile-et-maigre&nbsp;, de    <i>dene</i>- &nbsp;fin et fort, flexible, agile, souple&nbsp;, et <i>thara</i>-    &nbsp;grand (ou long) et mince, lanc&nbsp;. (Ces lments ne peuvent tre    rattachs  rien dautre dans le corpus publi.)<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Dior</b>&nbsp;: &nbsp;Successeur&nbsp;    (nom masc.). La forme primitive donne est <i>ndeuro</i>, c.--d. la racine    <i>NDEW</i> &nbsp;suivre, venir derrire&nbsp; + la terminaison masculine    agentale -<i>ro</i> (plus souvent -<i>r</i>). Le changement <i>eu</i> &gt;    <b>io</b> nest attest que dans ce mot. Il pourrait y avoir une forme alternative    (dialectale ?) *<b>Ndior</b> avec locclusive nasale initiale originale <i>nd</i>    intacte ; cf.<b>Ndolmed</b>  ct de <b>Dolmed</b> (le premier lment tant    driv de la racine <i>NDOL</i>). <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Dolmed</b>&nbsp;:    &nbsp;Tte Mouille&nbsp; (nom dune montagne ; aussi <b>Ndolmed</b>) (LR:376    s.v. <i>NDOL</i>, LR:373 s.v. <i>MIZD</i>). Noter que lordre des lments dans    le compos est rellement &nbsp;Tte-Mouille&nbsp;<a href="#_ftn5" name="_ftnref5" title=""><font size="2">5</font></a>.    <b>Dol</b>, <b>ndol</b> &nbsp;tte&nbsp; pourrait venir de *<i>ndla</i> (do    le quenya <i>nla</i>) ou  plus probablement  de *<i>ndol</i>, dont est driv    le vieux sindarin <i>ndolo</i>. Concernant llment -<b>med</b> &nbsp;mouill&nbsp;,    voir <b>md</b>. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>dn</b> : &nbsp;arrire,    dos&nbsp; (nom). Un driv de la racine <i>NDAN</i> &nbsp;arrire&nbsp; (    lvidence en tant que prposition plutt que nom). On pourrait supposer que    la forme primitive tait *<i>ndn</i>- avec une voyelle finale perdue. Pour    un autre exemple dun <i></i> long devenant <b></b>, cf. <b>drg</b> &nbsp;loup&nbsp;    driv de <i>drk</i>. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>dor</b> : &nbsp;terre,    pays&nbsp;, isol  partir d<b>Argador</b>, <b>Eglador</b>, <b>Lmendor</b>    (q.v.). Dans les <i>Etymologies</i>, les mots eldarins pour &nbsp;terre, pays&nbsp;    drivent de la racine <i>NDOR</i> &nbsp;demeurer, rester, se reposer, habiter&nbsp;    (LR:376). Aucun mot doriathrin nest list, mais <b>dor</b> devait avoir la    mme origine que le mot sindarin identique : la forme primitive <i>ndor</i>.    Noter, nanmoins, que des annes plus tard Tolkien fit driver les mots eldarins    pour &nbsp;terre, pays&nbsp; dune racine DORO &nbsp;dessch, dur, ferme&nbsp;    (WJ:413). Cependant, cette source ultrieure confirme que la forme en quendien    primitif tait <i>ndor</i>, dont on pense maintenant quelle tait forme par    lenrichissement initial <i>d</i> &gt; <i>nd</i>. Celle-ci est dfinie par &nbsp;la    terre ferme, sche, par opposition  leau ou le marcage&nbsp;, dveloppant    ultrieurement le sens de &nbsp;terre en gnral par opposition  la mer&nbsp;,    et finalement aussi &nbsp;une terre&nbsp; en tant que rgion particulire,    &nbsp;avec des limites plus ou moins dfinies&nbsp;. (Les frontires d<b>Eglador</b>,    c.--d. Doriath, taient videmment trs bien dfinies par lanneau de Melian.)    <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>dorn</b> : &nbsp;chne&nbsp;.    Deriv dune racine <i>DOR&Oacute;N</i>, simplement dfinie comme &nbsp;chne&nbsp;    ; le quenya <i>norno</i> et le sindarin <i>doron</i> indiquent tous deux une    forme primitive *<i>dorn</i>. Pour un autre exemple de doriathrin perdant     la fois la deuxime et troisime voyelles dans un mot de cette structure,    cf. <b>gold</b> issu de <i>ngolod</i> ; cf. aussi <b>gald</b>  partir de <i>galad</i>.    <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>drg</b> : &nbsp;loup&nbsp;.    Driv dans LR:354 dune racine <i>DARK</i>, elle mme non dfinie ; la forme    primitive est donne comme <i>drk</i>. Notre connaissance gnrale de la structure    des mots primitifs, ainsi que le quenya <i>rca</i> plutt que **<i>rk</i>,    suggre plutt une forme primitive *<i>drk</i>. Mais la voyelle finale, si    elle existt jamais, fut perdue en doriathrin, et le <i></i> fut arrondi pour    produire <b></b> (cf. <b>dn</b> ci-dessus). <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>dunn</b> : &nbsp;noir&nbsp;.    Driv&eacute; dans LR:355 dune racine <i>DUN</i> &nbsp;sombre, obscur (de    couleur)&nbsp; ; la forme primitive pourrait tre *<i>dunn</i> avec la terminaison    adjectivale -<i>n</i> (ou ventuellement la terminaison plus simple -<i></i>    combine avec la fortification mdiale <i>n</i> &gt; <i>nn</i>). Dans les <i>Etymologies</i>,    le mot doriathrin <b>dunn</b> est aussi mentionn sous lentre <i>GOROTH</i>,    LR:377. Ladjectif (ou juste la racine) apparat aussi comme un prfixe <b>dun</b>-    dans <b>dungorthin</b> ; voir <b>Nan Dungorthin</b>. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>durgul</b> : &nbsp;sorcellerie&nbsp;    (LR:377 s.v. <i>GOL</i>). Le sens littral est plutt &nbsp;savoir/magie noir(e)&nbsp;.    Llment <b>dur</b> &nbsp;sombre, obscur&nbsp; nest pas attest ailleurs    en doriathrin, mais comparer au sindarin <i>dr</i> &nbsp;sombre, obscur, morne&nbsp;,    driv d&#146;une racine <i>DO3</i>, <i>D</i> (LR:354), non dfinie comme telle,    mais ayant apparemment rapport avec la <i>nuit</i>. On doit prsumer que <b>dur</b>    drive dun adjectif *<i>do3r</i>, *<i>dr</i> (-<i>r</i> tant une terminaison    adjectivale frquente). Le second lment, -<b>gul</b>, est driv&eacute; d&#146;une    racine <i>GOL</i> &nbsp;sage, sagesse, tre sage&nbsp; (LR:377). A comparer    avec le sindarin <i>morgul</i>  le doriathrin poss&egrave;de &eacute;galement    <b>mor(n)gul</b> (q.v.), avec le mme sens que <b>durgul</b>. Le second lment    du sindarin <i>morgul</i> est comment dans lappendice du <i>Silmarillion</i>,     lentre <i>gl</i> ( lvidence bas sur le texte imprim maintenant dans    WJ:383) : &nbsp;le mot sindarin [<i>gl</i>] a vu son sens obscurci par son    usage frquent dans le mot compos magie noire.&nbsp; Ce qui est manifestement    la forme primitive de <i>gl</i> est donne dans PM:360 : <i>gl</i>, avec    un allongement de la voyelle radicale et la terminaison -<i></i>, souvent utilis    pour driver des mots abstraits.  Il est probable que les deux lments de    <b>durgul</b> avaient des voyelles longues lorsquils apparaissaient ind&eacute;pendamment    : *<b>dr</b>, *<b>gl</b>, les voyelles prservant la quantit (mais pas la    qualit) des <i></i> des formes primitives *<i>dra</i> et <i>ngl</i>. La    voyelle de *<b>dr</b> est apparemment raccourcie parce quelle est suivie par    un groupe de consonnes dans ce compos, tandis que celle de *<b>gl</b> l&#146;est    parce quelle nest pas accentue. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Eglador</b> : &nbsp;pays    des Elfes&nbsp;, le nom doriathrin de Doriath (LR:356 s.v. <i>ELED</i>, aussi    LR:358 s.v. <i>GAT(H)</i>). En ce qui concerne llment final, voir <b>dor</b>.    Llment <b>egla</b>- est le mme que le quenya <i>Elda</i>, qui poss&egrave;de    aussi un cognat doriathrin plus proche <b>Eld</b> (q.v.). Dans les <i>Etymologies</i>,    <b>Egla</b>- et <b>Eld</b>- sont drivs de la mme racine <i>LED</i>- &nbsp;Peuple    des Etoiles&nbsp;, qui doit clairement tre considr comme une forme tendue    de la racine <i>EL</i> &nbsp;toile&nbsp; (LR:355). Tolkien abandonna une    tymologie plus ancienne qui associait plutt <i>ELED</i>  <i>LED</i> &nbsp;aller,    voyager&nbsp; (LR:368 cf. 356) ; ceci aurait identifi les <b>Eldin</b> (quenya    <i>Eldar</i>) comme les Elfes qui sembarqurent dans la Grande Marche depuis    Cuivinen. Le doriathrin <b>Eld</b> tait probablement cens descendre de *<i>eled</i>,    tandis qu<b>egla</b>- devait tre driv d*<i>edel</i> avec le <i>d</i> et    le <i>l</i> transpos. Aprs la syncope<a href="#_ftn6" name="_ftnref6" title=""><font size="2">6</font></a>    du <i>e</i> mdial, le <i>d</i> et le <i>l</i> furent en contact, et la squence    <i>dl</i> devint <b>gl</b> en doriathrin. Puisque les voyelles finales ne sont    pas prserves en doriathrin, nous aurions pu nous attendre  ce qu*<i>edel</i>    donnt *<b>egl</b> plutt qu<b>egla</b>. Peut-tre que le -<b>a</b> final fut    prserv dans le mot compos <b>Eglador</b> parce quil ntait pas final ici,    ou peut-tre que le <b>a</b> est en fait la terminaison gnitive doriathrine    : *&nbsp;Pays <i>des</i> Elfes&nbsp;. Comparer  <b>Nauglamr</b> *&nbsp;collier    des Nains&nbsp;, dont Tolkien affirma quil comprenait le -<b>a</b> gnitif    ; cf. aussi <b>Goldamir</b> &nbsp;joyau-Noldo&nbsp;, Silmaril (le mot doriathrin    pour Noldo tant <b>gold</b>, do *&laquo;&nbsp;Joyau <i>de</i> Noldo&nbsp;    (LR:375 s.v. <i>NAUK</i>, LR:377 s.v. <i>GOLOD</i>). <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>el</b> : &nbsp;toile&nbsp;,    driv dans LR:355 d&#146;une racine <i>EL</i>, simplement dfinie comme &nbsp;toile&nbsp;.    