<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN"> <HTML>  <HEAD> 	<META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html;CHARSET=iso-8859-1"> 	<META NAME="GENERATOR" Content="Visual Page 2.0 for Windows"> 	<TITLE>untitled</TITLE> </HEAD>  <BODY TEXT="black" BGCOLOR="white">  <P> <TABLE BORDER="0" WIDTH="625" HEIGHT="415" BGCOLOR="white"> 	<CAPTION> 		<H2 ALIGN="RIGHT"><B><I><FONT COLOR="silver" FACE="Arial">L'invit&eacute;e du moi</FONT></I></B> 	</CAPTION> 	<TR> 		<TD VALIGN="TOP" BGCOLOR="white"> 			<P ALIGN="CENTER"><B><FONT SIZE="4" COLOR="#CC0000" FACE="Arial, Helvetica">Thouraya Miladi</FONT></B><FONT SIZE="2" 			FACE="Arial, Helvetica"><BR> 			</FONT><B><FONT FACE="Arial, Helvetica">La voix qui enchante le Sud</FONT></B></P> 			<P><IMG SRC="images/sp16.jpg" WIDTH="227" HEIGHT="340" ALIGN="RIGHT" BORDER="1" HSPACE="8" VSPACE="5"><B><FONT 			SIZE="2" FACE="Arial, Helvetica">Elle n'est &eacute;videmment pas la plus ancienne des animatrices de radio, mais, 			&agrave; coup s&ucirc;r, c'est celle qui a utilis&eacute; le micro dans plus d'une sp&eacute;cialit&eacute;. Au 			point d'en avoir fait un art. Qui le lui a tr&egrave;s bien rendu.</FONT></B><FONT SIZE="2" FACE="Arial, Helvetica"><BR> 			<BR> 			</FONT><B><FONT SIZE="4" COLOR="#CC0000" FACE="Arial, Helvetica">P</FONT></B><FONT SIZE="2" FACE="Arial, Helvetica">arlant 			des artistes, on a pris l'habitude, quand c'est le cas, de trouver que ce petit brin de folie est, chez beaucoup, 			ce qui en fait justement des artistes. Ou en rajoute un peu. Chez Thouraya Miladi, c'est inutile de chercher cette 			lubie. A la place, on trouve plut&ocirc;t un charme tout discret et une &eacute;l&eacute;gance dans le verbe et 			le geste qui, paradoxalement, d&eacute;noncent une grande &eacute;nergie artistique qui se passe de toute ostentation 			extravagante. Disons, c'est plus simple, qu'elle n'a pas besoin de cette once de folie pour se singulariser. Quand 			on est servi par un si beau visage et une voix si ang&eacute;lique, il faudrait &ecirc;tre vraiment fou pour afficher 			de surcro&icirc;t un apparat fantasque. Et de toute mani&egrave;re, les v&eacute;ritables artistes ne sont pas 			ceux, ou celles, qui montent un jour au z&eacute;nith pour sombrer le surlendemain dans un anonymat total. Depuis 			vingt-deux ans, la voix de Thouraya c&acirc;line le micro et caresse l'oreille de ses auditeurs. <BR> 			<BR> 			Sfaxienne pure, mais pas simple, Thouraya Miladi, qui ne porte pas vraiment ses 42 ans, est n&eacute;e d'une famille 			plut&ocirc;t modeste et conservatrice. Sauf que &quot; papa n'arr&ecirc;te pas de fredonner des airs de Mohamed 			Abdelwaheb dont il est un inconditionnel &quot;.<IMG SRC="images/p18-3.jpg" WIDTH="210" HEIGHT="323" ALIGN="RIGHT" 			BORDER="1" HSPACE="8" VSPACE="4"> Et ce p&egrave;re m&eacute;lomane, sans qu'il l'ait vraiment voulu ou cherch&eacute;, 			va pousser cette cadette de ses enfants vers la musique. D&egrave;s le lyc&eacute;e, Thouraya s'adonne &agrave; 			la chanson avec un penchant prononc&eacute; pour la musique noble, ce qui lui vaudra, plus tard, d'&ecirc;tre l'honn&ecirc;te 			interpr&egrave;te des po&eacute;sies en arabe litt&eacute;raire d'Abdelmajid Hadj Kacem, de la Palestinienne Tala&acirc;t 			Refai, du Jordanien Mohamed Hussein Khriss et du Tunisien Habib Lassoued. C&ocirc;t&eacute; composition, on va 			trouver des noms et non des moindres : Mohamed Driss, Mohamed H&eacute;di et Abellatif El A&iuml;di. Le premier 			&agrave; lui reconna&icirc;tre son talent de cantatrice n'est autre que feu