<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.5 [fr] (Macintosh; I; PPC) [Netscape]">    <title>Hommage &agrave; Alain Vanzo</title> <!-- saved from url=(0051)http://users.skynet.be/sky79514/critiques/lucia.htm --> </head> <body text="#000000" bgcolor="#FFFFFF" link="#0000FF" vlink="#551A8B" alink="#0000FF"> <a NAME="haut"></a> <center><table BORDER=0 CELLPADDING=0 COLS=2 WIDTH="620" > <caption>&nbsp;</caption>  <tr> <td WIDTH="100"></td>  <td WIDTH="520"> <center><b><font face="Abadi MT Condensed Light">A C T U A L I T E (S)</font></b></center> </td> </tr>  <tr> <td>&nbsp;</td>  <td> <center><b><font face="Abadi MT Condensed Light"><font color="#FFFFFF">...</font></font></b></center> </td> </tr>  <tr> <td></td>  <td> <center><font face="Verdana"><font size=-2><a href="../actu.htm">[ Sommaire de la rubrique ]</a></font></font></center> </td> </tr> </table></center>  <center><table BORDER=0 CELLPADDING=0 WIDTH="620" > <caption>&nbsp;</caption>  <tr> <td VALIGN=CENTER ROWSPAN="2" WIDTH="100" BGCOLOR="#000080" bordercolor="#000080"> <center>......</center> </td>  <td WIDTH="520"> <br>&nbsp; <br>&nbsp; <table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=30 COLS=1 WIDTH="100%" > <caption><img SRC="photos/vanzo1.jpg" NOSAVE BORDER=0 height=198 width=144> <br><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>(photo : Alain Vanzo)</font></font></caption>  <tr> <td VALIGN=TOP> <center><b><font face="Arial,Helvetica">Adieu au prince du chant fran&ccedil;ais</font></b> <br><b><font face="Arial,Helvetica">Alain Vanzo 1928- 2002</font></b></center> </td> </tr>  <tr> <td> <div style="TEXT-ALIGN: justify"><i><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Avant tout, la beaut&eacute; d'un timbre unique. Une clart&eacute; exemplaire, une articulation impeccable, un go&ucirc;t supr&ecirc;me. Alain Vanzo fut certainement le Prince du chant fran&ccedil;ais, et avec lui dispara&icirc;t toute une &eacute;poque. Epoque malheureusement peu favorable, en France du moins, &agrave; l'Op&eacute;ra, celle de l'apr&egrave;s- guerre. Le th&eacute;&acirc;tre lyrique &eacute;tait mal consid&eacute;r&eacute;, jug&eacute; d&eacute;suet, mort m&ecirc;me. Les ann&eacute;es 60, et 70 surtout, verront Vanzo faire triompher le r&eacute;pertoire fran&ccedil;ais et italien sur les sc&egrave;nes internationales, sans pour autant conna&icirc;tre la gloire absolue des Domingo ou autres Pavarotti. Il &eacute;tait n&eacute; trop t&ocirc;t, et le prodigieux succ&egrave;s du genre op&eacute;ra ne submergera le monde qu'un peu plus tard. Durant ces ann&eacute;es un peu creuses, il porta seul le flambeau de r&ocirc;les tels que Nadir, G&eacute;rald ou Raoul, fleurons du patrimoine fran&ccedil;ais. Mozart, Donizetti ou Verdi le tent&egrave;rent et il chanta Ottavio, Ashton et Alfredo. Mais c'est par ses r&ocirc;les fran&ccedil;ais qu'il restera au Panth&eacute;on du chant du XX&egrave;me si&egrave;cle. Personne d'autre que lui n'aura interpr&eacute;t&eacute; " Je crois entendre encore " , " Fantaisie aux divins mensonges " ou " Beaut&eacute; divine, enchanteresse " de mani&egrave;re si suave, si h&eacute;doniste. L&agrave; r&eacute;sidait le secret d'Alain Vanzo : atteindre l'extase vocale par un usage parfait d'une &eacute;mission id&eacute;alement contr&ocirc;l&eacute;e. Gr&acirc;ce &agrave; lui, le r&eacute;pertoire fran&ccedil;ais a parcouru, indemne, la travers&eacute;e du d&eacute;sert de ces d&eacute;cennies infertiles, et conna&icirc;t actuellement une &eacute;clatante renaissance. Ce n'est pas l&agrave; le moindre m&eacute;rite de cette voix r&ecirc;veuse...</font></font></i> <div align=right><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Bruno Peteers</font></font></b> <hr SIZE=1 WIDTH="100%"></div> <b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Deux hommages spontan&eacute;s...</font></font></b> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Quelle douloureuse surprise d'apprendre le d&eacute;c&egrave;s d'un artiste beaucoup trop m&eacute;connu en comparaison d'une gloire par trop excessive de certains de ses coll&egrave;gues de l'&eacute;poque !