<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=windows-1252"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 4.0"> <meta name="ProgId" content="FrontPage.Editor.Document"> <title>nouvelles</title> <meta name="Microsoft Theme" content="anna 011, default"> </head>  <body background="../_themes/anna/fond.jpg" bgcolor="#FFFFFF" text="#000066" link="#3333CC" vlink="#666699" alink="#990099"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font><table border="0" width="641">   <tr>     <td width="155"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>     <td width="348"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">       <p align="center"><font face="Times New Roman" size="6"><i><b>L'AVEU</b></i></font><!--mstheme--></font></td>     <td width="118"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>   </tr> </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font><table border="0">   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">       <p align="left"><font face="Times New Roman" size="4"><i>Tant de bleu       flamboyants devant moi, en moi et votre regard soudain si proche, quelque       part.<br>       Des murs si blancs que les paupires en tremblent telles la flamme des cierges qui se       consume et fond et des bouffes de myrthe et d'huile portes par le vent comme des       vagues les chapelles se succdent.<br>       Toujours la mme absence pourtant celle de l'isoloir que je frquentais       jadis retrouv exactement dans cette zone portuaire ou vous m'aviez       entrane un jour de pluie. Mais quand ce moment hors du temps?<br>       Moi assise  la       place du prtre et, dgoulinant sur la grille en bois du confessionnal       l'aquarelle de votre plaisir.<br>       La vie dans toute sa       crudit... J'ai oubli en partant de retirer le volet et cette image me       poursuit dans l'incertitude laiteuse ou baigne le ciel de Crte.</i></font></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr> </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font><table border="0">   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman"><i>Patricia Martineau : juin 1997</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>   </tr> </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font><table border="0">   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY"><b><font size="6">Le confessionnal</font></b></p>       </font>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Quand je me rveillai, je ne compris pas       tout de suite. Il faisait terriblement noir et je me trouvais  l'troit       dans un espace  peine plus grand qu'un tombeau. Puis je me souvins. Le       bedeau ne m'avait pas vu dans ma cachette et je me trouvais enferm dans       un confessionnal. J'ouvris la bouche pour appeler, puis je haussai les       paules. A quoi bon ? Les maisons avaient beau s'accrocher  l'glise       comme des aramides, personne ne m'entendrait. Au - dehors, une pluie raide       fouettait les toits et les pavs. La place srement tait vide, la nuit       fort avance. Qui se soucierait de mes cris?</font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Non, il n'y avait qu' attendre,       attendre qu'on rouvrt pour la premire messe - attendre et me       rendormir. Fichue ide qui m'tait venue d'entrer dans cette diablesse       d'glise pour chapper une heure  la pluie glace des rues d'un mois       de Mai pourim. Fichue ide, surtout, de me cacher au fond de ce       confessionnal, pour y rver aux pchs timidement ou sournoisement       avous de femmes de tous ges.</font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Dans la demi nuit feutre du sanctuaire,        travers la grille troite du confessionnal, les lvres- loches du       prtre, ses yeux mi-clos, son souffle, ses mains, ses silences et puis sa       voix...</font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY">Avez vous eu des penses dshonntes&quot; D'o       vous sont elles venues ? Est-ce pour regarder vos parties intimes que vous       pntrez en cachette dans la chambre de vos parents o se trouve une       armoire glace? En prouvez --vous du plaisir? Depuis combien de temps?       Ces penses ont elles excit en vous des mouvements impurs, des</p>       <!--mstheme--></font><table border="0">         <tr>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><img border="0" src="../images/eglise1.jpg" lowsrc="../images/eglise1.jpg" width="340" height="498"><!