<html> <head> <script language="javascript"> function openwin(page, width, height) {         newWin = window.open(page, "Vaux_le_Vicomte","status=no,toolbar=no,scrollbars=no,width="+width+",height="+height)         if (navigator.userAgent.indexOf('MSIE')==-1) {newWin.focus()} } </script> 	<title>Vaux le Vicomte : Histoire du ch&acirc;teau</title> </head>  <body background="../fond.gif" link="#004C2B" alink="#009854" vlink="#009854">  <table border="0" width="700" align="center">   <tr>      <td><div align="left"><img src="images/hist_chat.jpg" alt="" border="0">       </div></td> 	<td><font color="#004C2B"><p align="right"> 	<a href="vv_histoire_acc.htm">Introduction</a><br> 	<a href="vv_histoire_fouquet.htm">Nicolas Fouquet</a><br> 	<b>L'histoire du ch&acirc;teau</b><br> 	<a href="vv_histoire_jard.htm">Premier jardin &quot;&agrave; la fran&ccedil;aise&quot;</a><br> 	<a href="vv_histoire_art.htm">Les artistes</a><br> 	<a href="vv_histoire_moli.htm">Moli&egrave;re et La Fontaine</a><br> 	<a href="vv_histoire_bibli.htm">Bibliographie</a></p></font> </td>     </tr> </table> <hr color="silver" noshade size="1" width="700"> <div align="center"><table border=0 cellspacing=0 cellpadding=0 width="700"> <tr><td> <a href="javascript:openwin('w15.htm',610,390)"><img src=images/cha1.jpg border="0" align="right" hspace="15"></a>  <font face="Garamond"> <img src="images/ecur_droit.gif" alt="" border="0" align="left">  Au d&eacute;but du XVIIe si&egrave;cle, &agrave; l'est de Paris, entre les r&eacute;sidences royales de Vincennes et de Fontainebleau, un petit ch&acirc;teau se dresse au confluent de deux petites rivi&egrave;res. Ce fief noble s'appelle Vaux le Vicomte : l'histoire a enregistr&eacute; son nom mais les Renomm&eacute;es ne l'ont pas encore fait retentir.<br> En 1641, un jeune parlementaire de 26 ans, Nicolas Fouquet, ach&egrave;te cette seigneurie.<br> Quinze ans plus tard va na&icirc;tre l&agrave; un chef-d'&#0156;uvre unique : un ch&acirc;teau et un jardin, les plus beaux de France.<br> Cette r&eacute;ussite est l'&#0156;uvre du g&eacute;nie fraternel de trois hommes choisis par Fouquet : l'architecte Le Vau, le peintre-d&eacute;corateur Le Brun et le jardinier-paysagiste Le N&ocirc;tre. L'art de vivre, l'esprit cultiv&eacute; de Fouquet, leur commanditaire, inspirent leurs talents.<br> Ils ne sont pas les seuls ; le po&egrave;te La Fontaine, Moli&egrave;re auteur et acteur, Madame de S&eacute;vign&eacute;, Pellisson, Scarron, constituent l'entourage de ce m&eacute;c&egrave;ne des Lettres et des Arts.<br> C'est &agrave; Vaux le Vicomte que se d&eacute;roulera l'une des plus belles f&ecirc;tes du XVIIe si&egrave;cle, charg&eacute;e de raffinements, de beaut&eacute;, d'&eacute;blouissements mais aussi de drame. Le Roi l'a souhait&eacute;e pour mieux tromper Fouquet dont il a d&eacute;cid&eacute; secr&egrave;tement la mort. Fouquet est ivre du bonheur de mettre Vaux le Vicomte aux pieds du souverain qu'il a toujours servi fid&egrave;lement et il ne doute pas de m&eacute;riter la fonction de premier ministre.<br> Quinze jours plus tard, Fouquet est arr&ecirc;t&eacute;. Il ne sortira plus jamais de prison.<br> Vaux le Vicomte reste debout : menac&eacute; ? abandonn&eacute; ? Sa sauvegarde fut incarn&eacute;e pendant trois si&egrave;cles par des hommes et des femmes d&eacute;termin&eacute;s, parfois passionn&eacute;s.<br> Aujourd'hui, Vaux le Vicomte, toujours resplendissant, incarne l'intelligence, le go&ucirc;t et l'ind&eacute;pendance de Nicolas Fouquet.<br><br> <b><div align="center">Le 17 ao&ucirc;t 1661</div></b> <br><br> <img src="images/ecur_droit.gif" alt="" border="0" align="left"> Ce fut une splendide journ&eacute;e d'&eacute;t&eacute;. Nicolas Fouquet et son &eacute;pouse inauguraient Vaux le Vicomte en pr&eacute;sence du Roi qui avait exprim&eacute; le d&eacute;sir d'en voir les derniers embellissements, de la Reine-M&egrave;re et d'une partie de la Cour.