<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.0 Transitional //EN"> <HTML> <HEAD> <LINK REL=StyleSheet HREF="style.css" TYPE="text/css">  <TITLE>La Fontaine de Salmacis : Premiata Forneria Marconi</TITLE> </HEAD>  <BODY BACKGROUND="images/fond.jpg" ALINK="#DC143C"> <BASEFONT SIZE=3>  <br> <!-- Tableau menu : dbut --> <table width=162 align=left> <br><br><br> <tr> 	<td width=150 align=center> <p><a href="index.html"><font color="#FFFF00">Accueil</font></a> <p><a href="critiques.html"><font color="#FFFF00">Les critiques</font></a> <p><a href="annees.html"><font color="#FFFF00">Vue chronologique</font></a> <p><a href="experts.html"><font color="#FFFF00">Nos "experts"</font></a> <p><a href="contribuez.html"><font color="#FFFF00">Contribuez</font></a> <p><a href="artprog.html"><font color="#FFFF00">Art prog</font></a> <p><a href="liens.html"><font color="#FFFF00">Liens</font></a> <p><a href="notes.html"><font color="#FFFF00">Notes</font></a> <p><a href="archives.html"><font color="#FFFF00">Archives</font></a> </td> 	<td width=10>&nbsp;</td> </tr> </table> <!-- Tableau menu : fin -->  <!-- Tableau  droite : dbut --> <table> <tr> 	<td valign=top>  <CENTER> <a href="http://www.pfmpfm.it/menu.htm"><IMG SRC="images/PFM.gif" BORDER=0 HEIGHT=29 width=401 ALT="Premiata Forneria Marconi"></a> </CENTER>  <br><br><br>  <IMG SRC="images/cd_ombre.gif" HEIGHT=32 width=34 ALT="CD"> <A NAME="storia"><b><i>Storia di un minuto</i> (1972)</b></a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="pochettes/PFM_Storia.jpg"><img src="lunettes2.gif" width="28" height="22" border="0" alt=""></a> <p> Personnel :<br> Flavio Premoli : orgue Hammond, piano, mellotron, clavecin, synthtiseurs, vocaux<br> Franco Mussida : guitares lectrique et acoustiques 6 et 12 cordes, mandoloncelle, vocaux<br> Giorgio Piazza : basse, vocaux<br> Mauro Pagani : flte, violon, vocaux<br> Franz Di Cioccio : batterie, percussions, vocaux  <p>1. "Introduzione"<br> 2. "Impressioni Di Settembre"<br> 3. "E Festa"<br> 4. "Dove... Quando..." (Parte 1)<br> 5. "Dove... Quando..." (Parte 2)<br> 6. "La Carrozza Di Hans"<br> 7. "Grazie Davvero"</p>  <p>Parmi tous les groupes progressifs forms en Italie entre 1970 et 1975, au hasard Banco Del Mutuo Soccorso, Le Orme, New Trolls, Osanna ou Celeste, le plus marquant reste indniablement la Premiata Forneria Marconi. Fond par les anciens musiciens de <b>I Quelli</b>, (talentueuse formation pop spcialise dans les reprises en italien de standards anglo-saxons) et le violoniste-fltiste <b>Mauro Pagani</b> (ex-I Daltons), ce groupe est essentiel et incontournable pour tout amateur de rock progressif, et ce pour plusieurs raisons. En effet, la P.F.M. a su proposer une musique originale et personnelle qui dpasse le cadre strict des influences progressives britanniques du type <b>E.L.P.</b>, <b>Yes</b>, <b>King Crimson</b> ou <b>Gentle Giant</b>. En plus de ces rfrences bien assimiles - mais loin dtre copies -, P.F.M. avait de grandes dispositions pour crer des compositions intelligentes, dune tonnante richesse et servies par une technique instrumentale sans faille. De plus, la musique du groupe a la particularit dintgrer des lments propres au patrimoine musical italien qui vont de lhritage du classique au traditions folkloriques. Lance  corps perdu dans la qute de la beaut pure, la formation transalpine donnera naissance  une  fabuleuse srie dalbums incontournables sur lequel le temps na pas sembl avoir prise.  <p>Forme  Milan en 1971, P.F.M. entame une srie de concerts qui leur vaut en lespace de seulement quelques semaines une rputation de groupe fantastique, original et terriblement efficace sur scne. En effet, en plus de ses premires compositions personnelles, le groupe se plat  revisiter dimpeccables versions de  21st Century Schizoid Man  (<b>King Crimson</b>) ou  Bourre  (<b>Jethro Tull</b>). Aprs quelques prestigieuses premires parties (Deep Purple, Procol Harum) assures avec brio, le groupe publie son premier single  La Carrozza Di Hans  /  Impressioni Di Settembre  qui leur vaut un incroyable succs dans toute lItalie, sur quoi ils dcident denregistrer un premier album, le magnifique <i>Storia di un minuto</i>.  <p>Le disque dbute doucement avec  Introduzione , court prambule qui se partage entre des arpges acoustiques et des coeurs clestes, avant de se laisser emporter dans une monte imprvisible qui annonce les premiers accords de  Impressioni Di Settembre .  <p> Impressioni Di Settembre , peut-tre le plus morceau de P.F.M. le plus apprci du public transalpin est un hymne du progressif italien. La fameuse ligne mlodique joue au Moog est caractristique du style du claviriste <b>Flavio Premoli</b>, et la performance du reste du groupe combine puissance et finesse, fivre et retenue. Les textes de ce titre ont t co-signs avec <b>Mogol</b>, pote-chanteur ami du groupe. A noter que la version propose dans lalbum est sensiblement diffrente de celle initialement parue en single, dans la mesure o elle est joue dans une cl diffrente et quelle offre un break final o le groupe dveloppe un passage bas sur le mlange du mellotron et des harmonies vocales, dans la continuit des climats et ambiances du groupe.  <p>On retrouve ensuite un autre hymne en puissance,  E Festa . Ce morceau est galement trs caractristique du groupe, avec son riff complexe mais accrocheur jou au Moog, ses virevoltantes parties de flte et un accompagnement dvastateur, puissant et enjou. Le morceau dbute donc sur un passage nergique o tout le groupe dveloppe un thme marqu par une grande complexit tant harmonique que rythmique. Une accalmie amne le passage chant, avant que la machine ne semballe  nouveau sur un rythme denfer matraqu par une section basse-batterie trs serre. Puis une nouvelle embellie apparat avec un clavecin dlicat et une flte toute en trilles qui sestompent pour laisser  une dernire parade lectrique qui sachve sur quatre majestueux coups de timbales. Une vraie fte, effectivement.  <p>Changement dambiance avec le dlicat  Dove... Quando...  (part 1), marqu par des accents mdivaux. Ce titre, qui fut longtemps un des chevaux de bataille du groupe sur scne, est une ballade romantique et courtoise dans laquelle prdominent les instruments acoustiques : guitare 12 cordes et mandoline pour Franco Mussida, flte enchanteresse de Mauro Pagani et clavecin magnifique de Flavio Premoli. Les vocaux du batteur Franz Di Cioccio sont dune grande dlicatesse. La grande motion et lindicible beaut qui manent de ce titre en font une vritable ode  la rverie.  <p>La seconde partie de  Dove... Quando...  est  lextrme oppos de ce que proposait la premire, la douceur a disparu pour laisser place  une dmonstration de folie furieuse et de fougue exprimentale. Le thme est repris dans lintroduction par lorgue, puis arrive un passage  la construction trs complexe dans lequel tous les instruments semblent jouer un solo  lunisson. Cette envole se conclut sur de grands accords majestueux au mellotron, le violon, le piano, puis les synthtiseurs se livrent  un dialogue de motifs dlicats. On dcouvre ensuite un passage jazzy (dans lequel apparait furtivement le riff de "E Festa" jou au piano lectrique), Pagani effectue un solo de flte aux accents crimsoniens, soutenu par larrive dun mellotron brumeux. Un riff de guitare arachnen sinsinue et assure la discrte transition qui annonce un autre morceau de bravoure, la trs pique  Carrozza Di Hans .  <p> La Carrozza Di Hans  est marqu par une ambivalence des climats : entre rage et douceur, entre fivre et finesse, on est  chaque fois subjugu par lintensit qui se dgage de cette composition complexe. Vocaux susurrs, grande violence lectrique qui se brise dun seul coup, le mellotron et les violons introduisent des arpges acoustiques sur lesquels viennent flotter des vocaux chaleureux. Puis Franco Mussida agrippe sa guitare classique et se lance dans un solo passionnant et, initi par des de folles montes chromatiques, le groupe rejoint Mussida pour un passage jazzy, illumin par le chant du violon passionn de Mauro Pagani. Nouvelle rupture, le violon gmit puis a recommence : grands coups de guitare ultra-sature, gifles dorgue; la batterie pileptique et le violon devenu fou se jettent le gant avant de disparatre, balays par une gigantesque nappe de mellotron qui clt ce morceau riche en motions.  <p> Grazie Davvero  est un autre chef doeuvre de raffinement,  limage de son introduction acoustique accompagne dun trs chaleureux chant en italien. Sous limpulsion de Flavio Premoli, Premiata Forneria Marconi a fait appel ici  une section dinstruments  vents (cuivres, fltes, hautbois, clarinettes) qui gratifient le morceau dune couleur prcieuse, dans un idal contrechant  de puissantes harmonies vocales. Aprs une brve transition au piano, arrive une partie somptueuse qui marque le retour des instruments  vent auquel rpondent des choeurs magnifiques noys dans un effet entre mgaphone et delay. Sur ce intervient une inventive digression base sur un dialogue entre basse/flte et le reste du groupe. Une envole de piano annonce le retour de la partie acoustique avec le concours final des instruments  vents. Cest un final de toute beaut qui sachve avec une pirouette de synthtiseurs et de foisonnants arpges de 12 cordes.  <p>On laura compris, <i>Storia di un minuto</i> est un excellent album sur lequel il ny a rien  jeter, qui dvoile du premier au dernier titre une musique ambitieuse, personnelle, sensible et puissante  la fois qui prouve lincroyable talent de la Premiata Forneria Marconi. Plusieurs aspects sen dgagent essentiellement : technique instrumentale irrprochable et de bon got, grande science de la cration de climats et dambiances, arrangements trs recherchs et dveloppement de lambivalence entre passages calmes, potiques et grandes envoles lectriques.  <p>Note technique : 8.  <p> Note : <i>9 / 10</i>. Je ne sais pas ce qui me retient de donner 11. <br> <a href="Julien2.html">Julien Thomas</a>   <p> <hr> <p> <IMG SRC="images/cd_ombre.gif" HEIGHT=32 width=34 ALT="CD"> <A NAME="photo"><b><i>Photos of Ghosts</i> (1973)</b></a> <p> 1. "River of Life"<br> 2. "Celebration"<br> 3. "Photos of Ghosts"<br> 4. "Old Rain"<br> 5. "Il Banchetto"<br> 6. "Mr. Nine Till Five"<br> 7. "Promenade the Puzzle"  <p>Repr dbut 1973 par Greg Lake lors dun concert  Bologne, Premiata Forneria Marconi est sign illico sur Manticore, le prestigieux label dEmerson, Lake & Palmer. Cest alors le dbut dune grande aventure : nos petits amis dbarquent  Londres, enregistrent aux studios Advision et Command comme les grands et sont amens  collaborer avec le gnial <b>Pete Sinfield</b> (parolier de King Crimson). Celui-ci leur donnera un prcieux coup de main en crivant de nouveaux textes en anglais pour des morceaux dj apparus sur <i>Storia di un minuto</i> ou <i>Per un amico</i>. Et cest ainsi que P.F.M. fait dcouvrir sa musique au public europen, avec de nouvelles versions de leurs compositions les plus abouties sur ce merveilleux album <i>Photos of Ghosts</i>.   <p> River of Life , qui ouvre lalbum, est dune beaut que les mots ne pourraient suffire  dcrire. Dbutant sur de gracieux arpges de guitare classique, rejoints par flte et clavecin, le morceau part ensuite dans une monte vertigineuse et complexe avant de se stabiliser sur le chant dlicat de Mussida et Premoli. Un break magnifique arrive ensuite avec lenvol des mellotrons, orgues et synthtiseurs qui propulsent lauditeur directement dans des sphres cosmiques insouponnes, tutoyant les cieux, touchant le soleil et pleurant de bonheur... Puis la mandoline arrive sur un petit thme enlev, flte et pipeaux la rejoignent pour un dlicieux petit passage aux accents folkloriques. Retour du couplet, baign de choeurs somptueux qui mnent  nouveau  ce merveilleux passage aux harmonies clestes qui se noient tout  coup dans une coda colreuse pour se briser enfin avec la foudre et le tonnerre.  <p>Dboule ensuite un  E Festa  transfigur en  Celebration . Cest donc un morceau connu du fan de P.F.M. (voir <i>Storia di un minuto</i>) mme si cette version calibre pour le public britannique gagne en sophistication et recle donc quelques diffrences davec loriginale en italien. Dans les paroles dabord, dune posie charmante caractristique de Pete Sinfield. Le pont central a galement t modifi pour faire apparatre une monte majestueuse qui introduit de jolies phrases de flte sur des enluminures de clavecin avant de retrouver le thme final.  <p>Le thme suivant,  Photos of Ghosts  est une adaptation anglicise du fameux  Per un amico . Son interprtation est enleve et poignante et doit son parfum cristallin tout en nuances  linstrumentation qui fait la part belle aux guitares acoustiques 12 cordes. Les breaks sont somptueux et bien conus, on note galement de trs belles parties de violon et une utilisation des synthtiseurs caractristique du style trs personnel de Flavio Premoli.  <p>Poussant plus loin son exploration des climats acoustiques, P.F.M. offre le ravissant instrumental  Old Rain  o la finesse du jeu de chaque musicien rappelle davantage les univers du jazz que les compositions habituelles du groupe. Mauro Pagani fait ici des merveilles au violon et  la flte pendant que les autres excutent leur partition avec un grand feeling.  <p>Seule composition issue telle quelle des albums italiens, le splendide  Il Banchetto  est un pome pique qui montre le talent de P.F.M. en tant que conteurs; non pas dans une approche visuelle  la Genesis (et les chapeaux, costumes et masques de Peter Gabriel) mais dans une tradition hrite me semble-t-il du thatre italien de la Renaissance. Lhistoire met en scne le Pote, lAssassin et le Pape, tous trois invits  un banquet donn par leur ami le Roi. Pendant le repas, ils sarrtent  la fentre et voient se presser devant les Portes du Palais une foule de misreux. Alors que des rires retentissent dans la salle, le Roi sinterroge sur le contraste entre la joie des ripailleurs et la dtresse du peuple. Le morceau fait ici encore figurer de trs belles guitares acoustiques 6 et 12 cordes qui constituent un appui dlicat  de merveilleuses nappes de mellotron et dorgue Hammond. Les vocaux en italien sont bases sur des harmonies finement chantes par Mussida, Premoli et Cioccio. Un pont vanescent introduit quelques notes de Moog puis une folie furieuse sempare de Premoli qui se livre  une bacchanale de synthtiseurs, dans une veine proche des dlires de <b>Keith Emerson</b> (la dmonstration en moins, sorry Keith). Dans une vritable dbauche de sons analogiques en tous genres et dans tous les sens, loreille se perd puis retrouve son latin lorsque r-mergent de gracieux arpges de piano suivis des choeurs qui amnent  Le Banquet  vers une paisible conclusion.  <p>On enchane ensuite au pas de course avec la folle semaine de  Mr. Nine Till Five , un employ de bureau au rythme trpidant qui vit une vie de chien entre mtro, boulot et dodo. La caricature de lalination du travail et de la socit de consommation est trs bien vue, et lon reconnait videmment le style de Pete Sinfield (auteurs de satires comme  Cat Food  ou  21st century Schizoid Man  pour King Crimson). Pour ce qui est de la musique, imaginez un rythme psychotique men par un Di Cioccio survolt, une vraie machine folle qui entrane dans sa dmence une guitare wah-wah trs, trs, sature, un violon furieux et des claviers partout  la fois. Et pour figurer la messe dominicale, Premoli sort de son Hammond des sonorits liturgiques qui semblent enfin prtexter une accalmie. Mais le dimanche se termine et notre Monsieur-Journe-de-Huit Heures reprend sa cavalcade jusquau dimanche prochain. A noter que ce morceau est une version remixe et chante de linsrumental  Generale  qui tait originellement paru sur <i>Per un amico</i>.  <p>Le dernier titre,  Promenade The Puzzle , est une aimable rverie aux textes romantiques et prcieux, sur de beaux dialogues piano/flte, avant que lambiance volue vers un rythme badin  la <b>Beatles</b> de  Your Mother Should Know  pour enfin se terminer, et cest totalement surprenant et inattendu, sur une sombre tournerie hante par des cloches angoissantes, fermant le bel album de Photos de Fantmes sur une note de pessimisme.  <p>Un album merveilleux en somme qui rvle un groupe mature et irrsistible, dot dune savante matrise des ambiances, et perptuellement engag dans la recherche de la beaut.  <p>Les vocaux en anglais sont pertinents et donnent, au mme titre que la production signe P.F.M./Pete Sinfield/Claudio Fabi une nouvelle couleur  la musique enchanteresse du groupe.  <p>Note technique : 8.  <p> Note : <i>9 / 10</i> <br> <a href="Julien2.html">Julien Thomas</a>   <p> <hr> <p> <IMG SRC="images/cd_ombre.gif" HEIGHT=32 width=34 ALT="CD"> <A NAME="Isola"><b><i>L'Isola di niente</i> (1974)</b></a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="pochettes/PFM_Isola.jpg"><img src="lunettes2.gif" width="28" height="22" border="0" alt=""></a> <p> Mon got pour la musique progressive des annes 1970 ne fait plus de doute.  Il est clair que pour moi, les sonorits des instruments de l'poque ont quelque chose de particulier.  Il est difficile de ne pas tomber sous le charme des guitares acoustiques, des mellotrons et des fltes qui dominaient largement de 1969  1974!  <p> De ces groupes qui me font littralement "tripper", Premiata Forneria Marconi (PFM) tait probablement l'un des plus complets sur la scne progressive de  l'poque.  Ce groupe italien se dmarquait largement de part la qualit de ses musiciens et de ses compositions.  <p> Je dirais que pour avoir une bonne ide de leur comptence et de leur inspiration, on peut penser  un compromis entre la virtuosit de <b>King Crimson</b> et la qualit harmonique de <b>Genesis</b>!  Beaucoup de mlodies accrocheuses classiques soutenues par du mellotron.  Selon moi, <i>L'isola di niente</i> est le chef d'oeuvre incontest de ce groupe fantastique!  Avec les chants grgoriens de l'intro jusqu' la pice jazz de la finale, cet album nous procure de hauts moments musicaux rappelant le meilleur de groupes tel que <b>King Crimson</b>, <b>Yes</b>, <b>Genesis</b>, <b>Gentle Giant</b> et mme <b>Jethro</b>!  Une synthse de bon progressif, quoi!  <p> J'espre que je vous ai donn le got d'explorer PFM et comme note je ne peux que donner un 9 sur 10.  Le <i>Selling England by the Pound</i> italien!!!  <p> Note : <i>9 / 10</i> <br> <a href="Jean-Sebastien.html">Jean-Sbastien Rostan</a>   <p> <hr> <p> <IMG SRC="images/cd_ombre.gif" HEIGHT=32 width=34 ALT="CD"> <A NAME="world"><b><i>The World Became the World</i> (1974)</b></a></a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="pochettes/Worldbecame.gif"><img src="lunettes2.gif" width="28" height="22" border="0" alt=""></a> <p> 1. "The Mountain", 10 : 44<br> 2. "Just Look Away", 4 : 00<br> 3. "The World Became the World", 4 : 48<br> 4. "Four Holes in the Ground", 7 : 25<br> 5. "Is My Face on Straight ?", 6 : 38<br> 6. "Have Your Cake and Beat it", 7 : 21   <p>Lnorme succs rencontr en 1973 par P.F.M. avec lalbum <i>Photos of Ghosts</i> et le single  Celebration  les emmne sur des scnes europennes toujours plus prestigieuses, devant un public toujours plus nombreux qui acclame le groupe de Milan. Et bien sr, beaucoup ne peuvent sempcher de ricaner avec condescendance devant les petits Italiens que lon appellera bientt les chantres du Spaghetti Rock. Cest bien de voir que certains ont toujours tout compris... Nanmoins, P.F.M. a de nouveaux projets, notamment celui de se faire un nom sur la scne amricaine et dans ce but conoit un nouvel album qui ne sera en fait quun habile dmarquage de leur rcent album italien <i>LIsola di niente</i> (1974), avec des textes en anglais crits une nouvelle fois par le grand <b>Pete Sinfield</b>. Et, peut-tre pour mieux toucher le public US, le groupe durcit son propos en mme temps que le quelque peu rserv Giorgio Piazza laisse la place de bassiste au trs flamboyant Patrick Djivas (ex-bassiste du fabuleux groupe <b>Area</b>).  <p> The Mountain  est une fresque pique (ddie  lancestral dieu japonais des montagnes O-Yam-Tsu-Mi) qui dbute trangement sur des choeurs grgoriens. Le groupe arrive ensuite, fougueux et soud, avec un chant extrmement tourment. Les thmes se succdent rapidement avec brio, laissant dcouvrir une nouvelle violence indite dans le son de P.F.M. Au milieu du morceau lon trouve un pont absolument superbe, gorg de mellotron et de fltes bucoliques, darpges de guitare classique. Puis la machine semballe et un thme particulirement biscornu dans lequel sentremlent des phrases complexes joues par des guitares et un Hammond bien dcids  en dcoudre. Le morceau sachve sur une conclusion dramatique des choeurs grgoriens. Surprenant.  <p>Changement de registre avec  Just Look Away ; le romantique Franco Mussida nous gratifie dune jolie quoique trs simple ballade qui fait la part belle  ses arpges de guitare classique. Les paroles dplorent avec fatalisme la cruaut du monde, rong par les gosmes et lindiffrence. Le morceau sachve sur une belle phrase de flte reprise ad coda avec dlicatesse et sensibilit.  <p>On est surpris de retrouver ensuite le dj "ancien"  Impressioni Di Settembre  dans une version anglaise,  The World Became the World , qui napporte rien  lesprit du morceau tant il tait difficile de faire mieux que loriginale parue en 1971 en single puis dans une version diffrente sur <i>Storia di un minuto</i>. Les textes de Sinfield sont bien videmment dune grande qualit potique mais linterprtation du groupe ne dcolle pas autant quon aurait t amen  lesprer. Un coup dpe dans leau semble-t-il, mme si cette version a eu au moins le mrite non ngligeable de faire connatre le morceau en Europe ou aux Etats-Unis o les premiers disques italiens navaient jamais t imports.  <p>On fera cependant moins la fine bouche devant le fameux  Four Holes in the Ground  qui consacre linterprtation passionne dun thme complexe  souhait, tarabiscot et sautillant,  limage des trilles de synthtiseurs qui constituent un riff danthologie digne des meilleures trouvailles dun <b>Gentle Giant</b>. Les textes sont galement trs savoureux, retrouvant la verve acerbe dun Pete Sinfield en colre devant la socit qui lentoure. Multipliant les ambiances charmeuses, les passages violents o une grande complexit musicale est de mise, ce morceau est un petit chef doeuvre qui constituera longtemps le cheval de bataille de P.F.M. sur scne dans sa priode amricaine.  <p> Is My Face on Straight ?  est un autre pamphlet men sur un rythme trpidant, avec de beaux orgues et de belles guitares. On retrouve une fois de plus de trs impressionnantes ruptures rythmiques et des harmonies originales qui, en plus de la grande nergie qui mane de ce titre, font de celui-ci un des moments les plus forts du disque.   <p> Have Your Cake and Beat it  est un instrumental puissant qui enfile comme sur une brochette plusieurs sections diffrentes qui voquent fortement la fusion jazz-rock (dont Patrick Djivas tait dj un aptre au sein des trs barrs Area) et la musique du <b>Genesis</b> de lpoque de <i>The Lamb Lies Down on Broadway</i>. Ce morceau souffre cependant un peu du manque de cohsion interne entre les diffrents thmes exposs : des textes auraient peut-tre aid  combler ce vide et donn plus de sens  ce morceau, sympathique au demeurant mais qui reste  mon avis en dea des exploits de <i>Photos of Ghosts</i>.  <p><i>The World Became the World</i> est donc un album mi-figue, mi-raisin qui semble hsiter entre le romantisme et la dlicatesse des premiers albums et une nouvelle orientation plus amricanise, une conception plus nergique de la musique de P.F.M. Celui-ci sloigne un peu ici de ce qui faisait son charme mais chaque groupe se doit dvoluer pour tenter de nouvelles approches, et cest exactement ce que P.F.M. a tent de faire avec cet album, qui laisse poindre linfluence grandissante des travaux du Genesis des annes 1974-76.  <p>Note technique : 8.  <p> Note : <i>7 / 10</i> <br> <a href="Julien2.html">Julien Thomas</a>   <p> <hr> <p> <IMG SRC="images/cd_ombre.gif" HEIGHT=32 width=34 ALT="CD"> <A NAME="cook"><b><i>Live in USA / Cook</i> (1974)</b></a></a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="pochettes/LiveinUSA.jpg"><img src="lunettes2.gif" width="28" height="22" border="0" alt=""></a> <p> 1. "Four Holes in the Ground", 7 : 25<br> 2. "Dove... Quando...", 4 : 34<br> 3. "Just Look Away", 8 : 11<br> 4. "Celebration / The World Became the World", 9 : 03<br> 5. "Mr. Nine Till Five", 4 : 29<br> 6. "Alta Loma Five Till Nine / William Tell Overture", 15 : 38  <p>Reprenant des extraits de concerts donns  Toronto et New York en aot 1974, <i>Cook</i> est le premier album live officiel de P.F.M. On y retrouve des morceaux anciens de la priode italienne et dautres issus des deux albums enregistrs  Londres. Le choix de ces morceaux est assez judicieux et prsente un P.F.M. au sommet de sa forme, flamboyant et inspir.  <p>Une courte introduction parle et cest parti avec une version impeccable de  Four Holes in the Ground  qui se rvle infiniment meilleure que celle parue sur <i>The World Became the World</i>. En effet, le groupe semble ici se lcher, entre gerbes incandescentes de synthtiseurs, clats de guitare et batterie hyperactive, le son est pouss  son maximum et lintensit de linterprtation rend enfin justice  la grande force de cette composition.  <p>On retrouve avec plaisir le dlicat  Dove... Quando...  dans un arrangement qui dlaisse les sonorits mdivales au profit dune remarquable partie de piano lectrique qui donne au morceau une nouvelle lgret et un charme inattendu.  <p>Franco Mussida reste seul avec sa guitare lectro-acoustique Ovation  cordes en nylon et se lance dans un solo intressant qui montre son grand talent et la grande importance de sa participation dans lentit sonore P.F.M. Il enchane avec un magnifique  Just Look Away   propos duquel on peut une nouvelle fois constater que le traitement administr sur scne frappe dune totale obsolescence la version studio. Lintensit atteint son paroxysme dans le final vibrant avec orgues, batterie et flte.  <p>Passage oblig des concerts du groupe, le trs fameux  Celebration  est ici revisit dans une astucieuse synthse des deux versions studio, double dune nergie remarquable qui reprsente bien la dimension joyeuse et festive du morceau. Un gigantesque roulement de rototoms amne la conclusion qui nest autre que le thme d Impressioni Di Settembre , avec son si caractristique riff de synthtiseurs, dans une interprtation dbride et fbrile qui sachve sur le thme  Posidon , un final somptueux o nappes dorgues, de mellotron et trilles de synthtiseurs portent lauditeur dans une grande extase (puisque je vous le dis).  <p> Mr. Nine Till Five  est revu et corrig par la fe lectricit et la desse grande vitesse, dans une intressante version qui montre quen concert, P.F.M. savait repousser ses limites et prouver que des manchots ils ntaient point. A noter la puissance tourdissante de lorgue Hammond.  <p>Le disque sachve sur  Alta Loma Five Till Nine , formidable improvisation de quinze minutes o chaque instrumentiste laisse libre cours  sa fantaisie dans des chorus glorieux autour dune adaptation du riff de  Mr. Nine Till Five . La solide rythmique impose par Di Cioccio et Djivas se mue bien vite en une incroyable chappe jazz-rock, tout le monde assure, en particulier Premoli au piano lectrique, cest un grand moment de rock progressif. Et,  moins de lire la pochette (petits malins), qui pourrait prvoir que le dlire free-form se restructurerait enfin dans une adaptation galopante et survolte de louverture du  Guillaume Tell  de <b>Rossini</b> ? La surprise est totale, et lalbum se termine donc sur une note de lyrisme o le Moog se taille la part du lion, dvastant tout sur son passage.  <p>Rsum : un trs bon album live qui rend justice aux titres de <i>The World Became the World</i> et permet de considrer dans une vue densemble les compositions les plus marquantes de P.F.M.  la fin 1974.  <p>Note technique : 8. Bonne prise de son (rien  voir avec le Bobo Club 2000).  <p> Note : <i>8 / 10</i> <br> <a href="Julien2.html">Julien Thomas</a>   <p> <hr> <p> <IMG SRC="images/cd_ombre.gif" HEIGHT=32 width=34 ALT="CD"> <A NAME="chocolate"><b><i>Chocolate Kings</i> (1976)</b></a> <p> 1. "From Under", 7 : 25<br> 2. "Harlequin", 7 : 40<br> 3. "Chocolate Kings", 4 : 45<br> 4. "Out of the Roundabout", 7 : 53<br> 5. "Paper Charms",  8 : 29  <p>Pour son quatrime album de dimension internationale (et plus que jamais calibr pour enfin toucher ce maudit public amricain qui plie mais ne rompt toujours pas), P.F.M. continue ses explorations musicales et sadjoint les services de lexcellent chanteur Bernado Lanzetti (ex-Aqua Fragile). Avec lapport vocal de celui-ci (une forte prsence vocale dont le timbre et les inflexions ne sont pas sans rappeller <b>Peter Gabriel</b> - tiens donc - ou <b>Roger Chapman</b>) et une nouvelle orientation musicale, P.F.M. va accoucher dun album superbe, <i>Chocolate Kings</i>. Celui-ci ne connatra pas plus de succs que ces prdcesseurs aux States mais verra finalement le groupe revenir couvert de gloire en Italie o il accde au statut de hros national. Ce nouvel album est donc sensiblement diffrent de <i>Photos of Ghosts</i> (1973) ou <i>The World Became the World</i> (1974) mais on peut considrer quil opre comme une judicieuse synthse entre ces deux disques, empruntant  lun sa fracheur et sa dlicatesse, tout en reprenant lapproche muscle du second (dune manire cependant beaucoup moins guinde, ce qui est dailleurs pour beaucoup dans le charme de <i>Chocolate Kings</i>).  <p> From Under  ouvre lalbum sur un riff quasi mtal-prog; cest du jamais vu chez P.F.M. mais a passe plutt bien en raison des grandes ressources de bon got du groupe. Une nappe dorgue monte, monte puis le riff repart, rapide, imprvisible. Nouvelle nappe dorgue, puis arrive la voix troublante de Lanzetti. Lorgue bauche un riff ultra-complexe, Lanzetti scrie une premire fois puis un passage majestueux fait son apparition, men par la toujours aussi dlicieuse flte de Mauro Pagani. Dans des accords imposants, guitare et orgue saturs, chant tendu, le morceau scoule avec fivre, reposant sur des dveloppements rythmiques et harmoniques complexes, privilgiant les ruptures, multipliant les cabrioles, jusquau final haletant o le groupe joue  lunisson un riff aventureux sur lequel Premoli brode des tincelles de synthtiseurs, dans une fivre possde qui ne sapaise quavec le fade-out final.  <p> Harlequin  est une autre perle qui repose une nouvelle fois sur la juxtaposition des climats, avec ruptures rythmiques, des rebondissements et des envoles furieuses. Lanzetti tire  merveille son pingle du jeu, sa voix casse et chaude apporte une dimension supplmentaire  la musique du groupe qui, mme sil sest toujours distingu par des vocaux admirables, semble avoir enfin trouv un chanteur adapt  son style, entre dlicatesse et violence, entre romantisme et urgence. Son timbre de voix rappelle volontiers celui de <b>Peter Gabriel</b> et cette ressemblance nest pas anodine dans la mesure o le groupe semble avoir galement volu dans une direction proche de <b>Genesis</b>, et on retrouve dans un morceau comme  Harlequin  un certain paralllisme voquant <i>The Lamb Lies Down on Broadway</i>.  <p>Le cas de  Chocolate Kings  est plus complexe. Avec ce morceau aux faux airs de  Celebration , on sent le groupe  la recherche dun hymne fort qui pourrait ventuellement lui apporter une reconnaissance dfinitive aux Etats-Unis. Nanmoins, avec cet hymne passablement anti-Amricain, on se trouve confront au paradoxe mme qui incita Pete Sinfield  refuser dcrire les textes de ce titre, qui tait en mme temps cens conqurir le march amricain. Cette question mise  part, le morceau est absolument formidable, avec sa rythmique nergique, ses guitares tous crocs dehors et ses impressionnants motifs de synthtiseurs.  <p> Out Of The Roundabout  dbute paisiblement sur les arpges acoustiques de Franco Mussida pour voluer ensuite vers des passages aux rythmes solides,  linstrumentation riche et puissante, avec bien sr des vocaux magnifiques de Lanzetti.  <p>Lalbum se termine sur  Paper Charms  une magnifique composition dans laquelle P.F.M. donne le meilleur de lui-mme, jouant avec les ambiances, dployant un ventail vari de possibilits rythmiques et offrant  Mauro Pagani lopportunit dexcuter lune de ses plus belles parties de violon. Lincipit de  Paper Charms  se fait tout en douceur avec de somptueuses nappes dorgue Hammond, sur lesquelles Lanzetti vient poser un chant bris et mouvant, accompagn de quelques reliefs de Moog. Puis la machine semballe, un riff incroyable jou  lunisson par claviers, violon et guitare vient compliquer laffaire. Di Cioccio joue son va-tout, fracassant toms et tambours avec une rage lgante, Mussida sert de bien belles phrases de guitare tandis que Lanzetti sgosille avec passion. Ce morceau est une conclusion admirable pour un album qui ne lest pas moins.  <p>Cet album est  recommander  tout amateur de progressif qui souhaiterait dcouvrir un chapitre passionnant de P.F.M., groupe fabuleux et versatile dont <i>Chocolate Kings</i> constitue lapoge de sa carrire internationale qui priclitera malheureusement ds 1977. Malgr des albums de qualit comme <i>Jet Lag</i> ou <i>Passpart</i>, P.F.M. naura plus le following norme qui lavait rvl comme une des valeurs les plus sres de la scne progressive europenne. Ainsi, nos amis retourneront en Italie pour exercer leurs talents dans un style plus mainstream qui ne retrouvera la flamme progressiste et ambitieuse dantan qu lore des annes 90.  <p>Note technique : 8.  <p> Note : <i>9 / 10</i>. Attention chef doeuvre :  (re)dcouvrir durgence ! <br> <a href="Julien2.html">Julien Thomas</a>   <p> <hr> <p> <IMG SRC="images/cd_ombre.gif" HEIGHT=32 width=34 ALT="CD"> <A NAME="celebration"><b><i>A Celebration</i> (1998)</b></a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="pochettes/Celebration.jpg"><img src="lunettes2.gif" width="28" height="22" border="0" alt=""></a> <p> CD 1 :<br>                                 1. 