--mstheme--></font></td>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY">Dmangeaisons? Avez-vous dsir faire ce  quoi       vous pensiez? L'avez-vous essay? Depuis combien de temps? Combien de       fois '., Les sensations voluptueuses que vous avez prouves       taient-elles plus fortes  la fin qu'au commencement des attouchements       ? Avez vous permis qu'on vous donnt des baisers, qu'on vous prit dans       les bras, vous tes vous laiss toucher au bas du corps, par - dessus ou       par dessous vos vtements. Avez-vous commis le pch ? Depuis combien       de temps ? Combien de fois?</font></font> <font FACE="Bookman Old Style">       Nommer la boue. La nature est si faible. Ceci est ma       chair mon pre. L'corce du dessus, pantalons moulants, jupes serres,       pulls  col roul, impermables ceinturs mais le diable est si       puissant mon pre. Nommer le bas, le dessous, les survtements de       riches, la concupiscence de certains instants. Dganter la peau.       Dtrousser les penses. Nommer le corps. Ceci est ma boue mon pre. Le       feu au cul, le diable dedans et vivent l'obscnit des regards, la       perdition de l'extase, l'animalit brlante du vice, la fascination du       mle.</p>             <p>&nbsp;<!--mstheme--></font></td>         </tr>       </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">       </font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Oui mon pre il m'arrive de frotter ma       matrice contre le museau du chien et quand il me lche bien jusqu'au fond       j'prouve une extrme volupt. Oui c'est bien cela, une sensation de       satit et d'affaissement de tout mon corps. Rien que d'y penss, je       suis toute trempe.</font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <!--mstheme--></font><table border="0">         <tr>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><img border="0" src="../images/eglise3.jpg" lowsrc="../images/eglise3.jpg" width="340" height="507"><!--mstheme--></font></td>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       Autre chose? Oui. Je me sers parfois du bec d'un poulet       ou d'une poule pour me procurer un peu de jouissance. Suis --je coupable,       mon pre?</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Mon mari veut me prendre par - derrire ou me faire       monter sur lui, dois - je cder  ses dsirs ? Oui, il s'est dj       servi de ma bouche et m'a souille par d'impures volupts mais quand je       m'y refuse il me bat mon</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Pre, oui mme le dimanche ainsi que les jours de       jene il ne respecte pas la sainte continence et pendant mon flux       menstruel je dois lui ouvrir la fontaine de mon sang.</font><!--mstheme--></font></td>         </tr>       </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">       <p ALIGN="JUSTIFY"></font> </p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY">Pardonnez-moi mon pre parce que j'ai souvent des       penses charnelles et j'ai fortement envie de recommencer. L, tout de       suite, si vous saviez ou j'ai mes doigts, ah! comme votre main s'agite,       mais je ne suis pas sre car je ne vois presque rien. Oui je regrette mon       pre, oui je ferai pnitence, oui oui oui.... Tout ce que vous me direz,       mon pre. Votre bouche est  la hauteur de mon sexe. Amen. Je reviendrai       la semaine prochaine; je vous promets mon pre. Grce  ces confessions auriculaires imaginaires,       j'avais mouill a plusieurs reprises les grilles du confessionnal avant       de m'endormi.</font></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Maintenant,  ttons, je me dirigeai       vers la nef Je heurtais  et l bancs et chaises car dans cette       glise la nef et le chur ne sont pas dans l'axe. Ils tournent       lgamment pour suivre le cours d'un ancien ru qu'on ne dtourna pas        la construction. Dans le recul mystrieux des arcades, une lampe rouge       brlait seule, comme une toile. Un silence norme rgnait, et chacun       de mes pas veilla dans le haut des votes un cho bizarre,       invraisemblablement prolong.</font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Le long d'une colonne, je trouvai une       niche suffisamment confortable. J'tendis mon impermable et je       m'allongeai, plutt bien que mal. Je me sentis vite rassrner par la       senteur cre qui, du confessionnal poussireux aux draperies paisses       et aux chapelles dsaffectes se rpandait d'une manire lancinante.       