<html>   <head>     <title>       Expositions pass&eacute;es-Holly King      </title>   </head>   <body bgcolor="#ffffff" link="#336666" alink="#99ffff" vlink="#333399">     <center>       <IMG SRC="images/expo-passees.gif" BORDER=0 WIDTH=319 HEIGHT=47>       <br>       <table border="0" cellpadding="15" cellspacing="0" width="480">         <tr>           <td align="center"><img src="images/hollyking.gif" alt="Holly King" width="165" height="53" border="0">                        <P> <!--titre-->           du 23 septembre au 5 d&eacute;cembre 1999            <br>            Pavillon Jean-No&euml;l Desmarais</td>         </tr> 		<tr>            <td> 		 		         <DIV STYLE="text-align:justify;"><B>Depuis pr&egrave;s de quinze ans d&eacute;j&agrave;, la Montr&eacute;alaise <a href="http://artmontreal.com/king">Holly King</a> se rend &agrave; son atelier dans un but tr&egrave;s pr&eacute;cis : transformer des maquettes faites de broche et de papier m&acirc;ch&eacute; en des paysages profonds et myst&eacute;rieux. La d&eacute;marche est &agrave; peu pr&egrave;s toujours la m&ecirc;me : construire les diff&eacute;rents &eacute;l&eacute;ments de la g&eacute;ographie, rochers, chutes d'eau, terrasses, for&ecirc;ts, peindre les ciels qui iront en arri&egrave;re de la sc&egrave;ne, arranger le tout sur une grande table de travail, puis, enfin, r&eacute;gler l'&eacute;clairage. L'appareil photographique, un Mamiya 6x7, est fix&eacute; sur le tr&eacute;pied, droit devant la sc&egrave;ne. Selon le degr&eacute; d'ouverture de la lentille, le paysage appara&icirc;tra plus ou moins profond et, finalement, plus ou moins cr&eacute;dible.</B><P>  <B>La r&eacute;alit&eacute; transform&eacute;e</B><BR> Holly King aborde la photographie &agrave; rebours de sa fonction premi&egrave;re. Elle ne documente pas un r&eacute;el d&eacute;j&agrave; existant, elle transforme une r&eacute;alit&eacute; enti&egrave;rement construite en un paysage qui pourrait &ecirc;tre vrai, mais dont on per&ccedil;oit bien, tout de m&ecirc;me, l'artificialit&eacute;. Dans toutes ses manipulations de maquettes et de lumi&egrave;res, Holly King se garde bien de nous faire oublier que cette mer qui se brise contre un rocher, c'est en fait un petit amas de papier cellophane froiss&eacute;. Ce faisant, comme elle s'en explique elle-m&ecirc;me, Holly King rend palpable le propre de l'exp&eacute;rience du paysage, &agrave; savoir son caract&egrave;re inatteignable. "Ces uvres parlent de l'impossibilit&eacute; de faire l'exp&eacute;rience du paysage. Je suis int&eacute;ress&eacute;e par le fait que nous ne puissions pas pr&eacute;tendre &agrave; cette exp&eacute;rience, m&ecirc;me entour&eacute;s de la splendeur d'un site. Il persiste toujours un sentiment de distance en ce sens que m&ecirc;me si nous sommes dans le paysage, nous n'en sommes pas." ("Holly King",<U> Diagonales Montr&eacute;al : 10 monographies</U>, Montr&eacute;al, <I>Parachute</I>, 1992). <p><center> <a href="kinglucent.html"><img src="images/lucent.gif" alt="Lueur" width="159" height="134" border="0"></a><p> <a href="kinglucent.html">Lueur</a> </center> <P> 	Organis&eacute;e par Pierre Dessureault, du Mus&eacute;e canadien de la photographie contemporaine, o&ugrave; elle avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e l'automne pass&eacute;, l'exposition <I>Holly King : territoires de l'imaginaire</I>, qui regroupait vingt et une uvres, dont les cinq toutes derni&egrave;res pi&egrave;ces de l'artiste, ajout&eacute;es en primeur pour l'&eacute;tape montr&eacute;alaise, permettait de retracer l'&eacute;volution de cette d&eacute;marche depuis ses d&eacute;buts. En effet, si la m&eacute;thode et l'objectif de Holly King demeuraient pour ainsi dire inchang&eacute;s depuis les premiers paysages, les uvres elles-m&ecirc;mes variaient consid&eacute;rablement d'une s&eacute;rie &agrave; l'autre, et r&eacute;v&eacute;laient une complexit&eacute; de nuances et de r&eacute;f&eacute;rences que n'aurait pas laiss&eacute; soup&ccedil;onner, &agrave; premi&egrave;re vue, la simplicit&eacute; de leur gen&egrave;se.  <p><center> <a href="kingtoundra.html"><img src="images/partage_toundra_a.gif" alt="Au partage de la Toundra" width="156" height="110" border="0"></a><p> <a href="kingtoundra.html">Au partage de la Toundra</a> </center> <P> 	Les premi&egrave;res s&eacute;ries, "Les eaux" (1985) et "Had&egrave;s : les rivi&egrave;res" (1986), mettaient en sc&egrave;ne le jeu des forces &eacute;l&eacute;mentaires, dans des d&eacute;cors qui semblaient tout droit sortis de la mythologie grecque. Avec les uvres de la s&eacute;rie "Les royaumes de la nuit" (1986), la pr&eacute;sence de l'homme appararaissait discr&egrave;te, fragile, comme dans le Phare aux furies (1986), par exemple, o&ugrave; l'admiration qu'a l'artiste pour la peinture de Turner transparaissait clairement. D'une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, d'ailleurs, de s&eacute;rie en s&eacute;rie, les paysages de Holly King tendaient &agrave; se charger de connotations de plus en plus subjectives. Ainsi les pi&egrave;ces du cycle intitul&eacute; "Les jardins" (1990-1992) nous donnaient &agrave; voir des sc&egrave;nes &agrave; &eacute;chelle humaine, for&ecirc;ts, sous-bois, photographi&eacute;s "de l'int&eacute;rieur", du point de vue du promeneur.<P>  <B>Symbolique de la mort et de la douleur</B><BR> En 1995, cette subjectivit&eacute; &eacute;tait &agrave; son fa&icirc;te, alors que les paysages tr&egrave;s sublimes de la s&eacute;rie "Prisonnier des vents aveugles", m&ecirc;me inhabit&eacute;s, exprimaient la d&eacute;solation et la perte et que le cycle des "Roses", seule exception dans la d&eacute;marche paysagiste de Holly King, d&eacute;ployaient toute une symbolique de la mort et de la douleur qui rappelait directement la tradition picturale des natures mortes. Tout r&eacute;cemment, comme le montraient les derni&egrave;res cinq pi&egrave;ces ajout&eacute;es &agrave; l'exposition, l'artiste semblait avoir pris le parti d'un certain naturalisme, avec des paysages vibrants de lumi&egrave;re mais sereins, presque bucoliques.<P>   L'exposition <I>Holly King : territoires de l'imaginaire</I> &eacute;tait organis&eacute;e et mise en circulation par le Mus&eacute;e canadien de la photographie contemporaine, affili&eacute; au Mus&eacute;e des beaux-arts du Canada. Elle &eacute;tait pr&eacute;sent&eacute;e dans le cadre du Mois de la photo 1999 &agrave; Montr&eacute;al. St&eacute;phane Aquin, conservateur de l'art contemporain au Mus&eacute;e des beaux-arts de Montr&eacute;al, &eacute;tait responsable de la pr&eacute;sentation de l'exposition &agrave; Montr&eacute;al. L'artiste recevait l'appui du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres, et du CUPFA. La pr&eacute;sentation &agrave; Montr&eacute;al de l'exposition b&eacute;n&eacute;ficiait du soutien de Corlab.<P>   <B>Qui est Holly King ?</B><BR> N&eacute;e &agrave; Montr&eacute;al en 1957, Holly King, apr&egrave;s des &eacute;tudes en arts plastiques au c&eacute;gep Dawson, s'inscrit &agrave; l'Universit&eacute; Laval, &agrave; Qu&eacute;bec, en 1976, pour ensuite terminer une ma&icirc;trise &agrave; l'Universit&eacute; York de Toronto entre 1979 et 1981. Les trois ann&eacute;es qu'elle passe &agrave; Qu&eacute;bec seront toutefois les plus d&eacute;terminantes, alors que le d&eacute;partement des arts plastiques de Laval, qui pr&ocirc;ne une approche acad&eacute;mique privil&eacute;giant l'interdisciplinarit&eacute;, forme un milieu particuli&egrave;rement vivant. C'est des d&eacute;cors peints de ses premi&egrave;res performances, r&eacute;alis&eacute;es pour le centre d'artistes La chambre blanche, dont elle est l'une des membres fondatrices, que d&eacute;rivera sa pratique photographique ult&eacute;rieure.