Selon WJ:360, la lgende elfique dirait que les mots eldarins pour &nbsp;toile&nbsp;    doivent tre rapprochs dune exclamation primitive <i>ele</i> &nbsp;voil    !&nbsp;, &nbsp;voyez !&nbsp;  censment ce que dirent les Elfes quand ils    virent les toiles pour la premire fois (Cf. WJ:422). La forme primitive (en    eldarin commun) est donne dans WJ:360 comme <i>l</i>. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;[<b>El-boron</b>] : nom    masc. (orthographi <b>Elboron</b> sans trait dunion dans LR:351 s.v. <i>BARATH</i>).    Dans LR:353, <b>El-boron</b> est cit&eacute; sous la racine <i>BOR</i> &nbsp;endurer,    supporter&nbsp;, mais ce nom fut ray. Il tait destin  tre le nom de lun    des fils de Dior, mais plus tard Tolkien appela plut&ocirc;t le personnage en    question <i>Elrn</i>, qui devint finalement <i>Elurn</i> dans la version publie    du <i>Silmarillion</i>. Le premier lment d<b>El</b>-<b>boron</b> est de toute    vidence <b>el</b> &nbsp;toile&nbsp; (q.v.) ; <b>boron</b> est apparemment    la racine <i>BOR</i> avec la terminaison masculine -<i>on</i>, do &nbsp;homme    endurant/fidle&nbsp; : forme primitive *<i>borondo</i>. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Eld</b>, pl. <b>Eldin</b>    : &nbsp;Elda, elfe&nbsp; (<i>ELED</i>). Dans les <i>Etymologies</i>, ce nom    drivait d&#146;une racine <i>LED</i> &nbsp;Peuple des Etoiles&nbsp; (LR:356)    ; voir <b>Eglamar</b> ci-dessus pour ce qui concerne la premire tymologie    d<b>Eld</b> et des mots apparents. Dans le scnario ultrieur de Tolkien,    <b>Eld</b> descendrait d<i>eld</i>, une formation adjectivale &nbsp;associ    ou se rapportant aux toiles&nbsp;, driv d<i>ele</i> (voir sous <b>el</b>)    avec une fortification mdiale <i>l</i> &gt; <i>ld</i> et le -<i> </i>adjectival    (voir WJ:360). Ceci se rfre  lhistoire o &nbsp;Orom aimait les Quendi,    et les nomma dans leur propre langue Eldar [vritable forme primitive <i>Eldi</i>],    le peuple des &eacute;toiles&nbsp;  parce quil les trouva sous un ciel toil    (<i>Silmarillion</i> ch. 3). Plus tard, ce mot ne fut plus appliqu  l&#146;ensemble    des Quendi, mais uniquement  ceux qui entamrent la Marche pour Valinor, quils    y parviennent r&eacute;ellement ou non. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>gad</b> : &nbsp;clture,    barrire&nbsp;, driv dans LR:358 dune racine <i>GAT(H)</i> qui nest elle-mme    pas dfinie ; dautres drivs, dans diverses langues, ont des sens comme &nbsp;caverne,    prison, cachot, souterrain&nbsp;. On peut supposer que la forme primitive de    <b>gad</b> tait *<i>gat</i>- avec une voyelle finale perdue, mais comment une    racine originellement en rapport avec les <i>cavernes</i> a-t-elle pu donner    un mot pour &nbsp;clture&nbsp; ? Devons nous supposer un dveloppement smantique    &nbsp;caverne&nbsp; &gt; &nbsp;lieu dont on ne peut schapper&nbsp; &gt;    &nbsp;prison/cachot&nbsp; &gt; &nbsp;rgion dlimite&nbsp; &gt; &nbsp;rgion    clture&nbsp; &gt; &nbsp;clture&nbsp; ? Il doit tre signal que <b>gad</b>     et <b>argad</b> (q.v.)  sont des mots qui furent ajouts  cette entre aprs    quelle fut crite  lorigine ; suggrent-ils un changement dans la conception    de Tolkien ? Sous la mme entre, le sindarin/&laquo;&nbsp;noldorin&nbsp; <i>Doriath</i>    est interprt &nbsp;Pays de la Caverne&nbsp;, llment final tant apparemment    mis en ad&eacute;quation avec le &nbsp;noldorin&nbsp; <i>gath</i> &nbsp;caverne&nbsp;    (lnifi -<i>ath</i>). Plus tard, Tolkien interprta <i>Doriath</i> comme &nbsp;Pays    de la Clture&nbsp;  la place, en rfrence  lAnneau de Melian, le second    lment tant alors assimil  <i>ith</i>, <i>iath</i> &nbsp;clture&nbsp;    (WJ:370, 378), mais ceci ne doit apparemment pas tre associ avec cette entre    <i>GAT(H)</i>. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>galbreth</b> &lt;    <b>galdbreth</b> : &nbsp;htre&nbsp;. Les <i>Etymologies</i> sont quelques    peu ambigus quant au statut de ce mot en doriathrin : LR:352 s.v. <i>BERTH</i>    nonce que &nbsp;le htre tait appel <i>galdbreth</i> [] en Falasse et <i>neldor</i>     Doriath&nbsp; (voir <b>neldor</b>). Ici, <b>galbreth</b> semble tre un mot    falathrin plutt que doriathrin. Cependant, l&#146;entre m&ecirc;me o est    donn le mot <b>neldor</b> (<i>NEL</i>, LR:376) affirme aussi que &nbsp;le    vritable nom Dor[iathrin] tait <i>galdbreth</i> &gt; <i>galbreth</i>&nbsp;.    La solution semble tre que <b>galbreth</b> soit le <i>v&eacute;ritable</i>    nom du htre  la fois en falathrin et en doriathrin et, qui plus est, le <i>seul</i>    nom utilis en falathrin, alors que le peuple de Doriath lui substituait habituellement    le terme <b>neldor</b>  qui ntait pas tenu pour tre le nom &nbsp;correct&nbsp;    de cet arbre. Quel que soit le cas, <b>galdbreth</b> &gt; <b>galbreth</b> comprend    <b>gald</b> &nbsp;arbre&nbsp; (q.v. pour lexplication), tandis que llment    final <b>breth</b> doit se rfrer &agrave; une racine <i>BERTH</i> (LR:352),    non dfinie comme telle mais donnant uniquement des mots en rapport avec les    htres. La forme primitive est donne comme <i>breth</i> (vraisemblablement    pour celle encore plus ancienne *<i>berth</i>, avant la perte de la voyelle    non accentue) ; quand elle est utilise pour former des noms, la terminaison    -<i></i> dsigne gnralement des choses inanimes. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>gald</b> : &nbsp;arbre&nbsp;    (LR:357 s.v. <i>GALAD</i>). Dans Letters:426, il est dit que la racine est <i>GAL</i>    &nbsp;pousser&nbsp;, intransitif, et dans UT:266, CLI 2:153 la forme primitive    <i>galad</i> est dfinie par &nbsp;grande croissance&nbsp;<a href="#_ftn7" name="_ftnref7" title=""><font size="2">7</font></a>. Ce mot tait    utilis pour les arbres massifs, tandis que les arbres plus fins taient appels    <i>orn</i> [doriathrin <b>orn</b>], bien que cette distinction ne fut pas maintenue    de faon cohrente en quenya (langue dans laquelle les mots apparurent sous    les formes <i>alda</i> et <i>orn</i>) et fut totalement abandonne en sindarin    (<i>galadh</i> vs. <i>orn</i>, ce dernier tait rare en tant que mot indpendant).    Puisquil est dit que le doriathrin <b>orn</b> (q.v.) est utilis particulirement    pour les htres (et pourrait indiquer nimporte quel arbre dans les composs),    il se pourrait bien que Tolkien envisageait que <b>gald</b> ait acquis le mme    sens large que le quenya <i>alda</i>, et ne signifiait plus uniquement &nbsp;arbre    massif&nbsp;. En effet, <b>gal(d)breth</b> est list comme un nom du htre    ; voir <b>galbreth</b> ci-dessus.  Dans les <i>Etymologies</i>, le quenya <i>alda</i>    drive dune racine <i>GALAD</i>, simplement dfinie comme &nbsp;arbre&nbsp;    (LR:357) ; celle-ci pourrait tre envisage comme une forme tendue de la racine    <i>GAL</i> mentionne dans Letters:426. Cependant, il est tentant de comparer    la forme primitive <i>galad</i> issue de <i>GAL</i> avec <i>golodo</i> &nbsp;Noldo,    (celui qui est) sage&nbsp; issu de <i>GOL</i> ; <i>gala</i>- pourrait tre    une forme d&#146;<i>mataina</i><a href="#_ftn8" name="_ftnref8" title=""><font size="2">8</font></a> de la racine    <i>GAL</i> (avec la voyelle radicale suffixe), et -<i>d</i> pourrait tre    une terminaison comparable  la terminaison personnelle -<i>d</i> dans <i>golod</i>,    la terminaison -<i></i> se rapportant souvent  quelque chose dinanime tout    comme la voyelle finale -<i></i> indique trs souvent un tre (masculin) anim.    <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>ganu</b> : &nbsp;mle&nbsp;    (en tant que nom : un mle, des Homme ou des Elfe, ou un animal mle). Les voyelles    finales sont rares en doriathrin, puisquelles furent abandonnes  un stade    antrieur. Ceci pourrait ne pas tre une vritable exception, puisque ce -<b>u</b>    descend probablement dune consonne : dans LR:360, <b>ganu</b> est driv dune    racine <i>3AN</i>, simplement dfinie comme &nbsp;mle&nbsp;. Si nous supposons    un adjectif primitif *<i>3anw</i> &nbsp;mle&nbsp; avec la terminaison adjectivale    -<i>w</i>, bien atteste par ailleurs, celui-ci aurait pu produire *<i>3anw</i>,    *<i>ganw</i> aprs la perte des voyelles finales, la semi-voyelle finale devenant    alors une voyelle pleine -<b>u</b> (comparer  <b>gelu</b> ci-dessous). Il est    intressant de noter que cette drivation impliquerait que <b>ganu</b> ne soit    <i>pas</i> vraiment le cognat direct du quenya <i>hanu</i> du mme sens ; <i>hanu</i>    descendrait de *<i>3an</i> avec la terminaison masculine -<i></i>, mais cela    aurait sans doute donn *<i>gan</i> en doriathrin. Il semble que le sens de    <b>ganu</b> ait gliss&eacute; de ladjectif (*<i>3anw</i>) vers le nom.  