Mohamed Jammoussi qui, apr&egrave;s 			le succ&egrave;s de El Azoul au Festival d'Hammamet et en sa pr&eacute;sence, lui donne carte blanche pour interpr&eacute;ter 			tout son r&eacute;pertoire. C'est un double prestige pour la jeune Thouraya puisque, de toutes fa&ccedil;ons, elle 			compte &agrave; son actif une bonne dizaine de chansons propres. <BR> 			<BR> 			Mais bien avant cette carri&egrave;re dans la musique, &agrave; laquelle Thouraya ne tarde pas &agrave; mettre 			un terme, elle est, d&egrave;s l'obtention de son dipl&ocirc;me en T.E.A., engag&eacute;e en 1980 par la Radio 			de la capitale du Sud : Sfax. Pendant un certain temps animatrice, elle finit, exp&eacute;rience aidant, par &ecirc;tre 			elle-m&ecirc;me productrice d'&eacute;missions qui ont aujourd'hui pignon surantenne. Il s'agit, pour l'essentiel, 			de Sayydett min dhahab (Des femmes en or) le mardi, et Abir Assabah (Brise matinale) le samedi &agrave; partir 			de 5 heures du matin. <BR> 			A Tunis, Thouraya Miladi est aussi un nom fort connu, et ce m&ecirc;me si elle ne s'y est pas produite &agrave; 			plusieurs reprises. On lui doit, grosso modo, une participation appr&eacute;ciable &agrave; une tourn&eacute;e 			avec la Troupe Nationale de Musique sous la direction d'Abderrahmane Ayadi. Probablement pas pour cette tourn&eacute;e, 			mais Thouraya reste pour le public de Tunis cette voix merveilleuse qui enchante le Sud tunisien depuis pr&egrave;s 			d'un quart de si&egrave;cle, et une pr&eacute;sence certaine sur la sc&egrave;ne, <IMG SRC="images/sp20-2.jpg" 			WIDTH="425" HEIGHT="171" ALIGN="RIGHT" BORDER="1" HSPACE="8" VSPACE="8">d'abord pour son talent de chanteuse, ensuite 			pour sa qualit&eacute; d'animatrice de grands concerts. Sur ce dernier registre, on lui reconna&icirc;t, sans discussion, 			le m&eacute;rite d'animer, ou de pr&eacute;senter, les r&eacute;citals par des po&egrave;mes savamment et suavement 			prononc&eacute;s. Avec elle, on comprend que le micro n'est pas un boulot, mais un art. Un art qui a tr&egrave;s 			t&ocirc;t assis sa notori&eacute;t&eacute; &agrave; toute l'&eacute;chelle nationale. Sauf qu'on ne comprend toujours 			pas que la t&eacute;l&eacute;vision, malgr&eacute; sa frimousse, sa pr&eacute;sence et sa voix duveteuse, n'ait 			pas song&eacute; &agrave; elle &agrave; ce jour. Qu'importe ! A seulement l'entendre, on peut ais&eacute;ment deviner 			toute la finesse, la d&eacute;licatesse et la gr&acirc;ce qui se cachent derri&egrave;re la voix enchanteresse. 			<BR> 			Thouraya Miladi est devenue Madame Masmoudi en 1983. Son mari lui a offertNon, c'est elle la plus gentille ; elle 			lui a offert Fatma qui a aujourd'hui 16 ans, Meriem, 13 ans, et Brahim, 10 ans. Des pr&eacute;noms qui disent un 			peu le conservatisme de la famille. C'est, respectivement, le pr&eacute;nom de la fille du proph&egrave;te, celui 			de la Sainte Vierge, et celui du p&egrave;re des Musulmans. <BR> 			Question, tout de m&ecirc;me. Les enfants de Thouraya seront-ils des imams, des chanteurs ou des animateurs de 			radio ? Attendons Fatma pour savoir</FONT></P> 			<P ALIGN="RIGHT"><B><FONT SIZE="2" FACE="Arial, Helvetica">Mohamed Bouamoud</FONT></B></P> 			<P ALIGN="CENTER"><B><FONT SIZE="2" COLOR="black" FACE="Arial, Helvetica">[</FONT></B><A HREF="../864/sommaire.html"><B><FONT 			SIZE="2" FACE="Arial, Helvetica"> </FONT></B></A><A HREF="sommaire.html"><B><FONT SIZE="2" FACE="Arial, Helvetica">Sommaire</FONT></B></A><B><FONT 			SIZE="2" FACE="Arial, Helvetica"> ]</FONT></B> 		</TD> 	</TR> </TABLE>   </BODY>  </HTML> 