<P> 	C'est &agrave; ce titre de photographe que Holly King conna&icirc;tra le plus de succ&egrave;s, et contribuera de la fa&ccedil;on la plus significative &agrave; fa&ccedil;onner le profil de l'art canadien au cours des ann&eacute;es 1980, donnant certaines de ses plus belles r&eacute;alisations &agrave; la photographie dite de mise en sc&egrave;ne, et participant &agrave; de nombreuses expositions collectives au Canada et &agrave; l'&eacute;tranger. L'exposition <I>Holly King : territoires de l'imaginaire</I> &eacute;tait la premi&egrave;re exposition de caract&egrave;re r&eacute;trospectif consacr&eacute;e &agrave; Holly King &agrave; &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Montr&eacute;al. En 1993, le Mus&eacute;e d'art de Joliette avait pr&eacute;sent&eacute; une s&eacute;lection d'uvres allant de 1983 &agrave; 1993.<P> 	L'uvre de Holly King figure dans la plupart des grandes collections publiques du Canada, ainsi que dans plusieurs collections particuli&egrave;res &agrave; l'&eacute;tranger. Le Mus&eacute;e des beaux-arts de Montr&eacute;al poss&egrave;de deux pi&egrave;ces de l'artiste, <I>R&ecirc;verie sur la haute mer</I>, de 1989 (acquise en 1990), et <I>Le silence de l'absence</I>, de 1997 (acquise en 1998). Cette derni&egrave;re pi&egrave;ce, de la s&eacute;rie "La for&ecirc;t enchanteresse", figurait dans l'exposition.<P>  <B>Rencontre avec Holly King</B><BR> Le visiteur &eacute;tait invit&eacute; &agrave; rencontrer Holly King et &agrave; voir l'exposition en sa compagnie, dans le cadre des Journ&eacute;es de la culture.<P>  Le dimanche 26 septembre, &agrave; 13 h, en fran&ccedil;ais;<BR> Le dimanche 26 septembre, &agrave; 15 h, en anglais;<BR>  Le mercredi 20 octobre, &agrave; 18 h, en fran&ccedil;ais;<BR>  Le mercredi 27 octobre, &agrave; 18 h, en anglais. <P></DIV>           <tr> <!--logo-->           <td align="center">             <p>               <br>             <center>               <b>                 courriel :</b>               <a href="mailto:webmaster@mbamtl.org">                 webmaster@mbamtl.org</a>             </center>             <br>             <p>             <center>               <a href="../sommaire.html">                 <img src="../images/sommaire.gif" width="90" height="100" border="0"></a>             </center>             <br>             <br>             <center>               <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="480">                 <tr>                   <td valign="bottom" align="center">                     <font size="2">                       [&nbsp;<a href="/sommaire.html">                         Retour&nbsp;au&nbsp;sommaire</a>&nbsp;]                      </font>                     <font size="2">                       [&nbsp;<a href="/cettesemaine/cetsemaine.html">                         Cette&nbsp;semaine</a>&nbsp;]                      </font>                     <font size="2">                       [&nbsp;<a href="/en_cours/en_cours.html">                         Expositions&nbsp;en&nbsp;cours</a>&nbsp;]                      </font>                     <br>                     <font size="2">                       [&nbsp;<a href="/impliquezvous/index.html">                         Impliquez-vous!</a>&nbsp;]                      </font>                     <font size="2">                       [&nbsp;<a href="/exposition/a_venir.html">                         Expositions&nbsp;&agrave;&nbsp;venir</a>&nbsp;]                      </font>                     <font size="2">                       [&nbsp;<a href="/expopassees/expopassees.html">                         Expositions&nbsp;pass&eacute;es</a>&nbsp;]                      </font>                     <br>                     <font size="2">                       [&nbsp;<a href="/education/index.html">                         Activit&eacute;s&nbsp;pour&nbsp;tous</a> &nbsp;]                      </font>                     <font size="2">                       [&nbsp;<a href="/boutiques/boutiques.html">                         Boutique-Librairie</a>&nbsp;]                      </font></td>                 </tr>               </table>             </center></td>         </tr>       </table>     </center>   </body> </html> 