Alentour les statues riges, les piliers, les tabernacles et les       cierges me parurent monter la garde autour de moi. L'impression de mon       isolement absolu se doubla</font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY">Dune impression de scurit extrme. Le monde       extrieur, lointain, devint pour ma somnolence comme un pril conjur,       - un pril pluvieux et glac qu'excluait la douceur des pierres       millnaires du vaisseau gothique, et les murs immenses, et les solides       portent de bois massif A peine si mes yeux, faits  l'obscurit,       devinaient , dans les vitraux anciens, la transparence blme de la nuit       pleureuse. Et aucun bruit ne perait, sauf, trait incertains, ceux de       quelques canons traversant la ville dserte. Donc, je me rendormis.</font>       <font FACE="Bookman Old Style">       Or, cette aventure m'arrivait  Bruxelles, dans       l'glise Saint Nicolas, en l'an de Grce mil neuf cent cinquante, la       cinquime nuit de mai.</font></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Je ne sais absolument pas l'heure qu'il       pouvait tre quand pour la seconde fois je me rveillai. Je voulus       regarder ma montre. Mais mon briquet tait dcharg. La petite lampe       rouge que j'avais vue tantt m'tait sans doute masque par un pilier,       car je ne la vis plus.</font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Tout  coup, dans la nef rigoureusement       vide, j'entendis marcher. J'eus si peur que, pendant quelques secondes, je       ne pus respirer. Ma raison vacilla. Des tincelles d'ides       tourbillonnrent en moi sans russir  se fixer,  s'assembler, si       bien que je ne parvins pas mme  supposer une cause, - naturelle ou       surnaturelle - au bruit que je continuais d'entendre. Et je restai dans le       creux de ma niche, paralys, foudroy.</font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY">Les pas parcoururent toute la nef, du portait au chur.       L, ils montrent les marches du matre - autel, et je ne les entendis       plus, tandis qu'ils fouillent le tapis. Mais, peu aprs, ils       rsonnrent dans le</font> <font FACE="Bookman Old Style">       dambulatoire et aprs un nouveau silence, - toujours       le tapis franchir, - je les entendis redescendre la grande nef Ils       passrent  dix mtres de moi, dix mtres ! et s'loignrent,       clairement rpercuts par l'cho frissonnant.</font></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Que faire? Me lever, marcher  mon tour,       marcher derrire l'tre invraisemblable, qui, minuit tintant, surgissait       au sein de la cathdrale inaccessible et lui demander le plus       naturellement du monde ce qu'il faisait l? Cela, je ne l'aurais pas pu       pour un empire. Me taire, rester coi, sans bouger ni souffler, sans voir       ni comprendre, et vivre, non, trembler ainsi et expirer  petits feux       cinq, six... combien d'heures? Je compris  l'vidence que ma raison n'y       rsisterait pas. Et  quatre pattes, rampant entre les chaises, je me       glissai obliquement, vers le transept de l'glise, - blme  l'ide       d'un heurt ou d'un grincement rvlateur ; - j'arrivai jusqu'aux dalles       mdianes que les pas venaient de fouler. Et j'attendis, dfaillant.</font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY">J'attendis longtemps! Les pas ne se dcidaient pas        venir vers moi. Je les entendais marteler lointainement les dalles       sonores. Deux fois, ils traversrent le chur; j'entendis grincer la       petite porte de marbre. bruis, au fond d'une nef latrale, une chaise       tomba, et cela fit un long bruit bizarre qui me rassura sans que je sache       pourquoi. Mais pour une minute seulement, le temps de reprendre ma       respiration, car la peur m'trangla de nouveau ds que les pas se       rapprochrent! Ils prenaient enfin le passage central de la grande nef,       et je sentis mon cur hsiter dans ma poitrine. Certes, en cet instant,       ma vie ne tint pas  grand chose : le moindre inattendu, un craquement de       boiserie, un soupir de vent, et j'tais mort, mort de peur, tout       simplement. Mais rien ne</font> <font FACE="Bookman Old Style">       craqua, rien ne soupira. et je vis, de si prs que       j'en fris frl, un long manteau rehauss de dentelle blanche qui       s'estompa dans la nuit.</font></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Nimporte! Je respirai de toute ma       force : j'avais vu, et puisque j'avais vu, c'tait dj moins terrible.       Et puis la chose avait pass tout prs de moi sans me voir, sans me       deviner. Cela seul me confrait un vident avantage : de nous deux,       c'tait moi la nue cache, le plus mystrieux. Une odeur de rose, de       plus persistait aprs ce passage. Femme ou fantme il ne tenait qu'       moi de lui renvoyer au centuple ma peur de tantt, rien qu'en jetant une       chaise  terre, ou en clatant de rire dans le silence . Cependant, je       n'osai pas encore.