</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>N&eacute; en 1928, Alain Vanzo avait gard&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es une certaine fraicheur de timbre ! Il m'a &eacute;t&eacute; donn&eacute; de l'entendre il y a 4 ans &agrave; Nancy lors d'un gala donn&eacute; en l'honneur de Jacqueline Brumaire. Alain Vanzo dont la carri&egrave;re, certes en rien n&eacute;gligeable, n'a pas pris tout l'envol qu'elle m&eacute;ritait, a toujours regrett&eacute; de n'avoir pas &eacute;t&eacute; trait&eacute; par les m&eacute;dias fran&ccedil;ais (radio et t&eacute;l&eacute;vision) sur le meme plan que ses n&eacute;anmoins amis Placido Domingo et Luciano Pavarotti. Et pourtant ! Avec lui, s'&eacute;teint une p&eacute;riode du chant fran&ccedil;ais ! Il &eacute;tait avec Nicolai Gedda et Alfredo Kraus, le t&eacute;nor le plus apte &agrave; rendre justice au r&eacute;pertoire fran&ccedil;ais tout en &eacute;tant capable de r&eacute;elles merveilles dans l'op&eacute;ra italien ! C'est d'ailleurs dans Lucia di Lammermoor de Donizetti aux cot&eacute;s de Joan Sutherland qu'en 1960 &agrave; Paris il acc&egrave;de &agrave; la notori&eacute;t&eacute; en obtenant un triomphe &agrave; peine inf&eacute;rieur &agrave; celui remport&eacute; par la nouvelle star du Bel Canto. D'ailleurs Richard Bonynge ne se souviendra t'il pas de lui pour l'enregistrement chez DECCA de Lakm&eacute; de Delibes ?</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>En 1965 c'est aux c&ocirc;t&eacute;s de Montserrat Caball&eacute; qui acc&egrave;dait ce soir l&agrave; au statut de diva au Carnegie Hall de New York dans Lucrezia Borgia de Donizetti, qu'il prend &agrave; son tour une dimension internationale. Toutefois il lui faudra attendre 1985 pour faire un retour triomphal &agrave; l'Op&eacute;ra de Paris dans le r&ocirc;le principal de Robert Le Diable de Meyerbeer en alternance avec Rockwell Blake. En effet l'&egrave;re Liebermann, ax&eacute;e essentiellement sur le star- system, n'a pas &eacute;t&eacute; tr&egrave;s propice &agrave; Alain Vanzo qui dut se contenter des grandes sc&egrave;nes de province (Lille, Marseille, Toulouse, Nancy, Nice,...) !</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Sa voix &eacute;tait tr&egrave;s lumineuse, s'&eacute;panouissant &agrave; sa belle &eacute;poque dans un aigu &eacute;clatant jusqu'au contre- r&eacute; qu'il savait faire en voix de poitrine mais qu'il mixait &eacute;galement de fa&ccedil;on exquise ! La diction &eacute;tait irr&eacute;prochable et le style scrupuleusement respect&eacute; !</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Sa discographie, trop maigre, est en grande partie compos&eacute;e au studio de disques d'extraits d'op&eacute;ras italiens chant&eacute;s en fran&ccedil;ais, ce qui peut indisposer ! ! En revanche, presque tout ce que le disque a conserv&eacute; d'Alain Vanzo dans le r&eacute;pertoire fran&ccedil;ais est une splendeur !</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>En fait, Alain Vanzo est au t&eacute;norat fran&ccedil;ais ce que Robert Massard est aux barytons fran&ccedil;ais ! Et ce n'est pas dans ma bouche un petit compliment !</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Au revoir M. Vanzo ! Nous vous aimions et nous sommes d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s nombreux &agrave; vous regretter !</font></font> <br>&nbsp; <div align=right><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>J&eacute;r&ocirc;me Royer</font></font> <br><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Message initialement publi&eacute; sur le Forum</font></font> <br> <hr SIZE=1 WIDTH="100%"></div> <font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Je venais justement d'acqu&eacute;rir ce week- end un enregistrement du Werther de Vanzo &agrave; l'Op&eacute;ra de paris en 78 o&ugrave; il est merveilleux, peut- &ecirc;tre m&ecirc;me le meilleur Werther que je connaisse. Bien que diff&eacute;rent, &agrave; tout le moins comparable en qualit&eacute; aux deux autres t&eacute;nors qui, par leur r&eacute;pertoire, lui ont souvent &eacute;t&eacute; associ&eacute; : Alfredo Kraus et Nicolai Gedda.