<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Language" content="fr"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 5.0"> <meta name="ProgId" content="FrontPage.Editor.Document"> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=windows-1252"> <title>Le Ciel et l'Enfer</title> <style> <!-- div.Section1 	{page:Section1;} --> </style> <meta name="Microsoft Theme" content="factory 100, default"> <meta name="Microsoft Border" content="tlb, default"> </head>  <body bgcolor="#000066" text="#FFFFCC" link="#FFCC00" vlink="#339900" alink="#FF3300"><!--msnavigation--><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"><tr><td><!--mstheme--><font face="Trebuchet MS, Arial, Helvetica">     <p> <font face="Trebuchet MS, Arial, Helvetica"> <a href="../index.htm"> <img alt="Accueil" src="../_borders/top.ht7.gif" align="middle" useMap="#FPMap0_I1" border="0" width="95" height="20"></a>&nbsp; </a>&nbsp;  <map name="FPMap2_I1"> <area shape="RECT" coords="0,0,95,20" href="../toc.htm"> </map> <img alt="Sommaire" src="../_borders/top.ht9.gif" align="middle" useMap="#FPMap2_I1" border="0" width="95" height="20">&nbsp;</font></p>     <p> &nbsp;<font face="Trebuchet MS, Arial, Helvetica">&nbsp;</font></p> <p> <img src="_derived/ciel_enfer.htm_cmp_factory100_bnr.gif" width="600" height="60" border="0" alt="Le Ciel et l'Enfer"> <br> &nbsp;</p>   <p>&nbsp;</p>  <!--mstheme--></font></td></tr><!--msnavigation--></table><!--msnavigation--><table dir="ltr" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"><tr><td valign="top" width="1%"><!--mstheme--><font face="Trebuchet MS, Arial, Helvetica">  <p>  <nobr>[<A HREF="../index.htm" TARGET="" STYLE="{text-decoration: none;}">Accueil</A>]</nobr><br><nobr>[<A HREF="../spurgeon.htm" TARGET="" STYLE="{text-decoration: none;}">Remonter</A>]</nobr></p>   <!--mstheme--></font></td><td valign="top" width="24"></td><!--msnavigation--><td valign="top"><!--mstheme--><font face="Trebuchet MS, Arial, Helvetica">  <div class="Section1">   <p class="MsoNormal" align="center" style="text-align: center">   <span style="font-size: 20.0pt; font-family: Verdana">LE CIEL ET L'ENFER</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;Je    vous dis que plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis     table au royaume des cieux, avec Abraham, lsaac et Jacob ; et les enfants du    royaume seront jets dans les tnbres de dehors ; il y aura l des pleurs et    des grincements de dents (Mat 8:11,12)</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Ce    soir, mes chers auditeurs, j'espre vous encourager  chercher le chemin du    ciel. Ce soir aussi j'aurai  exprimer devant vous de trs rudes vrits    concernant le sort de ceux qui seront jets dans l'abme de la perdition.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Ces    deux sujets, je vais tcher de les traiter avec l'assistance de Dieu. Mais    auparavant, laissez-moi vous supplier, pour l'amour de vos mes, de peser avec    soin ce que vous allez entendre. Voyez si mes paroles sont, oui ou non selon    la vrit de Dieu : si elles ne le sont pas rejetez-les entirement ; mais si    elles le sont prenez garde de quelle manire vous les coutez ; car aussi vrai    que vous comparatrez un jour devant Dieu, le grand Juge du ciel et de la    terre, aussi vrai vous ne sauriez mpriser impunment la voix de son    serviteur, la voix de son Evangile !</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Les    versets que je vous ai lus renferment deux ides. La premire est d'une    douceur infinie, et je me plais  y arrter mon esprit ; la seconde est    terrible au plus haut degr ; mais l'une et l'autre tant galement vraies,    l'une et l'autre doivent tre prches. La premire ide de mon texte est    contenue dans ces mots : Je vous dis que plusieurs viendront d'Orient et    d'Occident et seront assis  table, au royaume des cieux, avec Abraham, Isaac    et Jacob. L'autre, sombre, menaante, effroyable, est ainsi formule : Les    enfants du royaume seront jets dans les tnbres de dehors : il y aura l des    pleurs et des grincements de dents.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Reprenons la premire de ces ides. - Voici une glorieuse promesse: Plusieurs    viendront d'Orient et d'Occident et seront assis  table, au royaume des    cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob. J'aime ces paroles, parce qu'elles me    disent ce qu'est -le ciel, parce qu'elles m'en laissent entrevoir les charmes.    Elles m'apprennent, tout d'abord, que c'est un lieu o je serai assis,    c'est--dire o je me reposerai. Quel douce pense ! Quelle est douce surtout    pour le travailleur, pour celui qui mange son pain  la sueur de son visage !    Souvent, en essuyant son front humide, il se demande avec tristesse s'il    n'aura jamais ni trve ni relche. Ou bien le soir, en se jetant bris sur sa    couche, son coeur laisse chapper ce cri d'angoisse :  N'y a-t-il donc point    un lieu o je pourrai me reposer, o mes membres fatigus ne seront plus    contraints d'agir, o je trouverai enfin la paix aprs laquelle je soupire ?    </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Oui, enfant du travail et de la peine, oui, il est un heureux sjour o peine    et travail sont inconnus. Au del de la vote azure, il est une cit belle et    radieuse ses murs sont de jaspe, sa lumire est plus clatante que te soleil.    L les mchants ne tourmentent plus personne, et ceux qui ont perdu leur force    se reposent. L habitent des esprits immortels qui sont pour jamais  l'abri    de la fatigue. Ils ne sment ni ne moissonnent ; ils n'ont plus ni rude    labeur, ni tche excessive  accomplir. Que l'homme de loisir se plaise     envisager le ciel comme un lieu o son activit trouvera un constant aliment,    je le conois, et je suis persuad qu'il ne sera pas du dans son attente.    Mais pour le travailleur, - et par ce mot j'entends tout homme qui travaille,    soit de son intelligence, soit de ses mains, - quelle dlicieuse, quelle    consolante perspective que celle d'un ternel repos ! O bonheur ! bientt    cette voix, si souvent puise par de longs efforts, pourra se taire ; bientt    ces poumons fatigus ne s'exerceront plus au del de leur pouvoir ; bientt ce    cerveau excit ne sera plus harcel par des penses sans nombre ; bientt,    paisiblement assis au banquet de Dieu, je me reposerai de mes travaux !...   </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Oh    ! fils et filles d'Adam qui flchissez sous le poids de la vie, prenez    courage! Au ciel, vous n'aurez plus  tracer de pnibles sillons dans un sol    infertile vous n'aurez plus  vous lever matin,  vous, coucher tard et     manger le pain de douleur ; vous n'aurez plus ni fardeau, ni souci, ni    agitation ; tous vous serez paisibles, riches, heureux. Les mots de labeur, de    fatigue, de souffrance n'existent mme pas dans la langue du ciel.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Et    remarquez dans quelle illustre socit les lus se trouveront. Ils seront    assis, nous est-il dit, avec Abraham, Isaac et Jacob. Ces paroles me semblent    rfuter de la manire la plus positive l'opinion de certains chrtiens qui    pensent que dans l'autre vie on n'aura pas la facult de se connatre. En    effet, puisqu'il nous est dclar ici en toutes lettres que nous serons assis    avec Abraham, Isaac et Jacob, ne devons-nous pas ncessairement en conclure    que nous connatrons ces patriarches et par consquent aussi les autres    habitants du ciel ? </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    On raconte qu'une digne chrtienne, avance en ge, demanda  son mari, au    moment de mourir :  Mon ami, penses-tu que tu me reconnaisses quand tu    viendras dans la gloire ? - Si je te reconnatrai ? rpondit celui-ci ; ne    t'ai-je pas toujours connue ici-bas ? et crois-tu donc qu'au ciel je serai    moins clairvoyant ?  Ce raisonnement me parat sans rplique. De mme que    nous avons connu ici-bas, de mme nous connatrons l-haut. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Pour ma part, j'ai la douce assurance que lorsque, par la grce de Dieu, je    poserai mon pied sur le seuil du ciel, les bienheureux amis qui m'y ont    prcd viendront me prendre par la main et me diront : Salut, bien-aim ! te    voici enfin.  Les proches retrouveront leurs proches ; les amis leurs amis.    Tu retrouveras ta pieuse mre, toi, mon cher auditeur, qui pleures encore sur    elle, si toutefois tu marches sur les traces de Jsus, il me semble la voir    venant  ta rencontre  la porte du paradis, et quoique sans doute les liens    de la nature auront perdu beaucoup de leur force, je ne puis me dfendre de la    pense que son visage brillera d'une joie nouvelle lorsque, s'avanant vers le    Seigneur, elle lui dira : Me voici, moi et les enfants que tu m'as donns.   </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    Mari, tu reconnatras ta femme. Mre, tu reconnatras ces chers petits tres    dont tu suivis avec angoisse la longue agonie et sur lesquels tu entendis    tomber, avec les froides mottes de terre, ces terribles paroles :  L'argile     l'argile, la cendre  la cendre, la poudre  la poudre.  Oui, tu les    retrouveras ; tu entendras encore leurs voix chries ; tu sauras que ceux que    tu as tant aims, Dieu les a aims mieux encore que toi. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    Ah ! qu'il me semblerait triste et glaant le monde  venir, si je ne devais    ni connatre ni tre connu ! En vrit, il n'aurait pour moi que bien peu    d'attraits ! Mais quelle douceur, au contraire, dans la pense que le ciel est    la ralisation parfaite de la communion des saints, et qu'entre les croyants    de tous les temps et de tous les pays, il s'tablira pour l'ternit des    relations troites et personnelles ! </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Souvent, je me plais  anticiper sur le bonheur que j'prouverai  connatre    Esae ; il me semble qu' peine arriv  la cit cleste, je demanderai  le    voir, parce qu'il a parl de Jsus plus qu'aucun autre prophte. Il me semble    aussi que je m'empresserai de chercher au milieu de la foule Georges    Whitefield, ce grand serviteur de Dieu, qui avec un zle digne d'un esprit    anglique, dpensa toute sa vie en prchant le salut. Oh ! oui, nous aurons    une socit choisie dans le ciel. Et cependant toute distinction humaine sera    abolie : riches et pauvres, savants et ignorants, ministres et laques, nous    fraterniserons tous ensemble. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   J'ai ou raconter qu'une dame, visite sur son lit de mort par un ministre de    l'Evangile, lui posa cette trange question :  Ne pensez-vous pas qu'il    existe dans le ciel deux lieux bien distincts pour les diffrentes classes de    la socit ? J'avoue que je ne puis endurer l'ide de vivre ternellement en    compagnie de ma servante.  A cela, le ministre rpondit :  Ne vous mettez    pas en peine  ce sujet, Madame ; car aussi longtemps que ce diabolique    orgueil existera dans votre coeur, vous n'avez point  craindre d'aller au    ciel.  Il disait vrai. Non, l'orgueil n'entrera pas dans le ciel. Il faut que    nous nous abaissions nous-mmes, que nous voyions dans tout homme un frre,    que nous sentions qu'aux yeux de Dieu nous sommes tous gaux, avant de pouvoir    esprer d'tre admis dans la gloire. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Quant  moi, je bnis mon Dieu de ce qu'au banquet cleste il n'y aura qu'une    seule table. Le Juif et le Gentil s'assoieront cte  cte ; le grand et le    petit patront dans le mme pturage : tous, nous serons assis avec Abraham,    Isaac et Jacob.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Mais les paroles que nous mditons ont une signification plus douce et plus    profonde encore. A en croire certains esprits troits, le ciel serait un lieu    de dimensions fort restreintes, auquel ne trouveraient accs que les seuls    chrtiens qui frquentent leur lieu de culte. J'avoue qu'un ciel aussi mesquin    m'est antipathique, et j'aime au contraire  lire dans les Ecritures qu'il y a    plusieurs demeures dans la maison de mon Pre. De ce qu'il est crit dans    l'Evangile : La porte est troite et le chemin est troit qui mne  la vie,    et il y en a peu qui le trouvent, on a souvent conclu que le ciel sera moins    peupl que l'enfer. Cette opinion me semble inadmissible. Comment ! la part de    Christ serait moins grande que celle du diable ? Satan l'emporterait sur    Christ ? Non, cela ne peut pas tre ! </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana"><font size="1">(Note    du trad. de la 3e dition : Nous savons que l'argument employ ici par    l'auteur a donn lieu  de fausses interprtations, et que quelques personnes    ont cru voir dans ce passage des tendances  l'universalisme. Rien cependant    ne saurait tre plus contraire que ces tendances aux vues du Rv. Spurgeon, et    Il suffit de lire la seconde partie de ce discours pour se convaincre qu'il    n'est point de ceux qui disent : paix ! paix ! quand il n'y a point de paix.    