</font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">       <!--mstheme--></font><table border="0">         <tr>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><img border="0" src="../images/eglise2.jpg" lowsrc="../images/eglise2.jpg" width="340" height="531"><!--mstheme--></font></td>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">L'tre inconnu s'tait arrt prs       du matre - autel. Une fois de plus, j'avais cess d'entendre ses pas       sur le tapis des marches. Et soudain, une lumire dansa prs du       tabernacle. Deux cierges s'allumrent. Et, dans la petite zone       claire, je revis le manteau de dentelle. Son capuchon s'tait       renvers et je distinguai vaguement une tte de femme, avec de grands       cheveux chtains rejets en arrire sur lesquels se dressait un buisson       de roses rouges.</font><!--mstheme--></font></td>         </tr>       </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">       &nbsp;<!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY">Puis, la vision tendt les bras, et le manteau tomba       par terre. Sur la blancheur de l'autel, un splendide corps aux hanches       larges, aux seins lourds et au ventre rond se dessina de faon       provocante. Je vis trs bien son visage, car dans le mme instant,       l'inconnue se tourna vers la flamme des cierges. C'tait un visage ovale,       avec des yeux en amande, beaucoup trop grands, des lvres dont tout       sourire tait absent.</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Et j'assistai  un trs curieux spectacle.</font> <font FACE="Bookman Old Style">       La femme  la chair ample quitta le matre- autel et       se dirigea vers la chapelle du transept nord. Sa peau semblait maintenant       irradier la lumire  elle seule et elle se guidait dans l'obscurit       comme en plein jour. La femme s'arrta devant une statue grandeur nature       reprsentant le Christ en croix. La lampe rouge que j'avais vue ce       tantt se trouvait aux pieds du gisant. La femme se pencha pour s'en       emparer, recula de quelques pas puis s'agenouilla. Elle demeura plusieurs       minutes immobiles, la lampe contre son sein droit, indiffrente  son       feu et je sentis de nouveau mais d'une manire plus puissante connue une       odeur de rose parvenir  mes narines. Il me sembla mme voir pousser la       fleur en question  travers le dallage  l'endroit mme ou quelques       minutes auparavant tait pose la lampe rouge.<br>       Alors la femme se releva et Lui dit</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Mon amour, tu es le seul capable de me satisfaire.       Entre en moi puisque, de toutes les valles, c'est la mienne que tu as       choisie.</font></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY">Solennellement elle s'approcha de la statue, jusqu'       la toucher. Et j'entendis de nouveau, dans le silence absolu, sa voix hors       du temps. - Prends - moi, je suis  toi.</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Je regardai nue. La vulve de la femme se frottait       contre les pieds clous du Christ. Ses hanches commencrent  se       balancer alors que son torse se tendait vers celui du Christ et que ses       mains s'agrippaient aux siennes. Sa bouche suait passionnment le corps       de cire et prononait des mots d'amour d'une rare indcence.</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Vois comme mon con est en feu et mes seins en nagent. Ptris-les de tes formes cloutes. Fous       moi jusqu' ce que je sois       en sang. Que tes coups de boutoirs rsonnent jusque dans ma tte. C'est       mon corps</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Tout entier qui s'enfonce dans les pines qui t'ont       meurtrie. Prends mon corps, prends mon sang au nom des souffrances       passes que tu as endures. Ne te retiens pas, dchire - moi. Je suis       ta salope, ... ta putain.</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Des penses anxieuses flottaient en moi, des penses       de souillure et de sacrilge, de messe noire, d'envotement. Deux fois       je vis la femme s'agenouiller dans une gnuflexion obscne et barrer sa       poitrine d'un large signe de croix. Cette femme - l tait chrtienne       et catholique familire des glises  n'en point douter, mais quand       j'en fus assur, il eus plus de trouble et plus d'inquitude. Existait -       il donc, au sein mme de ma religion, des cultes sotriques dont les       femmes, vtues de dentelle blanche et encenses de ptales de roses,       officiaient obscurment, loin de tous les fidles et des prtres, dans       la solitude des cathdrales nocturnes ? En cette mme heure, d'autres       femmes belles et chamelles, s'offraient --elles au fond d'autres glises       au fils de Dieu, accomplissaient des rites identiques? Et le mme sang       coulait il de leur chair meurtries volontairement par les clous de la       crucifixion'.?