</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>La mort d'Alain Vanzo, ce n'est pas une triste nouvelle "pour le chant fran&ccedil;ais", c'est une triste nouvelle pour tous les amateurs d'op&eacute;ra et notamment d'op&eacute;ra fran&ccedil;ais.</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Au panth&eacute;on des t&eacute;nors, restera son timbre de velours, ses mezza voce fr&eacute;missantes, sa chaleur d'expression. A mon go&ucirc;t, personne n'a jamais aussi bien chant&eacute; G&eacute;rald et surtout "Fantaisie, &ocirc; divins mensonges", personne !</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Que nous reste-il aussi une int&eacute;grale de son Chevalier des Grieux ou bien encore un enregistrement sur le vif de 1960 o&ugrave; au Palais Garnier, avec Robert Massard, son complice de tant d'enregistrements hexagonaux, il donnait la r&eacute;plique &agrave; une jeune Lucia : Joan Sutherland.</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Car Vanzo ne chantait pas que l'op&eacute;ra fran&ccedil;ais, on l'oublie parfois. Un soir de 1965, &agrave; Carnegie Hall, dans Lucrezia Borgia, c'est aussi lui qui donnait la r&eacute;plique &agrave; une chanteuse que le monde entier d&eacute;couvrait : Montserrat Caballe.</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Qui, en outre, a d&eacute;j&agrave; entendu Alain Vanzo chanter Mozart, Ottavio surtout, sait &agrave; quel point il est regrettable qu'on ne lui ait pas plus propos&eacute; ce genre d'emplois.</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Et je pourrais parler longuement du contre- ut fil&eacute; de Salut demeure chaste et pure ; de la le&ccedil;on de ligne de Je crois entendre encore ; de la fraicheur de ses Vincent, en 1968, en 1972 et en 1980 encore ; de l'humour de Piquillo ou de Fritz ; de ses innombrables Duc de Mantoue et autres Alfredo, certes en fran&ccedil;ais mais que n'auraient pas reni&eacute; Verdi ; de son Don Carlos m&ecirc;me, sur sc&egrave;ne et &agrave; la radio, que j'aimerais tant entendre en entier...</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Au moment o&ugrave; Camille app&egrave;le notre attention sur un jeune et excellent t&eacute;nor, Joseph Calleja, dont la voix m'avait tant fait penser &agrave; celle de Vanzo pour le moelleux du timbre et la ma&icirc;trise du mezza voce, voil&agrave; que d&eacute;c&egrave;de un des t&eacute;nors les plus subtiles qu'on ait entendu, c'est triste en v&eacute;rit&eacute;.</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Xavier</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>PS : Comme quoi, J&eacute;r&ocirc;me et moi, sans nous concert&eacute;, avons &eacute;crit des choses similaires.</font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>D'autres infos : en sus d'extraits en fran&ccedil;ais d'op&eacute;ras italiens, Vanzo a beaucoup enregistr&eacute; pour l'ORTF des "Soir&eacute;es lyriques" entour&eacute; de Massard, Bacquier, Micheau, Esposito, Bianco, Guiot et autres Adrien Legos. Chant du monde en a &eacute;dit&eacute; pas mal en CD.</font></font> <br>&nbsp; <div align=right><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Xavier Luquet</font></font></b> <br><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Message initialement publi&eacute; sur le Forum</font></font></div> </div> </td> </tr> </table>  <center><a href="http://www.forumopera.com"><img SRC="../images/forumopera.gif" NOSAVE BORDER=0 height=63 width=100></a></center> </td> </tr>  <tr> <td> <center><font face="Verdana"><font size=-2>[ <a href="http://www.forumopera.com">Sommaire de la Revue</a> ] [ <a href="#haut">haut de page </a>]</font></font></center> </td> </tr> </table></center>  </body> </html> 