Afin de ne laisser aucun doute sur le vritable sens du passage en question,    nous ne croyons pouvoir mieux faire que de transcrire ici quelques lignes d'un    autre discours de M. Spurgeon (Heavenly worship), o il explique ses vues sur    ce point de la manire la plus nette :  Je crois qu'il y aura plus d'mes au    ciel qu'en enfer..... Si vous me demandez pourquoi j'ai cette croyance, voici&nbsp;    ma rponse : Je me rjouis  la pense que tous les petits enfants, aussitt    qu'ils rendent le dernier soupir, prennent leur essor vers le paradis :    reprsentez-vous quelle immense multitude de ces jeunes esprits il doit y    avoir devant le trne de Dieu !... Puis, de meilleurs jours approchent, quand    la religion de Christ sera universelle, quand, d'un ple  l'autre ple, Jsus    rgnera en souverain, quand les royaumes se prosterneront devant lui, et les    nations entires natront en un jour  une vie nouvelle. Dans la seule priode    millnaire, j'estime qu'il y aura assez d'mes de sauves pour combler tous    les dficits des sicles prcdents.  - Nous n'ajouterons rien  cette    citation, si ce n'est que M. Spurgeon expose simplement ses ides,    personnelles : libre  chacun de les discuter et de les juger...)</font></span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   D'ailleurs, Dieu nous dclare expressment qu'une grande multitude, QUE    PERSONNE NE POURRA COMPTER, sera sauve. Combien cette pense est    rjouissante, mes chers amis ! Quelle bonne nouvelle pour vous et pour moi !    Si le salut n'tait le privilge que de quelques-uns, nous pourrions craindre,    et non sans raison, de ne pas y avoir part ; mais puisque le Seigneur affirme    qu'une multitude innombrable sera sauve, pourquoi vous et moi, pourquoi tous,    tant que nous sommes ici, ne le serions nous pas ? Courage donc, pauvre    pcheur, qui que tu sois ; courage, me craintive et timore ; ouvre ton coeur     l'esprance ! Il n'y a point sur la terre d'me vivante dont on puisse dire    qu'elle soit en dehors de !la grce de Dieu. Il est, il est vrai, quelques    infortuns qui, ayant commis le pch irrmissible, sont abandonns de Dieu ;    mais  part cette exception, je me plais  le proclamer, la souveraine    misricorde embrasse l'humanit tout entire. Plusieurs viendront et seront    assis  table, au royaume, des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Et    d'o viendront-ils, ces heureux convives qui prendront place  la table du    Pre de famille ? Mon texte nous l'apprend : ils viendront d'Orient et    d'Occident. Les Juifs prtendaient que tous viendraient de la Palestine, en    d'autres termes, qu'il n'y aurait au ciel personne que ne ft Juif.    Renchrissant encore sur cette troitesse de vues, les Pharisiens soutenaient    que, hors de leur secte, le salut tait impossible. Mais voici Jsus-Christ    qui tient un tout autre langage : il affirme que de l'Orient et de l'Occident,    il viendra des mes au royaume de Dieu. C'est ainsi qu'il en viendra, n'en    doutons pas, de ces lointaines contres de la Chine, o le Seigneur semble    actuellement ouvrir une si large porte  l'Evangile, il en viendra de notre    vieille Europe comme de la jeune Amrique ; des rgions tropicales de    l'Australie comme des froides zones du Canada, de la Sibrie, de la Russie. De    toutes les <span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">extrmits de</span>    la terre, il en viendra qui seront assis au banquet de Dieu. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Mais outre ce sens naturel et que j'appellerai gographique, les paroles qui    nous occupent me semblent avoir un sens figur et spirituel. Selon moi, cette    expression, l'Orient et l'Occident, dsigne moins les points les plus reculs    du globe, que cette classe d'mes qui, en apparence, est, pour ainsi dire, aux    antipodes du royaume de Dieu. Il y a tels pcheurs dans le monde, du salut    desquels chacun dsespre. On se dit -  A quoi bon raisonner avec eux ? Quel    bien pourrait-on leur faire? Tout est inutile; ils sont trop dpravs, trop    avilis, trop endurcis pour qu'ils puissent jamais tre ramens  Dieu.    </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">O    vous qui passez ainsi condamnation sur quelques-uns de vos semblables; sans    vous douter qu'aux yeux de Celui qui juge justement, vous tes peut-tre plus    coupable que le plus coupable d'entre eux, coutez ce que dit Jsus-Christ    dans les paroles de mon texte : Plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et    seront assis  table dans le royaume des cieux. Oui, sachez-le : des dernires    limites du royaume de Satan, des derniers degrs de l'chelle du vice,    plusieurs viendront qui feront partie de la multitude des rachets, acquise au    prix du sang de l'Agneau. Il y aura dans le ciel, plus d'un pcheur qui,  une    poque de sa vie s'est plong dans la fange des passions ; il y aura des    intemprants, il y aura des femmes de mauvaise vie, qui, par la puissance de    la grce divine renoncrent, ceux-ci  leur honteux excs celles-l  leurs    dbordements, et vcurent pendant le reste de leurs jours dans la temprance,    dans la justice et dans la pit.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Vous souvient-il d'un remarquable incident du ministre du grand Whitefield ?    Un jour prchant devant un nombreux auditoire, il dit que  Jsus-Christ tait    prt  sauver mme les rebuts du diable, c'est--dire les mes que Satan    lui-mme trouvait  peine assez bonnes pour lui.  Le service fini, son amie,    lady Huntingdon, fit comprendre  l'minent prdicateur que cette hardiesse de    langage ne lui avait point sembl tout  fait convenable. A peine venait-elle    de hasarder cette remarque, lorsqu'on vint dire  Whitefield que quelqu'un    dsirait lui parler. Il y va, et remonte un instant aprs. -  Madame, dit-il     lady Huntingdon, devinez qui m'attendait en bas ? C'tait une pauvre femme,    tombe au dernier degr de l'abjection. - Oh ! Monsieur Whitefield, m'a-t-elle    dit, vous nous avez assur que Jsus recevrait les mes mme qui sont comme    les rebuts du diable, et moi je suis une de ces mes !...  Cette parole fut    le moyen de sa conversion.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Que    personne ne trouve donc mauvais si les serviteurs de Christ s'adressent aux    pagers et aux gens de mauvaise vie. J'ai t accus, je le sais, d'attirer    autour de moi  la vile multitude . A cela, je rponds: Que Dieu la bnisse,    cette  vile multitude !  