<br><br> Quand la chaleur du jour fut pass&eacute;e, pr&eacute;c&eacute;d&eacute;s par leurs Majest&eacute;s, les invit&eacute;s entr&egrave;rent dans le jardin et furent stup&eacute;fi&eacute;s par la multitude des bassins et des jets d'eau, par les terrasses de gazon et de fleurs, par l'immensit&eacute; des grottes, des cascades et par la plus belle perspective du monde. Au retour de la promenade, une collation fut servie au ch&acirc;teau, puis tous coururent au spectacle donn&eacute; &agrave; la lisi&egrave;re des bois : le sujet en &eacute;tait &quot;les F&acirc;cheux&quot;, com&eacute;die ballet &eacute;crite et jou&eacute;e par Moli&egrave;re. Le rideau tomb&eacute;, un feu d'artifice fut tir&eacute; des Grottes, refl&eacute;t&eacute; dans le miroir d'eau du Grand Canal o&ugrave; nageait une p&eacute;taradante baleine g&eacute;ante. Au dernier feu, le Roi s'en revint vers le ch&acirc;teau lorsque, soudain, un millier de fus&eacute;es s'&eacute;chapp&egrave;rent du d&ocirc;me du logis, formant dans la nuit une vo&ucirc;te de feu.<br><br> Cette f&ecirc;te enchanteresse, sans pr&eacute;c&eacute;dent, qui fut le mod&egrave;le des f&ecirc;tes royales &agrave; venir, marquait apparemment l'apog&eacute;e du Surintendant Fouquet ;  celui-ci n'en doutait pas. Seul le roi savait (avec la Reine-M&egrave;re et Colbert), que le surintendant &eacute;tait &agrave; quelques heures de son &eacute;limination ; pour Louis XIV, les applaudissements de cette f&ecirc;te qui allaient &agrave; un autre que lui, cette demeure plus fastueuse que ses vieux palais, ce jardin magique, avaient constitu&eacute; autant d'&eacute;preuves am&egrave;res pour son amour-propre et renforc&eacute; sa volont&eacute; d'an&eacute;antir ce ministre. Il fut sur le point de faire arr&ecirc;ter Fouquet sur&shy;le&shy;champ : la Reine-M&egrave;re l'en dissuada.<br><br> Plus tard, Voltaire r&eacute;suma ainsi cette f&ecirc;te c&eacute;l&egrave;bre : &quot;le 17 ao&ucirc;t &agrave; 6 heures du soir, Fouquet &eacute;tait le roi de France : &agrave; 2 heures du matin, il n'&eacute;tait plus rien&quot;.<br><br><br> <div align="center"><b>De 1705 &agrave; aujourd'hui</b></div><br><br> <img src="images/ecur_droit.gif" alt="" border="0" align="left"> Nicolas Fouquet arr&ecirc;t&eacute;, condamn&eacute; au cachot &agrave; vie, sa femme exil&eacute;e, Vaux le Vicomte est mis sous scell&eacute;s ; le Roi saisit, r&eacute;quisitionne - parfois ach&egrave;te - : 120 tapisseries, tous les orangers, les statues etc. Il co&ucirc;ta 10 ans de patience &agrave; Madame Fouquet pour r&eacute;cup&eacute;rer ce bien o&ugrave; elle se retira avec son fils a&icirc;n&eacute;. Apr&egrave;s la mort de son mari en 1680, elle perd aussi son fils ; aussi en 1705 elle se r&eacute;sout &agrave; mettre Vaux le Vicomte en vente.<br><br> C'est le plus grand chef militaire du Royaume, le Mar&eacute;chal de Villars, Duc et Pair de France, qui s'en rend ma&icirc;tre sans l'avoir visit&eacute;. Ce militaire glorieux qui a conquis tous ses galons &agrave; la pointe de l'&eacute;p&eacute;e, le vainqueur de Denain, appr&eacute;ciait Vaux o&ugrave; il se d&eacute;lassait de ses campagnes militaires avec sa ravissante &eacute;pouse.<br><br> En 1764, le fils du Mar&eacute;chal vendit le domaine au Duc de Praslin, dont les descendants conserv&egrave;rent la propri&eacute;t&eacute; pendant plus d'un si&egrave;cle avant de la mettre en vente, apr&egrave;s trente ann&eacute;es d'abandon.<br><br> Le 6 Juillet 1875, un amateur averti, Monsieur Alfred Sommier, acheta Vaux le Vicomte, mis aux ench&egrave;res publiques. Le ch&acirc;teau &eacute;tait vide ; une partie des d&eacute;pendances en ruine, le c&eacute;l&egrave;bre jardin disparu. Un immense travail de restauration et de remeublement commen&ccedil;ait. A la mort d'Alfred Sommier, en 1908, le ch&acirc;teau et le jardin avaient retrouv&eacute; leur aspect d'origine. Son fils, Edme Sommier, et sa belle-fille achev&egrave;rent son &#0156;uvre. Aujourd'hui ses descendants directs, Patrice et Cristina de Vog&uuml;&eacute;, poursuivent la sauvegarde de Vaux le Vicomte.  <br> </td> </tr> </table> <p>&nbsp;</p></center> </div> </body> </html> 