</font></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <!--mstheme--></font><table border="0">         <tr>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><img border="0" src="../images/Brig-eglise-web.jpg" lowsrc="../images/Brig-eglise-web.jpg" width="354" height="477"><!--mstheme--></font></td>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">Je n'avais plus peur, plus peur du tout. Mais un       malaise grandissant s'emparait de mes nerfs et d'instant en instant la       tentation me prenait plus forte de rompre le charme de silence et de       mystre dont je me sentais garrott. Dautant plus que les mouvements       de la femme, se faisaient de plus en plus dsordonns et ses appels de       plus en plus pressants :- Je pisse, je jute et j'carte de mes doigts mon anus       pour toi. Encule --moi. Harde ma merde... Repousse- l jusqu' la glotte       pour que j'en prouve le got et les effluves dans la vertigineuse       palpitation De notre amour. Qu'est ce que tu attends, ne serais -       je plus ta Bien Aime ?</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Tremblante, hagarde, la femme collait sa joue  la       statue de cire et l'embrassait de cent mille baisers pendant que de son       poing gauche elle se fourrageait le cul.</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Je ne pus me contenir plus longtemps.&nbsp;</font><!--mstheme--></font></td>         </tr>       </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">       <p ALIGN="JUSTIFY"> Dans ma       prcipitation, je renversais une chaise sur les dalles qui tomba avec une       sorte de dtonation effroyable indfiniment rpercute par tous les       chos hurlants. Alors que je me dirigeai vers la femme, je m'attendais,       dfaillant d'anxit et de dsir  sa terreur soudaine. Mes yeux       avides ne pouvaient se dtacher de sa silhouette cartele et colle        celle du Christ.</font> </p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY">Or, elle ne manifesta aucune surprise quand mon bit       s'enfona, d'un seul coup de rein dans ses entrailles chaud. Et elle       cria, enfume, possde  en devenir folle : Mon amour!</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Quelle femme tait --ce l? Alors, ce qui me restait       de raison vacilla comme vacillaient les cierges de l'autel et la lampe       rouge. Effondr, ananti, sans volont de crier ni de me taire, le       temps, le lieu, la vie furent des notions indistinctes dont je cessai       d'avoir conscience et je la fourrais par derrire jusqu' mon       puisement total. Dans une brume de rve, je la vis remporter je ne sais       o la lampe liturgique, puis ragrafer son manteau de dentelle. Je       remarquai la fixit de ses yeux carquille, des yeux qui regardaient       sans voir comme si elle tait en tat de jouissance permanent.       J'entendis ses pas sur les dalles. J'entendis claquer une porte et craquer       des marches de bois. Enfin, et ce fut ma dernire sensation de cette nuit       d'hypnose, je perus sa prsence</font></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font FACE="Bookman Old Style">       <p ALIGN="JUSTIFY">obscure en haut de la chaire, et le pli flottant de son       manteau sur la rampe de velours. Les cierges, uss jusqu'au bout,       clignaient et s'endormaient restituant aux nefs profondes leur obscurit       moins redoutable.. Sommeil, lthargie, demi - mort? Je ne sais pas.       L'aube terne d'tre pluvieux, claira tristement les vitraux de       l'glise. Des clefs grincrent, une porte s'ouvrit, des sacristains       pitinrent,  et l, sans me voir, sans nous voir. Car elle tait       l, toujours. Les murs gothiques n'avaient point entrouvert pour elle       d'issue miraculeuse. Je l'entendis descendre de la chaire, je reconnus son       pas rythm sous la vote sonore. Elle ne se cachait pas. Elle marchait       vers la porte, sans hte. et je la suivis et je la rejoignis prs du       bnitier o elle plongea ses mains pour les laver des souillures de la       nuit. Je sentis de nouveau l'odeur de rose qui se dgageait de sa longue       chevelure boucle Elle ne me prta aucune attention et je la regardai       s'loigner sur les pavs luisants de pluie. Elle semblait hors du temps,       sans pass, ni avenir.