Dans    le scnario des <i>Etymologies</i>, linitiale primitive -<i>3</i> (la spirante    v&eacute;laire vois&eacute;e, <i>gh</i>) devient <i>g</i> en doriathrin/ilkorin    et en nandorin (danien). Comparer  <b>garm</b>, <b>garth</b>, <b>gell</b>,    <b>gelu</b> ci-dessous. Dans des sources ultrieures, Tolkien reconstruisit    la version primitive du son en question comme un <i>h</i> plutt que <i>3</i>    ; par exemple, le quenya <i>ho</i>, <i>h</i>- &nbsp;(venant) de&nbsp; est    driv dune racine <i>HO</i> dans WJ:368, alors que le mme mot tait driv    de <i>3O</i>, <i>3</i> dans les <i>Etymologies</i> (voir LR:360). Tolkien,    dans une source tardive, affirma que le <i>h</i> du quendien primitif &nbsp;ne    survcut que dans les dialectes dAman&nbsp; (WJ:365), jetant ainsi un doute    considrable sur la validit de ces formes doriathrines, ilkorines et nandorines    dans son scnario ultrieur. Si ces mots doivent tre accepts, nous devrions    assumer que Tolkien signifiait que le <i>h</i> du quendien primitif survcut    <i>en tant que H</i> uniquement dans les dialectes dAman (tandis quil fut    perdu ou chang en un son tout  fait diffrent, fusionnant avec un autre phonme,    dans les langues non-amanyennes !). <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>garm</b> : &nbsp;loup&nbsp;.    A lorigine, dans LR:360, driv dune racine non dfinie <i>3ARAM</i>. Dautres    formes donnes  telles que le sindarin <i>garaf</i> et le quenya <i>harma</i>     semblent indiquer une forme primitive *<i>3aram</i>. Cependant Tolkien supprima    lentre <i>3ARAM</i> ; il voulait sans doute viter le conflit avec le quenya    <i>harma</i> &nbsp;trsor&nbsp;. Nanmoins, le mot doriathrin <b>garm</b>    rapparut dans LR:377, drivant alors dune racine <i>GAR(A)M</i>. Cette racine    nest pas dfinie (tous ses drivs signifient &nbsp;loup&nbsp;), bien que    dans une origine lointaine elle pourrait tre rattache  <i>GAW</i> &nbsp;hurler&nbsp;    (LR:377), si ces deux racines sont des laborations dun lment trs ancien    *<i>GA</i>. Alors que les mots doriathrin et sindarin <b>garm</b> et <i>garaf</i>    restrent les mmes, le mot quenya est maintenant <i>armo</i>, liminant le    conflit avec <i>harma</i> et indiquant une forme primitive *<i>garam</i>.    La terminaison -<i></i> dnote souvent un tre anim, cf. par exemple <i>mork</i>    &nbsp;ours&nbsp; (LR:374 s.v. <i>MORK</i>).  Il est possible que le doriathrin    <b>garm</b> ait une forme alternative *<b>ngarm</b> conservant locclusive nasale    initiale dorigine ; cf. par exemple <b>ngold</b> en plus de <b>gold</b> (forme    primitive <i>golod</i>). <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>garth</b> : &nbsp;royaume&nbsp;.    Dans LR:360, driv dune racine <i>3AR</i> &nbsp;avoir, tenir&nbsp;, un royaume    tant quelque chose qui est &nbsp;tenu&nbsp; ou possd par un roi. Le cognat    sindarin/&laquo;&nbsp;noldorin&nbsp; est <i>ardh</i> ; ces deux mots suggrent    une forme primitive *<i>3ard</i>- avec une voyelle finale perdue (*<i>3ard</i>    ?). Le groupe <i>rd</i> survint probablement par une fortification mdiale <i>r</i>    &gt; <i>rd</i>,  moins que nous devions supposer une terminaison plus longue    -<i>d</i>. Il semble quen doriathrin, le <i>rd</i> devint <b>rdh</b>, chang    en -<b>rth</b> en position finale ; la forme pluriel de <b>garth</b> est probablement    *<b>gardhin</b> plutt que *<b>garthin</b>. Comparer  <b>roth</b> &nbsp;caverne&nbsp;,    pl. <b>rodhin</b> au lieu de **<b>rothin</b>, parce que la racine originale    tait <i>ROD</i>. La forme <b>gardh</b>- (<b>gar</b>-) apparat rellement    dans le mot compos <i>gar-thurian</i> &nbsp;Royaume Cach&nbsp; (lit.<a href="#_ftn9" name="_ftnref9" title=""><font size="2">9</font></a>) cit dans LR:393 s.v. <i>THUR</i> (il y    est dit que le mot est ilkorin, mais il semble que Tolkien inclut parfois aussi    le doriathrin sous cette appelation). Cela semble suggrer que <i>gar</i>-    serait la forme normale de <b>garth</b> dans un compos, bien que dans ce cas    le <i></i> se fondit simplement avec le <i>th</i> suivant. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Garthurian</b> :    &nbsp;Royaume Cltur&nbsp; (LR:360 s.v. <i>3AR</i>) ou &nbsp;Royaume Cach&nbsp;    (LR:393 s.v. <i>THUR</i>), un nom de Doriath. Comme indiqu ci-dessus, LR:393    indique que <b>Garthurian</b> est un mot compos de <b>garth</b>, <b>gardh</b>-    &nbsp;royaume&nbsp; et dun lment <b>thurian</b> &nbsp;cach&nbsp;. Ce    dernier est manifestement une sorte de participe pass bas sur la racine <i>THUR</i>-,    dfinie comme &nbsp;entourer, cerner, clturer, carter, entourer dune haie,    cacher&nbsp;. Pour expliquer la terminaison -<b>ian</b> nous devons sans doute    supposer lexistence dun verbe primitif *<i>thurj</i>- avec une terminaison    verbale bien atteste (donnant le quenya -<i>ya</i>) ;  ce verbe la terminaison    primitive adjectivale/participe pass -<i>n</i> a t ajoute pour produire    *<i>thurjn</i>, ce qui apparaitrat probablement sous la forme <b>thurian</b>    en doriathrin. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>gell</b> : &nbsp;ciel&nbsp;.    Driv d&#146;une racine <i>3EL</i>, simplement dfinie comme &nbsp;ciel&nbsp;    (LR:360), dont il est dit quelle fut confondue avec <i>EL</i> &nbsp;toile&nbsp;    (cf. LR:355). Le cognat quenya <i>hell</i> suggre que <b>gell</b> descende    de *<i>3ell</i>, une forme montrant une fortification mdiale <i>l</i> &gt;    <i>ll</i> ; la terminaison -<i></i> peut avoir le mme sens &nbsp;local&nbsp;    que dans <i>ndor</i> &nbsp;terre, pays&nbsp; (voir <b>dor</b>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>gelu</b> : &nbsp;ciel-bleu&nbsp;.    Driv de le mme racine <i>3EL</i> &nbsp;ciel&nbsp; que <b>gell</b> ci-dessus    ; le -<b>u</b> final dmontre lexistence dune terminaison adjectivale antrieure    -<i>w</i>, le <i>w</i> devenant <b>u</b> aprs la perte de la voyelle finale    : *<i>3elw</i> &gt; *<i>3elw</i> &gt; <b>gelu</b>. Comparer  <b>hedhu</b>    issu de <i>khithwa</i> et <b>ganu</b> driv de *<i>3anw</i>. Le quenya <i>helwa</i>    &nbsp;bleu ple&nbsp; semble confirmer que <b>gelu</b> doive d&eacute;river    de *<i>3elwa</i>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>gl</b> : &nbsp;sage,    magique&nbsp; (aussi <b>ngol</b>, conservant locclusive nasale initiale d&#146;origine).    Driv dune racine <i>GOL</i> &nbsp;sage, sagesse, tre sage&nbsp; (LR:377).    <b>Gl</b> est videmment un cognat du quenya <i>la</i> &nbsp;sage, rudit&nbsp;    ; cela signifie clairement que la forme primitive tait *<i>gl</i> avec lallongement    de la voyelle radicale et la terminaison adjectivale frquente -<i></i> suffixe.    (On ne sait pas exactement pourquoi la voyelle <i></i> est devenue courte dans    la forme alternative <b>ngol</b>). Selon les <i>Etymologies</i>, <b>gl</b>    (non accentu -<b>gol</b>) est le second lment dans le nom compos <b>Thingol</b>    (q.v.).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>gold</b> : &nbsp;Noldo&nbsp;    (aussi <b>ngold</b>). (LR:377 s.v. <i>GOL</i>). La forme primitive donne est    dans PM:360 et WJ:383 comme tant <i>golod</i> (MR:350 : <i>ngolod</i>),    drive de la racine mentionne ci-dessus <i>GOL</i> &nbsp;sage, sagesse,    tre sage&nbsp; (ainsi dfinie dans LR:377) ou &nbsp;connaissance, sagesse,    savoir&nbsp; (WJ:383). La forme <i>golod</i> montre le redoublement de la    voyelle radicale (<i>mataina</i>) et la terminaison masculine des tres anims    -<i>d</i>. Le nom de clan <i>Noldor</i> [doriathrin *<b>Goldin</b>] signifiait    &nbsp;matres du savoir&nbsp; (MR:350) ou &nbsp;les Sages&nbsp; (WJ:383)    (&nbsp;mais sage dans le sens de ceux qui possdent la connaissance, non dans    le sens de ceux qui possdent la sagacit ou un jugement sr&nbsp;  Index    du <i>Silmarillion</i>, entre <i>Noldor</i>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Goldamir</b> : &nbsp;Joyau    noldo&nbsp; = Silmaril (LR:377 s.v. <i>GOL</i>). <b>Golda</b> semblerait tre    le gnitif de <b>gold</b> &nbsp;Noldo&nbsp; (q.v.) ; pour un autre exemple    de gnitif dans un mot compos, voir <b>Nauglamr</b> (et probablement <b>Eglador</b>).    