Que Dieu la sauve par mon moyen, et je serai trop    honor ! D'ailleurs, si elle est  vile , comme on le dit, qui a plus besoin    de l'Evangile qu'elle ? Qui a plus besoin que Christ lui soit annonc ?    Certes, ce qui manque dans notre sicle dgnr, ce ne sont pas des    prdicateurs du grand monde, ce sont des hommes qui portent la bonne nouvelle    du salut  ceux que l'on appelle la lie du peuple. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Pour ma part, je trouve dans cette dclaration de mon texte : Plusieurs    viendront d'Orient et d'Occident, un puissant encouragement  annoncer    l'Evangile aux plus grands des pcheurs. Je crois, ainsi que je l'ai dj dit,    qu' l'exception de ceux qui ont commis le pch contre le Saint-Esprit (Note    des diteurs: Si le pch contre le Saint-Esprit est un obstacle insurmontable    au salut, c'est parce qu'il rend la repentance impossible.) , il n'est pas    d'homme sur la terre assez loign de Dieu pour que la grce ne puisse    l'atteindre. Je crois qu'il n'est pas jusqu' l'un de ces malheureux, opprobre    de l'espce humaine, fltris, dgrads, abrutis presque par le vice, qui, par    un effet de la souveraine misricorde, ne puisse briller un jour dans la    gloire, comme la splendeur de l'tendue. Trouvez-moi donc le dernier, le plus    vil des pcheurs, je ne ddaignerai point de lui prcher l'Evangile, car je    sais que son me immortelle est susceptible de salut, et de plus, je me    souviens de cet ordre de mon Matre : Va dans les chemins et le long des    haies, et presse d'entrer ceux que tu trouveras, afin que ma maison soit    remplie. - Plusieurs viendront d'Orient et d'Occident, et seront assis  table    au royaume des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Il    y a un mot encore dans ce beau passage sur lequel je dsire attirer votre    attention, avant de passer outre. Observez qu'il n'est pas dit : Ils pourront    venir, ou : Ils viendront peut-tre, mais : ILS VIENDRONT. Oh ! que j'aime ces    affirmations si pleines, si positives de mon Dieu ! De la part d'un homme,    affirmer, c'est presque une drision. Il promet, et le plus souvent il ne peut    tenir sa promesse, ; il jure, et le plus souvent il viole son serment. Mais    avec Dieu, quelle diffrence ! S'il dit :  Je ferai , il fera ; s'il affirme    une chose, elle a lieu. Or, il dclare ici que plusieurs viendront dans son    royaume et quand mme Satan s'crierait avec rage  Ils n'iront pas !  -    quand mme leurs propres pchs leur diraient :  Vous ne pouvez y aller !  -    bien plus, quand ils diraient rsolument en leur cur :  Nous ne voulons pas    y aller !  ILS IRONT, car Dieu l'a dit. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    Oui, parmi ceux-l mme qui aujourd'hui se moquent du salut et insultent     l'Evangile, il en est, je ne crains pas de le dire, qui, tt ou tard, seront    amens captifs  l'obissance de Jsus-Christ.  Mais quoi ? s'crient    peut-tre quelques-uns de mes auditeurs, Dieu peut-il faire de nous des    chrtiens ?  Oui, vous dis-je, et c'est prcisment l qu'clate l'admirable    puissance de l'Evangile. La grce divine ne sollicite pas le consentement de    l'homme, mais elle l'obtient ; elle ne lui demande pas s'il la veut, mais elle    lui donne de la vouloir ; elle ne s'impose pas  lui, mais elle transforme    tellement sa volont, que, reconnaissant sa valeur, il se prend  soupirer    aprs elle, et la poursuit jusqu' ce qu'il l'ait atteinte. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Et    comment expliquer autrement la conversion de tant d'incrdules, qui avaient    dit  une poque de leur vie :  Jamais nous n'aurons rien  faire avec la    religion  ? On raconte qu'un jour un impie dclar entra dans un lieu de    culte pour entendre les chants sacrs, et qu'aussitt que le ministre prit la    parole, il mit les doigts dans ses oreilles, dtermin  ne pas couter. Mais    au bout de quelques instants, voici qu'un petit insecte vient se poser sur son    visage, ce qui l'oblige, pour le chasser,  dplacer une de ses mains. A ce    mme moment, le ministre prononait ces paroles : Que celui qui a des oreilles    pour our entende. Surpris, remu dans sa conscience, l'incrdule coute, et    Dieu touche son coeur  salut. En sortant, il tait un nouvel homme. L'impie    se retira pour prier ; le railleur alla verser des larmes de contrition. Celui    qui tait entr d'ans la maison de Dieu par manire de passe-temps retourna    chez lui, press de rechercher la communion de son Crateur. Le sceptique    devint croyant ; le pcheur devint un saint </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    Et la transformation qui s'est produite chez cet homme peut se produire    galement chez tous. La grce divine, je le rpte, n'a pas besoin de votre    consentement pralable : elle saura vous donner la volont et l'excution    selon son bon plaisir. Du coeur le plus rebelle qui s'crie ddaigneusement :     Je n'ai que faire de l'Evangile , elle peut, quand elle le veut, faire    surgir cette humble supplication :  Seigneur, sauve-moi, ou je pris !    </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Mais peut-tre pensez-vous que vous pouvez vous convertir sans que votre me    subisse l'action prvenante de la grce de Dieu. Erreur, erreur funeste, mes    amis. Supposons qu'en cet instant mme Jsus-Christ se prsentt au milieu de    nous ; quel accueil pensez-vous que lui ferait le plus grand nombre?</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Nous le couronnerions roi , me rpondez-vous. Hlas ! je n'en crois rien ; je    suis persuad, au contraire, que la plupart d'entre vous le crucifieraient de    nouveau, s'ils en avaient l'occasion. Oui, se tint-il l, devant vous, et vous    dit-il :  Me voici, je vous aime , pas un de vous, abandonn  sa propre    volont, ne rpondrait  ses avances. Fixt-il sur vous un de ces puissants    regards capables de dompter les lions mmes ; vous parlt-il avec cette voix    d'o se sont chapps des flots d'une incomparable loquence, pas un de vous,    laiss  lui-mme, ne deviendrait son disciple. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Ce    qu'il faut, pour flchir les rsistances de notre coeur c'est la puissance de    la grce, c'est l'influence du Saint-Esprit. Nul ne peut venir  moi, a dit    Jsus-Christ, si le Pre qui m'a envoy ne l'attire. Mais une fois que de    pauvres pcheurs ont prouv ces attraits divins, oh ! alors, ils viennent,    ils accourent de l'Orient et de l'Occident. Que le monde s'agite, que le monde    se moque, il n'empchera pas le Fils de Dieu de recueillir le fruit de ses    souffrances et de sa mort. Si, parmi vous, il est des mes qui le rejettent,    d'autres l'accepteront ; s'il en est qui seront perdues, d'autres seront    sauves. Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, Jsus-Christ se verra de la    postrit ; il prolongera ses jours et le bon plaisir de l'Eternel prosprera    dans sa main. Quand le ciel, la terre et l'enfer se ligueraient ensemble, ils    ne sauraient retenir loin de Jsus une seule des mes que le Pre lui a    donnes !</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Et    maintenant, toi, mon frre, qui te reconnais le premier des pcheurs,    coute-moi : je suis charg d'un message pour toi de la part de Jsus. Il y a    une me dans cette assemble qui se juge la plus indigne qui ait jamais    exist. Il y a une me qui se dit  elle-mme :  Je ne suis pas digne que    Christ m'appelle  lui.....  Ame ! c'est toi que j'appelle ! Toi, vile,    souille, misrable, aujourd'hui, en vertu de l'autorit que j'ai reue de    Dieu, je te presse d'aller  mon Sauveur ! Il t'invite par ma voix, il te    cherche, il veut te sauver. Hte-toi donc. Jette-toi  ses pieds. Touche le    sceptre de sa misricorde, afin que tu vives. Va, essaie de mon Sauveur,    essaie de mon Sauveur, te dis-je ! Que s'il te rejette aprs que tu l'as    cherch, publie en enfer qu'il a failli  ses promesses ! Mais non, cela ne    sera pas, cela ne peut pas tre ! Jamais Dieu ne mettra dehors celui qui vient     lui, car ce serait dshonorer son alliance de grce. Il ne repoussera pas un    seul pcheur repentant, aussi longtemps qu'il sera crit dans sa Parole :    Plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis  table, au royaume    des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal" align="center" style="text-align: center">   <span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">II</span></p>   <p class="MsoNormal" align="center" style="text-align: center">   <span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">La    seconde partie de mon texte est navrante. Autant il m'a t doux de parler sur    la premire, autant mon coeur se serre devant la pnible tche qui se prsente    maintenant  moi. Mais, comme je vous l'ai dit en commenant, les vrits de    la Bible doivent tre annonces, qu'elles soient sombres ou lumineuses. Dieu    me garde d'imiter jamais ce lche ministre de la Parole, qui disait un jour     son auditoire : Ceux qui n'aiment pas le Seigneur Jsus-Christ iront dans ce    lieu que la politesse me dfend de nommer.  Que, penseriez-vous de moi, mes    amis; si, voyant une maison en flammes, je disais avec affectation :     J'estime que l'opration de la combustion s'accomplit ici prs ?  Ne    devrais-je pas bien plutt crier de toutes mes forces :  Au feu ! au feu !     de manire  tre compris par tout le monde ? De mme, lorsque la Bible parle    des tnbres du dehors, de la perdition ternelle, moi, prdicateur de    l'Evangile, dois-je jeter un voile sur cette effrayante vrit, dois-je    chercher  l'adoucir par des formes de langage ? A Dieu ne plaise ! Serviteur    de Christ, je dois vous exposer clairement tout le conseil de mon Matre.   </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Encore une fois, je le reconnais, la dclaration qui va nous occuper est    terrible au plus haut point : Les enfants du royaume seront jets dans les    tnbres du dehors ; il y aura l des pleurs et des grincements de dents.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Et    d'abord, qui sont ces enfants du royaume Je vais vous le dire. Autrefois,    c'taient les Juifs ; aujourd'hui, ce sont ces gens qui possdent toutes les    apparences de la pit, mais qui n'ont rien de ce qui constitue sa force ; ces    gens, que vous pouvez voir tous les dimanches, leurs Bibles et leurs Psaumes     la main, se rendant  leur lieu de culte, posment, gravement, dvotement ;    ces gens enfin qui se persuadent que leur salut est une chose hors de doute,    ne considrant pas que leur pit n'est qu'un pur formalisme, o le coeur    n'entre pour rien. Voil quels sont les enfants du royaume. Ils ne possdent    ni grce ni vie ; Christ n'habite point en eux ; aussi seront-ils jets dans    tnbres de dehors.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">En    second lieu, ces mots : enfants du royaume, peuvent s'appliquer  ceux qui ont    joui de grands privilges spirituels, et plus particulirement aux enfants de    parents chrtiens. Vous tes des enfants du royaume, vous, mes chers    auditeurs,  qui Dieu accorda l'inestimable bienfait d'avoir une pieuse mre.    Ne vous souvient-il pas du temps o, vous prenant sur ses genoux, elle vous    enseignait  bgayer le saint nom de Dieu, o elle vous conjurait de marcher    dans les voies de la pit ? Et cependant, vous tes encore, pour la plupart,    sans grce dans le coeur, sans esprance pour l'ternit ! Vous descendez,    tte baisse, vers l'enfer ! Peut-tre mme tel d'entre vous a-t-il bris le    coeur de celle qui lui donna le jour. Oh ! qui pourrait dire ce qu'elle a    souffert, cette tendre mre, pendant les nuits de dbauche du fils de ses    prires !... </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Comprenez-vous, enfants du royaume, combien votre culpabilit sera aggrave,    si vous prissez malgr les larmes et les supplications d'une mre chrtienne    ? Pour ma part, je crois que s'il y a un damn parmi les damns, ce sera le    fils rebelle qui descendra dans l'abme, poursuivi par le souvenir des prires    de son pre et le front encore humide des larmes de sa mre. Jeunes gens et    jeunes filles qui m'coutez, il en est trs probablement parmi vous (    dsolante pense !) dont le sort sera tel ; il en est qui, des tnbres du    dehors o ils seront prcipits, apercevront leurs parents dans la gloire et    rencontreront leur regard de reproche qui semblera leur dire :  Aprs tout ce    que nous avons fait pour vous, comment tes-vous tombs si bas ? </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Enfants du royaume ! vous que Dieu a vritablement traits comme des fils    privilgis; puisqu'il vous a entours ds votre berceau de moyens de grce et    de salut, ne vous flattez pas d'tre sauvs par cela seul que vous avez reu    une ducation chrtienne, contract certaines habitudes religieuses, respir    dans votre famille une atmosphre de pit. Ne vous flattez pas que la ferveur    d'une mre, que la saintet d'un pre vous soient imputes. Ne vous flattez    pas mme que les requtes qu'ils ont adresse  Dieu en votre faveur, vous    servent de laissez-passer  la porte du paradis. Non, le salut ne s'obtient    que par des efforts personnels. Il ne vous sera pas demand au dernier jour :     A-t-on pri pour toi ?  