</font> <font FACE="Bookman Old Style">       Je la revis pourtant,  l'exposition des uvres du       peintre Paul Delvaux en page neuf cent quatre -vingt - dix - sept ,       immobilise dans le geste de &quot; La femme  la rose &quot; . Sur       d'autres toiles, aussi je reconnus le corps sensuel et les yeux inciss       et sans pupilles de celle que je n'ai jamais pu oublier.</font></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>   </tr> </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font><table border="0">   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">       <p align="center"><font size="6" face="Times New Roman"><i><b>Femme de       pluie</b></i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>   </tr> </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font><table border="0">   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font SIZE="4">       <p ALIGN="JUSTIFY"><i><font face="Times New Roman">L'enchanteresse utilise       toutes sortes de magie. Elle se corsette la taille, se pigeonne le       balconnet, se recouvre de gupire, de bas, de soie mais aussi d'or,       d'argent,</font></i></font> <i><font SIZE="4">       de filandres et de       poussire d'toiles. Elle va jusqu' peindre les parties infimes de son       corps qu'elle souhaite souligner.</font></i></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font SIZE="4">       <p ALIGN="JUSTIFY"><i><font face="Times New Roman">L'enchanteresse       frise comme la rose s'emperle de givre. Elle clavecine les heures       grises de rouge, de jaune et de vert par ses babillages d'oiseau, de       source et de feuillage. Et l'enchanteresse attend, merveilleusement       sereine que passent au bord d'elle les hommes perdus de beaut.</font></i></font><i><font face="Times New Roman">       <font SIZE="4">Le corps de la chatoune est sensuel, gracieux, aimable        la caresse. Sa chair est dlicate comme un djeuner de soleil, ses yeux       tnbreux, sa chevelure angora tine, son nez gentiment retrouss, sa       bouche veloute de promesses, son rire espigle et ravageur.</font></font></i><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font SIZE="4">       <p ALIGN="JUSTIFY"><font face="Times New Roman"><i>La chatoune est cline       comme les cerises au soleil. Elle ronronne puis monte sur les genoux des       hommes. Elle se pelotonne auprs d'eux et leur rapporte les secrets et       les potins quelle a glan par-ci, par-l en se faufilant dans les       couloirs des bureaux. La chatoune adore que les hommes la supplie       d'abrger en libertine leurs rections distingues.<br>       Avec ses longs doigts qui chantent, des sabots qui dansent, un collier de       chtaignes, des sourires de graine et sa robe d'arc-en-ciel ; voil la       femme de pluie. Depuis des sicles, elle ruisselle, elle ravine, elle       pluvine de lune  terre, s'coute et dgouline sur les jardins de la       vie.</i></font></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font SIZE="4" face="Times New Roman"><i>La femme de pluie sme ses       cailloux comme le vent lui renvoie des fumets de mousse et de <br>       c h a m p i g n o n s. Capricieuse et jalouse, elle expulse des orages et       ternue des nuages au nez des amoureux. Si des enfants lattrapent,       elle leur crache au visage ; insolente et malpolie elle se mouche avec       leurs doigts et leur pisse dessus- Drle de chaperon gris!</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font SIZE="4" face="Times New Roman"><i>L'affame veut des fruits       partout. Sur les tables, les murs, dans le frigidaire, sur son lit, en       tisanes, en tableaux et dans les livres, sur les vestes et les chapeaux,       les sacs  main et son parapluie.</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font SIZE="4" face="Times New Roman"><i>L'affame sme des fruits       comme l'abeille lve les yeux au miel des fleurs et des arbres. Elle en a       pos aussi sur son corps. Ainsi ses prunelles sont des mres sauvages,       sa bouche une cerise amarante, son sexe un abricot. Car Dieu a cr       l'affame pour quelle s'en aille pulpeuse comme un fruit, se donner        croquer dans le verger laiteux des hommes.</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font><table border="0" width="718">         <tr>           <td width="189"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>           <td width="326"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">             <p align="center"><b><i><font face="Times New Roman" size="7">Rires denfants.</font></i></b><!