Pour le second lment, voir <b>mr</b>, <b>mir</b>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>golo</b> : &nbsp;magie,    savoir&nbsp; (aussi <b>ngolo</b>). Manifestement driv de la mme racine <i>GOL</i>    que <b>gold</b>, <b>ngol</b> (q.v.). Ce mot tait apparemment le cognat du quenya    <i>olwe</i> &nbsp;sagesse, savoir secret&nbsp; (LR:377). La forme primitive    serait *<i>golw</i>, -<i>w</i> tant une terminaison abstraite. Le dveloppement    serait *<i>golw</i> &gt; *<i>golwe</i> &gt; *<i>golw</i> &gt; *<i>golu</i>    &gt; <b>ngolo</b> (&gt; <b>golo</b>). Etrangement, le -<i>w</i> appara&icirc;t    comme -<b>u</b> dans dautres cas, tel que <b>gelu</b> (&lt; *<i>3elw</i> &lt;    *<i>3elwa</i>) ; voir aussi <b>ganu</b>, <b>hedhu</b>. Devons nous supposer    que le -<i>w</i> original produit -<b>o</b>, tandis que le -<i>w</i> donne    -<b>u</b> ? Cela est difficile  justifier en termes de phonologie diachronique<a href="#_ftn10" name="_ftnref10" title=""><font size="2">10</font></a>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>hedhu</b> : (orthographi    <b>heu</b> dans la source) &nbsp;brumeux, obscur, vague&nbsp;. Dans LR:364,    ce mot est driv de la racine <i>KHITH</i> (variante <i>KHIS</i>), dfinie    comme &nbsp;brume, brouillard&nbsp;. La forme primitive est donne comme <i>khithwa</i>    (vraisemblablement *<i>khithw</i> au stade le plus ancien). La terminaison    -<i>wa</i>, -<i>w</i> est adjectivale, cf. par exemple <i>narw</i> &nbsp;rouge    ardent, rouge feu&nbsp; d&eacute;riv&eacute; de la racine <i>NAR1</i>- &nbsp;flamme,    feu&nbsp;. Dans <b>hedhu</b>, le -<i></i> final est perdu et le <i>w</i>    qui prcde sest chang en une voyelle pleine <b>u</b> ; voir <b>gelu</b> et    videmment <b>ganu</b> pour dautres exemples de ceci. La voyelle finale-<i>&acirc;</i>    a manifestement inflchit le <i>i</i> en <i>e</i> avant quil soit perdu ; comparer     <b>md</b> driv de <i>mizd</i>. Le <i>kh</i> initial devient <b>h</b>,    comme en quenya et sindarin ; <b>hedhu</b> est notre seul exemple doriathrin     ce sujet. Le changement du <i>th</i> post-vocalique en son quivalent vois    <b>dh</b> nest pas universel, comparer par exemple avec <b>umboth</b> &nbsp;grande    mare&nbsp; issu de <i>MBOTH</i>. Peut-tre que le <i>th</i> de <i>khithwa</i>    devint vois au contact du <i>w</i> suivant avant que cette consonne voise    ne se change en voyelle, le -<b>u</b> de <b>hedhu</b>. (Comme le nom <b>Luthien</b>    le dmontre, le fait que le <i>th</i> intervocalique devienne rgulirement    <b>dh</b> en doriathrin ne peut tre la solution). <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -<b>ion</b> : semblerait    tre la terminaison gnitive pluriel, cf. <b>region</b> &nbsp;de houx&nbsp;.    Le quenya a la mme terminaison ; dans cette langue elle reprsente la terminaison    -<i>i</i> + <i>o</i> marque du gnitif + <i>n</i> autre marque du pluriel. Voir    WJ:368, 407 ; cf. LR:360 s.v. <i>3O</i>. Nous pourrions supposer que la terminaison    doriathrine a plus ou moins la mme tymologie. Voir aussi -<b>a</b> (la terminaison    du gnitif singulier).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>istel</b>, <b>istil</b>    : &nbsp;lumire argente&nbsp;, dont on dit que le mot tait &nbsp;appliqu    par les Ilkorins  la lumire des toiles, sans doute une forme Q[uenya] apprise    de Melian&nbsp; (LR:385 s.v. <i>SIL</i>). Bien que la racine soit donne comme    <i>SIL</i> &nbsp;briller dargent&nbsp;, la drivation est tout  fait remarquable.    Le <i>s</i> initial de la racine semble tre renforc en <i>st</i> (dans VT    39:9, il est dit que Fanor cita des exemples de renforcement initial mettant    en cause &nbsp;les relations entre <i>st</i>- et <i>s</i>- initiaux&nbsp;).    La racine variante *<i>STIL</i> qui en rsulte produit videmment <b>istil</b>    au moyen du &nbsp;prfixe intensif <i>i</i>&nbsp;, qui est utilis頫&nbsp;l    o <i>i</i> est la voyelle radicale&nbsp; (LR:361 s.v. <i>I</i>-). <b>Istel</b>    semble tre une simple variante ; peut-tre que le second <b>i</b> devient un    <b>e</b> par dissimilation du premier.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>laur</b> : &nbsp;or&nbsp;.    Driv dans LR:368 dune racine <i>LWAR</i> (LR:368) ; la forme primitive est    donne comme <i>laur</i>. La terminaison -<i></i> indique parfois les substances,    cf. des mots primitifs comme <i>sraw</i> &nbsp;chair&nbsp; ou <i>ross</i>    &nbsp;rose, pluie fine&nbsp; (MR:350, Letters:282). Il semble que <i>laur</i>,    do vient le quenya <i>laur</i>, se rapporte correctement  la lumire dore    plutt qu&agrave; l&#146;or en tant que mtal (qui est malta en <i>quenya</i>,    peut-tre *<b>malt</b> ou *<b>malth</b> en doriathrin).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>lw</b> : &nbsp;poisson&nbsp;,    driv dans LR:369 d&#146;une racine <i>LIW</i>, elle mme non dfinie. Une    forme primitive est donne comme <i>liwi</i>, montrant un infixe nasal ; le    <i></i> a t abandonn dans le driv doriathrin, mais la voyelle prcdente    a apparemment t allonge en compensation. (Comparer  <b>nw</b> &nbsp;nez&nbsp;    issu de <i>ne-wi</i>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>lm</b> : &nbsp;cho&nbsp;,    driv dans LR:367 dune racine <i>LAM</i>, o elle nest pas dfinie, mais    cf. WJ:416 : &nbsp;<i>LAMA</i> [] se rapporte aux sons, particulirement aux    sons vocaux, mais ntait appliqu qu ceux qui taient confus ou inarticuls&nbsp;    (<i>LAMA</i> = <i>LAM</i> avec <i>mataina</i>, la voyelle radicale suffixe).    Le cognat quenya de <b>lm</b>, <i>lma</i>, indique clairement une forme primitive    *<i>lm</i>. Pour un autre exemple dun <i></i> long devenant <b></b> en    doriathrin, cf. <b>drg</b> &nbsp;loup&nbsp; driv de <i>drk</i>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>lmen</b> : &nbsp;rsonnant,    retentissant&nbsp; (aussi <b>lmin</b>). Driv de la mme racine que <b>lm</b>    ci-dessus (ou peut-tre plutt du nom *<i>lm</i> lui-mme, puisque le <b></b>    doit descendre dun <i></i> long), la forme primitive tant  lvidence *<i>lmin</i>    (cf. le quenya <i>lmina</i>). La terminaison adjectivale -<i>in</i>, apparemment    une forme plus longue de la terminaison trs frquente -<i>n</i>, est &nbsp;reconstruite&nbsp;    par Tolkien dans quelques adjectifs (ex. <i>smalin</i> &nbsp;jaune&nbsp;,    LR:386 s.v. <i>SMAL</i>). En doriathrin, la terminaison -<i>in</i> devient    -<b>en</b> ; la voyelle finale originale a inflchit le <i>i</i> qui prcde    en <b>e</b> avant quelle ne soit perdue (pour un autre exemple dinflexion    en A produisant E  partir de I, cf. <b>md</b> &nbsp;humide, mouill&nbsp;     partir de <i>mizd</i>). Ladjectif <b>lmen</b> est aussi attest dans le    mot compos <b>Lmendor</b> *&laquo;&nbsp;Pays Rsonnant&nbsp;, cf. aussi la    variante <b>lmin</b> (<i>lmina</i> avec le -<i>a</i> court final qui disparut    avant quil ne puisse inflchir le <i>i</i> en <b>e</b> ?) dans <b>Lminorthin</b>    *&laquo;&nbsp;Montagnes Rsonnantes&nbsp; (LR:367 s.v. <i>LAM</i>, ainsi que    LR:358 s.v. <i>GLAM</i> ; voir <b>dor</b>, <b>orth</b> pour des discussions    sur les lments finaux dans ces composs).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>luin</b> : &nbsp;ple&nbsp;.    La forme primitive est donne comme <i>lugni</i> &nbsp;bleu&nbsp;, c.--d.    la racine <i>LUG2</i> (LR:370, non dfinie) avec une terminaison -<i>ni</i>    non atteste ailleurs, bien quel le -<i>i</i> soit une terminaison apparaissant    dans de nombreux adjectifs de couleurs primitifs. Remarquer comment le <i>g</i>    devant une autre consonne devient <b>i</b> et produit une diphtongue avec la    voyelle prcdente. (Lorsque <b>dagnir</b>, q.v., ne devient pas **<b>dainir</b>,    cest  lvidence parce que ce <b>g</b> nest pas original, mais provient dun    <i>k</i> : racine <i>NDAK</i>, LR:375. Cf. le fait que Tolkien changea <b>Luithien</b>    en <b>Lthien</b>, ralisant/dcidant que le <i>uk</i> dans la forme primitive    <i>luktin</i> ne devenait pas <i>ui</i>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>lung</b> : &nbsp;lourd&nbsp;    (cf. <b>Mablung</b> &nbsp;main lourde&nbsp;). Dans LR:370, driv de la racine    <i>LUG1</i>, elle mme non dfinie, mais la forme primitive de cet adjectif    est donne comme <i>lung</i>, montrant un infixe nasal et le -<i></i> adjectival.    Nous aurions pu penser que le -<i></i> final original aurait caus une inflexion,    de sorte que la forme doriathrin aurait plutt t *<b>long</b> ; comparer     <b>lost</b> issu de *<i>lust</i> (voir <b>Mablost</b>). Des exemples de lilkorin    suggrent que devant un groupement de consonnes commenant par une nasale, linflexion    na pas lieu, ce qui semble tre &eacute;galement le cas en doriathrin.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>luth</b> : &nbsp;magie&nbsp;?,    &nbsp;charme, sortilge&nbsp;? (aucune glose nest donn en rapport avec le    nom <b>Luthien</b> &nbsp;enchanteresse&nbsp;). Driv dans LR:370 dune racine    <i>LUK</i> &nbsp;magie, enchantement&nbsp; ; nous devons probablement supposer    une forme primitive *<i>lukt</i>- avec une voyelle finale perdue (le quenya    <i>luhta</i>- &nbsp;enchanter, charmer, ensorceler&nbsp; doit venir de *<i>lukt</i>-).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Luthien</b> : &nbsp;enchanteresse&nbsp;,    <b>Lthien</b> (forme doriathrine change par Tolkien &agrave; partir de <b>Luithien</b>    ; voir <b>luin</b> ci-dessus &agrave; propos de cette forme alternative). Driv    dune racine <i>LUK</i> &nbsp;magie, enchantement&nbsp; (LR:370) ; la forme    primitive est donne comme tant <i>luktin</i>. La terminaison -<i>n</i>    est videmment la contrepartie fminine du masculin -<i>n</i>, tandis que <i>lukti</i>    pourrait tre une formation abstraite *&laquo;&nbsp;enchantement&nbsp; bas    sur un verbe *<i>lukt</i>- &nbsp;enchanter&nbsp; (voir <b>luth</b> ci-dessus).    <i>Luktin</i> pourrait donc signifier littralement &nbsp;enchantement-femme&nbsp;,    do &nbsp;enchanteresse&nbsp;.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>mab</b> : &nbsp;main&nbsp;,    dans LR:371, driv d&#146;une racine <i>MAP</i>- &nbsp;empoigner, saisir&nbsp;    ; la forme primitive est donne comme <i>map</i>. Quand la terminaison -<i></i>    est utilise pour driver des noms, elle dnote typiquement des choses inanimes.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Mablung</b> : &nbsp;Main    Lourde&nbsp; (nom masc., lordre des lments est rellement *&nbsp;Main lourde&nbsp;<a href="#_ftn11" name="_ftnref11" title=""><font size="2">11</font></a>).    Mentionn dans LR:370 sous la racine <i>LUG1</i> ; compos de <b>mab</b> et    <b>lung</b> (q.v.). <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Mablost</b> : &nbsp;Main    Vide&nbsp; (nom de Beren qui revint  Doriath sans le Silmaril ; sindarin <i>Camlost</i>).    Dans les <i>Etymologies</i>, le mot <b>Mablost</b> est mentionn sous lentre    de la racine <i>KAB</i> &nbsp;creux&nbsp; (LR:361), mais alors que cette racine    est  propos pour le premier lment du sindarin <i>Camlost</i>, elle na rien     voir avec le mot doriathrin. <b>Mablost</b> est clairement un compos de <b>mab</b>    &nbsp;main&nbsp; (q.v.) et dun adjectif <b>lost</b> &nbsp;vide&nbsp;, se    rfrant videmment  la racine <i>LUS</i> (elle-mme non dfinie, LR:370),    do vient le mot quenya <i>lusta</i> &nbsp;vide&nbsp;. Cet adjectif haut-elfique    implique une forme primitive *<i>lust</i>. Le <i>u</i> original est devenu    <b>o</b> en doriathrin, ce qui est facilement expliqu comme tant le rsultat    dune inflexion cause par le -<i> </i>final original avant quil ne soit perdu    (mais voir <b>lung</b>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>md</b> : &nbsp;humide,    mouill&nbsp;, aussi -<b>med</b> dans <b>Dolmed</b>. Dans LR:373, <b>md</b>    est driv dune racine <i>MIZD</i> qui nest pas dfinie, mais Christopher    Tolkien est incontestablement dans le vrai en observant que les racines <i>MISK</i>    (produisant des mots pour &nbsp;humide, mouill&nbsp;) et <i>MITH</i> (donnant    des mots pour &nbsp;brume humide&nbsp; et &nbsp;gris&nbsp;) sont probablement    apparentes  <i>MIZD</i>. La forme primitive de <b>md</b> est donne comme    <i>mizd</i>, le suffixe -<i></i> tant une terminaison adjectivale trs courante.    Le <i>z</i> est abandonn dans le mot doriathrin, mais la voyelle prcdente    est apparemment allonge en compensation. Remarquer que le <i>z</i> disparut     lvidence <i>aprs</i> que le <i>d</i> post-vocalique se changea en <b>dh</b>    (cf. par exemple <b>radhon</b> &nbsp;est, orient&nbsp;  partir de la racine    <i>RAD</i>), ou sinon <i>mizd</i> serait plutt devenu **<b>mdh</b>. Non seulement    la quantit de la voyelle radicale change, mais aussi sa qualit, <i>i</i> devenant    <b></b>. Ceci est  lvidence d  une inflexion cause par le -<i></i> final    original ; comparer  <b>hedhu</b>  partir de <i>khithwa</i> et mettre en contraste    avec <b>md</b> driv de <i>mizd</i>, o la qualit de la voyelle radicale    na pas chang (puisque -<i></i> ne cause pas dinflexion).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>meneg</b> : &nbsp;mille&nbsp;    (?) (isol de <b>Menegroth</b>, q.v. pour la rfrence). En ce qui concerne    les problmes avec <i>meneg</i> signifiant &nbsp;mille&nbsp; si les Elfes    utilisaient un syst&egrave;me duodcimal, voir larticle principal ci-dessus.    On devrait normalement sattendre  ce que llment <b>meneg</b> descende dune    forme comme *<i>menek</i> (voyelle finale incertaine), mais aucune racine qui    aurait pu produire un tel mot avec un tel sens nest connue. La racine <i>MEN</i>    donnant des mots pour &nbsp;lieu, place, endroit&nbsp; (LR:372), est probablement    tout  fait hors de propos.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Menegroth</b> : &nbsp;les    mille cavernes&nbsp; (?). Inscrit dans LR:384 sous <i>ROD</i>, compos de <b>meneg</b>    et <b>roth</b> (q.v.).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>md</b> : &nbsp;humidit&nbsp;.    Driv dune racine <i>MIZD</i> (LR:373) ; voir <b>md</b> pour davantage dexplications    sur cette base. La forme primitive est donne comme <i>mizd</i> ; la terminaison    -<i></i> indique parfois les substances (voir <b>laur</b> pour des exemples).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>mr</b>, <b>mir</b>    : &nbsp;joyau, objet prcieux&nbsp; (isol de <b>Nauglamr</b> et <b>Goldamir</b>,    q.v.). Le quenya et lancien sindarin <i>mr</i> indiquent une forme primitive    *<i>mr</i> ; la racine <i>MIR</i> liste dans LR:373 nest pas dfinie comme    telle.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>morngul</b>, <b>morgul</b>    : &nbsp;sorcellerie&nbsp; (LR:377 s.v. <i>GOL</i>). Pour une discussion du    second lment <b>gul</b>, voir <b>durgul</b>. Le sens littral de <b>mor(n)gul</b>    est clairement &nbsp;sombre savoir&nbsp;, &nbsp;magie noire&nbsp;. Llment    <b>morn</b>- drive manifestement de la racine elfique bien connue pour &nbsp;sombre,    noir&nbsp;, <i>MOR</i> (Letters:382, non dfinie dans LR:373). Un mot sindarin    <i>morn</i> &nbsp;noir&nbsp; est cit dans LR:373 s.v. <i>MOR</i> (dans la    version publie de LR, <i>morn</i> est erron&eacute;ment donn comme &nbsp;<i>moru</i>&nbsp;,    une erreur de lecture). Le cognat quenya <i>morna</i> implique une forme primitive    <i>morn</i> avec la terminaison adjectivale frquente -<i>n</i>, et cette    forme primitive est rellement &nbsp;reconstruite&nbsp; par Tolkien lui-mme    dans Letters:382. <b>Morngul</b> eut,  lvidence, tendance  devenir <b>morgul</b>    ; cf. Letters:427, o Tolkien explique que le sindarin <i>Borgil</i> reprsente    <i>born</i> &nbsp;chaud, rouge&nbsp; + <i>gil</i> &nbsp;toile&nbsp;  &nbsp;le    groupe tri consonantique tant alors rduit en <i>rg</i>&nbsp;. Des rductions    similaires avaient manifestement lieu en doriathrin.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>moth</b> : &nbsp;mare,    tang&nbsp; (comparer avec <b>umboth</b>). Driv dune racine <i>MBOTH</i>,    elle mme non dfinie (LR:373). Le quenya <i>motto</i> et le sindarin <i>both</i>    impliquent tous deux une forme primitive *<i>mbott</i> ; il semble quen doriathrin,    comme en sindarin, le <i>tt</i> primitif devienne <b>th</b>. Cependant, il est    surprenant que le <i>mb</i> initial donne <b>m</b> plutt que **<b>b</b>. Puisque    <i>nd</i>- produit <b>d</b>- (comme <b>dn</b>  partir de *<i>ndn</i>-) et    <i>ng</i>- donne <b>g</b>- (comme dans <b>garm</b>  partir de *<i>garam</i>),    nous aurions pu nous attendre  ce que le <i>mb</i> soit dsanalis. Au lieu    de cela, cest locclusive <i>b</i> qui est absorb&eacute; par la nasale.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>muil</b> : &nbsp;crpuscule,    ombre, imprcision&nbsp;. Driv dans LR:374 dune racine <i>MUY</i>, non dfinie    comme telle ; les drivs tournent autour de concepts tels que <i>cach</i>,    <i>voil</i>, <i>secret</i>. <b>Muil</b> est manifestement le cognat du quenya    <i>muil</i> &nbsp;discretion&nbsp;, indiquant une forme primitive *<i>muil</i>.    La terminaison -<i>l</i> est typiquement abstraite, aussi &nbsp;imprcision&nbsp;    est probablement le terme qui reflte le mieux le sens original ; &nbsp;crpuscule&nbsp;    et &nbsp;ombre&nbsp; sont des applications plus concrtes de labstraction    sous-jacente. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>muilin</b> : &nbsp;voil&nbsp;    (dans <b>Umboth Muilin</b> &nbsp;Mare/Etang Voil&nbsp;, q.v. pour la rfrence).    Adjectif driv du nom <b>muil</b> (voir ci-dessus), la forme primitive est    probablement *<i>muilina</i>. La terminaison adjectivale -<b>in</b> est aussi    atteste dans <b>lmin</b> (variante de <b>lmen</b>, q.v.) et dans <b>ngorthin</b>    (q.v.).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<b> Nan Dungorthin</b>,    <b>Nandungorthin</b> : &nbsp;Valle de lHorreur Noire&nbsp; (LR:355 s.v.    <i>DUN</i>, LR:374 s.v. <i>NAD</i>). <b>Nan</b> &nbsp;valle&nbsp; nest     lvidence quune variante plus courte de <b>nand</b> (q.v.). <b>Dungorthin</b>    est <b>ngorthin</b> &nbsp;horrible&nbsp; (q.v. pour davantage dexplications)    avec le prfixe <b>dun</b>- &nbsp;noir&nbsp; ; voir <b>dunn</b>. Remarquer    que <b>dungorthin</b> semble tre  proprement parler un adjectif ; le sens    littral de <b>Nan Dungorthin</b> serait *&laquo;&nbsp;Valle Noire-Horrible&nbsp;,    non pas &nbsp;Valle de lHorreur Noire&nbsp;.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>nand</b> : &nbsp;champ,    valle&nbsp;, &agrave; l'&eacute;vidence un quivalent de la forme plus courte    <b>nan</b> &nbsp;valle&nbsp; dans <b>Nan Dungorthin</b> (voir ci-dessus).    