21st Century Schizoid Man<br> 2. My God<br>                                       3. Pictures of the City<br> 4. Bollate Keyboard Jam<br> 5. Four Holes in the Ground<br> 6. Is My Face on Straight ?<br> 7. Cleveland Keyboard Jam<br> 8. Mr. Nine Till Five<br> 9. Alta Loma Five Till Nine<br> 10. Spanish Jam<br> 11. Paper Charms                                                             										    <p>CD 2 :<br> 1. Four Holes in The Ground<br> 2. Chocolate Kings<br> 3. William Tell Overture<br> 4. Celebration<br> 5. Impressioni di settembre<br> 6. Poseidon<br> 7. Out of the Roundabout<br> 8. Left Handed Theory<br> 9. Dove... Quando...<br> 10. Jet Lag<br> 11. Greek Reflection<br> 12. 13. 14.  Violin Suite<br> 15. Passpart</p>  <p>Pour se reprsenter pleinement le phnomne P.F.M. en concert, on ne pourrait trouver plus indiqu que ce double live sorti en 1998 qui compile avec bonheur plus de vingt titres enregistrs au gr de divers concerts donns par le groupe entre 1971 et 1977. La qualit sonore est franchement bonne, les performances carrment excellentes et ce <i>Celebration</i> Live vaut bien la plupart des bootlegs affriolants qui jusquici taient les seuls  restituer la folie et lmerveillement des concerts de P.F.M. Mais entrons un peu dans les dtail de ce monument.  <p>Les quatre premiers titres proviennent dun concert donn  la Cartata Vetrata Di Bollate  Milan en Octobre 1971, avant lenregistrement du premier album. Attention document historique ! Trois excellentes reprises de standards de <b>King Crimson</b> et <b>Jethro Tull</b> qui dmontrent lhabilet de P.F.M.  sapproprier le rpertoire dautres groupes. Et mis  part laccent anglais encore discutable de Mauro Pagani, linterprtation de ces morceaux de bravoure est parfaite et donne envie den dcouvrir plus sur les concerts de 1971-72 (got it, mister Swinging Pig ?)  <p>Les cinq titres suivants datent, comme lalbum live <i>Cook</i>, du fameux mois daot 1974 durant lequel P.F.M. fit le tour des festivals amricains (Cleveland, Boston, New York) pour mettre  genoux le public yankee avec des concerts magistraux, mens au pas de course et formidablement excitants. Jen veux pour preuve les impeccables restitutions des morceaux de <i>The World Became the World</i> ou le remarquable binme  Mr. Nine Till Five /  Alta Loma Five Till Nine  qui confirment la grande prsence du groupe sur scne, sa capacit  donner une nouvelle dimension  son rpertoire dans une approche relevant un peu de la dfenestration... Il faut ici signaler la prsence de jams enflammes qui confirment la rputation monstre du groupe en matire dimprovisation, dans tous les registres : jazz-rock, fusion,  tendence hispanisante ou singulirement western.  <p>Les deux derniers titres du CD 1 et les six premiers du CD 2 ont t enregistrs lors dun concert remarquable  Palerme en octobre 1976. Cest l la formation de <i>Chocolate Kings</i>, avec Bernardo Lanzetti au chant, qui reprend quelques classiques du groupe plus de glorieux extraits de lalbum pr-cit. Linterprtation du groupe combine puissance et finesse et les interventions vocales de Lanzetti sont un apport formidable  la formule sonore de P.F.M.  <p>On trouve ensuite un enregistrement rare de  Out of the Roundabout   Porto Recanati (Septembre 1977) pour la radio italienne. La version ici propose est trs bonne, mme si elle ne sloigne pas vraiment de loriginale en studio.  <p>Les huit derniers titres proviennent dun concert donn  Fano en Septembre 1977. Le rpertoire abord ici est large puisque lon retrouve le magnifique  Dove... Quando...  dans une version rnove qui trahit labsence de Mauro Pagani, parti  la mi-1977 et remplac sur lalbum Jet Lag par Gregory Bloch. On trouve galement une interprtation muscle de  Jet Lag  (dans une veine trs <b>Genesis</b>ienne...) et la petite douceur  Passpart  qui tmoignent de lorientation prise par le groupe  la fin des seventies, voluant et aboutissant  une musique simplifie, de varit italienne de qualit, plus accessible mme si moins intressante pour nous aut progressophiles.  <p>Au final un trs agrable moment pass avec Premiata Forneria Marconi live, de grands moments de musique, de folie et dimprovisation. On regrettera cependant que le prsent recueil ne fasse pas figurer plus de titres de la priode italienne ( Appena un po ,  La Carrozza di Hans ,  Per un amico , etc...) qui reste  mon avis la plus intressante du groupe.  <p>Note technique : 8. Enregistrements de diffrentes sources (a se sent) mais trs bon son.  <p> Note : <i>8 / 10</i> <br> <a href="Julien2.html">Julien Thomas</a>  </td> </tr> </table> <!-- Tableau  droite : fin -->  </BODY> </HTML> 