--mstheme--></font></td>           <td width="183"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>         </tr>       </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>   </tr> </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font><table border="0" width="882">   <tr>     <td valign="top" width="456"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font size="4" face="Times New Roman">Elle sut le got et la saveur des fruits et des       fleurs,&nbsp;<br>  la douceur et la sensualit des matresses les plus aimes, la       chaleur des fourrures et la fracheur de la mer. La femme rva aussi des rires et des jeux denfant       et  la manire dont elle aimerait les </font><font size="4" face="Times New Roman">faire rver.</font><img border="0" src="../_private/copiededessin.jpg" width="378" height="562"><!--mstheme--></font></td>     <td width="410"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font size="4" face="Times New Roman"><i><br>       </i></font>       <!--mstheme--></font><table border="0">         <tr>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><img border="0" src="../_private/copiederire.jpg" width="400" height="640"><!--mstheme--></font></td>         </tr>       </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>     <td width="2"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td width="456"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>     <td width="410"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>     <td width="2"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td width="868" colspan="3"><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">       <!--mstheme--></font><table border="0">         <tr>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><img border="0" src="../images/blubar.gif" width="203" height="9"><!--mstheme--></font></td>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><img border="0" src="../images/twisting_cranberry_wht.gif" width="300" height="30"><!--mstheme--></font></td>           <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><img border="0" src="../images/blubar.gif" width="203" height="9"><!--mstheme--></font></td>         </tr>       </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">     <!--mstheme--></font></td>   </tr> </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font><table border="0">   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica">       <p align="center"><font face="Times New Roman" size="6">SUR LE SITE DE L'AIGLE AUDACIEUX</font></p>     <!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i> coups de battements amples, profond et       puissant, l'aigle Slance et s'lve dans le ciel en dcrivant des       orbes. En longue glissade il volue: rasant les dmes rocheux, longeant       les falaises  pic, surgissant de derrire un canyon. Il jouit de sa       possession de l'espace et des courants ariens et va, aspir par le       plaisir de la chasse.</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i>Ana aime suivre le vol majestueux de       l'oiseau. Jambes allonges, cuisses lgrement cartes, la brise       chaude du dsert australien qui pntre par la fentre de sa chambre       mouille ses fesses,, Ses reins au clitoris et faites frmir ses       lvres...L'aigle s'est laiss glisser dans le vide. Un dernier battement et ses       grandes ailes brunes se referment sur son nid.</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i>Ana respir calmement. Elle ne fait rien       pour se soustraire au vent coquin et s'offre du mieux qu'elle peut  ses       caresses invisibles. Sous son souffle pntrant ses lvres       s'entrouvrent et s' emperlent de dsirs.</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i>Du rebord de l'aire s'est envole une       longue plume noire. Elle tombe comme feuille morte, ne sachant pas encore       o porter ses bonts. Le vent la pousse en vagues. Elle se balance,       virevolte, cherche son ascendant pour enfin planer. Planer doucement vers       celle que l'esprit des anctres des plaisirs solitaires a choisi       d'honorer.</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i>Ana ne doute pas d'tre l'heureuse lue.       Elle s'agenouille dans la position du sphinx, pose son menton dans ses       mains grandes ouvertes et attend, frmissante. Ses reins se creusent en       terre d'accueil pour la tige volante inconnue  son plaisir.