Tous deux sont drivs de la racine non dfinie <i>NAD</i> liste dans LR:374    ; le quenya <i>nanda</i> &nbsp;pr inond&nbsp; semble indiquer une forme    primitive *<i>nand</i> avec un infixe nasal et la terminaison -<i></i>, indiquant    manifestement ici simplement quelque chose dinanim.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>nass</b> : &nbsp;tissu&nbsp;.    Driv dans LR:375 d&#146;une racine <i>NAT</i> &nbsp;lacer, tisser, nouer&nbsp;,    qui est compare  <i>NUT</i> &nbsp;nouer, attacher&nbsp; (LR:378). Le quenya    <i>nats</i> implique une forme primitive *<i>nats</i>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>naugol</b> : &nbsp;nain&nbsp;    (<b>naugl</b>- quand une terminaison y est ajoute, comme le gnitif <b>naugla</b>    dans <b>Nauglamr</b>, q.v.). Driv dans LR:375 d&#146;une racine <i>NAUK</i>,    change en <i>N&Aacute;WAK</i> ; ces racines ntant pas dfinies en tant que    telles. Bien des annes plus tard, Tolkien fit driver le quenya <i>nauco</i>    &nbsp;nain&nbsp; d&#146;une racine <i>NUKU</i> &nbsp;nain, rabougri, qui    na pas atteint sa pleine croissance ou ralisation, qui fait dfaut  certains    critres ou normes&nbsp;<a href="#_ftn12" name="_ftnref12" title=""><font size="2">12</font></a> (WJ:413)    ; le <i>NAUK</i> des <i>Etymologies</i> peut passer pour une version de cette    racine avec un A infix. Il est dit (dans LR:375) que <b>naugol</b> est une    forme diminutive, et nous devons probablement supposer une forme primitive *<i>naukle</i>.    Pour une terminaison diminutive -<i>le</i>, comparer  <i>nen-le</i> &nbsp;ruisseau&nbsp;     partir de la racine <i>NEN</i> se rfrant  leau (LR:376) ; le sens littral    serait quelque chose comme *&laquo;&nbsp;petite eau&nbsp;. Cf. aussi la terminaison    diminutive -<i>ll</i> dans le quenya <i>andell</i> &nbsp;petite harpe&nbsp;    (LR:377 s.v. <i>GAN</i>/<i>GANAD</i>, cf. <i>and</i> &nbsp;harpe&nbsp;).    *<i>Naukle</i> deviendrait *<i>naukl</i> en eldarin commun, le <i>l</i> tant    probablement syllabique ; plus tard une voyelle <b>o</b> se dveloppa devant    lui. Des dveloppements similaires sont bien attests en sindarin. Quand le    <i>l </i>ne constitue pas une syllabe  lui tout seul, comme dans le gnitif    <b>naugla</b>, aucune voyelle supplmentaire ntait insre devant lui.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Nauglamr</b> : &nbsp;Le    Collier des Nains&nbsp;, littralement *&laquo;&nbsp;des Nains-trsor/joyau&nbsp;.    (LR:375 s.v. <i>NAUK</i>). <b>Naugla</b> est le gnitif de <b>naugol</b> &nbsp;nain&nbsp;    (q.v.). En ce qui concerne le second lment, voir <b>mr</b>, <b>mir</b>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Ndolmed</b> :&nbsp;&nbsp;&laquo;&nbsp;Tte    Mouille&nbsp; (nom dune montagne, aussi <b>Dolmed</b>, q.v. pour ltymologie)    (LR:376 s.v. <i>NDOL</i>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>neldor</b> : &nbsp;htre&nbsp;    ; cf. <b>Neldoreth</b>, le nom dune fort (LR:376 s.v. <i>NEL</i>, <i>NEL-ED</i>    ; LR:352 s.v. <i>BERTH</i>). Le premier lment, <b>neld</b>, signifie &nbsp;trois&nbsp;,    un mot qui nest pas attest indpendamment (mais le quenya <i>neld</i> et    le sindarin <i>neledh</i> indiquent tous deux une forme primitive *<i>neled</i>,    qui produirait <b>neld</b> en doriathrin). Tolkien suggre (dans LR:376) que    <b>neldor</b> soit un compos de <i>neld</i> et <i>orn</i>, c.--d. &nbsp;trois&nbsp;    et &nbsp;arbre&nbsp; (voir <b>orn</b>) ; cela se rfrerait correctement    au &nbsp;grand htre  trois troncs de Thingol&nbsp; = le <i>Hirilorn</i>    o Lthien fut emprisonne. Le nom <b>Neldoreth</b> semble aussi faire allusion    correctement/originellement  cet arbre unique. La terminaison -<b>eth</b> pourrait    reprsenter la terminaison fminine -<i>itt</i> mentionne dans PM:345 (il    y est dit quelle tait  lorigine de la terminaison sindarine -<i>eth</i>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>ngol</b> : &nbsp;sage,    magique&nbsp; (LR:377 s.v. <i>GOL</i>). Aussi <b>gl</b>, q.v. pour la discussion.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>ngold</b> : &nbsp;Noldo&nbsp;    (LR:377 s.v. <i>GOL</i>). Aussi <b>gold</b>, q.v. pour la discussion.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>ngolo</b> : &nbsp;magie,    savoir&nbsp; (LR:377 s.v. <i>GOL</i>). Aussi <b>golo</b>, q.v. pour la discussion.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>ngorth</b> : &nbsp;horreur&nbsp;,    driv dans LR:377 de la racine <i>GOROTH</i>, aussi dfinie comme &nbsp;horreur&nbsp;.    Le mot sindarin correspondant list l, <i>goroth</i>, implique une forme primitive    *<i>goroth</i>-, avec sans doute une voyelle finale qui fut perdue plus tard.    (Cependant, dans une source ultrieure, Tolkien donne le mot sindarin comme    <i>gorth</i> et le drive de la racine <i>GUR</i> &nbsp;horreur&nbsp; : WJ:415.    Si nous supposons une forme primitive *<i>gurt</i>, celle-ci pourrait toujours    produire <b>ngorth</b> en doriathrin, bien quelle ne puisse devenir <i>goroth</i>    en sindarin). <b>Ngorth</b> a sans doute une forme alternative *<b>gorth</b>,    locclusive initiale originale tant dsanalise ; cf. des doubles formes tells    que <b>ngold</b> / <b>gold</b>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>ngorthin</b> : &nbsp;horrible&nbsp;    (<i>GOROTH</i>). Apparemment cens tre driv de *<i>ngorothina</i> ; la terminaison    adjectivale -<i>ina</i> se rencontre dans de nombreuses &nbsp;formes reconstruites&nbsp;,    telles que <i>ngolwina</i> &nbsp;sage, rudit dans les arts profonds&nbsp;    (LR:377 s.v. <i>GOL</i>). Avec le prfixe <b>dun</b>- &nbsp;noir&nbsp; dans    <b>dungorthin</b>, voir <b>Nan Dungorthin</b>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>nivon</b> : &nbsp;en    avant, ouest&nbsp;. Driv de la racine <i>NIB</i> &nbsp;face, front, devant&nbsp;    (LR:378 ; ce mot est galement list sous la racine <i>RAD</i>, LR:382). La    terminaison -<i>on</i> (forme primitive -<i>ondo</i>) est habituellement masculine    dans les langues eldarines, mais ici elle semble tre simplement nominale. Certains    composs ne laissent apparatre que le prfixe <b>niv</b>- pour &nbsp;ouest&nbsp;,    cf. <b>Nivrim</b>, <b>Nivrost</b>. En ce qui concerne la smantique implique    dans la drivation dun mot pour &nbsp;ouest&nbsp;  partir dune racine signifiant    &nbsp;face, front, devant&nbsp;, comparer avec lappendice E du SdA : &nbsp;[les    directions] O, S, E, N [] taient, dans les Terres Occidentales, nommes dans    cet ordre, en commenant par louest, et en se tenant face  lui.&nbsp;<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Nivrim</b> : &nbsp;Marche    de lOuest&nbsp;, une rgion de Doriath (LR:378 s.v. <i>NIB</i>, LR:383 s.v.    <i>R</i>). Littralement *&laquo;&nbsp;Frontire Ouest&nbsp;, c.-.d. <b>rim</b>    &nbsp;limite, bord, frontire&nbsp; (q.v.) avec le prfixe <b>niv</b>- &nbsp;ouest&nbsp;    ; voir <b>nivon</b>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Nivrost</b> : &nbsp;Valle    de lOuest&nbsp; (LR:378 s.v. <i>NIB</i>, LR:384 s.v. <i>ROS2</i>), c.--d.    <b>rost</b> (q.v.) avec le prfixe <b>niv</b>- &nbsp;ouest&nbsp; ; voir <b>nivon</b>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>nw</b> : &nbsp;nez&nbsp;.    Driv dans LR:376 de <i>NE-WI</i>, apparemment une racine <i>NE</i> avec    un suffixe que lon ne trouve nulle part ailleurs. <i>NE-WI</i> est simplement    dfini comme &nbsp;nez&nbsp;. Le <i></i> est abandonn dans le mot doriathrin,    mais la voyelle prcdente est apparemment allonge en compensation ; comparer     <b>lw</b> &nbsp;poisson&nbsp; issu de <i>liwi</i>. La voyelle originale    <i>e</i> devient ici <b>i</b>. Ce changement fut probablement dclench par    la nasale suivante <i></i>, avant quelle ne soit perdue ; comparer avec <i>kwentaro</i>    produisant <b>cwindor</b> (dans ce cas, la nasale suivant le <i>e</i> persiste).    <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>orn</b> : &nbsp;haut    arbre&nbsp; (particulirement = <i>htre</i>, mais en tant qulment final    dans un mot compos = nimporte quel arbre) (LR:379 s.v. <i>ORO</i>, <i>OR-NI</i>).    La racine <i>ORO</i> est en rapport avec des concepts tels que &nbsp;en haut,    vers le haut ; lever ; haut, grand&nbsp; ; elle est compare  <i>R</i> &nbsp;se    lever&nbsp; (LR:384; cf. le quenya <i>Rmen</i> &nbsp;est&nbsp;, c.--d.    la direction o le Soleil <i>se lve</i>). Il semble que dans les <i>Etymologies</i>,    Tolkien envisagea la forme primitive de <b>orn</b> comme tant *<i>orni</i>.    (<i>R-NI</i>, LR:379). Cependant, UT:266, CLI 2:153 donne la forme primitive    <i>orn</i>. Remarquer que <b>orn</b> est dfini comme &nbsp;<i>haut</i> arbre&nbsp;    : UT:266, CLI 2:153 confirme que ce mot sappliquait essentiellement aux arbres    lancs, tandis que les arbres plus massifs et de grande envergure taient    appels <i>galad</i> &nbsp;grande croissance&nbsp; (doriathrin <b>gald</b>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>orth</b> : &nbsp;montagne&nbsp;,    pl. <b>orthin</b>. Driv dans LR:379 de la mme racine <i>ORO</i> que <b>orn</b>    (voir ci-dessus) ; une forme allonge <i>ROT</i> &nbsp;hauteur, montagne&nbsp;    est aussi liste, et <b>orth</b> pourrait se rfrer  quelque chose comme *<i>orot</i>    (cf. le vieux sindarin <i>oroto</i>). Quand le <i>r</i> et le <i>t</i> se retrouvrent    en contact aprs la syncope<a href="#_ftn13" name="_ftnref13" title=""><font size="2">13</font></a>, le groupe    <i>rt</i> en rsultant devint <i>rth</i> (comme en sindarin  toute occlusive    sourde pourrait produire cela aprs les liquides<a href="#_ftn14" name="_ftnref14" title=""><font size="2">14</font></a>    <i>r</i>, <i>l</i> : cf. UT:265, CLI 2:150, note de bas de page).  Le pluriel    <b>orthin</b> apparat aussi dans <b>Lminorthin</b> *&laquo;&nbsp;Montagnes    Rsonnantes&nbsp; (LR:367 s.v. <i>LAM</i>) ; voir <b>lmen</b>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>radhon</b> : &nbsp;est&nbsp;,    driv dans LR :382 dune racine <i>RAD</i> &nbsp;dos, arrire, retour&nbsp;.    La terminaison -<i>on</i> (forme primitive -<i>ondo</i>) est habituellement    masculine dans les langues eldarines, mais ici elle semble tre simplement nominale.    Certains composs ne laissent apparatre que le prfixe <b>radh</b>- pour &nbsp;est&nbsp;,    cf. <b>Radhrim</b>, <b>Radhrost</b>. En ce qui concerne la smantique implique    dans la drivation dun mot pour &nbsp;est&nbsp;  partir de dune racine    signifiant &nbsp;dos, arrire&nbsp;, comparer avec lappendice E du SdA :    &nbsp;[les directions] O, S, E, N [] taient, dans les Terres Occidentales,    nommes dans cet ordre, en commenant par louest, et en se tenant face  lui.&nbsp;     et donc avec le dos  lest.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Radhrim</b> : &nbsp;Marche    de lEst&nbsp;, une rgion de Doriath (LR:382 s.v. <i>RAD</i>, LR:383 s.v.    <i>R</i>). Littralement *&laquo;&nbsp;Frontire Est&nbsp;, c.--d. <b>rim</b>    &nbsp;limite, bord, frontire&nbsp; (q.v.) avec le prfixe <b>radh</b>- &nbsp;est&nbsp;    ; voir <b>radhon</b>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Radhrost</b> : &nbsp;Valle    de lEst&nbsp; (LR:382 s.v. <i>RAD</i>, LR:384 s.v. <i>ROS2</i>), <b>rost</b>    (q.v.) avec le prfixe <b>radh</b>- &nbsp;est&nbsp; ; voir <b>radhon</b>.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>regorn</b>, pl. <b>regin</b>,    gn. pl. <b>region</b> : &nbsp;houx&nbsp;, aussi le toponyme <b>Region</b>.    Driv dans LR:356 dune racine <i>ERK</i> &nbsp;pine&nbsp;, cependant,    aucun <b>e</b><i> </i>initial n&#146;appara&icirc;t dans les mots doriathrins    (compare avec le sindarin <i>ereg</i> &nbsp;houx&nbsp; et le quenya <i>erca</i>    &nbsp;piquant, pine&nbsp;). Le <i>e</i> initial non accentu pourrait avoir    t perdu en doriathrin ; cependant, il est aussi possible qu<i>ERK</i> soit    une version avec voyelle radicale prfixe dune racine plus simple *<i>REK</i>,    et que cest cette racine qui est reflte dans le mot doriathrin. <b>Regorn</b>    (lit. &nbsp;arbre-houx&nbsp;) ne signifie que cela<a href="#_ftn15" name="_ftnref15" title=""><font size="2">15</font></a>,    comprenant <b>orn</b> &nbsp;arbre&nbsp; (q.v.), tandis que le pl. <b>regin</b>    et le gn. pl. <b>region</b> sont forms directement  partir de la racine.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>rim</b> : &nbsp;limite,    bord, frontire&nbsp;, driv dans LR:383 dune racine non dfinie <i>R</i>    ; le quenya <i>rma</i> indique une forme primitive *<i>rm</i> avec une terminaison    <i>-m</i> trs frquente, utilise pour former des noms qualifiant des choses    inanimes (habituellement des objets faonns, trs souvent des outils). Remarquer    que la voyelle radicale longue <i> </i>dans *<i>rm</i> a t raccourcie dans    <b>rim</b> ; comparer au raccourcissement de la voyelle longue originale dans    <b>roth</b> &lt; <i>rda</i>. Le mot <b>rim</b> apparat dans des composs comme    <b>Nivrim</b>, <b>Radhrim</b> (q.v. pour les rfrences ; ces mots sont traduits    &nbsp;Marche de lOuest&nbsp; et &nbsp;Marche de lEst&nbsp;, mais il semble    que <b>rim</b> ne signifie pas  proprement parler &nbsp;marche&nbsp;).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>ring</b> : &nbsp;tang    ou lac froid (dans les montagnes)&nbsp;. Driv dans LR:383 dune racine <i>RINGI</i>    &nbsp;froid&nbsp; ; la forme primitive serait simplement *<i>ringi</i> (cf.    le quenya <i>ring</i>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>rost</b> : &nbsp;plaine,    large terre entre des montagnes&nbsp;. Driv&eacute; dans LR:384 de la racine    <i>ROS2</i>. La forme primitive serait *<i>rost</i>- avec une voyelle finale,    perdue ultrieurement ; aucune tymologie prcise ne peut tre avance puisque    Tolkien ne dfinit pas la racine et ne fit driver que ce mot unique de celle-ci,    sans cognat dans les autres langues elfiques. Aussi attest dans les composs    comme <b>Nivrost</b>, <b>Radhrost</b> (q.v. ; ce dernier est traduit &nbsp;Valle    de lEst&nbsp;, fournissant le sens supplmentaire &nbsp;valle&nbsp; pour    <b>rost</b>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>roth</b> : &nbsp;caverne,    grotte&nbsp;, pl. <b>rodhin</b>. Driv dans LR:384 dune racine <i>ROD</i>,    simplement dfinie comme &nbsp;caverne, grotte&nbsp; ; Tolkien esquisse un    dveloppement <i>rda</i> &gt; <i>rdh</i> &gt; <i>rth</i> (et par la suite    la voyelle fut manifestement raccourcie, donnant <b>roth</b> ; cf. <b>rim</b>    ci-dessus). Remarquer que le <i>dh</i> ne peut &agrave; l'&eacute;vidence pas    apparatrre en position finale, aussi devient-il <b>th</b> (mais reste <b>dh</b>    quand une terminaison est ajoute de sorte que le son nest plus final, do    le pl. <b>rodhin</b> au lieu de **<b>rothin</b>). Compos dans <b>Menegroth</b>    (q.v.)  on notera que dans une source tardive, il est dit que llment final    du nom <b>Menegroth</b> est <i>groth</i>, reprsentant une forme primitive <i>grott</i>,    driv dune racine <i>groto</i> &nbsp;creuser, excaver, creuser un tunnel&nbsp;    (WJ:414). En sindarin, <i>groth</i> ou <i>roth</i> ne peuvent pas &ecirc;tre    driv&eacute;s d&#146;une racine <i>ROD</i>, comme c&#146;est le cas pour le    doriathrin <b>roth</b>. Tolkien (souhaitant garder le nom <b>Menegroth</b> tabli    depuis longtemps) inventa-t-il une nouvelle tymologie pour le mot parce qu&#146;il    vint alors  envisager la langue de Doriath simplement comme une forme de sindarin,    rendant obsolte la langue doriathrine distincte des <i>Etymologies</i> ?<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Thingol</b> : (nom    masc.). Driv de la racine <i>THIN</i> (LR:392), non dfinie en tant que telle,    mais il est suggr quelle soit une variante de <i>TIN</i> &nbsp;tinceler,    scintiller, mettre de fins rayons (dargent, ples)&nbsp;. <i>THIN</i> produit    des mots pour &nbsp;gris, ple, soire, seffacer&nbsp;. Cette entre dans    les <i>Etymologies</i> implique que le nom de Thingol dans la langue primitive    tait *<i>Thind</i> *&laquo;&nbsp;Le Gris&nbsp; (la forme primitive nest    pas donne comme telle, mais comparer avec le quenya <i>Sindo</i> et le telerin    <i>Findo</i>). Une forme *<i>Thind</i> donnerait <b>Thind</b> en doriathrin    (celle-ci est donn comme une forme <i>ilkorine</i> dans LR:392 ; le terme ilkorin    semble parfois inclure le doriathrin plutt que dnoter une langue indpendante).    Mais selon la mme source, Thind fut plus tard appel <b>Thingol</b>, un nom    compos de <b>Thind</b> (<b>Thin</b>-) et <b>gl</b> (-<b>gol</b>), ce dernier    lment signifiant &nbsp;sage&nbsp; (voir <b>gl</b> pour davantage dexplications).    Cependant, Tolkien rejeta ensuite cette explication du second lment dans le    nom <b>Thingol</b>. Dans les sources ult&eacute;rieures, le nom <i>Thingol</i>    est interprt &nbsp;Cape Grise&nbsp; (dj ainsi dans lappendice A du SdA    : &nbsp;Lthien Tinviel tait la fille du Roi Thingol au Gris Mantel []&nbsp;).    Dans MR:385, il est dit que le second lment de <i>Thingol</i> (quenya <i>Sindikollo</i>)    est <i>kolla</i>, qui est dfini par &nbsp;port, particulirement [quand il    est utilis comme un nom] un vtement ou une cape&nbsp;. (Le -<i>a</i> final    de <i>kolla</i> est remplace par la terminaison masculine -<i>o</i>dans le    nom <i>Sindikollo</i>). Il semble que <i>kolla</i> soit un mot quenya ; la forme    primitive peut tre donne, avec hsitation, comme *<i>koln</i>, c.--d. une    racine *<i>KOL</i> &nbsp;porter&nbsp; (cf. le quenya <i>colindo</i> &nbsp;porteur&nbsp;    dans <i>Cormacolindor</i> &nbsp;Porteurs de lAnneau&nbsp;, SdA3:VI ch. 4,    traduit dans Letters:308) avec la terminaison adjectivale/participe pass -<i>n</i>.    