mais bien : As-tu pri pour toi-mme ? Les    supplications amonceles de vos parents, jusqu' la troisime et quatrime    gnration, atteignissent-elles les nues, qu'il ne vous serait pas possible    d'en faire usage comme d'un marchepied pour escalader le ciel. Si vous ne    possdez une pit vivante et exprimentale, vous serez perdus, tous vos amis    fussent-ils mille fois sauvs. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    Bien solennel est le songe qu'eut une fois une pieuse mre et qu'elle raconta     ses enfants. Elle rva que le jour du jugement tait venu. Les grands livres    sont ouverts. Toute l'humanit est devant Dieu. Elle-mme, entoure de ses    enfants, se tient debout au milieu de la grande assemble. Tout  coup, la    voix du Seigneur Jsus se fait entendre :  Sparez la balle du froment,    s'crie-t-il. Placez les brebis  ma droite et les boucs  ma gauche.     Aussitt, un ange s'avance en disant :  La mre est une brebis : elle doit    aller  la droite ; les enfants sont des boucs : leur place est  la gauche.     - Alors il semble  cette mre que ses enfants cherchent  la retenir.  Mre,    mre, ne nous quitte pas !  s'crient-ils avec angoisse. Et elle, les    enlaant de ses bras, leur rpond avec larmes :  Mes enfants, que ne puis-je    vous prendre avec moi ?...  Mais  cet instant, l'ange la touche ; et soudain    ses larmes se schent. Une force surnaturelle lui est donne ; les liens du    sang perdent leur empire, et n'ayant plus d'autre volont que celle de Dieu :     Mes enfants, dit-elle, je vous ai levs chrtiennement ; je vous ai presss    de marcher dans les sentiers du Seigneur ; vous ne l'avez pas voulu :    maintenant que puis-je faire, si ce n'est de dire AMEN  votre condamnation    ?...  </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    Jeune homme, jeune fille, qui vivez loin de Dieu, qu'prouverez-vous, je vous    le demande, si ce songe devient jamais pour vous une affreuse ralit ?    Qu'prouverez-vous si au dernier jour vous entendez des voix bien connues, la    voix de votre pre, la voix de votre mre, prononcer un solennel  Amen !      cette terrible sentence porte contre vous : Allez, maudit au feu ternel,    prpar au diable et  ses anges? En vrit, en vrit, je vous le dis, enfant    du royaume, les mangeurs et les buveurs, les pagers et les gens de mauvaise    vie vous devancent au royaume de Dieu ! De grands criminel qui auront pleur    sur leurs pchs au pie<a href="http://de.la" target="_self"><span style="color: black; text-decoration: none">d    de la</span></a> croix de Jsus, seront sauvs ; des impie des blasphmateurs,    des pcheurs scandaleux convertis par la grce de Dieu, seront sauvs tandis    que plusieurs d'entre vous seront jets dehors, simplement parce qu'ils    n'auront pas voulu donner leur coeur au Seigneur Jsus-Christ, ni accepter    franchement son Evangile.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Et    ne sera-ce pas pour vous la douleur des douleurs, le supplice des supplices,    -l'enfer de l'enfer, que de voir le premier des pcheur couch dans le sein    d'Abraham, tandis que vous enfants du royaume, fils ans de la maison, que    Dieu avait fait natre, pour ainsi dire, au seuil mme du ciel, serez au    nombre des rprouvs ?...</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Mais prtez-moi quelques instants encore votre attention, car je dois    entreprendre la lamentable tche de vous dcrire le sort affreux rserv     ceux qui vivent et meurent loin de Dieu. Jsus-Christ nous dit qu'ils seront    jets dans les tnbres du dehors ; l il y aura des pleurs et des grincements    de dents.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Remarquez, en premier lieu, qu'il n'est pas dit : Ils iront, mais : Ils seront    jets. Je me reprsente un enfant du royaume, un hypocrite, un formaliste,    arrivant  la porte du ciel. La souveraine justice, le reconnaissant     l'instant, ordonne  un ange de le saisir et de l'envoyer en son lieu.    Aussitt l'ange obit, il le lie pieds et mains, et le tient suspendu    au-dessus de l'abme. Le malheureux frmit, son coeur dfaille, ses os se    fondent comme de la cire. Il cherche  mesurer du regard le gouffre bant, le    gouffre sans fond qui va l'engloutir. Il entend des soupirs, des gmissements,    des cris de dsespoir qui s'chappent de ce gouffre... O est maintenant ta    force tant vante,  pcheur ? O est ton audace, ton orgueilleuse assurance ?    Tu trembles, tu pleures, tu demandes grce, mais il est trop tard ! L'ange    ouvre sa main, et tu tombes, tu tombes, tu tomberas ternellement, de    profondeur en profondeur, d'abme en abme, sans jamais trouver un lieu o tu    puisses asseoir la plante de ton pied ! Tu seras jet dans les tnbres du    dehors...</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Et    que signifie cette expression : les tnbres du dehors ? Dans le langage    scripturaire, le mot lumire doit se prendre, en gnral, dans le sens    d'esprance ; d'o il s'ensuit naturellement que par tnbres du dehors, nous    devons entendre un lieu d'o l'espoir est  jamais banni. - Y a-t-il un homme    vivant qui ait cess d'esprer ? Je ne le pense pas. Peut-tre l'un de vous    a-t-il contract des dettes ; ses cranciers le menacent de saisir tous ses    biens ; mais n'importe ! il dit :  Je, suis dans un mauvais pas, c'est vrai ;    cependant je puis en sortir, tout n'est pas perdu ; j'espre.  </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    Un autre est  la veille de voir son commerce ruin.  J'en suis profondment    afflig, dit-il ; mais aprs tout, j'ai de bons bras, je travaillerai, la    fortune peut encore me sourire ; j'espre.  </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    Un troisime dit  son tour :  De pnibles soucis m'assigent en ce moment,    mais j'espre que Dieu me viendra en aide.  </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-     Quant  moi, reprend un quatrime, j'ai un ami gravement malade ;  vues    humaines, son tat est dsespr ; toutefois, j'espre qu'une crise favorable    se dclarera enfin.  </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   C'est ainsi que dans ce monde, chacun espre. Mais en enfer, on n'espre plus.    Les damns n'ont pas mme l'esprance de mourir, l'esprance d'tre anantis.    