</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i>Un lger souffle et la plume atteint la       jeune femme qui, statufie dans l'attitude du sphinx se sent prte        jouir pour l'ternit. Un long frisson la parcourt quand, anime par       l'esprit de l'aigle, la plume entreprend l'exploration de son corps. Dix       fois de suite elle monte et descend le long du dos qu'elle chatouille       dlicieusement puis, s'aventure sur l'intrieur des cuisses,        l'endroit o la peau est si fine, si protge, si secrte qu'elle       reste toujours plus blanche et plus douce que partout ailleurs. Ana       tressaille de bien-tre. La pointe des calames en profite pour entamer       sur sa peau une trange chorgraphie qui n'est pas sans rappeler les       acrobaties ariennes, loopings, piqus et festons auxquels les couples       d'aigles s'adonnent en priode nuptiale. Contact  la fois moustillant       et douloureux aux fesses dAna mais qui a l'avantage de mettre sa       sensibilit  vif. La danse lascive de la plume lui devient bientt       intolrable. Aux spasmes qui la secouent la plume comprend que la jeune       femme n'est pas loin de la jouissance, alors les barbues lisses glissent       le long de la fente, chatouillent l'entre du vagin et avec une       prcaution infinie cartent les lvres dlicates qui s'panouissent       comme l'orchide au frmissement de l'aile du papillon.</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i>Une liqueur chaude coule des trous ouverts,       relchs,</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i>compltement apprivoiss par les       attouchements de la plume. Affoler de plaisir, Ana supplie qu'on lui donne  boire. La plume       devine de quel fluide la jeune femme a envie de s'abreuver. Elle joue avec       le clitoris qui gonfle si bien qu'il semble vouloir craquer comme une       figue gorge de soleil et de miel, suit le fleuve des mois dAna le       long de ses jambes; remonte, s'imprgne une fois encore du jus de ses       lvres, effleure le ventre dur avant d'atteindre le rivage des seins. Les       ttons sont redessins comme un bijou aux mains d'un orfvre. Aprs       les rondeurs de l'paule, la plume atteint le cou et la nuque si       sensibles aux caresses furtives. Le plaisir inonde en vagues successives       le ventre dAna dont le flot incessant ne russit pas  teindre la       brlure du sexe. La plume est maintenant tout proche de la bouche grande       ouverte qui grimace d'envies. Elle s'immobilise quelques instants pour       laisser  la jeune femme le bonheur de raliser que son corps tout       entier est possd par la monte de la volupt puis elle utilise sa       liqueur intime pour tatouer  jamais cet instant dans la chair de sa       langue qui lape et relape le miel dont les barbues sont imprgnes...</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i>Les yeux mi-clos, Ana voit une masse brune       fondre sur elle. Un bec norme la fouille, la dilacre et l'aspire tout       entier tandis que des serres puissantes plongent dans sa poitrine et lui       arrachent des cris de bonheur. Capture par l'aigle, Ana s'lve dans       les airs.  chaque coup d'aile qu'il donne, Ana s'approchent un peu plus       du soleil. Il est l, tout proche, il l'inonde, la dvaste, la submerge       et l'entrane, bien au-del de l'horizon. L'aigle a referm ses ailes et se laisse basculer dans le vide.       Pour quelques instants le monde a cess d'exister et pendant ces secondes qui durent une ternit, Ana a l'impression que son corps va       clater tant la douleur qui l'irradie est merveilleuse et la plonge dans       un orgasme sans fin, puis l'aigle la dpose, inconsciente...</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i><img border="0" src="../images/plume.jpg" width="295" height="205"></i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr>   <tr>     <td><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><font face="Times New Roman" size="4"><i>Un &quot; kyu &quot; sonore retentit dans le       dsert. Ana se rveille. Dans le creux moite de sa main repose une       longue plume noire; celle de l'aigle audacieux qui hante depuis toujours       le pays du &quot; Dreaming Time &quot;. Rajeunie et vivifie par les       nergies qui s'en dgagent Ana commence i chanter le cycle de       l'initiateur.</i></font><!--mstheme--></font></td>   </tr> </table><!--mstheme--><font face="Verdana, Arial, Helvetica"><!--mstheme--></font></body>  </html> <script language="JavaScript" type="text/javascript"> WEBO_ZONE=122; WEBO_PAGE=2; weboplus_ok=0; </script> <script language="JavaScript" src="http://js.tiscali.fr/jstiscali/chez/weborama/weboscopeplus_cheztiscalifr.js" type="text/javascript"></script> <script language="JavaScript" type="text/javascript">if(weboplus_ok==1){weboplus_zp(WEBO_ZONE,WEBO_PAGE);} </script> 