Si la forme masculinise <i>kollo</i> descend dun mot qui existait dj dans    la langue primitive, ce serait *<i>koln</i>. Tandis que la forme primitive    *<i>Thindikoln</i> donnerait <i>Sindikollo</i> (ou *<i>Sindicoldo</i>) en quenya,    il nest pas certain quelle deviendrait <i>Thingol</i> dans le doriathrin des    <i>Etymologies</i>. En sindarin, une langue qui lnifie le <i>k </i>(<i>c</i>)    initial en <i>g</i> quand un mot apparat comme second lment dans un compos,    *<i>koln</i> ou *<i>koln</i> deviendrait effectivement -<i>gol</i> dans cette    position. En ce qui concerne la prsence ou labsence de lnition dans le doriathrin    des <i>Etymologies</i>, il y a peu dvidence dans un sens ou dans lautre (voir,    cependant, <b>Thuringwethil</b> ci-dessous), mais comparer avec lilkorin <i>basgorn</i>    &nbsp;pain rond&nbsp; (<i>bast</i> &nbsp;pain&nbsp; + <i>corn</i> &nbsp;rond&nbsp;),    montrant la lnition C &gt; G. <br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Thuringwethil</b>    : &nbsp;(femme de l) ombre secrte&nbsp;. Driv dans LR:393 dune racine    <i>THUR</i>- &nbsp;entourer, cerner, clturer, garder, d&eacute;fendre, entourer    dune haie, cacher&nbsp;. Le premier lment, <b>thurin</b> (*<i>thurina</i>    ?) est apparemment une variante de lilkorin <i>thren</i> &nbsp;gard, cach&nbsp;    (*<i>thrin</i> ?). <b>Gwethil</b> semblerait signifier &nbsp;femme-ombre&nbsp;,    devant clairement se rfrer  la racine <i>WATH</i> &nbsp;ombre&nbsp; (LR:397).    Remarquer que, comme en sindarin, le <i>w</i>- initial primitif apparat comme    <b>gw</b>- en doriathrin ; mais  la diffrence du systme sindarin, le <i>g</i>    initial nest pasl&eacute;nifi&eacute; en zro dans les mots composs (sous    <i>THUR</i>, la forme sindarine/&laquo;&nbsp;noldorine&nbsp; de <b>Thuringwethil</b>    est donne comme <i>Dolwethil</i>, et non pas **<i>Dolgwethil</i>). La voyelle    radicale de <i>WATH</i>  t inflchie en <b>e</b> dans <b>gwethil</b> ; linflexion    serait cause par le <b>i</b> de la terminaison -<b>il</b>, qui semblerait tre    une sorte de terminaison fminine (cf. peut-tre le quenya -<i>il</i> dans <i>tavaril</i>    &nbsp;dryade&nbsp; [ mettre en contraste avec le masc. <i>tavaron</i>], LR:391    s.v. <i>TWAR</i>).<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>umboth</b> &nbsp;grand(e)    mare, tang&nbsp;, <b>Umboth Muilin</b> &nbsp;tang voil&nbsp; (toponyme)    (LR:372 s.v. <i>MBOTH</i>, LR:374 s.v. <i>MUY</i>; voir <b>muilin</b> pour une    discussion du second lment de ce nom). <b>Umboth</b> &nbsp;grand tang&nbsp;    aurait la mme origine que la forme parallle <b>both</b> &nbsp;mare, tang&nbsp;,    cest--dire *<i>mbott</i> (voir <b>both</b>). <b>Umboth</b> pourrait sembler    inclure un prfixe, mais il reprsente sans doute simplement un autre dveloppement    de <i>mbott</i> : une forme o le <i>m</i> en vint  constituer une syllabe    par elle-mme (*<i>mbott</i>) et une voyelle se dveloppa finalement devant    cette consonne syllabique. Des dveloppements parallles sont connus en quenya,    telerin et sindarin, comme quand <i>gl</i> avec un <i></i> syllabique devient    <i>ingol</i> en quenya, <i>engole</i> en telerin et <i>angol</i> en sindarin    (la forme doriathrine serait-elle *<b>ungol</b> ?). Voir lentre <i>engole</i>    dans la liste des mots incluse dans larticle sur le telerin pour les rfrences.<br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>urch</b>, pl. <b>urchin</b>    : &nbsp;orque&nbsp;. Dans les <i>Etymologies</i>, la forme primitive de ce    mot est donne comme <i>rku</i> (dfini comme &nbsp;gobelin&nbsp;), driv    dune racine non dfinie <i>ROK</i> (LR:379). Cette racine <i>pourrait</i>    tre comprise comme une variante avec voyelle radicale pr&eacute;fix&eacute;e    de <i>ROK</i> &nbsp;cheval&nbsp;, en supposant qu lorigine elle se r&eacute;frait    au destrier du monstrueux &nbsp;Cavalier noir sur son cheval sauvage&nbsp;    qui chassait les Elfes prs de Cuivinen, la racine <i>ROK</i> tant  lorigine    associe aux cratures de Melkor. Cependant, Tolkien fit driver ultrieurement    les mots elfiques pour &nbsp;Orque&nbsp; de la racine <i>RUKU</i> ayant rapport    avec la <i>peur</i> (WJ:389) et fit une liste de formes primitives hypothtiques    : <i>urku</i>, <i>uruku</i>, <i>urk</i>. Toutes celles-ci donneraient probablement    <b>urch</b> en doriathrin. Remarquer que, comme en sindarin, le <i>c</i> devient    <b>ch</b> aprs un <i>r</i> ; toute occlusive sourde peut produire cela aprs    les liquides <i>r</i>, <i>l </i>(cf. UT:265, CLI 2:150, note de bas de page).<br> </p> <hr> <div align="center"><b>NOTES&nbsp;DE&nbsp;TRADUCTION</b> </div> <p><font size="2"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" title="">1</a> Ici le texte    original est *&laquo;&nbsp;Dwarf's Necklace&nbsp;&raquo;, une formulation gnitive    typiquement anglaise qui nest pas traduisible en franais. [NdT] <br>   <a href="#_ftnref2" name="_ftn2" title="">2</a> Ce phnomne existe aussi en    franais, mais il est assez rare&nbsp;: <i>anim<b>a</b>l</i>/<i>anim<b>aux</b></i>.    [NdT]<br>   <a href="#_ftnref3" name="_ftn3" title="">3</a> Aussi nomm <i>umlaut</i>, un    cas particulier de <i>mtaphonie</i> (voir le <a href="webmaster/glossaire.htm">glossaire    linguistique</a>). [NdT]<br>   <a href="#_ftnref4" name="_ftn4" title="">4</a> Ou en franais. [NdT]<br>   <a href="#_ftnref5" name="_ftn5" title="">5</a> Lordre utilis par Helge pour    traduire <b>Dolmed</b>, lordre normal en anglais, est <i>Wet Head</i> (lit.    &laquo;&nbsp;Mouille Tte&nbsp;&raquo;), alors que lordre des lments dans    le compos est <b>dol</b>-<b>md</b>, <i>Head-Wet</i> (&laquo;&nbsp;Tte Mouille&nbsp;&raquo;).    [NdT]<br>   <a href="#_ftnref6" name="_ftn6" title="">6</a> <i>syncope</i> : retranchement    dun phonme ou dune syllabe  lintrieur dun mot.<br>   <a href="#_ftnref7" name="_ftn7" title="">7</a> Modification de la traduction    fran&ccedil;aise qui donne &laquo;&nbsp;belle venue&nbsp;&raquo; pour <i>great    growth</i>. [NdT]<br>   <a href="#_ftnref8" name="_ftn8" title="">8</a> &laquo;&nbsp;extension vocalique&nbsp;&raquo;,    l&#146;addition &agrave; la racine d&#146;une voyelle identique &agrave; la    voyelle radicale (<i>sundma</i>) (WJ:371, 417). [NdT]<br>   <a href="#_ftnref9" name="_ftn9" title="">9</a> Lauteur souligne que la traduction    littrale est <i>realm-hidden</i>, au lieu de lordre anglais usuel <i>hidden    realm</i>, donn&eacute; par Tolkien (voir &eacute;galement la note 5). [NdT]<br>   <a href="#_ftnref10" name="_ftn10" title="">10</a> <i>diachronique</i> : relatif     la diachronie (caractre des phnomnes linguistiques considrs du point    de vue de leur volution dans le temps). [NdT]<br>   <a href="#_ftnref11" name="_ftn11" title="">11</a> La traduction de Tolkien    est <i>Heavy-hand</i>, mais Helge souligne que lordre rel des lments de    ce compos est <i>Hand-heavy</i> (voir aussi les notes 5 et 9). [NdT]<br>   <a href="#_ftnref12" name="_ftn12" title="">12</a> La formulation originale    est : &laquo;&nbsp;dwarf, stunted, not reaching full growth or achievement,    failing of some mark or standard&nbsp;&raquo;. [NdT]<br>   <a href="#_ftnref13" name="_ftn13" title="">13</a> Voir note 6. [NdT]<br>   <a href="#_ftnref14" name="_ftn14" title="">14</a> <i>liquides</i> : nom donn&eacute;    aux consonnes <i>l</i>, <i>m</i>, <i>n</i>, <i>r</i>, dont l&#146;&eacute;mission    apr&egrave;s une autre consonne et dans la m&ecirc;me syllable (ex. &laquo;&nbsp;<i>cr</i>aie&nbsp;&raquo;,    &laquo;&nbsp;<i>cl</i>ef&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;ca<i>lm</i>e&nbsp;&raquo;,    etc.), se fait ais&eacute;ment (&agrave; la mani&egrave;re d&#146;un fluide    qui s&#146;&eacute;coulerait facilement). Noter cependant que, selon les sources,    certaines d&eacute;finitions des liquides n&#146;incluent que <i>l</i> et <i>r</i>,    les autres consonnes (<i>m</i> et <i>n</i>) &eacute;tant consid&eacute;r&eacute;es    commes des nasales, distinctes des liquides. [NdT]<br>   <a href="#_ftnref15" name="_ftn15" title="">15</a> Langlais <i>holly-tree</i>    (lit. *&laquo;&nbsp;houx-arbre&nbsp;&raquo;) employ ici est normalement traduit    simplement par &laquo;&nbsp;houx&nbsp;&raquo; en franais. [NdT]</font></p> <hr size=2 width="100%" align=left> <font size="2"><a name="note:Helge"></a><a href="#ref:Helge"><sup>*</sup></a> Traduction franaise pour Ardalambion.fr par  St&eacute;phane Landais, r&eacute;vis&eacute;e par S&eacute;bastien Bertho, avec  laimable autorisation de l'auteur. Les inexactitudes et les ventuelles erreurs  sont entirement de la responsabilit du traducteur. Les autres articles non traduits  de Helge sont disponibles en anglais sur son site <a href="http://www.uib.no/People/hnohf">Ardalambion</a>,  une vritable rfrence pour ceux qui s'intressent aux langues inventes par  Tolkien. </font>  <p><a href="index.html">Index d'Ardalambion.fr</a></p> <p>&nbsp;  </body> </html> 