Ils sont irrvocablement, ternellement perdus. Sur chaque chane de l'enfer    sont gravs ces mots : POUR TOUJOURS ! Le feu de l'enfer inscrit de toutes    parts en caractres flamboyants, ces mmes mots : POUR TOUJOURS ! Les yeux des    damns sont comme brls par la vue de ce fatal arrt qui renouvelle    incessamment leur dsespoir : POUR TOUJOURS ! </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Oh    ! si je pouvais vous annoncer aujourd'hui que l'enfer serait un jour dtruit,    que ceux qui y sont dtenus seraient finalement sauvs, il me semble que les    rgions infernales tout entires tressailleraient d'allgresse ! Mais non ! je    ne le puis pas.. Je: dois vous dire, au contraire, que les enfants du royaume    seront jets pour toujours dans les tnbres du dehors.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Mais j'ai hte d'en finir, car quel est l'homme qui aurait le courage    d'entretenir longtemps ses semblables sur de tels sujets ?... Cependant, il    faut que je poursuive ma tche jusqu'au bout. - Que fait-on en enfer ? Mon    texte nous l'apprend : Il y a des pleurs et des grincements de dents. On ne    grince les dents, vous le savez, que lorsqu'on est en proie  une vive    souffrance, ou sous l'impression d'une grande colre. Eh bien ! en enfer, il y    a des grincements de dents perptuels. Savez-vous pourquoi ? Un damn grince    des dents contre un autre damn, et murmure:  C'est toi, misrable, qui m'as    conduit ici ! C'est toi qui m'entranas dans la voie du vice !  Et l'autre    lui rpond, en grinant des dents  son tour :  Qu'as-tu  me reprocher ?    N'est-ce pas ton exemple qui par la suite m'incita  m'enfoncer toujours plus    dans l'iniquit ?  Une fille grince des dents contre sa mre, en lui disant :     Tu m'as perdue corps et me !  et la mre, grinant des dents contre sa    fille; rpond :  Je n'ai point de piti pour toi, car tu m'as surpasse en    dbauche.  Des pres grincent des dents contre leurs fils, et des fils contre    leurs pres. Et s'il y a des damns qui grincent des dents avec plus    d'amertume que tous les autres, il me semble que ce doit tre les lches    sducteurs qui entendent la voix de celles qu'ils dtournrent jadis du    sentier de la vertu, leur criant sans cesse avec une horrible ironie :  Ah    combien nous sommes heureuses de vous voir souffrir autant que nous !...</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Mais en voil assez. Dtournons nos yeux de cet pouvantable spectacle. Qui    voudrait le contempler plus longtemps ?... Je vous ai avertis solennellement,    mes chers auditeurs. Je vous ai parl de la colre  venir. Les ombres du soir    s'avancent, - la nuit approche, - le matin de l'ternit va paratre. </span>   </p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    Il va paratre pour vous, vieillards, que j'aperois au milieu de cette    assemble : dans quel tat vous trouvera-t-il ? Vos cheveux blancs sont-ils    pour vous une couronne d'honneur, ou bien avez-vous attir sur eux le mpris    et la rise de tous ? Etes-vous au seuil du ciel, ou bien votre pied    chancelant tremble-t-il dj au bord de l'abme ? Pauvres vieillards, au front    rid,  la dmarche vacillante, voulez-vous donc franchir le dernier pas qui    vous spare de la perdition ? Celui qui vous parle n'est, il est vrai, pour    les annes que comme un enfant auprs de vous ; toutefois, souffrez qu'en cet    instant il vous arrte et vous supplie de rflchir. Dj le bton qui vous    soutient ne rencontre plus de point d'appui ; la terre cde sous vos    pieds..... Oh ! avant qu'il soit trop tard, rentrez en vous-mmes et    considrez vos voies ! Que soixante-dix annes passes dans le pch se    dressent devant vous. Que les fantmes de vos transgressions sans nombre se    rangent en bataille sous vos yeux. Que comptez-vous faire, je vous le demande,    lorsque ces soixante-dix annes perdues sans retour, ces soixante-dix annes    de rbellion contre Dieu, comparatront avec vous devant le tribunal suprme ?    Oh ! vieillards, vieillards, que Dieu vous donne de vous repentir aujourd'hui    mme et de placer votre confiance en Jsus !</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Et    vous, hommes de l'ge mr, vous n'tes pas en sret non plus. Pour vous    aussi, les ombres du soir approchent  grands pas. D'un instant  l'autre, la    mort peut vous frapper. Il y a quelques jours  peine, je fus mand de grand    matin auprs du lit d'un mourant : c'tait un homme dans la force de l'ge,    nagure encore plein de vigueur et de sant. Je me rendis en toute hte  sa    demeure ; mais lorsque j'entrai, je ne trouvai plus qu'un cadavre. Ce qui est    arriv  cet homme peut arriver  chacun de vous, mes amis. Vous n'avez aucune    garantie, aucune donne certaine touchant la dure de votre existence. Demain,    vous pouvez mourir. Permettez-moi donc de vous parler au nom des compassions    de Dieu. Permettez-moi de m'adresser  vous, comme un frre s'adresserait     ses frres. Je vous aime, vous le savez ; c'est pourquoi je voudrais que mes    paroles pntrassent dans votre coeur. Oh ! quelle bndiction, quelle joie    ineffable que d'tre du nombre de ces plusieurs qui, pour l'amour de Christ,    seront admis au royaume des cieux ! Eh bien ! cette joie, cette bndiction,    vous pouvez les obtenir ; car Dieu a dclar que quiconque l'invoquera sera    sauv. Il ne mettra dehors aucune me qui s'approchera de lui par Christ.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Un    mot  vous aussi, jeunes gens et jeunes filles. Vous pensez, peut-tre, que la    pit ne vous concerne point.  Jouissons de la vie, dites-vous ; soyons gais,    soyons joyeux.  Et jusques  quand, jeune. homme, jusques  quand comptes-tu    marcher comme ton cur te mne ?  Jusqu' vingt et un an , dira l'un -,     jusqu' trente. , dira l'autre. Mais que sais-tu, mon frre, si tu atteindras    jamais cet ge ? D'ailleurs, en admettant que tu y arrives, souviens-toi que    si aujourd'hui tu ne veux pas ouvrir ton cur  la grce de Dieu, tu le    voudras bien moins alors. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Le    cur humain, laiss  lui-mme, ne se bonifie pas ; tout au contraire. Il est    semblable  un jardin ; si vous souffrez qu'il reste inculte et que vous    permettiez aux mauvaises herbes de s'y multiplier, son tat ira tous les jours    en empirant. A entendre les hommes, on dirait, en vrit, qu'ils peuvent se    repentir quand il leur plait. Ah ! la vritable repentance n'est pas une    oeuvre si facile ; c'est Dieu qui doit la produire en nous, et malheur  celui    qui laisse passer le jour de sa visitation ! Au lieu donc de rpter avec une    prsomptueuse confiance :  Je me convertirai  telle oui elle poque , que    le langage de votre coeur soit celui-ci :  Je veux aller  Dieu aujourd'hui    mme et lui demander de faire son oeuvre en moi, de peur que je ne meure dans    mon impnitence. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Que    vous dirai-je encore, mes chers auditeurs ? Je vous ai parl du ciel et de    l'enfer dsirez-vous srieusement chapper  l'un et parvenir  l'autre ? Dans    ce cas, coulez cette simple parole, qui vous indique ce que vous avez  faire    pour atteindre ce double but : Celui qui croira et qui sera baptis sera    sauv. Mais il me semble entendre quelques-uns de vous m'interpeller en ces    termes :  Prdicateur de l'Evangile, tu en reviens toujours aux mmes    doctrines. N'as tu donc rien de nouveau  nous annoncer ? La foi, toujours la    foi, c'est le refrain de tous tes discours.  - Non, mes amis, non, je n'ai    absolument rien  vous annoncer que le vieil Evangile, l'Evangile toujours le    mme, parce qu'il est toujours vrai, l'Evangile qui se rsume tout entier dans    cette seule dclaration : Celui qui croira sera sauv. Or, qu'est-ce que    croire ? C'est se confier entirement en Jsus. Pierre croyait, Pierre se    confiait en son divin Matre lorsqu'il lui fut donn d'aller  sa rencontre en    marchant sur les flots ; et si un moment il commena  enfoncer, c'est parce    qu' ce mme moment sa foi commena  dfaillir. Et de mme que Jsus avait    dit  Pierre :  Viens, marche sur la mer, n'aie point de peur  ; de mme, il    te dit, pauvre pcheur :  Viens  moi, marche sur tes pchs, ne crains rien.     Aie donc foi  la parole de Christ, et tu seras rendu capable de fouler tes    pchs aux pieds, tu les subjugueras, tu triompheras sur eux.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;-    Il me souvient du temps o, moi qui vous parle, je me rencontrai, pour la    premire fois, face  face avec mes iniquits. Je me crus le plus grand des    pcheurs, le plus maudit des hommes. Je n'avais pas commis, il est vrai, ce    que le monde appelle des fautes criantes ; mais je me souvenais qu'ayant plus    reu que les autres, il me serait aussi plus redemand. Mon salut me semblait    presque une impossibilit ; toutefois, je priais, je demandais grce ; mais    mois aprs mois s'coulait sans que je reusse de rponse  mes prires.    Parfois, j'tais si las de ce monde que je souhaitais la mort ; mais ensuite,    je songeais au monde  venir et je frmissais d'effroi. Tantt mon mchant    coeur me suggrait la pense que Dieu devait tre un tyran sans entrailles,    puisqu'il ne rpondait pas  mes cris ; et tantt, humili dans le sentiment    de mes dmrites, je reconnaissais que s'il m'envoyait en enfer, il ne serait    que juste. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   J'tais dans cet tat, lorsqu'un jour j'entrai dans un lieu de culte. Le    prdicateur - (que je n'ai jamais revu depuis lors et que je ne reverrai    probablement que dans le ciel) - ouvrit la Bible et lut ces paroles d'Esae    Vous tous les bouts de la terre, regardez vers moi et soyez sauvs. Puis, se    tournant de mon ct, comme s'il m'et distingu au milieu de la foule, il    rpta par trois fois, d'une voix impressive, ce mot : Regardez, regardez,    regardez ! Et moi, qui jusqu'alors m'tais persuad que pour me sauver j'avais    tant  faire, je dcouvris enfin qu'il ne s'agissait que de regarder ! Moi,    qui avais cru que je devais me tisser laborieusement un vtement pour cacher    les souillures de mon me, je compris que Christ, en change d'un seul regard,    me couvrirait d'un manteau royal ! </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">-    Oui, regarder  Jsus, voil, pcheur, ce qu'est le salut. Tu n'as, pour tre    sauv, qu' regarder  la croix, tout comme les Isralites dans le dsert    n'avaient qu' lever leurs yeux vers le serpent d'airain pour tre guris de    leurs blessures. </span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Regarde donc  Jsus, mon frre. Jsus seul peut faire du bien aux pcheurs.    Regarde  lui avec la simplicit d'un petit enfant. Ne crains point ; il ne    trompera pas ton attente. Tu ne saurais jamais te confier avec trop d'abandon    en mon charitable Matre.</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">Et    maintenant, mes chers auditeurs, laissez-moi vous supplier en finissant, comme    je l'ai dj fait en commenant, de peser attentivement mes paroles.    Demandez-vous quel est votre tat spirituel, et puisse le Saint-Esprit vous    rvler que vous tes par nature morts, perdus, condamns ! Puisse-t-il vous    faire sentir combien c'est une chose terrible que de tomber en enfer, et vous    donner la sainte ambition de parvenir  la gloire du ciel ! Et comme autrefois    l'ange qui pressait Lot de s'enfuir de Sodome, puisse ce mme Esprit vous    presser, vous prendre par la main et vous dire de sa voix puissante : Hte-toi    ! sauve ta vie ! ne regarde pas en arrire, de peur que tu ne prisses !</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">   Oui, htez-vous, htons-nous. Et Dieu veuille qu'au grand jour de l'ternit    nous nous retrouvions tous dans la flicit des cieux !</span></p>   <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: Verdana">&nbsp;</span></div>  <!--mstheme--></font><!--msnavigation--></td></tr><!--msnavigation--></table><!--msnavigation--><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"><tr><td><!--mstheme--><font face="Trebuchet MS, Arial, Helvetica">  <p>&nbsp;</p>   <p> <nobr>[&nbsp;<a href="../index.htm" target="">Accueil</a>&nbsp;]</nobr> <nobr>[&nbsp;<a href="../spurgeon.htm" target="">Remonter</a>&nbsp;]</nobr></p>   <h5 dir="ltr"><!--mstheme--><font color="#999900">Envoyez un courrier lectronique  <a href="mailto:bible123@tiscali.fr">bible123@tiscali.fr</a> pour toute question ou remarque concernant ce site Web.<br>   Copyright  2002 123-bible Yves PETRAKIAN<br>   Dernire modification&nbsp;:  29 octobre 2002 <!--mstheme--></font></h5>  <!--mstheme--></font></td></tr><!--msnavigation--></table></body>  </html> <script language="JavaScript" type="text/javascript"> WEBO_ZONE=122; WEBO_PAGE=2; weboplus_ok=0; </script> <script language="JavaScript" src="http://js.tiscali.fr/jstiscali/chez/weborama/weboscopeplus_cheztiscalifr.js" type="text/javascript"></script> <script language="JavaScript" type="text/javascript">if(weboplus_ok==1){weboplus_zp(WEBO_ZONE,WEBO_PAGE);} </script> 
